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gréger, dissoudre et digérer les aliments azotés tels que viande, poisson, œufs, autrement dit de les transformer en peptones assimilables.
Toutes les fois que la digestion s'opère mal, c’est qu’il y a dans l’estomac insuffisance de suc gastrique ou pepsine, on a alors recours à la pepsine extraite des estomacs desanimaiuxque nous sommes obligés de sacrifier pour notre nourriture quotidienne.
M. Chapoteaut, pharmacien distingué de Paris, ancien préparateur des célèbres chimistes Pelouze et P. Thénard, extrait sa pepsine de l’estomac des moutons, d’abord parce qu’elle est très active, ensuite parce qu’elle ne peut introduire dans le corps aucun germe malfaisant, tandis qu’avec la pepsine retirée de l’estomac du porc, animal essentiellement carnivore, se nourrissant de toutes sortes de détritus, on peut se trouver en présence de microbes, d’œufs de tœnia, de vers, qui ne peuvent avoir été détruits par la chaleur, puisque la pepsine est préparée à une température ne dépassant pas 40 degrés.
Grâce à de puissants appareils mus par la vapeur, M. Chapoteaut traite par jour plus de 7,000 estomacs de mouton, deux’ heures après que l’animal a été sacrifié et que le suc gastrique est encore dans toute son activité. La pepsine qu’il obtient ainsi possède une grande puissance digestive ; à la dose de 1 gramme, elle digère 80 grammes de viande de bœuf hachée menu, dépouillée de la graisse et des tendons ; chacun peut en faire l’expérience chez soi, car il suffit de mettre cette pepsine en contact avec de là viande et de l’eau acidulée avec l’acide lactique à une température de 40°, pour voir la viande se digérer exactement comme cela arrive dans l’estomac. Même dans de l’eau froide et sans acide, cette pepsine attaque la viande et la digère en partie.
Par son procédé, M. Chapoteaut obtient la pepsine en poudre pure, sans aucun mélange d’amidon ou d’aucune autre substance, dont l’intervention est absolument inutile pour la conservation de la pepsine comme on le croyait Jadis, et il l’introduit ensuite dans des capsules minces, très solubles, ayant la forme et la grosseur d’un pois et auxquelles il a donné le nom de Perles de pepsine de Chapoteaut. Sous cette forme la pepsine se conserve indéfiniment. Chaque perle contient 20 centigrammes de pepsine pure, par conséquent 5 de ces perles représentent 1 gramme de pepsine pure. A volume égal, le pouvoir digestif de la pepsine de Chapoteaut est 5 à 6 fois plus élevé que celui de la pepsine amylacée du Codex.
Les Perles de pepsine de Chapoteaut, tout particulièrement recommandées aux personnes, dépourvues d’appétit, dégoûtées des aliments, qui digèrent mal, dont l’estomac et le ventre se gonflent et se ballonnent, et deviennent douloureux à la moindre pression ; qui, en sortant de table, sont disposées à la somnolence, à des congestions de la tête, à des migraines violentes, accompagnées souvent de renvois acides et même des vomissements.
Deux perles de pepsine de Chapotëaut, prises après le repas, suffisent pour accélérer la digestion, la rendre normale et faire disparaître tous les
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symptômes fâcheux que nous venons d’énum (V. Digestion, Dyspepsie, Gastralgie, Gastrite
CHAPOTEAUT (peptones de). — La peptone (Y mot) n’est autre chose que de la viande digérée ^ tificiellement au moyen de la pepsine et rendue ^ similable par l’estomac et les intestins, par con^ quent servant directement à la nutrition, sans \ concours actif de ces organes. ®
La peptone préparée par M. Chapoteaut est de la peptone de viande de bœuf, obtenue au moyen de la pepsine gastrique extraite de l’estomac des moutons. Elle est li(juide et neutre; elle ne renferme aucun sel étranger, tel que chlorure de sodium ou sel marin, tartrate de soude, sels qui provoquent souvent des accidents d’intolérance .ou des effets purgatifs. La richesse de cette peptone a été successivement affirmée par plusieurs analyses, entre autres celle d’un professeur de l’École de pharmacie de Paris, qui constate qu’elle contient plus du double de son poids de viande, et celle du laboratoire municipal de Paris qui lui reconnaît 33 p. 100 de peptone, tandis que les^ peptones du commerce en contiennent seulement 8, 13, 15 ou 20 p. 100.
M. Chapoteaut, pour faciliter l’emploi de sa peptone pepsique, a établi les trois préparations suivantes, qui répondent à toutes les indications d’une façon très satisfaisante :
1° Le vin de peptone de Chapoteaut, qui contient, par verre à Bordea.ux, la peptone pepsique de 10 grammes dé viande, mise en dissolution dans un vin tonique, généreux et agréable, qui contribue lui-même à exciter l’appétit et à favoriser la nutrition. Il se prend à la fin du repas, à la dose quotidienne de 2 à 4 verres à Bordeaux pour les grandes personnes, et de 2 à 4 cuillerées à potage pour les enfants. , ^
2° La conserve dé peptone de Chapoteaut, qaï contient par cuillerée à café de 8 grammes, 20 grammes de viande' de bœuf. Cette conserve liquide a la saveur de la viande rôtie, avec une petite pointe d’amertume qui'tient à son extrême concentration et que l’on corrige facilement en la prenant avec un peu de sucre, du bouillon ou de la confiture. Elle s’administre à la dose quotidienne de 2 a 4 cuillerées à soüpe pour les adultes et de 2 à 4 cuillerées à café pour les enfants. La conserve peut aussi s’administrer au moyen de lavements dans lesquels pn en délaye 2 à 4 cuillerées à bouche.
.3® Lu poudre de peptone de Chapoteaut, qui contient, par cuillerée à café, près de 4 grammes de peptone représentant 21 à 22 grammes de viande de bœuf entièrement digérée et assimilable. EUe ome l’avantage de pouvoir être prise avec la première cuillerée de bouiUon dans lequel elle est soliÆle, ainsi que dans l’eau et le vin. Cette poudre s emploie aussi en lavement. Chaque flacon contien 30 grammes de peptone qui représentent IGOgram* mes de viande de bœuf, pouvant suffire seule à la nourriture d’un adulte.
Ces diverses préparations rendent les plus grands services dans l’anémie et la chlorose, la dyspepsie, l’atonie de l’estomac et des intestins, les diarrhées chroniques, les convalescences, les cachexies, dans
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r lîmentation des nourrices, des enfants, des vieildes diabétiques et des phthisiques, etc.
D'' G. Sarran.
charbon. — Il y a deux sortes de charbon ; le lw.rb(yn végétal et le charbon animal.
Charbon Végétal. — Le charbon végétal, vulgaijjjgiit désigné sous le nom de magnésie noire, s’obtient par la combustion en vase clos d’un bois léger, tel que le bouleau, le saule ou le peuplier.'
le réduit en poudre très fine lorsqu’on veut le faire servir à l’usage externe. On le laisse, au contraire, à l’état de poudre grossière pour le faire prendre à l’intérieur ; de cette manière, sa porosité étant plus grande, ses propriétés absorbantes en sont doublement accrues. ^
Ce produit de combustion s’empare énergiquement des acides et des gaz qui se développent dans le tube gastro-intestinal à la suite de digestions difficiles. Les acides’ sulfhydrique et. carbonique, les gaz ammoniac, hydrogène sulfuré et d’autres gaz méphitiques semblables pénètrent dans les porosités de cette substance et sont rejetés avec elle au dehors. Mais pour avoir une action réellement efficace, le charbon de bois doit être pris entre les repas, à la dose quotidienne^d’une à deux cuillerées à bouche, dans du pain azyme ou un cachet médicamenteux Limouzin, ou en électuaire, et non dans un liquide, afin que ses pores ne soient pas remplis par le liquide en question, ce qui empêcherait le charbon de s’imprégner de produits morbides. Ce point est important, car ce n’est qu’à ces conditions qu’il devient un absorbant et un désinfectant d’une grande utilité.
Il est spécialement recommandé contre les gastralgies, les dyspepsies, le pyrosis, les aigreurs, les digestions difficiles, les crampes d’estomac, la constipation, la dysenterie, les diarrhées fétides. Il absorbe les gaz et les acides en excès, diminue la puanteur des matières fécales, fait disparaître la fétidité des éructations et modifie par cela même les accidents généraux que produirait la présence de ces naatières dans l’économie. Il augmente par suite 1 appétit, calme les douleurs gastralgiques, supprime la flatulence et facilite la digestion.
A l’extérieur, le charbon de bois reçoit encore de nombreuses indications en lavements, en applicahons topiques et comme dentifrice. Les lavements sont utiles dans la dysenterie, la diarrhée, toutes 1m fois enfin que les déjections des matières fécales offrent une certaine putridité. Les applications to- Pjques se font avec la poudre, soit seule, soit associée au quinquina pour combattre la gangrène, les du sacrum, la pourriture d’hôpital. Elles eutralisent les odeurs fétides, excitent les tissus . ^ formation de bourgeons charnus et hâ-
nt la cicatrisation. Le cérat et la pommade carbo- ® ®®^^cnt à panser les ulcères cancéreux, ronlan phagédéniques, les plaies atteintes de
g Igs surfaces suppurantes. Une mèche
daTi*^v^ *1® l’uu de ces deux corps gras et introduite nma enlève toute odeur fétide à l’écoulement cancer du rectum. Enfin la poudre raff^S^^ charbon, employée avec une brosse, ™Qit les gencives, blanchit les dents, fait dis¬
paraître la mauvaise haleine et maintient la propreté de la bouche.
