Appareil de Bonnet pour la coxalgie
une coxalgie simple, rhumatismale ou tuberculeuse. Ce point de diagnostic est extrêmement important. De lüi en effet dépend le choix du traitement général que l’on doit instituer.
Rhumatismale, la coxalgie est attaquée par des modificateurs généraux tels que sulfate de quinine, douches sulfureuses, massage médicamenteux, etc., et par des révulsifs locaux.
Inflammatoire simple, elle appelle surtout ces derniers agents : teinture d’iode, vésicatoires, cautères, igni-puncture.
Tuberculeuse, nous ne craignons pas de le dire, elle doit plutôt être traitée par la résection des surfaces malades.
Dans tous les cas, ôn commencera par immobiliser le membre malade, soit dans un appareil de Bonnet, soit dans un appareil i lâtré ou amidonné.
Il existe un appareil de Le Fort encore très heureux en ce qu'il permet au chirurgien par un système de crémaillères de corriger progressivement les attitudes vicieuses tout en tenant la hanche dans une position fixe et en permettant au malade de marcher, conditions à la fois locales et générales excellentes.
Nous avons aussi l’appareil de Vemeuil qui répond aux mêmes indications. Il se compose :
GOX
!• d’un caleçon doublé d’ouate; 2» de trois attelles on fil de fer, l’une horizontale entourant le bassin, les deux autres verticales
et descendant sur le côté externe de la cuisse et sur sa partie antérieure ; 3“ d’un appareil dextriné recou\Tant le tout.
Enfin l'appareil de Bouvier, en cuir moulé, est applicable soit au début de la coxalgie, soit à la fin, lorsque le redressement a été obtenu. Il a pour but de maintenir l'extrémité supérieure du fémur appliqué contre le
Au chirurgien de distinguer lequel de tous ces convient au cas et au moment de la maladie; car il est telle période pendant laquelle l état général doit être surtout protégé, et telle autre qui permet une intervention locale beaucoup plus active. Nous avons dit que la résection de la hanche nous paraît supérieure à tout lorsque la coxalgie est nettement tuberculeuse, avec intégrité des poumons bien entendu.
C’est elle aussi qui seule peut permettre la guérison dans les dernières phases de l’affection.
Fig 321.
Appareil de Verneuil pour la coxalgie.
de Bouvier pour la coxalgie.
Rappelons, en terminant, qu’un traitement général tonique et réparateur doit toujours accompagner le traitement chirurgical ; qu'on ne devra pas ouh ^ P‘'‘îscrire au malade les préparations de pnosphate de chaux (^sirop de Dusarl, vin de Bauon, etc.); enfin que pendant la convalescence, les ains de mer, les eaux sulfureuses telles que Caute-
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rets, les eaux chlorurées sodiques telles que Balaruc, sont parfaitement indiquées. D' F. Jooin.
COXO-FËMORALE. — Nom donné à l’articulation de la tête du fémur avec la cavité cotyloïde de l’os coxal, plus communément appelée articulation de la hanche (V. ce mot). p l.
CRACHATS. — Les crachats sont des matières solides ou liquides qui, formées ou parvenues dans les voies aériennes, dans le pharynx, l'arrière-gorge ou la bouche, en sont expulsées par l’expectoration. Les crachais pré^entent entre eux des différences très nombreuses relatives à la couleur, la forme, l’odeur, la consistance, la transparence, l'abondance, les caractères chimiques et microscopiques.
Couleur. — La couleur des crachats est très variée : ils sont blancs, gris, verts, jaunes, rouillés, rouges, noirâtres, panachés de couleurs diverses, etc.
Ces colorations sont en rapport avec la nature des crachats ; ainsi, le sang leur donne la couleur rouge, rouillée, etc.; ils sont noirs lorsqu'on a respiré dans une atmosphère chargée de parcelles noirâtres; ils sont clairs lorsque le*liquide qui les forme est très pur; verdâtres lorsqu'il est mêlé à de nombreux détritus épithéliaux, etc.
