‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 149 sur 206 · DOS · texte numérisé non relu

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vertèbre cervicale et la première lombaire et qui forme le f^os proprement dit. C’est sur ces douze vertèbres dorsales que s’articulent les côtes.

On donne le nom de grand dorsal à un muscle i du dos, très large et aplati, qui recouvre les parties postérieure et latérale du tronc et s’étend de la région des lombes à la partie supérieure du bras. Ce muscle s’insère, en dedans, aux apophyses épineuses des six dernières vertèbres dorsales, aux apophyses épineuses de toutes les vertèbres lombaires et à la .crête sacrée ; en bas, au tiers postérieur de la crête de l’os iliaque ; sur les côtes, à la face externe des trois ou quatre dernières côtes ; enfin, en haut, au bord antérieur de la coulisse bicipitale de l’os humérus. Le long dorsal abaisse l’épaule, porte le bras en dedans et le tourne en arrière vers le dos. 11 élève aussi le tronc et agit puissamment dans l’action de grimper ; enfin, il élève les dernières côtes et .concourt ainsi à l’inspiration.

On donne le nom de long dorsal à un autre muscle du dos, situé en dedans du précédent, dans la gouttière qui existe de chaque côté de la colonne vertébrale. Plus volumineux que le grand dorsal, épais, charnu en bas, mince et en pointe en haut, le long dorsal s’insère ; en bas à la face postérieure;' en haut, aux apophyses traiisverses et épineuses des vertèbres lombaires et dorsales et au bord inférieur des sept ou huit dernières côtes. Le muscle maintient le corps dans sa rectitude ; il redresse la colonne vertébrale lorsque le tronc est penché en avant, et il l’a maintient lorsqu’un fardeau est supporté sur les épaules ou le dos.

On donne le nom de nerfs dorsaux à ceux qui naissent directement de la moelle épinière dans la . région dorsale.

On donne encore le nom de face dorsale ou région dorsale de la main, du pied, de la langue, de la verge, à la face convexe de ces diverses parties du corps. D' Paul Labarthe.

^ DOS. — On désigne sous ce nom la partie postérieure convexe du tronc, correspondant à la poitrine, et qui s’étend de la septième vertèbre cervicale à la première lombaire. La figure 396 fait voir quels sont les muscles de cette région importante.

DOSE. — On donne ce nom en pharmacie à la quantité, en poids ou en volume , d’un poids qui entre dans la composition d’une préparation pharmaceutique, ou encore à la quantité d’un médicament ou d’une préparation qui doit être administrée à un malade dans un temps donné. On comprend que les doses varient suivant que le malade est un homme , une femme , un adolescent ou un enfant, et aussi suivant l’effet qu’on voudra obtemr. La connaissance exacte des doses constitue ce ^ en appelle Y Art dp formuler, art que tout médeein devrait connaître à fond, vu son immense importance en médecine. p. l.

^ DOSIMÉTRIE. — La dosimétrie, dont Burgraeve vel^^J^ bruyamment de faire une méthode nou- 0 de thérapeutique, n’est tout simplement, en

DOS (Voir ci-contre).

Muscle du dos et de la nuque.

1. Muscle petit oblique étendu dé Papophyse transverse de l’atlas à l’occipital. — 2. Muscle grand droit postérieur étendu de l’apophyse épineuse de l’axis à l’occipital; en dedans de lui se voit le muscle petit droit postérieur. — 3. Muscle grand oblique étendu de l’apophyse épineuse de l’axis à l’apophyse transverse de l’atlas — 4, 5, 8 Muscle petit complexus. — 6. Muscle grand complexus. — 9. Transverse du cou. — 8. Muscle petit complexus déjeté en dehors. — 9, 10. Transversaire épineux. — 11, 12. Long dorsal dans sa position naturelle. — 11'. Long dorsal renversé de dedans en dehors. — 13. Sacrolombaire rejeté en dehors. — 12'. Sacro-lombaire rejeté en dehors afin de montrer ses faisceaux de renforcement. — 12, 14. Long dorsal. — 15. Sacro-lomhaire dans sa position normale. — 16. Masse commune aux muscles long dorsal, sacro-lombaire et transversaire épineux. — 17. Aponévrose d’origine des muscles spinaux. — 18. Transverse de l’abdomen. — 19. Petit oblique de l'abdomen. — 20. Muscle grand fessier.

réalité, qu’un procédé d’administration de médicaments sous forme de granules, procédé connu bien avant qu’on eut créé le mot dosimétrie. p. l.

