‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 45 sur 206 · AES · texte numérisé non relu

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tion de l’acide arsénieux vient éclater accidentellement. Celui-ci tombant alors dans le foyer, donne naissance à d’épaisses vapeurs arsenicales, qui inondent l’atelier, et dont l’absorption en grande quantité par les ouvriers produit l’intoxication aiguë. (Pour la description de l’empoisonnement aigu, nous renvoyons à l’article spécial que lui a consacré plus bas notre éminent collaborateur le docteur A. Lutaud.)

Quant à l’empoisonnement chronique, il est assez rare dans les usines construites et dirigées selon les règles hygiéniques voulues. Cependant, on ob- .serve parfois chez certains ouvriers de l’anorexie, des vomissements, de la diarrhée. Plus fréquemment chez eux les yeux sont irrités ; les fosses nasales sont enflammées, il y a des saignements de nez, le pourtour des narines se couvre d’excoriations croûteuses, produites par le séjour des poussières arsenicales, favorisées par les poils du nez, et qui peuvent, à la longue, déterminer une perforation de la cloison ; les bronches participent à cette inflammation, qui s’accompagne d’un enrouement de la voix et d’une toux sèche. Au bout d’un certain temps, surviennent les douleurs rhumatismales, des vertiges, un affaiblissement des membres inférieurs, qui, dans certains cas, va jusqu’à la paralysie et s’accompagne d’un amaigrissement sensible.

Mais les accidents les plus communs et aussi les plus tenaces, sont ceux qui se manifestent du côté de la peau. En voici l’énumération par ordre de fréquence : 1° Ulcérations aux doigts et aux orteils ; 2® Pustules suivies d’ulcérations indurées à fond grisâtre, qui finissent par se couvrir d’une croûte jaunâtre, laissant après elles des cicatrices indélébiles, siégeant surtout aux bourses et à la verge; 3® Érythème au pli de l’aine, au creux de l’aisselle, au pli du coude et du genou ; 4® Éruptions papuleuses rouges au cou et à la figure, accompagnées de vives démangeaisons ; 5® Éruptions vésiculeuses, qui peuvent faire croire à la gale et à l’ecxéma ; 6® Enfin, à une période plus avancée du mal , gonflement de la face et des paupières, ecchymoses et gangrène du scrotum.

, Pour éviter et atténuer autant que possible de pareils accidents, il faut que les chefs d’usine, d’une part, et les ouvriers, de l’autre, prennent un certain nombre de précautions sérieuses.

Avoir dans les usines plusieurs chambres de condensation des vapeurs arsenicales, bien closes et disposées de telle sorte que ces vapeurs ne puissent p^ se répandre dans l’atelier, et disperser au moyen d une très haute cheminée d’appel, dans les couches «levées de 1 atmosphère, tout ce qui pourrait échapper à la condensation ; rendre le sol des ateliers imperméable au moyen de dalles posées sur un lit de ciment; traiter les eaux de lavage renfermant de 1 arsenic par la chaux, afin d’ohtenir une coml’acide arsénieux, puis l’évaporer par 1 ebuJhùon d^s des cheminées à long tirage ; ento, placer près des ateliers des baquets contenant de leau acidulée avec de l’acide hydrochlorique d apres la formule suivante :

Acide hydrochlorique . . 1 parüe

DICnOSSAIEE POPÜLAIBE DE UÊDECINE USUELLE

et recommander aux ouvriers de se laver les mains dans ces baquets d’abord, puis ensuite à l’eau pure avant de quitter l’atelier et avant leurs repas ; voilà les mesures à prendre par les industriels.

Quant aux ouvriers, ils auront un pantalon et! une blouse de travail, exactement fermée au col et aux manches autour des poignets; üs porteront des sabots onde forts souliers, de préférence à de vieilles chaussures ou à des chaussures perméables à la poussière arsenicale; üs éviteront de respirer les vapeurs arsenicales en plaçant devant leur bouche dès appareils d’interception, connus sous le nom de masques respirateurs; ils se garderont bien de déposer des aliments dans les ateliers et d’y prendre leurs repas; enfin, ils auront soin de se laver le visage et les mains à chaque sortie des ateliers.