Forme. — Les crachats sont souvent assez fluides pour n’avoir pas de forme particulière; ils remplissent le vase d'un liquide transparent ou d’une purée opaque; cependant ils peuvent être assez visqueux pour prendre une forme arrondie; d’autres ont l’aspect de blocs nageant au milieu d’un liquide transparent ; ces blocs, dont la configuration rappelle de loin celle d’une pièce de monnaie, ont reçu le nom de crachats nummulaires ( , pièce
d'argent); leurs bords sont souvent déchiquetés. Dans des cas rares, les crachats sont arborescents et reproduisent la configuration des divisions bronchiques qui leur ont servi de moule.
Odeur. — Ordinairement sans odeur, les crachats peuvent cependant exhaler une odeur fade et alliacée; dans certains cas, ils possèdent une odeur gangréneuse extrêmement fétide qui se répand au loin et nécessite l'isolement des malades.
Couxisfance. — Les crachats sont tantôt fluides comme de la sérosité (crachats séreux], tantôt ils ressemblent à une solution de gomme (crachats muqueux), tantôt à une purée grisâtre (crachats purulents ou muco-purulents), tantôt enfin ils sont très visqueux, très adhérents, ne peuvent être rejetés que par de violents efforts de toux, filent le long des lèvres dont on ne peut les déiacher qu’avec la main, et enfin s’attachent au vase à un tel point que ce vase peut être renversé sans que les crachats s’en détachent (crachats visqueux ou adhérents).
T/anxparence. — Les crachats peuvent être transparents comme de l’eau ou opaques comme une tumeur solide; entre ces deux extrêmes on rencontre bien des nuances; tantôt ils sont marbrés de stries plus foncées, tantôt ils sont parsemés de grumeaux hianch très comparables à du riz, tant d ils sont mêlés à des bulles d'air qui leur donnent un aspect spumeux et mou.ssc.ux.
Abondance. — L’expectoration est rare ou abon-
dante : en général, elle est rare dans la première phase des phlegmasies bronchiques ; elle augmente à mesure que l’inflammation se rapproche de la période de coction, et elle devient considérable dans les catarrhes chroniques.
L’expectoration peut tout d’un coup devenir considérable, au point de faire craindre la suffocation ou même de la déterminer : c’est ce qui a lieu lorsque le sang ou une collection liquide (épanchement pleurétique, abcès pulmonaire) vient faire brusquement irruption dans les bronches (vomique).
Les crachats présentent aussi de grandes différences au point de vue de leurs caractères chimiques et microscopiques. Ils peuvent être séreux, muqueux, purulents, sanglants , ou Contenir des produits spéciaux, tels que des fibres élastiques du poumon, des exsudais fibrineux, des fausses membranes tubulées, etc.
La présence de fibres élastiques dans les crachats est pathognomonique de la destruction du poumon et, par conséquent, de la phthisie, de la gangrène ou de l’apoplexie pulmonaire ; or, comme la gangrène se reconnaît aisément à son odeur spécialement fétide, que l’apoptexie pulmonaire est rare et présente des caractères spéciaux, la présence des fibres élastiques dans les crachats indique donc une phthisie pulmonaire.
Les, crachats rouiUés, visqueux adhérents au vase, formés par un liquide albumino-fibrineux au milieu duquel sont englobés les cellules épithéliales et des globules rouges, sont pathognomoniques de la pneumonie fibrineuse.
Les crachats fétides, sanieux, noirâtres ou verûâtres, qui, sous l’influence du repos, se divisent en trois couches, la supérieure étant muco-purulente, la moyenne séreuse, l’inférieure épaisse contenant des fibres élastiques, des débris verdâtres ou noirâtres de tissu pulmonaire, des cellules détruites, de gros cristaux, etc., sont à peu près pathognomonique de la gangrène pulmonaire.
11 est d’autres cas dans lesquels, sans avoir la même valeur, les crachats présentent cependant des caractères dignes de mention., Ainsi, pendant la période convulsive de la coqueluche, le malade rejette après chaque accès une quantité considémble d’un liquide transparent, glaireux, filant, incolore. Après les accès d’asthme, le malade rejette souvent des crachats muqueux, très consistants, pelotonnés ou ramifiés en masses grisâtres, demi-transparentes : on les a comparés à du vermicelle. Dans la dilatation des bronches, les malades rejettent chaque matin, et en très grande quantité à la fois, des crachats puriformes qui exhalent souvent une odeur alliacée, infecte, etc.
