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employer en topique sur des plaies superficielles, qu’il est important de ne pas irriter, sur l’engelure, l’intertrigo. D’après ce chirurgien, il n’est pas de meilleur topique dans l’érythème des fesses des nouveau-nés. Il l’a aussi employée avec succès sur des eczémas fétides, puis sur des pieds qui transpirent beaucoup et donnent une mauvaise odeur.
L’acide borique en solution à 3 p. 100 d’eau est prescrit dans la pathologie des oreilles contre les otorrhées aiguës et les otites chroniques.
La même solution trouve enfin de très bonnes applications dans la thérapeutique oculaire, contre les conjonctivites, les kératites et la plupart des maladies oculaires externes, chez les enfants surtout.
D' Paul Labarthe.
BOSREDON (PILULES de). — Ces pilules, très connues et journellement prescrites, dans la composition desquelles entrent l’aloès des Barbades, la coloquinte, la §^omme-gutte et la crème de tartre, sont les pilules purgatives de coloquinte composées du Codex, que M. H.' Bosredon, pharmacien distingué d’Orléans, a très heureusement modifiées et perfectionnées par l’addition de la crème de tartre qui modifie l’action drastique énergique des autres composants et rend ce purgatif doux.
Par l’association de ces diverses substances, les pilules de Bosredon sont un purgatif complet. En effet, chacune d’elles agit sur une partie distincte de l’appareil digestif : l’aloès, sur l’estomac et le foie, dont il augmente la sécrétion biliaire ; la coloquinte, sur les différentes parties du gros intestin ; la gomme-gutte, sur l’extrémité inférieure du tube intestinal. Enfin, la crème de tartre rend le purgatif doux et agréable, en diminuant l’action drastique et en modérant le flux hémorrhoïdal et menstruel que les trois autres substances, employées seules, déterminent.
Comme ces différents médicaments sont d’une amertume très prononcée, on a eu l’ingénieuse idée de couvrir ses pilules d’un enrobage spécial breveté qui leur enlève toute odeur et toute saveur et permet aux personnes les plus délicates de les avaler facilement et sans dégoût. Cet enrobage, qui se dissout très bien et assez rapidement dans l’estomac, a encore le précieux avantage de conserver indéfiniment les pilules par tous les temps et sous tous les climats.
Les pilules de Bosredon présentent de grands avantages dans la façon dont on les administre. Il n’est besoin, pour les prendre, d’aucune préparation ; il n’y a rien à changer à sa nourriture ni à ses occupations; on peut les prendre le soir au dîner, ou le matin au déjeuner, en mangeant comme d’habitude, dans une cuillerée de potage ou dans un liquide quelconque, vin, eau rougie ou sucrée, ou encore enveloppées de confitures ou de miel, ou dans un pruneau ; on ne doit en prendre qu’une fois par jour, et il n’est pas besoin, pour que leur effet se produise, d’avaler ni thé, ni bouillon aux herbes, comme avec la plupart des autres purgatifs ; enfin, on peut en faire usage en toute saison.
Quant aux doses, ü est évident qu’elles varieront suivant l’âge, la maladie, l’effet que l’on veut obtenir et, ento, la facilité plus ou moins grande qu’a Dictionkaibe populaire de médecine usdelle.
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l'individu à être purgé. La dose moyenne pour produire un simple effet laxatif est de 1 par jour pour les enfants et de 1 à 2 par jour pour les adultes et les vieillards, à prendre le soir à dîner. Si l’on veut avoir les effets d’une véritable purgation, ü est nécessaire de doubler la dose et d’en faire prendre 2 par jour aux enfants et 3 ou 4 aux grandes personnes, de préférence le matin au déjeuner.
L,es pilules de Bosredon conviennent dans le manque d’appétit, les digestions laborieuses, les embarras gastriques, les dyspepsies et les migraines qui les accompagnent, dans la constipation habituelle, dans les hydropisies de différentes natures, ascite, anasarque," etc., dans l’obésité. EUes produisent aussi de bons effets chez les individus sujets à la goutte ou aux rhumatismes, ainsi que chez les personnes qui ont des congestions, des étourdissements, et douées d’une constitution apoplectique, en produisant une dérivation salutaire du côté du tube intestinal. D- C. Sarran.
