‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 102 sur 289 · LIQUEUR DE VAN SWIETEN · texte numérisé non relu

LIQUEUR DE VAN SWIETEN

Bichïorure de mercure . . 1 gramme.

Alcool . 100 grammes.

Eau distillée . 900 —

Chaque cuillerée à café, de 10 grammes, renferme 1 centigramme de sublimé corrosif. La dose quotidienne varie, selon les cas, de 5- à 10 cuillerées à café dans deux grands verres de tisane. La liqueur de Van Swieten répugne à un très grand nombre de personnes.

Cyanure de mercure.— Le cyanure de mercure ou prussiale de mercure est un sel incolore, transparent, cristallisable en prismes, d’une saveur métallique et nauséabonde, soluble dans l’eau, maipeu dans l’alcool. On a voulu employer ce sel comme antisyphilitique; mais on l’a bien vite abandonné, parce qu’on a reconnu qu’il est très dangereux puisqu’il donne naissance dans l’estomac non seulement à du bichïorure de mercure, mais encore Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.

à de l’acide cyanhydrique, le plus redoutable de tous les poisons. ,

Iodure de mercure. — Le mercure combine avec l’iode, forme deux composés très importants : 1° le protoiodure de mercure ; 2° le biiodure de mercure tous deux très employés en médecine. '

1° Protoiodure de mercure. — Le protoiodure de mercure est un composé pulvérulent, d’un jaune verdâtre, insoluble dans l’eau et l’alcool, soluble dans l’éther, volatil, très peu stable, pwsqu ü . se décompose à la lumière du jour et qu il doit etre mis dans des üaeons de verre complètement opaques pour conserver ses propriétés. .

A forte dose, c’est un poison irritant dont il faut se méfier ; il détermine rapidement la stomatite mercurielle et la salivation. Mais on peut éviter ces accidents en prescrivant des doses faibles quoique suffisantes pour produire des effets curatits 11 jouit alors des vertus altérantes des composes mercuriels. Ricord l’a surtout mis en honneur dans le traitement de la syphilis.

On le prescrit d’ordinaire en pilules de 5 centi grammes qu’on donne de 1 à 2 par jour. Cependant1 cette dose est généralement trop forte ; il vaut mieux^d après le professeur Gabier nilules de 1 centigramme qu on fait prendre a nombre de 2 à 8 au plus dans les 24 heures .£ résultats thérapeutiques sont les memes . 2 sum sent aux enfants; 4 à 6 sont nécessatres pour les

“c’est'un bon médicament mais qui, pour être bien supporté par l'estomac, doit être associe a la

thridace ou à l’opium. , , . mer-

a- Biiodure de mercure. - Le bucduré dc me cure est remarquable par sa conteur d "" ™“bfe écarlate dés plus brillants II est volaM, m olub e dans l’eau, soluble dans 1 alcool, 1 ether et quel

"“les propriétés sont à peu prés *• ”££ Ts celles du protoiodure, mais elles sont deux io plus énergiques. On le prescrit sans danger en pilules à lahose de 1 à deux milligrammes repetee plusieurs fois par our. 11 agit alors comme allérant à la manière dos autres préparauonsjmercurielles. Ce sel est aussi souvent employé a lexte rieur sous forme de pommade :

. Biiodure dèmercre. . . . 1 gramme.

Axonge. ..... .

pour réprimer et cicatriser les chairs fongueuses

du lupus pour guérir les syphilides et les scrofulides soit pustuleuses , soit tuberculeuses pour faire disparaître les affections

rebelles et l’acnée sébacee concrète Gettepom made d'un beau

au protoiodure, elle doit etre e p j surfaces moins étendues. rrntassium —

, dupotaS, appelé

L mdure doub ■nlihll(irarnyraie de potassium ou indifféremment i y ioduré, se présente sous la biiodure de mer ^ couleur jaune, Intrô-

forme de longues par Puche /qui pa admi.

duit dans la th . ^dans les affections syphilitiques I SS5ATÆSÆ*. d’accidents setmndaires, ce

MER

MER

composé est très souvent prescrit avec avantage par les syphiligraphes Gibert, Ricord, Fournier, Didaÿ, Labarthe, Rollet, Belhomme, Martin, Jullien, Vidal, Guibout, etc., dans les cas de syphilis invétérée, toutes les fois qu’un traitement mixte est nécessaire. 11 se prescrit en sirop et en pilules. Beaucoup de personnes ne peuvent pas supporter le sirop, à cause de son goût désagréable; elles doivent alors, avoir recours aux pilules dépuratives du Dr Labarthe , à base de biiodure de mercure ioduré, et d’extrait de quinquina. Ces pilules, petites, insipides, grâce à leur enrobage spécial, sont très facilement supportées par les estomacs les plus délicats.

Nitrate acide de mercure. — Le nitrate acide de mercure ou nitrate de mercure liquide, est excessivement eaustique et ne s’emploie qu’à l’extérieur. On s’en sert pour cautériser les végétations syphilitiques, les chancres serpigineux, les granulations et les ulcérations de l’utérus,. les teignes faveusés et les cancroïdes. Pour cela, on prend avec un pinceau quelques gouttes de cette liqueur, et on n’en touche qu’une petite surface à la fois afin d’éviter la douleur et les accidents toxiques dus à la pénétration du poison dans l’économie. Deux ou trois gouttes suffisent pour produire une eschare qui se convertit en une croûte jaunâtre et tombe au bout.de quelques jours. La pommade citrine ou onguent citrin est ainsi composée : y

. Axoiige . . . .

Huile d’olive . , Mercure. . . .

Acide nitrique.

est justement abandonnée par suite des trop fortes proportions de nitrate acide de mercure qu’elle renferme dans sa composition.

Oxydes de mercure. — Les oxydes de mercure sont au nombre de deux : le protoxyde ou oxyde noir de mercure , à peu près inusité, et le bioxyde ou oxyde rouge, appelé encore précipité rouge, très fréquemment employé en pommade, soit sur les paupières contre les blépharites et les kératites chroniques, soit sur les solutions de continuité contre les plaies et les: ulcères de mauvaise nature.

Sulfates de mercure. — Les sulfates de mercure comprennent quatre composés principaux : ■ le sulfate de protoxyde et le sut j aie de bioxyde son t inusités ; le sous-sulfate de bioxyde, autrement appelé tur bith minéral ou sulfate tribasique, s’utilise parfois en pommade contre le sycosis, la teigne et les affections parasitaires, d’après la formule suivante •

Axonge. .....

Turbith minéral.

et enfin, le bisulfate de mercure, qui constitue l’agent électro-moteur des piles de Gaiffe, Rumkorf Marié-Davy, etc. m Marc. Camboduves. ’

Empoisonnement par le mercure et ses composés

— Ingéré à l’état métallique en grande quantité le mercure ne produit d’autres accidents que ceux qui résultent de son poids ; il n’agit comme poison que lorsqu’il a été trituré avec des substances pulvérulentes, grasses ou visqueuses.

Tous les sels de mercure sont, au contraire, très vénéneux; le plus connu d’entre eux et le plus ei^ ployé dans l’empoisonnement criminel est le

blimé corrosif (bichlorure de mercure); les au' très (protoiodure, biiodure, cyanure et nitrate de mercure, précipité rouge, etc.), ne figurent guère que dans les empoisonnements accidentels. Quant au calomel (protochlorure de mercure), il ne devient toxique qu’autant qu’il trouve sur son passage des substances capables de le transformer, soit en sublimé corrosif, comme le sel de cuisine, soit en cyanure, comme les amandes amères.

Bien que toutes les préparations mercurielles n’aient pas les mêmes propriétés, elles déterminent des effets généraux qui diffèrent peu et qui se rapprochent de ceux produits par le sublimé, qui mérite d’être pris pour type de l’empoisonnement par le mercure.

Le sublimé et toutes les préparations mercurielles solubles sont vénéneuses à très petites doses (10 à 20 centigrammes). Dans les cas d’homicide où de suicide, le poison est généralement pris dans une solution aqueuse ou alcoolique, plus rarement avec les aliments. Quelle que soit la voie par laquelle il à été introduit, il détermine des symptômes locaux et généralement d'une gravité exceptionnelle.

D après la marche des accidents, Tardieu distingue trois sortes de . formes : suraiguë, subaigu'ê et lente.

1° Forme suraiguë. — Accidents rapides et violents, analogues à ceux qu’on observe dans l’empoisonnement par les irritants. Vomissements et évacuations alvines bilieuses accompagnées de violentes douleurs avec tension du ventre. Face rouge et vultueuse, gonflement des lèvres, des gencives et de la langue; peau froide, haleine fétide, salive abondante; mort à la fin du premier jour.

2° Forme subaiguë. — On observe les mêmes accidents que dans la forme suraiguë, mais avec une violence moindre. Vers le cinquième ou le sixième jour s’opère une rémission apparente, mais les malades restent dans un état de prostration générale. La guérison est possible dans cette forme, mais il survient le plus souvent un état cachectique qui peut amener la mort au bout d’un temps plus ou moins long.

Forme lente. — Les accidents surviennent pendant le cours d’un traitement mercuriel, et chez les ouvriers exposés aux vapeurs du mercure. Ils constituent une forme- d’intoxication professionnelle qui sera étudiée plus bas.

les muqueuses de l’estomac et de l’intestin présen tent des arborisations, des ecchymoses et des ulcé rations. Ces lésions peuvent exister alors mêm que le poison n a pas été ingéré. Le sublimé cor

rosif attaque également la bouche, le pharynx e

1 œso.phage, dont la muqueuse est gonflée, ramol l.e coloree en blanc ou gris bleuâtre.

Lorsque la mort n’est arrivée qu’au bout de quel ques jours, on observe également la dégénérescenc frfifnm-Uf0ie et des reins- Notre distingué con frere le D Henocque a fort bien étudié cette stéatos.

^ eiî1P°lsonneinent qu’il a communiqœ a la Société anatomique, en 1868. Al’examen micros'

MER

MER

/.amimie du foie, on voyait nager dans la préparation n Grand nombre de gouttelettes et de granulations Graisseuses. Dans le rein, on a trouvé le paren- S.vme complètement détruit et remplacé par des niittelettes de graisse. Les tubuli qui existaient enore étaient desquamés et infiltrés de granulations

grf meilleur antidote du mercure dans un empoinnément, est l’eau albumineuse, qui forme dans r estomac un albuminate de mercure non corrosif et insoluble dans l’eau; puis la magnésie, qui transforme les sels de mercure en oxydes. A defaut de ces substances, on peut administrer des cendres déliées dans de l’eau tiède, qui formeraient dans l'estomac un carbonate de mercure insoluble. On a -nrooosé divers métaux qui peuvent transformer lePsublimé en calomel : la limaille de fer, la limaille de fer et d’or, la limaille de fer et d argent. Le professeur Bouchardat recommande le sulfure de fer hydraté comme antidote du précipité rouge.

On administrera ensuite, comme agent d’ élimination les purgatifs, les sudorifiques etles diurétiques.

’ Dr A. Lutaud.

MERCURE (ouvriers qui travaillent le). — Hygiène professionnelle. — Le mercure a sur la santé une influence toxique très remarquable. Son action se produit non seulement par l’absorption des sels solubles, mais encore par les vapeurs du métal pur qui est volatil à la température ordinaire. Un. exemple frappant de l’influence dès vapeurs mercurielles, reproduit par tous les auteurs, est la relation du voyage d’un navire anglais chargé de mercure. Le métal contenu dans des vessies , et dans des barils s’étant échappé en partie, on vit, dans l’espace de trois semaines, 200 hommes sur les 900 qui étaient à bord, présenter tous les symptômes de l’intoxication mercurielle: stomatite, salivation, gingivite, ulcérations, paralysies, etc. Les animaux eux-mêmes qui étaient sur ce navire, subirent l’influence des vapeurs métalliques.

Les ouvriers qui manient les sels de mercure pendant un certain temps ou qui sont exposés aux vapeurs de ce métal, présentent bientôt les caractères de la cachexie mercurielle; pâleur et bouffissure de la facë, amollissement des chairs, gonfle ment des gencives qui s’ulcèrent, saignent et disparaissent par fragments ; ébranlement et chute des dents qui tombent sans être cariées, ou bien se carient d’abord avant de tomber. La carie envahit quelquefois le maxillaire. Une salivation très abondante se manifeste dès le début, accompagnée d’un goût métallique dans la bouche avec une sensation de chaleur insolite et l’exhalation d’une très grande fétidité. En même temps, les forces s affaissent, les bras agissent avec moins de sûrete, fis vacillent et enfin apparaît un tremblement qui fait comparer les hydrargyriques aux choréiques- Des hémorrhagies peuvent se produire par J a bouche °u à tout autre point de la peau qui présente une excoriation ; ainsi il est fréquent de voir les ouvriers avoir des ulcères aux jambes, qui saignent au moindre contact. Ajoutons encore les palpitations, la dyspnée, les syncopes, la perte de l’appctit, *a diarrhée, qui augmentent la faiblesse des malades.

Des troubles cérébraux, des hallucinations, l’hébé tude, et s’il survient quelque complication organique, la fièvre vient hâter la désorganisation générale et la mort.

Empressons-nous d’ajouter qne les cas de mort sont très rares aujourd’hui que les ouvriers se soignent en général dès le début des premiers accidents, et que dans l’industrie les mesures hygiéniques rigoureuses qui ont été prises ont atténué considérablement les accidents hydrargyriques.

