‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 61 sur 206 · BAL BAL · texte numérisé non relu

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usités dans la thérapeutique et ont été expérimentés sur une vaste échelle dans presque tous les hôpitaux de Paris, et plus de cent professeurs agrégés, et médecins distingués, ont pubüé les heureux résultats obtenus par leur emploi dans le traitement de l’anémie, la chlorose, la chorée (Pelletan, Bouchut, Blache) ; des rhumatismes, des arthrites chroniques, des sciatiques, du lombago, des courbatures, des douleurs musculaires (Nonat, Arnal, Debout, Marchai de Calvi, Bouchut, Ossian Henry, Duplay, Briau) ; des affections chroniques de l’utérus, de l’aménorrhée, de la dysménorrhée, de la leucorrhée chronique (Nonat, Raciborski, Bertherand, Labarthe) ; des anciennes blessures de guerre (Lacronique).

« Les bains de Pennés sont utiles dans les scrofulides, dans les affections cutanées non accompagnées de réaction inflammatoire, dans toutes les affections scrofuleuses ou arthritiques, qui ont pour siège le système lymphatique ou osseux ; ils ont une action fondante, résolutive, des plus manifestes, dans les engorgements viscéraux qui dépendent d’une diathèse scrofuleuse, dartreuse ou arthritique. » Cette opinion si précise de Bazin, l’illustre dermatologiste de l’hôpital Saint-Louis est aussi celle de ses collègues, les professeurs Cazenave et Hardy. | Enfin les bains de Pennés, par leur action franchement tonique et stimulante, conviennent aux individus affaiblis par les diarrhées, la fièvre des marais, l’inertie des fonctions digestives, le diabète. Ils sont aussi recommandés aux convalescents, dont ils remontent les forces générales. D' c. sarran.

BAINS (EADX MmÉRAiES DE). — Bains est une petite ville des Vosges, dont les eaux thermales qui renferment très peu de. principes minéralisateurs, ne présentent pas de spécialisation thérapeutique bien déterminée et agissent surtout par leur thermalité. On peut les recommander aux individus affectés de rhumatismes douloureux et d’arthrites chroniques. P. L.

BALANITE. — Nom donné à l’inflammation de la membrane muqueuse qui tapisse le gland. Dans la grande majorité des cas, l’inflammation de la membrane muqueuse du prépuce l’accompagne et on dit, alors, qu’il y a balano-posthite ce mot).

BALANO-POSTHITE. — On donne ce nom à l’inflammation des muqueuses qui tapissent la surface externe du gland et la surface interne du prépufee.

Cette affection se montre à tous les âges, depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse, mais elle est beaucoup plus fréquente chez l’adulte. Elle peut être causée par la malpropreté, la masturbation ; par le coït plusieurs fois répété avec une femme au vagin étroit par ,1e coït avec une femme atteinte de vulvite, d’urétrite, de vaginite, ou d’un écoulement menstruel, ou même d’une simple leucorrhée. Elle peut survenir chez les individus atteints de phimosis congénital, chez lesquels il existe à la base du sillon balano-préputial une accumulation de cette matière acre, blanchâtre et pâteuse, sécrétée par les glandes sebacees, que nous appelons sînegma. La balanoposthite peut encore être occasionnée par des végé¬

tations, des ulcérations syphilitiques, des érosions chancreuses ou des éruptions herpétiques souspréputiales. Les diabétiques y sont aussi sujets. Mais, le plus souvent, cette affection est occasionnée par l’application du muco-pus blennorrhagique par auto-contagion sur la muqueuse balano-préputiale, soit que le muco-pus urétral la détermine en passant du méat entre le prépuce et le gland, soit qu’elle succède à la propagation par continuité de tissu, de l’inflammation urétrale au gland et au prépuce.

