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ADR

Quand on ne peut pas aller avec le bistouri jusqu’au point où siègent les ganglions malades, il faut se résigner à employer un traitement général tonique et résolutif (vins, alimentation substantielle, huile de foie de morue, solution d’iodure de potassium, {Sirop de Larozé); mais si l’intervention chirurgicale est possible, on peut alors avoir recours a trois méthodes, \ écrasement, le broiement ou \ extirpa tion, mais je dois dire que les deux premiers sont peu employés, et que c’est l’extirpation qui jouit de la plus grande faveur auprès des chirurgiens.

On ne doit extirper que si la déformation est par trop considérable, ou bien que si la compression de voisinage engendre des accidents sérieux ; mais j ajoute que si l’adénite chronique s’est enflammee et menace de se terminer par suppuration, il ne faut pas attendre que le pus s’ouvre de lui-mome un trajet à l’extérieur, car alors on a affaire a des décollements .de la peau, a des trajets fistuleux toujours longs à guérir et qui laissent toujours des cicatrices vicieuses. On peut ouvrir l’abcès avec le bistouri, ou bien imiter l’exemple de Guersant.et employer les petits sétons, à l’aide d’une aiguille courbe armée d’un fil double et avec laquelle on traverse la tumeur de part en part. On laisse le fil à demeure pendant quelques jours, et le pus s’écoulant le long du fil à travers les piqûres, le foyer ne tarde pas à se tarir sans laisser pour ainsi dire de traces apparentes. D' Albert bergeron.

colement, à la réunion de deux parties qui, normalement, ne devraient pas être réunies, mais simplement contiguës.

ADHÉSION. — Nom donné en chirurgie à la réunion d’un organe séparé dans sa continuité par une blessure. Ainsi il faut que l’adhésion du bord dune plaie existe pour que celle-ci commence à se cicatriser; de même il faut que l’adhésion des deux bouts d’un os fracturé se soit produite pour que la fracture puisse se . consolider. L’inflammation qui favorise ces réunions a reçu le nom de inflammation

ADIPEUX (tissu). — (V. Graisseux'.)

ADJUVANT. — Nom donné, en matière médicale, à un médicament que l’on fait entrer dans une préparation pharmaceutique pour seconder 1 action de celui qui en fait la base et que l’on considère comme le plus énergique. P. L.

ADOLESCENCE. — (V. Age.)

ADÉNOLOGIE. — Nom donné à la partie de l’anatomie qui traite des glandes. P. L.

ADÉNOMES. — On donne ce nom à des productions accidentelles, dont le principal caractère histologique est d’offrir la même structure que celle des glandes normales.

Les adénomes se développent quelquefois sous l’influence de causes locales, comme des coups et dés pressions réitérées. Mais il faut bien avouer que le plus souvent la cause en est absolument inconnue. Ordinairement on les rencontre chez des sujets jeunes, ce qui les différencie essentiellement des cancers. Aucune diathèse ne semble, présider à leur formation et le plus souvent ils sont uniques.

Presque constamment indolentes, ces tumeurs restent longtemps stationnaires et ne sont nuisibles que par le volume considérable qu’ elles peuvent atteindre à la longue.

C’est alors qu’il faut songer à les extirper, car, bien que quelques observations viennent prouver que l’usage des mercuriaux à l’intérieur et en applications locales, que la compression régulièrement Mte, soient venus à bout de triompher de ces tumeurs, toujours est-il que le plus souvent il faut avoir recours au bistouri.

Je ne décrirai pas le manuel opératoire qui varie avec les diverses régions que peuvent occuper les adénomes, je me bornerai adiré que l’adénome étant une tumeur très circonscrite, sans adhérences, une tumeur absolument bénigne, il faut se borner à .l’enlever sans empiéter sur les parties voisines.

D' Albert Bergeron.

ADONIS. — L’adonis, ainsi nommé à cause de la couleur de ses teintes, dues, suivant la mytholo'gie, au sang d’ Adonis, est une plante de la famille des renonculacées dont les caractères floraux, d après le professeur BaiUon, sont exactement ceux des anémones. On la rencontre dans toutes les régions tempérées.

