Fosse ptéry
La voûte du crâne comprend le /rowf, dont les fibres, insérées sur le pourtour de la voûte du crâne, dimensions et les reliefs oHrent de nombreuses viennent se fixer sur une aponévrose centrale, variétés, puis vient le cuir r.hc-v"iu. l’aponévrose épicranienne, d’un tissu cellulaire
Fig. 327. — Base du crâne (Face supérieure ou intra-crânienne).
1. Crête frontale. — 2. Trou borgne. — 3. Apophyse crista-galli. — i. Trou de la t.ime criblée de l’ethmoïde. —3. Selle tiircique —6 Apophyses clinoïdes postérieures. — 7. A^ee-'ihyses clinoïdes moyennes.
— 8. Apophyses eïïiîpïibs antérieures. — 9. Trous optiques. — tO. Ouverture du canal carotidien. — 1 1. Trou déchiré antérieur. — 12. Fente sphénoïdade. —13. Trou rond.— 14. Trou ovale.— i5. Trou sphénoépineux ou petit rond. — 16 Hiatus de Fallope. — 17. Trou déchiré postérieur. - 18 Trou occipital. — 19. Crête occipita e interne. — 20. Protubérance occipitale interne — 21. Crête latérale de l'occipital séparant les fosses cérébnles postérieures des fosses cérébelleuses. C. et logeant les sinus lat-raux. —22. Trou mastoïdien. — 23. Trou condylien antérieur. — 24. Gouttière basilaire. — 21. Conduit auditif interne.
— A Fosse cérébrale antérieure. — B. Fosse cérébrale moyenne. — C. Fosse cérébelleuse.
En procédant couche par couche, à son étude, lamelleux et très lâche, permettant le glissement
on rencontre : 1° la peau, lisse et ridée sur le facile delà peau, du tissu sous-ciitane et du muscle
front, et plus loin recouverte de cheveux; au- occipito-frontal sur les os revêtus de leur périoste.
Les artères logées dans ces parties molles sont : | en avant, la sus-orbitaire et la frontale interne; j
niens. Les vaisseaux lymphatiques sont très nombreux, ils vont se jeter dans les ganglions sous-maxillaires parotidiens et sousoccipitaux, ce qui explicpie leur engorgement dans la plupart des affections du cuir chevelu.
Sur les parties latérales de la voûte du crâne, se trouve la région temporale, demi-circulaire, formée par une aponévrose résistante qui se termine sur son pourtour et se fixe en bas sur l’arcade zygomatique et loge le muscle temporal, les artères et les nerfs temporaux.
La surface interne de la
chement dans la présentation de l’extrémité
sur les côtés, les temporales superficielles et l’auri- voûte du crâne, tapissée par la dure-mere, qui ne culaire ; en arrière, l’occipitale. Leur blessure [ lui adhère qu’au niveau des sutures, est parsemée
de saillies et de dépres-
Fig. 331.
Même tête vue de face (le dessinateur a senté à droite ce qui était à gauche moule et réciproquement).
sions. Elle présente sur la ligne médiane une crête sur laquelle s’implante la faux du cerveau, logeant le sinus veineux longitudinal supérieur et sur les côtés les dépressions arborescentes dans lesquelles se moulent les branches de l’artère méningée moyenne.
Base dd crâne. — Ses limites sont tracées par la ligne circulaire qui circonscrit la voûte : on considère à la base du crâne deux faces, l’une supéle rieure ou intra-crânienne, l’autre inférieure ou extracrânienne. Les figures 326
donne lieu à des hémorrhagies qui souvent ne s’arrêtent pas d’elles-mêmes.
Déformation du crâne après l’accouchement dans la présentation de la face (variété frontale).
Les veines sont peu développées, sauf la frontale qm, s anastomosant avec l’ophthalmique, fait commumquer les systèmes veineux intra et extra-crâ¬
et 327, avec leurs légendes, donneront au lecteur une idée exacte des innombrables détails de la structure de ces deux faces.
Les os de la voûte du crâne se montrent les premiers chez le foetus et, au moment de la naissance, ils sont unis par des membranes appelées sutures et fontanelles, tandis que les os de la base, qui se montrent après, sont déjà solidement unis. Ces os de la voûte crânienne jouissent donc d’une certaine mobilité qui explique les déformations que peut subir le crâne chez le fœtus pendant l’accouchement, déformations qui varient suivant la présentation et dont nous donnons ici quelques spécimens. Les fontanelles disparaissent à deux ans et demi. Plus tard, les bords des os se
Dictionnaibe'popdlaike de médecine dsdelle.
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penchent comme les roues d’un engrenage, et les sutures, au lieu d’être linéaires, sont dentelées, ce qui donne plus de solidité à la voûte crânienne.
Fractures du crâne. — Fréquentes à la suite de chutes ou de contusions sur la tête, elles peuvent occuper isolément ou à la fois la voûte ou la base du crâne, et elles sont graves, moins par ellesmêmes que par les complications qui les accompagnent souvent.