Charbon animal. Le charbon animal ou noir animal étant un produit de la combustion des os en vase clos possède non seulement des propriétés absorbantes qui le rendent désinfectant, mais encore des propriétés décolorantes beaucoup plus énergiques que celles du charbon végétal. Le pharmacien utilise ces dernières pour décolorer les sirops et les liqueurs. D' Marc, camboülives.
CHARBON (ASPHYXIE pae le). — Les produits de la combustion du charbon sont formés surtout par de l’acide carbonique et une bien moindre proportion d’oxyde de carbone. L’oxygène contenu dans ces gaz est emprunté à l’air, qui se trouve ainsi altéré par suite de la diminution de cet agent.- On a également noté une très faible quantité d’hydrogène carboné; mais ce gaz provient probablement de l’action de la chaleur sur quelques fragments de charbon mal carbonisés ou fumerons (Coulier). L’air rendu asphyxiant par le charbon présente du reste de grandes variétés de composition, selon le mode de combustion qui est employé; mais il est reconnu aujourd’hui que le gaz acide carbonique ne joue qu’un rôle secondaire dans l’asphyxie, et que c’est à l’oxyde de carbone qu’est due la mort.
Les individus éprouvent d’abord de la pesanteur de tête, de la céphalalgie, une sorte de compression des tempes, des vertiges, un tintement ou un bourdonnement d’oreilles, de la propension au sommeil. A ce moment, ils perdent leurs forces musculaires. L’intelligence reste nette. Bientôt la vue se trouble, les mouvements du cœur sont désordonnés, la respiration s’embarrasse, l’anxiété augmente, le pouls s’accélère et s’affaiblit. Quelquefois il y a des vomissements, puis le coma, et la mort précédée parfois de convulsions violentes.
Un malheureux, appelé Déal, a eu l’idée de laisser une description des remarques qu’il a faites sur lui-même. Voici comment il décrit de dix minutes en dix minutes les symptômes de son agonie :
« J’ai pensé qu’il serait utile, dans l’intérêt de la science, de savoir quels sont les effets du charbon sur l’homme. Je place sur une table une lampe, une chandelle et une montre, et je commence la cérémonie. Il est 10 h. 15 m. Je viens d’aUumer mes fourneaux; le charbon brûle difficilement. — 10 h. 20 m. Le pouls est calme et ne bat pas plus vite qu’à l’ordinaire. — 10 h. 30 m. Une vapeur épaisse se répand peu à peu dans ma chambre ; ma chandelle paraît près de s’éteindre; je commence à avoir un violent mal de tête ; mes yeux se remplissent de larmes; je ressens un malaise général; le pouls est agité. — 10 h. 40 m. Ma chandelle s’est éteinte, ma lampe brûle encore ; les tempes me battent comme si les veines voulaient se rompre ; j’ai envie de dormir; je souffre horriblement de l’estomac; le pouls donne 80 pulsations. — 10 h. 50 m. J’étouffe : des idées étranges se présentent à mon esprit et je puis à peine respirer; je n’irai pas loin ; j’ai des symptômes de folie. — 10 h. 60 m. Je ne puis plus écrire; ma vue se trouble, ma lampe s’éteint; je ne croyais pas qu’on dût souffrir autant pour mourir. — 10 h. 62 m . » (Ici sont quelques caractères illisibles.)
Les lésions qu’on observe sur le cadavre d’un individu asphyxié par le charbon sont du reste variables et dépendent de la marche plus ou moins rapide de l’asphyxie et du temps plus ou moins long écoulé entre la mort et l’autopsie. Tantôt la face est injectée , les yeux vifs et brillants et les membres flexibles; tantôt on observe une pâleur générale et une roideur tétanique qui survient immédiatement après la mort et peut disparaître après quelques heures. Mais le caractère le plus saillant que présentent les cadavres est la présence de larges plaques roses plus ou moins foncées sur les cuisses , le ventre et la poitrine. Ces taches roses ne se rencontrent dans aucune autre espèce d’asphyxie et persistent même après un commencement de putréfaction. 11 est rare de rencontrer, dans le poumon, les noyaux apoplectiques et ecchymoses sous-pleurales, que nous avons décrits dans la mort par strangulation et suffocation. Le cerveau est sain ou congestionné, selon que la mort a été plus ou moins rapide.
Un autre caractère important est la fluidité et la rutilance du sang. Ce fait a été expliqué par Claude Bernard, qui a démontré que les corpuscules sanguins ont pour l’oxyde de carbone une affinité bien supérieure à celle qu’ils ont pour l’oxygène. Sous l’influence du preniier de ces gaz , ils prennent la teinte du sang artériel , et cette teinte , au lieu de disparaître pendant la circulation , sous l’influence de la désoxygénation, est stable et persiste. Cette action de l’hémoglobine explique également la présence des taches rosées sur la peau.
La lenteur de la putréfaction est tout à fait caractéristique sur les cadavres des asphyxiés par le charbon; elle a été signalée par tous les observateurs. Il importe également de rappeler que Vasphyxie arrête complètement la digestion.
Secours à donner aux asphyxiés par le charbon.
— Pénétrer dans la pièce où se trouve l’individu asphyxié ef ouvrir immédiatement toutes grandes les portes et les fenêtres pour faire pénétrer l’air respirable;— projeter sur les charbons de grandes quantités d’eau mêlée de chaux éteinte ou de chlorure de chaux ; — enlever immédiatement la victime et la porter dans un endroit frais et aéré, à l’air libre plutôt que dans une chambre ; — la déshabiller sans craindre le froid, la placer assise sur une chaise ou un fauteuil, la tête relevée ; — chercher à rétablir la respiration en comprimant légèrement et alternativement la poitrine et le ventre, afin d’imiter le jeu de la respiration naturelle ; — après trois ou quatre tentatives de ce genre, projeter brusquement au visage de l’asphyxié un verre d’eau fraîche et même très froîde; — renouveler ces deux manœuvres plusieurs fois et à de courts intervalles ; — dès que la respiration se rétablit et que le malade éprouve des frissons et du tremblement, le transporter dans un lit bien chaud, la tète un peu élevée, et placer une boule d’eau chaude à ses pieds — s’il a des nausées et des envies de vomir, aider les vomissements en lui titillant la luette avec les barbes d’une plume d’oie préalablement huilée ;
— lui faire boire de l’eau vinaigrée ou de la limonade citrique ; — s’il est trop faible, lui faire prendre un peu de grog ou de vin généreux ; — tels
sont les moyens à employer lorsqu’on se trouv présence d’un individu asphyxié par le charbo • ^ doivent être continués pendant plusieurs h°^^ dans les cas graves, avant de renoncer à tout de succès.
Médecine légale. — L’asphyxie par le charhp peut donner lieu à un grand nombre de questi médico-légales dont voici les plus importantes ^
1“ L’asphyxie peut-elle avoip. lieu lousque
PIÈCE EST 1MPAHFAITEMENT CLOSE? — De nombre^^
exemples permettent de répondre affirmativemenr cette question. L’asphyxie peut avoir lieu lors même que la cheminée n’est pas bouchée, que la fenêtre et la porte sont mal fermées. Bien plus, deux personnes peuvent être placées à des hauteurs inégales dans une chambre et n’être pas toutes deux atteintes ou succomber à des intervalles très différents. Ces faits s’expliquent par la disposition des ouvertures le tirage des cheminées, et surtout la densité de l’oxyde de carbone, qui est de 0,967. Il faut donc avoir présentes à l’esprit les règles suivantes formulée.® par M. Coulier:
1® L’air vicié qui s’échappe du fourneau est plus léger que l’air et va occuper la partie supérieure de la pièce;
2® Lorsqu’il est suffisamment refroidi, il est plus lourd et va se rassembler sur le parquet;
3® Lorsque la diffusion a eu le temps de s’opérer, le mélange devient uniforme;
4® Cette diffusion s’opère assez lentement pour que, dans une pièce de capacité moyenne, telle couche puisse être asphyxiante sans que les autres aient cette propriété.
La disposition et le tirage des cheminées peuvent être la cause d’asphyxies accidentelles. D’Arcet rapporte le cas de deux dames qui furent asphyxiées dans une maison de la rue de Bondy parce que le tuyau du poêle de la salle à manger donnait dans une cheminée de l’étage inférieur, où l’on avait entretenu du feu pendant toute la nuit. On possède également de nombreux exemples d’asphyxie par carbonisation de poutres placées sous les foyers ou de pièces de bois adossées à des poêles ou à des calorifères. L’introduction des poêles mobiles,^ si dangereux pour la sécurité publique, a donné lieu à un grand nombre d’asphyxies accidentelles.
.2“ Quelle est la quantité de charbon nécessaire POUR produire l’asphyxie. — 11 faut, pour que l’atmosphère d’une pièce devienne asphyxiante, qu’un centième de l’air soit converti en oxyde de carbone- II faudra donc, pour résoudre cette question, se rendre compte des dimensions de la pièce, puis de la quantité de charbon qu’on a dû brûler pour produire la quantité de carbone nécessaire. D’après Leblanc, un kilogramme de charbon ou braise en combustion libre peut rendre asphyxiants 25 métrés cubes d’air. D’après Devergie, cet effet peut être produit par 600 grammes environ de charbon. Mais on ne peut résoudre qu’approximativemeT^ cette question. On sait du reste que la nature du charbon permet une production plus ou moins grande d’oxyde de carbone, suivant la marche de la combustion. D’après Ébelmen, cité par M. Coulier, la braise des boulangers fournit plus d’oxyde de carbone que le charbon ordinaire.
