a. Extrémité caudale du mâle avec les deux spiculés
4. Étranglemenl génital de la femelle avec a, l’orifice sexuel.
de constipation; ils ressentent des démangeaisons au nez, leur figure est pâle, leurs yeux sont cernés, certains enfin présentent des accidents nerveux, des convulsions. Aucun de ces divers symptômes n’est constant; leur ensemble seul peut faire présumer la présence des ascarides lombricoïdes. Mais le seul signe véritable de leur existénce, est la constatation qu’ôn en fait dans les garde-robes.
Le traitement à faire pour se débarrasser de ces vilains hôtes est simple et facile. On emploie surtout pour les expulser, la mousse de corse, le semen contra, la santonine, le calomel.
La mousse de corse s’administre sous forme de sirop pendant trois jours dé suite, à la dose d’une cuillerée à soupe par jour, pour les enfants de deux à quatre ans, et de deux cuillerées pour les enfants plus âgés. On peut aussi la faire prendre préparée de la façon suivante :
Mousse de Corse . 5 à 8 grammes.
selon l’âge du petit malade, sur laquelle on jette :
ASC
Lait bouillant . 100 grammes.
puis on passe, on sucre et on fait avaler cette boisson en une fois le matin. Les enfants la prennent sans répugnance.
Le semen-contra est un excellent anthelmintiquemais sa saveur désagréable fait que nombre d’enfants ne le prennent pas facilement. On peut l’administrer en poudre à la dose de 5 à 6 grammes, mélangé avec du miel ou des confitures, et répéter cette dose pendant trois jours consécutifs, ou bien sous forme de bonbons.
La santonine, principe extrait du semen-contra, est également efficace. On l’administre à la dose de 5 à 30 centigrammes par jour, pendant quatre oü cinq jours, sous forme de tablettes, de dragées ou de biscuits.
Quant au calomel, il s’emploie à la dose de 5 centigrammes incorporé à une cuillerée de miel ou ds confiture. On en fait prendre une dose le soir en se couchant, une autre le lendemain matin au réveil, et une troisième le surlendemain matin, soit en tout 13 centigrammes. D' Paul Labarthe.
ASCITE. — On appelle ainsi en médecine l’hydropisie du péritoine, ou un épanchement de sérosité dans la cavité péritonéale.
Rare pendant l’enfance et la jeunesse, elle s’ob- : serve principalement à l’âge de quarante à cinquante ans, et paraît être plus fréquente chez la femme. Elle peut être primitive et constituer alors à elle seule une maladie, ou bien consécutive à des affections localisées ou générales. L’ascite primitive ou idiopathique est très rare ; on en observe cependant quelques casj et elle paraît' presque toujours due à l’influence du froid, à l’ingestion de boissons glacées tandis que le corps est en sueur, ou bien à la suppression du flux menstruel, surtout jchez les jeunes filles â l’époque de la puberté. L’ascite secondaire, infiniment plus fréquente, reconnaît deux ordres de causes : les unes mécaniques, les autres constitutionnelles. Lorsque la circulation veineuse générale est gênée, comme dans certaines affections cardiaques, primitives ou consécutives à des lésions pulmonaires, les veines surchargées de sang laissent filtrer une partie de son sérum à travers leurs parois : ce phénomène se produit d’abord dans le domaine de la veine cave, mais l’œdème des membres inférieurs est bientôt suivi de l’hydropisie du péritoine. Lorsque l’augmentation de la pression sanguine ne se fait sentir que dans les veines intra-abdominales, l’ascite s’établit d’emblée. Cette gêne circulatoire peut tenir à l’inflammation de la veine porte ou à sa compression directe par une tumeur abdominale, mais dans la grande majorité des cas elle reconnaît pour cause l’inflammation chronique du foie appelée ■ cirrhose atrophique. Lorsqu’il n’existe aucun obstacle à la circulation veineuse, mais que le sang devient trop fluide par suite de la diminution du nombre des globules et de la quantité de l’albumine, le sérum peut, sans augmentation de pression, filtrer à travers les parois veineuses et donner lieu à l’œdème et à l’ascite. C’est ce que l’on voit très fréquemment dans la maladie de Bright et les divers états cachectiques. L’ascite qui accompagne presnue toujours
les péritonites chroniques tuberculeuse et cancéreuse paraît dépendre à la fois de l’état des vaisseaux et de celui du sang.
