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CÉPHALIQUE

Mot employé en anatomie pour

Fig. 237. — 10. Veine éphalique. — 1. Veine radialp « ir • médiane céphalique. - 2. Veine médiane. - 3. Veines Tfihi taies postérieures. - 4. Veines cubitales postérieures - «î comrriuniquante qui unit le réseau profond avec le’réseau sn perficiel. — 7. Veme médiane basilique. — 8. Veine sunarfi ficielle basilique. — 11. Nerf cutan externe et muscuWn tane. — 12, Nerf brackial. — Tendons du biceps. “

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désigner certains organes qui ont rapport à la tât On appelle quelquefois l’artère carotide, artère ■ phalique. On a donné le nom de veine céphaliq'^'^ l’une des principales veines superficielles du ^ parce que les anciens croyaient qu’elle était communication directe avec la tête. C’était u^^ erreur : la veine céphalique est formée au pli ^ coude par l’anastomose des veines radiale et diane céphalique et va s’ouvrir dans la veine axil' laire immédiatement au-dessous de la clavicule' après avoir longé le bord externe du biceps deba’ en haut, au niveau de l’insertion du muscle dèltoïde. C’est ordinairement à la veine céphalique que se pratique la saignée du bras. P ^

CÉPHALOPAGE. — On i

double composé de deux sujets dont les têtes sont réunies par le sommet en sens inverse et qui ont une ombilic distinct. La figure 238 représente un des cas les plus curieux observé par le D' Villeneuve et par Isidore Geoffroy- Saint-Hilaire. 11 était composé de deux fœtus mâles, bien conformés, dont les têtes étaient unies par presque toute l’étendue de leur face postérieure. Les os frontaux, pariétaux et occipitaux n’étaient pas réunis chez chaque sujet et correspondaient par leurs bords aux os crâniens de l’autre sujet. A l’extérieur, les limites de chaque tête n’étaient indiquées que par une très légère dépression. Les monstres céphalopages sont très rares. , p l

CÉPHALO - PHARYNGIEN. -

On donne ce nom à un muscle formé par un petit faisceau de la partie supérieure du muscle constricteur supérieur du pharynx qui s’attache sur l’apophyse basilaire de l’occipital.

CÉPHALO RACHIDIEN. — Jiot employé en anatomie pour désigner les parties qui ont rapport à la tète et au rachis. On donne le nom d'enveloppe céphalo-rachidienne à V arachnoïde , h la dure -mère et à la pie-mère, n

trois membranes dont la réunion ^

constitue les méninges qui enveloppent Vencéphale et la moelle épinière (V. ces mots). On donne ^*tonsire cepnaiopagc. le nom de liquide céphalo-rachidien au liquide transparent, fluide et légèrement salé, qui se trouve place entre le feuillet viscéral de l’aradinoïde et la pie-mere. Il est destiné à combler les vides qui séparent les centres nerveux de leur enveloppe osseuse et a mettre lencephale à l’abri de la compression

que l’afflux intermittent du sang dans le cerveau, tend à produire ; il sert en quelque sorte . de régulateur à la circulation des centres nerveux, grâce à la pression uniforme qu’il exerce à la surface de l’encéphale. p. L.

CÉPHALOTOME. — (Voy. Crânîotome.) CÉPHALOTOMIE. — (Yoy. Crânioiomie.')

CÉPHALOTRIBE. — Sous ce nom, ( un instrument destiné à broyer la tête du fœtus dans les cas où cette tête ne pourrait, par suite de son volume, passer à travers le canal pelvien rétréci.

Le céphalotribe a été inventé par l’accoucbeur Baudeloque, neveu, n consiste essentiellement en deux fortes tiges de fer réunies par I une articulation et se rapprochant l’une de l’autre à la manière des ciseaux ordinaires. L’instrument de Baudeloque était droit, et par conséquent difficile à appüquer au-dessus du détroit supérieur. Cazaux le modifia en lui imprimant une courbure analogue à celle du forceps. Depuis cette époque, on peut dire que presque chaque accoucheur a apporté quelque modification à cet instrument soit dans un sens, soit dans un autre. Depaul, Blot, Bailly et Tarnier ont tour à tour modifié la courbure des branches ; la concavité des cuillers qu’ils ont faites pleines ou fenêtrées, munies à leurs surfaces internes de stries tranversales, de crochets à bords tranchants, de petites pointes, etc. Dans ces derniers temps, Bailly et Tarnier ont presque simultanément apporté au céphalotribe une modification iden- ! tique au moins quant au but à atteindre. Ces deux accou- > cheurs, considérant que pour bien saisir la tête fœtale, le céphalotribe ordinaire avait des cuillers p. 239 trop étroites et trop peu

Céphalotribe' du professeur • «oncaves, portèrent la lar- Tarnierr go^ir des mors de trois a

quatre centi mètres et demi.

De plus, ils exagérèrent la concavité sur les plats, de manière que, rapprochées, les deux cuillers limitent un espace elliptique qui a environ 5 centimètres dans sa plus grande étendue. Pour rendre l’instrument moins lourd, ces cuiUers furent fenêtrées. Enfin, le mécanisme destiné à rapprocher les manches du céphalotribe et qui, dans l’instrument de Baudeloque, consistait en une vis munie d’un tourniquet comme le frein des voitures, a aussi été 1 objet d’un très grand nombre de modifications. Celle qm a prévalu est due à Blot qui fixa à la branche gauche un pas de vis passant dans une moj^se de la branche droite, sur lequel se meut un écrou volant qui, en tournant, rapproche sans

secousse, lentement et irrésistiblement les branches et par suite les deux cuillers, d' a. de Sotre.

CÉPHALOTRIPSIE. — (Yoy. Embryotomie,)

CÉRATS. — Les cérats sont des médicaments magistraux et officinaux externes, de consistance graisseuse, composés d’huile et de cire et pouvant servir d’excipient à diverses substances médicamenteuses : de là, division des cérats en cérats simples et cérats médicamenteux. Ils diffèrent des pommades et des onguents en ce que ceux-ci ont pour base des résines et celles-ià des graisses. Mais il faut faire attention dans la confection des cérats de^ se servir de matières premières de bonne qualité si l’on veut en obtenir tous les effets désirables. La cire blanche ou jaune doit être pure et récente ; l’huile doit être l’huile d’olive ou l’huile d’amande douce prise aussi bonne que possible, tout autre huile laisserait à désirer sous beaucoup de rapports. Les proportions employées sont de trois parties d’huile pour une partie de cire, lorsque le cérat est préparé sans eau; de quatre parties d’huile pour une partie de cire lorsqu’il est préparé avec de l’eau. L’addition de ce liquide lui donne plus de blancheur.

Yoici maintenant quelles sont les règles à suivre dans la confection des cérats :

-l” Il faut faire fondre la cire dans l’huile à une douce chaleur; pour cela, on divise la cire en petits fragments et, on soumet les deux corps gras à la faible température d’un bain-marie pour obtenir un produit d’une blancheur plus parfaite.

2° Quand l’huile et la cire ont été fondues ensemble, on les verse dans un mortier de marbre préalablement chauffé avec de l’eau bouillante, et on triture jusqu’à complet refroidissement, en ayant soin de faire tomber continuellement dans le mortier les portions collées aux parois ; on évite ainsi que ces dernières ne se dessèchent et ne forment des grumeaux qu’on aurait de la peine à diviser au milieu de la masse totale. Si l’on avait oublié ce précepte, il faudrait racler ensuite par couches minces les matières adhérentes et les triturer à part dans le mortier jusqu’à ce que la préparation soit bien homogène.

3“ Dès que le cérat est terminé, on ajoute à volonté les eaux distillées, les matières salines, les poudres et les extraits. Les eaux distillées s’y mettent petit à petit en agitant vivement; les poudres y sont mises très fines, les sels bien divisés, et les extraits préalablement dissous dans une petite quantité d’eau.

Les usages du cérat sont variables suivant qu’on emploie les cérats simples ou les cérats médicamenteux. Les cérats simples, dont le cérat simple propremeni dit et le cérat de Gailen sont les seuls usités, se prescrivent comme adoucissants sur les érythèmes, les inflammations, les érosions, les ulcérations, les fistules, les plaies ; dans ce dernier cas, mêlés à la charpie, ils font l’effet de cicatrisants, mais ici üs agissent moins bien que l’eau alcoolisée, phéniquée, etc. Ils servent en outre d’excipient dans la confection des cérats médicamenteux. Ces derniers, dont les principaux sont les cérats belladoné, opiacé, laudanisé, mercuriel, saturné,.

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soufré, à la rose, cosmétique ou col-cream ont des propriétés particulières tenant du cérat lui-même et du principe médicamenteux qu’il renferme.

Quoiqu’il en soit de leur action intrinsèque, les cérats étant facilement altérables, il faut n’en préparer que peu à la fois et les renouveler souvent. On les conserve dans des pots de faïence ou de porcelaine que l’on porte à la cave pour les empêcher de rancir. D' marc, camboülives.

CÉRÉALES. — On donne ce nom aux différentes plantes de la famille des graminées, dont les graines forment la base de la nourriture de l’homme. Parmi les céréales les plus usitées, il faut citer spécialement le blé bu froment, le seigle, l’orge, l’avoine, le maïs et le riz (V. ces mots). Elles n’ont pas toutes la même valeur nutritive, ainsi qu’il est facile de s’en convaincre d’après le tableau suivant emprunté au chimiste Payen :

Gluten et mat. azot Matières grasses. .

Matières féculentes

Cellulose .

Matières minérales

Les graines de céréales soumises à la mouture, donnent les farines qui servent à la panification (V. Farine, Pain). p. L.

CÉRÉBRAL. — Qualificatif employé pour désigner tout ce qui a rapport au cerveau. p. l.

CÉRÉBROSCOPIE. — La cérébroscopie, à laquelle j’ai donné son nom, est une méthode de diagnostic des maladies du cerveau et de la moelle, au moyen de l’étude des altérations du fond de l’œil, basée sur la découverte de la loi de coïncidence des maladies cérébro-spinales et de la névrite optique que jai formulée et développée dans mon Traité du diagnostic des maladies du système nerveux par L'ophtalrnoscope, ouvrage couronné par l’Institut.

Par ses rapports anatomiques, l’œil est le seul organe où l’on puisse voir ce qui se passe dans le cerveau.

Découvrir dans l’œil, avec l’ophthalmoscope, des lésions de circulation, de nutrition et de sensibilité de la rétine et du nerf optique, qui soient tellement bien en rapport avec les maladies aiguës et chroniques des méninges ou du cerveau qu’on puisse . les considérer comme les symptômes de ces maladies, tel est le but de la cérébroscopie.

Dans le fond de l’œil, les lésions qui annoncent une maladie cérébrale sont de quatre espèces : — l°les lésions dues à la Vinjlammationduterveau et des méninges; — 2“ les lésions mécaniques produites par la compression du nerf optique ou des sinus de la dure-mère ; — 3° les lésions sympatiques d’une maladie de la moelle ou des nerfs vaso¬

moteurs ; — 4“ les lésions diathésiques de la fuie, de la syphilis, etc.