COMBIEN' DE TEMPS FAUT-IL POUR PRODUIRE l’aS-
g? C’est en examinant les circonstances ^®iSves à chaque cas que l’expert pourra fournir Tréponse affirmative à cette question, n faut
ir compte des dimensions de la pièce, de la quan-
de charbon, de l’activité de la combustion et de f ventilation. Dans l’observation de Déal (cité plus haut), la semble avoir été produite en moins d'ane heure.
40 Une PROMPTE SYNCOPE EST-ELLE FAVORABLE A L'ix- ^pü EXPOSÉ A l’action DES VAPEURS DE CHARBON?
Ü'ua syncope peut retarder les accidents, mais il 'Zi difficile d’admettre qu’elle les éloigne complètement. La respiration continue de s’effectuer; elle est faible, mais cependant suffisante pour que l’inspiration du gaz amène la mort au bout d’un temps plus ou moins long.
^ 50 Quelle est l’influence de l’age et du sexe sur LAMARCHE DE l’asphyxie? — Castelnau a prétendu, probablement avec raison, que les enfants périssent plus vite. Quelques faits semblent également démontrer que les hommes succombent plus facilement que les femmes.
En résumé, l’expert appelé à la constatation d’un cas d’asphyxie par la charbon ne se contentera pas de constater la cause de la mort, mais recherchera si, sous les apparences d’un suicide, il n’y a pas un crime. Il recherchera d’abord les lésions et les symptômes que nous avons décrits plus haut, et ne conclura qu’ après avoir étudié les lieux et les circonstances qui se rattachent à l’accident.
D" A. Lütaud.
CHARBONNIÈRES (eaux minérales de). — Charbonnières est un petit village des environs de Lyon, dont les eaux, très faiblement bicarbonatées ferrugineuses, sont utilisées par les habitants du pays et j les Lyonnais contre la dyspepsie, la chlorose et l’anémie. P. L.
CHARBONNIERS. — Hygiène professionnelle. —
Dans la profession de charbonnier nous comprenons les ouvriers qui font le charbon dans les meules et dans les fours et les marchands qui le vendent en boutique ou le portent à domicile.
Les ouvriers qui font le charbon dans des meules opèrent toujours en forêt et à l’air libre, aussi ne sont-ils jamais incommodés sérieusement par les vapeurs qui se dégagent dü bois pendant sa carbonisation. Les seules affections auxquelles ils soient sujets sont les catarrhes et les affections rhumatismales, parce qu’ils sont exposés aux intempéries des saisons et qu’ils couchent souvent par terre.
Quant à ceux qui vendent le charbon et le portent à domicile ; ils sont continuellement exposés à 1 action des poussières de charbon. Celles-ci irritent |es paupières et peuvent déterminer des éruptions ^ la peau chez ceux qui se lavent rarement la figure et qui ne prennent jamais de bains. Elles amènent aussi de l’irritation des bronches qui se mamfeste par de la bronchorrhée, mais qui n’entraîne jamais la phthisie.
A ceux qui font le charbon, il suffit donc de recommander de se vêtir suffisamment et de ne pas
OlCTIONKAIHE POPÜLAIBE DE MÉDECINE USUELLE.
dormir sur la terre nue et en plein air, mais sur des paillasses ou des matelas, et abrités sous des petites cabanes en bois, recouvertes d’une toile imperméable; à ceux qui débitent le charbon, de se laver souvent la figure, de prendre des bains de corps fréquents et de faire usage de masques respirateurs lorsqu’ils trient et mesurent la marchandise. D' Paul Laearthe.
CHARCUTIERS. — Hygiène professionnelle. — Les charcutiers, au point de vue professionnel, sont exposés aux mêmes accidents que les bouchers. (V. ce mot.)
Police sanitaire. — Nous croyons devoir reproduire ici les principales prescriptions imposées aux charcutiers de Paris par l’ordonnance de police et l’instruction de 1835 encore en vigueur :
1° Aucun établissement de charcutier ne sera autorisé dans la ville de Paris qu’après qu’il aura été constaté... que les diverses localités oü l’on se propose de le former réunissent toutes les conditions de sûreté publique et de salubrité prescrite ;
2“ Les cuisines et laboratoires auront au moins 3 mètres d’élévation, ils seront plafonés. Le sol et les parois seront convenablement revêtus de matériaux imperméables pour faciliter les lavages et prévenir toute adhérence ou infiltration de matières animales. Les pentes du sol seront réglées de manière que les eaux de lavage puissent s’écouler rapidement jusqu’à l’égout le plus voisin. Un comunt d’air sera établi dans les cuisines et les laboratoires; les uns et les autres devront être suffisamment éclairés par la lumière du jour;
3° Les fourneaux et chaudières devront être toujours disposés de telle sorte qu’aucune émanation ne puisse se répandre dans l’établissement ou au dehors. Les chaudières destinées à la cuisson des grosses pièces de charcuterie et à la fonte des graisses devront être engagées dans des fourneaux en maçonnerie ;
4° A défaut de puits ou d’une concession d’eau pour le service de l’établissement, il y sera suppléé par un réservoir d’un demi-mètre cube, qui devra être rempli tous les jours;
5° Les caves destinées aux salaisons devront être d’une dimension proportionnée aux besoins de l’établissement; elles devront être saines et bien aérées, ne point renfermer de pierres d’extraction pour la vidange des fosses d’aisance, ni être traversées par des tuyaux aboutissant à ces mêmes fosses. Les caves devront avoir au moins 2 mètres 67 d’élévation sous clef; il y sera pratiqué, s’il n’en existe pas, des ouvertoes de capacité suffisante pour y entretenir une ventilation continuelle. Le sol des caves sera convenablement revêtu pour faciliter les lavages et prévenir toute adhérence ou infiltration de matières animales. Les pentes du sol des caves seront disposées de manière à faciliter l’écoulement des eaux de lavage dans les cuvettes destinées à les recevoir. Si à défaut des caves, le local destiné aux salaisons est situé au rez-de-chaussée, le local sera disposé de manière que les eaux de lavage puissent être dirigées sur l’égout le plus voisin;
6“ 11 est défendu de faire usage dans les établissements de charcutiers, de saloirs, pressoirs et autres ustensiles qui seraient revêtus de feuilles de plomb ou de tout autre métal. Les saloirs ou pressoirs seront établis en pierre, en bois ou en
^^7“ L’usage des ustensiles de cuivre, même étamé, est expressément détendu. Ces vases et ustensiles seront remplacés par des vases en fonte ou en fer battu ; .
8“ 11 est défendu aux charcutiers de se servir de vases en poterie vernissée. Ces vases seront remplacés par des vases en grès, ou par toute autre poterie dont la couverte ne contient pas de substances métalliques;
9“ 11 est défendu aux charcutiers d’employer, dans leurs salaisons èt préparations de viande, des sels de morue, de warech ou des salpêtriers;
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10' Les charcutiers ne pourront laisser séjourner les eaux de lavage dans les cuvettes destinées à les recevoir. Ces cuvettes devront être lavées et vidées tous les jours;
11“ Il est défendu aux charcutiers de verser avec les eaux de lavage, qu’ils devront diriger sur l’égout le plus voisin, les débris de viande ou de toute autre nature. Ces débris seront réunis et jetés chaque jour dans les tombereaux de nettoiement au moment de leur passage.
Hygiène publique. — Nous ne nous occuperons pas ici de la question des viandes de porc vendues par les charcutiers, renvoyant aux mots ; Porc, Viande, Ladrerie, Trichine. P. L.
CHARDON BÉNIT. — Le chardon bénit ou cnique, est une plante de la famille des synanthérées très commune dans le midi de la France et de l’Europe, où elle fleurit au printemps, remarquable par ses tiges très velues, laineuses, rameuses ; ses feuilles oblongues, dentées, velues, un peu épineuses et ses fleurs terminales entourées de bractées, qui jouissait autrefois d’une grande réputation comme remède contre la peste et qu’on emploie encore dans la médecine domestique comme tonique, fébrifuge, sudorifique. L’action du chardon bénit est due à un principe cristaUisable isolé par Nativelle et appelé Cnicin. Malheureusement son excessive amertume en rend l’administration difficile et très désagréable ; de plus, à la faible dose de 1 gramme, il occasionne la plupart du temps des vomissements compliqués de diarrhée. P. l.
CHARPENTIERS. — Hygiène professionnelle. —
Nous renvoyons le lecteur au mot Menuiserie, où ils trouveront réuni dans un même article tout ce qui concerne l’hygiène des charpentiers, des ébénistes et des menuisiers. P, L.
CHARPIE. — La charpie est une substance molle, souple et spongieuse, faite avec les fils provenant de morceaux de toile à demi usée que l’on a effilée, c’est la charpie brute, ou avec du vieux linge réduit a l’état de duvet pulvérulent, c’est la charpie râpée.
La charpie doit toujours être faite avec du linge de fil, bien lessivé et bien blanc, ni empesé ni passé au bleu, et ses filaments doivent avoir une longueur moyenne de 8 à 10 centimètres. 11 faut avoir soin de la conserver dans un endroit sec, bien aéré et à l’abri de toute émanation putride.
On emploie la charpie pour le pansement des plaies, sous forme de plumasseau, de mèche, de gâteau, de bourdonnets, etc., sèche, ou imbibée d’une solution antiseptique d’acide phénique, de phénol Bobœuf, de coaltar Le Beuf, de vinaigre de Pennés, d’acide borique, de vin aromatique, etc., ou encore enduite d’un corps gras, axonge ou cérat, simple ou médicamenteux. p. l.
