MAGNÉSIE
calcinée
Cuiller a soupe.
Grammes
Grammes
Grammes
Grammes
Cuiller à dessert.
Cuiller à café. .
Ajoutons que la cuiUer a soupe correspond à peu près comme contenance au verre à liqueur, p. L.
CUISINIERS. — Hygiène professionnelle. — Les cuisiniers, dont une partie de la vie se passe autour des fourneaux, dans des cuisines la plupart du temps trop petites et mal aérées, sont exposés à une foule d’inconvénients résultant de ce manque d’aération, de l’action de la chaleur rayonnante, des vapeurs de charbon, aux brûlures, etc. Ils transpi-
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xent beaucoup, sont généralement anémiques, pâles, bouffis, sujets aux maux de tête, aux vertiges,' aux congestions. Leur appétit est presque pul, ils sont dyspepsiques et gastral^ques. Beau- -poup ont des éruptions d’eczéma ou d’érythème aux mains et aux avant-bras. La station debout prolongée les prédispose aux ulcères atoniques des jambes et l’exposition à un feu ardent fatigue leur vue et les prédispose à des affections des yeux. Comme ils boivent généralement beaucoup, ils ont une tendance plus ou moins grande à l’alcoolisme chronique et à toutes ses conséquences.
. La parfaite aération des cuisines, de bonnes cheminées tirant bien, les fourneaux allumés seulement pendant le temps indispensable, la plus grande sobriété, les sorties quotidiennes en plein air, dès que la cuisine est finie, en un mot une -bonne hygiène, voilà les conditions qui peuvent préserver cette classe intéressante et nombreuse, de tous les accidents que nous venons d’énumérer.
D' Paul Labarthe.
CUISSE. — Dans le langage vulgaire on désigne ordinairement sous le nom de cuisse toute la partie supérieure du membre abdorninal depuis sa racine Jusqu’au genou. Mais pour l’anatomiste le mot cuisse indique seulement le cône tronqué compris entre la région de la hanche et la partie supérieure de l’articulation fémoro-tibiale, à 4 centimètres environ au-dessus de l’interligne articulaire.
La cuisse a donc pour limites ;
Supérieurement et en arrière, le pli de la fesse, en avant une ligne artificielle qui continuerait en dedans le pli de la fesse et viendrait horizontalement se terminer deux ou trois travers de doigt au-dessous du grand trochanter sur le bord externe du membre (V. le mot Hanche).
Inférieurement un plan idéal passant au niveau du cul-de-sac supérieur de la grande synoviale du genou, c’est-à-dire à 4 centimètres environ, comme nous le disions de l’interligne articulaire.
La cuisse est, en un mot, le bras du membre inférieur.
Que l’homme prenne la position du quadrupède le coude autant que possible tourné en avant, laface palmaire de la main reposant sur le sol, les doigts en ayant et l’on verra combien juste est notre comparaison. Au lieu de l’épaule la hanche, l’olécrâne donnant au tissu brachial les points d’insection que je biceps fémoral trouve sur la rotule, Et cette analogie de disposition devient d’autant plus évidente que l’on entre plus complètement dans l’analyse des éléments constitutifs de la région.
Comme au bras, un seul os volumineux, le fémur (V. ce mot).
Les muscles de la cuisse, comme ceux du bras, sont enveloppés dans une forte aponévrose, l’apo- ^^ose fémorale ou fascia lata. Son épaisseur considérable, surtout en dehors où elle se contrni/t bandelette rubanée très distincte, de
tprm doigt de largeur, qui s’étend par l’in-
OQiaire d’un muscle contenu dans son épaisseur, enseur du fascia lata, depuis l’épine iliaque antétiW mveau de la tubérosité externe du
a. Lette couche fibreuse enveloppe donc tous les Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
muscles dé la cuisse qu’elle maintient ainsi dans un état de compression permanente. Aussi lorsqu’elle vient à être déchirée, voit-on les fibres musculaires faire hernie entre les lèvres de la solution de continuité.
