‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 139 sur 206 · COMMUN, APRÈS LA DISPARITION DU SUCRE DANS LES · texte numérisé non relu

COMMUN, APRÈS LA DISPARITION DU SUCRE DANS LES

URINES ? — Lorsque Turine ne contient plus de sucre , il faut commencer à revenir au régime de la vie commune , et faire usage à nouveau des sucres et des fécules. Il faut commencer, dit Bouchardat, par « les échaudés, le pain de son, le pain ordinaire, mais toujours en quantité modérée, et préférer la croûte ou le pain légèrement torréfié au four, les pommes de terre frites, la semoule de gluten ordinaire. On peut accorder les fruits suivants : fraises, pêches, ananas, framboises, groseilles, cerises, mais toujours sans sucre et en quantité modérée. On peut essayer les pommes et les poires crues et sans sucre. On peut boire de la bière de garde, mais vieille, non gazeuse, pure ou étendue d’eau. »

Il est presque superflu de recommander de faire analyser fréquemment ses urines , pour voir si, sous l’influence du nouveau régime, elles contiennent à nouveau du sucre et, dans ce cas, de reprendre aussitôt le régime sévère des diabétiques, comme précédemment.

Exercice. — L’exercice est l’indispensable adjuvant .du régime dans le traitement du diabète. Nous conseillons aux diabétiques la marche, la gymnastiqué, l’escrime, l’équitation, et en même temps l’hydrothérapie, les douches, le massage, les bains

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de Pennes, les bains de mer, etc. Ceux qui, pendant la mauvaise saison, pourront séjourner dans une station hivernale et surtout dans les villes maritimes, Nice, Cannes, Menton, Biarritz, Arcachon, etq., retireront de ce séjour les plus sérieux bénéfices pour leur santé générale.

Hygiène morale. — Nous recommanderons enfin aux diabétiques d’avoir toujours une tranquillité morale ;aussi grande que possible. Ils n’oublieront pas que les lésions du système nerveux peuvent produire la glycosurie, et que les émotions vives, par conséquent, aggravent le diabète. Bouchard rapporte l’histoire d’un diabétique, guéri depuis longtemps, qui vit son diabète se reproduire à la suite d’une grande colère. Les diabétiques devront donc éviter non seulement les emportements, mais encore le désœuvrement, la tristesse, l’ennui et les soucis, de quelque nature qu’ils soient. Ils éviteront aussi de se livrer à des travaux intellectuels trop assidus.

Traitement pharmaceutique. — Les substances les plus diverses ont été préconisées contre le diabète. Nous nous bornerons à dire quelques mots des principales, en répétant avec Bouchardat, Hardy, Jaccoud et la plupart des cliniciens, que, dans le traitement du diabète, les médicaments doivent occuper un rôle secondaire, parce qu’ils ont une action moins efficace que le régime alimentaire et l’hygiène.

L’opium a été conseillé par Bouchardat, Lécorché, Pécholier, à cause de la propriété qu’il a de diminuer sensiblement la polyurie, et l’excrétion de l’urée. Sous son influence, les malades résistent mieux à la soif, la glycosurie devient moindre; elle peut même cesser momentanément. La valériane produit les mêmes effets. Thomson, Salomon, Traube, ont employé avec avantage l’huile de foie ' de morue.

Si l’activité digestive devient languissante, il faut avoir recours aux préparations de pepsine animale {pepsine Boudault, pepsine Caiillon, pepsine Çhapotaut, etc.), de pepsine végétale {papaïne Trouette- Perret), de pancréatine {pancréatine Defresne), à Y élixir de Tisy, qui réunit les trois ferments digestifs : pepsine, diastase et pancréatine. Jaccoud se trouve fort bien de la strychnine à la dose de S milligrammes à 1 centigramme et demi. « Je suis certain, dit-il, que ce médicament améliore l’état des malades, maintient les fonctions digestives dans la plénitude de leur activité, diminue la polyurie et peut amener la disparition de la glycosurie ». Deux fois, il a vu celle-ci cesser complètement. Le savant professeur a aussi à se louer de l’acide arsénieux. Grâce à ce médicament , uni à un régime convenable, il a « plusieurs fois guéri des diabétiques gras ».