BOSSE. — On donne vulgairement ce nom à un vice de conformation produit par une déviation de la colonne vertébrale (V. Gibbosité). p. l.
BOTHRIOCÉPHALE. — (Voyez Tænia).
BOTTE, BOTTINE. — (Voyez Chaussure). '
BOUBÉE (SIROP DE). — On donne ce nom à un sirop antigoutteux célèbre, composé il y a une cinquantaine d’années par un savant pharmacien d’Auch, Théodore Boubée, qui fut député sous Louis-Philippe.
Ce sirop, à base de gaiac, de salsepareille, de jalap et de colchique, répond très bien aux principales indications de la médication rationnelle généralement adoptée contre la goutte. En effet, les sudorifiques, les stimulants de l’appareil digestif, les purgatifs légers, les diurétiques et les antispasmodiques ont toujours été prescrits contre cette terrible maladie, dont les attaques se manifestent par un arrêt ou une diminution très notable de la transpiration cutanée ; par une diminution d’appétit, des digestions difficiles et de la constipation ; par une diminution de l’acide urique des urines qui reste dans le sang et va se déposer dans les articulations; enfin par des douleur.^ intolérables dans l’articulation attaquée. Or, ! ■ gaiac active la circulation, augmente la chaleur de la peau et ramène la transpiration ; la salsepareille augmente l’appétit, facilite la digestion, amène aussi la sudation ainsi qu’une dérivation salutaire vers la muqueuse digestive ; le jalap purge modérément, sans tranchées et presque sans coliques ; enfin, le colchique jouit de propriétés diurétiques, antiacides, sédatives et controstimulantes remarquables. Mais ces effets bienfaisants de ces divers médicaments ne se produisent tels que lorsqu’on les emploie à petites doses et juste dans les proportions adoptées dans la préparation du sirop de Boubée. Aussi, a-t-il reçu l’approbation de plusieurs maîtres illustres, entre autres les professeurs Alibert, Velpeau, Andral, et le nombre des praticiens qui le prescrivent et des goutteux qui en ont éprouvé les bons effets depuis près d'un demi-siècle est fort grand.
Administré au début d'un accès de goutte, le sirop de Boubée en enraye immédiatement la marche et calme presque instantanément la douleur ; il procure au malade une transpiration modérée, qui termine la crise sans aucun risque d’affaiblissement. Comme nous l’avons dit, ce sirop est sudorifique, stimulant, légèrement purgatif, diurétique et antispasmodique. Par ces diverses qualités, il arrive promptement à placer le malade dans des conditions de régularité fonctionnelles et de calme qui amènent d’abord le soulagement, et, avec la persévérance, la guérison.
Le sirop de Boubée peut être pris pur, mêlé à une tisane de tilleul, ou en lavement : la dose est de 4 cuillerées à bouche à prendre en se couchant, trois heures après le dernier repas, pendant la période des crises ; ou de 3 cuillerées seulement pendant quatre jours chaque mois, pendant trois mois, à titre de préservatif à la suite d’un accès.
D'^ C. Sarran.
BOUCHE. — On donne ce nom en anatomie, à la première cavité de l’appareil digestif ; mais dans la langue vulgaire, ce mot désigne seulement l’orifice de cette cavité. Considérée dans son ensemble, la bouche présente une forme à peu près ovalaire et allongée, d’avant en arrière, dont le diamètre vertical offre de très grandes différences, suivant qu’elle est ouverte ou fermée. Son volume relativement aux
Fig. 182.
