‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 162 sur 206 · END · texte numérisé non relu

END

violents, précipités, ils ébranlent la paroi thoracique.

2® Épaississement des valvules. — Les valvules épaissies par la phlegmasie remplissent mal leurs fonctions , déterminant d’une façon passagère le rétrécissement ou l’insuffisance des orifices ; ü en résulte des bruits de souffle qui, par leur brasque apparition, leurs alternatives fréquentes, se distinguent des souffles organiques ; en effet, l’épaississement des valvules est momentané ; dès que la fluxion inflammatoire disparaît, elles reprennent leur jeu régulier.

,3“ Fièvre. — L’endocardite étant une phlegmasie, elle détermine une accélération du pouls et une élévation de température ; mais il est assez difficile de faire la part de ce qui revient a l’endocardite et à la maladie qu’elle complique. Quoi qu’il en soit, dans l’endocardite simple, la température ne dépasse pas 39 degrés.

Endocardite chronique. — Ses symptômes sont ceux des lésions valvulaires qu’elle engendre (V. Valvules).

Endocardite ulcéreuse. — Son invasion est très obscure; survenant d’ordinaire dans le cours d’une maladie sérieuse, elle s’annonce par une aggravation considérable due à l’invasion de symptômes qui sont, tantôt ceux de la fièvre typhoïde, tantôt ceux de l’infection purulente. Ainsi, dans la forme typho'ide, il survient delà prostration, du délire, de la diarrhée , du météorisme , une fièvre très intense [40 à 41 degrés (comme dans toutes les maladies infectieuses)], un gonflement de la rate et même des taches rosées. Ces phénomènes tiennent à l’infection générale de l’organisme et aux petites embolies qui s’arrêtent dans l’intestin, la rate et même les capillaires de la peau. Dans la forme purulente, outre les mêmes symptômes généraux, il se' forme des collections de pus dans les jointures.

Le diagnostic serait fort douteux s’il n’était éclairé par deux ordres de signes: 1® Par l’auscultation du cœur qui révèle des bruits de souffle en rapport avec les altérations valvulaires ;

2® Par les désordres spéciaux qu’entraînent les embolies ; ainsi le malade peut être brusquement frappé d’une hémiplégie : elle se rattache à l’oblitération de l’artère cérébrale moyenne et à l’anémie de l’hémisphère cérébral correspondant. D’ordinaire cette émiplégie siège à droite ; car c’est dans l’artère cérébrale moyenne du côté gauche que s’engage l’embolie, sans que l’on connaisse les motifs de ce lieu d’élection ; ou bien c’est le sphacèle d’un membre, ou encore de vives douleurs dans la rate, les reins, etc., toujours par oblitération de leurs vaisseaux.

L’endocardite simple dure quelques jours, deux semaines au plus ; puis les phénomènes aigus se dissipent, et alors, de deux choses l’une: ou bien la séreuse recouvre son intégrité, ou bien les symptômes s’aggravent de façon à prendre, après un nombre d’années indéterminé, les caractères de l’endocardite chronique iV. Lésions valvulaires).

La mort est la terminaison de l’endocardite ulcéreuse : on l’a vu survenir, bien rar i a mt u ; i. dans l’endocardite simple par formation de 0O

dans le cœur; leur présence s’annonce par des syncopes.

L’endocardite aiguë sera traitée comme la péricardite, avec laquelle elle coexiste fréquemment. Suivant les cas, on emploiera les émissions sanguines, le tartre stibié, les alcalins ou la digitale, et les révulsifs sur la paroi thoracique.

Dans la forme ulcéreuse on cherchera, mais souvent en vain, à lutter contre le mal par les toniques et les antiseptiques (aconit, sulfate de quinine, etc).

Léon Moïnac.

ENDOMÉTRITE. — On donne ce nom à l’inflammation de la muqueuse de l’utérus (V. Métrite).

ENDOSCOPE. — L’endoscope est un instrument imaginé par Désormeaux, en 1833, et destiné à l’examen des conduits et des cavités du corps dont

langer. Un de ces courants, le plus fort cpI • duit de l’extérieur à l’intérieur, c’est’-à-d" liquide moins dense au liquide plus dense*^*^ pelle endosmose, l’autre plus faible et en s’ verse a reçu le nom à’ exosmose.