La glycérine, ainsi que cela résulte des expériences de Catillon, a la propriété de ralentir la fonction glycogénique et d’abaisser le chiffre de Turée. On peut donc y avoir recours sous forme de glycérine pure ou associée au quinquina [vin de Catillon à la glycérine et au quinquina, Quina de Rocher anti-diabétique à la glycérine, etc.)L

Dans un mémoire communiqué à l’Académie de Médecine, Felizet a proposé de traiter le diabète par le bromure de potassium, et il a rapporté quelques cas de guérison obtenus à l’aide de ce

médicament qu’il semble prôner comme spéciR ce qui est absolument contestable, puisqu’en temps que le malade prend le bromure il est in,v ® pensable qu’il suive un régime très rigoure'^^^' si bien qu’on ne sait pas au juste, la part revient à chacun dans les succès obtenus. De le bromure qui doit être administré à doses m sives, a le grave inconvénient de déprimer forces du malade qui le sont déjà bien assez d’annuler complètement les fonctions génitales^ ! déjà suffisamment affaiblies chez lui. Aussi re poussons-nous absolument ce médicament que du reste, bien avant Felizet, avaient employé Begbie Cantani, Furbringer et Kulz. ’

On a proposé les inhalations d’oxygène pur contre le diabète. Elles sont tout à fait ration- i

nelles, puisqu’il est démontré que le diabétique \

absorbe moins d’oxygène qu’à l’état normal. Oû^ pourra faire ces inhalations à l’aide de Vappareil ! Limousin.

Contre la constipation, fréquente chez' les diabé- i tiques comme nous l’avons dit plus haut, on em- 1 ploiera les purgatifs salins, le sulfate de soude i pu de magnésie, l’eau de Rubinat, de Chatelguyon, etc.

S’il y a dépérissement, diminution trop grande des forces , paresse trop grande de l’appareil digestif, il faut avoir recours aux préparations de peptones ipeptone Catillon, peptone Chapotaut, peptone Defresne, etc.), qui permettent au diabétipe de rester uniquement diabétique, sans consomption.

Si des accidents pulmonaires se montrent (bronchite pulmonaire , phthisie), on aura recours à la médication spéciale à ces diverses affections.

Nous terminerons cet article en répétant avec le professeur Hardy: «La guérison du diabète est rare, mais par un traitement hygiénique bien dirigé, par des médicaments sagement administrés, on soulage et on soutient longtemps les malades.

D“ Léon Moynac et Paul Labarthe.

DIABÈTE INSIPIDE. —(V. Polyurie.)

DIABÉTIQUE. — Individu atteint du diabète.

DIACHYLON. — On donne ce nom à un emplâtre et à un sparadrap dont voici la formule :

Emplâtre simple . 1^500 grammes

Cire jaune. . . . 250 —

Poix blanche purifiée . 100 —

Térébenthine . 150 —

Résine élémi purifiée . 100 —

Huile d’olive . . 50

Gomme ammoniaque purifiée. ... 30 —

Galbanum purifié . 30 —

Sagapénum purifié . 30 —

On met toutes ces substances dans un bassin et on les fait fondre à une douce chaleur.

C’est cet emplâtre étendu sur des bandes de calicot qui constitue le sparadrap diachylon, journellement employé comme adhésif, pour rapprocher les bords d une plaie, pour recouvrir et comprinief les ulcères variqueux, pour fournir un bandage de corps dans les cas de fractures des côtes, pour fixer les pièces de pansements, etc. p. L.

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DIACODE (smop). — Le sirop Diacode est un sirop composé d’après la formule du Codex avec :

Extrait d’opiran . 0,30 ceutigr.

Eau distillée . 4,30 —

Sirop de sucre . ' 993 grammes

Une cuillerée à soupe (ou 30 grammes) de ce sirop représente 1 centigramme et demi d’extrait

d’opium. Le sirop Diacode est un calmant très doux, fréquemment employé avec avantage chez les enfants. p p,

DIAGNOSTIC. — Le diagnostic est cette partie de la pathologie qui s’occupe de la distinction des maladies, de l’appréciation de leurs caractères et de leurs périodes, etc. Dans le langage clinique on se sert fréquemment d’expressions défectueuses que l’usage a cependant consacrées : ainsi le diagnostic simple consiste à énumérer les symptômes caractéristiques présentés par un malade et à en déduire la nature de la maladie; le diagnostic (véritable pléonasme) consiste à mettre en parallèle les maladies qui offrent entre elles quelques points de contact et à en faire ressortir les différences ; le diagnostic par exclusion peut s’appliquer à ces états morbides qui, n’ayant par eux-mêmes rien d’absolument caractéristique, offrent cependant dans leur physionomie des traits qui les distinguent de foutes les maladies, sauf d’une seule ; le diagnostic de celle-là se trouve donc fait par exclusion des autres.