De la face profonde da fascia lata se détachent
Fig. 341. — Cuisse (Muscles de la région antérieure)
A. Muscle moyen fessier. — B. Tendeur du fascia lata. — C. Droit antérieur. — D. Vaste externe du triceps. — E. In sertion rotulienne du droit antérieur. — F. Vaste interne du triceps. — G. Couturier. — H. Troisième adducteur. — I. Droit interne. — J. Premier adducteur. — K. Pectiné. — L. Psoas. — M. Iliaque.
de minces cloisons qui subdivisent la gaine principale en autant d’autres gaines secondaires qu’il y a démuselés; de plus, les vaisseaux fémoraux sont eux-mêmes renfermés dans un canal spécial, dépendance de cette aponévrose. Deux de ces cloisons ont une importance particulière et méritent une mention spéciale, tant à cause de leur résistance qu’à cause de leur insertion directe au squelette. Ce sont
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les cloisons iniermusculaire interne et externe. En se portant de la face profonde de l’aponévrose commune jusqu’au fémur elles divisent la grande gaine en deux gaines secondaires désignées sous le nom de gaine antérieure et gaine •postérieure.
La gaine antérieure comprend le muscle triceps,
Fipr. 342. — Cuisse (Muscles de la région postérieure).
A. Muscle grand fessier. — B. Troisième adducteur. — C. Demitendineux. — D. Demi-membraneux. — E. Droit interne. — F. Couturier. — G. Plantaire grêle. — H. Triceps. — I. Biceps fémoral — J. Grand pochanter. — C. Tenseur du fascia lata. — L. Moyen fessier.
le droit antérieur, le couturier, le tenseur du fascia lata, les vaisseaux fémoraux, le nerf crural et la presque totalité du fémur.
Dans la gaine postérieure se trouvent les muscles adducteurs, le pectiné, le droit interne, le biceps, le droit interne, le semi-membraneux, le semi-ten- ^neux et le nerf sciatiquei
Comme on le voit, les vaisseaux de la cuisse ne sont pas compris dans la même gaine que les nerfs le nerf sciatique se tenant à la partie postérieure de la cuisse où l’artère et la veine vont le rejoindre plus bas, au creux poplité. Cette disposition est exceptionnelle dans l’organisme.
L’artère de la cuisse suit une ligne oblique en bas et en dedans qui s’étend de l’union du tiers interne de l’arcade crurale avec son tiers moyen et vient aboutir à quatre travers de doigt au-dessus du tubercule du troisième adducteur.
C’est sur cette ligne que l’on va chercher le vaisseau lorsque l’on en en veut pratiquer la ligature.
Les branches fournies par la fémorale sont peu volumineuses. Ce sont : la sous-eutanée-abdominale, la honteuse supérieure et externe, la. honteuse inférieure et externe, la fémorale profonde. La grande musculaire, enfln la grande anastomotique ou première articulaire supérieure interne.
Les nerfs de la région antérieure delà cuisse viennent tous du plexus lombaire et sont les émanations de Vinguino-cutané, dü génito-crural, de Vobturateur, enfin et surtout du nerf crural. A la région postérieure les nerfs sont fournis par le petit sciatique, l’obturateur, quelques rameaux du crural. Nous avons déjà dit qu’on y trouve également le grand xierî sciatique qui est non seulement le plus important de la région, mais encore le plus gros de l’organisme.
Entre l’aponévrose et la peau de la ^cuisse existe la couche sous cutanée d’une texture peu serrée en général, ce qui explique la rapidité avec laquelle les phlegmons diffus l’envahissent, très adhérente pourtant à l’aponévrose en dehors, et en bas, disposition qui rend difficile sa dissection dans les amputations de cuisse par la méthode circulaire. C’est dans cette couche que chemine la veine saphène interne, si fréquemment atteinte de dilatation variqueuse.
La peau de la cuisse, épaisse en dehors, plus fine en dedans , et généralement peu extensible , est pourvue à la partie interne de follicules sébacés abondants qui sécrètent cette humeur âcre, si fatiguante pour les malades en appareil trop fermé. Elle est assez mobile et glisse facilement grâce à la couche sous-cutanée, ce qui permet d’y obtenir facilement des réunions immédiates.
« Une excellente manière d’étudier l’ordre de superposition des plans de la cuisse, c’est de pra;tiquer une section au-dessous du muscle tenseur du fascia lata, c’est-à-dire à la partie moyenne du membre. A la région antérieure, en procédant de dehors en dedans, on rencontre successivement la peau, la couche graisseuse sous-cutanée et l’aponévrose ; le droit antérieur et le vaste externe sur le même plan^. en dedans le couturier, la saphène, la gaine ou canal des vaisseaux fémoraux et le premier adducteur en dehors, encore le vaste externe; puis sur un plan plus profond, le vaste interne et le crural, et au centre le fémur. Dans la région postérieure, en allant toujours de la peau aux parties profondes, on trouve successivement les trois couches communes, puis le grêle interne, le troisième adducteur, le demi-tendineux, le biceps et le demi-membraneux; sur un plan plus profond se voient le
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deuxième adducteur, les vaisseaux fémoraux profonds ou artères perforantes, le grand nerf sciatique, et enfin, au centre, le fémur (Richet).