CHASSIE. — Nom donné à une humeur épaisse, jaunâtre, sécrétée sur le bord libre des paupières par les glandes de Méibomius, qui, dans certaines maladies des yeux, surtopt dans la blépharite et la conjonctivite, s’accumule sur le bord des paupières où elle forme des croûtes qui soudent les deux paupières. p. L,
CHATAIGNE. — La châtaigne, ou fruit du oi,» taignier, joue un rôle important dans l’alimentati des habitants de plusieurs parties de la Fran ^ principalement des régions montagneuses où la ture des grains est peu étendue et leur récolte i certaine. On la mange cuite à l’eau, grillée, réduù' en purée avec du lait, et associée à la viande Comme les principales céréales, la châtaigne ren ferme une grande abondance de fécule amylacée* une petite quantité de gluten, de sucre et de sels minéraux, soit, pour 100 parties, 26 parties d’eau 52 de fécule amylacée, 4 de substances grasses, 3 dé substances azotées, 12 de sucre, 2 de sels minéraux et 1 de cellulose. Elle constitue un aliment bon marché et très salubre, d’un goût très agréable d’une digestion généralement facile, mais cependant moins riche et moins nutritif que le pain. Son seul inconvénient est d’être carminative, c’est-à-dire de produire en abondance des gaz intestinaux.
Dans certains pays on fait avec la châtaigne bouillie dans du lait, puis écrasée et mélangée avec du sucre et un peu de cannelle, et additionnée de quelques gouttes d’eau-de-vie, une sorte de chocolat de châtaignes très agréable, dont font usage les convalescents et les personnes délicates et affaiblies. P. L.
CHATEAU-GONTIER (eaux minérales de). — Château-Gontier, sous-préfecture de la Mayenne, possède des eaux minérales, bicarbonatées, calciques, sulfatées, magnésiques, ferrugineuses, utilisées en boisson, en bains et en douches contre la chlorose, l’aménorrhée, la dysménorrhée et les digestions lentes et laborieuses. p. L.
CHATEAÜNEÜF (eaux minérales de). — Châteauneuf est un village du département du Puy-de- Dôme et de l’arrondissement de Riom, bâti sur les deux rives de la Sioule, au milieu des mont^nes si pittoresques de l’Auvergne. Ses eaux minérales qui proviennent de plusieurs sources, sont bicarbonatées sodiques et potassiques et très chargées d’acide carbonique ; malheureusement leur minéralisation n’est pas constante, car, comme elles sourdent sur les bords de la Sioule, elles sont exposées à des inondations qui les privent de leur vertu pendant une partie de l’année. Aussi nous ne conseillons pas d’en faire usage, d’autant que nous possédons en France assez de sources similaires et à composition constante et invariable. p-
CHATELDON (eaux minérales de). — Châteldon est une petite ville située non loin de Vichy, dont les eaux minérales bicarbonatées calciques et gazeuses, peuvent être utilisées dans certaines affections de l’estomac et de la vessie. P. L.
CHATELGÜYON (eaux minérales de). — Châtelguyon est un charmant village du département du Puy-de-Dôme, situé dans l’arrondissement et à 5 kilomètres de Riom, au milieu d’un des sites les plus admirables de l’Auvergne. Ses eaux minérales proviennent de plusieurs sources, qui émergent de chaque côté du ruisseau le Sardon, parmi lesquelles nous citerons surtout les sources Deval, dn
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du Gargouilloux, du Gouffre, du Sardon t la source Gubler, la plus connue et de beaucoup f dIus importante, qui sert surtout à l’exportation la cure à domicile.
1^ eaux de Cbâtelguyon, dont la température X de 31 à 33 degrés, présentent d’après la deranalyse faite en 1879 dans le laboratoire delà ? enlté de médecine, par M. Magnier de La Source, ^îéoarateur de chimie au laboratoire des Hautes ^tades, lUi® minéralisation totale de 8 grammes qoi milligrammes, dans laquelle le chlorure de magnésium entre pour 1 gramme 563, le chlorure de ^dium pour 1 gramme 633, le bicarbonate de chaux bout 2 grammes 179, le bicarbonate de soude pour 0 gramme 955, le’ bicarbonate de fer pour 0 gramme 068 le sulfate de chaux pour 0 gramme 499 et le gaz acide carbonique libre pour 1 gramme 112. Les eaux de Cbâtelguyon sont donc des eaux gazeuses, chlorurées sodiques et magnésiennes, bicarbonatées calciques, sodiques et ferrugineuses. EUes sont claires, transparentes, d’une saveur piquante et un peu amère qui n’a rien de désagréable, et s’administrent en boissons, en bains et en douches. Bues à la dose de 3 à 6 ou 8 verres, elles sont purgatives, révulsives et résolutives, grâce aux sels de soude et aux sels de magnésie, mais surtout au chlorure de magnésium qui à lui seul purge à dose relativement très faible, sans produire aucune colique, sans fatiguer le malade et, en général, sans constipation consécutive ainsi, que cela résulte des expériences de Laborde et de Rabuteau et des observations cliniques du D' Baraduc, médecin inspecteur de la station. La présence du gaz acide carbonique, des chlorures et du fer, les rendent en outre apéritives, toniques et reconstituantes.
Grâce à ce double avantage d’être purgatives en même temps que toniques et reconstituantes , les eaux de Cbâtelguyon permettent d’entretenir sans danger, une action purgative continue, qui seule a raison de certaines maladies chroniques et rétablit toujours et sûrement les fonctions intestinales. Il faut les employer progressivement, en partant d’une faible dose, qu’on augmente tous les jours jusqu’à la purgation complète, et qu’on maintient ensuite aussi longtemps que la maladie l’exige. Lorsqu’on veut cesser le traitement, on diminue la dose, toujours progressivement, pour déshabituer l’intestin de l’action des eaux. On obtiendrait ainsi un effet révulsif et résolutif continu que ces eaux sont pour ainsi dire seules à produire en France et qu’on ne saurait demander sans danger à toute autre médication purgative. A ce titre, elles remplacent avec avantage les eaux allemandes de Kissingen, Marienuad, Mannheim et Carlsbad, ainsi que le disait notre regretté maître le professeur Gubler.
Les eaux de Cbâtelguyon sont excellentes pour combattre tous les genres de constipation, les dys- I^Psies, et principalement la dyspepsie flatulente, les engorgements des viscères abdominaux, princi- ^ement ceux du foie, de la rate, produits par les evres intermittentes, la cachexie paludéenne, les §3stro-entérites chroniques, les calculs biliaires, la g^velle urique, l’anémie, la leucorrhée, les catarrhes utérins, etc. Elles produisent aussi des effets remarquables contre l’obésité et d’après Gubler con-
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tre le diabète cachectique, si commun aujourd’hui, et dans divers cas d’albuminurie.
Grâce à leur haute minéralisation, à leur thermalité et à leur richesse en acide carbonique, le traitement externe sous forme de bains, de douches, etc., n’est pas moins important à la station que le traitement interne. Les bains sont donnés à eau courante; pendant toute leur durée l’eau s’échappe avec une telle abondance de gaz, qu’en un instant le corps se couvre de perles; ce sont de véritables petites ventouses qui excitent la peau, activent la circulation périphérique et débarrassent les poumons, le cœur, l’utérus, du sang qui en entravait les fonctions. Cette action si puissante est utilisée non seulement dans les cas indiqués par la spécialité purgative des eaux de Cbâtelguyon, mais elle convient encore à tous les sujets chlorotiques, anémiques, nerveux et affaiblis qui quittent la station entièrement modifiés.
L’établissement thermal de Cbâtelguyon complètement transformé, agrandi et complété par M. Brocard, l’inteUigent gérant de la Société des eaux minérales de Châtelguyon, réunit aujourd’hui tout le confortable et tous les avantages qu’on est en droit d’attendre d’une station de cette importance, qui voit tous les ans s’accroître dans des proportions considérables le nombre de ses clients.
Je dois même ajouter que depuis 1882, M. Brocard a organisé dans l’établissement un service spécial pour les lavages de l’estomac. Ces lavages sont installés de telle manière que l’eau minérale est conduite directement de la source dans l’estomac du malade à la température native de l’eau minérale qui est de 33 degrés. Les appareils employés sont d’une très grande simplicité. Ils établissent dans l’estomac un courant qui fonctionne automatiquement et sans interruption et qu’on peut ralentir ou supprimer à volonté. Les lavages ainsi perfectionnés sont opérés sans fatigue pour le malade qui ne ressent aucune espèce d’appréhension, car il peut lui-même, par une simple pression des doigts sur les tubes conducteurs toujours souples, régler à volonté l’arrivée et la sortie du liquide. Notre ami, le D' Baraduc, retire de ces lavages les meilleurs effets, et obtient grâce à eux la guérison radicale des dilatations de l’estomac dans une période de 20 à 25 jours.
Les eaux de Châtelguyon, grâce à leur conservation parfaite qui permet de les transporter, ont l’immense avantage de permettre aux malades qui ne peuvent se rendre auprès de la station, de faire une cure à domicile. La source réservée à cette cure est ia source Gubler, qui peut se boire pure ou coupée avec du vin dont elle n’altère ni le goût, ni la com leur. D' Paul Labaethe.
CHATOUILLEMENT. — On donne ce nom à une sensation particulière qu’on ressent à la surface de la peau ou des muqueuses lorsqu’on les titille avec un corps étranger, sensation due à l’excitation légère et superficielle des extrémités nerveuses. La plante des pieds, la paume des mains, les orifices le pourtour du nez et de la bouche, la luette, le conj duit auditit externe, sont les parties du corps les plus 1 sensibles au chatouillement. P. l.
