FES
rouille dans l’air humide. Son action sur l’eau froide est très faible; mais .lorsqu’on le plonge, chauffé au rouge, dans ce liquide, il le décompose rapidement, en absorbe l’oxygène et met l’hydronrèpe en liberté.
” Effets. — Introduit dans les voies digestives, le fer se dissout dans l’estomac en présence du suc trastrique, puis il est absorbé et passe dans le torrent circulatoire, où il se mêle au sang dont il modifie la constitution. 11 augmente d’une façon très sensible le nombre des globules rouges du sang par un mécanisme dont nous ne connaissons pas encore bien l’action intime, et devient ainsi un puissant bématogène. Il est donc excitateur de la nutrition et un tonique puissant. Il élève la température, active la circulation, augmente les proportions de l’urée, puis, il est éliminé principalement par la bile, l’urine, le lait et la sueur.
Usages. — En vertu de ses propriétés toniques remarquables, le fer est journellement employé comme spécifique dans l’anémie et la chorose. Bon nombre d’autres affections sont aussi heureusement modifiées par le fer; l’aménorrhée, la dysménorrhée, les accidents nerveux qui sont sous la dépendance de la chlorose et de l’anémie, tels que hystérie, spasmes, névralgies, gastralgies, etc. Dans la phthisie pulmonaire, il est prudent de ne pas en faire usage, lorsqu’elle est parvenue au second degré; mais il peut être un adjuvant utile au relèvement de l’organisme dans la phthisie au début, se développant chez un sujet anémique, en état de misère physiologique.
Le fer est contre-indiqué dans toutes les affections fébriles, chez les individus pléthoriques, ainsi que chez ceux qui sont atteints de lésions valvulaires du cœur.
Le fer sert à la préparation d’un grand nombre de préparations : fer dialysé, fer réduit par V hydrogène, iodure de fer, lactate de fer, peroxyde de fer, protocarbonate de fer, protochlorure de fer, protoxalate de fer, protoxyde de fer, pyrophosphate de fer ammoniacal, pyrophosphate de fer et de soude , tartrate ferrico-potassique , etc. (V. ces ®Ots.) Paul Labarthe.
FER DIALYSÉ. — Le fer dialysé, d’après le professeur Bouchardat, ne serait pas absorbé. De son côté, dans une communication faite à l’Académie de médecine le 19 août 1879, le professeur Personne est arrivé aux mêmes conclusions. Son action serait donc pour ainsi dire nulle. p. L.
fer Réduit par L’HYDROGÉNÉ. — Le fer réduit par l’hydrogène, lorsqu’il est absolument pur, ®e présente sous la forme d’une poudre très fine, d Un beau gris ardoisé, fort attirable à l’aimant.
est Quévenne, pharmacien en chef de l’hôpital de
Charité, qui a introduit le premier le fer réduit l’hydrogène dans la thérapeutique. Le procédé par lequel il le prépare et qui a été adopté par Ucadémie de médecine en 1854, consiste à faire passer un courant de gaz hydrogène pur sur du pé- ^^xyde (fg fgj, puj.^ chauffé au rouge cerise dans un
“Po ; ig peroxyde de fer est décomposé et raà l’état métallique ; il y a en même temps
production de vapeur d’eau qui s’échappe par un tube de verre commun. Lorsque la vapeur d’eau cesse de se dégager, on laisse refroidir le fer toujours au milieu d’un courant d’hydrogène, puis on le retire du tube, on le passe sur un porphyre, et on l’enferme dans des flacons secs bien bouchés.
Le fer réduit est une excellente préparation qui se dissout avec une extrême rapidité au contact du suc gastrique, grâce à son état de division infinie, et donnerait, d’après Quévenne, le maximum d'absorption. Il s’administre au moment des deux principaux repas, à la dose de 5 à 10, rarement 15 centigrammes, chaque fois, et comme il est insipide, il s’avale très facilement. Inutile de dire que le fer Quévenne, préparé par l’inventeur même du produit, est sans conteste le plus pur de tous les fers réduits par l’hydrogène et celui auquel il faudra donner la préférence (V. Quévenne).
D' Paul Labarthe. ]
FERMENT. — On donne le nom de ferment à un agent d’origine végétale ou animale qui, sans se détruire lui-même, a la propriété, sous certaines influences, de déterminer la décomposition chimique de certains corps organiques avec lesquels on le met en contact, décomposition d’où résultent différents produits nouveaux. Les feiments, qu’ils soient d’origine végétale ou animale, sont des êtres organisés qui se multiplient aux dépens de la substance avec laquelle ils sont en contact.
On donne encore le nom de ferment à des substances qui ont déjà subi un commencement de fermentation acide, ou qui passent facilement à cette fermentation, telles que la levure du vinaigre, la mère du vinaigre, la lie de vin qui est devenue aigre, le levain, etc. p. l.
FERMENTATION. — On donne ce nom à la modification qui s’opère dans certaines substances dites fermentescibles, sous l’influence des ferments. Les fermentations prennent les noms du produit qui en est le résultat, c’est ainsi qu’on dit fermentation tactique, acétique, alcoolique, butyrique, etc.
FERMENTESCIBLE. — Qualificatif donné aux substances capables de fermenter. p. L.
FERRUGINEUX. — (V. Fer.)
FESSE. — On donne ce nom, en anatomie, aux deux masses charnues et proéminentes de la partie postérieure du tronc, formées surtout par les muscles grands fessiers, qui servent de siège à l’homme dans la position assise. p. L.
FESSIER. — Nom donné par les anatomistes aux muscles, aux artères et aiix nerfs de la région des fesses.
Les muscles fessiers sont au nombre de trois : le grand, le moyen et le petit, qui s’attachent en haut à l’os iliaque du bassin, en bas au fémur qui con^itue le squelette de la cuisse. Le grand fessier, qui est le plus volumineux et le plus épais de tous