Elle offre plusieurs variétés : Yadonis automnalis, que le vulgaire appelle goutte-de-sang, et Yadonis œsiivalis, qui se trouvent dans les environs de Paris à l’état sauvage, sont âcres, irritantes ; on les emploie quelquefois comme vésicantes. L'adonis vernalis est depuis longtemps employée en Russie pour combattre les hydropi- 'j sies. Le D' CerveUo en a extrait un principe actif, Y adonidine, amorphe, incolore, inodore, Pig. 49. — Adonis automnale, d’un goût très amer, soluble dans l’alcool, beaucoup moins dans l’éther et dans l’eau, dont l’action physiologique est identique à celle de la digitaline. Mais l’adonis et son principe actif ont l’énorme avantage de ne pas produire les effets cumulatifs de la digitale, si dangereux pour les malades. En Sibérie, Yadonis vernalis est utilisée comme emménagogue ; on l’y emploie aussi comme abortif. Sa racine sert encore, dit-on, à falsifier l’ellébore noir. D’’ A. L. Labarthe, père.

ADHÉRENCE. — Nom donné en médecine à l’ac-

ADOUCISSANT. — (V. Calmant, émollient.)

ADRAGANT ou ADRAGANTE. — (V. Gomme.)

adulte. — (V.

adultération. — (V. Falsification.)

adynamie. — (V. Abattement.)

Aération. — (V. ventilation.)

aériens.— En anatomie, on donne le nom de conduits aériens, à l’ensemble des canaux qui conduisent l’air extérieur dans les poumons, c’est-à-dire le larynx, la trachée artère, les bronches et leurs ramifications. On donne le nom de voies aériennes à l’ensemble de ces organes. P. l.

AÉRONAUTES. — Hygiène professionnelle. — Plusieurs accidents sont à redouter pour les aéronautes. Tout d’abord les chutes et les chocs consécutifs à ces chutes. Ils sont ensuite exposés à tous les effets que peut produire l’expansion excentrique des liquides et des gaz de l’organisme humain sous l’influence de la raréfaction de l’air : hémorragies de toutes sortes, syncopes, refroidissements. On a observé plusieurs fois chez eux des déchirures de la membrane du tympan de l’oreille qui se produisent par un mécanisme facile à comprendre. En effet, lorsque les aéronautes sont transportés trop rapidement à de grandes hauteurs où l’air est raréfié, la pression atmosphérique diminue à la surface externe du tympan, et alors celui-ci est refoulé de dedans en dehors avant que l’équilibre ait pu s’établir par l’issue de l’air à travers la trompe d’Eustache, et sa rupture, se produit.

Notre maître, l’illustre physiologiste Paul Bert, dans un remarquable mémoire adressé à l’Académie des sciences, attribue la production des accidents chez les aéronautes, dans les grandes ascensions, à la diminution de la proportion d’oxygène du sang sous l’influence de l’abaissement de la pression barométrique extérieure. Pour lui, ce n’est pas la force ascensionnelle du ballon qui arrête les aéronautes dans leur course verticale, mais bien la possibilité de vivre à ces hauteurs. Aussi conseille-t-il aux plus hardis qui brûlent de monter plus haut que leurs devanciers d’emporter avec eux un ballon rempli d’oxygène, dont ils feront usage dès qu’ils ressentiront les effets de la raréfaction de l’air. Plusieurs ont suivi ces conseils, et le résultat obtenu par eux a été de tous points conforme à ce qu’avait annoncé ce savant. (V. Air, Oxygène.) Paul Labarthe.

AÉROPHOBIE. — Nom donné à un symptôme caractérisé par la peur de l’air, qui s’observe dans certaines maladies, principalement dans l’hystérie et la rage. (V. ces mots.) p. L.

AÉROTHÉRAPIE. — Nom donné à une méthode thérapeutique qui consiste à traiter les maladies au moyen de l’air. L’air est utilisé en thérapeutique sous trois états : 1. L’air libre; II. L’air raréfié; III. L’air comprimé.

