FER
•le siège d’eschares redoutables dans les fractures du col et auxquelles on ne saurait jamais assez prêter d’altenlion.
Fractures du corps du fémur. — (V. Cuisse.]
Fractures de l’extrémité inférieure du fémur. — Qn comprend sous cette dénomination les solutions de continuité osseuse situées au-dessous d’une ligne qui passerait à , 3 ou 4 centimètres de la trochlée fémorale.
Relativement rares, elles sont comme les fractures du col iutra ou extra-articulaires.
On les divise en fractures sus - condyliennes : {“fracture d'un seul condyle; fractures des deux condyles ou in tercondy tiennes.
Une cause directe peut les déterminer, mais le plus ordinairement elles succèdent à des causes indirectes (chute sur les pieds ou sur les genoux, brusque mouvement de version).
Nous disons peu de choses de leurs symptômes qui ne présentent rien de bien particulier (V. Fractures en général). Dans les trois variétés, le toucher fournit de précieux renseignements sur le nombre, la forme,la situation des fragments. Presque toujours on observe un gonflement considérable du genou par le fait d’un épanchement dans la synoviale.
Le pronostic de ces fractures est très grave, car : 4“ il survient fréquemment des phlegmons, des arthrites et même des gangrènes par le fait de la compression que les fragments déplacés exercent sur les vaisseaux poplités ; 2“ la durée du traitement est toujours fort longue, souvent une année ; 3” la guérison n’est jamais parfaite, l’ankylose du genou, sa déformation apportent très souvent à la marche des entraves plus ou moins sérieuses.
Les complications dont s’accompagnent si fréquemment ces fractures, peuvent réclamer l’amputa ion. Dans d’autres cas, sans offrir ce degré de gravité, elles sont assez sérieuses pour que l’ankylose soit un résultat désiré ; il faut alors maintenir le membre dans une extension complète.
Enfin, si la fracture est simple, après avoir réduit le déplacement, on cherche à le maintenir réduit dans la position fléchie ou étendue à l’aide des appareils décrits aux articles Cuisse, Gfnou, Fracture.s, etc. Ces appareils peuvent d’ailleurs être confectionnés par le chirurgien lui-même avec du plâtre, du silicate de potasse, etc., etc. En tous cas il faut vers le quarantième jour, et à notre sens beaucoup plus tôt, commencer à imprimer quelques mouvements à l’articulation du genou, en s’efforçant d’immobiliser les fragments pendant l’exécution des manœuvres. û-- f. Joum.
FENÊTRE. — Nom donné par les anatomistes à deux ouvertures de l’oreille interne (V. Oreille). Les chirurgiens donnent aussi ce nom à une ouverture pratiquée par eux à un appareil inamovible, dans le but de pouvoir surveiller et panser une plaie. P. L.
FENÊTRE. — On donne ce nom à des linges ou compresses percés de trous, dont on se sert pour les pansements des plaies. P. L.
FENOUIL. — On donne ce nom à une plante her¬
bacée de la famille des ombellifères, très com en France et dans la plus grande partie rope occidentale, où on la rencontre dans t t rains pierreux et les décombres, dont la ra ‘ les fruits doués d’une odeur aromatique aerélu rappelant celle de l’anis, et d’une saveur sucrée”*
Fig. 488.
FeQOuil. — Ombelle, fleur, fruit et graine,
chaude, sont surtout employées en médecine comme apéritifs, stimulants et carminatifs. On leur a aussi attribué la propriété d’activer les sécrétions du lait, de la sueur et des urines. Dans certaines contrées, on utilise les feuilles et les sommités sous forme de cataplasmes dans les engorgements laiteux des nourrices. Enfin, en Italie, on mange le fenouil cru en salade et cuit, préparé comnie le céleri et les cardons. D' Paul Labarthe.
FENUGREC. — Le fenugrec est une plante herbacée de la famille des légumineuses, originaire des bords de la Méditerranée et cultivée dans les environs de Paris et en Touraine, dont la graine, jaune brunâtre et douée d’une odeur et d’une saveur rappelant celles, des pois et des haricots, est utilisée par les éleveurs pour engraisser les bestiaux. La farine fournie par cette graine sert à préparer des cataplasmes émollients et résolutifs. p. L.
FER. — Le fer, appelé mars par les alchimistes, est un des métaux les plus anciennement connus et les plus abondamment répandus dans les règnes minéral, végétal et animal. On en trouve dans presque tous les minéraux à l’état de combinaison. Les végétaux et les animaux en renferment dans leurs tissus des proportions assez sérieuses. Ainsi le corps d’un homme pesant 70 kilos en renferme 3 grammes.
Le fer est d’un gris bleuâtre, d’une densité de 7,6, ductile, malléable et très tenace, d’une saveur et d’une odeur particulières, et possédant au plus haut degré la propriété magnétique lorsqu’on le met en contact avec un aimant naturel. Lorsqu’on le soumet à la chaleur, il se ramollit, mais n’entre en fusion qu’à une température de 1330 degr^ environ. Inoxydable dans l’air absolument sec, ü