Le moindre obstacle apporté à la circulation a cerveau par l’inflammation, par une tumeur un épanchement séreux ou sanguin, par une nhr*^ bite des sinus de la dure-mère, par une anomav' des vaisseaux, gêne le retour du sang des vein*^ de la rétine dans le sinus caverneux et produ> dans l’œil des lésions de mouvement et de circula^ tion (hypérémie, thrombose, œdème, hémorrhagie atrophie) qu’on peut utiliser pour le diagnostic des maladies aiguës ou chroniques du cerveau.

Comme une tumeur du ventre gêne la circulation veineuse des membres inférieurs, ainsi les tumeurs du cerveau empêchent la circulation du fond de l’œil, et, d’après l’œil affecté, on peut dire quel est l’hémisphère malade.

Par lâ cérébroscopie, on peut souvent distinguer les maladies organiques du cerveau de celles qui sont dynamiques, c’est-à-dire dans lesquelles l’altération est si faible, qu’elle échappe aux recherches les plus minutieuses. Ainsi se reconnaissent les convulsions, le délire et les paralysies symptomatiques, des convulsions, du délire et de certaines paralysies essentielles.

Par l’étude des altérations de l’œil on peut diagnostiquer , la méningite aiguë ou chronique, la phlébite des sinus de la dure-mère; l’hémorrhagie cérébrale récente d’avec le ramollissement du cerveau; les tumeurs produisant une compression ; les épanchements de sang dans les méninges ; l’hydrocéphalie aiguë et chronique, la commotion d’avec la contusion et la compression du cerveau dans les cas de chute sur la tête ; les fractures du crâne accompagnées de compression, la paralysie générale; certains cas d’épilepsie symptomatique, etc.

D'' Eugène Bouchdt.

Professeur agrégé de la Faculté de médecine de Paris, médecin de l’hôpital des Enfants-Malades.

CERF. — Le cerf est un animal de la race dés ruminants répandus dans toutes les contrées du globe, dont on utilise la chair pour l’alimentation et la corne en thérapeutii^ue.

La viande de cerf n’est pas un aliment très fin, mais elle n’est pas malfaisante. Celle de l’animal jeune est assez tendre et se mange rôtie. Mais celle de l’animal au-dessus de trois ans est dure, coriace et d’une digestion difficile, puisqu’il faut l’accommoder à la sauce au vin ou à la sauce venaison toujours relevée. Dans tous les cas, le cerf se nourrissant des jeunes pousses des arbres et des vignes, des blés verts ou mûrs, de bruyères et d’autres herbes communes, sa chair est meilleure au commencement de l’été qu’en automne. A cette saison de l’année, l’animal étant en rut, sa chair acquiert une odeur très désagréable. La viande de cerf n’est nullement diurétique ainsi que le prétendait Hippocrate; elle ne jouit pas davantage, comme le croyaient les dames romaines, du privilège d’empêcher de vieillir celles qui en faisaient usage.

La corne de cerf pulvérisée était autrefois employée en médecine. On faisait avec elle une sorte de gelée qu’on administrait contre la diarrhée et la dyssenterie. Son usage est aujourd’hui complète- I ment abandonné. Dr labarthb.

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CERFEUIL. — Le cerfeuil est une plante potagère de la famille des ombelliféres, très employée dans la cuisine comme condiment à cause de son odeur aromatique et de sa saveur parfumée agréables.

Dans certaines parties de la France, les paysans employent le cerfeuil en décoction contre les bémorrhoïdes et font avec ses feuilles des cataplasmes qu’ils appliquent sur les yeux dans les cas de conjonctivites. Le suc de cerfeuil a été administré comme diurétique et dépuratif. Nous devons à la vérité de déclarer que le cerfeuil ne possède aucune vertu thérapeutique. p. l.

CERISE. — La cerise est un fruit que l’on mange conune dessert, fraîche, en compotes ou en confitures, ou conservée à l’eau-de-vie, et avec laquelle on fait du sirop et des liqueurs appelées kirsch, et marasquin.

Il y a plusieurs variétés de cerises comestibles que le professeur d’arboriculture Dubreuil, cité par FociUon, ramène aux suivantes : 1° V Angleterre hâtive, mûre en juin ; 2° la Montmorency à courte queue, mûre à la même époque; 3“ la Belle de Choisy, tendre, couleur rose, fondante sucrée, presque pas acide, très délicate ; 4° la Royale Chéry- Duck, mûre fin juin ; fruits gros, peau d’un beau rouge brun, chair rouge, un peu ferme, eau très douce, c’est la cerise anglaise ; 5® la Griote de Portugal, royale de Hollande, mûre au commencement de juillet : fruit gros, peau luisante, rouge brun, chair ferme, eau abondante, noyau petit, pointue à son sommet, bonne à confire; 6® la Reine Ilortense, Belle-Suprême, cerise d'Arembery, mûre au commencement de juillet; 7® la Montmorency courte queue, gros godet, mûre en juillet; 8® la Bigarreau de mai. Bigarreau rouge hâtif, fruits tout à fait en cœur, un peu comprimés, marqués d’un sillon longitudinal sur une de leurs faces, chair ferme, cassante, très adhérente à la peau, qui est d’un beau rouge du côté du soleil, marbrée de rouge et de blanc du côté opposé ; 9® grosse merise noire à longue queue, peau fine, luisante, chair tendre d’un rouge foncé, douce, sucrée : c’est le produit de la culture du merisier des bois.

Ces diverses variétés de cerises peuvent se diviser en deux grands groupes': les cerises aigres ou sûres, et les cerises douces ou sucrées, constituant toutes un aliment de digestion facile, rafraîchissant et légèrement laxatif. Nous devons cependant conseiller aux gastralgiques de s’abstenir des cerises aigres et aux dyspeptiques de;Se méfier des douces.

Il semble inutile et banal de recommander de ne pas avaler les noyaux, et cependant combien d’accidents n’ont-ils pas occasionné! Le docteur Meynet,

. dans son service de l’Hôtel-Dieu de Lyon, a vu, en 1868, une jeune fille de 16 ans mourir d’une occlusion intestinale produite par des noyaux de cerise avalés par la malade. De son côté, le docteur Fabre, de Commentry, a rapporté, en 1882, une observation d obstruction intestinale chez une petite fille, qm, à force de lavements et de bains, finit par rendre plusieurs centaines de noyaux de cerise I

On a longtemps conseillé le sirop de cerise coupé avec de 1 eau et la tisane de queues de cerise conune

diurétique ; mais cette vertu est absolument problématique. D'' Paul Lababthe.

CERTIFICATS MÉDICAUX. — Le certificat médical est un acte officieux relatant des constatations faites sur une personne;. ce n’est que l’attestation d’un fait, il ne suppose aucune mission et n’entraîne pas la prestation du serment.

Législation. — Code civil. — Art. 434. — Tout individu atteint d’une infirmité grave et dûment Justifiée est dispensé de la tutelle ; il pourra même s’en faire décharger si cette infirmité est survenue depuis sa nomination.

Code d’instkuction criminelle. — Art. 396. — Tout Juré qui ne se sera pas rendu à son poste sur la citation qui lui aura été notifiée sera condamné par la cour d’assises à une amende.

Art. 397. — Seront exceptés ceux qui Justifieront qu’ils étaient dans l’impossibilité de se rendre au Jour indiqué...

Art. 80. — Toute personne citée pour être entendue en témoignage sera tenu de comparaître et de satisfaire à la citation...

Art. 81. — Le témoin ainsi condamné à l’amende sur le premier défaut, et qui sur la seconde citation produira devant le Juge d’instruction des excuses légitimes, pourra, sur les conclusions du procureur du roi, être déchargé de l’amende.

Code de procédure civile. — Art. 263. — Si le témoin Justifie qu’il n’a pu se présenter au Jour indiqué, le Juge-commissaire le déchargera, après sa déposition, de l’amende et des frais de réassignation.

Code pénal. — Art. 169. — Tout médecin, chirurgien ou autre officier de santé qui, pour favoriser quelqu’un, certifiera faussement des maladies ou infirmités propres à dispenser d’un service public, sera puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans ; et s’il y a été mû par dons ou promesses, il sera puni du bannissement; les corrupteurs seront, en ce cas, punis de la même peine.

Code d’instruction criminelle. — Art. 86. — Si le témoin auprès duquel le Juge se sera transporté n’était pas dans l’im possibilité de comparaître sur la citation qui lui aurait été donnée, le Juge décernera un mandat de dépôt contre le témoin et l’officier de santé qui aura délivré le certificat cidessus mentionné. La peine portée en pareil cas sera, prononcée par le Juge d’instruction du même lieu et sur la réquisition du procureur du roi, en la forme prescrite par l’article 80.

A en juger par les articles de loi que nous venons de rapporter, le certificat, quoique n’étant pas officiel, n’en a pas moins une, certaine importance médico-légale.

Le médecin doit être aussi sobre que possible de certificats; il doit surtout se garder de céder à des considérations d'amitié ou de rapports sociaux dans la délivrance de ces pièces, et ne pas oublier que sa complaisance peut être pour lui la source des plus graves inconvénients.

Le certificat doit être rédigé d’une manière très simple. Il doit contenir les nom, prénoms, profession et demeure de celui qui le demande; l’énumération des maladies, le degré de gravité qu’elles présentent et l’incapacité qu’elles occasionnent; et enfin l’indication du jour et du lieu où le certificat est délivré.

Timbre des certificats délivrés par les médecins. — Une décision dn ministre des finances du 10 mars 1874 a établi que l’obligation du timbre pour certaines catégories d’actes écrits (médicaux ou non), obligation très étendue aujourd'hui par suite-

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des nécessités actuelles du budget, serait réglée conformément aux dispositions de la loi du 13 brumaire an Vil. Ces dispositions, très explicites, très claires, ne laissent guère prise au doute pour la généraUté des cas ; elles visent tous actes, écritures, extraits, copies et expéditions, soit publics, soit privés, devant ou pouvant faire titre ou être produits pour obligation, décharge, justification, demande ou défense. Cependant, en passant plus largement du domaine des administrations publiques et des offices publics dans celui des actes privés, elles avaient donné lieu à quelques difficultés d’interprétation, surtout en ce qui concerne les certificats des médecins, dont la nature est si diverse; et nous savons pertinemment qu’à Paris le nombre des actions intentées de ce chef par le fisc contre les médecins a été, dans ces dernières années, très considérable.

C’est pour lever ces difficultés dans l’intérêt de la profession que la Société locale de prévoyance ■et de secours mutuels de Melun a pris des informations précises auprès de l’administration du timbre et de l’enregistrement; et c’est en vertu de ces renseignements que la Société a dressé la liste de tous les certificats qu’on peut demander à un médecin, en plaçant en regard de chaque nature de certificat les indications relatives à la question du timbre.

1° Certificat aux nourrices pour obtenir un nourrisson. — Cette pièce ne paraît être exempte du timbre qu’autant qu’elle est délivrée à des nourrices destinées à des enfants assistés. (Déc. fin. du 25 février 1841, Journal de l'enregistrement

2“ Certificat de vaccine. — Exempt.

