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moïde qui reçoit la tête du radius est située sur la face externe de l’apophyse coronoide.

L’olécrâne a été très justement comparé à la rotule du membre inférieur. Comme elle, en effet, il donne insertion au volumineux tendon du triceps ;

Cubitus et radius (os de l’aTant-bras) vus par leur face antérieure.

1. Cutitus. — 2. Apophyse coronoïde. — 3. Olécrâne. On voit entre ces deux apophyses la grande cavité sigmoïde du cubitus qui embrasse la trochlée de l’humérus. — i. Tête du cubitus.

— S. Apophyse styloïde du cubitus.

6. Radius. — 7. Tête du radius surmontée d’une surface articulaire ou capsule, qui s’articule avec le condyle de l’humérus. — 8. Tubérosité bicipitale du radius. — 9. Surface articulaire inférieure du radius. — 10. Apophyse styloïde du radius.

comme la rotule, il arrête de son côté le mouve¬

ment de l’articulation.

Fractures du cubitus. — Nous ne dirons rien de celles qui occupent la partie moyenne de l’os. Elles ont été étudiées au mot Avant-bras ce mot). Nous ne nous occuperons ici que des fractures de l’olécrâne.

Une chute sur le coude, un choc violent venant heurter l’olécrâne, telles sont les causes presque constantes de la fracture de cette saillie osseuse. Quelques faits démontrent aussi qu’une forte et brusque contraction du muscle triceps peut parfois la déterminer.

La fracture peut occuper trois points principaux : la base de l’olécrâne, sa partie moyenne (c’est le cas le plus commun), son sommet. Les fractures qui succèdent à une contraction musculaire, véritables fractures par arrachement, donnent toujours lieu à cette dernière variété de lésion.

Les fractures de l’olécrâne affectent toutes les directions ; elles peuvent être transversales, obliques en bas et en'avant, ou en bas et en arrière, ou de droite à gauche.

EUes sont simples ou compliquées d’esquilles, de contusion, de plaies des parties molles, etc.

Le déplacement est constant, mais plus ou moins prononcé. Le triceps brachial, en effet, par ses contractions, attire toujours en haut le fragment supérieur. Aussi, dans la réduction de la fracture, tous les efforts du chirurgien doivent-ils tendre à le rapprocher du corps de l’os.

Douleur, impossibilité d’exécuter les mouvements de flexion ou d’extension de l’avant-bras, gonflement, diminution en arrière de la saillie de l’olécrâne dont on sent d’ailleims très bien les fragments séparés, tels sont les signes principaux de la lésion qui nous occupe.

Comme à la rotule, il est très dififlcile d’obtenir un cal osseux. Pourtant nous estimons que des soins très minutieux associés a une grande prudence et à une observation rigoureuse de la marche de la lésion peuvent procurer ce résultat plus fréquemment que ne paraissent le supposer la plupart des auteurs qui ont écrit sur le sujet.

11 est évident que la coaptation n’est jamais plus parfaite que dans les cas où l’avant-bras est mis en extension. Mais, d’autre part, l’ankylose peut être la conséquence de toute fracture voisine d’une articulation, et, à ce point de vue, beaucoup de chirurgiens conseillent de laisser quand même le membre dans la flexion, l’ankylose étant moins pénible dans cette situation. Quelle méthode adopter, la flexion, l’extension ou l’extension modérée ? Les trois ont été défendues avec des raisons spécieuses. Quant à nous, nous estimons que les cas particuliers doivent décider du choix du chirurgien. Le traumatisme est-il très étendu, on s’en tient à la flexion ou à la demi-flexion. N’atteint-il que l’olécrâne, on adopte plutôt l’extension.

Mais, quelle que soit le position choisie, il faut agir directement et énergiquement sur les deux fragments en les rapprochant à l’aide de petits appareils en gutta-percha moulés directement sur le sujet. Que ces appareils comme ceux de Trélat pour les fractures de la rotule soient rapprochés à l’aide de crochets fixés sur les deux bords correspondant aux bords des fragments, que les mouvements articulaires soient en même temps surveillés avec le plus grand soin, et l’on sera surpris le plus ordinairement de la perfection du résultat. d-- F. Jouin.

CUBOÏDE. — Nom donné au plus externe des os qui forment la seconde rangée du Tarse (V. ce mot). P. L.

CUILLERÉE. — Pour le médecin et le malade, la cuillerée représente la quantité de substance médicamenteuse, sirop, potion, poudre, etc., que contient une cuiller. Nous croyons devoir donner ici l’équivalent en grammes des poids correspondant aux diverses cuillerées.

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