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CHAUDESAI6UES (eaux minérales de), — Chaudesaigues est un gros village de l’arrondissement de Saint-Flour; dans le Cantal, situé dans une gorge sauvage, aux pieds des montagnes qui séparent l’Auvergne du Gévaudan. Ses eaux minérales proviennent do plusieurs sources . excessivement abondantes, d’une minéralisation très faible, mais dont la température varie de 57“ à 81 Ce sont les plus chaudes que l’on connaisse. Elles se distribuent dans plusieurs petits établissements, malheureusement très médiocrement installés au point de vue hydrothérapique, et s’administrent surtout en bains, en douches et en étuves, contre les rhumatismes chroniques musculaires, les névralgies, certaine,s maladies des articulations et du système osseux de nature scrofuleuso. P. L.
CHAUDRONNIERS — Hygiène professionnelle.
■— (V. Cuivre.)
CHAUFFAGE. — Le chauffage n’est autre chose que l’art d’utiliser de la manière la plus complète la chaleur artificielle produite par les divers combustibles pour élever et maintenir dans les appartements ou lieux des une température de 15, 18 ou 20 degrés, lorsque l’air extérieur se trouve à une température inférieure, afin de garantir l’homme contre l’influence du froid.
11 existe plusieurs méthodes de chauffage. — Le chauffage direct, dans lequel on hrûle le combustible dans un vase, tel que le brasero ou le réchaud -, — le chaufîage par rayonnement, comme celui des cheminées ou des -poêles ; — le chauffage par introduction d’air chaud, qui se fait au moyen des différents calorifères.
Les appareils de chauffage doivent remplir un certain nombre de conditions très bien résumées par M. Coulier, dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales :
1“ Dégager une quantité de chaleur variable à volonté, de manière à entretenir dans les locaux habités une température constante malgré les influences saisonnières ;
2“ Fonctionner pendant la nuit, malgré l’absence ou la négligence des préposés ;
3“ Ne pas laisser pénétrer dans l’atmosphère respirable des appartements les produits gazeux de la combustion ;
4” Ne pas modifier l’état hygrométrique de l’air chauffé ;
5“ Réaliser toutes ces conditions avec économie et présenter toutes les garanties possibles contre l’incendie. (Voyez Brasero, Calorifère, chaufferette. Cheminée, Combustible, Réchaud). P. L.
CHAUFFERETTE. — La chaufferette est un petit appareil dont se servent beaucoup de femmes pour se chauffer les pieds. I.a plus commune est un petit meuble en bois doublé de tôle, avec un couvercle à claire-voie également doublé d’une tôle percée de trous. Je ne parle pas du y ueua: vulgaire en terre cuite, qu’on ne retrouve plus guère qu’au fond des campagnes.
La chaufferette chauffée au charbon de bois, à la braise, au charbon de Paris, est absolument nui¬
sible et expose les personnes qui en font un u habituel à une série d’accidents, tels que : incp*^® des vêtements, brûlures, engelures, rhumes a leurs rhumatismales, irritation de la peau d jambes, asphyxie. Les personnes atteintes de flueuÏÏ hlanches, en particulier, ne devraient jamais ? faire usage. ■
Depuis quelques années on tend à remplacer l’ancienne chaufferette par des bouillottes en étain en zinc ou en fer, remplies d’eau bouillante et her’ métiquement fermées et recouvertes de moquettes de laine qui conservent l’eau très longtemps chaude Ces houillottes sont moins nuisibles que les chaufferettes, car, avec elles, on n’a pas à redouter les incendies, les brûlures et l’asphyxie.
Mais en somme, gueux, chaufferette ou bouillotte ne devraient être tolérés qu’aux personnes âgées ou infirmes. D' padl labarthe. °
CHAULA6E. — Hygiène professionnelle. — Le
chaulage est une opération que pratiquent les laboureurs et qui consiste à mélanger de la chaux, du sulfate de cuivre ou du sulfate de chaux, ou encore de l’acide arsénieux, au blé destiné aux semailles, pour le préserver des attaques de la carie ou du charbon et pour détruire les germes de divers champignons qui adhèrent au grain et qui germeraient avec lui.
Lorsque le chaulage est fait d’après le procédé de Dombasle avec du sulfate de soude, il ne présente aucun inconvénient. Mais lorsqu’il est fait avec le sulfate de cuivre, la chaux ou l’acide arsénieux, il devient dangereux pour le semeur. Si le blé est chaulé avec de la chaux, le semeur, en jetant le grain, s’expose, ainsi que le dit avec raison Combes, à respirer, à avaler la poussière calcaire et à la recevoir par application sur tout le corps, et l’action caustique de la chaux se fait sentir sur la peau des mains et des bras qu’elle attaque et détruit même souvent. Si le chaulage est fait avec de l’acide arsénieux, celui-ci agit non seulement sur la peau, mais il pénètre encore dans les voies respiratoires et digestives et détermine les accidents de l'intoxication arsénicale (V. J7'semc).I)e plus, des expériences communiquées à l’Académie des sciences, en 1846, par Cirardin, Dubreuil, Paüchet et Bidard, ont établi que les. blés chaulés avec l’arsenic sont les moins productifs. Enfin, Tardieu dit que des^ volailles sont mortes souvent après avoir mangé du blé chaulé avec l’arsenic. Nous ne saurions donc trop recommander aux laboureurs d’adopter d’une manière exclusive le chaulage par le procédé de Mathieu de Dombasle, qui consiste à employer le sulfate de soude dissous dans l’eau dans la proportion de 8 kilos par hectolitre. d" padl labarthe.
CHAUSSETTES. — (Voyez Bas.)
CHAUSSURES. — Hygiène privée. — La chaus- I sure n’est autre chose que le vêtement du pied des- { tiné à le protéger contre les aspérités du sol, contre le froid et l’humidité. Le soulier, la bottine et la botte sont les principales variétés de chaussures généralement usitées.
Les chaussures pointues, ou trop courtes, ou trop
■trn'tes ou a talons trop liants sont nuisibles et en- ^nent toutes une série d’accidents plus ou moins
^chaussures en pointe, faites comme si le troi- •pme orteil était le plus grand et que la longueur autres diminuât en se rapprochant des deux JJds latéraux du pied, ainsi que cela a lieu à la ain sont absurdes. En effet, il suffit de regarder ® pieds, une minute, pour voir que le gros orteil -t plus second et que les trois autres
font en diminuant de longueur jusqu’au cinquième, Liestle plus court. Sous l’influence des chaussupointues, les pieds se déforment, les orteils se rapprochent, ne restent plus sur la même plan et chevauchent plus ou moins les uns sur les autres, suivant que la pdnte est plus ou moins accusée.
" Les chaussures trop courtes entraînent aussi des déformation des orteils qui se replient vers la face plantaire et deviennent crochus.
Les chaussures trop étroites occasionnent des durillons, des cors, des œils-de-perdrix, des ongles incarnés, accidents observés aussi chez les personnes qui font usage de chaussures en pointe ou trop courtes.
Mais les accidents les plus graves sont produits par les talons hauts, auxquels ne veulent pas renoncer nos élégantes. Ils déplacent le centre de gravité du corps qui se trouve penché en avant. Les femmes marchent avec difficulté, en sautillant, le dos tendu et la tête courbée en avant, parce que le poids du corps porte sur les doigts de pied. Le moindre obstacle leur fait faire des faux pas qui peuvent entraîner des entorses, des luxations et même des fractures. Leurs pieds sont gonflés et douloureux après la moindre marche un peu longue. Leurs mollets s’atrophient, la chose est facile à constater chez nos Parisiennes qui, si elles ont « pied mignon et jambe fine ont aussi en générai les mollets petits. Enfin, et ceci est plus grave, les talons trop hauts entraînent chez la femme des déviations de la matrice, dont les conséquences sont toujours fâcheuses. Il est à peine besoin de dire que les femmes qui' sont dans un état intéressant et qui continuent à porter des talons haut pendant leur grossesse, s’exposent à des fausses-couches ou à î^yoir des enfants chétifs et mal conformés, surtout Si, avec des talons hauts, elles emprisonnent encore leur taille dans un corset.
Pour éviter tous les inconvénients produits par les chaussures mal faites, il n’y a qu’un remède : porde la chaussure qui s’adapte exactement a la torme naturelle du pied.
Je ferai remarquer avec le professeur Fonssagrijes, dussé-j entre avec lui taxé d’outrecuidance par es cordonniers, que ces messieurs prennent fort mal ^ mesure du pied. Presque tous se servent depodoetres ou de lanières de papier, le patient étant asis, ce qui est éminemment vicieux. On n’a qu’à ^ esurer le pied dans cette attitude, qui l’affranchit du corps et à comparer les dimensions ob- DarT^ celtes prises sur une empreinte, tracée fiz f plancher saupoudré de poudre de
Pi \ ^d^s la position debout, on constate que le pj. ^..^dongeets’applatit. Une mesure prise dans la ‘^ere attitude donnera donc des souliers trop
courts, c’est-à-dire réunissant toutes les condilio'ns de malaise et de déformation du pied. M. Nistrom, dans son livre ÇDu. pied et de la forme hygiénique des chaussures, Paris, 1870),. veut que la mesure soit prise sur le pied nu, le bas suffisant, en effet, pour maintenir involontairement une direction vicieuse ou exagérée du gros orteil ; une ligne verticale est tracée sur une feuille de papier, les deux pieds nus sont placés l’un auprès de l’autre, de façon à ce que les saillies des deux gros orteils et des deux talons viennent affleurer ; on trace au crayon l’eUipse intermédiaire et deux autres lignes parallèles à la première sont menées tangentiellement à la partie la plus saillante du cinquième orteil. On a ainsi la forme et les dimensions de la semelle dont l’extrémité interne doit offrir un angle mousse arrondi destiné à loger aisément le gros orteil.
