AUR
AUS
auditif. — Nom donné en anatomie et en physiologie à tout ce qui a rapport à Yoreille et à l’owïe* (V. ces mots). P. l.
AUDITION. — Sensation perçue par l’organe de l’ouïe lors de la production du bruit ou des sons. On peut distinguer deux sortes d’audition : l’audition passive et l’audition active. L’audition passive a lieu lorsqu’un son vient frapper l’oreille inattentive. Lorsqu’au contraire on écoute un son ou un bruit, c’est l’audition active. On la nomme aussi auscultation. (V. Auscultation., Oreille., Ouïe).
D' Gabrigod-Desabènks.
AULT (BAINS DE MER D’). — Petit village situé à 9 kilomètres du Tréport, au fond d’une gorge étroite formée par de hautes falaises creusées en forme de croissant. Sa plage est à fond de sable et bordée de galets. 11 y a un petit établissement de bains de mer chauds et un petit casino. P. L.
AULUS (EAUX MINÉRALES D’). — Aulus est une petite ville de l’Ariège, située à 33 kilomètres de Saint-Girons, dont les eaux minérales sulfatées calciques contiennent en moyenne par litre, l'’’,380 de sulfate de chaux, O^^lOO de sulfate de soude et 0®'',300 de sulfate de magnésie, et peuvent être administrées utilement dans certaines maladies de l’appareil digestif, du foie et de l’appareil urinaire. p. l.
AUMALE (EADX MINÉRALES D’). — Aumale est un cheflieu de canton de la Seine-Inférieure qui possède des eaux minérales ferrugineuses froides, contenant 17 centigrammes de carbonate de fer par btre, employées contre l’anémie et la chlorose. p. l.
AUNE NOIR. — (Voyez Nerprun).
AUNÉE. — Nom donné parles botanistes à une plante de la famiUe des composées, qui croît dans les prairies humides de toute la France, dont la racine, seule partie usitée en médecine, est vivace, allongée, grosse, charnue, rousseâtre à l’extérieur, presque blanche à l’intérieur. D’un goût amer et chaud, d’une odeur aromatique camphrée, cette racine, d’après Gubler et.de Korab, jouit de propriétés expectorantes et calmantes qui la font emplover, en tisane, contre la bronchite et les affections diverses de l’appareil respiratoire. Le principe actif de l’aunée semble être une huile concrète, cristallisable, blanche, appelée Hélénine (y . ce mot). p, l.
AURA. — (Voyez Épilepsie, Hystérie).
AURÉOLE. — (Voyez Aréole).
AURICULAIRE. — Qualificatif donné en anatomie à certaines parties du corps qui sont en rapport avec l’oreiUe, ou dont la forme rappelle celle de cet . organe. Ainsi on dit ; artères auriculaires, muscles auriculaires, pour désigner les artères et les muscles de l’oreiUe. On dit aussi doigt auriculaire pour désigner le cinquième doigt de la main, parce que c’est celui que, vu sa petitesse, on introduit de préférence dans l’oreille. On donne enfin le
qualificatif d'auriculaire à des cloisons, à des paro' et à des muscles de l’oreillette du cœur (V. Oreilig Cœur). P
AURICULO-VENTRICULAIRE. - Nom donné par les anatomistes à l’orifice du cœur qui est placé entre l’oreiUette et le ventricule de chaque côté de cet organe (V. Cœur). P ^
AURONE. — (Voyez Citronnelle).
AUSCULTATION. — C’est le procédé qui permet de saisir et d’apprécier, à l’aide de l’oreille appliquée plus ou moins directement sur les parties, les bruits perceptibles chez l’homme sain ou malade.
, L’auscultation qui était connue des anciens — ainsi que le prouve un passage du Traité des maladies dans lequel Hippocrate parle d’un bruit qu’on peut entendre » lorsqu'on tient l'oreille appliquée un certain temps contre la poitrine. » — a été érigée en méthode par notre illustre Laennec, à partir de 1816.
L’auscultation péut être pratiquée sur les trois grandes cavités splanchniques : sur la poitrine (poumons et cœur), l’abdomen, la tête, puis sur les vaisseaux, sur l’utérus ; enfin' on peut se proposer d’apprécier-, à l’aide du dynamoscope, les bruits de la contraction musculaire. On se bornera ici à exposer la théorie et la pratique de l’auscultation appliquée à l’appareil respiratoire, qui seule doit être nécessairement étudiée à part, (V. Cœur, Anémie, Aorte, Jugulaires, Grossesse, Encéphale, Bynamoscopie, etc.).
Auscultation de l’appareil respiratoire. — D’une façon générale, le malade doit être ausculté assis, les bras étant portés en bas et en avant; on peut aussi l’ausculter debout. Il n’est pas nécessaire de le mettre nu; la chemise ne gène pas, à moins qu’elle ne soit d’une toile par trop grossière et épaisse. Le sthétoscope (V. ce mot) n’est guère utile que pour la fosse sus-claviculaire : en dépit de Laennec, on entend mieux avec l’oreille appliquée directement sur la’ poitrine. On ne manquera pas d’explorer toute la région thoracique, y compris les aisselles. Parfois on n’entend rien ou presque rien; le malade se sentant observé immobilise son thorax sans s’en rendre compte et pratique une respiration aussi lente et partant aussi sourde que possible, H vaut mieux sous ce rapport ne faire aucune recommandation au malade et le laisser aller son train; car le moment où on lui crie : « Respirez bien! » est souvent celui où il s’arrête court. Si cependant il s’y prend mal, on le prie de respirer un peu plus vite ; c’est le meilleur moyen d’en obtenir quelque chose. J’insiste, car chez quelques malades, même très intelligents, cette mauvaise respiration complique les difficultés déjà si grandes de l’auscultation.
11 est d’usage d’examiner séparément : I. Les bruits respiratoires ; IL La voix.
L Auscultation des bruits respiratoires, — J’étudierai successivement : A. Le murmure respiratoire et ses altérations simples; — B. Les souffles;