3“ Certificat de naissance ou de décès. — Exempt.

4° Certificat ou rapport médical pour coups, blessures ou meurtre, sur réquisition de M. le maire, ou de M. le juge de paix, ou de M. le juge d’instruction, ou de M. le procureur de la République, ou de M. le commissaire de police. — Exempt.

5” Certificat sur réquisition de M . le maire pour constater la décès d’une personne trouvée sur la voie publique par suite de . maladie, d’accident, de meurtre ou de suicide. — Les certificats et rapports donnés par les médecins, sur la réquisition de l’autorité judiciaire ou de la force armée, sont exempts du timbre comme rentrant dans la catégorie des actes de police générale et de vindicte publique. Il importe peu que ces certificats soient provoqués par un particulier, si le particulier s’est muni au préalable d’une réquisition de l’une des autorités chargées dé concourir à la répression des crimes et délits. (Décision fin. du 10 mars 1874.)

6° Certificat pour les aliénés. — Il y a une distinction a établir. Le certificat délivré par le médecin d’une maison d’aliénés au sujet de l’état d’un malade est exempt du timbre, s’il a un caractère purement administratif et ne doit servir que dans l’intérieur de l’asile.

Il est, au contraire, sujet au timbre dès qu’il est délivré à des particuliers ou qu’il est employé dans Tin intérêt privé. (Sol. 17 novembre 1861.)

7» Certificat de santé pour les Compagnies d’assurances sur la vie. — Soumis au timbre.

8” Certificat de décès pour les Compagnies d’a rances sur la vie. — Soumis au timbre.

9“ Certificat de maladie ou d’infirmités à l’épom de la révision. — Soumis au timbre. ^

10“ Certificat de maladie dans le cas d’impo» • bilité de se présenter lors du tirage au sort ou de t révision. — Soumis au timbre. ^

11“ Certificat pour obtenir une prolongation d congé de convalescence (militaire ou civil)'. — mis au timbre.

12“ Certificat de maladie délivré à un militaire ou à un ecclésiastique pour obtenir une saison aux eaux thermales. — Soumis au timbre.

13“ Certificat d’infirmités pour obtenir une retraite avant l’âge voulu (prêtres, instituteurs, employés des postes, des ponts et chaussées, etc.). — Soumis au timbre.

14” Certificat d’aptitude pour obtenir l’admission dans certaines écoles ou administrations de l’État.

— Soumis au timbre.

15“ Certificat de maladie pour obtenir une indemnité pour traitement médical des administrations ou des Sociétés de secours mutuels (instituteurs, ponts et chaussées. Sociétés de patronages, etc.). — Exempt si le certificat du médecin est rédigé à h suite d'un certificat d'indigence.

1.6“ Certificat de maladie ou d’infirmité pour admission dans les hôpitaux ou hospices de vieillesse.

— Exempt.

— 17“ Certificat d’infirmités pour secours annuels du département en cas d’indigence. — Exempt.

18“ Certificat de maladie pour être dispensé de faire acte de présence en cas d’arbitrage, de juré ou ,de témoignage devant les tribunaux. — Soumis au timbre. ‘ '

19“ Certificat demandé par une veuve d’employé à l’effet d’obtenir une pension de l’administration.

— Soumis au timbre.

Remarque importante. — Un médecin n’est pas passible d’amende quand un certificat non timbré, délivré administrativement et avec mention de la destination, est plus tard produit en justice.

. Les médecins agiront donc prudemment en indiquant la destination de tout certificat délivré sur papier non timbré. : . , D' A. Ldtacd.

I CÉRUMEN. — Le cérumen est une matière jaunâtre visqueuse, sécrétée par les glandes placées dans le conduit auditif externe, destinée, avec les poils que l’on rencontre dans cette région, à protéger la membrane du tympan contre les poussières, les insectes, etc. Normalement cette sécrétion se fan dans des proportions qui assurent, sans que l’on ait à s’en occuper, la présence d’une quantité de cérumen dans le conduit auditif. Mais, dans le cas de maladie, cet équilibre peut être rompu, soit en plus» soit en moins.

La sécheresse du conduit auditif est très souvent symptomatique de lésions de l’oreille moyenne; aussi la surdité qui s’observe fréquemment dans ce cas, doit-elle être rapportée à une altération fonde, et non à la diminution du cérumen.

L’augmentation de sécrétion du cérumen s’observe

chez certains individus à peau épaisse, à sécrétio^ cutanées abondantes ; elle peut tenir à l’irritation du

conduit auditif, par des furoncles, de Teczéma; enfin chez les personnes atteintes dïnflammation chronique de l’arrière-gorge, il est très habituel d’observer une production exagérée de cérumen sans qu’il soit possible d’expliquer cette relation.

Or, dans différents cas, et dans d’autres encore, tels que étroitesse, courbure exagérée du conduit auditif, malpropreté, etc., il arrive souvent que le cérumen s’accumule dans le conduit auditif et détermine des accidents que nous allons étudier.

Concrétions de cérumen. — Les concrétions céru- ■ mineuses sont formées non seulement par du cérumen, mais encore par de la matière sébacée, des poils, des lamelles épidermiques, des petits corps étrangers venus du dehors, etc.; leur couleur varie suivant la nature de la substance prédominante; elles sont jaunes, noirâtres, blanchâtres ; leur consistance est très variable ; tantôt pâteuses comme du mastic, elles peuvent, surtout chez les vieillards, acquérir, une dureté pierreuse et résonner sous le stylet qui les percute, comme le ferait un petit caillou.

Autour de ces bouchons cérumineux, on peut constater les désordres engendrés parleur présence, épaississement, inflammation de la membrane du tympan, dilatation du conduit auditif par résorption de ses parois, etc.

Les phénomènes qui se rattachent à l’accumulation du cérumen dans le conduit auditif sont de deux ordres : surdité et troubles cérébraux.

L’obstruction du conduit auditif empêchant les ondes sonores d’arriver jusqu’à la membrane du tympan, il en résulte un affaiblissement de l’ouïe, affaiblissement progressif et proportionné au volume et à la disposition des bouchons cérumineux; aussi les. malades vous disent-ils que leur surdité est venue peu à peu; quelquefois, pourtant, elle est survenue tout à coup. Il est probable que, dans ce cas, soit spontanément, soit sous une influence mécanique quelconque (curage de l’oreille avec le doigt, avec un instrument, etc.) , un bouchon de cérumen s’est déplacé et a fermé la voie qui permettait aux ondes sonores d’arriver jusqu’au tympan.

Les bouchons cérumineux peuvent déterminer des troubles cérébraux par la pression qui, du tympan, se transmet à la chaîne des osselets et au liquide labyrinthique (’V. Oreille). troubles cérébraux si souvent méconnus et si mal à propos rapportés à des lésions cérébrales, sont des vertiges, des élouissements, des céphalalgies, des bourdonnements, des étourdissements; ces phénomènes présentent des alternatives en bien et en mal qu’il faut rapporter soit au déplacement du bouchon cérumineux, soit à son gonflement par le fait de l’humidité, etc. La connaissance de ces faits doit porter à examiner soigneusement l’oreille, non seulement chez les personnes qui se plaignent de surdité, mais encore chez les gens atteints de troubles cérébraux, à signification peu précise.

Le spéculum démontre facilement la présence de ces bouchons de cérumen ; leur ablation est souvent suivie dune guérison radicale ; toutefois, ils ont pu d.éjà déterminer des désordres irréparables dans 1 oreille moyenne, ou plutôt ces concrétions sont elles-mêmes symptomatiques de lésions profondes ;

Dictionnaire popclairb de Médecine usuelle.

on conçoit que dans ces cas leur ablation n’amène que peu d’amélioration. C’est ici le cas de se servir, pour porter un pronostic avant l’ablation du cérumen, de l’appbeation d’une montre sur le sommet du crâne ; si le bruit de la montre est mieux perçu du côté bouché par le cérumen que du côté opposé, on peut espérer une guérison, car la netteté de celte perception indique l’intégrité des parties profondes, et apprend que la surdité tient à l’obstacle que le cérumen apporte à la propagation des ondes sonores, èt réciproquement.

Grâce aux injections d’eau tiède, on parvient à extraire ces concrétions ; si elles sont dures, il faut les ramollir par des installations préalables d’eau tiède et de glycérine, répéter les injections, et chercher même à les extraire avec les pinces spéciales destinées aux corps étrangers de l’oreille. Lorsque le bouchon est enlevé, on garantit l’oreille avec un peu d’ouate, car elle très sensible à l’action du froid et aux bruits extérieurs; puis, lorsque sa sensibilité sera un peu calmée, on pourra, par quelques injections astringentes, corriger la fâcheuse tendance à une sécrétion exagérée du cérumen.

D' Léon Motnac.

CÉRUSE — {Y. Plomb.)

CÉRUSIERS (OUVRIERS.) — Hygiène professionnelle. — (V. Plomb.)

CERVEAU. — Anatomie. — Le cerveau est la partie la plus volumineuse de V encéphale (V. ce mot). Un sillon médian ou scissure inter-hémisphérique divise le cerveau en deux moitiés latérales nommées hémisphères cérébraux ou mamelles cérébrales. Chaque hémisphère est subdivisé en trois lobes, visibles surtout à la face inférieure, qui ont reçu les noms de frontal, sphénoïdal et occipital, en raison de leur rapport avec les régions correspondantes du crâne.

Le cerveau est le centre perceptif et excitateur de nos actes physiques et moraux. Un animal privé des hémisphères . cérébraux vit encore, mais il est insensible à toute incitation périphérique et par conséquent incapable de' toute réaction volontaire.

Les émisphères cérébraux sont dépourvus de sensibilité : on peut enfoncer des aiguilles, ou même un fer rougi au feu dans leur épaisseur sans provoquer de douleur. On sait que des blessés ont conservé dans la tête une balle pendant plusieurs années sans en éprouver aucune incommodité.

Topographie des circonvolutions cérébrales. — La surface des hémisphères est sillonnée d’anfractuosités nombreuses limitant des éminences dites plis ou circonvolutions, à cause de leur ressemblance avec celles de l’intestin. Ces sinuosités multiples n’ont d’autre but que de multiplier la surface de l’encéphale. La profondeur des sillons, la saillie et le nombre de ces circonvolutions sont en rapport direct avec l’inteUigence ; ainsi, les cirvonvolutions des idiots sont à peine marquées, et à mesure que l’on descend l’échelle des êtres, on les voit diminuw et même s’effacer ; les poissons, les oiseaux et les reptües, par exemple, en sont dépourvus.

Parmi les plus importantes de ces circonvolutions, nous citerons, à la face externe des hémisphères, les

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deux pariétales dites de perfectionnemeTit, parce (ju’elles ne se rencontrent que chez les animaux d’un rang' élevé; elles sont séparées par un sülon profond qui a reçu le nom de scvisure de Rolando. Dirigées transversalement, elles séparent les trois circonvolutions frontales des trois circonvolutions occipitales. La circonvolution pariétale antérieure est encore appelée frontale ascendante et la cicon-

Pig- 2i0.