Quelle que soit la cause déterminant l’ascite, le liquide épanché dans le péritoine, en quantités variant de quelques centaines de grammes à 30 ou 40 litres, soit 8 à 10 litres en moyenne, est analogue au sérum du sang, dont il diffère très peu. n est d’ordinaire clair et limpide, jaunâtre, et très dense.
L’ascite débute ordinairement d’une façon insidieuse et s’installe avec lenteur. Bientôt cependant le malade s’aperçoit de la tuméfaction de son abdomen et se plaint "d’un sentiment de plénitude et de tension, surtout après les repas. A mesure que l’hydropisie péritonéale augmente, surviennent des troubles morbides en rapport avec la compression des différents viscères : la gêne fonctionnelle du tube digestif entraîne la dyspepsie et la constipation, parfois des nausées et des vomissements; le refoulement des organes thoraciques parle diaphragme détermine une dyspnée croissante et des irrégularités dans les battements du cœur ; la compression de la veine cave et des veines iliaques font apparaître l’œdème des membres inférieurs. A ces symptômes généraux viennent se joindre des signes physiques qui décèlent au médecin la présence d’un épanchement péritonéal. La percussion donne un son mat dans les points où siège le liquide, qu’une ligne de niveau horizontale sépare des points plus élevés où la sonorité intestinale est conservée. La palpation permet de reconnaître l’existence d’un signe de haute valeur : la fluctuation. Si l’on applique une main d’un côté de l’abdomen et qu’on percute légèrëment le côté opposé, la main sent nettement la secousse, qui lui est transmise par la masse du liquide. La mobilité de l’épanchement et la forme de l’abdomen, variable suivant la position du malade, empêcheront le médecin de confondre l’ascite avec d’autres états entraînant également une augmentation de volume de l’abdomen : la grossesse, les kystes ovariens ou autres, la rétention d’urine.
Le pronostic de l’ascite est variable suivant la cause qui lui a donné naissance. L’ascite idiopathique guérit la plupart du temps, après une durée très variable : ainsi une dame guérit d’une ascite de quinze ans de durée après 886 ponctions. Lorsqu’elle est consécutive aux maladies du cœur, elle guérit souvent avec une assez grande rapidité sous l’influence des diurétiques et des purgatifs drastiques. La plus grave est celle qui survient à la suite des makdies de la veine porte et du foie.
Le traitement de l’hydropisie du péritoine consiste tout d’abord à chercher à guérir la maladie qui l’a occasionnée. 11 consiste en outre, à diriger des moyens thérapeuticpes spéciaux contre l’épanchement lui-même, soit pour amener la résorption du liquide, soit pour l’évacuer au dehors. Les purgatifs, les diurétiques et les sudorifiques donnent d’excellents résiütats dans les ascites liées à un obstacle ï^canique à la circulation, ou qui dépendent d’une affection cardiaque ou des poumons. Parmi les purgatifs, on donnera la préférence aux purgatifs drastiques, c est-à-dire à la rhubarbe, à l’aloès, à la se^monée, à la coloquinte, etc. [Pilules Bosredon, Pilules Suisses, Grains de santé de Franck, etc.).
Parmi les diurétiques on fera prendre, selon le cas, la tisane de bourgeons de sapin ou de chiendent, additionnée par litre de 2 à 4 grammes de nitrate dépotasse, ouïes préparations de digitale [Digitaline Homolle et Quévenne) , la Liqueur d'arenaria ruhra de Yigier, etc. Quant aux sudorifiques, le plus efficace est sans contredit le Jaborandi du docteur Coutinho.