Le diagnostic d’une maladie est un problème dont la solution est plus ou moins difficile ; parfois il se fait d’emblée et avec certitude sur l’existence d’un signe tellement caractérisque, qu’on lui a donné le nom de pathognomoniqtie. Souvent il ne peut s’appuyer que sur des symptômes communs à des états morbides très divers, n’ayant par conséquent qu’une signification secondaire. Ce sont ces derniers cas, infiniment plus fréquents que les premiers, qui réclament de la part du médecin l’usage de toutes ses qualités d’observateur et l’application de toutes ses connaissances médicales.

Tout diagnostic se compose de deux parties :

A. La constatation de l’état organique et fonctionnel du malade ; — B. L’interprétation des désordres physiques et fonctionnels que l’on a constatés.

A. Constatation de l’état organique et fonctionnel du malade. — • Cette constatation nécessite : 1° des qualités de la part de l’observateur ; 2“ des conditions particulières chez les malades ; 3“ de la méthode et des agents spéciaux d’exploration.

1° Qüalités nécessaires a l’observateur. — Pour apprécier rigoureusement l’état organique et fonctionnel du malade, le médecin doit être doué de sens fidèles, car la vue, le tact, l’ouïe, l’odorat sont indispensables à cette observation ; il faut encore fine son esprit droit et pénétrant régularise l’action des sens ; qu’étranger aux préjugés, aux passions, au parti pris, il ne soit pas disposé à envisager les faits sous un faux jour : que, doué d’une patience à toute épreuve, il procède minutieusement à un exa,men complet, et qu’enfin ses interrogations ne dirigent pas le malade suivant des idées précon¬

çues. 11 doit encore posséder ce je ne sais quoi désigné sous le nom de tact médical, précieuse faciffté d’inspiration (qui est souvent le fruit de l’experience et de 1 observation méthodique) qui dirige dèâ l’abord l’esprit du praticien vers la nature véritable du mal qu’il observe.

A ces qualités, plus ou moins innées, le médecin doit joindre une connaissance parfaite de la pathologie tout entière et l’habitude pratique de l’examen des malades.

2“ Conditions particulières au malade. — Les difficultés de l’examen peuvent être augmentées par le défaut d’intelligence du malade, qui ne peut rendre un compte exact de ce qu’il éprouve, par cette singulière obstination qui porte certains malades à ne jamais répondre directement aux questions qu’on leur adresse, plus rarement par leur désir de tromper. Enfin les malades privés de connaissance, les jeunes enfants, sont incapables d’exprimer leurs impressions ; dans ces dernières circonstances, c’est par un examen méthodique que l’on arrive à porter un diagnostic.

3° Méthode et agents spéciaux d’exploration.

Lorsque le médecin est appelé auprès d’un malade, il arrive souvent qu’à première vue son afi tention est appelée sur une circonstance ou sur un' symptôme assez significatifs pour diriger immédiatement ses recherches vers un but déterminé ou pour circonscrire son diagnostic entre deux ou trois hypothèses ; cette facilité du diagnostic ne doit jamais lui faire négliger un examen méthodique, qui pourra, il est vrai, porter rapidement sur certains points. . .

En résumé, l’examen du malade se fait: 1“ par la, me; 2“ par Y interrogation; 3“ par Y exploration directe des organes.

1“ Là simple inspection du malade fournit des renseignements sur son âge, son sexe, sa physionomie, son embonpoint, son tempérament, les conditions hygiéniques dans lesquelles il vit ; souvent aussi elle renseigne sur sa profession ; vous reconnaissez sans peine un homme de la campagne, un peintre dont les ongles sont garnis de céruse, etc. ; souvent l’inspection révèle de prime abord l’existence d’une tumeur, d’une éruption, d’une lésion chirurgicale, etc.

Ces diverses- circonstances vont naturellement donner une direction particulière à l’interrogation.