Dès qu’un ouvrier aura une éruption sur les mains, la figure ou quelque autre partie du corps, dès qu’il se plaindra d’envies de vomir, de mal de tête ayant pour siège constant le front et les tempes, ü devra cesser le travaü. Il soignera les éruptions de la peau avec des lotions d’eau salée, immédiatement suivies d’application de poudre de calomel à la vapeur, ainsi que le recommande notre collaborateur le docteur Pietra Santa. Contre les accidents généraux, il emploiera les moyens indiqués plus bas à l’article consacré à l’empoisonnement par l’acide arsénieux, et dans tous les cas, il ne reprendra son travail dans les ateliers que lorsque tous les accidents auront complètement disparu.

Les fabriques d’arsenic et de ses diverses combinaisons sont comprises dans la première ou la deuxième classe des établissements industriels incommodes et insalubres, suivant les procédés mis en usage, et la loi interdit aux patrons d’y employer les enfants.

, Rappelons en terminant que l’arsenic et ses composés sont journellement employés dans un certain nombre d’industries importantes, telles que les industries des abat-jour, des feuillagistes, des fleuristes, des papiers peints, des fabricants de couleurs, des peintres en bâtiment et en décors, des teinturiers, etc. (Voyez ces mots.) D' Padl labarthe.

. ARSENICOPHAGES. — Nom donné aux mangeurs d’arsenic. Ceux-ci se rencontrent surtout parmi les paysans de la Basse-Autriche et de la Styrie, et parmi les montagnards du Tyrol. Les premiers font un usage quotidien de l’acide arsénieux pour se donner de la fraîcheur et de l’embonpoint. Les seconds en prennent pour se rendre, comme üs disent, plus volatils, c’est-à-dire plus aptes à l’ascension des montagnes. A chaque longue course qu’ils ont à faire, ils se munissent d’un tout petit morceau d’arsenic qu’ils laissent fondre dans la bouche; l’effet en est merveiüeux et instantané ; ils gravissent aussitôt et sans la moindre difficulté les hauteurs les plus inaccessibles. Que ce soit dans l’un ou l’autre but, les arsenicophages commencent toujours par la minime dose d’une très petite lentUle, qu’ils avalent plusieurs fois par semaine, le matin à jeun, pour s’y habituer, üs augmentent ensuite progressivement au fur et à mesure du besoin. On en voit beaucoup avaler de 23 à 30 centigrammes d’acide arsénieux par jour. .

Dans les pays que nous venons de citer, on donne aussi de l’arsenic aux animaux. Les bœufs, les cochons engraissés en mêlant dans leurs breuvages un peu de poudre d’arsenic, augmentent très vite de volume, mais chose bizarre, ils ne gagnent pas en poids dans de semblables proportions.

Un peu partout, les palefreniers, les cochers, les maquignons, mêlent souvent à la ration d’avoine upe ' prise de poudre d’arsenic (du volume d’un gros pois) afin de procurer à leurs chevaux de la souplesse, de l’agilité, un aspect luisant et l’écume à la bouche. Les chevaux poussifs en retirent les meilleurs effets. Mais, chose remarquable, et qui prouve bien l’efficacité de la substance toxique, dès qu’on cesse le remède, l’animal maigrit, perd la gaieté et n’acquiert plus la même apparence qu’il avait auparavant, pour si bonne que puisse être la nourriture qu’on lui donne, ainsi que l’ont fort bien observé et constaté Trousseau et Pidoux. D' Marc Camboüuves.