Fractures de la cuisse. — Malgré sa grande résistance, le fémur est souvent brisé. Nous exposerons à l’article Fémur ce qui a trait aux fractures
mité inférieure. La résultante, donc, sera un déplacement tel que les deux fragments réunis formeront un angle ouvert en arrière. C’est ce que démontre et la clinique et l’examen des pièces du musée Dupuytren. Quelquefois pourtant on voit le fragment postérieur attiré en arrière et en haut le troisième adducteur. Il y a alors chevauche-
[Cuîsse
A. Muscle couturier écai té pour laisser voir l’artère fémorale est au-dessous. - 2. M. droit antérieur. — 3. M. vaste interne. — i- Anneau du M. adducteur. — 5. Artère fémorale. — 6. Artère fémorale profonde, — 7. Terminaison de l’artère fémorale profond,! constituant le troisième perforante — 8. Terminaison de la feitioriie s’eng:ige!înt dans l’anneau du M troisième ab- Veine fémorale. — 10. Veine saphène interne — 11. JNerf crural. 1 243 Nerf saphène interne.
f inférieure. Nous ne voulons
P ^ fractures du corps de l’os.
uans tes premières le fragment supérieur a de la enuancK à se porter en avant et en dehors, attiré f le psoas et le grand fessier. De
en H h ^ P‘'‘g»>ent inférieur se portera en avant et n uehors, les muscles fléchisseurs de la cuisse, si puissants, attirant en arrière et relevant son extré-
fractures de cuisse, modifié par Adolphe Richard.
ment plus ou moins considérable et par suite raccourcissement du membre.
On a préconisé contre ces fractures des appareils . nombreux. Ceux de Desauit, de Boyer, la gouttière de Bonnet, le double plan incliné de Malgaigne, comptent encore beaucoup de partisans. Le simple bandage de Scultet.avec ou sans l’attelle immédiate de Dupuytren, a également ses indications indiscutables; mais à tous ces appareils nous préférons l’appareil américain,
11 faut, on le comprend après ce que nous venons de dire, pour obtenir un résultat aussi satisfaisant que possible.
1“ Éviter le chevauchement des fragments, partant la diminution de longueur du membre.
2° Éviter un déplacement triangulaire, antéroexterne.
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30 Obtenir la guérison en immobilisant le foyer de la fracture et les deux articulations voisines.
40 Éviter l’irritation de la peau, trop souvent déterminée par les appareils à occlusion complète.
L’appareil américain répond, ainsi qu’on va le voir, à toutes ces conditions.
Une attelle externe allant de l’aisselle au talon, un coussin de même dimension que l’atteUe, un bandage de corps, un système à extension continue, telles sont les pièces fondamentales de cet appareil.
L’attelle est appliquée à la partie externe du membre, corrigeant le déplacement angulaire externe. On peut lui annexer, si besoin, une petite attelle antérieure avec son coussin, directement appliquée sur le foyer de la fracture, pour corriger le déplacement antérieur. Des courroies simples fixent ces attelles au niveau du membre. Le bandage de corps fixe l’attelle externe au-dessus de la hanche, immobilisant ainsi l’articulation coxo-fémorale.
L’articulation du genou est immobilisée par une des petites attelles du membre.
Pour lutter contre la tendance au raccourcissement, nous avons le système à extension continue. Voici comment on l’établit. De grandes et larges bandes de dyachylon sont appliquées sur la face externe du mollet, amenées sous la plante du pied qu’elles débordent, constituant une sorte d’étrier, puis appliquées sur la face interne. On en met plusieurs, que l’on fixe avec d’autres bandes circulairement appliquées. Une corde est attachée à l’étrier, passée sur une poulie, placée au pied du lit et chargée à son extrémité libre d’un poids que l’on augmente progressivement. On comprend facilement maintenant l’action de l’appareil. Le poids tire sur la corde qui tire elle-même sur le membre, combattant d’autant plus efficacement l’action musculaire que la traction est continue, et finit par vaincre le chevauchement du fragment. On peut exagérer encore l’action de la traction en élevant à l’aide de briques le pied du lit du blessé. Dans ce cas, en effet, il y a non seulement extension par l’appareil, mais aussi contre-extension par le seul poids du corps.