2“ \J interrogation doit être faite avec prudence, convenance, d’une façon simple, intelligible et méthodique : sans influencer les réponses du malade, elle doit cependant modérer un bavardage inutile. A une jeune fille on s’abstiendra de parler de la menstruation ; c’est auprès des parents qu’on recueillera les renseignements nécessaires à cet égard ; auprès d’un poitrinaire on ne s’informera pas de l’existence de cette maladie dans sa famille ; il faut toujours éviter de prononcer certains noms (cancer, phthisie), de laisser paraître son inquiétude, etc.

Le malade renseignera le médecin sur son état de santé habituel, sa position sociale, ses habitudes, ses maladies antérieures , le début précis de son mal actuel, son siège, son intensité, les troubles fonctionnels qu’il provoque, etc.

10 \]exvlorat%on des organes sera guidée par les renseiguements acquis par la vue et rmterrogation ; ils dirigeront les recherches du côte de la poitrine, du ventre, des organes génito-urinaires, etc., etc.

B Interprétation des désordres physiques et fonctionnels que l’on a constatés. — L’examen du malade ayant donné des renseignements précis sur Ifis troubles physiques et fonctionnels dont il est atteint, il s’agit de les interpréter et d’arriver à formuler un diagnostic.

Parmi ces signes on en a peut-etre constate un dont la valeur était pathognomonique ; dans ce cas le diagnostic est fait de prime abord (mobilité anormale pour une fracture, odeur fétide des crachats pour la gangrène pulmonaire, etc.) ; souvent c est un ensemble de traits particuliers dont la réunion constitue un signe suffisant ; dans d autres cas le diagnostic est plus difficile, soit en raison de l’absence de certains symptômes, soit en raison de la physionomie particulière imprimée à ces symptômes ' par les influences étiologiques ou individuelles, soit enfin parce que ces symptômes sont communs à des maladies diverses. Dans ces cas, ou bien on peut arriver par exclusion à formuler un diagnostic, ou bien il faut le réserver jusqu’à ce que la marche de la maladie ait apporté avec elle quelques éclaircissements. D'^ Léon Moynac.

DIAPALME (EMPLATRE). — L’emplâtre Diapalme, dont voici la formule :

Emplâtre simple . 80 grammes

Cire blanche . . 6 —

Sulfate -de zinc . . . 2,50

et qui se prépare en faisant fondre ensemble l’emplâtre ordinaire et la cire blanche, puis en y ajou- ■ tant le sulfate de zinc préalablement dissout dans un peu d’eau, est résolutif, astringent et dessiccatif. P. L.

DIAPASON. — On désigne sous ce nom un instrument de physique composé d’une tige d’acier recourbée vers son milieu en deux branches, dont les extrémités libres convergent l’une vers l’autre, une petite tige de fer qui termine une sorte de petit timbre en cuivre lui sert de pied.

Lê diapason sert à régler et à accorder ensemble les diyers instruments de musique et les vôlx humaines, en donnant toujours le la de la gamme lorsqu’on le met en vibration, en écartant brusquement ses deux branches au moyen d’un cylindre de fer passé de force entre elles. En i 859, à la suite d’un congrès de musiciens de tous les pays, on a décidé que dans le diapason normal, le la devait faire 435 vibrations doubles ou 870 vibrations simples à la seconde, à une température de 15 degrés centigrades. Par arrêté du 16 février 1859, ce diapason a été déclaré diapason officiel obligatoire pour le -Conservatoire de musique et les théâtres de chant subventionnés.

Le diapason sert aussi en médecine. Les médecins qui s’occupent des maladies des oreilles l’emploient pour éclairer le diagnostic de certaines d’entre elles, principalement de la surdité.

O' Padl Labahthe.

DIAPHORÈSE. — (V. Sueur, Transpiration )

DIAPHORËTIQUES. — Nom donné parfois substances employées en médecine comme tiques ce mot).

DIAPHRAGMATIQDE. — Nom donné par les an tomistes aux artères, aux veines et aux nerfs on" ' distribuent au diaphragme. ^

Les ARTÈRES DIAPHRAGMATIQUES sont au nombre d quatre : — deux supérieures ou sus-diaphragrnatt ques, qui prennent naissance à la partie supérieure de l’artère mammaire interne, au niveau du sternum se portent en bas et en arrière, s’insinuent entre là plèvre et le péricarde, s’accotent au nerf phrénique et descendent avec lui jusqu’au diaphragme, à là face supérieure duquel elles viennent se distribuer- — Les artères diaphragmatiques inférieures, au nombre de deux, qui naissent de l’aorte, immédiatement après son passage au travers du diaphragme, se ramifient à la face inférieure de ce muscle, et s’anastomosent avec les artères diaphragmatiques supérieures et les intercostales.