Les ouvriers qui les premiers subissent l’influence du mercure sont, sans contredit, ceux qui sont employés à l’extraction de ce métal. Les principales mines de mercure sont à Almaden en Espagne, et Idra dans le Frioul; on en trouve encore dans la haute Hongrie, dans le Palatinat et dans quelques autres lieux où il existe des gisements moins importants. Les mineurs subissent l’influence du milieu dans lequel il travaillent et qui est le même pour tous les ouvriers de cette profession (Y. Mineurs), et de plus ils ne tardent pas à éprouver les premiers effets de la cachexie mercurielle que nous avons décrite plus haut. Il est bon néanmoins de faire remarquer que ce sont moins les hommes chargés de l’extraction du minerai que ceux qui doivent procéder à la séparation du mercure d’avec les substances étrangères avec lesquelles il est combiné, comme le sulfure de mercure ou cinabre, qui sont exposés aux effets de l’ hydrargyrisme. Bien plus, on a observé que les habitants et même les animaux qui vivent dans le voisinage et . sous le vent des fourneaux où s’opère cette distillation, présentent quelques-uns des symptômes de, la cachexie mercurielle, comme la salivation et le gonflement dës.gencives, .

Parmi les ouvriers qui, dans l’industrie, manient des amalgames ou des sels de mercure et qui, par conséquent, sont exposés à l’intoxication mercurielle nous rètiendrons surtout- les doreurs et les étameurs de glaces. Quant aux chapeliers qui font usage de nitrate acide de mercure, il en a déjà ete parlé (V. Chapeliers).

Les doreurs sur métaux ou les doreurs sur bois emploient le mercure sous forme d’amalgame d’or. Or cet alliage s’opère généralement dans l’atelier, de là des vapeurs mercurielles qui se développent et qui attaquent la santé des ouvriers. En outre dans l’application de l’amalgame avec les mains, il est nécessaire d’imprégner au préalable les nièces a dorer avec le nitrate acide de mercure; il en résulte une nouvelle source d’intoxication d’autant plus facile à comprendre que les hommes chargés de ces opérations doivent, pour préparer les pièces à la dorure, faire usage d’acide nitrique pour décaper les bronzes. Or le maniement de cet acide favorise le développement d’ulceres qui permettront plus facilement l’absorption dans 1 économie des compositions ou des vapeurs mercurielles. Nous avons décrit les accidents habituels, salivation, gingivite, ébranlements des dents, tremblement, etc., nous n’y reviendrons pas.

Les étameurs de glaces sont très exposes aux accidents mercuriels, puisqu’ils emploient le métal pur En effet, dans l’étamage, des glaces par les anciens procédés, après avoir poli la glace, on

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étendait sur une table de marbre une feuille d’étain cra'on recouvrait d’une couche de 6 à 8 millimètres de mercure. Des ouvriers devaient avec des tampons en flanelle égaliser la couche de mercure sur la feuille d’étain. On conçoit que pendant toute la durée de ce travail, en chambres closes, ces hommes étaient exposés aux émanations du mercure et à ses conséquences. Pour éviter l’intoxication mercurielle ou la diminuer dans la mesure du possible, on a, dans les grandes fabriques, à Saint- Gobain, par exemple, réglé le travail des ouvriers de façon à ce qu’ils ne pratiquent l’étamage chacun què deux fois par semaine, de dix heures à midi. On a exigé une ventilation sérieuse en ordonnant . que les fenêtres de la chambre de travail restent grandes ouvertes pendant la durée de l’opération; enfin, on a placé le tampon de flanelle au bout d’un bâton de 1 à 2 mètres de longueur, pour écarter les ouvriers de la surface de mercure et les empêcher ainsi de respirer directement lés vapeurs qui s’échappent de ce métal.

Ces précautions ont contribué à diminuer dans une assez grande proportion les accidènts hydrargyriques. Une découverte due à M. Meyer, de Saint- Gobain,^ également contribué à améliorer l’hygiène des ouvriers étameurs^ En répandant tous les soirs, après le travail, sur le sol des ateliers un demi-litre d’ammoniaque du commerce , le gaz ammoniac libre se répand dans l’air pendant la nuit et neutralise si bien les effets des émanations mercurielles, que depuis: cette innovation on n’a plus observé d’accidents, et que les ouvriers atteints antérieurement ont pu continuer leur travail sans voir leur état de santé s’aggraver.

Mais ce qui contribuera mieux que tous les moyens prophylactiques et curatifs à faire disparaître les accidents mercuriels chez les étameurs de glace, c’est l’abandon, au moins à peu près complet, du mercure ou de ses composés dans cette industrie.

En effet, sans entrer ici dans des détails qui sortent du cadre, de ce dictionnaire, nous pouvons ajouter què le procédé de Drayton, amélioré par Petit-Jean, Lenoir et Bross.ette, et qui consiste à remplacer l’étain par un sel d’argent et le mercure par l’àcide tartrique serait, s’il entrait définitivement dans la pratique, le meilleur moyen d’éviter les accidents mercuriels.

Outre les doreurs, les étameurs de glaces et les chapeliers, om trouve encore d’autres ouvriers qui, faisant usage de sels mercuriels ou de mercure pur, sont exposés à l’hydrargvrisme. Ainsi les bijoutiers et les orfèvres ont soin de ramasser les balayures qui proviennent de leurs ateliers et pour ne perdre aucune parcelle des métaux précieux on grille et on lave ces balayures, puis on met les cendres en contact avec le mercure, ce qui détermine un amalgame d’or et d’argent; après quoi. on fait évaporer le mercure et on recueille le métal qu’on cherche. Mais celte évaporation du mercure, si elle se fait dans l’atelier, détermine des vapeurs nuisibles pour les ouvriers, et quoique cette opération n’ait lieu qu’à des intervalles assez éloignés, le fabricant fera bien de prendre certaines précautions : s’assurer d’une aération facile et de bonnes cheminées de tirage.

Les bronzeurs qui recouvrent des figurines' en plâtre d’un amalgame de bismuth et d’étain; les fleuristes qui font usage de sulfure, chromate et biiodure de mercure ; les empailleurs qui se servent de sublimé corrosif (bichlorure de mercure) p0Ur conserver les peaux ; les photographes qui emploient le bichlorure de mercure, sont dans une certaine mesure exposés à l’intoxication mercurielle. Enfin le sublimé corrosif est encore employé pour obtenir certains mordants dans la teinture des indiennes dans la préparation de l’aniline et la conservation des bois (traverses de chemins de fer et poteaux télégraphiques). Mais dans toutes ces professions, les quantités de sels mercuriels employés sont généralement minimes. Souvent on ne se sert que d’une solution très diluée. Enfin, on peut mettre en pratique certains principes d’hygiène élémentaire comme les lavages fréquents, l’aération des chambres de travail, l’interdiction absolue de manger dans les ateliers et de porter à la bouche aucun aliment avant de s’être convenablement lavé les nains.

N’oublions pas que la phthisie est fréquente chez les hydrargyriques, ce qui s’explique par la ruine’ générale de la santé, produite par l’intoxication mercurielle, favorisant l’évolution des tubercules chez les gens prédisposés à cette affection.

Les femmes sont plus fréquemment atteintes que les hommes, et l’hydrargyrisme a une influence fâcheuse sur la grossesse et sur le produit de la conception. On observe de nombreux avortements et, quand l’enfant atteint parfois le terme de la grossesse, il naît malingre, souffreteux, et meurt en bas âge.

Enfin, quoi qu’on en ait dit, les hydrargyriques sont loin d’être à l’abri des atteintes de la syphilis.

Une bonne ventilation, des lavages fréquents du corps et des mains, éviter autant que possible de respirer directement les vapeurs mercurielles .en ayant soin de ne pas se placer sous le vent des fourneaux d’évaporation, des vêtements de lainemt une bonne nourriture, telles sont les précautions hygiéniques. Comme traitement : i’iodure de potassium, des purgatifs légers, et des préparations opiacées pour calmer les douleurs et les accidents nerveux.

Dr Phillis.

MERCURIALE, — La mercuriale, appelée aussi foirole, vignette , hortie sauvage, est une plante herbacée de la famille des Euphorbiacées, très commune dans les jardins, les champs cultivés et autour ’ des habitations. Ses feuilles, douées d’une odeur désagréable, nauséeuse, d’une saveur herbacée fade, sont regardées comme excitantes lorsqu’elles sont vertes et jouissent, lorsqu’elles sont desséchées, propriétés laxatives utilisées par les habitants < campagnes. On prépare avec cette plante ce qu!

MÉS

MES

appelle le miel de mercuriale , d’après la formule

suivante :

Suc de mercuriale . 100 grammes.

Miel . *• . “

e i’oq fait bouillir pendant un cerlain temps, Puisqu’on écume et qu’on passe. Ce miel, à la dose go à 100 grammes dans 400 grammes d’eau, s administre en lavement laxatif. P. L.

MERLAN. — Le merlan est un poisson de mer, all Corps allongé, dépassant rarement 40 centimètres d’une couleur d’argent poli, sauf sur le dos n: est gris verdâtre, à gueule bien fendue et arlée de dents coniques , à mâchoire inférieure avançant au delà de la supérieure et dépourvue de barbillons, dont la chair, très légère et agréable au goût, est peu nourrissante, mais constitue un aliment de digestion facile, qui convient parfaitement aux personnes convalescentes. Le merlan se mange frit, grillé, au gratin, ou préparé au vin blanc, mais c’est en friture qu’il se digère le mieux. p. l.

MERLUCHE. — La merluche est un poisson de mer, au corps très allongé, comprimé vers la queue et terminé par une seule nageoire anâle, d’une couleur gris blanchâtre sur le dos et blanc mat sur le ventre, très abondant sur les côtes de la Méditerranée, qui se vend souvent pour de la morue, avec laquelle elle a une certaine ressemblance. Elle s’en distingue cependant par l’absence de barbillons a la mâchoire inférieure ; de plu S; elle n’a que deux nageoires dorsales, tandis que la morue en a trois. La chair de la merluche est inférieure à celle de la morue, elle est plus sèche, plus filandreuse, et ses filets sont moins épais que ceux de la morue. Elle se mange rarement fraîche, mais plutôt fumée ou salée. P. L.

MÉSENTÈRE. — Nom donné par les anatomistes à un repli du péritoine (V. ce mot) situé en avant de la colonne vertébrale, et soutenant l’intestin grêle. Il est formé par doux feuillets péritonéaux adossés, entre esquels on trouve les ramifications de artère mésentérique supérieure et de la grande veuie mésaraïque, les vaisseaux chylifères, du tissu graisseux abondant, et le plexus nerveux mésenté- P'fiue supérieur. Si l’on considère le feuillet droit ,u mésentère, on voit qu’il se porte du muscle psoas mt et de la veine cave inférieure vers l’intestin grele qu’il contourne à droite, en avant et à gauche, Pour s’adosser à lui-même, et se porter vers l’aorte te psoas du côté gauche.

1 ? més®nlére est étendu de la deuxième vertèbre

pjv., , aire à la cinquième. Son extrémité supérieure .^e COmmence au-dessous du point où la troisième g 10n °lu duodénum passe au-dessous des vaisd„ ^«^sentériques supérieurs. A ce niveau, les D ** .e.uî^ets fiui constituent le mésentère se sé- . nt; ils se portent à droite et à gauche pour fmer feuillet antérieur du mésocôlon trans¬

verse. À leur extrémité inférieure, les deux feuillets du mésentère se perdent sur les parois du cæcum. Son bord antérieur soutient l’intestin, qui' présente une longueur de 8 mètres. Pour cela, le mésentère présente à ce niveau un élargissement considérable; il est glissé sur lui-même et il décrit de nombreuses sinuosités, dont la direction suit celle des circonvolutions intestinales. Dr J, -A. fort.

MÉSENTÉRIQUE. — Nom donné par les anatomistes a des artères, à des veines, à des plexus nerveux qui ont rapport au mésentère.

Les artères mésentériques sont au nombre de deux : l’artère mésentérique supérieure et l’artère mésentérique inférieure.

L’artère mésentérique supérieure naît de la fac

Artère mésentérique; supérieure.

A. Pancréas. - B. Intestin. - C. Cæcum. — D. Côlon ascendant — E. Côlon transverse. — a. Mésentère. — b. Mesocolon ascendant. — d. Mésocôlon transverse. — 1. Artère mesentenque supérieure. — 2,2. Artères coliques droites.

antérieure et droite de l’aorte, à 1 ou 2 centimètres au-dessous du tronc cœliaque et se porte dans l’épaisseur du mésentère, en passant en arriéré du pancréas, sur le bord inférieur duquel elle forme une échancrure, et en avant du cæcum qu elle . séparé de l’intestin grêle proprement dit. Elle décrit une courbe à concavité droite, dont 1 extrémité inférieure correspond au cæcum. A son origine elle fournit plusieurs petits rameaux au pancréas et au duodénum ; plus bas, au-dessous du pancréas, elle fournit l’artère pancréatico-duodénale. De sa conca-

MES

MET

-vité naissent les trois artères coliques droites, supérieure,, moyenne et inférieure. De la convexité partent un grand nombre de rameaux qui se portent dans l’intestin grêle. Après avoir fourni tous ces rameaux, cette artère se termine au cæcum.

2° L'artère mésentérique inférieure , moins volumineuse que la précédente, naît de la partie antérieure et un peu latérale gauche de l’aorte, à 3 ou

mésardique est située dans le mésentère ; elle s ' dirige du cæcum vers la première vertèbre l0m! baire et reçoit les trois veines coliques droites, ainsi que les veines de l’intestin grêle? elle passe en avant de la troisième portion du duodénum, audessous du pancréas, se réunit à la veine splénique en arrière de cët organe et forme le tronc de la veine porte.

Artère mésentérique inférieure.

MÉSOCÆGUM. — Nom donné par les anatomistes à un repli du péritoine qui forme à la partie postérieure du cæcum un pédicule plus ou moins distinct suivant les individus (V. Péritonite, Cæcum). P. p.

MESOCOLON. — Nom donné par les anatomistes à un repli du péritoine qui loge dans ses duplicatures les diverses portions du côlon (Y. Péritoine, Côlon). p. l.

MÉSORECTUM. — Nom donné par les anatomistes à un repli du péritoine de forme triangulaire qui relie le rectum au sacrum, se continue par sa base avec le mésocôlon ët renferme les vaisseaux et les nerfs hémorrhoïdaux supérieurs (Y. Péritoine). p. l.