Les fractures du corps du fémur se consolident généralement du quarante au quarante-cinquième jour. À partir du trentième, jour, on peut appliquer un appareil inamovible. D' F. Jouin.
CUIVRE. — Le cuivre est un métal rouge des plus malléables et des plus ductiles, extrêmement tenace, d’une densité de 8,85. Ce métal, exposé à une température ordinaire, se couvre, sous l’influence de l’eau et de l’acide carbonique, d’une couche de vertde-gris qui est un véritable poison pour l’homme et les animaux. A une haute température, il absorbe l’oxygène de l’air et se transforme successivement en protoxyde et en deutoxyde. 11 existe dans les trois règnes de la nature, savoir : dans les eaux minérales d’Aulus, de Luchon, de Balaruc, de Labassère, dans les cendres de certaines plantes, dans le sang de l’homme et des animaux.
Appliqué en plaques (armatures) sur la peau, le cuivre a été affecté par Burcq au traitement de la chorée, des crampes, de la contracture et d’une
foule de névroses. Ce moyen si simple ne doit pas être dédaigné lorsque les médicaments ordinaires, ont manqué leur effet. La limaille de cuivre essayée à plusieurs reprises différentes n’a jamais exercé sur l’économie aucune action appréciable. En définitive, le cuivre métaUique est plus souvent employé à la confection des piles électriques que de tout autre manière.
Oxydes de cuivre. — Parmi les oxydes de cuivre, le protoxyde se présente sous la forme d’une poudre rouge, le deutoxyde sous la forme d’une poudre noire ; ils sont tous les deux inusités.
Chlorures de cuivre. — Le protochlorure et le bichlorure de cuivre sont aussi à peu près inusités; l’un est en petits cristaux incolores, l’autre est en aiguilles prismatiques vertes. -
Sulfate de cuivre. — Le sulfate de cuivre est un sel prismatique, transparent, d’une belle couleur bleue, d’une saveur styptique, métallique et désagréable, très soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool. Ses cristaux s’effleurissent légèrement et blanchissent superficiellement par leur exposition à l’air sec. Le sulfate de cuivre est très employé dans les arts ; il sert pour les teintures en noir et la fabrication de l’encre.
C’est un des sels cuivriques les plus actifs et un des poisons les plus redoutables. On l’a cependant employé et on l’emploie encore comme vomitif dans l’angine couenneuse, la diphthérie, les empoisonnements et toutes les fois qu’il est nécessaire d’agir d’une manière énergique. La dose est de 10 centigrammes pour les enfants, de 20 à 40 centigrammes • pour les adultes, en trois paquets donnés chacun de dix en dix minutes dans un quart de verre d’eau sucrée; on favorise l’action vomitive par l’emploi d’une certaine quantité d’eau tiède.
Le sulfate de cuivre appliqué localement, produit une action astringente qui devient cathérétique et même caustique si le contact du remède se prolonge au delà de certaines limites ou si la solution est un peu trop concentrée. Ingéré à faibles doses, il n’occasionne aucun dérangement pour les voies digestives, si ce n’est parfois une légère tendance à la constipation; il est absorbé, et, à la manière des autres altérants du même ordre, il produit une action tonique générale capable de modérer les désordres déterminés par quelques affections nerveuses essentiellement chroniques. Ingéré à hautes doses, il occasionne des nausées, des vomissements, de vives contractions dans la région épigastrique. Ces symptômes sont exagérés par des doses toxiques' qui amènent des coliques insupportables (colique de cuivre), des convulsions ou bien la paralysie (paralysie cuivrique), le coma, l’insensibilité et la mort.
D’où il s’ensuit que ce sel peut être employé en médecine à trois titres différents : A hautes doses, comme vomitif dans les empoisonnements, l’angine couenneuse et le croup ; à faibles doses, comme altérant dans l’épilepsie, la chorée et les spasmes nerveux; à l’usage externe, comme Bubstitutif dans les maladies chroniques des yeux, du vagin et de l’urèthre. C’est surtout sous ce dernier point de vue qu’il rend les plus utiles services.