Les VEINES DIAPHRAGMATIQUES sont au nombre de quatre : les deux diaphragmatiques zn/énearei, qui s’ouvrent dans la veine cave inférieure; — la diaphragmatique supérieure droite, qui s’ôuvre dans la veine cave supérieure; — la diaphragmatique supérieure gauche, qui s’ouvre dans la sous-clavière gauche.

Le NERF DIAPHRAGMATIQUE OU phrénique, situé entre les poumons et le cœur, naît par plusieurs filets des quatrième et cinquième paires cervicales; souvent aussi de la troisième paire. 11 contourne les faces externe et antérieure du muscle scalène, et descend dans le thorax, en dedans de la première côte; il s’insinue entre la plèvre et le péricarde, et arrive jusqu’au diaphragme, où il se ramifie en plusieurs rameaux qui vont à la face supérieure et à la face inférieure de ce muscle. D" j.-a. Fort.

DIAPHRAGME. — Le diaphragme est certainement, après le cœur, un des muscles les plus importants du corps humain, qu’il divise en deux parties inégales, l’une supérieure ou sus-diaphragmatique, l’autre inférieure ou sous-diaphragmatique. C’est donc comme une vaste et large cloison, en forma de voûte qui sépare le thorax de l’abdomen.

Le diaphragme s’insère sur toute la circonféréïicé de la base du thorax : 1“ en avant et sur les côtes, à l’appendice xiphoïdedu sternum, à la face interne et au bord supérieur des sept ou huit dernières côtes, par des digitations qui s’entre-croisent avec celles du muscle transverse de l’abdomen ; 2“ en arrière, sur le corps des vertèbres lombaires, l’apophyse transverse de la première lombaire et le ligament cintré du diaphragme. L’insertion au corps des vertèbres se fait par deux faisceaux appelés pili^^’ Le pilier droit, plus long, s’insère sur les trois ou quatre premières vertèbres lombaires. Le pib®’’ gauche, plus court, ne s’insère que sur les deux ou trois premières. Les piliers s’envoient réciproquement un faisceau qui s’entre-croise sur la bgp® médiane avec celui du côté opposé. Les deux faisceaux réunis séparent les deux orifices œsophagien

et aortique. Indépendamment des faisceaux que chaque pilier envoie sur la ligne médiane, il en existe un second qui se porte en dehors pour s’insérer au sommet de l’apophyse transverse de la première vertèbre lombaire, en formant l’arcade

du muscle psoas. Le-ligament cintré du diaphragme, encore appelé arcade du muscle carré des lombes, est une bandelette fibreuse étendue du sommet de 1 apophyse transverse, où se termine l’arcade du psoas, au sommet de la douzième côte, l.e contre phrénique, formé par la réunion des 1

tendons de tous les petits muscles digastriques très résistants, est composé de trois foboles ; entre la foliole droite et la foliole moyenne, on voit l’orifice de la veine cave inférieure.

La face supérieure du diaphragme est tapissée, au müieu, par le péricarde, qui la sépare du cœur, et sur les côtés, par la plèvre, qui la sépare du poumon.

La face inférieure est tapissée par le péritoine, excepté au niveau du bord postérieur du foie, qui est en contact direct avec le diaphragme. Dans sa moitié droite, elle est en rapport avec le foie, qui refoule le diaphragme dans la partie droite de la cavité thoracique. A gauche, elle est en rapport avec la grosse tubérosité de l’estomac et avec la rate.

Les piliers du diaphragme recouvrent la colonne vertébrale et sont en rapport en avant, avec le pancréas et la troisième portion du duodénum, sans intermédiaire de péritoine, et avec le mésocôlon transverse.

L’arcade du psoas recouvre l’extrémité supérieure du muscle de même nom.

L’arcade du carré des lombes recouvre le muscle de même nom.

Le diaphragme est traversé par plusieurs organes : 1° la veine cave inférieure traverse l’orifice du centre phrénique ; 2° l’œsophage et les deux nerfs pneumogastriques traversent l’orifice œsophagien du diaphragme; 3" l’artère aorte, la grande veine azygos, le canal thoracique, traversent l’orifice aortique situé entre les deux piliers et la colonne vertébrale.