ARSÉNIEUX (ACIDE). — Chimie.— L’acidearsénieuxse présente sous deux états différents : l’état amorphe sous lequel il constitue l’arsenic vitreux, et l’état cristallisé sous lequel il constitue l’arsenic porcelaine; mais, avec le temps, il devient opaque de la périphérie au centre, cristallise, semblable à de la porcelaine, et c’est sous cette dernière forme seulement que les médecins en font un fréquent usage. L’acide arsénieux est volatil, inodore, insipide, laissant après lui un arrière goût d’âpreté. Il exhale, lorsqu’on le projette sur des charbons ardents, une forte odeur d’ail caractéristique. Peu soluble dans l’eau froide, un peu plus dans l’eau bouillante, ce corps est beaucoup plus soluble dans l’alcool et dans les huiles.

Effets. — Considéré au point de vue de son usage externe, l’acide arsénieux présente ceci de particulier, qu’il n’agit pas de la même manière sur les tissus vivants et sur ceux qui sont privés de la vie. Tandis qu’il momifie le cadavre et le conserve indéfiniment, témoin ces terres arsenicales qui conservent les morts intacts pendant de longues années, il désorganise les tissus vivants avec lesquels il est mis en contact, à moins qu’il ne soit dissous dans une grande quantité de liquide et, dans ce dernier cas, il agit comme stimulant et est prescrit le plus souvent en bains contre diverses maladies de la peau.

Mais il ne faudrait pas croire qu’employé à l’état de pureté, il cautérise brutalement et de la même manière tous les éléments constitutifs de notre organisme. comme le font le fer rouge et les acides concentrés. Il est un fait dfobservation que son action escharotique sera d’autant plus prononcée que là vitalité du tissu à traiter sera moindre. Ainsi, il produira des désordres plus profonds et plus rapides dans les tissus exsangues que dans ceux qui sont pourvus d’un riche réseau vasculaire sanguin. D’où le nom de Caustique intelligent qui lui a été donné par certains auteurs. Les cellules naturellement caduques, comme celles du cancer encéphaloïde, du lipôme, des tumeurs fibro-plastiques, seront radicalement brûlées jusque dans les profondeurs des régions affectées, alors que les parties environnantes resteront intactes.

Administré par la bouche, l’acide arsénieux agit différemment, suivant qu’il est donné à des doses altérantes, à des doses fébrifuges ou à des doses toxiques. Les doses altérantes sont les mieux supportées et pendant un plus long espace de temps. Elles stimulent l’appétit, facilitent Indigestion, prol duisent de l’embonpoint, de la fraîcheur, de l’agilité. Sous leur Influence, la respiration devient plus lente, plus facile, le pouls moins fréquent, la température s’abaisse, la chaleur animale diminue ainsi que la production de l’urée et de l’acide car^ bonique; en d’autres termes, les oxydations se ralentissent, ce qui prouve que l’arsenic est un médicament d’épargne, un vrai modérateur de la nutrition, comme l’alcool et le café, ainsi que l’ont écrit les professeurs Germain Sée et Gubler. Il s’élimine par les urines, par la peau, par les glandes sahvaires où on le retrouve dans ces excrétions au moyen de l’appareil de Marsh. La tolérance pour ce médicament dépend de la maladie que l’on a à traiter. Un sujet sain n’en supporte ordinairement que de très faibles doses; il en est de même du plus grand nombre des sujets malades. On doit faire une exception cependant pour les individus atteints de fièvres intermittentes qui retirent de bons effets de doses relativement assez fortes. Toutefois, si l’on va un peu trop loin, on observe tous les symptômes de l’empoisonnement. (Voir plus bas).