Une bonne chaussure normale doit donc avoir la forme du pied, être assez ample tout en maintenant celui-ci. La semelle doit être épaisse, en cuir très sec, bien battu, bien ferme, bien résistant, imperméable, large et d’une longueur dépassant d’un douzième celle du pied. L’empeigne doit toujours être en cuir souple quelle que soit son épaisseur, pour éviter les froissements douloureux et les écorchures pendant la marche. Enfin le talon doit être large, plat, et à peine incliné en avant, et ne pas dépasser, comme hauteur totale, 2 centimètres pour l’homme et 3 centimètres pour la femme.
En terminant cet article, nous dirons quelques mots du Sabot qui constitue la véritable chaussure agricole. Nos campagnards lui trouvent trois avantages capitaux : il est hon marché,, il conserve la chaleur du pied, il est imperméable à l’humidité. Ils mettent dans leurs sabots leurs pieds nus, ou revêtus de chaussettes de cuir qui embrassent le talon et représentent assez bien une demi-bottine, ou bien des chaussons de Strasbourg ; ou bien ils se contentent de garnir le fond de leurs sabots avec de la paille ou du foin, et s’inquiètent rarement de la fatigue qu’ils lui occasionnent lorsqu’ils marchent dans les champs labourés, en se chargeant de lourdes mottes de terre. Affaire d’habitude. Mais cependant les sabots ont l’inconvénient, étant durs et inflexibles, d’occasionner, par le frottement et la pression du rebord libre de leur voûte, des excoriations assez fréquentes sur la surface dorsale du pied, et de déterminer même, dans certains cas, la production d’une bourse séreuse accidentelle au niveau de la face dorsale du pied qui est en contact avec ce rebord. Cette bourse séreuse peut s’enflam mer et suppurer. Aussi est-il prudent de garnir cette partie du sabot d’un bourrelet de cuir ou d’étoffe. D' Paul Labarthe.
CHAUX. — La chaux est un alcali qu’on obtient en calcinant les carbonates calcaires naturels. Elle se présente dans le commerce sous deux états différents : en masses compactes ou en poudre blanche ; dans le premier cas on a la chaux vive, dans le second, la chaux éteinte.
Chaux vive. — La chaux vive, chaux caustique, est solide, en blocs épais, d’un blanc grisâtre, d’une saveur brûlante. Exposée à l’air, elle en absorbe l’humidité, augmente de volume, se désagrège et se
transforme au bout d’un certain temps en souscarbonate ou en chaux éteinte à l’air, d’où le précepte de la renfermer dans des vases hermétiquement bouchés pour qu’elle se conserve plus longtemps.
La chaux vive sert à préparer de bains à vapeur que l’on obtient différemment suivant que le malade se lève ou garde le lit. Si le malade est retenu dans son lit, on enveloppe un morceau de chaux caustique de 1 à 2 kilos avec un linge grossier et bien mouillé, on le met à ses côtés après avoir soulevé les draps avec un cerceau pour que la vapeur se répande partout et provoque chez le patient une sueur abondante. Si le malade peut se lever, on le fait asseoir sur une chaise sous laquelle on a placé une assiette remplie de chaux mouillée ; ses épaules sont enveloppées d’une couverture qui descend jusqu’à terre et permet a la vapeur de parcourir toute l’étendue du corps, à l’exception de la face seulement. On obtient ainsi de la chaux de bons résultats dans les refroidissements, les sueurs rentrées, les rhumatismes, les névralgies et certaines affections cutanées rebelles.
La chaux vive entre dans la préparation du caustique de Vienne et du caustique Filhos (V. ces mots).
Chaux éteinte. — La chaux éteinte, chaux hydratée, s’obtient encore en versant une petite quantité d’eau sur la chaux vive ; le liquide est d’abord absorbé, puis le mélange s’échauffe jusqu’à 300 degrés centigrades, laisse dégager une grande quantité de vapeurs aqueuses, se fendille, blanchit et se réduit en poussière. On dit alors que la chaux est délitée. Si l’on ajoute de l’eau à cette poudre blanche de manière à en former une sorte de bouillie claire on a le lait de chaux. Si l’on verse de l’eau sur cette poudre dans les proportions de 1 d’hydrate de chaux pour 100 de véhicule aqueux, on a Veau de chaux, la seule préparation de cette base que l’usage interne puisse mettre à profit ; car la chaux vive, la chaux éteinte et le lait de chaux sont trop caustiques pour pouvoir être à l’intérieur de quelque utilité.
Prise à l’intérieur, l’eau de chaux est un absorbant anti-acide efficace contre le pyrosis, les vomissements acides, l’ulcère simple de l’estomac, la diarrhée, cholériforme ; elle se donné à la dose de 30 à 60 et 100 grammes par jour dans de l’eau ou du lait, soit par la bouche, soit en lavements. On en fait aussi des lotions et des injections contre les éruptions prurigineuses et la leucorrhée. Cette eau est un agent de conservation pour le lait qu’elle préserve de la fermentation acide et dans lequel elle empêche le développement des champignons microscopiques. Le sirop de chaux préparé à froid avec une partie d’eau de chaux pour deux parties de sucre blanc se prend aux mêmes doses que l’eau de chaux dans une potion ou du lait et se donne dans les mêmes cas.
Mais le Uniment oléo-calcaire préparé avec :
Chaux éteinte . . • 30 grammes
Eau. . . . 300 —
Huile d’amandes douces. .... 100 —
mêlées et agitées jusqu’à ce que le mélange forme un vrai savon demi-liquide, est encore plus souvent
employé, surtout contre les brûlures et 1p lures ulcérées qui en retirent les meilleurs eff Enfin la chaux éteinte entre dans la vomnu^' frères Mahon, dont voici la formule;
Chaux éteinte .
Carbonate sodique .
Axonge. . . .
et qui est employée par eux dans le traitement rt la teigne.
Carbonate de chaux ou craie préparée. -, l carbonate de chaux, sous-carbonate de chaux, car^ bonate calcique, marbre, craie, pierre calcaire', est un sel blanc, insipide, très peu soluble dans l’eau ordinaire, facilement soluble au contraire dans l’eau acidulée. Il est répandu à profusion dans la nature. Les terrains crétacés le renferment presque en totalité seul ou combiné à de la silice, des oxydes de fer de manganèse. Il existe en plus ou moins forte pro’ portion dans toutes les eaux potables et surtout dans les eaux de puits, qu’il rend indigestes lorsqu’elles en renferment de trop grandes quantités : ces eaux chargées de carbonate de chaux ont encore l’inconvénient d’empêcher la cuisson des légumes par la combinaison insoluble que forme la base terreuse avec leur albumine (Gubler). Les eaux minérales carbonatées calciques en contiennent de faibles proportions, en général quelques centigrammes à 2 grammes au plus par litre. Enfin le carbonate de chaux se retrouve dans les plantes, les animaux, le sang, les humeurs, les os et le squelette entier. Les poudres d’yeux d’écrevisse, d’os de sèche, de coquilles d’œufs, d’ écailles d’huîtres, et souvent employées autrefois à titre d’absorbants, ne sont que du carbonate de chaux uni à de la matière animale, aujourd’hui à peu près inusitées en médecine.
Donné à de faibles doses, 50 centigrammes à 2 grammes, le carbonate calcaire est un absorbant mécanique à la manière du sous-nitrate de bismuth; il est utile dans le pyrosis, la dyspepsie flatulente et contre l’empoisonnement par les acides minéraux. S’il se prescrit au moment des repas, il se rencontre avec les acides de l’estomac, se combine avec eux pour laisser dégager son acide carbonique, et devient par conséquent un absorbant chimique en même temps qu’il agit par son gaz comme digestil, anesthésique et anti-émétique.
Tel est le résultat que donnent de faibles doses ae ce sel. De hautes doses cheminent le long du tune digestif, en absorbent les sécrétions anormales, peuvent se montrer utiles contre la diarrhée, la uX' senterie et les flux divers. On peut aller jusqua i > 20, 30 grammes par jour sans avoir à craindre moindre inconvénient. Il se prend en poudre dan du pain azyme, du sirop, des confitures, delay dans l’eau ou dans une potion, soit seul, soit cié à la magnésie, au colombe, au cachou, à l pium, etc.
Phosphate de chaux. — Le phosphate de chaifi phosphate tribasique de chaux ou phosphate cique, se présente sous la forme d’une poudre bl che, insipide, inodore, insoluble dans l’eau, g dans les acides. 11 se rencontre fréquemment d les trois règnes de la nature et principalement Q les os des animaux, qui en renferment de for
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portions, combiné à une petite quantité de phosphate de magnésie, de carbonate de chaux et d'oxyde Spfer.Le système osseux de l’homme contient plus Aa la moitié de son poids de ce sel calcaire. L’éco- ^omie le possède à l’état de diffusion dans une foule Se liquides, dans le sang, l’urine, la salive, le Soerme, le lait, dans presque tous les tissus comme dans presque toutes les humeurs. Il n’est pas Ae médicament plus essentiel à la reconstitution de l’organisme que ce précieux médicament. Aussi tous les aliments que nous ingérons en sont généralejpent pourvus. Toutefois la nourriture des villes étant moins riche en ce principe nutritif réparateur, a est plus fréquent d’observer des lésions graves produites par le manque de ce sel dans les grands Entres que dans les petites localités. Il faut admettre pourtant que le mauvais air, les excès de toute nature ne contribuent pas peu dans les cités populeuses à rendre l’absorption de ce composé de plus en plus difficile ; il est bon alors d’en ajouter à l’alimentation une certaine quantité pour restituer à l’organisme la dose qui lui est absolument nécessaire.