A l’intérieur, le sulfate de cuivre se donne habituellement en pilules, quelquefois en lavements, le
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lus souvent en paquets dissous dans une certaine ^antité d’eau ; mais de ce que ses effets sont incer- Ijns comme altérant, dangereux comme vomitif, il se prescrit plutôt en applications topiques soit à l’état solide, soit en dissolution. Le sulfate de cuivre solide s’utilise pur ou mitigé. Pur, on en taille un fragment sous forme de crayon avec lequel on touche les yeux et les paupières affectés d’inflammations granuleuses. Mitigé, c’est-à-dire mêlé à d’autres substances moins irritantes (poudre de sulfate de cuivre 10 grammes, poudre d’alun 5 grammes, poudre de nitrate de potasse 5 grammes), on le fait fondre avec ces substances et on le coule dans une lingotière pour l’utiliser également sous forme de crayon dans les mêmes affections morbides. La fierre. divine, composée des mêmes substances que le crayon mitigé, avec le camphre en plus, peut servir aux mêmes usages. Le sulfate de cuivre pur et la pierre divine sont encore très fréquemment employées en solution, le plus souvent en collyre contrôles maladies chroniques des yeux, plus rarement en injections contre les leucorrhées, les blennorrhées et les diarrhées anciennes. La pommade et le glycérolé servent : la première en onctions sur les paupières contre les kératites granuleuses, le second en pansements sur les ulcérations rebelles. La pâte caustique au sulfate de cuivre consiste à.faire avec le sulfate en poudre et des jaunes d’œufs une masse de consistance molle qu’on étend sur une rondelle de sparadrap ou de linge. Cette pâte a l’avantage de ne pas former d’eschare profonde et par suite de ne pas donner lieu à des cicatrices vicieuses.
Sulfate de cuivre ammoniacal — Le sulfate de cuivre ammoniacal se présente en prismes d’une magnifique couleur bleu foncé, d’un goût métallique désagréable comme tous les sels cuivriques, mais facilement soluble dans l’eau. 11 est moins irritant pour les voies digestives que le sulfate de cuivre simple et se donne intérieurement à la dose de 5 à 25 centigrammes par jour dans, les grandes névroses; hystérie, épilepsie, chorée, asthme ner- "ïeux, en pilules ou en solution. La dose doit être d'autant moindre que le médicament sera continué plus longtemps.
Burcq a conseillé le cuivre contre le choléra. Il a défendu avec une persévérance à toute épreuve ; 1® que le cuivre assurait une immunité contre le choléra aux ouvriers qui travaillaient ce métal sous ses diverses formes ; 2® que le cuivre administré à l’intérieur, ou appliqué en plaques sur l’épigastre, constituait le plus énergique des spécifiques. « L’enquête personnelle que nous avons faite, sur une grande échelle, dit notre collaborateur de Pietra-Santra dans son remarquble article sur le choléra ce mot), nous permet de contester ces deux affirmations. Le choléra ne respecte pas les ouvriers b ronzeurs, zingueurs et autres; et malgré Th^ pilules de cuivre de Burcq, l’infortuné
lüuiUier, de la mission Pasteur, a succombé à Alexandrie au choléra d’Égypte. »
, externe réclame les mêmes doses et
s a,ppii^e aux mêmes affections morbides que le suüate de cuivre simple. Il entre dans la compoîîinon de leau céleste (sulfate de cuivre 5 cent..
eau distillée 30 gr. ammoniaque liquide 3 gouttes), liqueur d’une couleur bleue magnifique qu’on utilise à la dose de 10 à 40 centigrammes pour 100 grammes d’eau en lotions, injections ou collyres.
Acétate neutre de cuivre. — L’acétate neutre de cuivre pu verdet cristallisé, cristaux de venus est de forme prismatique, de couleur vert foncé soluble dans l’eau. Il a les mêmes propriétés, peut servir aux mêmes usages que le sulfate de cuivre et n’est du reste presque jamais prescrit.
Acétate basique de cuivre. — L’acétate basique de cuivre, verdet de Montpellier, vert-de-gris est susceptible de cristalliser en aiguilles prismatiques d’une couleur bleue verdâtre. Il est inusité à l’intérieur à cause de son action toxique; mais à l’extérieur il forme la base de diverses préparations autrefois fort employées ; Vonguent vert, Y onguent ægypiiac, aujourd’hui à peu près inutilisés. D' Marc. Camboulives
Empoisonnement par le cuivre. — Les sels de cuivre occupent le troisième rang dans la statistique de l’empoisonnement criminel. L’empoisonnement se produit accidentellement dans des cas nombreux, par suite de l’emploi d’ustensiles de cuivre. On observe également un empoisonnement professionnel par les sels de cuivre.
A l’état de métal pur, le cuivre n’a par lui-même aucune action sur l’économie. Les composés les plus employés comme poison sont : le sulfate de cuivre (couperose bleue), le sous-carbonate et le sous-acétate (vert-de-gris).
