AMB
ÂMÉ
comme dans la fig. 70. S’il ne voit que d’un œil, il n’apercevra que la lettre A ou la lettre B. Si même le simulateur est prévenu, il ne pourra deviner la position réelle des deux lettres, et l’on pourra tou-
Fig. 69. Fig. 70.
jours faire varier les conditions de l’expérience, de manière à tirer du sujet des réponses contradictoires. Cet instrument permet encore de mesurer l’acuité Tisuelle en employant des caractères de grandeur déterminée. D. A. Chevallereau.
AMBIDEXTRE.— Nom donné en médecine à l’o- .pérateur qui se sert également de la mafn droite et de la main gauche. Tout chirurgien devrait être ■ambidextre. P- L-
AMBLIOPIE. — (V. Amaurose.)
AMBRE GRIS.' — Nom donné à une substance particulière, résultat de la digestion des grands cétacés, principalement du cachalot, que l’on trouve sur les côtes du Japon, de l’Inde, du Brésil, du Chili et de l’Afrique.
L’ambre gris se présente en masses irrégulières, ;soit en grains plus ou moins arrondis, soit en couches concentriques, ayant la consistance de la cire, de couleur cendrée, parsemée de taches jaunes •et noirâtres, dégageant une odeur particulière assez fortement pénétrante, qui s’exhale par le frottement et par la chaleur, et présente quelque analogie avec Te musc, tout en étant cependant plus douce et plus suave. Insoluble dans l’eau, lentement soluble dans l’alcool, très soluble dans l’éther et dans les matières .grasses j l’ambre gris se ramollit à la chaleur et fond vers 115 degrés. 11 est composé de matière résineuse, d’ambréine, d’acide benzoïque et de sel marin.
L’ambre gris est surtout employé en parfumerie. Cependant, en médecine, il est considéré comme stomachique, antispasmodique et aphrodisiaque. On l’emploie dans les mêmes cas que le castoréum, la civette et le musc, en poudre à la dose de 25 centi- .grammes à 1 gramme, en teinture à la dose de 1 à 10 grammes dans une potion.
Gustave Duché, Ph“”.
AMBRE JAUNE. — (y. Succin.)
AMBULANCE. — On désigne sous ce nom un étaniissement hospitalier temporaire, destiné à donner es premiers secours aux malades ou aux blessés en emps d épidémie ou en cas de grands rassemblements d’individus, tels que : expositions, fêtes nationales, etc. Ce sont alors des ambulances civiles.
ans la médecine militaire, on appelle ambulance, nés etablissenaents hospitaliers analogues auxprécé- CDts, destinés à donner des soins médicaux ou • Dictionnaire populaire de médecine usuelle.
chirurgicaux immédiats à une armée ou à un corps d’armée en campagne. Dans la nouvelle organisation du service de santé militaire, la loi exige la création de quatre sortes d’ambulances : 1“ les ambulances volantes, destinées à relever les blessés ; 2“ les ambulances de première ligne, chargées de desservir les régiments d’infanterie déployés en tirailleurs ou les régiments de cavalerie qui servent d’éclaireurs à l’armée ; 3” les ambulances de deuxième ligne, qui reçoivent le trop plein des précédentes, ainsi que les blessés ou malades apportés par les ambulances volantes ; 4“ les ambulances de corps d'armée, dans lesquelles devront être pratiqués les pansements un peu compliqués et les opérations d’urgence. Des règlements administratifs déterminent le matériel et le personnel de ces diverses ambulances. D" Paul Labarthe.
AMBULANT. — Qualification donnée à certaines maladies qui changent de siège. Ainsi, on appelle érysipèle ambulant, celui qui s’étend de proche en proche ; rhumatisme ambulant celui qui passe d’une articulation dans une autre, etc...
En thérapeutique, on appelle vésicatoires ambulants, ceux que l’on promène sur différentes parties du corps. P- L-
AME. — En biologie, le mot âme exprime « l’ensemble des fonctions du cerveau ou l’innervation encéphalique, c’est-à-dire la perception, tant des objets extérieurs que des sensations intérieures; la somme des besoins, des penchants qui servent à la conservation de l’individu et de l’espèce, et aux rapports avec les autres êtres ; les aptitudes qui constituent l’imagination, le langage, l’expression ; les facultés qui forment l’entendement ; la volonté ; et enfin le pouvoir de mettre en jeu le système musculaire et d’agir par là sur le monde extérieur. » Cette définition de nos illustres maîtres Littré et Robin est celle que nous adoptons comme étant seule conforme au dogme scientifique contemporain qui n’admet ni propriété ou force sans matière, ni . matière sans propriété ou force. D'^ Paul labarthe.
AMÉLIE-LES-BAINS (eaüx minérales D’). — Amélieles-Bains est un bourg, situé à 39 kilomètres de Perpignan, dont les eaux, connues du temps des Romains, proviennent de dix-sept sources qui sont toutes sulfurées sodiques et d’une température variable entre 20 et 60 degrés. Ces sources alimentent deux établissements publics et un établissement appartenant à l’État, qui peut loger 600 militaires.
Les eaux d’Amélie-les-Bains se prennent en boisson, en bains, en douches et en vapeurs. On les conseille avec succès contre les dermatoses, les catarrhes bronchiques, la pthisie, le rhumatisme, le scrofule, les caries, les tumeurs blanches, les plaies et les blessures anciennes.
Le climat d’Amélie-les-Bains est très doux, et fait de cette petite ville une excellente station hivernale. Aussi les bains y sont ouverts toute l’année.
D' Paul Labarthe.
AMÉNORRHÉE. — On peut définir l’aménorrhée, le retard dans l’apparition des règles ou bien leur