MÉSOCÉPHALE. — Mot employé par les anatomistes comme synonyme de protubérance annulaire pour désigner la partie moyenne de l’encéphale (V. ce mot), p. l.

Les plexus nerveux mésentériques sont au nombre de deux : le plexus mésentérique supérieur et le plexus mésentérique inférieur, qui accompagnent les artères du même nom et proviennent tous deux du plexus solaire. Dr j.-a. fort.

MÉTACARPE, MÉTACARPIENS. — Anatomie. — Le métacarpe constitue le squelette de la paume de la main. Les colonnes osseuses qui le constituent, au nombre de cinq, s’appellent métacarpiens ; on les désigne sous le nom de premier, second, troisième, quatrième et cinquième métacarpien, en allant de dehors en dedans. Ils sont séparés par des espaces dits espaces interosseux. .

Les métacarpiens sont de petits os longs, terminés par deux extrémités volumineuses. Leur corps, quoique prismatique et tri angulaire est presque cylindrique. Les trois facettes de ces os sont les mêmes que celles de l’humérus, c’est-à-dire postérieure, interne et externe, les bords sont antérieur, interne, et externe. Leur extrémité supérieure ou carpienne représente un petit os court. On y trouve en général, cinq facettes : trois articulaires et deux non articulaires, rugueuses, donnant insertion à des ligaments. La facette non articulaire, antérieure est plus petite que la postérieure. Des trois facettes articulaires, celle qui correspond au carpe est revêtue de cartilages dans toute son étendue et forme une articulation par arthrodie. Les facettes articulaires deïnwS ln?omPletement articulaires, constituent par amphiarthrose. Quant à leur extrémité inferieure, elle a la forme d’une tête ar-

4 centimètres au-dessus de sa bifurcation. Elle se porte en bas en passant au-dessus du péritoine, et décrit une courbe à concavité droite. Dans son trajet elle fournit les trois artères coliques gauches, supérieure, moyenne et inférieure, et se termine par les artères hémorrhoïdales supérieures.

Les veines mésentériques sont au nombre de deux : l’une supérieure, l’autre inférieure, et suivent le trajet des artères du même nom.

1° La veine mésentérique inférieure ou petite mésaraïque, naît du plexus veineux hémorrhoïdal situé dans l’épaisseur des tuniques du rectum et surtout autour de la muqueuse. Elle reçoit les trois veines coliques gauches et se réunit à la veine splénique au niveau de la partie gauche de la deuxième vertèbre lombaire.

2° La veine mésentérique supérieure ou grande

A. Pancréas.— B. Intestin grêle.— C. Côlon transverse.— D. Côlon descendant. — E. Rectum. — a. Mésocôlon transverse. — t. Mésocôlon descendant. — 1. Aorte. — 2. Artère mésentérique supérieure. — I. Artère colique droite (branche supérieure)..— 4. Artère mésentérique inférieure. — 5. Artère colique gauche (branche supérieure). — 6. Artère hémorrhoïdale supérieure.

MËT

MET

rondie, qui ne déborde pas la face postérieure de l’os, mais qui proémine sur la partie antérieure ; appelée aussi condyle, cette extrémité présente une surface articulaire convexe pour la première phalange, beaucoup plus marquée en avant. De chaque

Squelette de la main et des doigts.

A. Carpe, — i. Os scaphoïde. — 2. Os semi-lunaire. — Os pyramidal. — 4. Os pisiforme. — 5. Os trapèze. — 6. Os trapézoïde. — 7. Grand os. — 8. Os crochu. — B. Métacarpe. — 1, 2, 3, 4; 8- ter. 2e, 3e, 4e, 5e métacarpiens. — C. Doigts. — 1. Phalanges.

. — • 2. Phalangines. — 3. Phalangettes. — D .Os sêsamoïde.

côté on’ trouve une dépression située entre deux tubercules, dont l’un est placé en avant et l’autre en arrière. La dépression et le tubercule postérieur servent à l’insertion des ligaments latéraux de articulation métacarpo-phalangienne.

Chacun des cinq métacarpiens présente en outre quelques caractères particuliers.

Le 'premier métacarpien , très gros et très court, présente en haut une seule facette articulaire, concave et convexe en sens inverse, pour l’articulation trapèze ; il n’y a pas de facette articulaire latéîa e> là vient l’indépendance de ses mouvements, ou corps est aplati d’avant en arrière. En arrière en dehors de l’extrémité supérieure, s’insère le uscle long abducteur du pouce, e deuxième métacarpien, le plus long de tous, cm - a son extrémité supérieure une facette arti- „ tai,r,e Sterne pour le troisième métacarpien. Il au’il e'30u,rvu facette articulaire externe, puis- L’„ . f,e ® articule pas avec le premier métacarpien, remité supérieure présente en outre trois

facettes pour les trois premiers os de la deuxième rangée du carpe. A la partie postérieure de cette extrémité , immédiatement au-dessous du trapèzoïde , il existe une fossette profonde qu’on ne trouve pas sur les autres métacarpiens, et au-dessous de laquelle s’insère le muscle premier radial externe.

Le troisième métacarpien est très long aussi, mais un peu moins que le précédent. Il présente à son extrémité supérieure les cinq facettes, telles % qu’elles ont été décrites plus haut, dans les caractères généraux, seulement cette extrémité est pourvue à sa partie postérieure d’une apophyse assez forte, qui se porte vers l’os trapézoïde et qui donne attache au muscle second radial externe.

Le quatrième métacarpien, moins volumineux que le troisième, se distingue des autres en ce qu’il présente, en haut, les cinq facettes indiquées dans les caractères généraux. Cette extrémité supérieure, moins volumineuse que les autres, ne présente pas d’apophyse en arrière, comme le troisième. Elle s’articule un peu avec le grand os en haut, mais surtout avec l’os crochu.

Le cinquième métacarpien, enfin, mince et court, présente à son extrémité supérieure une seule facette articulaire latérale pour le quatrième, et une surface articulaire supérieure concave et convexe en sens inverse pour l’os crochu. A la partie interne de cette extrémité, se trouve une apophyse qui donne attache au cubital postérieur (V. Main).

Fractures des métacarpiens. — Les fractures des métacarpiens sont causées soit par l’action d’un projectile, soit par toute autre violence agissant directement sur la face dorsale de la main : c est de ce côté, en effet, que ces os sont le plus accessibles, à cause de leur position superficielle.

La solution de continuité peut porter sur un seul os ou sur plusieurs os. Le déplacement est généralement peu considérable ; quelquefois même, il n’en existe aucun. En effet, lorsqu’un seul métacarpien est fracturé, ses voisins font en quelque sorte l’office d’attelles. En promenant le doigt sur toute la longueur de l’os, on provoque de la douleur au niveau du point fracturé; en saisissant chacune de . ses extrémités, et en leur imprimant dés mouvements, on pourra aussi percevoir la crépitation et la mobilité anormale.

Le traitement consiste à maintenir la main dans

l’immobilité, après avoir réduit la fracture, s il y avait déplacement. On fixe la face palmaire de la main sur une palette en bois, au moyen de quelques tours de bande. On peut aussi ajouter à l’appareil une seconde attelle antérieure (fig. 871).

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Luxations des métacarpiens. — On peut observer des luxations des articulations métacarpo-phalangiennes, mais celle du pouce est, pour ainsi dire, la seule qu’on rencontre (V. Pouce). Dr j.-a. Fort,

MÉTACARPO-PHALANGIENNES. — Nom donné aux articulations des métacarpiens avec les phalanges (Y. Main). P. l.

MÉTAL. — Les métaux sont des corps simples, généralement solides (sauf le mercure) présentant diverses colorations et un éclat particulier qu’on désigne sous le nom d’éclat métallique.

Ils sont opaques sauf quand ils . sont réduits à l’état de feuille très mince par le battage, comme l’or, l’argent, le cuivre, etc. Ils cristallisent par fusion en prenant le plus habituellement la forme cubique.

Les métaux sont à des degrés divers malléables, ductiles, tenaces, bons conducteurs de la chaleur et de l’électricité, durs, fusibles et volatiles. Les métaux, sauf l’or, l’argent , l’aluminium , etc.,: s’oxydent facilement, et la présence de l’eau favorise cette oxydation. De plus ces mêmes métaux', en dehors des exceptions que nous venons de signaler, décomposent l’eau à des températures variables suivant le métal mis en expérience.

Les métaux réunis entre eux dans des proporportions variables forment des alliages; quand le mercure entre dans un alliage ou donne au composé qui en résulte, le nom d ’ amalgame.

Les métaux sont rarement employés' à l’état naturel en médecine. Ce sont les composés des métaux avec les métalloïdes comme les sulfures, les chlorures, les iodures, les bromures, etc., ou les combinaisons d’un acide avec une base métallique, autrement dit les sels qui se rencontrent le plus fréquemment dans la thérapeutique.

; Les métaux les plus usités en médecine sont : Y aluminium, Vargent, le baryum, le bismuth, le cadmium, le calcium, le chrome , le cuivre, Yétain, le fer, le lithium, le magnésium., le manganèse, le mercure, le nickel, Y or, le plomb, le potassium, le silicium, le sodium, le strontium, le zinc (V. ces mots). p. l.

MÉTALLOÏDES. — On donne ce nom à des corps simples, solides, liquides ou gazeux, qui n’ont que quelques-unçs des qualités des métaux, mais ne possèdent pas par exemple l’éclat métallique On a divisé les métalloïdes en 4 familles: l<> oxygène soufre, sélénium, tellure; 2° hydrogène , flUOr chlore, brome, iode; 3° azote, phosphore, arsenic antimoine-, 4° carbone, silicium, bore (V. ces mots)!

MÉTALLOTHÉRAPIE. — Burcq, l’inventeur de la métallothérapie, dit qu’il faut entendre par ce mot le traitement des maladies, soit au dehors, soit au dedans, par tout métal, par le fer, le zinc et l’arsenic, aussi bien que par le cuivre, For, l’argent, etc. qui est la caractéristique de la sensibilité métallique individuelle. La métallothérapie est dite externe quand elle consiste exclusivement dans des applications métalliques; interne, lorsqu’on donne le

métal à l’intérieur, sous une forme ou sous une autre; mixte, quand on a recours aux deux.

Historique. — L’histoire de l’évolution de la métallothérapie a commencé en 1848, par des expé. riences exclusivement externes faites à l’hôpita;l Cochin. Quelques années plus tard, la métallothérapie interne tendait à reléguer au second plan la première ; et ce mode nouveau de traitement était presque tombé dans l’oubli, lorsque de nouvelles expériences faites à la Salpêtrière, en 1876, démontrèrent les effets remarquables de la métallothérapie , dans ses. applications externes, internes et mixtes. Une commission nommée par la Société de biologie et composée de Charcot, Dumontpallier et Luys, présentait en 1877 et en 1878 deux rapports' qui établissaient la réalité des résultats avancés par le Dr Burcq.

Depuis cette époque, la métallothérapie a été comprise dans le cadre des connaissances scientifiques officielles. Le I)1' Burcq avait lutté pendant trente ans contre l’incrédulité et l’ignorance systématique des chefs de la Faculté et des leaders académiques. Il y a laissé sa santé et sa vie, mais il a triomphé, et le professeur Charcot ;a donné à*la métallothérapie le nom de Burquisme, en l’honneur de son créateur.

Aujourd’hui, on reconnaît pour agents principaux de la métallothérapie : les métaux, l’électricité et les aimants.

Maladies tributaires de la métallothérapie. —

La métallothérapie ne possède pas d’action curative sur toutes les maladies. Elle s’adresse surtout aux affections nerveuses, et principalement aux formes diverses de l’hystérie. Elle donne des résultats heureux, en général, dans toutes les affections où il' y a diminution de forces, de la sensibilité, de la circulation capillaire , de la chaleur périphérique, etc., c’est-à-dire quand il y a amoindrissement de la vitalité, comme dans le diabète, et dans tous les cas où l’organisme est en proie à la misère physiologique.

aubiuu aes métaux extra et intus. — Les: expériences métallothérapiques ont démontré péremptoirement que presque tous les métaux, mais principalement le fer, le cuivre, le zinc et l’or, ont sui : le système nerveux une action puissante. Quand on les applique sur une partie du corps frappée d anesthesm, ils ramènent la sensibilité et la motilité dans les parties sous-jacentes d’abord, et ensuite a leur. voisinage, activant au même degré la circulation et la température de toute cette région. Pai contre, le côté opposé du corps qui était sain, esi immédiatement atteint d’anesthésie symétrique, sui une surface égalé à celle qui était malade; et ce phenomene, que l’on désigne sous le nom de transfer , dure pendant tout le temps de l’expérience, Dans quelques cas, cependant, quand l’anesthésie survient a la suite d’une apoplexie, le transfert ne se produit pas toujours.

Quand on enlève la piaque métallique, l’anesthésie reparaît sur la partie malade, jusqu’à ce que, par des applications répétées, on ait obtenu la guéffu’on a obtenu la disparition de ' *jStkesie de certaines hystériques, qu’on a ramene la sensibilité du goût, en appliquant la

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1amie métallique -sur la moitié anesthésiee de la 1 <me et celle de 1 ’ odorat en appliquant la plaque lantW ailes du nez. Mais il est rare d’obtenir la Prison de l'hémianesthésie complète; on n’obtient Çe des améliorations et des guérisons partielles

dapour savoir quel est le métal qu’on ‘doit choisir mir un malade, il faut chercher la sensibilité par- Pndière de celui-ci, son aptitude métallique pour V" • ,ure car chaque sujet a une caractéristique Soeutiqüe différente. Et une fois le métal connu, rfaudra en faire usage sous forme de plaques maintenues sur les surfaces paralysées et 1 administrer à l’intérieur soit en solution et pilules, soit en injections hypodermiques. L’or s’emploie dans PpUps ci sous forme de chlorure d’oxyde dor et de sodium à la dose de 5 milligrammes. Les pilules se formulent ainsi : poudre de Cassius, 1 gramme pour 100 pilules de 15 centigrammes 1 D’ailleurs, les récents travaux de 1 un des eleves de Burcq, le Dr Moricourt, nous permettent de présenter les conclusions suivantes sur les effets métallothérapiques observés : , t ,

lo Un certain nombre de névropathes présentent une anesthésie absolue que l’application externe des métaux ne fait pas disparaître. Dans ces cas, oii détermine l’aptitude métallique et on fait revenir la sensibilité par l’emploi des injections sous-cutanées de sels métalliques.