Base du cerveau.

1. Tronc basilaire. — 2, 2. Artères vertébrales. — 3, 3. Artères cérébrales postérieures. — 4, 4. Artères cérébrales moyennes ou syl viennes. — S. Artères cérébrales antérieures réunies entre elles par la communiquante antérieure. — 6. Artère communiquante postérieure.

— 7. Artère choroïdienne. — 8. Hémisphère cérébelleux du côté droit.

— 9. Lobe frontal. — 10. Nerf olfactif.— 11. Lobe moyen ou sphénoïdal. — 12. Lobe postérieur ou occipital. — 13. Section du bulbe rachidien. — 14. Protubérance annulaire. — 15. Pédoncules cérébraux. — 16. Bandelette des nerfs optiques. — 17. Espace perforé antérieur.

— 18. Nerf trijumeau.

volution pariétale postérieure est dite pariétale ascendante.

La face interne des hémisphères présente la circonvolution du corps calleux qui enveloppe l’organe de même nom. On lui donne aussi le nom de circonvolution crêtée, à cause des sinuosités de son bord supérieur. Sur la même face, on remarque d’avant en arrière le lohule oxalaire ou paracentral, le lobule quadrilatère ou præcuneus et le lohule triangulaire ou cuneus (coin), qui est séparé du lobule précédent par la scissure perpendiculaire ou occipitale interne. Enfin le bord inférieur du cunéus est limité par la scissure des hippocampes.

Les circonvolutions de la face inférieure du cerveau sont divisées en trois- groupes qui correspondent aux trois groupes respectifs du cerveau ; on y observe en avant les circonvolutions olfactives et, sur les côtés, la circonvolution de la scissure de Sylvius, qui se réfléchit sur eUe-même et entoure un groupe de trois ou quatre petites circonvolutions.

rappelant assez exactement l’aspect des quatre de niers doigts fléchis sur la paume de la main ; on ~ appelé ce groupe le lobule de IHnsula, el on ne peut l’apercevoir sans écarter les deux lèvres de la scissure de Sylvius.

Le lobe sphénoïdal ou pariétal offre à considérer les deux circonvolutions temporales séparées l’une de l’autre par la scissure parallèle à la scissure de Sylvius. Entre les circonvolutions temporales et occipitales, on remarque un pli semi-circulaire dit pli courbe qui se confond par son extrémité externe avec le lobule du pli courbe.

Rôle physiologique des circonvolutions. -1 Localisations cérébrales. — En électrisant les différents points de la surface du cerveau les physiologistes ont constaté que l’excitation de certaines zones produisait dans une partie déterminée du corps des réactions motrices toujours semblables. Ils en ont conclu, et les faits pathologiques viennent chaque jour confirmer leur opinion, que les mouvements de la périphérie du corps étaient placés sous la dépendance de centres moteurs cérébraux distincts les uns des autres. Ils ont remarqué que la plus grande partie de ces centres moteurs étaient groupés autour du sülon de Rolando.

Les régions motrices connues jusqu’à ce jour sont au nombre de sept : celle du membre inférieur, en arrière de la scissure de Rolando; celle du membre supérieur, à cheval sur la partie supérieure de la même scissure ; celle qui préside à certains mouvements des yeux, au niveau du pli courbe; celle des mouvements de l’oreille, à la partie antérieure de la première circonvolution temporale ; celle des mouvements de rotation de la tête et du cou, en arrière de la première circonvolution frontale; celle des mouvements de la face, en arrière de la deuxième circonvolution frontale ; celle des mouvements de la langue et des mâchoires, en arrière de la troisième circonvolution frontale. Déjà Broca avait démontré que le siège de la fonction du langage est placé sur la partie latérale du lobe frontd gauche, à la partie postérieure de la troisième circonvolution de ce lobe.

L’électricité appliquée sur un de ces centres détermine aussitôt dans le côté opposé du corps la contraction du groupe musculaire placé sous sa dépendance. De même, si un centre quelconque est comprimé ou détruit, on observe une paralysie des muscles qui lui correspondent

Organes situés à la base du cerveau. — Outre les circonvolutions on trouve encore à la surface du cerveau des organes nombreux et importants. Ils sont tous groupés symétriquement à sa face inférieure ; ce sont d’avant en arrière :

1” Les NERFS OLFACTIFS, qui président à l’olfaction;

2“ Les NERFS OPTIQUES qui s’entre-croisent au niveau du chiasma (x'taffjjLat, entre-croisement) et se prolongent en arrière sous forme de deux bandelettes dites racines blanches des nerfs optiques, les-' quelles se terminent par deux renflements rappC" lant l’aspect de deux genoux et désignés pour cette raison sous le nom de corps genouillés ;

pour qu’à l’unité d’impression réponde lunité d’action des deux côtés du corps.

2“ Le SEPTEM LÜCIDÜM OU CLOISON TRANSPAPÆNTEfiSt

3“ L’ÉMISESCE CENDRÉE OU TEBER CINEPiEEM, qui a

formE d’un triangle de substance grise sur lagjje s’ins^ la tige du corps pituitaire; ÿ Le C0PJ‘S pirniTAiRE est un petit organe polaire dont on ignore l’usage ;

Les TüBERCDLES SL4MILIAIEES, au nombre , ^eax> sont des éminences en forme de „ mamies » composées d’un noyau de ggbstance grise et d’une écorce de substance

blan^e;

L’ESPiCE INTER-PEDONCÜLAIRE est Criblé d’üfl nombre de petits trous qui livrent i nassage à des vaisseaux capillaires. Du sommet de cet espace, on voit émerger les radicules des nerfs moteurs oculaires communs qui président aux mouvements de l’œil ;

7° Les PÉDONCELES CÉRÉBRAEX OU CuisseS du 3-. cerveau sont deux faisceaux de substance blanche qui sont formés par le prolongement des cordons de la moelle épinière et qui vont 7-se perdre en s’épanouissant dans les parties ' profondes des hémisphères. >

Conformation intérieure du cerveau. —

Cavités ou ventricules du cerveau, — En s’écartant angulairement pour s’épanouir dans les hémisphères, les pédoncules cérébraux limitent entre eux une cavité divisée en deux étages par une cloison horizontale, le trigone cérébral. La cavité inférieure est unique et a reçu le nom de ventricule moyen; la cavité supérieure qui représente les neniricuies latéraux est elle-même séparée en deux compartiments par une cloison verticale, le septum lucidum. la fi§

1° Les VENTRICELES LATÉRAUX, séparés par le tricu septum lucidum QU. cloison tramsparenie., envoient des prolongements dans chacun des gci lobes cérébraux ; leur voûte est formée par eu le corps callev.x; leur plancher est constitué par la face supérieure des corps striés, des ' couchés optiques et par le trigone cérébral doublé delà toile chordidienne; les parois sont limitées par la rencontre des fibres du corps caEeux avec celles des pédoncules cérébraux.

2“ Lé VENTRICULE MOYEN occupe l’étage inférieur ; il a la forme d’un entonnoir aplati. Ses parois sont représentées par les couches optiques; son sommet s enfonce dans la tige du corps pituitaire et sa base 6st fermée par la toile chordidienne.

^ous aUons compléter cette étude par une descrçtion sommaire des organes que nous venons d énumérer,

Organes contenus ilaws l’épaisseur du cerveau. ^ 1° ^ CORPS CALLEUX est Une lame de substance t^chequi sert de commissure aux deux hémisphères.

On lui trouve un bec, un genou, un corps et bourrelet; il présente trois cornes qui servent ^oute aux prolongements des ventricules latété^ " ^ antérieure ou frontale, la corne posoccipitale ou forceps major, et la corne in- I ou tapétum.

Iransversales du corps caEeux semblent l’avons vu, à reEer entre s tes cellules cnrticalAc Has /^aiiy tiAmîsnhères.

Fig. 242.

Figure schémaüque destinée à montrer la disposition intérieure du eerveau.

le nom de ventricule de la cloison on cinquième ventricule. Ainsi que nous l’avons expEqné plus

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haut, cette cloison sépare les deux ventricules latéraux; elle se confond par son bord supérieur avec le corps calleux et par son bord inférieur avec le trigone cérébral.

3” Le TRIGONE CÉRÉBRAL OU VOUTE A TROIS PILIERS est la cloison horizontale qui sépare les ventricules latéraux du ventricule moyen; elle résulte de la juxtaposition de deux bandelettes de substance

blanche, comparées par les anatomistes aux deux branches d’un X qui s’adosseraient sur un point plus rapproché de leur extrémité antérieure. Les deux branches antérieures ou piliers antérieurs se réfléchissent en bas pour former l’écorce blanche des tubercules mamillaires que nous avons vus à la base du cerveau; les deux branches postérieures s’enfoncent dans les prolongements sphénoïdaux des ventricules latéraux en se bifurquant : l’une des branches de bifurcation se perd dans la saillie de substance blanche connue sous le nom de corne d' Amman, l’autre longe le bord interne de cette corne pour former le corps bordé ou bordant. Au-dessous du corps bordant, on trouve une lamelle de substance grise appelée corps godronné.

L’angle d’écartement des deux piliers postérieurs est rempli par des fibres dont l’entre-croisement rap¬

pelle assez bien la disposition des cordes d’un ' trument de musique : de là son nom de lyre.

4° La TOILE CHOROÏDiENNE est uHe membrane lulo-vasculaire de forme triangulaire, conten^ dans son épaisseur un grand nombre d’artériole^^ de veines volumineuses qui donnent naissance au^ deux veines de Galien. Les bords de cette toile sont unis aux plexus choroïdes des ventricules latéraux cordons rougeâtres composés d’un lacis de capillaires sanguins qui dépendent de la pie! mère et s’introduisent dans le prolongement sphénoïdal des ventricules latéraux pour s'. terminer au sommet de la toile choroï dienne.

.5® La GLANDE piNÉALE, Comparée à une pomme de pin, est un petit corps gris cendre renfermé dans l’épaisseur de la toile choroïdienne et situé au-dessus de la commissure blanche postérieure ; elle est pourvue de six appendices ou pédoncules qui pénètrent dans les couches optiques. Ses usages sont encore inconnus, bien que Descartes en ait fait le siège de l’âme. Certains auteurs pensent qu’elle ferme , à la manière d’un tampon, Vanus cérébral ou orifice supérieur de V aqueduc de Sylvius, qui met en communication le ventricule moyen et le quatrième ventricule.

6“ Les CORPS STRIÉS ont la forme de deux virgules, à concavité concentrique : ils sont ainsi appelés parce qu’ils sont composés de deux couches de substance grise dites noyaux gris extra et intra-ventriculaires , séparés par une couche de substance blanche appelée double centre demi-circulaire. Ces fibres blanches intermédiaires, formées par l’épanouissement des pédoncules cérébraux, sortent des corps striés en rayonnant dans toutes les directions sous le nom de couronne de Reil.

D’après le professeur Luys, les corps striés présideraient à la mise en jeu des réactions motrices volontaires.

7“ Les COUCHES optiques sont deux renflements de substance blanche ayant le volume d’un œuf de pigeon.

