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lementla direction du cubitus; \ÿ.radiale qui côtoie le côté interne de Tavant-bras, et devient tout à fait superficielle à sa partie inférieure (ce qui fait que
Fig. 129.
Muscles de la région antérieure de l’avant-bras (couche superficielle). — A. Biceps brachial. — B. Tendon du biceps. —
G. Triceps brachial. — D. Brachial antérieur. — E. Long supinateur. — F. G. Premier et deuxième radial externe. —
H. Long abducteur du pouce. — I. Long fléchisseur du pouce.
— J. Rond pronateur. — K. Grand palmaire. — L Petit palmaire. — M. Fléchisseur superficiel. — N. Cubital antérieur.
— 0. Muscles de l’éminence hypothénar. — P. Muscles de i’éminence thénar.
Fig. 130.
Muscles de la région postérieure de l’avant-bras. — 1. Muscle anconé. - 2. Court supinateur. — 3,3. Second radial externe. — 4. Cubital postérieur. — S. Aponévrose anti-brachiale. — b. Extenseur propre du petit doigt. — 7. Tendon du premier radial externe. — 8. Long abducteur du pouce. - 9. Court extenseur. — 10. Long extenseur. — 11. Extenseur propre de 1 index — 12. Muscles interosseux.
c est sur elle qu’on tâte le pouls); les mierosseuses. Uuant aux veines, elles sont plus nombreuses que les arteres; les. principales sont les cubitales, les iwaianes et les radiales. Enfin les nerfs de l’avantbras sont : le cubital en dedans, le radial en dehors Dictiosnaihe popdlaibe de médecine usuelle.
et le médian au milieu. La peau qui recouvre l’avant-bras est mobile, glabre, blanche et lisse chez l’enfant et la femme, mais recouverte chez l’homme d'un duvet plus ou moins épais à sa surface externe.
Fractures de l’avant-bras. — On donne ce nom aux fractures qui siègent sur les deux os de l’avantbras; dans les cas où un seul os est atteint, on dit qu’il y a fracture du cubitus ou du radius. Nous traiterons ces dernières aux mots cubitus et radius,
Fracture incomplète des deux ■ bras, avec écartement
os de l’avant-bras. des fragments.
et nous ne nous occuperons ici que des fractures de l’avant-bras proprement dites.
Les fractures de l’avant-bras peuvent être complètes ou incomplètes, simples ou compliquéesuniques ou multiples, siéger au même niveau sur les deux os, ou à un niveau différent sur chacun d’eux. Le plus souvent, la fracture se produit à la partie moyenne, plus rarement au tiers inférieur, et plus rarement encore au tiers supérieur. Dans certains cas, la fracture n’est accompagnée d’aucun écartement; dans certains autres, les fragments inférieurs sont inclinés sur les supérieurs et forment un angle saillant en avant et en arrière. Dans le plu? grand nombre de cas, les deux fragments du radius se rapprochent du cubitus et tendent à combler l’espace interosseux : aussi, la masse musculaire repoussée en avant et en arrière, donne à l’avantbras, aplati d’ordinaire d’avant en arrière, une forme cylindrique.
Les fractures de l’avant-bras sont le plus souvent le résultat d’une cause immédiate, teUe qu’un coup,
Fîg. 133.
Appareil de Dumesnil pour les fractures de l’avant-bras.
une chute, une roue de voiture. Elles sont très rarement dues à une cause indirecte.
Parmi les symptômes de fractures complètes de l’avant-bras, signalons tout d’abord la , douleur qui suit immédiatement l’ac- / cident, douleur qui augmente lorsque | le blessé veut faire exécuter au mem- Ê
Fig. 13L
Appareil de Nélaton pour les fractures de l’avant-bras
bre des mouvements de pronation et de supination, et qui se fait sentir dans un point du membre où l’oeil constate une difformité manifeste. Cette difformité consi.ste en une courbure, soit en avant, soit en arrière, et en une dépression correspondante des bords
Appareil de Nélaton modifié, pour les fractures de l’avant-bras
radial et cubital. Si l’on essaye avec une main de faire exécuter à l’avant-bras les mouvements de pronation et de supination, en tenant de l’autre
l’extrémité supérieure du radius, on constate que ces mouvements ne se communiquent pas à l’a^, culation radio-cubitale, et qu’ils s’arrêtent au nL veau de la difformité, où on constate facilement une mobilité anormale et de la crépitation.
Le traitement des fractures de l’avant-bras est simple. On fait d’abord la réduction de la fracture à l’aide de tractions sur les doigts fléchis, tandis qu’un aide fait la contre-extension du coude. On met ensuite l’avant-bras dans la supination, puis^ pour refouler les muscles vers l’espace interosseux et écarter les fragments, on place sur la face palmaire et sur la face dorsale;une compresse graduée 1 assez épaisse, ou un long bouchon qu’un aide maintient, pendant que le chirurgien applique par dessus deux attelles de la largeur du membre. Le tout est maintenu à l’aide de bandes de diachylon, ou mieux d’un bandage roulé (fig. 122, 123, 124). fl faut avoir bien soin de ne pas trop comprimer le membre pour ne pas avoir d’œdème ni de gangrène, et ne pas rester sourd aux plaintes du blessé, s’il accuse une douleur vive, mais aussitôt desserrer l’appareil. Enfin, l’avant-bras est main-' tenu par une écharpe. Il est prudent de 'recommander au blessé de garder les doigts dans la demifiexion pour éviter les raideurs ultérieures dans les mouvements de la main.
Les fractures de l’avant-bras se consolident généralement dans l’espace de trente à quarante jours.
Luxations de l’avant-bras. — Elles peuvent se produire de l’avant-bras sur le bras (V. Coudé) ou de l’avant-bras sur la main (V. Poignet).
D' Paul Labarthe.
AVELINE. - (V. Noisette).
AVEUGLES (ASSISTANCE PDBLiauE DES), — D’appès les renseignements que fournit la statistique, les aveugles de France étaient en 1876 au nombre de 31,631, dont 25,000 en état d’indigence.
Dans l’antiquité, les aveugles considérés comme des êtres absolument inutiles à la société, étaient abandonnés à eux-mêmes, n’ayant d’autre espoir que d’obtenir de la pitié publique quelques lambeaux pour se couvrir, un grabat pour se reposer. Un immense progrès a donc été réalisé en faveur de ceux qui sont privés de la vue, puisque deux grands établissements, classés au nombre des établissements' généraux de bienfaisance, ont aujourd’hui pour destination spéciale de leur venir en aide. L’un de ces établissements, l’hospice national des Quinze-Vingts, est une maison de secours et de retraite pour ces déshérités ; l’autre, l’Institution nationale des Jeunes Aveugles, a pour objet de leur assurer les bienfaits de l’instruction.
Hospice national des Quinze-Vingts. — Cette antique maison est le doyen et le plus populaire de tous les établissements généraux de bienfaisance. La légende en attribue la fondation à saint Louis, qui voulut ainsi donner asile à 300 (quinze-vingts), chevaliers qui le suivirent dans la première croisade