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fois chez l’homme et toujours chez le bœuf, des concrétions calcaires appelées os du cœur.
2® Fibres müscülaires nu cœuR. — Le cœur a été justement comparé à un muscle creux; cet organe
est en effet composé d’un grand nombre de fibres musculaires qui toutes se fixent, par leurs deux extrémités tendineuses, aux zones fibreuses que nous venons de signaler. Ces fibres sont disposées en anses dont la concavité est tournée vers la base du cœur. En se contractant, elles diminuent la longueur des ventricules et chassent, par l’orifice des vaisseaux qui s’y abouchent, le sang contenu dans •ces cavités. Les fibres musculaires sont plus abondantes sur la face antérieure du cœur que sur la face postérieure, ce qui explique le redressement de la pointe de cet organe en avant et son choc sur la paroi thoracique, à chaque contraction.
Les fibres du cœur affectent des directions différentes ; les unes, profondes, sont propres à chaque oreillette et à chaque ventricule, et les autres superficielles, sont communes aux deux oreillettes ou
aux deux ventricules, mais aucune ne s-'t ventricule à une oreillette ou réciproquem .
l’indépendance des mouvements auricula'^'^^’
triculaires. La disposition des fibres du
dire à Winslow que cet organe est**^^ de deux sacs musculeux renfermés troisième également musculeux.
3® Vaisseaux du coeur. — Lesvaisspa cœur qui président à la nutrition ont reçu le nom de coronaires, parce S*' forment deux cercles perpendiculaires l’un occupe la base des ventricules etrar^ longe la ligne de séparation de ces cavit? En raison de leur disposition, Haller a co paré le premier cercle à l’équateur et l’auff' à un méridien.
4® Nerfs du cœuR. - Le cœur reçoit des 'filets du pneumo-gastrique et du grand sympathique. Le premier est considéré comme le nerf modérateur des battements du cœur et l’autre comme le nerf accélérateur. La section du grand sympathique détermine la paralysie du cœur et ceUé du pneumogastrique fait battre, cet organe d’une façon bruyante. Ces résultats, obtenus par l’expérimentation , justifient la comparaison que l’on a faite du sympathique avec l’éperon qui excite le cheval et celle du pneumogastrique avec la rêne qui le maintient. Le professeur G. Sée a aussi comparé l’action du pneumogastrique sur le cœur au frein d’une locomotive. Dans l’épaisseur même du cœur et sur le trajet de ses nerfs, des petits renflements ganglionnaires semblent jouer le rôle de centres condensateurs de l’influx nerveux. Ce sont ces ganglions qui permettent au cœur, même lorsqu’il est séparé du corps, de battre encore un certain temps. Bacon et Sénac virent le cœur d’un criminel se contracter pendant quelques minutes dans le feu, où cet organe avait été jeté par le bourreau. Templier a vu les mouvements du cœur persister deux heures après la mort chez un hérisson, et Castell assure que le cœur d’une grenouille, placé dans l’oxygène, peut battre pendant deux heures. C’est pour la meme raison que les parties du cœur divise en morceaux ont la faculté de se contracter apres la mort. „
5“ MEMBRANES DU COEUR. — Le cœur est dans un sac fibreux, présentant comme cet la forme d’un cône, mais avec une direction verse. Ainsi, la base de ce sac se fixe au m ' phragme et correspond à la pointe du cœur, tan que son sommet se confond avec les gros qui partent des ventricules. La cavité du sachm est donc plus considérable que le volume du cœ > et cette disposition, qui favorise les mouvem de cet organe, a ses inconvénients ; il peut cilement refoulé à droite, comme on l’observe les épanchements considérables de la plèvre C’est le danger principal de la pleurésie qm s de ce côté.
Par sa surface extérieure, le sac fibreux es
Venfrieule droit du coeur. — 1. Cavité du ventricule droit. — 2. Valvule tricuspide. — 3. Colonne charnue dont les tendons s’insèrent au bord libre de la valvule tricuspide. — 4. Colonne charnue qui de la cloison interventriculaire se rend à la valvule tricuspide. — 5. Orifice auriculoventriculaire droit. — 6. Cloison interventriculaire. — 7. Artèré pulmonaire. — 8. Valvules sigmoïdes. — 9. Portion du cordon qui résulte de l’oblitération du canal artériel. — 10. Aorte. — 11. Extrémité de l’auricule gauche. — 12. Auricule droite. — 13. Veine cave supérieure.
ment en contact avec les plèvres, et ce rapexpliîue la facilité avec laqueUe l’inflammaoent se propager d’une membrane à l’autre, a naroi interne du sac fibreux est tapissée d’une mbrane séreuse, le péricarde, qui se réfléchit le cœur et l’enveloppe dans toute son étendue. ^L’intérieur du cœur est tapissé par une mem-
l,Tane séreuse, l’endocarde.