Au premier abord, il semble que la balano-posthite doit être très fréquente, au moins aussi fréquente que la blennorrhagie, puisque la muqueuse balano-préputialej dans le coït, est beaucoup plus exposée que la muqueuse urétrale. Cependant c’est le contraire qui a lieu. La balano-posthite est assez rare. En consultant ma statistique personnelle de 1883, je trouve sur 416 blennorrhagies, 388 blennorrhagies simples et 28 blennorrheigies compliquées de balanoposthite. A quoi tient celte rareté? à ce que l’épithélium qui protège ces muqueuses est beaucoup plus épais et résistant que celui de la muqueuse urétrale, surtout chez les circoncis et chez les individus qui décalottent toujours.

Le professeur DesrueUes, du Val-de-Grâce, à qui nous devons une étude magistrale de la balanoposthite, admettait trois variétés de cette affection. .

Dans la première variété, celle qui s’observe chez les individus dont le prépuce lâche et mobile couvre et découvre facilement le gland, la balano-posthite s’annonce par des picotements incommodes, des démangeaisons importunes et une chaleur inaccoutumée sous le prépuce. 11 y a un léger gonflement du prépuce et du gland. La surface de celui-ci est rougeâtre, douloureuse ; il en est de même de la partie correspondante du prépuce. Si on laisse ces surfaces en contact, une sécrétion anormale s’établit rapidement ; blanchâtre et peu épaisse d’abord, elle s’épaissit et devient jaune verdâtre, à mesure que l’inflammation augmente. Les bords du prépuce sont gonflés, rouges, cette rougeur s’étend jusqu’à sa base. Si on décalotte, on voit les deux muqueuses du prépuce et du gland tapissées de fausses membranes qui recouvrent des excoriations plus ou moins profondes, suivant l’intensité et l’ancienneté de l’inflammation.

Dans la seconde variété, celle qui s’observe chez les individus qui décalottent difficilement, par suite de la longueur du prépuce et de rëtroitesse de son orifice, le gonflement inflammatoire est très prononcé et débute brusquement. Le prépuce est d’un rouge foncé jusqu’à sa base, et son ouverture rétrécie forme comme un anneau qui étreint si follement le gland, que l’extrémité de ce dernier, dépassant le limbe du prépuce, est tantôt étranglée, rouge, tendue, luisante, tantôt au contraire blanchâtre et œdématiée. Quant à l’ouverture du prépuce, elle est tantôt plissée et semble se diriger en arrière ; tantôt, au contraire, elle forme un bourrelet saiUant aù dehors et aplati en dedans. La sécrétion muco-purulente est moins abondante et moins épaisse que dans la variété précédente, et comme elle s’écoule difficilement au dehors, elle forme par- J fois, en s’accumulant derrière la couronne du gland.

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une espèce de tumeur circulaire qu’un observateur inexpérimenté pourrait prendre pour un abcès. Dans cette variété, la douleur est très vive, surtout pendant la miction et lorsque la verge est en érection.

Enfin, dans la troisième variété, celle qui se rencontre chez les individus dont le gland est habituellement recouvert, et qui ont un prépuce long, à ouverture étroite et pour ainsi dire à goulot, chez ceux enfin qui sont atteints de phimosis congénital ou accidentel, l’inflammation est très intense, le prépuce est gonflé, d’un rouge brun, la douleur est très vive et nullement proportionnée au gonflement et à l’irritation, même lorsque la verge n’est pas en érection. La sécrétion muco-purulente est très abondante, épaisse, crémeuse, d’un jaune verdâtre, et s’écoule avec difficulté par l’orifice étroit du prépuce. L’extrémité de celui-ci dépasse le gland ; il forme le plus souvent un bourrelet saillant d’un rouge foncé; dans certains cas, il se prolonge sous la forme d’un tubercule soutenu par un pédicule, épais ; parfois, enfin, ce bout du prépuce est contourné sur luimême en forme de vrille.