Le régime lacté, excellent dans les cas d’ascite, sous la dépendance d’une affection du cœur et des reins, est contre indiqué dans celle qui est liée à la cirrhose du foie.
Dans certains cas, par exemple, quand l’ascite est due a la présence d’une tumeur comprimant le tronc de la veine porte, l’intervention chirurgicale est suivie d’une guérison définitive du symptôme. Mais quand l’altération porte sur les ramifications de cette veine, ce qui arrive dans la cirrhose atrophique, le traitement chirurgical ne peut être que palliatif. Il consiste à pratiquer la ponction du péritoine, lorsque l’épanchement trop abondant menace le malade d’asphyxie ou de syncope. On pratique cette opération a l’aide d’un trocart de moyen calibre, soigneusement nettoyé et trempé dans de l’eau phéniquée. Le lieu d’élection est le milieu de la ligne qui joint à l’ombilic l’épine iliaque antéro-supérieure. On ne doit répéter cette opération que le plus rarement possible, afin de ne pas épuiser le malade, et il faut avoir soin de ne pas laisser le liquide s’écouler trop rapidement , pour éviter la syncope qui peut être déterminée par une diminution de pression trop brusque. Après avoir évacué le liquide, on entourera Tabdomen avec une serviette très large, suffisamment serrée, de façon à exercer une légère compression sur toute la région.
D' A. L. Labarthe, père.
ASNELLES (bains de mer d’). — Petit village du Calvados, à dix kilomètres de Bayeux, dont la plage est à fond de sable. p. l.
ASPERGE. — Nom donné par les botanistes àüne liliacée potagère vivace dont nous mangeons la tige naissante; L’asperge commune (asparago offidnalis) voit croître dans tous les pays tempérés ses pousses bourgeonnantes. Les Romains, qui l’avaient en haute estime, mangeaient ses turions (c’est le nom donné aux bourgeons de l’asperge), avec une sauce à l’huile, à l’ail et au raifort. S’il faut en croire Juvénal, les asperges les meilleures venaient déjà de notre pays, et le fameux LucuUus préférait les asperges gauloises aux légendaires asperges de Ravenne, que l’on vendait trois à la livre. (Pline l’Ancien.)
L’asperge, semée et cultivée avec soin, s’améliore singulièrement par la main de l’homme ; sans culture, eUe est amère et coriace. Depuis le jour où notre grand agronome La Quintinie trouva la méthode qui fait pousser les asperges sur couche, on obtient des produits gras, tendres et parfumés, auxquels Aubervilliers et surtout Argenteuil doivent une légitime réputation.
Qu’elles soient blanches, vertes ou violettes, les asperges comestibles doivent être tendres, modérément grosses, et répandre un parfum aromatique sui generis. DéKcate et éminemment sensible, l’as-
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perge demande (le mot de la Cuisinière bourgeoise ici n’est pas cruel, puisqu’il s’agit d’un végétal), elle I demande à être mangée fraîchement cueiUie. EUe se cuit par un séjour de dix minutes ou un quart d’heure dans l’eau houillante. Chacun sait qu’elle se mange en branches, à la sauce blanche ouàl’huile.
Les asperges constituent un aliment délicieux, surtout à leur apparition, après les premières effluves printanières. Les asperges de l’arrière-saison sont bien inférieures en général aux primeurs, qui constituent pour l’estomac un aliment très délicat, très sain et de digestion fticile.
En même temps, c’est un aliment nourrissant par excellence, et qui, à l’inverse des autres végétaux frais , resserre le ventre. Hippocrate le faisait justement remarquer :
« 11 y a, disait-il, dans les asperges une vertu astringente. »
Mais ses propriétés les plus remarquables ont trait aux organes génito-urinaires. Tout le monde connaît l’odeur particulièrement repoussante que l’asperge communiqué, longtemps parfois après son ingestion, à la sécrétion urinaire. Cette odeur, qui paraît due à un sel formé dans l’organisme, l’a^pnriale d’ammoniaque, se change en odeur de violettes par l’addition de quelques gouttes d’essence de térébentine.
