AMI
AMERS. — Nom donné à un grand nombre de médicaments, doués d’une amertume plus ou moins prononcée, qui sont employés en médecine comme stomachiques, apéritifs, fébrifuges, anthelminliques et diurétiques. P. l.
amétropie. — Nom collectif de \ astigmatisme, de la miopie et de presbytie. (V. ces mots.)
AMIANTE. — Substance minérale, sous forme ,;de filaments fins, flexible et d’un aspect soyeux, de couleur le plus souvent blanche, quelquefois grisâtre ou tirant sur le vert.
L’amiante est un silicate de chaux et de magnésie, matière incombustible, fusible cependant au chalumeau. C’est cette propriété qui rend ce corps intéressant.
On en a fait des produits incombustibles, des tissus, des mèches de lampe, du papier, du carton, mais ces objets ne sont pas devenus usuels et sont restés à l’état d’essais et de curiosités. Les anciens, qui l’appelaient lin incombustible, avaient déjà fait ces essais. A Rome, on en faisait des nappes qu’on jetait au feu pour les blanchir. On l’utilisait aussi pour faire les suaires des morts dont on voulait conserver les ossements après l’incinération. Dans les laboratoires, on s’en sert quelquefois pour filtrer des acides et des alcalis caustiques. On l’emploie en niédecine pour faire des pinceaux destinés à appliquer des acides sur des plaies. Réveil l’avait proposée en remplacement de la charpie et l’a utilisée avec succès au pansement des plaies avec le permanganate de potasse.
Il existe une variété d’amiante à fibres raides et cassantes, que les minéralogistes appellent asbesie et qui aies mêmes propriétés. Alfred Chardon, Ph‘“.
AMIDON. — L’amidon est une fécule retirée du blé sous forme de substance blanche, pulvérulente, grenue, inodore, insipide, inaltérable à l’air, insoluble dans l’eau froide, l’alcool, l’éther, les huiles; peu soluble dans l’eau bouillante avec laquelle elle forme, en se refroidissant, une gelée bleuâtre désignée sous le nom à’empois. On trouve l’amidon dans presque toutes les parties des plantes, principalement dans les racines, les tubercules, les tiges et les graines. C’est lui qui, par sa présence dans les semences soit des graminées, soit des légumineuses, ou dans les tubercules des pommes de terre, rend ces matières si précieuses pour la nourriture de l’homme. L’amidon entre pour les deux tiers dans la farine, on peut donc dire qu’il est la base du pain. Le tablep suivant donne d’après Payen les proportions d’amidon contenues dans les fruits des principales céréales :