Le diagnostic de la balano-posthite est facile dans la première variété; difficile dans la seconde et surtout dans la troisième, car alors, on ne sait, à première vue, si l'écoulement provient du canal de l'urètre ou du prépuce. En faisant urinèr le malade, si celui-ci éprouve de la douleur dans le canal, le pus provient d’une blennorrhagie, sinon, il vient de la muqueuse balano-préputiale. Mais, est-il dû à une balano-posthite, à un chancre, à des plaques muqueuses, à des boutons d’herpès? la question devient plus difficile à résoudre. Cependant, avec de l’attention, en interrogeant les antécédents du malade, en palpant les aines pour voir s’il y a un bubon, symptomatique de chancres mous, ou la pléiade ganglionnaire qui accompagne le chancre infectant ; en pressant le gland et le prépuce pour voir si on trouve une ulcération limitée, indurée et un peu en relief, ou plusieurs ulcérations ; enfin, en pratiquant l’auto-inoculation du pus sécrété, on arrivera à établir un diagnostic certain.

•La marche et la durée de la balano-posthite sont fort variables. Cet accident, à marche aiguë, atteint son apogée dans le premier septénaire, puis l’inflammation décroît, l’écoulement diminue, les douleurs s’apaisent et la guérison arrive d’ordinaire au bout d’une quinzaine. Dans certains cas, si on néglige la balano-posthite, elle s’aggrave et peut entraîner des accidents quelquefois très sérieux, tels que : Perforation, induration, gangrène du prépuce, ou adhérences de celui-ci avec le gland. J’ai observé plusieurs de ces accidents , alors que je remplissais les fonctions d’interne à l’hôpital du Midi, et pendant que j’étais attaché au service des Vénériens militaires.

Il est donc indispensable d’instituer un traitement dès le début de la balano-posthite. Dans la première variété, il faut découvrir le gland, nettoyer à grande eau la muqueuse balano-préputiale pour la débarrasser de tout le muco-pus, puis promener légèrement sur toute sa superficie un crayon de nitrate d’argent, faire aussitôt après un second lavage, entourer le gland d’un linge ou d’un peu

de ouate, et ramener sur lui le prépuce. Ce procéd ' conseillé par Diday, et que je pratique toutes Ip’ fois qu'il n’effraye pas le malade, est certes dou^ loureux, mais il est radical et la cessation de l’écou' lement a toujours lieu du quatrième au sixième jour.

Lorsque les malades ne veulent pas s’y soumettre au lieu d’opérer avec le crayon de nitrate d’argent^ je me contente, après le lavage pratiqué comme précédemment, de recouvrir le gland et le sillon balano-préputial avec un linge ou de la ouate trempée soit dans la solution suivante :

Nitrate d’argent . 0,25 centigr.

Eau distillée . 50 grammes,

OU dans celle-ci :

Chlorure de zinc . 0,50 centigr.

Eau distillée . 50 grammes,

et je ramène ensuite le prépuce'sur le gland.

J’ai réussi, dans certains cas, en saupoudrant simplement la muqueuse balano-préputiale avec du tannin très finement pulvérisé. Quel que soit le moyen employé, la condition première et essentielle consiste à bien isoler les deux muqueuses du prépuce et du gland.

Dans la seconde et la troisième variété, lorsque le malade ne peut pas décalotter, si l’inflammation est trop vive, il faut avoir recours aux bains locaux et émollients de guimauve ou de têtes de pavot, faire entre le prépuce et le gland des injections émollientes d’abord, puis lorsque l’inflammation diminue, remplacer celles-ci par des injections avec une décoction concentrée de quinquina, qu’on répétera quatre ou cinq fois dans la journée, ou avec la solution suivante :

Nitrate d’argent . 0,25 centigr.

Eau distillée . 50 grammes,

deux fois par jour, de préférence le soir et le matin, ou encore avec cette autre ;

Tartrate ferrieo-potassique . 6 grammes,

Eau distillée. . 50 grammes.

qui m’a souvent réussi, et a laquelle je serais presque tenté de donner la préférence.