L’asperge exerce sur le cœur une action sédative réelle qui l’a fait employer souvent pour calmer les palpitations et les «faux-pas » de cet organe. Broussais aimait à employer le sirop de pointes d’asperges, qu’il considérait comme une sorte de digitale atténuée, « digitale des enfants, » appelée à rendre d’utiles services pour la régularisation de l’appareil circulatoire. C’est probablement à la faveur de son action excitante spéciale sur la secrétion urinaire, que s’exerce, sur le cours général du sang, ce pouvoir modérateur. Sans exagérer l’action de l’asperge sur le cœur, nous croyons que l’on doit conseiller son usage modéré aux personnes qui souffrent de troubles plus ou moins marqués dans le fonctionnement de l’organe central de la circulation.
L’asperge est, d’aiHeurs, pour tout le monde, un abment savoureux et léger, utile par sa digestibilité facile et surtout par ses propriétés apéritives. C’est un aliment que l’on peut conseiller avec avantage dans les convalescences, à la condition toutefois de l’associer avec une sauce légère et digestible.
En fait de contre-indications à l’usage des asperges, nous ne connaissons guère" que lès maladies aiguës de l’appareil uro-génital,dans lesquelles elles
doivent être sévèrement proscrites. Quant aux accidents causés par les asperges, le docteur Bertherand a signalé, dans la Gazette médicale de gérie, de vives douleurs de ventre avec urines sanglantes et catarrhe de la vessie, produites par un usage immodéré d’asperges mal cuites et croquantes. Nous croyons toutefois que de semblables observations sont rares dans la littérature médicale.
D' E. Monin.
ASPHALTE. — (V. Bitume.)
ASPHYXIE. — Mot qui, dans le langage médical actuel, sert à désigner l’état de mort apparente ou réelle provoquée par la suspension des phénomènes respiratoires, le mot syncope étant aujourd’hui réservé à l’ensemble des phénomènes provoqués par Y arrêt subit du cœur.
Tout être vivant, quelles que soient ses conditions d’organisation, meurt, s’il cesse de respirer. On a prétendu citer des exceptions,on a parlé de crapaudsayant séjourné plusieurs années dans des blocs de pierre sans être asphyxiés ; les expériences physiologiques ont montré que dans ces cas la respiration avait été alimentée par des porosités ou des fissures existant dans les parois. Dans l’air non renouvelé ou dans le vide, tous les animaux succombent asphyxiés après un temps variable, au milieu d’une série de troubles fonctionnels progressifs, dont les traits principaux sont : la coloration noire du sang artériel, la perversion, puis l’abolition de la sensibilité avec conservation des mouvements réflexes, enfin la disparition de tous les phénomènes vitaux. Les phénomènes respiratoires se résument, on le sait, en un échange gazeux opéré entre l’oxygène de l’air, attiré du dehors dans l’organisme par le jeu de l’appareil pulmonaire, et l’acide carbonique produit pendant le travail de nutrition et accumulé dans le sang. La suspension des échanges respiratoires peut résulter soit de ce que l’air n’arrive plus au contact du sang, soit de ce que l’état organique de la membrane pulmonaire à travers laquelle se font les échanges gazeux s’est modifié au point de ne plus s’y prêter, soit enfin de ce que l’air ou le sang ont subi, dans leur composition, des modifications qui les rendent impropres à l’acte chimique habituel de la respiration. C’est ainsi par exemple que l’arrêt de la circulation compromet assez rapidement l’hématose pour amener la mort, de sorte que la syncope aboutit à l’asphyxie. C’est ainsi que l’accumulation d’acide carbonique dans l’air déjà respiré le rend impropre à entretenir la respiration