Ingéré à faibles doses, à celles de 50 centigrammes à 2 grammes par jour, le phosphate de chaux se dissout dans l’acide du suc gastrique, est absorbé, passe dans la circulation, où il fournit au liquide sanguin les principes calcaires qui lui manquent, pour être ensuite éliminé par nos principaux émonctoires. Dans l’estomac, et en raison de son état pulvérulent, il fait l’office d’absorbant anti-acide, facilite l’appétit, les digestions laborieuses, se montre utile contre le pyrosis, les 'gaz intestinaux. Dans la circulation générale, il apporte du phosphate à tous les tissus qui en ont besoin pour leur alimentation ou leur réparation : ainsi, il fournit du tissu osseux au squelette, un aliment corroborant à nos organes; il facilite la transformation crétacée des tubercules pulmonaires, modifie la composition de la lymphe. Puis, il est éliminé par les urines qu’il augmente, par les sueurs et les mucosités bronchiques qu’il élimine.
Ces notions physiologiques étant admises, il est facile d’en tirer des conclusions pratiques importantes. Il est évident de prime-abord que cet alifflent minéral est utile contre toutes les maladies des os, savoir contre les fractures non consolidées, la carie, le mal de Pott, le rachitisme, l’ostéomalacie, les arthrites, les rhumatismes articulaires. Comme tonique reconstituant, anti-diarrhéique, anti-sudoriîne, il rend ùes services contre la dyspepsie, la scrofule et la phthisie pulmonaire au même titre que 1 huile de foie de morue qu’un bon nombre de POKonnes ne peuvent supporter ; il est même indiqne dans toutes les circonstances morbides où il xiste une dépression notable de l’économie, comme exemple dans les anémies, les cachexies, l’assi- •^tion insuffisante, les convalescences longues et pénibles.
^ Le phosphate de chaux peut se donner en pou(ke du repas dans de l’eau, du vin,
très Trf’ azyme ou de plusieurs au-
tonim Psut encore en préparer un sirop
de ^'^constituant. La décoction blanche
Cûham si souvent employée de nos jours con¬
tre la diarrhée n’est autre chose qu’un composé de corne de cerf calcinée, c’est-à-dire de phosphate de chaux mêlé à de l’eau gommeuse sucrée et de la mie de pain.
Un grand nombre de médecins préfèrent avec raison administrer les préparations solubles de phosphate de chaux, comme fatiguant moins l’estomac et n’ayant pas besoin de la sécrétion normale du suc gastrique pour être absorbées. Ces préparations sont le chlorhydo-phosphate de chaux, le lacto^hosphate de chaux et le triphosphate de chaux. Parmi les plus employées nous citerons le sirop et le vin de Dusart au lacto-phosphate de chaux, la solution Pautauherge au chlorhydro-phosphate de chaux créosoté, etc. (V. ces mots.)
Sulfate de chaux. — Le sulfate de chaux ou plâtre, est un corps blanc, pulvérulent, peu soluble, employé uniquement en chirurgie pour la confection des appareils inamovibles.
Hypophosphite de chaux. — L’hypophosphite de chaux est un sel blanc, soluble dans l’eau, l’alcool et les acides. Vanté par Churchill à la dose de 50 centigrammes à 3 grammes par jour en sirop, solution ou pilules contre les diverses périodes de la phthisie, il n’a pas donné les bons résultats qu’on en attendait, a exposé les malades à des complications sérieuses : hémoptysies, congestions pulmonaires, etc.
Hypochlorite de chaux ou chlorure de chaux. —
L’hypochlorite de chaux ou chlorure de chaux se trouve dans le commerce sous forme de poudre blanche, peu soluble dans l’eau, d’une saveur caustiqùe. On en prépare une solution au quarante-cinquième connue sous le nom de chlorure de chaux liquide. C’est de cette liqueur mêlée à une plus ou moins grande quantité d’eau qu’on se sert pour faire l’eau chlorurée si souvent employée pour l’usage externe. L’eau chlorurée au centième est utilisée dans plusieurs services des hôpitaux de Paris, pour le pansement des plaies et dés ulcères comme antiseptique et cicatrisante. Elle rend des services pour désinfecter les chambres et tous les endroits d’où s’exalent de mauvaises odeurs.
D" Marc. Camboülives
CHAUX (FOURS A). — Hygiène publique et professionnelle. — On donne le nom de fours à chaux à des appareils spéciaux dans lesquels on prépare en grand la chaux, en calcinant la pierre à calcaire ou carbonate de chaux. Ils sont d’ordinaire construits en briques et accolés contre un escarpement pour faciliter aux ouvriers l’accès de leur orifice supérieur.
La fabrication de la chaux présente une série d’inconvénients graves non seulement pour les ouvTiers qui y sont employés, mais encore au point de vue de l’hygiène publique, inconvénients qui résultent de la combusion du charbon et qui varient suivant la variété de charbon employé. Les divers charbons, d’après le professeur Chevallier, donnent lieu pendant la cuisson : 1“ à des proportions plus ou moins considérables de vapeurs chargées de produits pyrogénés et carbonés ; 2° à des quantités plus ou moins considérables d’acide sulfureux, résultant de la combustion d’une partie du soufre des
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sulfures qui existent dans la houille ; 3“ à la buée, eau vaporisée qui entraîne encore des produits pyrogénés résultant de la décomposition des matières organiques qui se trouvent dans la pierre à chaux ; 4' au dégagement d’une très grande quantité d’acide carbonique; 5“ à des poussières provenant du maniement des pierres et de la chaux, du chargement et du défournement de celles-ci.
Toutes ces émanations sont nuisibles et dangereuses, non seulement pour les ouvriers chaufourniers et pour les habitants du voisinage, chez lesquels elles peuvent produire l’asphyxie, ainsi que cela est malheureusement arrivé maintes fois, mais elles sont encore préjudiciables à la végétation environnante jusqu’à une distance de 6 à 800 mètres ; c’est ainsi que les vignes placées dans le voisinage des fours à chaux donnent un vin d’un goût empyreumatique très accusé et absolument désagréable ; il en est de même des fourrages que les animaux refusent de manger.
Aussi les fours à chaux ont-ils été rangés dans la deuxième classe des établissements insalubres. Ils doivent toujo,urs être construits à 130 mètres au moins de tout endroit habité, à 1 kilomètre au moins des forêts et à 50 mètres d’une roule. Leurs ouvertures doivent être dirigées du côté opposé aux habitations et aux routes. Enfin, ils doivent être surmontés d’une cheminée assez élevée pour entraîner les vapeurs et la fumée très haut dans l’atmosphère, et munie à son sommet d’une gueule de loup, destinée à disperser et à changer la direction des vapeurs et de la fumée. Enfin on doit se servir du coke à l’exclusion de tout autre combustible.
Disons en terminant que la loi sur le travail des enfants dans les manufactures, interdit de les employer dans les fours à chaux et dans tous les locaux où les poussières provenant du broyage ou du tamisage se dégagent librement. d' Paul Labarthe.
CHÉLIDOINE. — La chélidoine, vulgairement appelée éclaire, ou herbe d’hirondelle, est une plante de la famille des papavéracées qui croît communément dans les haies, le long des murs et dans les décombres, à tiges herbacées et rameuses de 40 à 50 centimètres de hauteur, à feifilles alternes, dentées, lobées, d’un vert plus foncé à leur face supérieure, à fleurs jaunes s’épanouissant de mai à octobre. Les diverses parties de la plante, qui dégage une odeur vireuse désagréable qu’on a comparée à celle des œufs couvés, laissent couler, lors^ qu’on les coupe, un suc jaune^ visqueux, à saveur très amère et caustique, qui purge violemment à la façon des purgatifs drastiques, et qui, appliqué sur les ulcères de mauvaise natur*, les déterge et modifie heureusement leur évolution. On ne se sert plus guère aujourd’hui de la chélidoine en thérapeutique. Seuls, les campagnards de certaines contrées de la France emploient son suc frais en applications topiques, pour le traitement des cors et des verrues. P, l.
CHEMINS DE FER (accidents de). — Médecine légale. — Les accidents de chemins de fer donnent lieu à des applications médico-légales extrêmement
fréquentes et d’un grand intérêt. Ils ont ét’ culièrement étudiés en Angleterre et désien^ le nom général de railway pathology^ M leur a consacré une excellente note dans son°rt^ BLESSUUES du Dictionnaire encyclopédique des • ^ ces médicales. Gomme dans la plupart des blessures accidentelles ou par imprudence r t ^ vention médicale est utile, tant pour écarter rfl-'
de crime que pour fournir aux tribunaux les noti
nécessaires pour fixer l’étendue du dommage tériel ; elle est encore nécessaire pour ^déte^' miner s'il y a eu imprudence de la part de la w time.