(ürcnlation dans le cœur. — Les veines caves dé¬
Fig. 28G.
Ventricule gauche du cœuf. -= 1. Cavité du ventricule gauche. — 2. Valvule mitrale. — 3. Colonne charnue du côté gauche. ~ i. Colonne charnue du côté droit. — 5. Orifice auriculo-ven- Wculalre gauche. — 6. Orifice ventriculo-aortique. — 7,7. Valvules sigmoïdes. — 8. Aorte. — 9,9. Origine des artères cardiaques. 10. Cloison interventriculaire. — 11. Cavité du ventricule droit. — 12 Oreillette gauche ouverte. — 13,13. Veies pulmonaires. — 14. Auricule du côté droit.
^rsent dans les oreillettes du cœur le sang de ûtes les parties du corps. Dès que les cavités sont ^Jûplies, leurs parois se contractent et le fluide ventricules à travers les orifices j^culo-yentricalaires. Les cavités ventriculaires se eut distendre par l’ondée sanguine, puis leurs îtt’elf ^ l6ur tour et chassent le sang
® renferment dans les artères pulmonaire et sigmoïdes laissent alors passer ^’abaissp t vaisseaux, mais elles
m aussitôt après pour s’opposer à son re¬
tour dans les ventricules. Les oreillettes et les ventricules continuant ainsi à se dilater et à se contracter alternativement jusqu’à la mort. C’est paraît-il ' l’oreillette droite qui se contracte la première.
Action de la volonté sur les mouvements du cœur. — Bien que les fibres du cœur appartiennent au système musculaire de la vie de relation, leurs contractions échappent à l’empire de la volonté; et, si certaines personnes peuvent arrêter les battements de leur cœur, ce n’est qu’indirectement, en combinant la compression des parois thoraciques avec la suspension de la fonction respiratoire. C’est par ce moyen que le colonel anglàis>Thownsend, au dire de Cheyne, suspendait à volonté des mouvements de son cœur; mais un jour -il prolongea trop cette expérience et ne put être rappelé à la vie.
La mort des philosophes Diogène et Zénon peut être attribuée à la même cause. Bayle avait aussi la propriété d’arrêter son cœur, et Morgagni cite un médecin de Bologne qui rendait, à volonté, son pouls irrégulier. Vidocq, dans ses Mémoires, rapporte qu’un prisonnier simulait avec tant d’habileté les apparences de la mort, que lorsqu’il mourut, on crut encore à une feinte, et on ne lui retira ses chaînes que deux jours après. -Cardan parle aussi d’un prêtre qui restait à volonté étendu comme mort et sans souffle; « il ne sentait ni ceux qui le pinçaient ni même ceux qui le chatouillaient, et, lorsqu’on approchait -du feu, il se laissait brûler sans paraître éprouver la moindre douleur. »
Des circonstances qui modifient les mouvements du cœur. — Les mouvements du cœur peuvent être ralentis ou accélérés suivant les circonstances. Le curare, l’upas antiar, le poison des flèches employé au Gabon et qui s’extrait de. l’inée, la digitale et son extrait, la digitaline, dont se servit l’homœopathe Lapommeraye pour empoisonner de Pauw, sont des substances qui ont la propriété de ralentir les mouvements du cœur; la bile, dans la jaunisse, agit de la même manière ; amcontraire, le café et la nicotine, avec laquelle de Bocarmé empoisonna Gustave Fougniès, accélèrent les mouvements de cet organe.
L’appauvrissement du sang, soit en quantité, comme on l’observe dans les hémorrhagies abondâtes, soit en qualité, comme dans l’anémie, augmente aussi la fréquence des battements du cœur et produit des palpitations.
L’état fébrile et les influences morales exagèrent encore les contractions cardiaques. Corvisart faisait jouer aux influences morales un rôle important dans la production des maladies du cœur. L’illustre médecin de Napoléon 1" pensait que la Révolution avait contribué pour une part considérable à augmenter les affections de cet organe. Mais il est probable que, si depuis cette époque, on a constaté un plus grand nombre de ces affections, c’est qu’elles sont mieux connues qu 'autrefois ; il en est de même d’autres maladies, le diabète, par exemple.