L’action vénéneuse des sels de cuivre a été contestée. On a prétendu que les propriétés vomitives de ces agents empêchaient leur absorption; mais la clinique n’a pas confirmé cette i manière de voir. Les sels de cuivre, quoiqu’étant le plus souvent rejetés, -déterminent néanmoins des symptômes et des lésions dont la gravité ne peut être niée.
Une demi-heure au plus après l’ingestion du poison surviennent des vomissements violents accompagnés de coliques atroces, de cardialgie, d’évacuations alvines répétées , de ténesme. Le malade éprouve une violente céphalalgie, un sentiment de constriction à la gorge et une saveur cuivreuse extrêmement pénible. Le pouls est petit, fréquent, irrégulier ; l’abolition de la fonction rénale constitue un symptôme constant à l’approche de la mort, qui survient après des mouvements convulsifs et tétaniques.
Ces symptômes appartiennent à la forme aiguë. L’intoxication lente se manifeste parles symptômes de dépression générale, qui appartiennent à tous les empoisonnements par des substances minérales administrées à doses faibles et répétées.
Les signes fournis par l’autopsie ne sont pas constants. On observe généralement sur tout le trajet du tube digestif des rougeurs et des taches ecchymotiques noirâtres, et ces lésions sont d’autant plus prononcées que le poison se trouvait en solution plus concentrée. Les matières contenues dans l’estomac ont quelquefois une couleur verdâtre, et la peau présente souvent une teinte ictérique prononcée.
Le traitement consiste à administrer une grande
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ouantité d'eau albumineuse qui forme, avec les sels de cuivre, un albuminate insoluble. On peut également employer la magnésie et les solutions alcalines qui précipitent le cuivre à l’état d’oxyde. La limaille de fer a été conseillée dans le but de précipiter le cuivre à l’état métallique.
A. Lütaud.
CUMIN. — On donne ce nom à une petite plante annuelle de la famille des ombellifères. originaire d’Égvpte et cultivée en Sicile, à Malte et dans le midi de la France, dont les fruits, allongés, ovoïdes, d’un demicentimètre de long et de deux millimètres de large, d’une couleur jaunâtre ou fauve, d’une odeur forte, désagréable et fatigante, d’une saveur aromatique rappelant à la fois celle du poivre et de l’anis, jouissent de propriétés stomachiques, carminatives et légèrement diurétiques, et sont employés comme tels à la dose de 2 à 4 grammes en infusion dans un demi-litre d’eau. Dans certaines parties de l’Allemagne, on mélange le cumin au pain; il sert aussi à aromatiser le fromage de Hollande ; enfin, il entre dans la composition du Fig. 345, kummel. p. l.
Cumin (fruit). CUNÉIFORME.- Nom do
né par les anatomistes à trois os qui font partie la seconde rangée des os du tarse (V. ce mot).
substance en thérapeutique comme un grave danger* D’après les expériences de ce savant physiologiste l’action de ce produit sur l’économie animale est réellement singulière. Il éteint la contractilité des nerfs moteurs tout en conservant celle des nerfs sensitifs, comme cela se passe pour la fève de.Calabar. Les essais qu’on en a faits contre le tétanos et l’épilepsie ont donné jusqu’ici des résultats négatifs, qu’on ait eu recours à la voie rectale ou aux méthodes endermique et hypodermique. Il est résulté toutefois de ces essais qu’il est prudent de n’injecter à la fois qu’un milligramme de curare dissous dans une suffisante quantité d’eau distillée* par la voie stomacale des doses plus considérables peuvent être supportées facilement par suite de leur élimination rapide après absorption.
Son alcaloïde, la curarine, se présente sous forme de cristaux hygrométriques, d’un jaune pâle, solubles dans l’eau et l’alcool en toutes proportions, peu solubles dans le chloroforme, insolubles dans l’éther; uni aux acides, il forme des sels solubles d’une amertume très persistante. Claude Bernard en a donné une description détaillée de laquelle il ressort que ce principe agit sur le système nerveux moteur 'avec une intensité vingt fois plus grande que le bon curare. Il possède avec l’ésérine, employée à l’intérieur, de nombreux points d’analogie, avec la différence que son action sur la pupille ne paraît pas être la même. . d' Marc, Cambocli\'es.