DOTHINENTERIE. — (V. Fièvre typhoïde.) DOUCE-AMÈRE. — La douce-amère, appelée en-

core morelle douce-amère, morelle grimpante, vigne de Judée, est un petit arbrisseau grimpant de la famille des solanées, que l’on rencontre communément le long des haies et dans les lieux incultes. Sa tige sarmenteuse, lisse, longue de 1“,S0 à 2 métrés, de la grosseur d’un porte-plume ordinaire, ne se soutient qu’en s’appuyant sur les arbustes voisins. Ses fleurs de couleur violacée et disposées en cymes, se montrent pendant une grande partie de l’été et produisent un très joli effet; ses fruits verts d’abord, puis d’une couleur rouge corail quand ils

Fig. 397. — Douce-amère.

sont arrivés à maturité, sont ovales et de la grosseur d’un pois.

La seule partie de la plante usitée en médecine est la tige. A l’état frais elle répand, comme toutes les autres parties de la plante, du reste, une odeur nauséeuse très désagréable , qui se perd lorsqu’elle est sèche. Elle a une saveur amère d’abord puis douceâtre, d’où le nom de douce amère qu’on a donné à la plante. La saveur amère serait due, d’après Desfosses, à un principe amer la solanine, et sa saveur douce à un principe sucré , le picroglycion, découvert par Pfaff.

La tige de douce-amère passe pour jouir de propriétés sudorifiques et diurétiques; d’après certains, elle aurait même une action purgative. EUe s’administre principalement sous forme de tisane. On en fait aussi un extrait.

Très employée jadis contre les rhumatismes chroniques, les maladies de la peau, le lymphatisme, la scrofule, la syphilis même (?) et la phthisie pulmonaire (?). La douce-amère est de jour en jour moins employée par les médecins. Je dois dire toutefois que bon nombre de personnes prennent journellement de la tisane de douce-amère comme dépuratif. Nous leur rappellerons qu’à haute dose la douce-amère devient toxique et peut occasionner les symptômes d’empoisonnement, tels que de la céphalalgie, une sensation de brûlure à la gorge, des nausées, de l’embarras de la parole, de l’ivresse et des vertiges. D' paül Labarthe.

DOUCHE. — En hydrothérapie, on donne le nom de douche à une colonne d’eau de forme et de dimensions variables que l’on dirige avec une force

plus ou moins grande sur une partie qupi du corps, dans un but thérapeutique. La peut être placée à la tête des moyens hvdr x piques les plus puissants. C’est le moy4 d’ • le plus stimulant, celui qui a le plus d’influe*^ les fonctions de l’économie. Gela tient à la percussion avec laquelle l’eau frappe lesT^'^ Aussi faut-il, pour que l’application des donrif’ donne les résultats voulus, que les appareils s • alimentés par une eau dont la température etT i force de projection puissent varier à volonté. ^

Les douches sont générales ou locales. ED comportent un grand nombre de procédés que no? allons passer successivement en revue. ^

Douches générales. — Les douchés générales sont: la douche en pluie, la douche à colonne la douche à lames concentriques, la douche ew name la douche en cercles ou en poussière, la douche en jet mobile ou à la lance.

Dans la douche, c’est toujours la réaction que l’on doit chercher. Aussi faut-il, pour que l’opération soit bien faite, tenir compte de plusieurs conditions qui doivent servir au malade avant, pendant et après la douche.

Avant la douche. — Un exercice modéré préparera le malade à l’action favorable qu’on veut obtenir. Il devra néanmoins éviter les fatigues excessives de tout genre qui pourraient devenir préjudiciables, en enlevant à l’organisme la force de réagir contre le froid. Nous n’approuvons pas les exercices violents comme' la gymnastique et l’escrime pratiqués d’une façon immodérée comme on le fait trop souvent. La douche prise dans ces conditions peut être dangereuse.