Quant à la balano-posthite, dont sont atteints assez fréquemment les diabétiques, mon ami le professeur Fournier recommande de la traiter par des lavages à l’eau de Vichy, suivis d’applications de bicarbonate de soude finement pulvérisé. J’ai eu occasion d’employer ce traitement sur plusieurs diabétiques, et j’avoue que je n’ai obtenu aucune amélioration. Par contre, je suis arrivé à débarrasser mes malades de leur balano-posthite, par des onctions avec le glycérolé connu sous le nom de Creme Simon. Celui de mes malades, dont la balano-posthite durait depuis trente-quatre jours, a été guéri en trois jours. D' Paul Labarthe,

Ex-médecin des Vénériens militaires et du Dispensaire de salubrité, Professeur de syphiligraphie à l'École pratique de la Faculté.

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BALÂRÏÏC (EADX MUréRALBS DE). — Balaruc est un tulion. Les articulations, enfin, envahies par l’affecvillage de l’Hérault, bâti sur une presqu’île formée tion morbide, diminuent également de volume, et par l’étang salé de Thau, à trois lieues de Cette et à les mouvements des membres deviennent plus trois kilomètres de Frontignan, si renommé pour faciles et moins douloureux ». ses vins. Ses eaux minérales furent connues des Les rhumatismes chroniques sont aussi très beu- Romains ; Rabelais les célébra dans ses écrits, et reusement traités à Balaruc. Mais la véritable caracnous savons, par les lettres de M"“= de Sévigné, que téristique de ces eaux, c’est leur efficacité tradition-

les seigneurs de la cour de Louis XIV les fréquen- nelle contre les paralysies. Tous les médecins qui

taient. ont exercé à Balaruc, les docteurs Rousset, Le Bret,

Inodores, d’un goût salé lixiviel, d’une tempéra- Crouzet, Planche, sont d’accord sur ce point. Aussi ture de 48° centigrades, les eaux de Balaruc ren- voit-on, à Balaruc, beaucoup de malades atteints ferment par litre un peu plus de 7 grammes de de paralysie, soit d’une lésion organique du cerveau chlorure de calcium et 88 centigrammes de chlorure ou de la moelle, apoplexie ou ramollissement céréde magnésium. EUes appartiennent donc à la classe bral. Le moment où la médication par les eaux de des eaux chlorurées sodiques, et présentent une Balaruc sera jugée nécessaire, variera d’après les minéralisation sensiblement supérieure à celle des conditions spéciales au sujet, et d’après l’étendue eaux allemandes de Wiesbaden. et le siège de la lésion; mais, d’une manière géné-

Les eaux de Balaruc s’administrent en boisson, raie, le moment le plus opportun est du quatrième

en bains, avec l’eau thermale pure ou additionnée au sixième mois du début de l’accident,

d’eau-mère provenant des marais salants, en bains Paul labarthe.

de boue minérale, en bains de vapeurs, en étuves

sèches et en douches, dans un établisse?uent com- BALBUTIEMENT. — Ce mot qui signifie parole plètement et fort habilement restauré et aménagé hésitante, est synonyme de bégaiement (V. ce mot), sous la direction du savant ingénieur hydrologue, **•

M. J. François.

Comme toutes les eaux chlorurées sodiques ther- BALLONNEMENT. — Mot employé en médecine males et fortes, les eaux de Balaruc, bues à faibles pour désigner l’état du ventre distendu par l’accu-

doses constipent, et sont purgatives, au contraire, à mulation d’une grande quantité de gaz dans les in-

la dose de trois à quatre verres. Elles augmentent testins (V. Vnemnaiosè). P. L.

l’appétit, facilitent la digestion. Administrées en

bains, à une température modérée, elles sont séda- BALLOTTEMENT. — Mot employé en obstétrique tives et exercent une heureuse influence sur les pour désigner les mouvements que l’accoucheur

désordres de l’innervation. A une température plus communique au fœtus en repoussant, avec le doigt