Le diaphragme est le muscle inspirateur par excellence. En se contractant, pendant l'inspiration, sa voussure s’affaisè, par suite, le diamètre vertical de la cavité thoracique se trouve agrandi, et les viscères abdominaux sont refoulés et font saillie. Pendant l’expiration, il reprend sa forme primitive et les viscères abdominaux reprennent leur place. Il est donc plane pendant l’inspiration et concave pendant l’expiration. , D' j.-a. fort.

DIAPHYSE. — Nom donné par les anatomistes au corps des os longs, tandis qu’ils appellent épiphyses leurs extrémités. P. L.

DIARRHÉE. — Trousseau définit ainsi la diarrhée : « Lorsque les évacuations alvines sont à la fois plus liquides , plus fréquentes et plus abondantes qu’elles ne doivent l’être normalement, que ces matières soient constituées par le résidu des aliments non digérés ou incomplètement digérés, par le produit des sécrétions intestinales, hépatique, pancréatique, qu’elles renferment ou non du sang ou des débris de membrane muqueuse, on dit qu’il y a diarrhée. »

Eaisant abstraction des symptômes propres à la

Fig. 381.

1. Diaphragme VU par sa face iaférieure. — 2. Œsophage. — 3. Ouverture aortique du diaphragme. — i. Trou par lequel passe la veine cave inférieure. — 5 Muscle carré des lombes. — 6. Muscle transverse de l’abdomen.

— 7. Portion iliaque du muscle psosas iliaque; on voit qu’elle tapisse toute la face interne de la fosse iliaque : la longue portion descend, sur les côtés de la colonne lombaire. — 8. Muscle pectiné. — 9. Muscle couturier.

— 10. Muscle tenseur du fasc.iâ lata. — 11. Muscle triceps fémoral. — 12. Aorte. — 13. Artère iliaque primitive droite. — U- Artère iliaque interne ou hypogastrique. — IS. Artère iliaque externe. — 16. Tronc cœliaque. — 17. Artère mésentérique supérieure. — 18. Artère rénale. — 19. Artère spermatique. — 20. Artère mésentérique inférieure. — 21. Artère circonflexe iliaque. — 22. Artère épigastrique. - 23. Artère et veine sacrée moyenne. — 24 Veine cave inférieure. — 23. Veine rénale. — 26. Veine iliaque primitive du côté gauche. — 27. Veine spermatique. — 28. Reins. — 29. Capsule surrénale.- — 30. Uretère. — 31. Rectum. — 32. Vessie. — 33. Canal déférent. — 34. Veine saphène interne. — 33. Ligament suspenseur de la verge. — 36. Arcade crurale. — 37. Nerf crural placé entre les deux portions du muscle psosas iliaque. — 38. Nerf fémoro-cutané.

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maladie qui occasionne la diarrhée, pour ne nous occuper que de celle-ci, nous voyons que ses caractères comprennent :

1“ Les phénomènes précurseurs. — Parfois il n’en .existe aucun, et l’évacuation des matières est le premier phénomène appréciable; souvent cependant la diarrhée est précédée pendant un temps plus ou moins long de malaise, de borborygmes, de coliques, etc.; puis surviennent les évacuations. '

2“ Les évacuations. — Les pfemières sont composées de matières à peu près naturel les, déjà formées et en réserve dans l’intestin; mais bientôt les selles deviennent liquides et présentent dans leur fréquence, la manière dont elles sont rendues, leur aspect et leur composition, des carac-, tères très divers. Leur fréquence est très variable; ainsi le nombre des garde-robes peut varier de trois à quatre en vingLquatre heures jusqu’à quarante ou cinquante. 11 est même des malades qui sont obligés de rester presque constamment sur le bassin.

Parfois les évacuations s’effectuent avec une certaine facilité et produisent un instant de soulagement; dans d’autres cas, le malade éprouve audessus de l’anus un sentiment dé pesanteur, de pression, un besoin impérieux d’aller à la garderobe, et, s’il y obéit, souvent ces efforts sont inutiles ou bien ils ne réussissent qu’à expulser une fort petite quantité de matières dont l’étacuation ne le soulage nullement, car le besoin reparaît presque aussitôt; c’est là ce que l’on désigne sous le nom d’épreintes ou de ténesme que l’on observe ordinairement dans la dyssenterie, les héniorrhoïdes, l’inflammation du rectum.