Insensibilité du cœur. — Comme tous les muscles, le cœur est doué d’une faible sensibilité. I peut être piqué sans provoquer de douleur, ainsi qu’Harvey le démontra devant Charles I®' en , faisant toucher à ce prince le cœur du jeune fils
de lord Montgomery, chez qui une blessure avait mis le cœur à découvert. Même à l’état pathologique, le cœur n’est pas douloureux ; c’est pour cela que les anciens pensaient que le cœur n’était jamais malade. Bien des personnes se croient atteintes d’affection du cœur, parce qu’elles rapportent à cet organe la douleur qu’elles ressentent dans la ré^on correspondante de la paroi thoracique, et qui, le plus souvent, est due à une
Fig. 287.
Oreillette droite du cœur. — 1. Ventricule droit. — 2. Cloison interventriculaire. — 3. Colonnes charnues dont les tendons s’insèrent au bord libre de la valvule tricuspide. — 4. Artère pulmonaire. — 5. Cavité de l’oreillette droite. — 6. Veine cave inférieure. — 7. Valvule d’Eustachi. — 8. Orifice de la grande veine coronaire. — 9. Valvule de Thébésius. — 10. Fosse ovale. — 11. Anneau de Vieussens. — 12. Veine cave supérieure. — 13. Auricule droite coupée. — 14. Aorte.
simple névralgie. Cependant, Vangine de poitrine, qui semble être au cœur ce que les coliques sont aux intestins, donne lieu à une angoisse atroce (V. ce
mot). G. WlTKOWSH.
H3fpertropliie du cœur. — C’est l’épaississement des parois du cœur par augmentation du volume et du nombre de ses fibres musculaires. Suivant l’état des cavités, on distingue trois formes d’hypertrophie ; 1“ Si les cavités sont dilatées, c’est l’hypertrophie excentrique ou anévrysme actif de Corvisart ; %° si elles sont rétrécies, c’est l’hypertrophie
concentrique; 3” si eUes sont restées n l’hypertrophie est simple. Ces deux dernières?^^’ sont tout à fait exceptionnelles.
Le volume d’un muscle est en rapport a travail qu’il effectue ; si le travail augmente 1 ^
de se développe (ex.; muscles des mollets’ ch??* danseuses, des bras chez les boulangers etc 1 r ^ loi s’applique également aux fibres musculâirpc? cœur; lors donc qu’il y aura un obstacle à la ch lation, ses fibres se contracteront avec 11^' d’énergie pour le surmonter, leur nutritif deviendra plus active et elles s’hyperpT phier,ont. Même en l’absence d’un obstacle à la circulation, si les contractions du cœur ont une fréquence anormale, comme cela s’observe chez les gens qui ont des palpi! tâtions, qui font des excès de tabac, ek.îl pourra en résulter une hypertrophie, mais ces cas sont rares. De là deux variétés ; 1» hypertrophie par obstacle à la circulation- 2® hypertrophie simple par excitation cardiaque.
1® Hypertrophie par obstacle à la circulation. — L’hypertrophie débute par la cavité directement en rapport avec l’obstacle, mais elle se généralise de proche en proche, car toutes les parties du cœur sont solidaires.
2® Hypertrophie simple (sans obstacle circulatoire). — Elle est en rapport avec une activité exagérée du cœur ; ses causes sont : les palpitations nerveuses, les émotions violentes, l’abus du café, du tabac, les veilles, etc.
Lorsque l’hypertrophie est générale, ce qui est rare, le cœur a la forme d’un trigone à angles mousses {cœur de bœuf); il refoule tous les organes voisins, abaisse le diaphragme et tend à devenir transversal; sa pointe s’incline fortement à gauche et sa hase à droite. Dans l’hypertrophie du ventricule gauche, le cœur devient ovoïde; sa pointe descend bien au-dessous de la sixième côte, le ventricule droit est presque efface. Lorsque l’hypertrophie porte sur ce dernier, c’est surtout le diamètre transverse qui 6®* accru ; la pointe est fortement déviée à gauche en raison du mouvement de bascule du cœur.
Les gens atteints d’hypertrophie^ du ceew présentent deux ordres de symptônaes : te uns se rattachent à la maladie qui a e gendré l’hypertrophie ; les autres se portent à l’hypertrophie elle-même. INo ” ne nous occuperons que de ces derniers. .
Les symptômes de l’hypertrophie du cœur so de deux ordres, fonctionnels et organiques ou p ) siques. ^
1® Signes fonctionnels. — La tension du ssag accrue dans les vaisseaux qui partent du • hypertrophié. Ainsi, dans l’hypertrophie cule gauche, le pouls est plein, bondissant, les ^ tements artériels deviennent visibles, les artere ^ dilatent, s’allongent, deviennent Aexueuses^^ plus, certains organes sont congestionnés ettre^^^ dans leurs fonctions; la congestion du cervea