"2° Les sujets atteints de léthargie, de catalepsie ou de somnambulisme spontanés, de même que les sujets hypnotisables sont presque toujours (9 fois sur 10) sensibles au cuivre ou à l’or, quelquefois à ces deux métaux. On s’en assure par 1 injection sous-cutanée de quelques milligrammes de sulfate de cuivre ou de chlorure d’or.

3° Le cuivre et l’or sont (9 fois sur 10) les véritables révélateurs de la sensibilité hypnotiqu e, à l’exclusion de l’aimant.

4° Lorsque les sujets peuvent être mis en état de somnambulisme, un procédé rapide de métalloscopie consiste à leur mettre successivement dans la main ou sur l’avant-bras, pendant quelques minutes , les, différents métaux. Le métal qui leur fait éprouver la sensation la plus forte est celui qui doit leur être administré intérieurement.

a0 La dose du métal administré intérieurement doit être d’autant plus faible que .celui-ci a agi plus énergiquement en applications externes ou en injections hypodermiques.

En cas d’intolérance gastrique, il faut diminuer m-dose du métal et lui adjoindre, au besoin, un Peu d’extrait thébaïque, d’extrait de gentiane, d’extrait de noix vomique, etc. a .

Les injections sous-cutanées doivent être faites avec des solutions a 1 /500e et même a l/1000e pour es^sels de fer et surtout d’argent.

A- ces nouvelles données de la métallothérapie, QOus devons ajouter que Dumontpallier a observe une action contraire des métaux - chez quelques ^juiqnes qui ne présentaient aucune trace d anesthésie : la surface cutanée qui était recouverte e plaques métalliques, devenait insensible, et la sensibilité revenait immédiatement après l’enlèveent des plaques. Cette expérience n’a pu réussir ntcrroNruiRE populaire oe Médecine usuelde

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qu’avec des plaques d’or. Le fer et l’argent ne pro duisent rien.

Action des aimants et de l’électricité. — On peut obtenir avec l’application d’un aimant tous les phénomènes observés avec les plaques métalliques : guérison d’une contracture et d’anesthésie : hystérique (Vigouroux), guérison d’une anesthésie post-hémiplégique (Deboré). De plus , l’aimant donnera un résultat positif dans les cas d’anesthésie où les plaques sont impuissantes, et réciproquement.

Enfin, l’application des aimants a permis aux Drs Proust et Ballet d’observer le fait curieux suivant : deux malades hémianesthésiques se tenant par la main, si l’on applique les aimants à l’un d’eux, l’hémianesthésie disparaît chez les deux sujets. Le corps du premier agit, évidemment, dans ce cas, comme conducteur du fluide magnétique .

De même que les aimants, l’électricité dynamique ou statique agit comme les plaques métalliques. Elle produit des guérisons temporaires et permanentes d’anesthésie avec ou sans transfert.

Théorie de la métallothérapie. — D'après les faits que nous venons d’établir, il paraissait évident que les plaques métalliques n’agissent que par la production de courants électriques de faible intensité. Mais il fallait le démontrer. Pour cela, on a calculé, à l’aide du galvanomètre de Dubois-Reymond, que sur des sujets sensibles à l’or, par exemple, des plaques de ce métal donnaient des courants de 2° à 12% et que les effets produits étaient identiques aux courants de mêmes degres. Sans pouvoir expliquer encore comment se produit l’électricité avec les plaques métalliques , on peut donc dès a présent affirmer que la métallothérapie fait partie de l’électricité médicale.

Dr Edmond Dupouy*

MÉTASTASE. — On donne ce nom, dans le cours d’une maladie, à l’apparition, sur un point de l’économie, autre que celui qui était primitivement atteint, d’une affection nouvelle qui vient en quelque sorte remplacer la première. C’est ainsi qu on^ considérait comme une métastase l’orchite chez l’homme ou l’ovarite chez la femme succédant aux oreillons : le rhumatisme à la blennorrhagie, etc. Aujourd’hui nous ne pouvons plus considérer comme véritablement métastatiques, maigre la dénomination qui a été conservée, les^abces du foie et des poumons qui succèdent à 1 infection ou à la résorption purulente, l’ophtalmie purulente consécutive de la blennorrhagie, les ffoyprs jurulents qui s’observent dans le cours des fievre y phoïdes, la péricardite suite d’un rhumatisme arti-

“iïyÔgtès accomplis depuis plusieurs années dans les sciences médicales ont g

métastatique au même plan que [ humons, ne (V. ce mot). .

MÉTATARSE, MÉTATARSIENS. - Anatomie .-

Le métatarse constitue la parue du squelette du pied située en avant du tarse. Il est 1 analogue du métacarpe et est formé par cinq os, appelés melaUmiel, et qu'on désigne sous le nom de pre-

mier second, troisième, quatrième, cinquièm métatarsien, en allant de dedans en dehors. Les espaces qui séparent ces os, s’appellent aussi espaces interosseux.

Les métatarsiens présentent des caractères généraux et des caractères particuliers.

Ces os, étant construits sur le même plan que les métacarpiens, présentent la même description générale chaque métatarsien représente un os dont le corps est triangulaire. Il possède une extrémité postérieure ou tarsienne avec cinq facettes, dont trois articulaires et deux non articulaires, et une

Fig. 872. — Squelette du pied (face dorsale).

1. Astragale (sa face dorsale présente la poulie articulaire sur laquelle repose le tibia. — 2. Calcanéum. — 3. Scaphoïde. — 4;, Premier cunéiforme. — 5. Deuxième cunéiforme. — 6. Troisieme cunéiforme. — 7. Cuboïde. — 8,8. Premiers métatarsiens. — 9,9. Premières phalanges. — 10, li. Deuxièmes phalanges. — 12,12. Troisièmes phalanges.

extrémité antérieure ou phalangienne, aplatie latéralement, pourvue d’un condyle pour s’articuler avec la phalange, et munie, sur ses côtés, d’une dépression et d’un tubercule pour l’insertion des ligaments latéraux de l’articulation métatarso-phalangienne correspondante.. Les deux facettes non articulaires de l’extrémité postérieure concourent à former les deux faces du pied. Des trois facettes articulaires, la postérieure, complètement articulaire, s’articule avec les os du tarse; les latérales, incomplètement articulaires, s’articulent avec les métatarsiens voisins. Ils se distinguent des métacarpiens : 1° par leur direction, qui est horizontale et non verticale.: 2° par leur extrémité tarsienne, beaucoup plus volumineuse que l’extrémité carpienne des métacarpiens ; 3° par le corps, qui est beaucoup plus long et plus étroit que celui

des métacarpiens; 4° par leur extrémité phalano-ienne, beaucoup plus aplatie latéralement qUe l’extrémité phalangienne des métacarpiens.

Chacun des cinq métatarsiens présente en outre quelques caractères particuliers.

Le premier métatarsien, énorme, présente à son extrémité postérieure, une surface articulaire serailunaire, concave en dehors, une seule facette articulaire latérale très petite pour le deuxième métatarsien, et un gros tubercule en bas et en dehors pour l’insertion du muscle long péronier latéral. L’extrémité antérieure, volumineuse, est très large transversalement, et présente à sa partie inférieure deux gouttières, dans lesquelles sont logés deux os sésamoïdes.

Le deuxième métatarsien est le plus long des métatarsiens ; il présente en arrière cinq facettes articulaires, pour les trois cunéiformes et les deux métatarsiens voisins.

Le troisième métatarsien est difficile à distinguer du quatrième; il présente, en arrière, trois facettes articulaires, dont l’externe possède une rainure horizontale séparant la portion articulaire qui est au-dessus de la portion rugueuse.

Le quatrième métatarsien offre les mêmes caractères; de plus, il présënte, en dedans, une très petite facette pour le troisième cunéiforme; la face articulaire postérieure est moins étendue en hauteur que celle du troisième ; elle est un peu oblique en dehors et en arrière, tandis que celle du troisième métatarsien est transversale.

Enfin, le cinquième métatarsien n’a pas de facette articulaire latérale à la partie externe de l’extrémité postérieure; il a une facette articulaire postérieure très oblique en arrière et en dehors ; une apophyse énorme en dehors et en arrière pour l’insertion du muscle court péronier latéral au sommet, et du muscle péronier antérieur à la partie supérieure (Y. Pied).

Fractures des métatarsiens. — Les fractures des os métatarsiens sont produites d’ordinaire par écrasement. Elles se comportent comme les fractures des métacarpiens et demandent le même traitement.

Luxations des métatarsiens. — Ces luxations sont excessivement rares, grâce a la force des ligaments qui unissent ces divers os; c’est à peine si on en compte quelques exemples dans la science Dr J.-A. Fort.

MÉTATARSO-PHALANGIENNES. — Nom donné par les anatomistes aux articulations des métatarsiens avec les phalanges (Y. Pied). P L

MÉTÉORISME. — On désigne sous ce nom et sous ceux Apneumatose abdominale, ballonnement, iympamte le développement exagéré de gaz dans 1 estomac et les intestins (V. ces mots). g P. l.

i l ‘ ~~ N°m donné par les chimistes i Il bout à 6fi° km ?aS-3a distillation sèche du bois • j Jomt en général de toutes les pro

miiwiinni lc00l1.°rdinaire- En chauffant l’alcoo nortion^HètaVe^ lacide sulfurique dans des pro portions determmees on obtient Yéther méthyliqu

MET

MÉT

• pourrait être employé dans les mêmes cicons- Snres crue les éthers sulfurique, acétique, etc. L’alnol méthylique, appelé également esprit de bois, «e brûle quelquefois dans les lampes, à la place de l’alcool, à cause de son prix moins élevé. p. L.

MÉTRITE- — On désigne sous ce nom l’inflammation de l’utérus. On divise la métrite en aigue mi chronique, selon la forme que revêt la maladie. File peut à son début prendre la forme chroe contrairement à ce qui s’observe en général Xs les maladies inflammatoires. On distingue pncore la métrite puerpérale de la métrite qui se woduit chez une fille vierge, chez la femme qui n’a pas eu d’enfants ou chez celle qui est accouchée depuis un certain temps. On désigne sous le nom de métrite post puerpérale, celle qui survient pendant les suites de couches, mais non dans les premiers jours qui suivent la délivrance. Enfin, selon la localisation de l’inflammation dans l’organe malade, on a établi les divisions de métrite muqueuse ou endométrite, quand la maladie s’attaque principalement à la muqueuse utérine; métrite parenchymateuse, quand c’est la couche musculaire ou moyenne qui est envahie; enfin, on nomme paramétrite, l’inflammation du tissu cellulaire qui sépare l’utérus de la séreuse péritonéale qui le recouvre, en faisant remarquer qu’il est bien rare que, dans ces cas, la métrite ne se complique pas d’u'ne péritonite plus ou moins étendue. Quant à la pèrimètrite, ou pelvipéritonile , de même que des abcès périutérins, il en sera encore question aux mots péritonite, utérus, de même qu’il en a été déjà parlé à l’article ligaments larges.

1° Métrite aiguë puerpérale. — Cette affection qui, comme son nom l’indique, survient peu de temps après l’accouchement, mérite de nous arrêter tant par sa gravité que par l’acuité des symptômes qu’elle présente.

Vers le troisième ou le quatrième jour qui suit la] délivrance, on voit survenir un frisson violent, avec claquements de dents, pouls accéléré, peau chaude, faciès altéré, yeux brillants, et en même temps une douleur plus ou moins vive dans la région hypogastrique. Ce frisson est suivi d’une sueur abondante, de malaise, d’une courbature générale et de céphalalgie. Quelquefois ce frisson initial ne se produit pas. Les malades accusent simplement de la douleur et de la pesanteur dans le < as ventre, du malaise et de la céphalgie , et l’on constate que le pouls s’élève entre 100 et 120. hans les deux cas, la douleur ressentie par la alade a un siège fixe, qui réside au-dessus du Pubis, mais si quelquefois, à l’état de repos, cette to°i t GUf 6St facilement supportée par la malade, tes les fois qu’on palpe en pressant même légèment la région utérine, on exagère la douleur point de la rendre insupportable. Il est facile, sum^16’ remarquer que, si la douleur est à son ~ ®Um d’intensité dans la matrice, elle s’irradie à ligament l^ ^ro^e de l’organe, dans la direction des

sempX^0ra^on reconnaître que l’utérus prédoit UQ- v?^ume Plus considérable que celui qu’il voir à l’époque du début de la maladie. Cette

augmentation est due à la congestion de l’organe dont les vaisseaux n’ont pas encore pu perdre, à une période aussi rapprochée de la délivrance, la capacité qu ils avaient dans les derniers temps de la grossesse. Tout au moins, se laissent-ils facilement distendre. Par le toucher, on trouve le col entr’ouvert, les lèvres épaisses, tuméfiées, molles, présentant des déchirures plus ou moins profondes. En outre, on constate une chaleur assez prononcée du vagin, et le doigt perçoit facilement le battement des artères du voisinage.