D’après M. lourdes, les genres d’accidents peu vent se diviser ainsi : l» le tamponnement qu’on observe sur les hommes d’équipe, les employés et les personnes imprudentes qui sont saisies entre deux voitures. « Le thorax est aplati d’avant en arrière, ou un peu obliquement, suivant le lieu d’application des tampons ; la peau est intacte ou à peine ecchymosée, la cage thoracique a éclaté, on, rencontre des fractures multiples des côtes, du sternum et du rachis, avec déchirure du poumon, du cœur et des gros vaisseaux ; la mort est instantanée , 2“ Y écrasement sur les rails ; on observe alors des empreintes allongées et souvent la section complète d’une partie du corps ; à côté des parties broyées, il s’en présente d’autres sans lésions. Le chasse-pierre laisse souvent des empreintes spéciales et amène de l’irrégularité dans le siège et la forme des lésions ; 3® les chutes d’un wagon; on observe alors les effets combinés de la contusion et de la commotion. Les chutes, par l’effet même de l’impulsion horizontale, se font souvent contre les rails et tme partie du corps est broyée., » Les traces de luttes permettront de déterminer si le corps est tombé accidentellement ou s’il a été projeté par des efforts criminels; 4® les chocs et les collisions de trains ; ici encore on observe les caractères de la commotion. On a calculé que dans les chocs, les effets produits sur un corps par la projection horizontale sont les mêmes que ceux d’une chute verticale d’une certaine hauteur. Ainsi, pour un train animé d’une vitesse de par seconde, l’effet est le même que si la victime tombait de 6“,20 environ d’un Second étage ; avec 45“,88, c’est la hauteur d’un troisième, 9“, 82 ; le train express, qui parcourt t6“,t 6 par seconde, produirait le même effet qu’une chute de 14“ 13 ou d’un quatrième étage, sauf les diminutions causées par les frottements. C’est à la suite des cas de ce genre qu’on observe le plus souvent la commotion et l’épuisement nerve^, 5® genres de mort exceptionnels; brûlures parlmcendie ou la vapeur; asphyxie par submersion a a suite de la chute des wagons dans un cours d ea ou un marais, etc.; 6® les accidmis de manauvr ou de travail observés sur les hommes d’équipSi ouvriers, chauffeurs , terrassiers , qui n’ont, souvent, rien de spécial et rentrent dans lacateg rie des accidents professionnels ; 7® les attentats se commettent dans les voitures ou sur la voie p ^ blique soulèvent des questions qui se rattachent a lieu même où ils se sont accomplis. ^ j
En ce qui concerne les accidents consécutifs ^ se rattachent à la commotion et qui donnent si s
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t lieu à des demandes d’indemnités exagérées, r^^ert doit se mettre en garde contre la simula- Îî n • mais il ne faudra pas cependant mettre systé-
tiquement en doute les symptômes souvent obs- ^qu’accusent les personnes intéressées. Le
gage suivant de Tardieu, qui a trait à la quesrimi ne saurait être cité plus à propos : « Enün, dans quelques circonstances, les centres nerveux pux-mêmes ont ressenti assez profondément le con- U^^up des contusions extérieures pour qu’un tra- ^immrbide s’y développe et détermine des symptômes d’abord obscurs, à marche insidieuse, dont les progrès finissent pourtant par épuiser la constitution et amener lentement, mais sûrement, la mort plusieurs années après l’accident qui en est la cause Vernière. Je signale ces faits avec confiance, car i’en ai vu un assez grand nombre pour être as- ‘ sure de ne pas me méprendre sur leur nature, et avec autant plus de force qu’ils sont peu connus et qu’on est disposé à les méconnaître au début, et à les ranger parmi les cas si nombreux, en pareille matière, de plaintes exagérées ou de simulation. »
Df A. Lutaud.
CHEMINÉE. — Hygiène et salubrité. — La cheminée est un appareil de chauffage constitué essentiellement par une cavité, la plupart du temps rectangulaire, creusée dans un gros mur ou juxtaposée à celui-ci, au-dessus de laquelle est adapté un tuyau plus ou moins vertical et ascendant qui vient déboucher au faîte de la maison. Le chauffage par les cheminées est incontestablement le plus simple, le plus sain et le plus agréable, mais il a l’inconvénient de n’utiliser qu’une très faible proportion du calorique développé par le combustible. Si ce combustible est du bois, on n’utilise que 6 p. 100 de la chaleur totale; si c’est du charbon de terre ou du coke, on utilise de 12 à 14 p. 100 de la chaleur totale. Avec les perfectionnements apportés, on est arrivé à augmenter encore la quantité de chaleur ntilisée, en . rétrécissant l’orifice, en avançant le foyer, et en disposant un plan incliné plus favorable pour le tirage. On augmente encore la chaleur produite par les cheminées, en faisant circuler dans des espaces vides ou dans des tubes placés sur les côtés ou au fond du foyer, l’air froid qui s’échauffe par la chaleur perdue et par la fumée et est versé dans la pièce au moyen de bouches de chaleur. Recon- • naissons cependant avec le professeur Bouchardat', que pour un travailleur solitaire, qui aime à tisonner, une cheminée avec un foyer avancé garni de cendres, peut utiliser une bonne partie de la chaleur, si l’on a soin de diriger la fumée, à l’aide ^es cendres, sur les parties incandescentes du foyer.
Il arrive parfois que les cheminées laissent refluer la fumée dans les appartements, ce qui est toujours désagréable et parfois nuisible, à cause des accidents que cela occasionne. Les cheminées fuïnent soit parce que l’accès de l’air extériem- ne répond pas à l’appel de la cheminée, soit parce que la cheminée a un foyer trop grand, soit parce que le tuyau de tirage de la cheminée est trop court, soit parce que plusieurs tuyaux communiquent les uns avec les autres ; enfin, l’action du soleü, des vents Uictionnaire populaire de Médecine usuelle.
ou de la pluie, peut aussi faire fumer les cheminées. Les modifications à apporter aux cheminées pour éviter tous ces divers inconvénients sont du ressort des architectes et des fumistes, et ont été formulées dans une ordonnance de police du 24 novembre 1849, qui serait trop longue à reproduire ici et qui est par trop technique pour un dictionnaire de la nature de celui-ci.
Nous insisterons, par contre, sur la nécessité qu’ü y a de ramoner les cheminées au moins une fois par an, pour prévenir les feux de cheminée qui peuvent être le point de départ d’incendies parfois considérables, et sur les mesures à prendre en cas de feu.
Voici, du reste, l’avis du Préfet de police relatif au ramonage des cheminées et au secours en cas d’incendie :
Le Préfet de police recommande aux propriétaires, locataires et sous-locataires de faire ramoner souvent leurs cheminées, et surtout celles des cuisines, fours et fondoirs, qui exigent plus de précautions.
Aussitôt qu’un incendie se manifeste, il doit encore donner avis au plus prochain poste de sapeurs-pompiers, au commissaire de police ou au commandant des pompiers.
Il est défendu de tirer des coups de fusil dans les cheminées où le feu se manifesterait.
Il est enjoint à toutes personnes chez qui le feu se manifesterait, d’ouvrir les portes de leur domicile, à la première réquisition, à peine de l’amende déterminée par la loi.
En cas de refus, les portes seront enfoncées à la diligence du commissaire de police. Le service des incendies est fait gratuitement par les sapeurs-pompiers.
Indépendamment du ramonage, on a encore recommandé de faire enduire l’intérieur des tuyaux d’un mélange de chaux éteinte et d’argile, la suie né s’attachant pas à cet enduit.
Rappelons en terminant un moyen simple d’arrêter les feux de cheminée. Aussitôt que le feu a pris dans un tuyau de cheminée, il faut vivement étendre sur l’âtre le feu allumé, et y jeter, le plus également possible, 3 ou 4 poignées de fleur de soufre ; puis boucher immédiatement le devant de la cheminée avec un drap bien mouillé, qu’on a soin de tenir fortement tendu. Ce moyen facile permettant de prévenir de grands désastres, il serait bon qu’on eût en réserve, dans chaque ménage, un kilogramme de fleur de soufre, en cas d’accident.
D’ Paul Labarthe.
CHEMISE. — Hygiène privée. — La chemise est au tronc et aux bras ce que le caleçon est aux jambes. Elle est destinée, à préserver le corps du frottement des vêtements de dessus, et à absorber les produits de la sécrétion çutanée. Si la chemise de toile est plus solide et plus fraîche, eUe expose plus facilement aux refroidissements, lorsqu’on est en transpiration. La chemise en coton est préférable, parce qu’elle préserve mieux du froid, des changements brusques de température, et parce que, pendant les chaleurs, elle absorbe plus facilement la sueur.
La propreté la plus vulgaire exige que l’on change de chemise 2 ou 3 fois par semaine et qu’on ne conserve pas pendant la nuit la chemise portée le jour. Les ouvriers, plus particulièrement, dont la chemise est très vite imprégnée de sueur et chargée de pous-
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sières, malpropretés et parfois même de molécules nuisibles ou toxiques, devraient perdre la déplorable habitude qu’ils ont de ne changer que tous les dimanches, et de ne pas conserver la même chemise plus de 3 jours. Je sais bien que cela augmenterait de quelques sous leur compte de blanchissage, mais ils rétabliraient l’équilibre du budget, en supprimant deux petits verres par semaine, et leur santé s’en trouverait doublement mieux. p. L.
CHÉMOSIS. — On donne ce nom au gonflement œdémateux de la conjonctive qui fortne autour de la cornée un bourrelet circulaire plus ou moins épais, et qui est occasionné le plus souvent par les conjonctivites, les kératites, les orgelets, etc. (V. ces mots). P. L.
CHEVAL (VIANDE DE). — La viande de cheval a été utilisée pour l’alimentation de l’homme dès la plus haute antiquité, puisque Ptolémée avait donné aux Sarmates le nom d’hippophages, mangeurs de chevaux. Après une propagande persévérante de M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, du comité de la viande de cheval et surtout de son zélé secrétaire général, le savant vétérinaire Decroix, que l’on peut appeler l’apôtre de l’hippophagie, la vente de la viande de cheval a été autorisée en France par une ordonnance de police du 9 juin 1866, et le siège de 1870-1 871 aidant, la viande de cheval est entrée de plein pied dans notre alimentation. On peut se rendre compte de la place importante qu’eUe y a prise, en consultant le tableau suivant, publié par M. Decroix, qui donne le relevé exact du nombre des chevaux livrés à l’alimentation des parisiens, de 1866 à 1872.