Pendant la douche. — La température de la salle doit être de quinze à dix-huit degrés, afin que, lorsque l’on sort nu dé sa cabine on ne ressente pas, avant d’arriver sous la douche, l’impression du froid. Il est imprudent de prolonger la douche au delà de douzè ou quinze secondes au début d’un traitement. Plus tard on pourra suivant les besoins et l’habitude en augmenter la durée. Pendant la douche, le corps doit être immobile.

Après la douche. — La malade doit se mettre en mouvement. Il faut marcher, faire de la gymnastique ou de l’escrime. Mais de tous ces exercices, je dois dire que c’est la marche que je préfère. Lorsque l’exercice Volontaire est impossible, il fau*^ y suppléer par des frictions générales prolongées, le massage, ou enfin le repos dans un. lit chaud.

Lorsque l’eau froide est mal supportée, il fo'i* faire usage d’eau moins froide ou tempérée, ce que l’on obtient au moyen d’appareils mélangeurs.

Lorsque ce défaut de tolérance tient à une pro' jection trop forte, il est nécessaire de diminuer celle-ci en se servant de réservoirs moins éleves pour alimenter l’appareil dont on se sert.

Pour donner une douche dans de bonnes conditions il faut donc, pour l’opérateur, avoir à sa portée le moyen de diminuer la pression et moyen de modifier à volonté la température de l’eau.

Douche en pluie. — On se sert, pour la douche en pluie verticale, d’une pomme d’arrosoir plac^ à trois mètres environ au-dessus du sol sur leffa»

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ygpose le malade, et par laquelle s’échappe l’eau. X cette pomme est adapté un robinet qui fait fonctionner un système de bras de levier muni d’une corde à portée de l’opérateur. La pomme doit avoir

Sceau pour douches en pluie, contenant 30 litres, avec pression ■du poids de l’eau, s’adaptant au plafond (système Walterhécuyer).

une surface entièrement pleine percée de trous d’un millimètre de diamètre.

Lorsqu’on ouvre le robinet, l’eau tombe aussitôt comme une forte, pluie et enyeloppe complètement le patient dont la tête est recouverte d’un bonnet entoile cirée ou en, caoutchouc, ou bien d’une serviette, pliée afin de préserver la tête du choc direct de l’eau . La perturbation, produite par lès , douchés en pluie est considérable aussi, fàut-iL tâter la susceptibilité du malade , ayant d’avoir recours à ce moyen thérapeutique. La douche en pluie produit wne. stimulation générale très manifeste. Elle est très excitante, il ne faut donc l’employer qu’à bon esciént. Si malgré les précautions prises, le patient ne supporte pas facüenient la douche en pluie, on l’acclimatera à Taide de procédés moins énergiques. On agira surtout avec la plus grande prudence à l’égard des personnes prédisposées à l’hyperhémie cérébrale.

Bouche eh colonne: — On l'obtient en substituant à la pomme d’arrosoir un tube de laiton de deux centimètres environ de diamètre. Cette douche ne s’emploie que dans les cas où l’on a besoin d’une forte percussion. Elle a sur l’économie une action ^es plus énergiques qui se fait sentir jusque dans les organes les plus profonds. La tête et la poitrine doivent être soustraites à l’action directe de cette douche dont l’application ne doit pas durer plus de Quelques secondes au début et ne jamais dépasser deux minutes lorsque le malade est acclimaté.

Bouche en lames concentriques. — Cette douche s obtient au moyen d’une pomme d’arrosoir dont os trous sont remplacés par deux fentes circulaires Concentriques de un millimètre et demi d’ouverture.

Son action est moins énergique que celle de la douche en pluie. On l’emploi quand celle-ci provoque chez le patient une trop grande excitation.

Boucfw en nappe. — La douche en nappe est une sorte d’affusion à chute élevée. On l’obtient en adaptant au tuyau d’alimentation un ajutage

Appareil pour douches à pression d’air ayant 2 mètres 55 de hauteur sur 92 millimètres de diamètre, contenant 40 litres d’eau sous pression de trois atmosphères, composé de la douche en-pluie et d’une douche en jet mobile avec 2 formes d’arrosoirs, d’une lance à 2 jets spatule et d’une pompe à manomètre (système Walter-Lécuyer).

terminé par une sorte de gouttière sur laquelle le liquide s’écoule quand on ouvre le robinet.