Il existe dans les couches optiques quatre noyaux ou centres, auxquels M. Luys a donné les noms de : antérieur ou olfactif, moyen ou optique, médium ou sensitif et postérieur ou auditif, parce qu’ils semblent destinés à recevoir et à condenser les impressions olfactives, visuelles, acoustiques, et les impressions de la sensibilité générale.

M. Luys pense donc que les couches optiques sont des organes de réception et de condensation des . incitations sensitives et sensorielles de la périphérie

du corps. D" G. WiTKOWSKI.

CERVEAU (ANÉMIE DD). — Deux conditions peuvent produire l’anémie cérébrale : 1“ le sang possède ses propriétés normales, mais il ne peut arnver au cerveau en quantité suffisante ; 2° le sang arrive librement au cerveau, mais il est trop pauvre en globules rouges pour y entretenir convenablement les phénomènes de la vie.

Fig. 213.

Coupe médiane et antéro-postérieure de l’encéphale.

1. Circonvolution du corps calleux; au-dessous se trouve le corps calleux. — 2. Partie postérieure ou bourrelet du corps calleux, — 3. Trou de îîonro, limité en avant par la partie antérieure du trigone. — L Corps calleux; au-dessous de lui se trouve le trigone cérébral. — 5. Septum lucidum ou cloison transparente. — 6. Toile choroïdienne. — 7. Commissure qui relie entre elles les couches optiques en traversant le troisième •ventricule. — 8. Aqueduc de Sylvius faisant communiquer entre eux le troisième et le quatrième ventricule. — 8'. Glande pinéale dont la racine antérieure s’applique sur la couche optique. — 9. Substance grise du troisième ventricule ; elle masque une partie du pilier antérieur du trigone qui se continue avec le tubercule mamillaire. — iO. Tubercules quadrijumeaux : l’espace compris entre ces deux tubercules et le bourrelet du corps calleux (2) représente la partie moyenne de la fente cérébrale de Bichat, par laquelle la pie-mère pénètre dans le troisième ventricule.— H. Quatrième ventricule. — 12. Coupe de la protubérance annulaire. - 13. Bulbe rachidien. —14. Nerf optique. — 15. Tuber cireneum. — 16. Commissure blanche antérieure. — 17. Coupe médiane du cervelet sur laquelle se dessine l’arbre de vie du lobe moyen. — 18. Cervelet. — 19. Extrémité antérieure du lobe postérieur du cerveau.

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Dans le premier groupe se rangent les anémies érébrales résultant de tumeurs comprimant les Parotides, de la ligature de ces vaisseaux, de leur simple compression artificielle, phénomène qui point échappé aux anciens et qui avait valu aux carotides leur nom (xâpoç, assoupissement) ; c’est là, en effet, le premier symptôme de l’anémie cérébrale expérimentale.

D faut ranger dans ce groupe les anémies cérébrales résultant de l’appel énergique du gajig vers des régions éloignées du crâne Stouses de Junod). Il faut y placer en- ^re celles qui résultent d’un défaut d’impulsion suffisante du cœur, qu’il y ait surcharge, dégénérescence grais^use ou insuffisance aortique.

Dans le second groupe, nous plaçons toutes les anémies générales sans exception, occasionnées par des hémorrhagies abondantes, quelles qu’en soient les causes, par la chlorose, une nourriture insuffisante, des maladies graves, des diarrhées prolongées, etc.

L’anémie peut être lente ou rapide ; or les symptômes diffèrent dans les deux cas.

1» Anémie rapide. — Engendrée par de grandes pertes de sang, elle se traduit par des symptômes semblables à ceux que présentent les animaux qui meurent d’hémorrhagie : ce sont des vertiges, des bourdonnements d’oreille, bientôt le malade devient insensible aux excitants extérieurs, il perd connaissance, sa peau est froide, visqueuse, la pupille d’abord rétrécie se dilate, il survient des convulsions [générales et un coma qui annoncent une mort prochaine.

2° Anémie lente. — Lorsque le cerveau ne se trouve que graduellement privé de la quantité de sang nécessaire à l’accomplissement de ses fonctions, il exprime sa souffrance par une céphalalgie habituelle, par des vertiges, de l’insomnie, quelques troubles dans les perceptions sensorielles et même du délire. Les malades éprouvent fréquemment des nausées, des palpitations de coeur, ils sont très facilement excitables, tressaillent au moindre bruit, mais retombent presque immédiatement dans une grande apathie intellectuelle et morale (c’est ce que les Auglais désignent sous le nom de faiblesse irritable).

Ces malades présentent en même temps les symptômes habituels à l’anémie générale, décoloration des muqueuses et des téguments, souffles vascuau-es, etc. Les vertiges, les nausées et même le déire sont toujours moins marqués dans la situation orizontale, car cette position rend l’abord du sang 6rs le cerveau beaucoup plus facile.

Uue le cerveau soit congestionné ou qu’il soit emié, il exprime sa souffrance de la même façon; ^^si est-ce sur l’état général que se Basera le diao osjc : si l’individu qui souffre de la tête et prouve des vertiges est fort et vigoureux, c’est que on cerveau est congestionné; si c’est au contraire O personne faible, délicate, ses souffrances indiquent une anémie cérébrale.

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Dans Vanemie subite, il faut envoyer au cerveau la plus grande quantité de sang possible en donnant au malade une position horizontale, en comprimant l’aorte et les artères du membre supérieur ; en même temps il faut soutenir l’excitabilité de la substance cérébrale en administrant du vin, de l’alcool, une potion cordiale et excitante (ammoniaque et sirop d’éther), la liqueur d’Hoffmanu (dose de 10 à la gouttes); envelopper le malade de

linges chauds, promener des sinapismes sur divers points de son corps. Enfin, comme dernière ressource, on pourrait pratiquer la tranfusion du sang. Dans Vanémie lente, il faut recourir aux ferrugineux, aux toniques, à l’hydrothérapie, d' l. moynac.

CERVEAU (CONGESTION DU). — Quelques auteurs, s’appuyant sur l’inextensibilité du crâne, sur l’incompressibilité des liquides et du cerveau, ont prétendu que ces conditions physiques rendaient impossible la congestion cérébrale : c’est une erreur ; car il existe entre la quantité de sang et de liquide céphalo-rachidien contenus dans le crâne une sorte d’antagonisme. Y a-t-il hypérémie cérébrale ? une quantité correspondante de liquide arachnoïdien passe du crâne dans le canal rachidien; y a-t-il anémie? il reflue dans le crâne.

C’est là d’ailleurs ce qui surrient à chaque mouve-

Fig. m.

Coupe horizontale du cerveau, pratiquée au-dessous du trigone cérébral et montrant le plancher des ventricules latéraux.

1. Extrémité antérieure de (la scissure interhémisphérique logeant l’apophyse crista-galli et la faux du cerveau.— 2. Genou du corps calleux.— 3, 3. Circonvolutions cérébrales. — 4, 5. Coupe du corps calleux au niveau de ses bords.— 6. Corps strié (noyau caudé) formant le plancher des ventricules latéraux.— 7 Bandelette demi-circulaire et lame cornée.— 8. Plexus choroïdes des ventricules latéraux.— 9. Trigone cérébral.— 10. Bourrelet du corps calleux.— 11. Corne occipitale. — 12. Extrémité antérieure du sinus droit.

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ment respiratoire, à chaque contraction cardiaque, et ce qui produit les battements du cerveau.

La congestion cérébrale est donc possible. Elle peut être active ou passive.

La congestion active est produite par toutes les conditions qui peuvent augmenter la tension du sang dans le système artériel cérébral, qu’il s’agisse d’une compression exercée sur l’aorte au-dessous de l’origine des artères carotides et vertébrales ou

de la suppression d’une hémorrhagie habitnelie (hémorrboïdes, flux menstruel).

Dans le stade de frisson des fièvres intermittentes, le sang fuit la périphérie pour congestionner tous les viscères ; le froid violent agit de la même façon et peut ainsi tuer brusquement.

Certaines substances, l’alcool et peut-être l’opium, par leur action sur les vaisseaux, prédisposent aux congestions. Il en est de même de l’appel habituel d’une ^ande quantité de sang dans les vaisseaux cérébraux, ainsi que cela a lieu dans les veilles prolongées, les fatigues intellectuelles. Une mention spéciale pour l’insolation.

Les congestions d’origine nerveuse produites par une paralysie des vaso-moteurs des petites artères cérébrales sont rares et douteuses.

La congestion passive se rattache à une gêne dans la circulation de la veine cave supérieure et

des veines jugulaires, gêne succédant à des pressions, à la strangulation, à une insuffisant' la valvule tricuspide et même mitrale.

Enfin mentionnons les congestions cérébral reliées^ à la dégénérescence athéromateuse des ^ tères, à des fièvres graves, au choléra.

L’hérédité et la pléthore constituent des prédispositions puissantes. ^

La congestion peut être générale ou partielle plus marquée dans un point que dans l’api tre, dans les méninges que dans le cerveau!

Très souvent les membranes de l’oeü sont simultanément congestionnées.

Les symptômes peuvent se présenter sons trois formes : congestion légère, grave apoplectique.

Forme légère. — Les malades éprouvent une céphalagie gravatique qu’augmentent le bruit et . le mouvement ; il survient des tintements d’oreille, des illusions d’optique (congestion rétinienne), de l’insomnie ou des rêves pénibles.

La congestion pent être plus forte et produire dgs vertiges, des vomissements, Je ralentissement du cœur et du pouls qui est plein et dur ; ces derniers phénomènes se relient à la congestion de la moelle allongée.

Les malades éprouvent un engourdissement léger et de la constipation.

La face est habituellement vultueuse, mais c’est là un symptôme inconstant, car il n’existe pas de relations régulières entre l’état vasculaire de la face et celui de la tête.

Cette forme de congestion est la plus commune, elle frappe les gens pléthoriques et se reproduit souvent sous l’influence de repas copieux, de veilles, etc.

Forme grave. — Elle peut débuter brusquement ou succéder à la première. La céphalagie est beaucoup plus violente, elle s’accompagne d’hallucinations et de délire^ en proie à une terreur imaginaire, le malade s’agite, veut quitter son lit, et brisé de fatigue ne tarde pas à se couvrir de sueur, ce qui pourrait faire croire à une ménii^oencéphalite si la température ne restait à peu près normale. A la surexcitation succède le coma, camctérisé par la résolution musculaire, la respiration ronflante et des évacuations involontaires.

Chez les vieillards, Durand-Fardel a décrit une forme spéciale de congestion ; pendant la nuit le malade se réveille, se lève, il ne sait où il se trouve; le' jour ramène un peu de lucidité dans ses idées, mais le laisse triste et morose, les muqueuses buccale et conjonctive seraient le siège d’une sécrétion abondante ; bientôt surviennent le délire et les autres symptômes.

Chez les enfants, les convulsions constituent le symptôme le plus frappant de la congestion cérébrale qui est d’aüleurs fort rare à cet âge, et qui se distingue de la méningite par l’invasion brusque des accidents, leur peu de durée, l’absence de température fébrile.