En général, les lochies diminuent d’abord et se suppriment même presque complètement, pour peu que les symptômes généraux augmentent d’intensité. Dans d’autres cas, on observe une fétidité très grande de l’écoulement lochial. Cette odeur repoussante, qui est bien connue de tous ceux qui ont été à même de l’apprécier quelquefois, indique que la maladie s’adresse plus spécialement à la muqueuse, enfin, qu’on est en présence d’une endométrite puerpérale. Cette fétidité des lochies peut être le résultat de la rétention dans l’utérus d’un fragment placentaire, d’un lambeau de membrane ou simplement d’un caillot sanguin. Mais si la décomposition de ce corps étranger est la cause unique de la fétidité de l’écoulement lochial, on n’observe pas précisément les symptômes que nous avons décrits plus haut. Il n’y a que peu ou pas de douleurs dans la région utérine. La matrice n’est presque pas augmentée de volume. S’il y a de la fièvre, celui-ci revêt le type intermittent irrégulier ; en un mot, on a plutôt les signes de l’infection purulente que de l’inflammation aiguë de la matrice.

Quand la métrite débute au moment de la montée du lait, cette fonction est suspendue, ou tout au moins, très diminuée et, pour peu que la maladie s’aggrave, les seins s’affaissent et la lactation ne tarde pas à être tout à fait abolie. Quand au contraire, la métrite puerpérale revêt la forme subaiguë, l’allaitement esta peine entravé, à moins que, ce qui n’est pas rare, la succion de l’enfant n’éveille chaque fois de nouvelles douleurs du côté de l’utérus, et qu’il y ait avantage, en conséquence, à suspendre l'allaitement..

Il est difficile, dans la métrite puerpérale, de distinguer la forme à laquelle on a affaire, ou pour mieux dire, la métrite qui débute dans les premiers jours après l’accouche mept envahit presque toujours l’organe en entier, aussi bien le tissu cellulaire sous-péritonéal que la muqueuse utérine. Plus tard, quand la métrite n’apparaît que vers le dixième ou quinzième jour, il est plus facile de déterminer si l’on est en présence d’une endométrite ou dune métrite parenchymateuse. Dans la première, les symptômes généraux ont une intensité moindre, le frisson manque presque toujours, la fièvre se développe plus lentement et ne s’élève guere a plus de 90 ou 100 pulsations, elle reste constante, ne présentant que des exacerbations d’une faible amplitude. Le volume de l’utérus est peu modifie et sa sensibilité n’est pas considérable. En même temps, les lochies revêtent plus fréquemment le caractère puriforme avec une odeur plus prononcée.

Dans l’idiométrite ou métrite parenchymateuse,

ce sont surtout le frisson initial, l’augmentation du volume de l’utérus, l’acuité delà douleur, principalement celle qui est provoquée parla palpation, qui permettent de reconnaître cette forme de la maladie. Mais il ne faudrait pas induire de l’existence et de la prédominance de ces divers symptômes, que la métrite est limitée à la couche moyenne du muscle utérin; car, ainsi que nous l’avons déjà dit, dans la métrite puerpérale il est plus fréquent de voir l'inflammation généralisée à l’organe tout entier que localisée dans une des couches de son épaisseur.

La métrite puerpérale peut présenter la forme subaiguë, aiguë ou suraiguë.

Dans la première de ces formes tous les symptô- ,mes que nous avons décrits se présentent affaiblis. La fièvre est faible, la douleur minime, l’utérus à peine plus volumineux qu’à l’état normal, et les lochies rares sans fétidité. Toutefois l’appétit est faible, les mouvements de la malade dans le lit, sont difficiles et provoquent delà douleur qui s’irradie du côté des fosses iliaques ou le long de la cuisse. Il est fréquent, en effet, de voir cette sorte de métrite suivie d’un phlegmon du ligament large (V. ce mot) ou d’une phlébite alba dolens.(V. Phlébite). En même temps que l’une de ces complications s’éveille, on voit peu à peu la métrite disparaître, ou tout au moins, ne se présente-t-elle plus qu’au second plan, tout l’intérêt et tous les soins du médecin devant se porter sur l’affection subséquente.

La métrite aiguë au contraire est une affection grave non seulement par elle-même, mais encore par les complications qui s’observent souvent à sa suite. En effet la rapidité de l’inflammation et son intensité déterminent quelquefois une suppuration de la face interne de l’utérus qui peut faire craindre une lymphangite ou une résorption purulente. La forme gangréneuse dans laquelle les parois de la matrice se recouvrent à l’intérieur d’une couche pulpeuse grisâtre humide exhalant une odeur d’une extrême fétidité , véritable gangrène qui envahit peu à peu toute l’épaisseur du muscle utérin réduit à l’état « d’une matière molle pulpeuse, s’effondrant sous la pression du doigt, réductible' en une sorte de bouillie informe répandant , une odeur repoussante et n’offrant plus aucune trace d’organisation » (Hervieux) est, on le conçoit rapidement mortelle. Quant aux complications : la péritonite, la lymphangite, l’infection on la résorption purulente, elles ajoutent singulièrement à la gravité du pronostic. Cependant toutes les métrites même de forme aiguë n’ont pas toujours une issue fatale. Dans un bon nombre d’entre elles, après les deux ou trois premiers jours on voit l’acuité des symptômes diminuer graduellement et après une quinzaine de jours, s’il ne survient aucune complication, tout danger, si la malade est docile, peut être conjuré. Mais il ne faut pas perdre de vue, que par le fait même de cette maladie, le travail dévolution de l’utérus a été entravé; que cet organe reste plus longtemps volumineux, plus susceptible, et plus disposé à voir, soit une endométrite de forme chronique, soit des adhérences douloureuses*, succéder à la maladie principale, et rappeler pen¬

dant longtemps à la malade le danger qu’elle a momentanément couru.

Dans la métrite suraiguë la mort arrive presque toujours dans les quelques jours qui suivent le I début de cette affection.

Toutes- les violences exercées sur la matrice à j quelque moment que ce soit de la puerpéra- l lité peuvent être considérées comme des causes de la métrite. Ainsi les pressions exagérées que certains praticiens font subir à l’utérus en cher- \ chant, soit par des manœuvres externes seules, ‘ soit par des procédés qui s’appliquent à la fois à travers la paroi abdominale et par le vagin, à modifier la situation du fœtus dans la matrice, peuvent provoquer l’explosion d’une métrite. A plus forte raison la version, les applications du forceps quand la tête fœtale est encore élevée et que l’orifice utérin n’est pas suffisamment ouvert, l’expression utérine, manœuvre qui aurait pour but, au dire de certains accoucheurs, de faciliter la délivrance, les tractions répétées sur le cordon ombilical avant le décollement du placenta, les déchirures des bords de l’orifice utérin, l’administration exagérée et intempestive du seigle ergoté, les tranchées utérines violentes et douloureuses, la rétention d’un fragment de placenta, d’un lambeau de membrane, même d’un caillot plus ou moins volumineux, peuvent être considérées comme des causes de métrite.

Il faut encore ajouter la longueur du travail, quand il y a un obstacle à l’accouchement spontané, comme chez les, femmes qui présentent un rétrécissement du bassin, une malformation des parties molles, un volume exagéré de l’enfant.

Enfin le fait de se lever trop tôt après l’accouchement, de se livrer à des travaux qui nécessitent un certain déploiement de forces ou simplement de rester trop longtemps debout, à une période de l’état puerpéral ou la matrice n’est pas encore suffisamment revenue sur elle-même, prédispose a l’inflammation de cet organe.

Ayant indiqué les causes delà métrite nous n’avons pas à nous occuper des moyens prophylactiques qui devront consister à ne pas mettre les femmes en couches dans les conditions que nous venons d’énumérer. Toutefois certaines précautions doivent être indiquées dans quelques cas déterminés. Ainsi, quand une femme éprouve des tranchées violentes et douloureuses il faut s’empresser de les calmer par l’administration de petits lavements laudanisés répétés jusqu’à ce que toute douleur ait disparu. Autant que possible il ne faut pas laisser souffrir une femme trop longtemps si 1 on peut sans inconvénient venir à son aide et hâter la délivrance. Par exemple, si l’on est en présence d’un enfant dont la tête est hydrocéphale, il est inutile d’attendre l’accouchement spontané qui peut ne pas se faire, il faut au contraire se hâter de perforer le crâne et donner issue au liquide contenu dans la boîte crânienne. Dans le cas de version il faut attendre que le col soit suffisamment dilaté ou dilatable avant d’intervenir, etc.

. Lorsque la métrite est déclarée, quelques roede- - tins et en particulier de Dr Ilervieux commencent P ar 1 administration de l’ipéca. D’autres au coU"

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traire repoussent ce moyen dans la crainte d’exa- Iprer la maladie par les secousses que subit le vpntre dans les efforts des vomissements. Je crois nue dans la métrite aiguë, la première indication de calmer les douleurs et d’immobiliser la matrice si faire se peut. En même temps des ventouses •fiées sür ie ventre ou mieux encore douze à Quinze sangsues appliquées sur l’hypogastre aux nints les plus douloureux amèneront un soulagement sensible. En outre des lavements de cinmiante à soixante grammes d’une infusion emolupnte avec douze à quinze gouttes de laudanum seront administrés jusqu’à ce que la douleur ait ete

abDegrands cataplasmes laudanisés sur le ventre, apS injections tièdes émollientes, une potion contenant du sirop de morphine et quelques grammes d'alcoolature d’aconit, la diète absolue, le repos complet, tels sont les premiers moyens à mettre en usage. Il faudra toujours avoir soin, au moins -tous les deux jours, de faire prendre un grandlavement avec une ou deux cuillerées à soupe de glycérine pour libérer le rectum.. Si la douleur, apres avoir cédé à la première application de sangsues, venait à reparaître on pourrait recourir une seconde fois à cette émission sanguine locale.

Tant que les lochies ne seront pas fétides, on pourra se contenter des injections tièdes contenant une préparation antiseptique, le phénol Bobœuf, le coaltar saponiné de Le Beuf , la gemme saponinee de Lagasse, le vinaigre de Pennés, & te., par exemple. Ces injections devront être répétées au moins trois ou. quatrefois dans les vingt-quatre heures et faites -très doucement au moyen d’un irrigateur.

Si l’utérus reste volumineux on pourra recourir aux vésicatoires volants appliqués sur la région hypogastrique ou mieux à l’onguent napolitain appliqué sur le ventre recouvert d'un grand cataplasme. Hervieux conseille de continuer ces applications mercurielles jusqu’à ce qu’il s’établisse une salivation qu’il considère comme de bon augure. Cette opinion est combattue par Courty.

Enfin quand les lochies deviennent purulentes ou fétides il ne faut pas hésiter à porter les lavages jusque dans la cavité utérine et à pratiquer au moins trois fois par jour des injections antiseptiques avec une sonde à double courant. Ce procédé qui est aujourd’hui complètement entré dans la pratique nous a donné à tous d’excellents résultats.

Métrite aiguë simple et métrite post puerpérale.

Nous avons associé à la métrite aiguë simple la métrite post puerpérale, qui ne diffère de la première que par l’état anatomique de l’utérus, au moment où se développe la maladie. Il ne s agit pas ici des métrites puerpérales du chapitre précèdent, de celles qui se déclarent dans les quinze ou. vingt premiers jours qui suivent l’accouchement Les metrites post-puerpérales éclatent après cette époque. Nous rappellerons seulement que la matrice pre-

rappellerons seulement que ia mauw» r sente encore à ce moment des vaisseaux dont le nalibre est plus grand, que l’organe est en plein tra- ■vail d'involution, qu’il est par conséquent p us susceptible, plus gros, plus lourd, et que la congestion sera, dans ces conditions, plus intense qua mut autre moment de la vie féminine. .

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La métrite aiguë débute presque toujours par une douleur plus ou moins violente qui succède à la cause déterminante de l’inflammation. Cette douleur ressentie par la malade et siégeant à l’hypogastre est exaspérée par la pression. Elle peut irradier sur les côtés du ventre. En même temps la malade accuse un sentiment de pesanteur et d’embarras dans tout le ventre, des envies d’uriner fréquentes, la difficulté de remuer les jambes ou le tronc sans augmenter la douleur, une fièvre peu intense et de la constipation, l’appétit est aboli ou très diminué au début, la langue est sale, la peau chaude et humide.

Le ventre paraît à la pression, légèrement augmenté de volume. Au toucher, on reconnaît au vagin une température plus élevée, la pression exercée par le doigt sur le segment inférieur de l’utérus est douloureuse, et il est facile, en plaçant 1 autre main sur le ventre de constater 1 augmentation de volume de la matrice. Il existe presque toujours un écoulement blanc demi-transparent, qui peut devenir plus tard puriforme. Cet écoulement sera plus abondant quand on aura affaire à une endométrite. , , , . ,

Les causes de la métrite aiguë sont généralement extérieures. Une chute, un coup, une iparche forcée, les fatigues d’un voyage, l’abus des plaisirs vénériens, les opérations pratiquées sur la matrice, telles que l’ablation d'un polype, l’amputation d un col hypertrophique, la cautérisation ignee. Les femmes, en dehors de l’état puerpéral,, sont plus exposées aux métrites à l’époque de la menstruation qu’à tout autre moment, de la nécessite de prendre, à cette période, certaines précautions et ' d’éviter les rapports conjugaux (V. Menstruation).

La métrite aiguë ressemble de tous points a la métrite puerpérale subaiguë dent nous avons parlé plus haut. Aux douleurs vives des premiers jours succède rapidement une simple ^nsibüite de la région. L utérus diminue de volume, la fievre cesse l’écoulement vaginal se modère, devient muqueux, transparent, filant comme de lalbumme l’appétit renaît et, après un temps variable, la san e est rétablie. Toutefois, il arrive fréquemment que l’endométrite prend une forme chronique catarrhale et devient ainsi un des genres de metnte les plus difficiles à guérir.

Quant aux complications, elles sont rares, bien aue i’aie vu une métrite aiguë survenant a la suite

d’une cautérisation intempestive déterminer une

péritonite d’abord et une série d, abcès periuterins qui, après avoir mis la malade a deux doigta de la

mort, ont obligé cette pauvre femme a gar der le 1

pendant près de dix mois. J ajoute que * des -corps breux qui se sont depuis développes sur ^tte^ trice peuvent être considérés corn é^ard il

séquences de cette métrite, a cet egard

soit difficile de formuler une affirmation Dans la

mort est une excep ^eqla péritonite, ou qui surune complicat . ’ ssée à l’état chronique

vient alors que Ufle^o .P ûévrûs k chloro

ïSSE*nKmot),répuisement

de la malade qui en est atteinte.