Les crachats offrent bien plus d’indications au chagnostic qu’au pronostic. Quant à leurs indications thérapeutiques, elles sont également assez restreintes. , U' Léon Motnac.
CRACHEMENT DE SANG. — (V. Hémoptysie).
CRAMPE. — On donne le nom de crampe à une contraction involontaire et douloureuse de certains muscles, particulièrement de la cuisse et surtout de la partie postérieure de la jambe ou moUet, résul¬
tant ordinairement d’une fausse position ou de la compression directe d’un muscle ou d’un nerf, mais tenant aussi quelquefois à la fatigue ou à l’action du froid, ou encore à certaines maladies, dyssenterie, choléra, coliques de plomb, hystérie, etc., ou enfin a la grossesse ou a l’accouchement. Les muscles atteints de crampes sont durs, gonflés et tendus pendant tout le temps que persiste la crampe. La douleur ne disparaît pas avec la crampe et dure plus ou moins longtemps après sa disparition. On combat les crampes par des frictions sèches, narcotiques, laudanisées; par la compression, le ihassage, l’application de compresses mouillées; par l’extension forcée du muscle contracturé ; enfin, par l’électricité. Les individus qui sont sujets aux crampes feront bien de s’abstenir de l’exercice de la natation en pleine eau, s’ils veulent ne pas s’exposer à se noyer. p. l.
CRAMPE DES ÉCRIVAINS.— La crampe des écrivains est une névrose caractérisée par une contraction spasmodique, involontaire et subite, très douloureuse, des muscles de la main et des doigts qu’on observe chez les gens qui écrivent beaucoup, sur tout de ceux qui écrivent à main levée, sans appuyer l’avant-bras horizontalement sur la table, et qui font usage d’un porte-plume trop mince et de plumes trop dures.
La crampe des écrivains ne se montre pas d’emblée. L’individu commence par s’apercevoir un beau jour que ses doigts se raidissent lorsqu’il tient la plume, si bien qu’il est obligé d’interrompre son travail. La même raideur se manifeste dès qu’il veut reprendre la plume; son écriture devient tremblée, irrégulière. Malgré ses efforts pour l’empêcher, les trois doigts qui tiennent le porte-plume exercent sur celui-ci une pression tantôt exagérée, tantôt trop faible, en rapport avec les contractions brusques et les relâchements des muscles fléchisseurs et extenseurs des doigts et des muscles de l’avant-bras. Plus le malade fait d’efforts pour écrire régulièrement, et plus son écriture est irrégulière. Dans certains cas même, il est dans l’impossibilité d’écrire.
La marche de cette infirmité est continue, et quoiqu’elle ne mette pas la vie en danger, elle est cependant très sérieuse, en ce sens qu’elle peut oWL ger les personnes qui en sont atteintes à renoncer à la profession qu’elles exercent.
Dès que les premiers symptômes se manifestent, le malade doit cesser d’écrire ou, s’il est obligé de le faire, il devra se servir d’un porte-plume léger, en liège par exemple, ayant au moins 2 centimètres de diamètre en bas, de façon que les doigts ne soient pas obligés de se rapprocher beaucoup, et de plumes douces et à bec large. Si malgré cela la crampe persiste, il devra abandonner les plumes métalliques et se servir exclusivement de plumes d’oie.
On a conseillé en outre les douches froides, et notre ami et collaborateur Beni-Barde a obtenu de très heureux résultats de douches froides en pluie et en jet, et des douches écossaises prolongées.
Duchenne, de Boulogne, et Onimus ont obtenu • dans quelques cas, des résultats favorables au
moyen de l’électricité. Voici comment l’applique malades devront alors, pour pouvoir continuer à Onimus : Il fait passer un courant ascendant, pen- écrire, malgré leur indrmité, avoir recours à un
dant 10 minutes environ, sur le bras malade, en appareil mécanique, tel que celui de Velpeau ou de
mettant le pôle négatif sur la nuque et le pôle Duchenne, de Boulogne. Paul lababthe.
positif sur les muscles de l’avant-bras, surtout sur .