élevée, elles deviennent excitantes et déterminent indicateur introduit dans le vagin, l’utérus de bas

sur la surface cutanée, une action dérivative pré- en haut, et en le laissant retomber sur lui-même. Le

cieuse dans bien des cas. En un mot, les eaux de ballottement est un. des indices les plus sérieux de

Balaruc sont toniques et reconstituantes, purga- la grossesse, et il se produit que le fœtus soit vivant

tives, altérantes, stimulantes et résolutives. ou mort (V. Grossesse). p. p.

Le lymphatisme et la scrofule, ces deux fléaux de

notre siècle, avec leurs diverses manifestations, sont BALSAMIQUES, -r- Nom donné à un groupe de très heureusement traités à Balaruc. « Sous l’in- médicaments de la nature des baumes^ qui contien-

fluence de ces eaux, écrit le docteur Adrien Planche, nent des résines renfermant de l’acide benzoïque ou

le savant inspecteur, dans la monographie magis- de l’acide cinnamique, ou ces deux principes réunis

traie qu’il leur a consacré, on voit au bout de quel- (V. Baume et Résine). p. l.

ques jours de traitement, des ganglions engorgés

et isolés diminuer de volume, et ceux qui sont ag- BANANE-BANANIER. — Le bananier est une glomerés par du tissu allulaire se désagréger par la plante de la famille des musacées, qui pousse dans

disparition de ce dernier. Les plaies, les ulcères, les régions tropicales, en Amérique, dans l’Inde et

qui sont la conséquence des abcès, se détergent, en Afrique. Sa tige, dont la hauteur varie de deux

le^ collation de violacée devient d’un rouge plus à cinq mètres, est unique et charnue ; ses feuilles,

vil, les bords se décoUent, des bourgeons charnus réunies à son sommet, lui- donnent l’aspect d’un

apparaissent, et la cicatrisation se fait d’une manière palmier. Ses fruits sont disposés en double rangée

assez rapide. appelée main, et ces mains réunies sur un pédon-

«Les trajets fistuleux commencent aussi, au bout de cule volumineux, composent le répïme. Une main

ques jours, à voir diminuer l’écoulement du de banane contient environ de seize à trente fruits,

p^ qui se taisait par leur orifice externe avant le et dix mains réunies forment un régime. Les pre-

• 1 aspect est plus satisfaisant, et la cica- mières bananes sortent à la base du régime, c’est-

'lent rapidement fermer ces sources inta- à-dire à la partie la plus rapprochée du tronc. On

. ^ surtout s’il n’y a aucune commu- les cueille avant leur complète maturité, au moment

ca on avec un os carié. La carie, la nécrose où le fruit commence à perdre sa couleur verte

^'^^^sent une heureuse modification, la pour prendre une teinte jaunâtre,

e des parties profondes est réveillée en même La banane mûre est un fruit de forme allongée, mps que les conditions de l’état général deviennent légèrement recourbée, d’une longueur variant entre eeures, 1 élimination des séquestres est facilitée, dix et trente centimètres, composé d’une partie e elle coïncide avec le réveil général de la consti- externe, constituant une sorte de peau qui s’enlève

facilement par lamelles longitudinales, et du fruit proprement dit. Celui-ci offre une chair courte, blanche, pulpeuse, sucrée et un peu acidulé, à saveur douce et agréable. Il renferme 50 à 70 “/» fécule et 20 ®/„ de sucre en moyenne. D’une digestion facile, jouissant de propriétés nutritives réelles, il est sans contredit un des fruits les plus usuels et les plus inoflfensifs des pays chauds, celui qui entre le plus facilement dans le régime des Européens vivant dans les pays qui le produisent et il tient une place considérable dans l’alimentation des indigènes.