Douche en cloche. — La douche en cloche diffère de la douche en lames concentriques en ce que la pomme d’arrosoir ne présente qu’une fente circulaire au niveau de la plus grande circonférence.

Ces deux dernières douches sont très peu usitées.

Il nous reste à parler maintenant des douches générales qui percutent je malade perpendiculairement à la surface du corps.

Bouche en cercles. — La douche en cercles se compose d’une série de cerceaux creux en cuivre, superposés horizontalement parallèlement les uns aux autres et distincts les uns des autres de 15 centimètres environ. Les cerceaux diminuent sensiblement de diamètre à mesure qu’ils s’approchent du sol. Ils sont incomplets et laissent antérieurement une ouverture de 50 centimètres. Ils sont en outre percés sur leur face concentrique de deux

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rangées de petits trous ayant un demi-millimètre de diamètre. Un robinet spécial rend chacun des cerceaux indépendant de façon à pouvoir linaitera volonté l’action de la douche à certaines parties du corps. En outre, une pomme d’arrosoir, servant a donner une légère pluie, se trouve au-dessus de l’appareil. Pour administrer la douche, on ouvre, suivant la taille du sujet et suivant les indications, les robinets des cerceaux que l’on veut employer. Le malade est placé au milieu de l’appareil, la face en avant ; puis on ouvre le robinet principal, en

Fig. 400.

Appareil pour douches à pression d’air, de 2“40 de hauteur sur l^SO de longueur et 82 centimètres de largeur, contenant 150 litres d’eau Sous une pression de trois atmosphères, et composé de la douche en pluie, de trois douches en cercles à trois rangées de trous chaque cercle, d’une douche locale mobile avec 2 pommes d’arrosoir et lance à 2 jets à spatule, de la pompe à double effet et d’un manomètre (système Walter- Lécuyer).

recommandant au patient de tourner doucement sur lui-même, afin de mouiller également toute l’étendue de la surface cutanée.

La douche en cercles, qui doit toujours être de courte durée, détermine une puissante révulsion et doit être immédiatement suivie de frictions et d’exercices qui favorisent la réaction. Certains malades ne peuvent la supporter que pendant quelques secondes. Il faut donc procéder avec précaution et tâter leur tolérance à l’égard de ce puissant modificateur.

La douche en cercles, en raison de son action stimulante énergique, est employée avec succès contre le lympatisme et la plupart des affections présentant le caractère de l’asthénie.

Douche filiforme. — Elle est produite par une série de tubes disposés en arcs de cercles horizon¬

taux le long d’une colonne d’alimentation verf Ces arcs de cercles sont percés sur leur parti cave, c’est-à-dire en avant, d’orifices capilK°^' Chaque segment est rendu indépendant au d’un robinet, de façon à pouvoir limiter l’actiT^^’^ l’appareil à la partie du corps sur laquelle on ^ opérer.

Le malade est placé, immobile devant l’appar -i On ouvre les robinets correspondant aux arcs on veut utiliser l’action et au moyen d’une mach'^* ^ à forte pression il faut de 12 à 15 atmosphères on fait arriver l’eau dans la colonne d’alimentation Le liquide sort pour ainsi dire pulvérisé parles ' trous capillaires et animé d’une force d’impulsion 1 très grande. Il produit à la surface de la peau une révulsion et une rubéfaction des plus violentes i et qu’il faut surveiller.

Cette douche est assez difficile à manier, on ne ^ l’emploie que lorsqu’il s’agit de produire rapidement à la peau une excitation et une révulsion intense, comme dans certaines névralgies inter- ' costales rebelles.

Douche mobile. — La douche mobile mérite cer- ' tainement la première place parmi les procédés hydrothérapiques employés journellement. Elle se manie avec facilité et elle ' répond aux principales indications thérapeutiques.

On l’installe de la façon suivante :

A un robinet placé sur le tuyau d’alimentation, on adapte un tube mobile en caoutchouc qui se termine par un ajutage en laiton. Cet ajutage est mobile et l’on peut, à l’aide de différents embouts, donner à la douche mobile les formes de colonne, d’arrosoir, d’éventail, etc. La forme généralement usitée est la douche mobile en fil horizontal, donnée avec un embout dont l’ouverture mesure un diamètre de 15 à 18 millimètres.