454 MET

Le traitement consiste à calmer d’abord les douleurs avec des préparations opiacées comme dans la métrite puerpérale, à ordonner le repos absolu au lit et la diète. Quand les douleurs auront complètement cessé, si l’utérus conserve un certain volume, de petits vésicatoires sur le ventre, des laxatifs répétés, des injections antiseptiques termineront le traitement. On ne saurait trop insister sur le repos prolongé. De grands bains tièdes dans ce cas produisent souvent un grand soulagement. On pourra les répéter deux ou trois fois par semaine.

Il ne faut pas oublier que les femmes qui ont été atteintes d’une mélrite aiguë conservent longtemps une très grande susceptibilité dans la région utérine. La moindre imprudence peut réveiller des douleurs et de l’inflammation, et si ces rechutes, même de courte durée, venaient à se renouveler trop souvent, une métrite chronique succéderait rapidement à ces éclairs momentanés d’inflammation aiguë.

5 Métrite chronique. - La métrite, comme nous l’avons dit, peut débuter sous la forme chronique ou succéder à l’état aigu. Dans ce dernier cas, il y a toujours lieu de craindre que par quelque imprudence, un incident, un traitement trop énergique, la métrite ne reprenne la forme aiguë et que quelque complication n’aggrave singulièrement la maladie.

Les signes de la métrite chronique sont à peu près les, mêmes que ceux que nous avons décrits pour les formes précédentes, mais ils sont moins accusés. Ainsi, il y a peu ou plutôt pas de fièvre; le frisson initial fait complètement défaut ainsi que 1 élévation de température. A peine peut-on observer un peu de chaleur par le toucher vaginal. Seule la douleur existe, nettement ressentie par la malade souvent au moindre mouvement, après un taux pas, en s’asseyant, etc. A la pression, la douleur se re veille, et souvent même persiste assez intense pendant plusieurs heures; aussi les malades redoutent-elles le moindre examen. Cette douleur s irradie fréquemment des deux côtés du ventre principalement à gauche. On peut observer de ce cote un leger gonflement. En même temps les femmes accusent un malaise général dans tout le ventre de la pesanteur au périnée, du côté du saerum et dû coccyx.

La matrice est augmentée de volume, ce dont on peut s assurer par le palper abdominal combiné avec le toucher vaginal, mais cet accroissement n est pas assez considérable pour élever le fond de 1 utérus au-dessus du pubis. D’autant que 1W mentation de volume de l’organe s’accompagne presque toujours d’un abaissement plus ou moins prononcé. Le col participe au gonflement général de l’organe, et, dans les cas de métrite du col cette partie peut prendre un accroissement de volnma considérable.

Il peut se faire par les parties génitales un écoulement abondant, muqueux ou mucopurulent qui détermine souvent des démangeaisons incomû modes à la vulve; dans d’autres cas on observe de la secheresse.

Les règles peuvent conserver leur régularité-

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mais souvent aussi elles sont anormales. Tantôt elles sont plus abondantes, d’autres fois elles diminuent èn quantité. Le sang peut conserver sa coloration habituelle ou passer du rose pâle au noip brun, plus ou moins foncé. Chez quelques femmes l’écoulement menstruel devient pénible, il provoqué des tranchées qui réveillent les douleurs de la métrite pour plusieurs jours; chez d’autres, au contraire, cet écoulement procure un soulagement sensible d’une assez courte durée. Selon Courty, ies règles sont plus rares et disséminées dans la métrite parenchymateuse, plus fréquentes et augmentées dans l’endométrite. Quand la muqueuse utérine malade se. recouvre d’ulcérations ou de fongosités, il n’est pas rare de voir en dehors des époques des règles des écoulements sanguins plus ou moins abondants, et le flux menstruel est quelquefois transformé en une véritable métrorrhagie.

L’examen au spéculum, qui est souvent très douloureux pour les malades, devient cependant indispensable, non seulement pour assurer le diagnostic, mais encore . pour diriger le traitement. Par cet examen, on constatera l’augmentation de volume du col dont les lèvres sont comme œdématiées, tuméfiées, d’une coloration plus foncée qu’à l’état normal, et recouvertes de granulations ou de points ulcérés disséminés sur toute la surface du museau de tanche. Cette région est recouverte d’un mucus épais filant plus ou moins puriforme, difficile à entraîner. Dans les efforts que l’on fait pour nettoyer le col avec un tampon de ouate, on détermine, même en s’y prenant avec les plus grandes précautions, le suintement de gouttelettes sanguines qu’on voit sourdre de la muqueuse vaginale dont l’épithélium n’existe plus par places. Les parties ainsi dénudées sont plus ou moins étendues. Elles peuvent se borner à des points larges comme des grains de millet disséminés sur toute la surface du museau de tanche. Elles peuvent, au contraire, s’étendre circulairement autour de l’orifice^ externe, constituant ainsi une zone plus ou moins large tout autour de. cette ouverture. Quand on a bien nettoyé cette partie ulcérée, elle présente l’aspect d’une peau chagrinée, rouge et saignante. Dans quelques cas, les élevures à la surface sont beaucoup plus considérables, et chaque lèvre rappellerait l’aspect d’une fraise ou d’une framboise accolées l’une à l’autre, le sillon qui les sépare représentant l’ouverture de la cavité cervicale (V. Ulcérations, Utérus).

Quand la métrite du corps se complique d’une metnte du col on peut, en entr’ouvrant les lèvres e cette partie, s’assurer que la muqueuse cervicale présente une coloration rouge intense. Il peut arriver que cette métrite du col ne dépasse pas l’on ce externe, et que le museau de tanche ne pré-

n e que 1 augmentation de volume, le boursoufque nous avons signalé déterminant le nînn mfmen des lèvres en deh°rs , sorte d’ectron t d»rinû ^aiS Sans ulcération ni aucune autre perte de substance.

l’endométWtP^h eSt- Un Phénornène constant dans suivant mm , ^Oû'que ; mais l’écoulement varie

s’étend à?la 1111,? adie ,est limitée au C°1 ou <Iu’elle îuqueuse du corps utérin. Dans le pre-

ier cas, il est visqueux, filant, transparent, difficile à détacher des surfaces sur lesquelles il adhère. A l’examen au spéculum, on en voit presque toujours une masse plus ou moins volumineuse qui oblitère l’orifice cervical et qu’on a grand’peine à entraîner. Cet écoulement est, au contraire, aqueux, sanguinolent, mucoso-sanguin, ou plutôt muco-purulent, iaune-verdâtre , et quelquefois franchement purulent J’ai vu des femmes où, le spéculum étant ouvert on voyait s’écouler du col utérin un flot purulent capable de remplir un verre à liqueur. Quand l’écoulement contient du sang, si au moment de l’examen on est à une époque éloignée des règles, on peut être assuré que la muqueuse utérine doit être recouverte de fongosités en plus ou moins grand nombre, ou tout, au moins de surfaces ulcérées disséminées sur toute son étendue. La muqueuse est alors boursoufflée, épaissie, hypertrophiée, et les glandes qui entrent dans sa structure participant à cette prolifération exagérée, secrétent d’une manière insolite.

Il ne faut pas oublier cependant que la leucorrhée peut exister sans qu il y ait métrite. C est alors Jfe symptôme d’un état général, d'une diathèse chlorotique, anémique ou scrofuleuse et, dans ce cas, Je traitement devra s’adresser à cet état général, s’attaquer à la constitution même de la femme, se bornant à des soins locaux hygiéniques.

Nous avons dit que, dans la métrite chronique, l’utérus augmentait de volume. Mais cet accroissement n'est pas seulement dû à l’hypertrophie du muscle, car, outre l’épaisseur plus grande qu’on peut observer non seulement dans les parois (parenchyme et muqueuse}, on peut s’assurer que la cavité elle-même a de plus grandes dimensions. Cette observation est facile à l’aide de la sonde utérine, bien qu’il faille être très sobre de ce moyen de diagnostic, car souvent il détermine une perte sanguine, pour peu qu’il y ait des fongosités ou des ulcérations. Toujours il est douloureux, et l’on a vu quelquefois l’hystéromètre transpercer la paroi utérine, par suite du ramollissement de cette paroi. Tous les auteurs considèrent la métrite chronique comme une cause de stérilité., d’abord parce que souvent les rapports sexuels sont tellement douloureux qu'ils sont repoussés ou incomplets, ensuite parce que les écoulements muqueux déterminent une oblitération à peu près complète des orifices utérins, enfin à cause des adhérences et des positions vicieuses contractées par les trompes, les ovaires et la matrice.

Les causes de la métrite chronique sont les mêmes que celles de la métrite aiguë. Nous devons ajouter que souvent cette dernière prend elle-même plus ou moins rapidement la forme chronique.

La marche de la métrite chronique est essentiellente. Elle ne présente par elle-même d’aues dangers que l’épuisement qu’elle entraîne presque sans exception pour les malades, et les affections erveuseset diathésiques qui en sont la conséquence. w*3611.1 ^ûn.c dire que si la métrite chronique n’enme jamais la mort, elle favorise le développeent d autres maladies qui ont souvent une issue este. il est facile de comprendre, en effet, que

les pertes sanguines abondantes et répétées, les écoulements purulents journaliers doivent, chez une femme délicate, dont la poitrine présente une certaine susceptibilité, favoriser le développement de tubercules qui, sans cela, seraient restés à l’état latent et n auraient peut-être jamais évolué. Ajoutons que le repos auquel certaines femmes sont obligées de se soumettre (car la marche, la voiture, le chemin de fer, réveillent les douleurs sourdes, la pesanteur, les tiraillements, les pertes rouges et blanches), amène presque fatalement la perte de l’appétit.. De telle sorte qu’il y a déperdition d’un côté, et de l’autre impossibilité de réparer par la nutrition.

Je ne parlerai que, pour mémoire, d’un mode de terminaison assez rare, la formation dans l’épaisseur du muscle utérin d’une collection purulente qui peut s’ouvrir soit dans le rectum, soit dans l’utérus, soit dans la vessie, soit enfin dans la cavité abdominale, déterminant dans ce dernier cas une péritonite vésanique et la mort.

Dans l’endométrite chronique., il n’y a pas lieu d’employer les émissions sanguines, qui ne donnent de résultats sérieux que dans les formes aiguës de la maladie.

Mais dans la forme parenchymateuse, alors que l’organe est sensiblement augmenté de volume, qu’il est douloureux à la pression, que les lèvres du col sont épaisses, congestionnées, on se trouvera bien de l’application répétée des sangsues sur le col. Courty dit qu’elles calment les douleurs comme par enchantement. On peut y substituer les scarifications sur le col.

Les injections vaginales trouvent dans ce cas une " application constante. Elles doivent toujours au début être tièdes et émollientes, toutes les fois qu’à l’endométrite se joint de la vaginite et de la vulvite. Plus tard, alors que toute inflammalion.de voisinage est éteinte, on pourra employer des injections astringentes, telles que les décoctions de feuilles de noyer, d’écorce de chêne, de ratanhia, les infusions de fleurs de sureau, de thé. On pourra mélanger au liquide injecté, de la poudre d’alun, du tannin, du perchlorure de fer, dans le cas où il s’écoule avec le mucus une certaine quantité de sang.

J’ai eu de bons résultats d’injections très chaudes* à 40 ou 45 degrés, surtout quand il y a une légère congestion utérine, concurremment avec l’endométrite.

Quand on emploie les injections tièdes au début, il faut graduellement abaisser la température jusqu’à ce que le liquide injecté soit au même degré que l’air ambiant. En hiver je repousse les injections froides qui provoquent souvent de véritables crises rhumatismales.

Je me suis expliqué ailleurs (V. Leucorrhée), sur l’appareil à employer pour ces injections. Ces lavages devront être faits au moins deux fois par jour : le matin et le soir, et si l’écoulement est très abondant et irritant, je conseille de faire une troisième injection dans le milieu de la journée.

On peut être conduit, chez certaines temmes qui n’ont jamais eu d’enfants, à faire une dilatation du col. J’ai, en effet, observé plusieurs cas de métrite

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du col avec oblitération de la cavité cervicale par le mucus sécrété, qui semblaient entretenus par l’étroitesse de ce canal. Presque toujours alors on observe une petite ulcération circulaire autour de l’orifice utérin. La dilatation avec une tige de laminaria produit dans ce cas d’excellents résultats. .

Quant aux cautérisations dans la cavité du coi et dans la cavité du corps de la matrice, je les ai vus mettre en usage bien des fois avec des succès très divers. J’ai vu employer le nitrate d argent et les acides nitrique, chromique, le nitrate acide de mercure, etc. Les solutions de nitrate d’argent, de tannin, de perchlorure de fer, la teinture diode, etc. J’ai vu abandonner dans la cavité utérine des fragments de nitrate d’argent. J’ai assisté également à bien des injections pratiquées dans la cavité utérine avec des liquides de natures diverses, émollientes, antiseptiques et astringentes. De tout cela, il résulte pour moi que les cautérisations de la muqueuse du col avec le nitrate d’argent produisent de bons résultats. Si on a lieu de penser que des fongosités ont pris naissance sur la muqueuse cervicale, on peut les détruire auparavant avec la curette de Sims ou celle de Récamier. Mais tous les autres moyens m’ont semblé dangereux. A l’état de vacuité, c’està-dire quand on s’éloigne du moment de l’accouchement, que le col est reconstitué, alors que la sonde n’y pénètre plus qu’à frottement, les injections utérines ne sont plus innocentes. Il faut, quand on croit dévoir s’y adresser (c’est-à-dire dans les cas d’hémorrhagies fréquentes), commencer par dilater le col à l’aide de la laminaire ou des éponges préparées ; or, ce procédé préparatoire indispensable sur une matrice malade, n’est déjà pas par luimême hors de danger. Ce n’est, je le répète, que dans les cas où les pertes de sang fréquentes et abondantes deviennent inquiétantes pour, la vie de la malade, qu’il faut y recourir, et alors on fera bien de s’assurer qu’il n’y a pas quelque corps fibreux interstitiel dont la présence expliquerait ces pertes, mais contredirait en même temps toute espèce d’intervention à l’intérieur.