et que les maladies aiguës ou chroniques, bientôt capables de modifier profondément et dans une étendue suffisante les parois des alvéoles pulmonaires ou d’arrêter l’air , dans son passage à travers l’arbre aérien, amènent l’asphyxie. Mais il ne convient pas de considérer comme une asphyxie ainsi qu’on le fait dans la langue courante, la mort par l’oxyde de carbone que dégage la combustion du charbon dans un espace restreint. C’est là un empoisonnement, car, tandis que le gaz acide carbonique est seulement impropre à entretenir la vie, le gaz oxyde de carbone a un pouvoir irrémédiablement toxique sur les globules sanguins. La même réflexion est applicable aux agents anesthésiques (va-
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peurs de chloroforme, d’éther, etc.), aux gaz émanés des égouts ou des fosses d’aisance. Quant à la mort par la foudre que les anciens physiologistes rangeaient parmi les asphyxies, elle arrive par un mécanisme bien plus complexe assurément, dans lequel l’ébranlement moléculaire du système cérébro-spi- i nal joue le rôle principaL
Pour étudier les causes prochaines de l’asphyxie, il y a lieu de les diviser en deux catégories : "dans l’une il y a obstacle à l’entrée du fluide respiratoire dans l’appareil broncho-pulmonaire ; dans l’autre, la composition de l’air librement inspiré est impropre à l’échange hématosique.
La première classe comprend les variétés suivantes :
A. Immersion dans un milieu solide et liquide, qui empêche la pénétration de l’air dans les voies respiratoires : tel est le mécanisme de l’asphyxie par submersion des noyés, par l’enfouissement dans la terre, dans les matières des fosses d’aisance.
B. Paralysie des muscles de la respiration (diaphragme, muscles intestinaux, etc.). — La destruction de ce point du bulbe rachidien que Flourens a désigné sous le nom de nœud vital est suivie d’ung asphyxie rapide, parce que c’est de ce point que partent les nerfs sous la dépendance desquels se ti;ouvent les mouvements respiratoires. Les maladies chroniques ou aiguës de la moelle épinière qui atteignent cette région, aboutissent au même résultat (myélites, diphthérie, etc.), ainsi que certains poisons qui paralysent le système musculaire en général, le curare, par exemple.
G. Obstacles mécaniques à la pénétration de Voir dans Vappareil respiratoire. — Ces obstacles peuvent siéger dans les voies respiratoires elles-mêmes, depuis la bouche jusqu’aux bronches ; ce sont tantôt des corps étrangers venus du dehors, pois, haricots, noyaux de cerise, lait, vin, matières de vomissement ou bol alimentaire volumineux égarés dans les voies aériennes par un trouble accidentel de la déglutition (rire en mangeant), par insensibilité de l’épiglotte (aliénés), etc. Tantôt les corps étrangers viennent de l’organisme même, sang, polypes du larynx, pus d’un abcès du larynx ou de la gorge, fausses membranes du croup. Il faut en rapprocher le renversement de la langue en arrière pendant l’anesthésie chloroformique, la compression ou la section des nerfs qui président à la dilatation de la glotte. — Les obstacles à l’entrée de l’air peuvent siéger en dehors des voies respiratoires : la pendaison et la strangulation interrompent complètement la pénétration de l’air dans la poitrine et créent rapidement l’asphyxie, bien que la première soit un mécanisme complexe, auquel prend une part importante la compression des vaisseaux sanguins, qui portent le sang au cerveau et l’en ramènent. Toutes les tumeurs du cou, de la poitrine, les corps étrangers arrêtés dans l’œsophage, un anévnsme de l’aorte, un double épanchement abondant de la plèvre peuvent être des causes d’asphyxie.