Fig. 245.

Coupe horizontale du cerveau, passant au-dessous du corps calleux, et dans laquelle on a enlevé le trigonè cérébral et la toile arachnoïdienne.

1. Ouverture par laquelle le liquide sous-arachnoïdien coromunique avec le quatrième ventricule. — 2. Quatrième ventricule. — 3, *9. Pédoncules cérébelleux. — 4, 5, 6. Paroi postérieure du quatrième ventricule, — 7, Valvule de Vieussens. — S. Arbre de vie du cervelet. — 10. Tubercules quadrijumeaux postérieurs, — 11. Glande pinéale et tubercules quadrijumeaux antérieurs. — 12. Eênes natériennes. — 13. Troisième ventricule ou ventricule moyen. — 14. Commissure grise des couches optiques. — IS. Coupe du septum lueidum. — 18, Noyau caUdé du corps strié. — 19, Ventricule du septum lueidum.

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Parme apoplectique. — L’individu tombe brusnuement privp de sentiment et de mouvement, le pouls est lent, plein et dur, la respiration ronflante; souvent il survient des évacuations involontaires. Portés immédiatement à leur summum d’intensité, ces phénomènes diminuent graduellexnent et se dissipent en vingt-quatre ou quarantejjjdt heures. 11 existe quelques faits d’hémiplégie .persistante à la suite de ces congestions.

^ Comment expliquer les phénomènes auxquels donne lieu la congestion? L’augmentation de pression subie par les éléments nerveux expliquerait les symptômes de stupeur ; la surexcitation serait rattachée au contact prolongé d’un sang trop chargé d’acide carbonique.

Quel traitement faut-il opposer à la congestion cérébrale ? Bien qu’elle tienne à des causes fort diverses, dans la plupart des cas (sauf dans les congestions observées au début des fièvres graves), la congestion cérébrale présente comme indication capitale de diminuer la tension sanguine ; on atteint ce résultat par l’application de sangsues derrière les oreilles, ou par une saignée générale ou par des purgatifs énergiques (aloès, pilules de Bosredon, eau-de-vie allemande, etc.).

Les gens sujets aux congestions cérébrales doivent suivre un régime tout spécial et très sobre, s’abstenir de liqueurs, de café, de veilles, de fatigues, coucher dans une chambre fraîche, sur un lit dur, dormir peu, faire de l’exercice, combattre la constipation et les maux de tête par les grains de santé de Franck, l&s, pilules de Bosredon, la podophylleCoirre, etc., ou par les purgatifs salins, magnésie, eau de Rubinat, etc. D' Léon Moynac.

CERVEAU (hémorrhagie du). — On donne ce nom à l’épanchement d’une certaine quantité de sang dans la pulpe cérébrale. Si le sang se répand dans les méninges, la maladie porte le nom d’hémorrhagie méningée (V. Méninges).

Si le sang fait irruption dans le cerveau, cela tient à une rupture de ses vaisseaux ; or les vaisseaux qui se rompent pour produire une hémorrhagie sont les artères cérébrales et elles se rompent, soit parce que leurs parois sont altérées, soit ce qui est bien plus rare, parce que la tension du sang a augmenté. Certaines hémorrhagies se rattacheraient à la transsudation du sang.

Certaines maladies (scorbut, ictère grave, fièvre jaune, chlorose, hémophilie, etc.) altèrent le sang 3,u point de permettre la transsudation hors des vaisseaux. Sous cette influence on a, bien que rarefflent, observé des hémorrhagies cérébrales.

Ires rare avant trente ans, l’hémorrhagie devient à partir de cinquante ans. Elle est souvent emtaire, et les relevés de Falret ont démontré ^cne est presque trois fois plus fréquente chez fine chez la femme. On l’observe en tous mot hiver ou plutôt dans les change-

nts de saisons marqués par de brusques variaons atniosphériques.

^ f- .longtemps que les individus gras, rou- V d ayant la tête grosse, le cou court,

lent préd^posés ; rien ne le prouve, atcool et l’opium ont une influence certaine sur

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sa production, et cela en déterminant l’altération des artères.

Lorsque les artères cérébrales sont malades, elles sont exposées à se rompre chaque fois que le cerveau se congestionne. Aussi voit-on souvent l’hémorrhagie se produire pendant les efforts de défécation, du coït, de la toux, etc., sous l’influence d’un bain trop chaud ou trop froid, d’un brusque changement de température, pendant un sommeil prolongé, etc.

Comment se produit l’hémorrhagie et quelles sont les lésions qu’elle détermine? — Lorsque le sang fait irruption dans la pulpe cérébrale, il s’y creuse un foyer par la destruction des éléments nerveux ; si la mort n’est pas immédiate, le sang épanché et les parois du foyer qui le renferme subissent une série de transformation. Aussi examinerons-nous : 1" l’état d’un foyer récent; 2° la réparation de ces désordres ; 3° les lésions secondaires.

1" État d'un foyer récent. — Souvent il est unique et ses dimensions varient de celles d’un pois à celle du poing; son siège habituel est la couche optique ou le corps strié; mais il peut occuper toute autre région : le sang peut faire irruption dans les ventricules ou à la surface du cerveau et le défaut d’obstacles rend l’hémorrhagje plus abondante. Si le foyer avoisine la surface du cerveau, il la soulève sous forme d’une voussure fluctuante.

Le sang forme un caillot noirâtre et mou qui, d’abord compact, ne tarde pas à se séparer en deux parties, l’une solide, l’autre liquide; celle-ci s’infiltre dans la pulpe nerveuse et la ramollit.

Les parois du foyer sont irrégulières, ramollies par l’infiltration sanguine qui les colore en rouge, jaune, etc., leur donne en un mot les diverses teintes de l’ecchymose.

2“ Période de réparation. — Le travail réparateur commence très vile, il consiste dans l’absorption du sang épanché et la cicatrisation du foyer.

Le coagulum se ramollit, forme une bouillie noirâtre, puis fauve, jaune ; en même temps les parois du foyer se recouvrent d’une fausse membrane qui sépare les tissus sains des parties mortifiées et enferme ceUes-ci dans un véritable kyste. Cette fausse membrane, produite par le sang épanché, est complètement formée et commence à se vasculariser au bout d’un mois.

A mesure que la cavité se vide par la résorption du sang, la fausse membrane se rétracte, ses parois s’adossent et il en résulte une cicatrice d’un brun jaunâtre dent les dimensions sont en rapport avec celles du foyer.

Lorsqu’ime hémorrhagie a détruit l’un des centres nutritifs ou trophiques du cerveau, les cordons médullaires qui y aboutissent s’atrophient et subissent la dégénérescence granulo-graisseuse ; cette atrophie commence quatre à cinq mois après la lésion cérébrale. Des atrophies semblables ont été observées Hans certains départements du cerveau et . du cervelet et se traduisent par l’affaiblissement graduel des facultés intellectuelles.

Comment survient l’hémorrhagie et quels sont les symptômes qui la caractérisent? — L’hémorrhagie cérébrale n’est pas d’ordinaire précédée de

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prodromes ; la céphalalgie, l’affaiblissement de l’intelligence, les vertiges, les troubles de la vue, de | l’ouïe, s’observent plutôt dans la période initiale d’un ramollissement qu’avant le début d’une hémorrhagie.

L’hémorrhagie survient donc tout à coup et dans des circonstances très diverses, parfois pendant un effort (défécation, coït, etc.), parfois durant le sommeil. Ses symptômes présentent dans leur intensité des degrés en rapport avec l’étendue et le siège du délabrement cérâ^ral; ces différences ont conduit à admettre plusieurs formes d’hémorrhagie : Forme grave ou apoplectique. — Forme moyenne. — Forme légère.

Forme grave, apoplectique. — L’individu tombe foudroyé ; il ressemble à une masse inerte dont la vie ne se traduit que par la persistance des mouvements respiratoires et des contractions cardiaques.

Tout mouvement volontaire est aboli. Soulevez les membres et abandonnez-les à eux-mêmes, ils retomberont comme une masse inerte; par exception, il peut y avoir des contractures. Au contraire, les mouvements réflexes deviennent très manifestes, puisque l’action cérébrale est supprimée ; ainsi, en excitant la muqueuse du pharynx, on détermine des mouvements de déglutition très réguliers, et cependant cés mouvements ne peuvent se produire spontanément.

La paralysie de la vessie et du rectum se traduit par l’incontinence de l’urine et des matières fécales. Souvent aussi surviennent quelques vomissements.

La Sensibilité est complètement abolie ; les pupilles sont très dilatées, car la rétine paralysée n’est plus sensible aux rayons lumineux.

La Respiration est lente et stertoreuse, c’est-à-dire bruyante; les joues, inertes, sont alternativement gonflées et déprimées (c’est le mouvement que font les fumeurs de pipe). Le va-et-vient des mucosités bronchiques qui ne peuvent être expulsées détermine un bruit de gargouillement ; enfin, la paralysie du voile du palais donne au bruit respiratoire un timbre spécial.

Quant à la Circulation, le pouls est très lent, plein et dur. La température s’abaisse au-dessous de la normale au moment de l’attaque, mais elle s’élève de plusieurs degrés quelque temps avant la mort.

La forme apoplectique tue en quelques heures, soit parles progrès de l’hémorrhagie et du délabrement cérébral, soit par asphyxie. Si l’hémorrhagie s’effectue dans le bulbe ou si le sang s’épanche en grande quantité dans les ventricules ou à la surface du cerveau, la mort peut être instantanée.

2° Forme moyenne ou paralytique. — C’est la forme la plus ordinaire ; elle débute par un état apoplectique semblable à celui que nous venons de décrire, mais qui ne dure qu’un temps assez court, de quelques minutes à quelques jours. Par exception, les phénomènes d’apoplexie font défaut ; le malade tombe, mais il conserve toute son intelligence, et en le relevant on s’aperçoit qu’ü est paralysé de la moitié du corps.

D’ordinaire, dès que les phénomènes d’apoplexie se dissipent, le malade, au lieu de revenir à la santé comme dans une simple congestion, présente de la paralysie du mouvement, — des troubles de la sen¬

sibilité, — des désordres intellectuels : nous les passer successivement en revue.

Paralysie. — Règle générale, la paralysie oor la moitié du corps opposée à l’hémisphère céré?^ malade [hémiplégie] ; cela tient à ce que les n ^ mides antérieures du bulbe s’entre-croisent de ni' sorte que la moitié gauche de la moelle se rel ' l’hémisphère cérébral droit et réciproquement* Ainsi, la jambe, le bras, ne peuvent exécuter i moindre mouvement ; vient-on à les soulever 1 retombent comme une masse inerte; la face’ et souvent paralysée, mais sa paralysie est loin d’être aussi prononcée que dans le cas de lésions du nerf facial ; de plus, chose remarquable, tantôt c’est la moitié de la face correspondant à la paralysie des membres qui est atteinte et tantôt c’est le côté opposé, de telle sorte, par exemple, qu’avec une hémiplégie gauche, on peut rencontrer une paralysie de la moitié droite de la face ; c’est ce que Gubler a désigné sous le nom d’hémiplégie alterne ou croisée. La langue offre parfois une grande flaccidité dans sa moitié paralysée ; et lorsque le malade veut la sortir de sa bouche, sa pointe s’incline vers le côté paralysé, mais ces deux altérations de la langue sont fort rares ; il est encore exceptionnel d’observer une paralysie des muscles de l’œil, des muscles du larynx, etc. Quant aux muscles de la vie organique, certains d’entre eux sont très fréquemment atteints, tels sont : la vessie, le rectum ; aussi observe-t-on la rétention ou l’incontinence de l’urine ou des matières fécales ; la dysphagie ou difficulté d’avaler est plus rare.