Elles sont directes lorsqu’elles siègent au niveau du point frappé ; indirectes ou par contre-coup lorsqu’elles ont lieu à distance. On pensait jadis que la plupart des fractures de la base succèdent par contre-coup à des chocs portés sur la voûte ; Aran a démontré que la plupart des fractures de la base étaient l’extension d’une fracture de la voûte à la
Fig. 334.
Fractures de la base du crâne (d’après Follin].
base, c’est-à-dire une fracture par irradiation, et que cette irradiation suivait le chemin le plus court, de sorte que si le choc a porté sur la région frontale, •par exemple, la fracture s’étendra surtout vers l’étage supérieur de la base. Trélat et d’autres auteurs ont cité quelques faits de fractures de la base du crâne consécutifs à des chutes sur les ischions ou les pieds ; ils ont noté un véritable enfoncement de la base du crâne par la colonne vertébrale, agissant à la façon d’une tige rigide.
Les fractures du crâne présentent toutes sortes de variétés : elles sont uniques, multiples, rayonnées, étoilées, avec ou sans enfoncements, parfois limitées à l’une des tables, etc. Leur principal danger réside dans leurs rapports avee l’encéphale et ses enveloppes, et dans les complications d’épanchements, de compression ou de phlegmasie de ces organes.
Hors ces cas, leur issue est habituellement favorable, mais les fractures de la base présentent une particularité remarquable : elles ne se consolident pas ou eUes le font par un cal à peine apparent ; jamais il n’y a de cal provisoire ou virole externe, ce que l’on a attribué à la manière imparfaite dont
le péri crâne et la dure-mère jouent le rôle de périoste ; la lymphe plastique n’étant sécrétée que par les surfaces osseuses, l’est en fort petite quantité.
Les fractures du crâne présentent, suivant leur siège, des différences qui nécessitent la description isolée des fractures de la voûte et de celles de la base.
Fractures de la voûte. — Elles peuvent se produire avec dénudation ou sans dénudation des os • avec simple contusion ou avec intégrité des téguments.
Lorsqu’il y a dénudation des os fracturés, la vue et le toucher font aisément reconnaître l’existence de la fracture, et on s’en laissera 'difficilement imposer par la présence d’une suture normale, par sa déviation, par l’existence d’un os wormien, bien que dans tous les traités de chirurgie on trouve relatées sur ce sujet des erreurs devenues célèbres.
Si les os fracturés ne sont pas mis à nu, qu’il y ait ou non plaie des téguments, le diagnostic est facile lorsque la fracture est comminutive, que l’un des fragments est enfoncé, mobilisé; toutefois il faudra se prémunir contre les causes d’erreurs créées par une bosse sanguine, par une déformation congénitale du crâne, etc.
Lorsqu’un fragment n’est pas complètement séparé il n’y a ni crépitation, ni mobilité anormale, le diagnostic restera souvent incertain. Peut-être le hruit de -pot cassé entendu par le malade et par les assistants; la difficulté de cicatrisation de la plaie, une douleur fixe augmentée par la pression, par la mastication, pourront-elles éclairer le chirurgien. On peut encore tenir compte de la violence du choc, de la perte de connaissance, ^es éblouissements, des vertiges, etc. ; cependant ces signes n’ont presque pas de valeur, surtout les derniers, qui signifient une lésion du cerveau, lésion pouvant se produire sans que le crâne soit fracturé. — En résumé, les fractures de la voûte du crâne ne peuvent être sûrement diagnostiquées que lorsqu’elles sont appréciables à la vue ou au toucher. En cas de doute on se conduira comme s’il y avait fracture.
Fractüres de la base, r- Elles sont inaccessibles à la vue, mais on les reconnaît à l’existence fréquente de signes rationnels qui sont des ecchymoses, des hémorrhagies, des écoulements séreux, des paralysies partielles, etc.
Les ecchymoses n’ont d’importance que lorsqu’elles apparaissent vingt-quatre ou trente-six heures après l’accident et dans un lieu non contusionné. Elles siègent soit à la paupière inférieure (Velpeau), dans le tissu sous-conjonctival (Maslieurat-Lagemard), indiquant alors une fracture de l’orbite, et alors l’œil se trouve projeté en avant par l’accumulation du sang dans le tissu graisseux de l’orbite, soit sur la paroi postérieure du pharynx lorsqu’il existe une fracture de l’apophyse basilaire ou des parties voisines ; enfin dans la région mastoïdienne lorsque la fracture porte sur l’occipital.
Quant aux hémorrhagies par le nez, la bouche, les oreilles, ce qui leur donne de. la valeur, c’est leur abondance et leur continuité. Parfois, au lieu de s’écouler au dehors, le sang s’accumule audessous de la dure-mère.