Dans les endométrites du corps, je me suis au contraire, très bien trouvé des modificateurs généraux dont je vais parler plus loin et des cautérisations au fer rouge portées sur le col ou à l’entrée de la cavité cervicale.

Dans l’endométrite hémorrhagique, les injections froides, les lavements froids, les bains de siège froids, les applications froides sur l’abdomen et sur le haut des cuisses donnent de bons résultats.

Quand l’endométrite s’accompagne de douleurs, on fera bien d’employer les narcotiques, comme des cataplasmes laudanisés sur le ventre, des lavements laudanisés, des suppositoires contenant une certaine quantité d’extrait d’opium, etc. Les vésicatoires sur le ventre appliqués en cercles un à un autour de la région douloureuse, les badigeonnages avec la teinture d’iode, sont des modificateurs qu’il ne faut pas négliger, non plus que les onctions avec les pommades mercurielles et belladonées, suivant, les cas.

On a, dans. ces dernières années, fait grand bruit

autour du traitement de la métrite chronique par l’électricité. On devait même, par ce moyen, fajre disparaître tous les myomes utérins. Je crois qu’fi faut en rabattre beaucoup de ces prétentions, et pour quelques cas de métrite qui ont semblé se trouver bien de la nouvelle méthode, combien y en a-t-il où ce traitement a complètement échoué, quand il n’a pas même déterminé des accidents fâcheux!

Dans les différentes formes de métrite chronique il ne faut pas négliger le traitement général. N’oublions pas que ce sont des affections épuisantes et que l’économie a besoin d’être soutenue par une nourriture fortifiante, le grand air, l’absence d’émotions morales; on fera bien de stimuler l’appétit par les préparations arsenicales. Dans la métrite du corps utérin, bien des femmes seront obligées de se condamner à un repos sévère de plusieurs mois, et dans ces conditions, la constipation est presque fatale chez la femme. Aussi, des laxatifs légers pris tous les deux ou trois jours, des purgatifs pris tous les dix ou quinze jours deviennent indispensables pour régulariser les fonctions digestives et éviter les congestions passives. Sitôt que la malade pourra prendre un peu d’exercice, il faudra insister sur la nécessité d’un changement d’air, en prenant soin toutefois, de ne pas conseiller trop tôt un voyage qui pourrait amener une rechute.il faut commencer, par habituer la malade à passer de son lit sur une chaise longue, à faire quelques pas dans son appartement, à risquer quelques sorties à pied dans le voisinage, une promenade en voiture sur une route suffisamment unie pour éviter les cahots. Mais il faut exclure pendant longtemps les escaliers; les ascensions, la danse et l’équitation. Une bonne ceinture hypogastrique, simple, sans plaque ni peloltes, en soutenant le paquet intestinal, soulagera la matrice et permettra les promenades. Souvent, après la métrite chronique il reste un peu d’abaissement, et l’utérus a presque toujours un poids un peu plus grand qu’à l’état normal, on sera obligé, pour éviter les douleurs dans les reins, dans les aines, la pesanteur sur le périnée ou le plancher du bassin de placer un pessaire qu’on choisira suivant le cas particulier.

Pendant longtemps le repos au lit . devra être ordonné au moment des règles. Nous avons déjà parlé et nous insisterons plus tard sur le traitement de la métrite hémorrhagique (V. Métrorrhagie)- Les rapports sexuels seront supprimés tant que la matrice sera douloureuse à la pression. Du reste, la femme qui éprouverait quelques douleurs de ces rapprochements, sera la première à les éviter.

Les injections légèrement astringentes avec la décoction de feuilles de noyer ou d’écorce de chêne seront continuées pendant longtemps, en même , temps qu’on aura soin d’entretenir une rigoureuse liberté du ventre. Les grands bains tièdes seront toujours utiles. Si la métrite a déterminé l’anémie, la chlorose, on emploira les médicaments indiques et l’hydrothérapie sera mise à contribution. Je n,e parle que pour mémoire de la dyspepsie, des differentes formes de névroses dont on trouvera le traitement indiqué aux mots gastralgie, manie, névralgie, etc. Quand aux eaux minérales, il faudra

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tenir compte à la fois de la constitution générale de l’individu, et de l’état local pour choisir la source où la malade pourra être utilement envoyée. . Dr A- DE SoYRE-

MÉTRORRHAGIE. — On désigne sous ce nom les écoulements sanguins exagérés qùi viennent de l’utérus. Toutefois les menstruations très abondantes qui revêtent le caractère hémorrhagique sont plus' spécialement désignées sous le nom de ménorrhaqie. De telle sorte que les métrorrhagies ne comprennent que les écoulements sanguins qui ont lieu dans l’intervalle des règles; mais comme il est souvent difficile de distinguer lors d’un flux exagéré, si l’on est en présence d’une ménorrhagie ou d’une métrorrhagie, nous n’avons pas cru devoir séparer ces deux états. ,

Quant aux métrorrhagies pendant 1 état puerpéral on en trouve la description aux mots accouchement, avortement, délivrance, grossesse, œuf, placenta.

La ménorrhagie peut être idiopathique ou symptomatique. Par exemple, on a vu des jeunes filles, à la première époque de leurs règles, atteintes d’un flux menstruel si abondant que la mort en a été la conséquence. Chez d’autres, le même phénomène s’est produit, non plus à la première menstruation, mais à une époque subséquente et a déterminé également la mort. L’autopsie à permis de constater qu’il n’y avait aucune lésion du côté de l’utérus, que les autres organes étaient également sains ; on se trouvait donc en face d’une véritable ménorrhagie idiopathique, une altération de la fonction menstruelle.

La ménorrhagie peut se produire sans amener d’aussi terribles conséquences; sous l’influence du froid, d’une chute, d’une violente émotion morale, il peut se produire un trouble profond dans l’économie qui se traduit soit par la suspension de l’époque menstruelle, soit au contraire par une exagération dans la quantité et dans la durée de l’écoulement, j Chez presque toutes les femmes on peut remarquer que sur deux époques de règles il y en a une plus abondante que l’autre; mais s’il survient, par suite d’une des perturbations que je viens de signaler (iroid, chute, émotions), une suspension ou un recd dans l’une de ces époques, il n’est pas rare de von* le flux menstruel se produire plus tard ou à a aate régulière suivante avec une abondance exagérée. N’oublions pas que certaines personnes sont hémophiliques, c’est-à-dire qu’elles ont une .position congénitale et héréditaire à des hémorr agies difficiles à arrêter, suivant la définition de t°P. Pn comprend facilement que les femmes eintes de cette diathèse hémorrhagique sont plus " ^to^s les autres exposées aux ménorrhagies.

Q doit également considérer comme ménorrhafles les menstruations précoces et tardives; mais il vipDeSt Pas <le même des épistaxis utérines qui surv nnant dans le cours des maladies aiguës en detab,S des époques menstruelles. Ce sont là de véries métrorrhagies. Nous y reviendrons plus loin, femn ménorfhagie est souvent symptomatique. Les tipk GS sont affectées de fibrômes intersti- °n sous -péritonéaux de l'utérus n'ont pas

mCTTQNNAXRR POPULAIRE RE MÉDECINE USUELLE

toutes des pertes sanguines dans les intervalles intermenstruels , souvent les règles seules sont modifiées, elles se répètent plus fréquemment, s’accompagnent de douleurs et, surtout, sont beaucoup plus abondantes. J’ai vu plusieurs femmes épr ouver alors de véritables hémorrhagies menstruelles.

D ans certaines métrites, surtout quand cet état est compliqué d’une déviation utérine, il n'est pas rare de voir les règles beaucoup plus abondantes qu’ autrefois et prendre la forme ménorrhagique.

Q uant à la métrorrhagie, tous les auteurs s’accordent à la considérer comme symptomatique. Seuls, ceux qui réunissent sous un même nom les écoulements ménorrhagiques et métrorrhagiques, admettent l’idiopathie dans la métrorrhagie.

Les cas dans lesquels des écoulements sanguins se produisent par l’utérus, en dehors des périodes menstruelles, sont assez fréquents. Ainsi dans certaines affections générales comme le scorbut, l’albuminurie, l’anémie, la chlorose, les affections fébriles, aiguës et principalement les fièvres éruptives, la fièvre typhoïde, les affections du cœur, sont annoncé es ou accompagnés d’écoulements sanguins par les voies génitales auxquelles on a souvent donné le nom d 'épistaxis utérines.

Mais c’est surtout dans les maladies des organes génitaux qu’on voit survenir des accidents hémorrhagiques. Ainsi dans les ulcérations du col, les tumeurs fibreuses, les polypes, le cancer, certaines formes de métrites muqueuses, où la surface de l’utérus se couvre d’ulcérations ou de fongosités, dans quelques opérations même simples, &0 pratique gynécologique, comme les cautérisations. Chose remarquable, dans certaines ulcérations du col, la cautérisation de la petite plaie avec le crayon de nitrate d’argent détermine chaque fois une perte sanguine consécutive. La même plaie traitée avec le cautère actuel n’entraîne plus les mêmes accidents. Les dilatations du col répétées trop souvent, . les traumatismes de toutes espèces, chutes, coups, excès de coït, etc. Enfin, on doit y faire rentrer les troubles vitaux de la ménopause.

Il est généralement facile, en face d’une hémorrhagie par les organes génitaux, de s’assurer que le sang provient de la cavité utérine. Outre que les écoulements sanguins ayant leur source dans la vulve ou dans le vagin sont rares, on a toujours pour ressource de s’adresser au spéculum, qui permet de lever les doutes qui pourraient subsister. Mais le point le plus important dans les hémorrhagies internes, c’est de rechercher la cause de cet

Je n’ai pas à entrer ici dans les détails sur le diagnostic de toutes les affections internes qui déterminent et entretiennent des métrorrhagies comme la métrite, les tumeurs fibreuses de l’utérus, les po- . lypes, le cancer, les déviations, parmi lesquelles je citerai plus particulièrement la rétroversion, etc. On peut éprouver certaines difficultés chez les jeunes filles ou chez les femmes qui sont restées vierges. Je me rappelle en particulier le cas d une sœur hospitalière atteinte de métrorrhagie occasionnée par la présence d’un -polype utérin. Il est certain que les premiers accidents seront combattus comme les 1?3

ménorrhagies idiopathiques, mais la persistance et l’abondance des écoulements sanguins obligent d’aller plus loin et de poursuivre, par un examen local aussi complet que possible, la recherche de la cause initiale de ces accidents,, quelles que soient du reste les difficultés morales et matérielles que l’on a à surmonter.

Dans les ménorrhagies on peut instituer un traitement prophylactique. Èn effet les femmes qui • savent qu’à l’époque de la menstruation l’écoulement sanguin sera assez abondant pour : prendre la, forme hémorrhagique, soit que te chose se passe ainsi chez elles depuis quelque rtemps, soit que certains signes reconnus par elles leur permettent de prévoir cet accident, pourront par de s précautions générales, par quelques soins locaux diminuer l’abondance delà perte qu’elles redoutent.

Ainsi, dès la première apparition des règles, elles devront prendre le lit ou s’étendre sur un canapé ; conserver la tête basse, le siège élevé; s’abstenir de toute excitation sexuelle dans les jours qui précèdent et, à plus forte raison, pendant la période menstruelle; prendre des boissons fraîches, légèrement acidulées, l’eau de Léchelle, etc. Souvent ces moyens prophylactiques ont suffi pour empêcher les ménorrhagies, . et on devra toujours y recourir au début de tout écoulement sanguin un peu abondant qui se fait par les organes génitaux, sans préjuger de la cause initiale de ces hémorrhagies ; mais si, malgré ces précautions, l’écoulement conserve son abondance, on devra prendre du seigle ergoté, soit en poudre mélangé à une potion gommeuse (4 grammes dans 120 grammes de julep gommeux) par cuillerée à bouche toutes les heures, soit en capsules, soit par la méthode hypodermique (lsr50 pour 100 grammes d’eau distillée), à l’aide de la seringue de Pravaz. La quinine a été également conseillée comme hémostatique, mais il faut en prendre d’assez fortes doses (lsr50 à 2 grammes dans les vingt-quatre heures). On pourra encore ÿ adjoindre des compresses trempées dans l’eau froide, et souvent renouvelée, appHquées sur le haut des cuisses, sur la région hyagastrique et sur la vulve. Des injections froides faites lentement et prolongées pendant quinze à vingt minutes, à l’aide de l’irrigateur ou d’un seau suspendu au plafond ou au ciel du. lit, des lavements froids, des bains de siège à l’eau courante, etc. Ces moyens ont souvent arrêté des pertes considérables, même celles qui succèdent à l’accouchement, et dont l’abondance peut quelquefois effrayer les plus vieux praticiens.

Dans les affections utérines, comme les tumeurs fibreuses interstitielles , les déviations , les congestions de toute nature, au lieu de recourir, pour combattre les hémorrhagies, aux applications froides qui ont été seules si longtemps en usage, on a, au contraire, employé les injections chaudes (40. à 50°), les grands bains chauds, ou des sacs pleins d’eau chaude portés sur la région lombaire. On a obtenu de ces moyens d’assez bons résultats pour les conseiller dans les cas dont il s’agit, auxquels j’ajouterai les différentes formes du cancer du col et les polypes, en attendant le momenMm l’on pourra en pratiquer l’ablation.

Enfin, si tous ces moyens échouent et qUe la métrorrhagie continue, on devra faire la compres, sion de l’aorte et le tamponnement.