CRAMP£ D ESTOMAC. — - (V. GcistTdlgie.^
CRÂNE. — Anatomie. — Le crâne est une boîte osseuse destinée à loger et à protéger l’encéphale ; il domine la face et se continue en bas ei en arrière avec la colonne vertébrale. Sa capacité proportionnée aux dimensions de l’encéphale, varie : 1° suivant les races, d’après Morton, elle est de 1,334 dans la race Germanique, et de 1,227 dans
Fig. 323.
Appareil de Velpeau pour la crampe des écrivains.
ceux du pouce. Il termine la séance par un courant ascendant d’une intensité moyenne appliqué pendant une minute sur les vertèbres cervicales. U fait une séance tous les jours ou tous les deux jours. Il est nécessaire que, pendant toute la durée du traitement, le malade suspende ses travaux habituels et exerce, au contraire, ceux des muscles du bras qui, avant, fonctionnait peu.
Certains auteurs, entre autres, Dielfenbach et
— 7. cornet moyen. — o Me; nasal. — 10. Voûte palatine
— H. Maxillaire inférieur. laires inférieurs. — 13.
l’artère sinus maxillaire, i. Méat supérieur.
Appareil de Duchenne, de Boulogne, pour la crampe des écrivains.
Laugenbach ont essayé, de guérir -la crampe des écrivains en pratiquant la section des tendons des fuselés contracturés, mais cette opération n’a pas onne de résultats satisfaisants.
!’• rf conseillé d’administrer à l’intérieur
de potassium, l’arsenic.
Malheureusement, nous sommes forcés d’avouer que, dans la plupart des cas, les différents moyens que nous venons d’énumérer sont impuissants à amener la guérison de cette triste infirmité. Les
la race Australienne ; 2“ suivant la race, le crâne de la femme est moins développé que celui de l’homme; 3“ suivant les individus.
Le crâne a la forme ovoïde à petite extrémité tournée en avant.
Il est formé par la réunion de 8 os, 4 impairs, le frontal, Voccipilal , le sphénoïde et Veihmdïde; 2 pairs, les temporaux et les pariétaux.
On distingue au crâne une voûte qui se compose du frontal, des pariétaux et de la moitié supérieure de l’occipital, et une base qui comprend le sphénoïde, l’ethmoïde et les temporaux.
Voûte do ckane. — Elle est limitée par deux lignes demi-circulaires qui se rendent de la racine
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du nez à la protubérance occipitale externe, en sui- dessous d’elle se trouve la couche sous-cutanée vant les arcades sourcillière, zygomatique et la dense, serrée et presque inséparable de la peau-
2“ le muscle occipito-fronlal, muscle plat, dont les
(Face inférieure ou extra-crânienne).
A.. Os occipital. 1. Protubérance occipitale externe.
— 2 Crête de l’occipital. — 3. Ligne courbe inférieure de l’occipital. — i. Ligne courbe supérieure
l’occipital. — S Condyle. — 6. T rou condylien postérieur et fosse condylienne postérieure. — 7. Surface jugulaire. — 8. Trou occipital. — 9. Trou déchiré postérieur. — 10. Trou déchiré antérieur. — B. Rocher. — 11. Apophyse styloïde. — 12. Apophyse mastoïde. — 13. Rainure du muscle digastrique. — li. Trou stylo-mastoïdien. — 13. Orifice inférieur du canal carotidien. — 16. Orifice de la trompe d’Eustache. — 17. Apophyse zygomatique. — 18. Cavité articulaire du temporal. — 19. Scissure de Glaser.
— C. Portion écuilteu'C du temporal. — R. Sphénoidi, — 20. Epine du sphénoïde. — 21. Grande aile du sphénoïde. — 22, Apophyse basilaire. — 23. Tjou ovale.
— E. Os m ixittaire supéri ur. — 21. Voûte palatine — incisif ou palatin antérieur. - F. Os palatin.