La seconde classe des causes occasionnelles d’asphyxie comprend : l’insuffisance de l’oxygène dans 1 air respiré, l accumulation de l’acide carbonique ou de gp n’ayant aucune vertu toxique, comme 1 azote, l’hydrogène chimicpjement obtenu, le pro¬
toxyde d'azote pur. Une atmosphère dans laquelle l’air atmosphérique est remplacé en grande partie par l’acide carbonise, comme dans la grotte du Chien, dans les celliers où existe du vin en fermentation, est impropre à entretenir la respiration. Dans les phénomènes morbides causés par le séjour dans l’air confiné il ne faut pas envisager seulement la privation d’oxygène et l’accumulation de l’acide carbonique ; on sait que les émanations organiques rejetées par la peau et les voies respiratoires constituent un véritable poison, sans compter la chaleur, l’état hygrométrique qui sont des facteurs importants. L’expérience démontre que l’on peut vivre à l’aise dans un milieu contenant 1 p. 100 d’acide carbonique chimiquement obtenu, tandis que le séjour dans un espace contenant la même quantité d’acide carbonique fourni par la respiration est intolérable.
Les effets de l’asphyxie sont, les uns, des modifications apportées par elle dans la composition du sang; les autres, des troubles fonctionnels auxquels le sang ainsi modifié donne naissance. Le sang artériel prend l’aspect du sang veineux, c’est-à-dire devient noir et chargé d’acide carbonique; le sang veineux a perdu la propriété de se charger à nouveau d’oxygène. La matière colorante au lieu d’imprégner uniquement les globules, se dissout dans le sérum qu’elle colore. On dit que le sang des asphyxiés est plus diffluent et moins coagulable, pourtant les autopsies signalent assez souvent la présence de caillots volumineux dans les cavités du cœur. Les muscles de la vie de relation perdent leur contractilité volontaire, aussi bien que les muscles de la vie organique leur tonicité (évacuation involontaire d’urine et de matières fécales, relâchement des sphincters) ; la pupille, après avoir subi des alternatives rapides de resserrement et de dilatation, reste enfin dilatée d’une manière permanente. Le cerveau et la moelle épinière sont atteints rapidement dans leurs éléments sensibles ; l’intelligence disparaît en premier lieu, puis la sensibilité au contact et à la douleur s’efface progressivement des parties inférieures du corps vers les supérieures ; les mouvements réflexes persistent encore quelque temps, la cornée oculaire est le dernier refuge de la sensibilité. A la sensation du manque d’air et à l’angoisse qui est le premier phénomène perçu par l’asphyxie s’ajoutent des vertiges, l’obscurcissement de la vue, des tintements d’oreilles et une céphalalgie à forme constrictive, suivis d’une perte de connaissance complète ; la face, les lèvres sont violettes ou bleuâtres; puis, après une courte période de résolution musculaire, se montrent des convulsions d’une violence et d’une durée variable qui traduisent l’action irritative exercée sur le bulbe par l’acide-carbonique accumulé dans le sang. Enfin les mouvements cessent, il y a mort apparente, bien que la circulation puisse encore se produire, d’une manière latente pendant quelque temps, pour s’arrêter enfin définitivement ; parallèlement, la chaleur commence à disparaître.
Nous n’avons envisagé dans cet article l’asphyxie qu’au point de vue le plus général, nous étudierons les symptômes propres à chaque mode d’asphyxie aussi bien que leur traitement, aux mots Submer-
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sion, Pendaison^ Strangulation, Nouveau-nés, Égouts et Fosses d'aisance. (V. ces mots.)
D' Paul Labarthe,
ASPIRATEUR. — Nom donné à des instruments spéciaux, employés en médecine et en chirurgie pour pratiquer l’aspiration des liquides ou Hr des gaz normaux ou de nature morbide contenus dans les cavités naturelles ou accidentelles de notre corps.
Ges appareils sont très variés, , depuis la seringue à double robinet adaptée au trocart, de notre illustre maître Jules Guérin, qui le premier, il y a déjà longtemps, employa la méthode aspiratrice ou pneumatique, à obtenir le vide pour le traitement des plaies, jusqu’à l’aspirateur de Dieulafoy et à celui de Potain, dont
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