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et le cerveau sont injectés, les ventricules renferment une sérosité abondante ; les reins sont hyperhémiés, la vessie contractée; les corps caverneux sont gorgés d’un sang noir, la muqueuse vésicale est quelquefois recouverte de plaques pseudo-membraneuses. ■

C’est à tort qu’on a longtemps prescrit l’huile dans l’empoisonnement par les cantharides, car cette substance ne peut que favoriser l’absorption en dissolvant la cantharidine. On administrera des vomitifs, des purgatifs et des calmants, tels que l’opium et le camphre. On a également conseillé 1 alcool comme éliminateur, mais cet agent ne doit pas être ■ employé immédiatement, car il favoriserait l’absorption du poison. D-' A. Lutaud.

CANTHARIDINE. — (V. Cantharide.)

CANTHOPLASTIE. — On donne ce nom, en chirurgie oculaire, à une opération spéciale qui consiste à fendre l’une des commissures de l’œil pour prolonger la fente palpébrale, lorsqu’il existe un rétrécissement de l'ouverture des paupières par suite du blépharo-phimosis qu’occasionnent souvent les rétractions cicatricielles consécutives aux conjonctivites diphtériques ou granuleuses et aux cautérisations trop énergiques de la muqueuse oculaire et palpébrale.

Pour pratiquer la canthoplastie, on fend, à l’aide de ciseaux droits, la commissure externe de l’œil et, par trois points de suture, on réunit la muqueuse palpébrale à la peau, de façon à empêcher la réunion des tissus entassés, par conséquent, la récidive. Le point de suture du milieu limite l’étendue de la fente, et les deux points latéraux provoquent la cicatrisation de la plaie faite à la paupière supérieure et à la paupière inférieure.

A. Gillet de Grandmont.

CANULE. — On donne ce nom à des tubes plus ou moins longs, ouverts à leurs deux extrémités, droits ou courbes, rigides ou flexibles, dont on se sert fréquemment en médecine et en chirurgie. On fabrique des canules en caoutchouc, en gomme, en bois, en ivoire, en os, en plomb, en argent, etc.

CAOUTCHOUC. — Le caoutchouc, vulgairement appelé gomme élastique, est le suc concret qui s'écoule des incisions que l’on pratique sur un certain nombre d’arbres de la Guyane, du Brésil, des Indes, de Java, de l’Amérique du Sud, etc. Ce suc, blanchâtre, laiteux, inodore, d’une saveur légèrement sucrée et non désagréable, est reçu dans des moules en terre, où il se décompose au contact de Pair et se durcit en prenant une coloration brunâtre ou noirâtre. Bans le commerce, on distingue quatre variétés de caoutchouc : le caoutchouc blanc, opaque, en masses plus ou moins volumineuses; le caoutchouc jaunâtre, translucide, en feuilles irrégulières ; le caoutchouc brun grisâtre, opaque, en feuilles épaisses ou en masses globuleuses; enfin, le caoutchouc brun. Le caoutchouc blanc est le plus pur ; il est élastique, flexible, imperméable aux liquides et aux gaz, se soude à lui-même, est soluble

dans la benzine, l’éther, le chloroforme, le napht et le sulfure de carbone. Insoluble dans l’alcool pup^ il se dissout très facilement dans un mélange de 95 parties de sulfure de carbone et de 5 parties d’alcool absolu et constitue alors le caoutchouc vulcanisé, qui dégage toujours une odeur désagréable d’hydrogène sulfuré, à moins qu’on ne la lui enlève en le recouvrant de poussière de charbon à 66“ ou en le plongeant dans un bain alcalin.

Le docteur Hannon a administré le caoutchouc à l’intérieur d’après la formule suivante :

Caoutchouc en lanière . 30 grammes,

Essence de térébenthine . 20 —

Rob de sureau . . 300 —

Essence d’amandes amères. ..... 5 gouttes,

à la dose de une à quatre cuillerées à café par jour contre la diarrhée et les sueurs nocturnes, dans la phthisie pulmonaire. Mais sa pratique n’a pas eu beaucoup d’imitateurs, et c’est surtout à la fabrication de divers appareils et instruments chirurgicaux qu’on utilise le caoutchouc. Il sert à fabriquer, outre les vêtements imperméables, des toiles, des coussins, des matelas imperméables, des bassins, des urinaux, des ceintures, des bas à varices, des clysopompes, des seringues, des sondes, des pessaires, des dentiers artificiels, etc., etc.

Hygiène professionnelle. — Les ouvriers qui travaillent le caoutchouc, mais surtout ceux qui sont employés à sa vulcanisation, et ceux qui fabriquent les petits ballons en caoutchouc, sont exposés à une série d’accidents occasionnés par les vapeurs de sulfure de carbone (V. Sulfure de carbone).

B' Paul Labarthe.

Capeline. — On donne ce nom, en chirurgie, à un bandage récurrent destiné à envelopper la tête qui se fait avec une seule bande de 6 à 7 mètres de longueur, roulée à deux globes. L’un des chefs de la bande décrit sur le sommet de la tête des arcs de cercle placés a côté les uns des autres et se recouvrant même un peu, tandis qu’avec l’autre chef on fixe les arcs de cercle au moyen de tours circulaires autour de la tête, en allant horizontalement du front vers l’occiput. Ce bandage est d’une application difficile et est rarement employé. P. L.

CAPILLAIRE. — On donne ce nom à des plantes

Fig. 21S. — Capillaire de Montpellier, de la famille des fougères, dont la plus connue est le

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cavillaire de Montpellier, appelé aussi adiante, che- Beuide Ténus. De petite taiUe, à souche souterraine, àfeuiUes pourvues de pétioles grêles, lisses et noirs, d’une odeur aromatique agréable et d’une saveur douce, légèrement styptique etamère, il se rencontre au bord des fontaines et des grottes humides du midi de la France. On fait avec les feuilles de capillaire une infusion et un sirop, deux remèdes popu-

Fig. 216.

Capillaire noir.

laires journellement employés comme adoucissants et expectorants dans la bronchite légère ou rhume ; mais, en réalité, ce médicament n’a pas grande vertu thérapeutique.

Le capillaire noir qui croît dans les lieux humides ou ombragés, a été considéré comme diurétique P. L.

CAPILLAIRES. — On désigne sous ce nom, en anatomie, les dernières ramifications des vaisseaux sanguins par lesquels passe le sang pour aller des artères dans les veines, et dans lesquels se pratiquent par endosmose et par exosoiose les échanges entre les principes immédiats du sang et ceux des éléments anatomiques des tissus. Ces échanges sont nutritifs au niveau des vaisseaux capillaires de tous les tissus et respiratoires au niveau des capillaires des poumons. L’ensemble de ces vaisseaux capillaires qui sont extrêmement fins et nombreux, pénètrent dans presque toutes les parties du corps et forment un vaste réseau, constitue le système capillaire, et la circulation du sang à travers ces vaisseaux, a reçu le nom de circulation capillaire (T. Assimilation, Circulation). p. l.

CAPRE. — La câpre n’est autre chose que le bouton du câprier, cueilli de bonne heure avant son épanouissement et macéré dans du vinaigre. Ce boulon qui est imprégné d’un principe aromatique et stimulant, constitue un condiment acide très savoureux fort employé dans la cuisine française pour relever le goût de certaines sauces. La câpre

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