CURCUMA. — On donne le nom de curcuma, ou safran bâtard des Indes, à une plante de la famille des amomacées dont on emploie les rhizômes comme condiment dans les pays chauds et aussi contre les diarrhées et comme diurétiques. Le curcuma n’est pas utilisé en France par les médecins. La pharmacie seule s’en sert pour colorer en jaune certaines préparations, telles que sirops, pommades, etc. P. L.
CURARE. — Le curare est un poison terrible, en grande partie formé par l’extrait aqueux du vomiquier vénéneux ou strichnos ioxifera dont les propriétés diffèrent complètement du strichnos nwx vomica ou noix vomique. Ce strychnos constitue une plante grimpante, enroulée autour des arbres de l’Amérique méridionale. C’est avec cette plante qu’on prépare un extrait, lequel, uni à d’autres substances d’origine inconnue, sert à la confection du curare, employé par les Indiens d’entre l’Orénoque et le fleuve des Amazones pour empoisonner les flèches destinées â la chasse ou à la guerre.
Cette préparation nous est livrée parle commerce dans des pots d’argile ou dans des calebasses. Elle se présente avec l’aspect d’un extrait solide, résineux, d’un brun noirâtre, ressemblant au jus de réglisse concret, soluble dans l'eau, l’alcool et les principaux liquides de l’économie. 11 possède une saveur excessivement amère et renferme dans sa composition chimique un principe amer alcalin, la curarme, qui n’est en réalité que du curare privé plus ou moins complètement des matières étrangères contenues dans tout extrait végétal.
La véritable composition du curare étant inconnue, Claude Bernard considère l’emploi de cette
CURE. — Ce mot est employé en médecine comme synonyme de guérison. Il sert aussi à désigner un traitement proposé. C’est ainsi qu’on dit : cure de raisin, cure de •petit-lait, etc. P. L.
CUTANÉ. — Qualificatif employé , pour désigner tout ce qui concerne la pQdMiXmuladies cutanées, etc. On donne aussi ce nom aux veines et aux nerfs qui se distribuent uniquement à la peau. p. l.
CYANHYDRIQUE (acide). — L’acide cyanhydrique, également adde prussique, n’existe pas tout
formé dans la nature. Il peut être retiré de quelques plantes de la famille des rosacées-amygdalées et se prépare généralement en traitant le cyanure de mercure par l’acide chlorhydrique; on obtient ainsi un liquide incolore, très volatil, peu soluble dans l’eau, très facilement altérable, d’une odeur prononcée d’amandes amères, d’une saveur légèrement âcre. On doit le conserver dans des flacons bouchés à l’émeri et à l’abri de la lumière. Comme malgré ces précautions, il s’altère assez promptement, il est indispensable d’en vérifier le titre de temps en temps et de le renouveler dès qu’il n’a plus le titre voulu ou qu’il a pris une colora-
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tion bleuâtre. Il forme avec les bases des sels rarement employés en médecine, tels que le cyanure de potassium, le cyanure de zinc ou le cyanure de mercure.
Employé pur et anhydre, l’acide prussique est le plus violent de tous les poisons. Une seule goutte suffit pour tuer en quelques secondes un chien de moyenne taille. Son action délétère sur l’homme est également instantanée.
Malgré les dangers extrêmes attachés à l’administration de ce médicament, beaucoup de praticiens l’ont essayé dans la plupart des affections rebelles que les autres moyens avaient été impuissants à améliorer. A cet effet, l’on a employé, non pas l’acide cyanhydrique pur, mais l’acide cyanhydrique médicinal du Codex qui n’est autre chose qu’une dissolution aqueuse d’acide cyanhydrique renfermant en poids une partie d’acide cyanhydrique anhydre et neuf parties d’eau distillée, c’est-à-dire un mélange au dixième d’acide cyanhydrique et d’eau. Cette solution, aqueuse ainsi préparée a été préconisée, comme stupéfiante et calmante, dans l’asthme, la coqueluche, la grippe, les toux quinteuses et dans certaines affections cutanées accompagnées de vives démangeaisons. Ces divers états morbides étant peu influencés par l’administration de remède, nous en arrivons avec Becquerel et Andral à cette conclusion : que l’acide cyanhydrique dilué, souvent dangereux, est presque toujours inutile et très rarement curatif.
Pour l’usage externe les lotions, injections, cérats et collyres peuvent au besoin provoquer des effets calmants de quelque utilité. Les lotions surtout rendent des services contre les affections cutanées douloureuses ou prurigineuses, comme le prurigo, l’eczéma, le lichen, l’acné, le prurit de la vulve.