L’endosmose joue un rôle très important 3 plusieurs des principaux phénomènes de la nh • logie animale, surtout dans ceux qui ont rannoT' l'absorption et à la nutrition ces mots.) p ^ ^

ENDUIT-FŒTAL. - (V. Sébum.)

ENFANCE. — L’enfance est cette période de la vie humaine qui s’étend depuis la haissancejusque vers l’âge de sept ans (V. Ages).

ENFANCE (ASSISTANCE PUBimuE DE L’). — Notre siècle se singularise et s’honore par un mouvement social en faveur de l’enfant. Ce mouvement, si fécond en heureux résultats, est conçu et dirigé dans Tardent désir du bien, du soulagement des malheureux, de la moralité publique, du progrès de la démocratie et de la grandeur de notre pays.

! C’est en effet dans l’enfant que repose tout l’espoir de l’avenir de la patrie. De sa vie, de ses forces, de sa santé dépendront un jour la sécurité de la nation, parce qu’il combat- . tra, la fortune publique, parce qu’il travaillera. Un État bien organisé ne saurait se désintéresser des soins à donner à Tenfant pour Télever vigoureusement aussi bien que pour l’instruire. Dans l’antiquité, cette idée était poussée si loin que chez quelques peuples, et à Sparte notamment, on avait sub-

Fig. 439.

Endoscope de Désormeaux

A gauche l’instrument est disposé avec la sonde qui permet d’explorer le canal de l’urèthre

Touverture étroite, ne permet que l’introduction d’une sonde de faible diamètre : rurèthre,la vessie, le col et le corps de Tutérus, l’œsophage et les fosses nasales. Il se compose d’une lampe dont la flamme ést située au centre de courbure d’un réflecteur concave sphérique ; d’une lentille qui reçoit la lumière directe et celle qui est renvoyée par le réflecteur, et la concentre sur le point à éclairer ; d’un miroir plan, percé au centre et qui, recevant le faisceau lumineux sous un angle de 45 degrés, le réfléchit à angle droit dans la direction d’une sonde introduite dans les parties à examiner.

L’endoscope sert à explorer l’urèthre, la vessie, le col et le corps de Tutérus, l’œsophage et les fosses nasales. p. l.

ENDOSMOSE. — On donne ce nom à un phénomène physique qui se produit lorsque deux liquides hétérogènes, nuisibles et de densité différente sont séparés par une membrane mince et poreuse, telle qu’une vessie ; il s'établit entre ces deux liquides et à travers la membrane deux courants en sens inverse, d’intensité variable, qui tendent à les mé¬

stitué la cité à la famille.

L’organisation donnée à la France par la révolution ne pouvait laisser en dehors du concours de la nation l’assistance à fournir à Tenfant. Aussi des décrets des 29 novembre 1790, 28 juin et 19 août 1793, 19 brumaire et 22 floréal au II, 20 thermidor an III et 5 messidor an IV, avaient- ils créé un véritable code de l’assistance enfantine, dont l’effet devait être d’assurer les secours publics à tout enfant qui en avait besoin. Les charges que ces mesures législatives inspiraient auraient été excessives pour les ressources du temps, si l’exécution en avait été complète. En substituant l’assistance communale et départementale à celle de l’État, les lois postérieures n’ont rien laissé subsister de ces dispositions premières. Mais il n’était pas possible d’abandonner à l’initiative privée ou à celle de chaque municipalité le soin de pourvoir aux nécessités de l’existence de tous les enfants. La loi du 27 prinaaire an V et l’arrêté du 30 ventôse de la mêm^ année, complétés par le décret du 19 janvier ISIL réglèrent le sort des enfants trouvés et abandonnes ainsi que celui des enfants pauvres. De même, le décret du 23 juillet 1811, en autorisant la création d’une grande société de charité maternelle, s’efforçade secourir les enfants pauvres non abandonnes, en donnant quelques secours aux mères indigentes qui élèvent elles-mêmes leurs enfants Mais toutes ces lois. négligeaient absolument Tenfant qui, a’®' tant pas abandonné dans le sens juridique du mot

Page 1