Troubles de la sensibilité. — Les régions paralysées sont insensibles ou peu sensibles aux excitants ordinaires ; parfois les malades y éprouvent des engourdissements ou des crampes; la vue, l’ouïe, l’odorat peuvent être diminués ou abolis, mais ce sont là des phénomènes exceptionnels.

Au début, la température du côté paralysé prise dans Faisselle, est plus élevée que celle du côté opposé; la durée de ce phénomène est variable; plus tard, au contraire, pendant la période d’atrophie, la température du côté malade s’abaisse audessous du chiffre normal.

Désordres intellectuels. — A mesure que l’apoplexie se dissipe, le malade recouvre une faible partie de son intelligence ; il reconnaît les personnes qui l’entourent; il est rare que ce retour ne s’effectue pas dans les trois ou quatre premiers jours, mais la parole reste fort embarrassée, la mémoire très infidèle. Parfois le malade se trouve dans Fimpossibilité d’énoncer les mots capables d’exprimer ses pensées ; c’est ce que l’on désigne sous le nom d’aphasie (V. ce mot).

Lorsqu’il y a eu apoplexie, on voit, en quelques heures ou au plus tard en deux ou trois jours, le malade sortir de sa torpeur; c’est alors que l’on constate son hémiplégie. Souvent, vers lo sixième ou le huitième jour, il est pris d’une céphalalgie opiniâtre, de fièvre, d’agitation et de conttac* ture ; la température s’élève un peu ; ce sont là les indices certains d’une encéphalite (V. ce mot) développée sur le pourtour du foyer ; l’encéphahte peut être mortelle, mais souvent elle est très légère 1 et passe inaperçue.

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D’ordinaire, pendant cinq ou six mois, le malade ra paralysé sans qu’il se produise de grands pjian'^enients dans son état ; peu à peu pourtant le oijYenient revient ; dans les cas les plus heureux, le malade marche, mais il fauche ou bien il traîne la iamhe ; il est maladroit ; son intelligence est très affaiblie : plus souvent encore, il est complètement infirme, on ne peut que le rouler sur un fauteuil. survient dans la moelle les dégé¬

nérescences secondaires dont nous avons parlé, à la paralysie succède la contracture, puis l’atrophie définitive des membres contracturés.

L’hémorrhagie cérébrale récidive presque fatalement, car les lésions atonomiques qui l’ont engendrée se généralisent toujours et engendrent tôt ou tard de nouvelles ruptures vasculaires; mais, en général, il se passe plusieurs mois et même plusieurs années entre chaque récidive.

30 Forme légère. — Sauf la gravité, les symptômes sont semblables à ceux que nous venons d’énumérer; souvent tout se borne à une absence ou à une perte de connaissance de courte durée, à une paralysie partielle ; mais, quelle que soit la nature ■des accidents, ils se dissipent en cinq ou six jours. Le pronostic, n’en est pas moins sérieux, car celte attaque indique les altérations du système artérieL

Comment se termine l’hémorrhagie ? — Dans la Forum légère, tout se dissipe en cinq ou six jours;

Dans la Forme ordinaire, le malade peut mourir en quelques jours, épuisé ou tué par l’encéphalite ; il peut survivre plusieurs mois, se rétablissant d’une façon satisfaisante ou restant infirme jusqu’à ce qu’une nouvelle attaque l’emporte;

Enfin, dans la Forme apoplectique, le malade meurt foudroyé ou bien il succombe en quelques heures ou quelques jours sans être sorti du coma.

Au moment de l’attaque, lorsque le patient est encore sous le coup de l’apoplexie, l’hémorrhagie peut être confondue avec l’ivresse, la syncope, l’épilepsie ; mais l’ivresse se reconnaît à l’odeur alcoolique, la syncope à la faiblesse ou à la suspension de la respiration et de la circulation, l’épilepsie à l’écume sanglante, aux morsures de la langue, etc.

Chez le nouveau-né, l’hémorrhagie cérébrable s’observe quelquefois; elle se traduit par un état de torpeur interrompue de temps en temps par des iQouvements convulsifs, mais sans paralysie bien uette, puis le coma survient et les enfants succombent.

Quel doit être le traitement de l’hémorrhagie? 4^^ moment même de l’attaque il ne faut pas ûesiter, si l’individu est vigoureux, à pratiquer une ^ignée générale, et, en même temps, à appliquer es sangsues derrière les apophyses mastoïdes ;

les individus de force moyenne, Grisolle con- , de pratiquer une petite saignée exploratrice prolonge ou qu’on -répète selon l’effet pror ’ enfin, chez les malades faibles, il faut s’abs- ^ saignée ; chez eux on aura souvent reurs aux excitants cutanés, tels que les sinapismes ^omenés sur les membres ; à la campagne, on avoir recours à l’urtication. Si le cœur

kt malade, il ne faudrait en aucun cas pratiquer smgnée.

I^lCnONNAIBE POPULAIRE DE MÉDECINE USUELLE.

Lorsque 1 apoplexie est dissipée, il faut maintenir la fiberté du ventre à l’aide de purgatifs {pilules de Bosredon, grains de santé de Franck, etc.) ou d’émétique (10 centigrammes dans un litre de bouillon d’herbes à prendre par verres dans la journée). En tout cas, le régime sera très sévère.

On ne cherchera à combattre la paralysie que fort tard ; on pourra prescrire quelques frictions, ou les bains stimulants de Pennes, ou encore envoyer le malade aux eaux chlorurées de Balaruc, aux eaux sulfureuses de Cauterets, etc. ; quant à l’électricité, aux préparations de noix vomique, nous n’en conseillons pas l’emploi.

Enfin, lorsque le patient guérit de son hémorrhagie, il doit veiller à son régime avec la sollicitude la plus scrupuleuse; il mènera une vie sobre, régulière, se purgera au moindre mal de tête ; il évitera, en un mot, tout ce qui peut augmenter la quantité de sang et tout ce qui peut congestionner le cerveau. Disons en terminant, avec Révéillé- Parise et Durand Fardel, que toutes les distractions érotiques chez les vieillards qui ont déjà eu une hémorrhagie cérébrale, entraînent un péril sérieux au point de vue d’une nouvelle attaque.

D'' Léon Moynâc.

CERVEAU (ramollissement de). — On désigne sous le nom de ramollissement cérébral ou nécrobiose, la désorganisation ou gangrène d’une partie de l’encéphale consécutive à l’oblitération des artères chargées de le nourrir. Ces oblitérations sont produites par l’artérite déformante, Yathérome (V. ce mot) ou dégénérescence graisseuse des artères cérébrales et par les thromboses (V. ce mot) qui accompagnent ces lésions, ou encore par une embolie (V. ce mot) qui s’est arrêtée dans ses vaisseaux. L’abus des alcooliques et surtout l’influence de l’âge sont les causes les plus puissantes des altérations artérielles : aussi le ramollissement par thrombose s’observe-t-il surtout chez les gens âgés ; l’embolie, au contraire, peut s’observer chez de jeunes sujets atteints d’endocardite chronique, aiguë, d’anévrismes de l’aorte.

Le ramollissement cérébral se produit absolument de la même façon que la gangrène d’un membre qui ne reçoit plus une quantité suffisante de sang. D’après Jaccoud, son évolution comprend trois stades caractérisés chacun par une couleur spéciale. — Premier stade ou ramollissement rouge qui dure environ de huit à quatorze jours ; le second stade, ou ramollissement jaune dans lequel le foyer présente une coloration jaune et forme déjà une sorte de bouillie ; et enfin le troisième stade ou ramollissement blanc qui constitue la période ultime des dégénérescences morbides dans lequel tout le foyer est occupé par une masse blanchâtre demi-fluide dans laquelle on ne rencontre guère que des granulations graisseuses. Que deviennent ces foyers ? On en a vu qui se résorbaient, laissant après eux des

cicatrices; d’autres s’enkystent.-

S3nnptônies. — Nous venons de voir que le ramollissement cérébral résulte toujours d’une oblitération artérielle, mais que cette oblitération peut être une thrombose ou une embolie. Les symptômes diffèrent dans ces deux cas.

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Le ramollissement par thrombose se montre chez les gens âgés et il a une marche lente, il s’annonce par une céphalalgie habituelle, la perte de la mémoire, un changement dans le caractère, un .peu d’emharras dans la parole et dans certains mouvements; souvent tous ces symptômes s’exagèrent brusquement et produisent la perte de l’intelligence et une paralysie qui peut d’ailleurs être très circonscrite et disparaître au bout de quelque temps; cette attaque coïncide avec l’oblitération d’un tronc artériel et elle s’accompagne souvent de contractures légères résultant de l’hyperhémie déjà mentionnée.

Si l’artère oblitérée est volumineuse, le malade meurt immédiatement et dans un bref délai; si elle est moins importante, le malade survit et après la disparition des phénomènes d’excitation du début, il retombe dans une sorte de vie végétative interrompue de temps à autre par de nouvelles attaques jusqu’à ce qu’il soit emporté par l’une d’elles ou par une congestion pulmonaire ou une maladie intercurrente quelconque; la durée de la maladie est souvent de plusieurs années.

Le ramollissement par embolie survient souvent chez des individus jeunes, le début et la marche de la maladie ressemblent à s’y méprendre à ceux de l’hémorrhagie cérébrale. L’individu tombe brusquement privé de sentiment et de mouvement, puis , lorsque l’apoplexie s’est dissipée , il conserve une hémiplégie du côté opposé à l’artère oblitérée. .

L’embolie cérébrale peut tuer immédiatement, souvent la mort est lente et consécutive au progrès du ramollissement. Cependant le malade peut guérir, incomplètement il est vrai, en conservant soit un embarras de la parole, soit quelque paralysie. Enfin la circulation collatérale peut faire disparaître tons les symptômes; mais si le rétablissement ne s’est pas effectué avant quarante-huit heures, il ne faut guère y compter.

Le ramolbssement cérébral peut être confondu avec l’encéphalite et l’hémorrhagie cérébrale.

Le ramollissement par embolie est le seul qui puisse être pris pour une hémorrhagie et le diagnostic est parfois malaisé. On se prononcera pour l’embolie en présence des symptômes suivants : Un individu ordinairement jeune, atteint déjà d’une maladie de cœur, est frappé d’apoplexie brusquement; souvent il présente des symptômes d’obstruction du côté d’autres viscères, surtout du côté de la rate qui est grosse et douloureuse : l’hémiplégie siège à droite ; elle n’est interrompue ni par des contractures, ni par des convulsions et parfois elle disparaît en deux ou trois jours.