Empoisonnement. — On arrive rarement à temps pour prévenir les accidents produits par cet agent toxique, à moins que la dose soit insuffisante, dans lequel cas l’économie s’en débarrasse très vite, les phénomènes morbides disparaissent dans l’espace de deux heures au plus. Les inhalations de chlore liquide ou d’ammoniaque et les aspersions d’eau froide le long de la colonne vertébrale en forment le meilleur contre-poison. Marc. Camboulives.
CYANOSE. — Nom donné à une coloration bleue, quelquefois noirâtre et livide de la peau, qui constitue en symptôme commun un certain nombre de maladies, principalement à la première période du choléra. '
On donne aussi le nom de cyanose ou maladie oleiie à une maladie, presque toujours congénitale, caractérisée par une coloration bleue de la peau et une apparence violacée des muqueuses, due à un ^ce de conformation du cœur, et surtout par la ^rsistance du trou de Botal qui établit une comunication anormale entre le système de la circuimon veineuse et celui de la circulation artérieUe. Mnei ^•“cction qui est très rare et à peu près
constamment morteUe. P. L.
POTASSIUM. — Le cyanure de poincolore, cristaUisable, déli- i H escent et conséquemment très soluble dans l’eau. |
Sa saveur est très âcre, alcaline et amère, son action toxique est des plus énergiques et comparable à celle de la solution aqueuse d’acide cyanhydrique. H est même inférieur, comme médicament, à cette dernière préparation à cause de l’extrême facilité qu’il a à se décomposer.
Ce sel est très rarement employé à l’intérieur. On l’a utilisé cependant contre l’hystérie, la chorée et les affections catarrhales en potion, pilules ou sirop. Son indication est plutôt avantageuse comme topique sur les tempes et le front dans les céphalalgies rebelles. A cet effet, on trempe dans la solution au 100“ de cyanure de potassium une compresse que l’on applique sur la partie douloureuse et que l’on recouvre d’un moreau de taffetas ciré pour en arrêter l’évaporation.
Le professeur A. Luton, de Reims, a obtenu du cyanure de potassium des résultats excellents contre le rhumatisme articulaire aigu plutôt en pilules qu’en potion à cause de sa saveur amère désagréable. 11 prescrit à cet effet deux ou trois pilules par jour de 5 centigrammes chacune qu’il fait argenter et conserver dans un flacon bouché.
D' Marc. Cambouuves.
CYANURE DE ZINC. — Le cyanure de zinc se présente sous forme d’une poudre blanche, insipide, inaltérable à l’air, insoluble dans l’eau, soluble dans les acides. Son action médicale dérive du zinc et surtout de l’acide cyanhydrique.
Hufeland le regardait comme l’un des antispasmodiques les plus puissants. On l’a vanté dans l’épilepsie, l’hystérie, les névralgies de l’estomac, à la dose de 1 à Set 10 centigrammes par jour en poudre mêlé à du sucre, à de la magnésie calcinée ou en suspension dans un véhicule quelconque. Henning l’a donné aussi aux enfants contre les vers intestinaux, à la dose de 5 centigramnaes mêlé avec de la racine de jalap. C’est un médicament qu’il faut surveiller avec soin à cause de son action délétère.
A. Luton guérit très vite le rhumatisme articulaire aigu en le donnant en potion ou en pilules, à la dose de 10 centigrammes par jour. Il a sur le cyanure de potassium l’avantage de se conserver indéfiniment, d’être sans odeur et sans saveur et de pouvoir être pris à l’insu des malades. A part cette différence entre ces deux sels qui est toute en faveur du cyanure de zinc, ils ont à peu près les mêmes effets physiologiques et thérapeutiques.
Introduits dans l’organisme, ils sont promptement absorbés et encore plus rapidement éliminés à l’état d’acide cyanhydrique par l’expiration. Il s’ensuit de là qu’on peut faire prendre à plusieurs reprises dans la journée des doses relativement énormes du médicament sans qu’il y ait accumulation d’action comme s’il s’agissait des inhalations d’éther ou de chloroforme. A ce titre, les cyanures ne sont pas des poisons aussi redoutables qu’on pourrait le croire, pourvu qu’on les donne à des doses suffisamment réfractées. Luton va jusqu’à prétendre qu’une dose de 5 centigrammes par heure n’a rien d’excessif et ne fait courir aucun risque. Nous dirons bien mieux, pour prouver la valeur incomparable des cyanures comme antirhumatismaux, Luton soutient que ces médicaments, donnés à des doses modérées,