Bouche (intérieur de sa cavité). — A. Luette. — B. Base de la langue. — C, C'. Piliers antérieurs du voile du palais. — D, D'. Amygdales. — E, E'. Piliers postérieurs limitant l’isthme du gosier.
autres parties de la face et du crâne, représente environ le tiers inférieur de la face et la neuvième partie du volume total de la tête. EUe est limitée en
avant par les lèvres, en arrière par le voile du uni ■ et le pharynx, en haut par la mute palatine en h par la langue et le plancher de la houche,’ suj. i côtés par les joues. Les parois antérieure et'latér i sont doubles : ainsi, lorsque la bouche est ferm' les arcades alvéolaires et dentaires divisent sa vité en deux parties, l’une antérieure ou vestibuî de la bouche, comprise entre les lèvres et les joue en avant, et les arcades alvéolaires et dentaip*’ d’autre part, l’autre postérieure, située en arrièr des arcades alvéolaires et dentaires ou cavité buc^ cale proprement dite. Le vestibule et la cavité buccale proprement dits, communiquent par un petit espace ménagé en arrière des dents de sagesse,*^ qui permet le passage des liquides lorsque les mâchoires sont resserrées.
La bouche est le siège de la mastication, de la gustation, de l’insalivation et de la déglutition. Elle sert aussi à l’émission de la voix et à l’articulation des sons, et, lorsque les fgsses nasales sont obstruées, elle les supplée dans l’acte respiratoire.
Les principales maladies de la bouche sont la stomatite, les chancres, les ulcères syphilitiques, les aphtes, les gingivites, les glossites (V. ces mots). Nous renvoyons au mot Dent, tout ce qui concerne l’hygiène de la bouche. p. l.
BOUCHERS. — Hygiène professionnelle. — Nous avons tous maintes fois remarqué l’aspect florissant, l’embonpoint parfois énorme, le développement remarquable des mains, des muscles de l’avant-bras et du bras, principalement du biceps, enfin la vigueur peu commune des bouchers. Cet état florissant tient à leur nourriture très substantielle dans l^ueUe la viande entre pour une bonne part. Ce régime leur assure aussi une vigueur très grande, indispensable du reste pour l’exercice de leur métier qui exige le déploiement journalier d’une grande puissance musculaire. Mais il a l’inconvénient d’amener chez eux un état de pléthore qui les prédispose à des congestions actives du cerveau et des poumons, assez fréquentes chez eux. Après cès con- ^ gestions , les maladies qu’on rencontre le plus sôü- C vent chez les bouchers sont les maladies du cœur, Q' surtout l’hypertrophie, les engorgements du foie,
• les fièvres bilieuses gastriques, les rhumatismes. As sont aussi sujets à la constipation, aux hémorroïdes, aux varices et aux ulcères des jambes. De plus, ceux qui procèdent à l’abattage, à l’habillage et au dépècement sont exposés à des blessures aux doigts et à la main par les instruments tranchants ; ceux qui chargent les quartiers de bœuf, les veaux et les moutons entiers, et qui, par conséquent, font des efforts musculaires très violents, sont sujets aux hernies et aux affections organiques du cœur.
Il résulte de différentes statistiques dues à Cless, Parent-Duchâtelet, Lombard, Meyer, Marmisse, qae la phthisie est très rare chez les bouchers, et que la peste, la fièvre jaune et le choléra, ont fait parmi eux un très petit nombre de victimes, ce qui semble démontrer qu’ils sont peu disposés aux épidémies graves.
Police médicale. — Voici les principaux articles de l’arrêté et des ordonnances de police qui règle-
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mentent, à Paris, la profession de boucher au point de vue de la police médicale.
DÉCHET DTJ 24 FÉVRIER 1858. — Ai’t. 2. — Tout individu qui veut exercer, à Paris, la profession de boucher doit, préalablement, faire à la préfecture de police une déclaration où il fait connaître la rue ou la place et le numéro de la maison et des maisons où la boucherie et ses dépendances doivent être établies.
3 La viande est inspectée à l’abattoir et à l’entrée,
dens Paris, conformément aux règlements de police, sans préjudice de tous autres droits, appartenant à l’administration, pour assurer la fidélité du débit et la salubrité des viandes vendues dans les étaux et sur les marchés.
4. Le colportage, en quête d’acheteurs de viandes de boucherie, est interdit dans Paris.