Le ramollissement par thrombose se distingue de l’hémorrhagie par la lenteur de la marche, c’est le seul signe qui permette de porter un diagnostif différentiel.

Le ramollissement se distingue de Vencéphalite par l’absence de fièvre et de chaleur anormale.

Le pronostic du ramoUissemennt est toujours fatal, mais souvent à longue échéance.

Son traitement consiste à remplir les indications qui se présenteront. Si le malade est faible, le ranimer par tous les moyens possibles. Dans des con¬

ditions opposées, employer les purgatifs, les L • sons rafraîchissantes; les alcalins et l’iodure^'^ potassium ont eu un instant de vogue. ^

Lorsque le ramollissement est nettement co titué, toute la médication doit se borner à l’obs*^ vation exacte des lois de l’hygiène.

D' LÉON Motnac.

CERVEAU (TUMEURS du). — Jaccoud désigne sous ce nom les productions pathologiques persistante et limitées qui ne dépendent ni de l’encéphalite suppurée ni de l’hémorrhagie cérébrale.

Les principales tumeurs qu’on rencontre dans le cerveau sont les anévrysmes, les tumeurs cancé. reuses, tuberculeuses, syphilitiques, les tumeurs parasites (cysticerques, échinocoques), etc. Toutes ces tumeurs ont pour effet commun de comprimer certaines pa,rties de Tencéphale et de diminuer la capacité du crâne; elles engendrent ainsi deux groupes de symptômes différents. Notons l’atrophie, les congestions et les inflammations si fréquentes autour d’elles.

Si le sujet est jeune, faible, présente des manifestations tuberculeuses dans d’autres points du corps, on pourra songer à des tubercules encéphaliques. S’il a eu la syphilis, à une tumeur syphilitique. Si l’individu devient cachectique, le cancer sera aisément reconnu. S’il existait des vers vésiculaires dans un autre point du corps, on pourrait supposer une tumeur cérébrale de même nature.

Sauf quelques tumeurs syphilitiques qui peuvent guérir, la mort est la terminaison à peu près constante des tumeurs cérébrales.

Il faut combattre les fluxions congestives par des purgations drastiques [Pilules de Bosredon, grains de santé de Franck, etc.), des émissions sanguines, des vésicatoires volants répétés.

Combattre la céphalalgie par des applications de glace sur la tête; placer sur la tête des compresses imbibées de cyanure de potassium (10 à 20 centigrammes pour 30 grammes d’eau distillée). La belladone à la dose de 1 centigramme p.ir jour.

Contre les convulsions, le bromure de potassium (Sirop de Laroze) de 2 à 4 grammes par jour.

Les tumeurs syphilitiques doivent être attaquées par l’iodure de potassium (Pilules du Z)’’ Labarthe, Sirop de Laroze). On fera bien d’ailleurs d’essayer l’emploi de ce médicament contre la plupart des tumeurs. D' Léon Moynac.

CERVEAU (PLAIES DU). — Le cerveau ne peut être atteint qu’à la condition d’une perforation des os du crâne.

Plaies par instruments piquants. — Les plaies de certaines parties de l’encéphale, celles du bulbe par exemple, peuvent déterminer une mort immédiate ; les plaies des autres régions sont moins graves, cependant elles se compliquent fréquemment^ de méningo-encéphalite, d’accidents convulsifs, épileptiformes ; toutefois elles peuvent guérir, ainsi que le démontrent plusieurs observations réunies par Larrey.

Plaies par instruments tranchants. — Beaucoup plus rares que les précédentes, elles occupent

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rpsoue exclusivement la voûte du crâne; parfois M V a perte d’une certaine quantité de substance 4^rale, dans ces cas on enlèvera la rondelle ospïïe oui, complètement détachée, ne peut que ■ TiCT le rôle d’un corps étranger, et l’on appli- J P les téguments sur la plaie du cerveau. Soisse a rapporté l’histoire d’une vingtaine de ^sés ffoi» déroute de Landrecies, pour-

par des cavaliers, avaient eu la voûte du ^ne empoi’t®® par des coups de sabre; la moitié eux, environ, moururent du dixième au 'nfftième jour, les autres n’éprouvèrent aucun Sent et guérirent très bien.

Peu de jours après l’accident, le cerveau se ronfle, il feit hernie à l’extérieur, et le malade est emporté par une méningo-encéphalite; on cite pourtant quelques cas de guérison, même après réUmination de lambeaux de substance cérébrale; il se forme un tissu cicatriciel capable de protéger

l’encéphale.

plaies par instruments contondants. — Les effets des instruments contondants sur le cerveau sont : ppe commotion ou une contusion dont nous allons faire une étude spéciale. Les plaies contuses produites par une balle, par la projection d’un fragment osseux, etc., peuvent déterminer une mort instantanée ou du moins rapide; dans d’autres cas, le blessé survit quelques jours, puis il est emporté par la méningo-encéphalite ; cependant on connaît un certain nombre de cas de guérison après élimination de parties de l’encéphale broyées par l’instrument contondant. D” Léon MovNAci

CERVEAU (COMMOTION du).— C’est un ébranlement violent et subit de la masse encéphalique qui en suspend momentanément les fonctions sans en altérer la structure.

Comment se produit cet ébranlement? Plusieurs opinions différentes ont été émisés, mais, en somme, la pathogénie de la commotion cérébrale est mal connue.

La commotion cérébrale peut être le résultat d’un choc direct (qu’il y ait ou non fracture) ou d’un contre-coup de l’encéphale à la suite d’une chute sur les pieds, les genoux, le bassin, etc., etc.

En se basant sur le plus ou moins de gravité des troubles fonctionnels, on a admis trois degrés : commotion légère, grave, foudroyante.

1“ Commotion légère. — Elle est caractérisée par unVétourdissement passager avec tintements d’o- , reilles, éblouissements, résolution musciüaire : en quelques minutes ou en quelques heures le blessé revient complètement à lui, et ne se plaint que dun léger malaise.

. 2“ Commotion grave. — Le blessé tombe sans jeter un cri; il est privé de connaissance, de sentiruent et de mouvement; souvent surviennent des vomissements, une évacuation d’urines et de ma- „ décales; les muscles sont dans la résolution, pendant lorsqu’on soulève les membres et qu’on es abandonne à eux-mêmes, ils ne retombent pas ^®rte inertie spéciale à la paralysie, l’on parle au malade, il répond par un po- B ement ou par quelques paroles inintelligibles H témoignent de sa mauvaise humeur, puis il re¬

tombe dans la somnolence. La pupille est dilatée, la respiration et le pouls d’une lenteur remarquable.

Ces symptômes persistent quelques jours, puis ils s’effacent graduellement; les réponses sont plus nettes, la torpeur moins grande; souvent, il est vrai, il se produit de curiewz troubles fonctimnels ; tantôt le malade se lève et ne retrouve plus son lit, il jette certains objets, croyant les placer sur un meuble, il n’a n^ souvenir des choses récentes, etc.

Pourtant, lorsque la commotion est simple, le blessé revient à la santé, tout en conservant souvent de la céphalalgie, des vertiges, de la faiblesse, etc.

Ainsi les deux faits dominants sont :

a. La diminution graduelle des symptômes qui, portés- au moment de l’accident à leur summum d’intensité, s’affaiblissent progressivement.

b. La torpeur et l’absence de toute convulsion, contracture ou paralysie.

3° Commotion foudroyante. — Le blessé tombe pour ne plus se relever, le pouls est a peine appréciable, la respiration d’une faiblesse extrême, la résolution complète; il meurt en quelques instants ou en quelques heures.

La marche de la commotion cérébrale varie donc beaucoup suivant son degré. En effet, elle peut être foudroyante ou tuer en quelques heures ; lorsqu’elle est légère, elle s’efface très rapidement; plus grave, elle persiste plusieurs jours, et sa convalescence traînante est marquée par ces désordres intellectuels étranges dont nous avons parlé.

Au moment même de l’accident, il est souvent difficile .de savoir si l’on a affaire à une commotion. Bien que certaines hémorrhagies abondantes puissent entraîner une résolution complète, l’absence de paralysie fera songer à la commotion. Le coma de Vépilepsie se reconnaîtra aisément (traces de morsure sur la langue, écume sanglante, pouce placé dans la flexion. L’odeur de l’alcool annonce Yivfresse.

Le traitement de la commotion variera suivra son degré d’intensité.

Dans le cas de commotion au premier degré, il faut faire respirer au blessé quelques sels odorants, lui administrer un cordial. Le lendemain, si le sujet est vigoureux, pratiquer une saignée légère ou faire prendre un purgatif.

Si on est en présence d’une commotion au second degré, on cherchera à sortir le malade de sa torpeur à l’aide de frictions excitantes, de sinapismes, de lavements excitants, d’odeurs fortes, de boissons cordiales. Si le lendemain la figure devient vultueuse, on pourra pratiquer une saignée ou appliquer quelques ventouses sur la nuque. Il sera utile d’administrer un purgatif; on a recommandé l’émétique en lavage^ atoinistré à la dose dê"5 centigrammes pour un litre de tisane. Si les effets de la commotion se prolongeaient, il faudrait raser le cuir chevelu et appliquer un vésicatoire.

D' Léon Motnac.

CERVEAU (CONTUSION du). — Dupuytren a donné ce nom à une attrition, généralement circonscrite, de la masse encéphalique.

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Face inférieure du cervelet (le bulbe a été rejeté en arrière).

La contusion peut exister avec ou sans fracture du crâne, cependant le premier cas est le plus fréquent. Les coups, les chutes sur la tête, telles en sont les causes ordinaires.

La contusion peut avoir lieu soit au niveau du point frappé (contusion directe), soit dans un point diamétralement opposé, ou du moins à une grande distance (contusion par contre-coup). Ces deux variétés sont souvent réunies.

■ La contusion peut exister à divers degrés. Dans sa forme la plies simple, elle se traduit par la présence, au niveau de la partie contuse, d’une foule de points rouges plus ou moins confluents. Cette altération siègesurtout dans les parties grises, presque jamais dans la substance blanche. Ces points rouges sont, tantôt des dilatations, tantôt des ruptures vasculaires.

Si la contusion est plus forte, les points rouges sont plus nombreux, plus confluents, gros comme des têtes d’épingle; les vaisseaux sont rompus et, au niveau de leur surface de section, le sang, s’est coagulé, après avoir rempli leur gaine lymphatique. La pulpe nerveuse criblée de ces points rouges est très ramollie.

Enfin, dans un degré encore plus avancé, la substance cérébrale peut être convertie en une sorte de bouillie lie de vin.

Habituellement l’arachnoïde et la pie-mère sont congestionnées et déchirées : la dure-mère est dé-

a kyste^

1. vermis inienor. — 2. igranyae lamineuse de Malacarne. — 4. Extrémité . -

inférieure du vermis inferior ou luette. — 5. Valvules de Tarin. — 6. Nerf indications, pneumogastrique. — 7. Extrémité postérieure du vermis inferior. —

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