DIE
DIG
ment des tubercules, etc.; par contre, certaines maladies aiguës ont pu modifier des diathèses, exemples : éruptions dartreuses guéries par une fièvre, une phlegmasie, faiblesse habituelle disparaissant après une fièvre typhoïde.
Il est tout aussi intéressant de rechercher l’influence exercée par les diathèses sur la marche et la terminaison des maladies aiguës. Or une diathèse paraît être indifférente à la marche d’une maladie générale et exerce une fâcheuse influence sur les maladies caractérisées par des déterminations locales : ainsi, que le choléra ou la fièvre typhoïde vienne à se développer sur un rhumatisant, un scrofuleux , la maladie intercurrente suivra son cours ; mais qu’une bronchite éclate chez un individu atteint de la diathèse tuberculeuse, elle va bien vite la réveiller.
Verneuil s’est surtout occupé de rechercher le degré d’influence que pouvait exercer une diathèse préexistante sur les effets du traumatisme, et il est arrivé aux conclusions suivantes ; chez les alcooliques, les traumatismes prédisposent au delirium tremens, l’érysipèle traumatique serait plus fréquent chez les herpétiques et les rhumatisants, les amputations et résections sont très dangereuses chez les tuberculeux, chez les diabétiques ; et cependant les amputations pour lésipns traumatiques accidentelles sont infiniment plus graves que celles provoquées par des lésions anciennes. D"’ Léon Moynac.
DICROTE. — On donne ce nom au pouls qui semble battre deux fois sous le doigt (V. Pouls), p. l.
DICTAMNE. — On désigne sous ce nom deux plantes: —1" le Dictamne blanc, appelé aussi fraxinelle, plante herbacée de la famille des rutacées qui croît en Asie et dans l’Europe méridionale et qu’on cultive en France dans nos jardins à cause de la beauté de ses grandes fleurs blanches ou roses et veinées de rose foncé, disposées en grappes terminales de cymes unipares, extrêmement odorantes. La médecine utilise quelquefois la racine du dictamne blanc comme vermifuge et sudorifique ; — 2° le Dictamne de Crète ou origan, petite plante de la famille des labiées, très commune en Crète, et cultivée dans nos jardins, dont les sommités fleuries qui possèdent une odeur très forte et très agréable, étaient employées jadis comme emménagogue et comme vulnéraire, et entrent dans la confection du Biascordium et de la Thériaque. P. l.
DIDYMITE. — (V. Orchite.)
DIEPPE (BAINS DE MER DEj. — Dieppe est une ville de 20,000 habitants, sous-préfecture du département de la Seine-Inférieure, située sur la Manche, entre deux rangées de collines ocreuses, qui forment à droite et à gauche de hautes falaises blanches, On y trouve une plage très vaste, mais à fond de galet, un bel établissement de bains de mer chauds, de bains d’eau douce, une installation hydrothérapique très complète et un casino très élégant. P. L.
DIÉRÈSE. — On donne ce nom en chirurgie à
l’ensemble des divers procédés opératoires eninl pour diviser les tissus.
DIÈTE. — Ce mot pris quelquefois comme svn nyme d! abstinence, est surtout employé en mêrf cine pour désigner le régime , aussi bien ch^' l’homme sain que chez l’homme malade (V. Régi'^^
DIÉTÉTIQUE. — On donne ce nom à l’ensemble des règles à suivre dans l’hygiène alimentaire. La diététique n’est donc que là diète mise en pratique P. L.^
DIFFLUENT. - Qualificatif a employer pour désigner les tissus qui dans certains états pathologiques, deviennent assez mous pour donner à la palpation la sensation d’un liquide. P. L,
DIFFORMITÉ. — On donne ce nom à un vice' de conformation extérieure congénital ou accidentel des diverses parties du corps, qu’on guérit ou qu’on atténue par des opérations chirurgicales ou à l’aide d’appareils orthopédiques. p. l.
DIFFUS. — Qualificatif donné en chirurgie à une tumeur, à un phlegmon qui, au lieu d’être circonscrits, tendent au contraire à fuser et à s’étaler vers les parties voisines. p. l.
DIGASTRIQUE. — On donne ce nom, en anatomie, aux muscles qui sont formés de deux portions charnues, de deux faisceaux de fibres musculaires réunis par une portion tendineuse intermédiaire.
On donne plus particulièrement le nom de digastrique (à un muscle de la région sus-hyoïdiennè, situé obliquement à la partie supérieure et latérale du cou, qui s’insère en avant, dans la fosse digastrique du maxillaire inférieur, et en arrière dans la rainure digastrique de l’apophyse mastoïde de l’os temporal. Il abaisse la mâchoire inférieure, ou élève l’os hyoïde, il est aussi extenseur de la tête sur la colonne vertébrale. p, L.
DIGESTIBLE. — On appelle ainsi les aliments qui sont de facile digestion. p. l.
DIGESTIF. — Qualificatif employé pour désigner ce qui a rapport à la digestion.
On nomme appareil digestif, l’ensemble des organes qui concourent à l’acte de la digestion (V. ce mot).
On donne le nom de médicaments digestifs aux divers agents qui sont aptes à favoriser la digestion, tels que le vin, V alcool et les liqueurs, à petites doses, les amers, le thé, le café, Vacide chlorhydrique, la pepsine, la pancréatine, la diastase, le bicarbonate de soude, etc. (V. ces mots).
DIGESTION. — La digestion a pour but de transformer les substances alimentaires en deux parties : l’une nutritive, le chyle, qui renouvelle le sang et par suite reconstitue nos organes ; l’autre, impropre