Usages. — Si donc l’arsenic agit en diminuant les oxydations, la calorification, le pouls et la température, on conçoit qu’il rendra des services contre l’exaltation de la combustion respiratoire, et tous les états de congestion et d’inflammation, avec ou sans mouvement fébrile. C’est ce qui arrive en effet et c’est ce qui fait qu’en s’en sert tous les jours avec avantage contre la phtisie pulmonaire, l’angine de poitrine, l’asthme, la congestion cérébrale, le rhumatisme noueux, l’herpétisme, les dartres, la chlorose, la chorée, le diabète et les cachexies. Mais' si l’on veut réussir dans le traitement, l’on ne doit pas dépasser les faibles doses de 2 à 5 et 10 milligrammes donnés' a plusieurs reprises dans le courant de la journée. On peut continuer ainsi pendant des mois entiers, avec quelques jours de repos seulement, et donner ce remède au début du repas.

Il est pourtant une exception à cette règle qui réclame ordinairement des quantités plus fortes d’arsénic, c’est lorsqu’on a à se rendre maître promptement d’un accès de fièvre maligne ou d’une fièvre intermittente' rebelle à tout autre traitement. Il est bon alors de faire prendre 2 à 5 centigr. d’emblée dans les vingt-quatre heures, par doses fractionnées, dont la dernière doit être ingérée au moins deux heures . avant le moment présumé de l’accès, ainsi que le recommandent Boudin, Maillot, Frémy et nombre de médecins français et étrangers. Il faut, toutefois, avec de telles doses, ne pas se départir d’une certaine prudence pour éviter les symptômes toxiques.

L’emploi de l’acide arsénieux n’est pas seulement usité à l’intérieur, il est encore prescrit à l’extérieur pour détruire les tumeurs cancéreuses superficielles, guérir les lupus, les ulcères invétérés, les dartres rongeantes. U est en outre usité, sous forme de bains, contre un certain nombre de maladies de peau rebelles aux traitements ordinaires.

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A l’intérieur, les modes d’administration de l’aeide I arsénieux sont assez variables, La poudre se près- | crit mêlée à du sucre par paquets que l’on fait ! prendre dans de l’eau, du café ou de la tisane. La solution se prescrit d’ordinaire sous forme de Liqueur de Fowler, dont voici la formule :

Acide arsésieux . 0,50 centigr.

Carbonate de potasse . 0,50 —

Eau distillée . . 50 grammes.

Alcool de mélisse composé . . 1 gr. 50

et s’administre à la dose de 5 à 10 et 15 gouttes dans le courant de la journée, dans un verre d’eau. Les granules, décorés par Trousseau du nom de Granules de Dioscorides, pour que les malades pusillamines les prennent sans se douter de leur contenu, ces granules, dis-je, contiennent 1 milligramme chacun de principe actif et sont très usités, soit comme altérants, soit comme fébrifuges à la dose de 2 à 10 et 30 par jour.

A l’extérieur, les lavements sont le meilleur moyen de faire supporter l’arsenic, lorsque l’estomac est d’emblée d’une irritabilité excessive et lorsqu’il a cessé de tolérer même de faibles doses. On peut l’administrer d’après la formule suivante :

Acide arsénieux . 0,05 centigr.

£au tiède . 50 grammes.

Une cigarette de papier arsénié dont on avale la fumée peut rendre des services contre l’asthme et le catarrhe pulmonaire chronique. Les bains sont utiles contre le proriasis, le lichen et les maladies de peau rebelles aux autres traitements. La pommade a été essayée, mais rarement contre les dartres invétérées. La poudre arsenicale faible de Rousselot et la poudre forte du frère Côme, la première contenant 1/23°, la seconde 1/8 ' de leur poids d’acide arsénieux sont de puissants escharotiques capables de détruire les petites tumeurs et de cicatriser les surfaces ulcérées. D'^ Marc Camboduves.

Empoisonnement. — Médecine légale. — Cette substance redoutable a été de tout temps employée dans l’empoisonnement criminel, c’est à l’aide de l’acide arsénieux que le pape Alexandre VI et sa 011e, la trop célèbre Lucrèce Borgia, commirent les nombreux crimes qui leur sont imputés. Dans ce siècle, l’arsenic a fait un nombre de victimes considérable. Sur 617 empoisonnements criminels observés en France de 1831 à 1864, 232 ont été causés par cette substance (Tardieu).