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Dans certains cas de fractm-e du crâne on a observé récoulenaerit d’un liquide séreux par l’oreille, le nez, la bouche, ou même par une scissure de la
voûte. ^
Cet écoulement est rare, il s est montré peu de temps après l’accident ; il est continu, d’abord sanguinolent puis incolore ; sa quantité a varié de quelques gouttes à un litre et même davantage. Ce liquide, qui n’est autre que le liquide céphalo-rachidien, s’écoule habituellement par l’oreille, et la quantité de l’écoulement augmente par la position de la tête, la toux et l’éternuement ; il indique alors une fracture du rocher et une déchirure de l’arachnoïde, souvent àu niveau du cul-de-sac qui accompagne le nerf auditif (Bérard).
Quant aux paralysies partielles, la plus commune et celle dont la valeur diagnostique est la plus grande, c’est la paralysie faciale consécutive à la compression du nerf facial dans le rocher. Lorsqu’elle existe, elle est très accentuée et se distingue des paralysies d’origine cérébrale par sa circonscription à la face, etc. (V. Paralysie faciale).
11 est beaucoup plus rare d’observer de la surdité, de l’amaurose, des paralysies des muscles de l’œil, et alors même qu’ elles existent, il est difficile de préciser si elles se rattachent à une lésion cérébrale, à la compression du nerf par un épanchement sanguin, ou à sa déchirure par une lésion osseuse, etc.
Parmi les complications, nous citerons l’enfoncement d’un fragment, par suite hémiplégie, vertiges épileptiformes, etc.; l’infection purulente, les épanchements sanguins, et surtout la méningite et la méningo-encéphalite.
La gravité des fractures du crâne tient uniquement aux complications.
Les purgatifs, les compressions d’eau froide, un repos absolu, sont indiqués lorsque la fracture est simple (V. Plaies de tête).
Lorsqu’il existe des signes de phlegmasies cérébrales, les sangsues appliquées derrière l’apophyse mastoïde, l’usage, continu de la glace, les révulsifs sur le tube digestif, seront employés, malheureusement. souvent sans résultat.
Lorsqu’un des fragments est enfoncé et qu’il existe une plaie communiquant avec la fracture, faut-il relever le fragment? Les opinions sont partagées, quelques-uns conseillent de s’abstenir de toute intervention, ils s’appuient sur quelques cas dans lesquels la fracture a guéri malgré l’enfoncement, que celui-ci ait persisté ou qu’il se soit effacé. Mais, en général, il est préférable de relever les froments à l’aide d’une spatule ou d’un élévatoire, si du moins la plaie des téguments offre un accès facile jusqu’à eux; quant à recourir à l’application de couronnes de trépan, c’est une question grave et très controversée. Cependant on n’a pas contre le trépan la prévention qui était à peu près generale il y a quelques années. Les faits nouveaux révélés par les localisations cérébrales pourront servir de ^ide.
Autrefois on n’eût point hésité en semblable occurrence à appliquer le trépan, opération des plus graves, à peu près abandonnée aujourd’hui, .et qui ne pourrait être .utile que dans le cas où il y aurait
plaie pénétrante et enfoncement d’un des fragments (V. Plaies de tête). d' Léon Motnac.
CRâNIOTOME. — On donne ce nom à un instrument spécial dont se servent les accoucheurs pour pratiquer l’opération de la Crâmo- .
tomie {S. CQ mot]. L MV
U existe plusieurs variétés de ^ \
crâniotomes, depuis les couteaux |jj|\ 1 A
d’Hippocrate jusqu’aux ciseaux de i||j 11 J
SmeUie, qui datent de la seconde yW \ 1
moitié du siècle dernier. Le plus 1| \|
usité est, sans contredit, celui du || ^ ,
professeur agrégé Blot. 11 se com- il |
pose de deux lames articulées se 1 1|| i ,
recouvrant l’une l’autre de telle pj| |t(li
façon que, lorsque l’instrument est ||j| || llj
fermé, le bord mousse d’une lame il * ' .
déborde le tranchant de l’autre |i|
d’un millimètre et vice versa. Cette ||
disposition fait que le bord mousse |l
d’une lame protège les parois du | i
vagin contre le bord tranchant de l’autre. a. de, s.
CRANIOTOMIE. — (V. Embryo- W tomie.) 1^' nAa
CRAN SAC (EAÜX MINÉRALES DE). — Cransac est un village de l’Aveyron, qui possède des eaux minérales contenant par litre 2 grammes environ de sulfate de chaux et autant de sulfate de magnésie, et qu’on administre contre les embarras gastriques, les dyspepsies, la constipation, les engorgements du foie et de la rate. p. l.
Fig. 333.
Crâniotome du D' Blot.
CRËATINE. — On donne ce nom à un principe immédiat, inodore, insipide, cristallisé, que Chevreul a découvert dans l’extrait alcoolique de viande, et qui existe dans le tissu musculaire, dans le sang et dans les urines. P. l.
CRÈCHES. — Les crèches, garderies perfectionnées, sont des asiles du premier âge qui ont pour objet de recevoir, pendant la journée, les enfants dont les mères travaillent hors de leur domicile et de donner à ces enfants tous les soins hygiéniques nécessaires.
Cette définition a été ainsi rimée par le poète :
La crèche, asile salutaire Où, pour un modique salaire,
La travailleuse au pas pressé,
Com-ant où sa tâche l’appelle.