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très acre et très caustique, qui, appliqué sur la peau, produit une vésication assez forte. Par la dessiccation ce principe caustique disparaît complètement à cause de sa volatilité, à tel point que l'on peut se servir de cette raciue sèche nour l’alimentation, ce
qui a lieu en Suède, en Dalmatie et dans d’autres pays. On peut en retirer aussi de l’amidon de bonne qualité. Cette racine a été utilisée en médecine comme purgatif, antiasthmatique et antiscorbutique, mais aujourd’hui on l’a abandonnée, à cause des accidents que son âcre té peut déterminer.
Alfred Chardon, .
ÂRTTHËNOÏDE. — Nom donné par les anatomistes à deux cartilages du larynx. ÇV. Laryjix.)
ASA-FŒTIDA. — Nom donné a une gomme résine produite par plusieurs plantes de la famille des ombeUifères, principalement la ferula asa-fœtida et la ferula narihei, qui croissent abondamment en Perse et dans le Turkestan. Cette gomme résine s’extrait de la racine des plantes et se présente sous forme de masses irrégulières, solides, un peu molles, rougeâtres, parsemées de larmes blanchâtres et opalines, dégageant une forte odeur alliacée et d’un goût amer et nauséabond insupportable ; ce qui n’empèche pas les Persans de s’en servir journellenient pour assaisonner leurs aliments, à l’instar des Romains de l’antiquité qui en frottaient le fond des plats pour relever la saveur de leurs mets, comme on le fait aujourd’hui avec de l’ail en Provence.
L’asa-fœtida exerce sur les fonctions digestives une action stimulante ; elle agit aussi comme antispasmodique en modérant l’activité du système nerveux et en ralentissant la circulation. On lui attribue enfin une action spéciale sur les voies res-
OlCnONNÀIBE POPDUURE DE MÉDECINE CSCELLE.
piratoires, grâce à laquelle les sécrétions bronchiques se trouvent modifiées par son emploi.
En médecine on emploie l’asa-fœtida contre un certain nombre d’affections. Trousseau et Pidoux la conseillent contre les flatuosités, les coliques venteuses, la constipation des vieillards et des hypochondriaques, sous forme de lavement d’après la formule suivante :
Asa-fœtida . 5 grammes.
Jaune d’œuf. . N" 1.
Décoction de guimauve . 250 grammes.
On l’ordonne souvent contre l’asthme, la toux spasmodique, le faux croup, le spasme de la glotte; contre les accidents si variés de l’hystérie ; le docteur Lombard, de Genève, l’a préconisée contre les palpitations avec état spasmodique et étouffement, suite d’un commencement de lésion organique du cœur. Dans ces divers cas on peut administrer ce médicament en lavement d’après la formule précédente, ou en pilules, ainsi dosées ;
Asa-fœtida . . . A grammes.
Sulfate de morphine . 0,15 centigr.
Mucilage de gomme . q. s.
Pour 30 pilules, soigneusement dorées pour masquer leur goût désagréable, dont on prendra 1 à 4 par jour. D' Padl Labarthe.
ASARET. — Nom donné à une petite plante de la famille des aristolochiées, à feuilles larges portées par de longs pétioles, à fleurs rouges pourpre foncé, qui pousse dans les bois ombragés et humides, et dont la racine, petite et fibreuse, d’une odeur et d’une saveur fortement aromatique, possède des propriétés purgatives et vomitives remarquables.
Depuis la découverte de l’ipéca l’asaret a été abandonnée par les médecins ; mais, dans nos campagnes, les paysans, qui l’appellent oreillette, oreille d'homme, rondelle ou cabaret, l’emploient encore en infusion pour se purger ou se faire vomir D' Paul Labarthe.
ASCARIDES LOMBRICOÏDES. — Nom donné à une variété de vers intestinaux de la famille des ascaridés, d’une longueur de 15 à 20 centimètres et d’une grosseur de 5 à 8 millimètres, blancs ou um peu rosés, cylindriques, affilés à leurs deux extrémités. Leur bouche triangulaire, pourvue de den* telures microscopiques, est entourée de trois nodules convexes pouvant s’écarter et se rapprocher, et leur extrémité caudale, outre un anus tranversal, présente chez le mâb^ deux spiculés, et chez la femelle un étranglement génital avec orifice sexuel {fig. 113). Les mâles sont plus petits que les femelles.
Très communs chez les enfants, principalement dans la période de la seconde enfance, et surtout chez ceux qui sont mal nourris, débiles, lymphatiques et scrofuleux, les lombricoïdes sont plus fréj quents chez les fillettes que chez les garçons. Ils séjournent ordinairement dans la portion de l’intestin appelée intestin grêle, où leur nombre peut s’élever à plusieurs centaines. Quelquefois, ils remontent le tube intestinal jusqu’à l’estomac. On les a vus même
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remonter dans le pharynx, les fosses nasales, et être rendus par la bouche, dans un vomissement.
Les ascarides lombricoïdes, d’après Davaine, pénètrent dans le tube infeslined à l’état d’oeufs déposés sur les fruits et les légiimes crus, ou contenus dans les eaux non filtrées.
Très souvent la présence des ascarides lombricoïdes dans l’intestin passe inaperçue. D’autres fois, celle-ci se manifeste par différents symptômes. Les enfants éprouvent des picotements autour du nombril, leur ventre est ballonné, sensible au palper; ils n’ont plus d’appétit, leur langue est blanche, leur haleine fétide ; ils ont des vomissements et passent par des alternatives de diarrhée et
Fig. 115. — Ascaride lomhricoïde. — 1. Aseande. — 2. a. Extrémité céphalique avec les trois nodules de la bouche. —