On obtient la douche mobile à température variable en l’alimentant au moyen de deux réservoirs, l’un d’eau chaude, l’autre d’eau froide, dont les tuyaux de conduite aboutissent à un robinet à trois voies. Pour varier la percussion , un robinet est placé à l’extrémité du tube en caoutchouc , au niveau de l’ajutage, et modifie la projection du liquide suivant son degré d’ouverture.

Pour appliquer la douche mobile , le patient est placé à 2 mètres environ de l’opérateur, le dos tourné vers lui; celui-ci arrose très rapidement la partie postérieure du thorax, en ayant soin de briser le jet avec le doigt ou avec une plaque adaptée à cet effet, de manière à éviter de percuter trop vivement la colonne vertébrale; puis il continue l’opération en dirigeant la colonne d’eau sur les membres. Quand toute la surface postérieure a été mouillée convenablement, le malade se retourne et l’on arrose la partie antérieure en atténuant toujours la percussion sur la partie thoracique et abdominale; le jet est ensuite promené sur tous les membres, et l’on termine l’application en percutant très vivement les pieds , parce que c’est là que 1^ réaction se produit le plus difficilement.

Il va sans dire que, pour l’application de ladoucne mobile, la température et la force de percussion doivent être proportionnées aux indications thérapeutiques et à la susceptibilité du malade. De pl>t®'

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a faut se rappeler que, pour favoriser le développement des phénomènes de réaction , la douche doit être forte, courte et froide.

Douches locales. Les douches locales sont celles qui s’appliquent à une région déterminée du corps. Dirigées sur la peau, c’est par action réflexe qu’elles agissent sur les organes, on les applique ordinairerement avec des appareils mobiles parce qu’ils sont plus faciles à manier.

Les douches locales usuelles sont : la douche hépaticfue , la douche splenique, les douches épigastrique et hypogastrique, les douches vaginale et utérine, la douche périnéale, la douche hémorrhoïdale, la douche ascendante, la douche oculaire et la douche auriculaire.

Douche hépatique. — On l’applique de la manière suivante : le patient fait face a l’opérateur, il a le corps légèrement incliné à gauche et le bras droit relevé sur la tête.

L’opérateur dirige la douche sur la région hépatique sans dépasser en haut le mamelon droit et en descendant jusqu’à l’extrémité inférieure de l’organe dans l’hypochondre droit ou . même dans la fosse iliaque, dans les cas d’hypertrophie du foie. 11 im. porte de surveiller avec soin la durée de cette douche et la force de percussion employée. La douche hépatique froide, excitante et résolutive, convient dans la plupart des engorgements chroniques du foie, excepté chez les sujets débilités. On remplace quelquefois l’eau froide par de l’eau chaude ou de la vapeur.

Douche splénique. — Le malade étant incliné à droite et relevant le bras gauche sur sa tête, l’opéteur dirige le jet sur toute l’étendue du flanc occupée par l’organe qui, dans les cas d’hypertrophie, n’a de limites fixes ni en haut ni bas. Elle est soumise aux mêmes règles que les précédentes.

Douches épigastrique et hypogastrique. — S’il faut diriger le jet sur l’épigastre, le malade se présente debout en face de l’opérateur. Si les applications doivent être localisées à l’hypogastre, il vaut mieux que le malade soit assis, sans cette précaution, le jet ne frapperait plus perpendiculairement les parties intéressées, et, rencontrant une. surface oblique, la colonne liquide s’éparpillerait et étendrait son action aux organes voisins, ce qu’il faut souvent éviter. La percussion de ces douches, en tous cas, doit être très légère.

Douches vaginale et utérine. — Ces douches sont destinées à agir sur la muqueuse vaginale ou sur l’utérus.

Deux procédés sont usités, ce sont les suivants :

1“ La femme étant couchée le siège sur le bord du lit, on met le col en lumière à l’aide d’un spéculum,. puis on dirige sur lui le jet au moyen d’une canule percée de plusieurs trous à son extrémité libre. Si l’eau est froide, comme on l’emploie dans les cas d’aménorrhée ou d’atonie de la matrice, 1 application ne doit pas dépasser deux minutes. Il faut, en outre, éviter qu’une trop grande percussion ne produise des douleurs de l’utérus ou des poussées conjestives dans cet organe. Si l’eau est chaude, l’on peut prolonger davantage l’application.