I. De l'air libre. — L’air, fluide gazeux, invisible, transparent, sans odeur ni saveur, pesant et élastique, forme autour du globe terrestre une couche moyenne de 64 kilomètres.

Dictionnaire de Médecine usuelle.

Mélange de gaz et de vapeur, Pair est, à l’état de pureté, composé de :

Oxygène . 23,13 (en poids.)

Azote . 76,87 —

Oxygène . 23,13 (en poids.)

Azote . 76,87 —

Acide carbonique. . de 3 à 7 grammes par mètre cube.

fig. 50. — Appareil aérothérapique portatif pouvant servii* à respirer l’air comprimé seul, ou l’air comprimé mélangé à l’oxygène à volonté.

L’air sec ou chargé de vapeur d’eau, sert à la respiration de l’homme, des animaux et des plantes, il est susceptible d’être utilisé en thérapeutique, lorsqu’on veut le considérer soit à l’état de pureté, soit comme véhicule d’agents médicamenteux.

50 AÉR

L’état de pureté de l’air est plutôt du ressort de l’hygiène que de l’aérothérapie. Cependant , en opposant l’air pur à un air chargé de miasmes, d’effluves (paludisme); de particules mécaniques (phtisies professionnelles, taiÙeur de meule, ouvrier pour brosses en soies de sanglier), on peut obtenir des guérisons par le simple fait du passage de l’air des villes à l’air des campagnes, des montagnes ou de la mer.

Mais, selon notre avis, ce n’est pas la densité en plus (vallées) ou en moins (altitudes), qui donne à cet air ses propriétés curatives. Il les doit surtout à sa pureté. C’est ainsi que par le changement d’air on obtient des guérisons de gastralgie, de malaria urbana, de coqueluche, de tuberculose, etc., etc.

On emploie souvent l’air comme véhicule de substances aromatiques ou antiseptiques, soit pour obtenir une action thérapeutique directe sur les organes (inhalations), soit pour détruire les germes (pansement de Lister).

Quelquefois l’oxygène de l’air passe à un état d’allotropie, qui s’appelle ozone, (V. ce mot) et qui a une action irritante sur la muqueuse bronchique. Cette action identique avec celle du chlore, augmente les sécrétions muqueuses, et d’après certains auteurs, retarderait la putréfaction et même purifierait l’atmosphère.

11. De l’air raréfié. — L’air raréfié tel qu’il a été employé jusqu’à ce jour, et tel que le préconisent certains auteurs, n’occupe plus dans l’art de guérir la même importance que Vair libre et surtout que Vair comprimé.

L’air peut subir une raréfaction relative à la pression atmosphérique ou à une compression préalable.

Dans le premier cas, la diminution de la pression barométrique tend à réduire la tension de l’oxygène dans l’air que les êtres respirent et dans le sang qui régénèrent leurs tissus, pour produire une asphyxie proportionnelle et finalement totale comme dans l’accident du Zénith.

^ En interprétant purement et simplement ces théories, certains auteurs ont pu trouver une action thérapeutique plus ou moins judicieuse de l’air raréfié. Mais ce n’est pas le lieu de discuter la valeur de cette application.

Pour nous, la raréfaction offre un bien plus grand intérêt par les effets mécaniques qu’elle peut produire, en les combinant avec ceux de la compression préalable. Â.u lieu donc du vide relatif à la pression atmosphérique, une méthode préférable et dont nous avons constamment obtenu les meilleurs résultats, consiste à soumettre le malade aux influences d’une raréfaction relative à la compression.

En établissant d’abord une compression de l’air plus ou moins, grande, puis en déprimant ce milieu, on obtient le résultat mécanique désiré, sans qu’il y ait à craindre aucun des dangers du vide. On rend ainsi la trompe d’Eustache perméable, on la débarrasse des mucosités qui l’encombrent à l’aide d’un courant qui la fait bénéficier en même temps de ses propriétés vivifiantes. L’aérothérapie peut, donc puissamment concourir à la guérison de certaines surdités catarrhales.

Cette pratique des dépressions lentes parvient aussi physiquement, à vider les alvéoles pulmonaires de

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