3® Les matières rendues. — Bien que l’examen des matières n’ait point la valeur que lui attribuaient les anciens , guidés par leurs idées humorales et privés aussi des connaissances anatomiques de notre époque, il présente encore une telle importance que, le professeur G. Sée les a prises pour servir de base à sa classification des diarrhées.

Ces matières renferment de la sérosité claire ou décolorée, des flocons de mucus, des matières grasses, des matières bilieuses, des aliments mal digérés [lientérie], du sang, liquide ou en caillots , noirâtre ou rouge suivant son séjour plus ou moins prolongé dans l’intestin.

Les matières présentent des aspects divers; elles ressemblent à l’eau de riz, à de la lavure de chair, à de la gelée. Leur odeur est naturellement forte et désagréable; dans certains cas elle devient horriblement fétide, rappelant celle des matières .organiques en putréfaction ; dans d’autres cas elles sont inodores ou fades. Leur couleur présente de grandes différences ; chez les enfants à la mamelle , elles deviennent souvent verdâtres pendant le travail de la première dentition; la couleur, jaunâtre, verdâtre, est due à la bile; lorsque la bile ne peut arriver dans l’intestin, les matières présentent une décoloration remarquable : elles sont grisâtres, semblables à de l’argile ; elles sont blanches ou incolores dans le choléra; enfin, elles sont noirâtres ou rougeâtres lorsqu’elles renferment du sang. Certains médicaments donnent aux matières fécales une couleur spéciale : le bismuth, le charbon, les préparations

de fer les colorent en noir, la rhubarbe et le en jaune, et le calomel en vert.

L’abondance des matières rendues est égale très variable : elle est parfois considérable au d’atteindre quarante livres en vingt-quatre Cette abondance paraît être plus en rapport l’étendue de la lésion intestinale qu’avec sa ou sa gravité.

Quant aux phénomènes consécutifs, il varie beaucoup suivant l’abondance de la diarrhée durée, sa cause. On sait que les déperditions con^ sidérables de liquide par les voies digestives eu' traînent la rareté des urines, une faiblesse extrême' des crampes, l’extinction de voix, la lenteur de la circulation, etc.

La diarrhée est le résultat d’une exagération des sécrétions intestinales, exagération qui se rattache elle-même soit à une inflammation de la muqueuse soit à un désordre dans le système vaso-moteur qui préside à la circulation de cette muqueuse.

Or, l’inflammation de la muqueuse se rattache à des causes excessivement diverses : tantôt ce sera une mauvaise alimentation, tantôt l’introduction d’un poison, tantôt l’élimination par la muqueuse intestinale des principes sceptiques accumulés dans le sang, tantôt ces inflammations régneront d’une manière épidémique, etc.

Les troubles vaso-moteurs reconnaissent également des influences très variées, tantôt une émotion morale (diarrhée des combattants), un refroidissement, de vastes brûlures des téguments, etc.

Cependant les circonstances dans lesquelles se présente la diarrhée sont si variées, qu’il est difficile de trouver des traits, communs permettant de les grouper et d’établir une classification.

Classification des diarrhées. — Chaque auteur a proposé sa classification.

Les uns divisent les diarrhées en quatre groupes : diarrhées idiopathiques, symptomatiques, critiques, sympathiques.

D’autres, comme G. Sée, se basent sur la nature des produits diarrhéiques et admettent des. diarrhées muqueuse, séreuse, albumineuse, alimentaire, bilieuse.

Trousseau, dans son étude si remarquable sur les diarrhées, en admet sept espèces et prend pour base de sa classification sa seule expérience clinique ;

1» La diarrhée catarrhale ou phlegmasique ; 2° la diarrhée sudorale; 3“ une sécrétion anormale de l’intestin sous l’influence de certains troubles de l’innervation ; 4° une diarrhée consécutive à un flux intestinal excessif ; 5“ une diarrhée par excès de tonicité intestinale ; 6“ celle qui résulte d’un vice de l’alimentation ; 7“ celle enfin qui ’se lie à l’existence des maladies organiques.

La classification de Trousseau est assurément la meilleure, peut-être multiplie-t-eUe un peu trop les subdivisions.

A notre tour, nous diviserons les diarrhées eu quatre groupes :

4» Diarrhées par inflammation catarrhale de V intestin ;

2° Diarrhées par altérations organiques de l’intestin ;

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3» Diarrhées par inflae7ice nerveuse ;

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