■2“ Dans le second procédé, la douche est fixe.

Pour l’administrer, on se sert d’une baignoire à bain de siège (v. ce mot). Assise sur un petit escabeau, les jambes écartées, la patiente introduit elle-même la canule dans le vagin. Cette canule est adaptée convenablement à un embout spécial commandé par un robinet. Pendant l’opération qui dure une minute environ, on fait le plus souvent prendre en même temps un bain de siège à eau courante pour activer la circulation du bassin. Ce mode d’application de la douche utérine est

Fig. 401.

Sceau à douches, à pression d’air, sous pression de 3 atmosphères, pour douches ascendantes et injections (système Walter-Lécuyer).

moins excitant que le premier,, il ne provoque pas les accidents que cause quelquefois la percussion directe sur le col utérin.

Il existe encore d’autres appareils ; mais ils dérivent tous de celui que nous venons de décrire. Ils ne constituent que des variantes sans importance.

Douche périnéale. — Comme pour la douche vaginale, l’appareil qui sert à donner cette douche se trouve adapté au bain de siège.

Pour prendre cette douche, le malade se place sur un escabeau, au fond de la baignoire ; il écarte les jambes, et relève les bourses de telle sorte que la région périnéale se trouve exposée de la façon à recevoir le jet. On fait durer l’opération pendant une minute environ, en observant une certaine gradation dans la percussion. Cette douche est utilisée, à cause de ses effets excitants et . résolutifs, dans certaines maladies des voies urinaires et de la prostate.

Douche hémorrhotdale. — La douche hémorrhoïdale se trouve installée au fond du bain de siège. Au moyen d’un tuyau spécial l’eau arrive au centre de l’appareil où il se termine par un tube vertical muni d’une pomme d’arrosoir percée de petits trous. L’eau jaillit donc verticalement de bas en haut.

Pour prendre cette douche, le malade est placé sur un siège en forme de cylindre ouvert par en haut de façon à laisser arriver le jet d’eau sur la région anale.

Si l’on veut un effet excitant, il faut faire un(i application courte et employer une force de projection. Pour obtenir au contraire un effet sédatif on atténuera la force du jet et l’on prolongera davantage la durée de l’opération.

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Douche ascendante. — C’est un lavement à forte pression. Pour l’installer, on fait arriver au centre d’une cuvette de lieux d’aisances un tube en métal communiquant avec un réservoir placé assez haut pour donner une pression suffisante. Une canule destinée à pénétrer dans le rectum est adaptée a l’extrémité libre de ce tube et, au moyen de robinets spéciaux on fait arriver dans l’intestin de 1 eau à des températures et des pressions variables selon les indications à remplir. Toutefois il faut agir par gradation et ne jamais commencer avec de 1 eau froide à toute pression, surtout quand le malade est très impressionnable.

Douches oculaires. — Employées avec succès dans l’ophtalmie purulente et dans certaines affections chroniques de l’œil et de ses annexes, les douches oculaires ont été mises en honneur par Chassaignac. L’appareil dont il se servait se compose d’un réservoir de vingt à trente litres, fixé à deux mètres de hauteur et muni de deux tubes en caoutchouc percés à leur extrémité de quinze à vingt orifices de quelques millimètres qui laissent échapper l’eau quand on ouvre les robinets. Le malade approche lui-même les tubes de ses yeux pendant qu’un aide tient les paupières écartées. Depuis on a inventé des appareils plus commodes. Ils consistent dans des tubes spéciaux ouverts, à leurs deux extrémités dont l’une plonge dans un vase rempli d’eau et dont l’autre est dirigée vers l’œil du malade. L’eau entre dans le tube et est poussée en même temps à l’extérieur au moyen d’un renflement spécial en caoutchouc, placé sur le trajet et que l’on serre et laisse dilater successivement.

Douches auriculaires. — Ces douches n’ont jamais produit grand résultat. Néanmoins, dirigées à titre de moyen de propreté dans le conduit auditif externe, elles peuvent rendre de grands services en détergeant les surfaces malades des produits de toute nature qui s’y accumulent, et dont la présence seule entretient parfois un état morbide.