Il y a plusieurs espèces de bananes, mais deux surtout sont consommées : La grande et la petite banane. La grande banane, moins savoureuse et un peu âcre, se mange cuite au four ou sous la cendre, bouillie, ou frite comme la pomme de terre, qu’elle remplace dans l’alimentation indigène. La petite banane ou figue banane, plus petite, plus savoureuse que la précédente, se mange crue et au couteau comme la figue de France. On en fait des marmelades, des compotes et des confitures d’un goût très agréable.

Les jeunes feuilles tendres des bananiers servent dans les colonies pour le pansement des vésicatoires et des plaies, et produisent d’excellents effets, grâce à l’avantage qu’elles ont de ne pas sécher et de rester lisses sur les surfaces ulcérées. Beaucoup d’indigènes utilisent encore les jeunes feuilles, préalablement séchées à l’ombre, pour remplacer nos papiers à cigarettes, auxquels ils les' préfèrent ■de beaucoup. Dr édouard Dupoüv.

BANDAGE. — Avec le professeur Gerdy, nous donnons le nom de bandage à l’arrangement qui résulte de l’application raisonnée à une partie du corps, soit d’une ou de plusieurs bandes, soit d’une ou de plusieurs pièces de linge séparées. Nous empruntons aussi à son Traité des bandages la classification suivante, qui nous semble la plus rationnelle. Gerdy divise les bandages en trois classes : 1° Bandages simples; — 2“ Bandages composés; — 3° Bandages mécaniques, comprenant chacune plusieurs variétés. Le tableau suivant permettra d’embrasser, d’un coup d’œil rapide, ces trois classes et leurs principales variétés.

ills forment autour de nos parties des circulaires horizontaux qui se recouvrent plus ou moins complètement.

Bandages

spiraux.

(Dans ces bandages, la bande décrit des tours de spire ; les tours de spire sont appelés doloires. Ils se recouvrent quelque fois h moitié, d’autres fois, ils ne sont que juxtaposés, parfois enfin, les doloires sont aune certaine distance les unes des autres.

iOn donne ce nom aux bandages formés par des tours de baude également appelés doloires, qui^e croisent de manière à présenter plus ou moins complètement la forme d’un 8.

Bandages

noués.

Bandages

pleins.

Bandages invaginés ou unissants.

Ce sont ceux qui forment i

ue sum ceux uont les tours de bande vont et reviennent alternaf vement sur leurs pas.

Ce sont ceux qui sont faits ave une large pièce de linge entière. ™

!Ils sont formés par une bande perforée dans une partie quelconque de sou plein, et qui reçoit dans les ouvertures, soit un de ses chefs taillé en autant de lanières qu’il v » d’ouvertures, soit celui d’une autre bande taillée de la même

manièfe,

/ Dans cette dernière variété se I rangent tous les bandages sinjpies V qui ne peuvent être placés, dan/jes / genres que nous venons de nompier; i ce sont des bandages contentift des I sondes ou ceux qu’on emploip dans ^ la réduction des luxations.

Ce sont ceux qui ont la forme de la lettre T.

\ Ce sont ceux qui ont la formé ) d’une croix.

f- Ce sont ceux qui sgnt formés par ! une large pièce de linge, dont les V deux extrémités sont taillées longitu- / dinalement, de manière à présenter I un nombre égal de chefs. Ces banj dages ressemblent assez à la fronde dont se servaient les anciens.

- . -J— f Ce sont ceux qui ont la forme

éh bourse ou | d’un petit sac dans lequel on place suspensoirs. { l’organe que l’on veut soutenir.

vagMfoi^s. une game.

^^lacés^^ ^ garnis de

et bouclés. (

M / 1” Bandages à plajpui, composés d’une plaque et

® ( d’un cordon.

2 S l 2* Bandages contentifs élastiques des sondes.

^ 2 1 Bandages à ressorts spiraux.

^ ^ l Bandages à ressorts courbes, tels que bandages

U i herniaires, etc.

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