Ces faits justifient pleinement l’importance qu’on accorde, en médecine légale, à cet empoisonnement et les mesures administratives prises par l’autorité pour empêcher la vente du poison. D’après les ordonnances du 26 octobre 1846 et du 28 mars 1848,

1 arsenic et ses composés ne peuvent être vendus par les pharmaciens que combinés avec d’autres substanœs (si ce n’est pour l’usage de la médecine), et les formules de ces préparations ont été rédigées par les professeurs, de l’École de pharmacie, pour ceUes qui servent à la destruction des animaux nui- .sibles et, par les professeurs de l’École d’Alfort, pour

I celles qu’on emploie dans la médecine vétérinaire.

I La vente de l’arsenic et de ses composés est interdite I pour le chaulage des grains, l’embaumement des corps et la destruction des insectes. Depuis l’appli cation de ces mesures, le chiffre des empoisonnements par l’arsenic a considérablement diminué; ce chifire qui atteignait 33 pour l’année 1834, est descendu à 3 en 1860.

C’est le plus souvent l’acide arsénieux qu’emploient les criminels. Cette substance se prête d’autant plus à leurs desseins qu’elle est incolore et n’a qu’une saveur peu prononcée qui permet de la mélanger aux aliments solides ou liquides sans produire de changements notables. 11 est difficile de déterminer d’une manière précise la dose nécessaire pbur produire l’empoisonnement. Abstraction faite de l’habitude {arsenicophages), on peut admettre avec M. Lachèse, que 6 milligrammes d’acide arsénieux peuvent produire’ des accidents légers, 1 à 3 centigrammes, des symptômes d’empoisonnement, 5 à 10 centigrammes, la mort.

Le poison arsenical est toujours administré par les voies digestives dans les empoisonnements criminels, mais il peut être absorbé par les plaies (emploi des caustiques arsenicaux), par la peau (pommades), par les voies respiratoires (poussières, papiers peints, etc.).

On cite quelques cas dans lesquels le poison a été introduit par la muqueuse vaginale et, d’après Zacchias, Ladislas, roi de Naples, aurait été empoisonné par son membre viril qui aurait absorbé de l’acide arsénieux introduit dans le vagin de sa maîtresse. .

Nous allons d’abord étudier l’intoxication produite par le type des poisons arsenicaux : V acide arsénieux.

Tardieu admet quatre formes distinctes dans l’empoisonnement par l’arsenic au point de vue de la marche des symptômes : les formes suraiguë, latente, subaigu'é et lente. Nous pensons, avec M. Rabuteau, que cette division peut être simplifiée et qu’il n’y a en réalité à considérer que deux formes d’empoisonnement par l’arsenic : une forme et une forme

Dans l’empoisonnement aigu, le malade éprouve une sensation d’âcreté et une constriction spasmodique de la gorge accompagnée d’une déglutition douloureuse et d’une ardeur qui s’étend d’une extrémité à l’autre des voies digestives. Viennent ensuite des vomissements abondants composés d’abord des substances alimentaires qui ont pu être ingérées et dans lesquelles on trouve quelquefois de l’acide arsénieux, puis des matières blanchâtres. La soif est intense et l’on observe souvent de la diarrhée cholériforme ou dysentérique.

A mesure que l’absorption s’effectue, les symptômes s’aggravent : abattement, prostration, altération des traits, refroidissement de la peau, petitesse du pouls, crampes dans les membres, suppression des urines. Le ventre est dur, ballonné, la langue' devient rouge et sèche, la cyanose survient, la respiration s’embarrasse, la face et les extrémités bleuissent et la mort arrive au bout de peu de jours. On observe vers le deuxième jour des accidents du côté de la peau par laquelle le poison s’élimine en

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