Nous venons d’exposer les différentes formes de douches et de décrire la manière de les appliquer. Il nous reste à donner quelques explications sur les dénominations appliquées à la température des douches.

La douche froide est ordinairement à une température variant de 9" à 15“ centigrades. Elle est excitante et tonique.

Une douche tem'pérée ou tiède varie de 15“ à 33“. Elle produit des effets sédatifs. Elle calme l’irritabilité nerveuse.

Une douche chaude a une température au-dessus de 33“, elle peut atteindre jusqu’à 48“ et 50“. Mais on ne peut arriver à cette température que d’une façon progressive. Elle a une action analgésique utilisée contre l’élément de douleur.

On donne le nom de douche alternative à la douche alternativement chaude et froide. On commence par l’eau chaude, puis on donne l’eau froide, puis on revient à l’eau chaude et ainsi de suite im certain nombre de fois. C’est une douche très excitante.

La douche écos.iaise est une douche chaude dont la température est progressivement amenée à un degré assez élevé, et suivie immédiatement d’une

douche froide de courte durée. Cette douche une rubéfaction très énergique de la peau propriétés révulsives et analgésiques très u cées. Elle est fréquemment employée contre tique, le rhumatisme, névralgies, etc. EU usitée pour préparer les malades qui n’ont temps ou la possibilité en marche. ^

La douche de vapeur s’administre au moyen 8’ tube mobile en communication avec un génér t de vapeur. Comme la douche chaude, elle s’emnf'^ ■ contre les affections douloureuses (V. Vapeur) ^

D' Beni-Barde.

DOULEUR. — La sensibilité est une propriété commune à la plupart de nos tissus, et ceux-là mêmes qui en sont dépourvus à l’état normal l’acquièrent sous une influence pathologique.

La douleur, qui n’est qu’une exaltation morbide de la sensibilité, est donc un symptôme si ordinaire, si général, rattaché à des causes si diverses que sa fréquence en diminue la valeur séméiotique’ et qu’il est difficile de grouper dans une même description ses modalités nombreuses, ses significations variées, etc.

Trois conditions sont nécessaires à sa production ;

V V intégrité du centre percepteur, c’est-à-dire de la protubérance et du bulbe, que l’on considère aujourd’hui comme étant le siège principal de .la perception douloureuse. Les célèbres expériences de Longet ont appris qu’on pouvait enlever à un animal tous les organes encéphaliques, sauf la protubérance et le bulbe, sans abolir chez lui sensibilité ; car, chez un animal ainsi mutilé, l’irritation d’une partie du corps provoque ; des mouvements et des cris à peu près aussi vifs qu’avant l’ablation des hémisphères cérébraux. •

2° L’intégrité de l’élément conducteur, c’est-àdire des filets nerveux étendus de la partie irritée au centre percepteur ;

3“ La sensibilité de la région ou du tissu irrité : ainsi , une irritation quelconque portant sur les ongles, les poils, les cartilages non enflammés, sur des tissus gangrenés, etc., ne saurait provoquer la moindre douleur.

La douleur se présente avec des caractères très divers ; en général, elle se fait sentir dans le lieu même soumis à l’impression, et non dans le cerveau, centre percepteur.

Cependant certaines douleurs sont ressenties loin du lieu où elles naissent : ainsi, un amputé souffre du pied qu’il n’a plus ; un calculeux rapporte la douleur vésicale à l’extrémité du gland, etc. ; l’excitation d’un nerf est douloureusement ressentie vers ses filets périphériques; une lésion rénale retentit le long du cordon et jusqu’au testicule, etc.

La douleur éveille des sensations toujours pe; nibles; mais dont les différents caractères ont été exprimés par diverses épithètes: — tola douleur pulsative, àmx?, laquelle le malade ressent des battements isochrones a ceux du pouls, se rattache a la formation du pus ; 2“ la douleur tensive (sentiment de gonflement et de tension) appartient aux inflammations phlegmoneuses ; 3“ la douleur grdvative (sentiment de pesanteur) se relie à l’augmentation de volume d’un organe (orchite, métrite, etc.).

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