La compression de l’aorte est facile à pratiquer f aussitôt après l’accouchement, quand l’utérus, refoulait en haut et sur les côtés la masse intestinale est descendu dans la région hypogastrique, après’ l’expulsion de l’enfant et celle du délivre, car toutes les hémorrhagies qui se produiront entre ces deux temps de l’accouchement, nécessiteront d’abord l’extraction du placenta (Y. Délivrance).

Ce ne sont que les hémorrhagies survenant après cette opération qui pourront obliger à recourir à la compression de l’aorte, alors que les moyens généraux indiqués plus haut, combinés avec l’extraction des caillots accumulés dans l’utérus et dans le vagin et l’administration du seigle ergoté n’auront pas suffi pour arrêter l’écoulement sanguin. A ce moment, si on applique la main au-dessus du fond de la matrice et qu’on l’enfonce dans la direction de la colonne vertébrale, il sera facile de percevoir les battements aortiques, et l’on pourra alors comprimer suffisamment cette artère pour empêcher que le sang afflue à l’utérus et en remplisse les sinus par l’intermédiaire des artères utérines et des artères utéro-ovariennes qui prennent naissance sur l’aorte dans un point inférieur à celui où a lieu la compression. Celle-ci est donc appliquée en un lieu intermédiaire entre le cœur et l’utérus, et a pour but d’empêcher l’afflux du sang aux organes contenus dans le bassin et, par conséquent, d’arrêter l’hémorrhagie utérine. Ce moyen, qui vient en aide à toutes les autres applications que nous avons énumérées, donne, aussitôt après la délivrance, d’assez bons résultats.

Mais, hors cette phase de la vie féminine, il est beaucoup plus difficile de recourir à la compression aortique. On a, en effet, les anses intestinales plus ou moins remplies de gaz ou de matières qui se trouvent interposées entre la paroi abdominale et l’aorte. De plus, il faut compter sur le panicule graisseux qui, chez certaines femmes, double souvent d’une épaisse couche la peau de l'abdomen, de sorte que ce procédé ne peut guère être mis en usage que chez certaines femmes maigres. Mais il reste alors le tamponnement, que nous décrirons plus tard (V. ce mot), qui, justement, ne peut être mis en usage après l’accouchement, mais qui rend au contraire des services importants dans les metrorrhagies non puerpérales. m A. de Soyre.

MEUM. — Le meum, appelé aussi fenouil des Alpes, est une plante de la famille des Ombellifères, commune dans les pâturages du Jura, des Alpes, des • Cévennes, des Pyrénées, de l’Auvergne, dont la racine à saveur amère, piquante et aromatique, j°ult de propriétés apéritives, stimulantes et diurétiques, utilisées jadis contre les affections atoniques et fla' tulentes de l’appareil digestif. Son usage est aujourd’hui à peu près complètement délaissé. P. t-

MEUNIER. — Hygiène professionnelle. -7

nettoyage des blés, comme de toutes les graine , en général, amène le dégagement de poussières excessivement ténues qui restent en suspensio

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, Voir et se trouvent entraînées dans les poudan« rendant l’inspiration. De là un certain nom- 111 Affections des voies respiratoires comme, bre tüme l’asthme, la bronchite et lapneul’empûy . surtout la phthisie qui est a

Le nettoyage des blés sera fait, autant que possible au grand air et, aans tous les cas, l’ouvrier chargé de ce travail évitera de se tenir sous le vent des appareils qui chassent les poussières contenues dans le blé. Enfin on ne devra jamais entrer dans

c’est surtout la phthisie qui esta' dans le ble. Enfin on ne devra jamais entrer dans

monie; ma la personne chargée dü les bluteries ou les chambres à farine avec une

craindre ^ ait quelqUe disposition person- lumière, à moins qu’elle ne soit contenue dans une

travail ae n^al|die< Les meuniers, comme les lampe de sûreté. D1 phillis.

ne • comptent donc dans leurs rangs un

grainetier., hthisiquegj et SOUvent ils sont MIASMES. — Les miasmes sont des émanations

certain n0 ,„rieülgr d’assez loin l’opération du provenant de substances, animales ou végétales qui

obliges de s ^ aingi de ge tenir dans la se . répandent dans l’air ambiant. On a longtemps

nettoyage foit cg travail et dont l’atmosphère considéré les miasmes comme les agents directs de chambre ou poussières, de débris des poils du la contagion d’une foule de maladies et plus parti-

est surcharge p ^ paille brisée. culièrement des affections éruptives. Il était en

Wé et/M affections pulmonaires, il faut encore effet tout naturel d’admettre que pendant la va-

0 Ui Snharites les conjonctivites, les angines, riole, la rougeole, la scarlatine, l’épiderme s’exfo-

citer les rnepi , ^ ^ contact de ces dé- liant abandonnait à l’air des particules excessive-

determinees ë ^ qu>üs produisent ment ténues qui, respirées par un individu sain,

bris en suspe et laryngienne. lui communiquaient la maladie d’où ces particules

SUr mélangée à l’air ambiant n’a aucun de émanaient. Peut-on aujourd’hui soutenir la même

La tanne g vi„«a»s« «a oim tWco9 i. a dp.r.mivfirt.ft des microbes ce mot! leur

wnnvénients et dans la bluterie, où elle se these? La découverte des microbes (V. ce mot), leur “S V toutes saillies, où elle recouvre les parois mode de propagation, rejettent les théories miasma- S.rs el les plafonds, elle ne détermine qu’une tiques au second plan. Que dire maintenant . du

Sne ^ur la respiration, à laquelle le meunier miasme paludéen (Y. ce mot) du miasme puerpéral

s’accoutume à la longue. Toutefois le contact des (V. ce mot) et de tant d’autres?

SS de la peau, avec cette poussière de fa- En dehors des matières organiques qui consti- ^ine excessivement ténue, qui forme avec la transpi- tuent Tes miasmes ce mot sapplique encore aux rationmne sorte de masiic qui s’insinue dans les gaz plus ou moins deleteres qui émanent des corps

mofndres replis de la peau, détermine des éruptions en activité vitale ou en décomposition. Or ces gaz

cutanées^ de natures diverses. On observe le plus peuvent à eux seuls déterminer des maladies chez

fréquemment l’eczéma, le prurigo, l’acné et des les gens qui les respirent. Il reste a la chimie

furoncles. On a également remarqué une éruption biologique et à la

papuleuse qui entraîne de vives démangeaisons, trer -si ces gaz rente] Cette maladie, qui ne saurait être confondue avec ques-unes üe ces bai la gale, dont elle offre cependant quelques-uns d’hui un peu partout, des caractères, siège le plus souvent sur 1 un des

côtés du cou, celui sur lequel les. meuniers ont MICROBE. Les n l’habitude de porter le sac de blé. On l’a vu égale- vivants que l’on peut

trer si ces gaz renferment par eux-mêmes quelques-unes üe ces bactéries qu’on retrouve aujourd’hui un peu partout. P. L.

MICROBE. — Les microbes sont des petits, êtres vivants que l’on peut considérer comme formant le

ment sur les bras et les mains, et les papules trait d’union entre le

d’un acarus qui ne serait dit-on que . la larve du charançon.

Du phénomène singulier qui a déterminé de graves accidents mérite d’être signalé. Dans la cham-

à ces êtres qui étaient auparavant Connus sous le nom de microzoaires donné, par les physiologistes, qui les rangeaient sur le premier échelon de la série animale, ou sous celui des micropkytes imposé

par les naturalistes, qui les considéraient comme de de farine en susnension on a vu se produire au petites plantes.

contact oe la lumière, une enflammation de cette Aujourd’hui le terme de microbe est a peu près atmosphère, suivie d’explosion, absolument comme accepte par tous pour designer ces etres inferieur , dans un appartement où le gaz hydrogène serait bien que les Anglais et les Allemands se servent plu-

«tenu JJ! „ produi- tôt du mot l bactérie qui nés, qu'un desgen e d

tait sunout dans la pièce ou l'on vide la farine, la classe des microbes, et que

» celle-ci détermine un nuage épais. Si à ce accepte le mot de pr, Me, invente par i H*ckel i, e

m°ment on approche une lumière, il semble,que ce destine par son auteur a designer cette classe m

^oage s’enilaunne et l’explosion ne tarde pas à se termédiaire. , i nature et

produire. Il en résulte un véritable incendie qui Les microbes sont nombres drnsto jjSgj» f* avoir des conséquences extrêmement graves, leur rôle est si different

J°.û seulement pour l’immeuble où l’événement a en deux grandes classes, les microbes utiles et I

StS^aissailce’ mais encore pour les hommes occu- microbes nuisibles.’ transformation des

Pes dans la pièce où l’incendie s’est déclaré. Les Aux premiers appartien^

JiïÏÏgZr moi"s ét“4“es « ****** p^TdS t“pPt“ par la terre. « Us dé-

être les conséquences. P1Ui5 smiPies. qm fuul t d d

meunCti qUe Uuus veno»s de dire> ü résulte 5ue leS üarraSfent T* pxcrémentitielles^de toutes lts * Remuer* uevront se soumettre à des soins extrê- vres, des

11168 de propreté pour éviter les affections cutanées, substances mortes et inutiles qui sont les déchets

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de la vie et relient par un cercle sans fin les végétaux et les animaux » (Trouessart). Ce sont eux qui constituent les ferments.

Les microbes nuisibles sont les agents des maladies qui attaquent aussi bien les végétaux que les animaux. Leurs graines ou spores flottent dans l’atmosphère que nous respirons, dans l’eau que nous buvons. Nous sommes donc exposés constamment à leurs attaques; aussi est-il bon de les connaître pour pouvoir les éviter et les détruire.

Si l’on veut bien comprendre le mode de formation, de développement et de fructification ou d e

Fig. 873.

Développement de l’agaric comestible.

A. Mycélium portant de petits agarics à divers degrés de développement : — i, u, ni, iv, v. Transformations que subit l’agaric avant d’arriver à la forme de champignon de couche représenté eh v.

reproduction des microbes, il faut étudier d’abord les champignons les plus inférieurs, les moisissures

• Fig. 874. — Agaric comestible.

A. Coupe verticale de quelques lames de grandeur naturelle. — B. Coupe verticale grossie d’un lame. — C. Coupe très grossie d’un fragment de lame. —sli. Couche sous hyméniale. —hy. Couche hyméniale. — s. Spores.

qui ne sont autres que des microbes visibles à l’œil nu. Passant ensuite aux ferments, nous verrons quels liens rapprochent les premiers des seconds, comment sur la limite qui semblerait les séparer, ces deux espèces sont en quelque sorte confondues . Des ferments aux microbes il n’y a qu’un pas, et de cette étude rapide nous pourrons déduire la nature essentiellement végétale des microbes.

Dans le champignon de couche, ou agaric comestible, on distingue: 1° une partie souterraine appelé vulgairement blanc de champignon et scientifiqUe I ment mycélium , qui représente à la fois la racine'

' la tige et les rameaux de la plante; 2° la queue e{ le chapeau, la partie comestible du champignon ! nommés en botanique Y hyménium, doivent être considérés comme la fleur ou pédoncule floral chargé de supporter et de protéger les spores ou ' graines, qui se rencontrent sur les lames visibles au-dessous du chapeau. Mais ce mode de reproduction n’existe pas seul sur les champignons. • Quelques-uns donnent également naissance à des spores par leur mycélium ; c’est pourquoi, dans le champignon de couche, par exemple, quand on veut établir une champignonnière, on se proeure seulement du mycélium ou blanc de champignon,

» qui porte avec lui les spores qui donneront naissance à de nouveaux individus. On appelle spores endogènes, celles qui prennent naissance sur le mycélium, et spores exogènes celles qui se développent sur un pédoncule floral.

Ce mode de fructification a permis d’établir une classification parmi les champignons; c’est ainsi que la rouille du blé et des graminées est un champignon qui n’a que des spores exogènes. L’on comprend qu’au moment de la fructification ces spores tombent dans le champ, ou sont portées par

Fig. 87b. — Clairceps purpurea ou ergot de seigle, a. Ergot produisant des réceptacles fructifères - b. Coupe verti- . cale du renflement terminal du réceptacle - c. Coupe d’un conceptable très grossi, rempli de thèques. - d Asque déchire a une extrémité et laissant sortir les spores .

le vent sur d autres plantes, qu’elles peuvent là passer 1 hiver, rester stationnaires, puis, quand une goutte de pluie, de rosée, avec un certain degré de chaleur, les mettra dans des conditions favorables à leur développement, on verra une nouvelle tache s’étendre et fructifier à son tour.

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Au contraire, l’ergot de seigle, les moisissures, le champignon des pommes de terre, l’oïdium, le mildiou, eXc. , sont des cryptogames à spores endoèoes. Chez quelques-uns même on trouve des orfanes de sexes différents, et c’est par la fusion qui 'établit entre ces deux organes que les spores acquièrent la faculté reproductrice.

4 II ne faut pas croire que les champignons ne prennent naissance que sur les corps en putréfaction qu’ils soient le produit de la décomposition, car on en rencontre même , sur des cailloux, sur du verre, sur les lentilles des microscopes. Ce qui leur est nécessaire pour se développer c’est une certaine humidité. Aussi rencontre-t-on ces parasites un peu partout, sur les animaux morts et vivants, sur les bois les plus durs et sur ceux i Sont pourris, sur les murs des caves et sur les rochers en pleine lumière, etc. La muscardine ou maladie des vers à soie, est causée par un champignon qui se développe sur un ver jusque-là en bonne santé, et entraîne rapidement sa mort. Le mycélium de ce champignon donne naissance à de nombreuses spores qui se répandent dans l’air et sont transportées par le vent sur d’autres chenilles où elles se développent pourrecommencer le même cycle. Une magnanerie est bien vite infestée par ces microbes, et on ne peut que très difficilement et avec beaucoup de soins la purifier.

La teigne faveuse, chez l’homme, est également

Achorim Schænlënü; champignon de la teigne faveuse. Spores. — j Chaînes de spores à l’extrémité des filaments , u mycélium à articles courts. — e. Filaments à articles longs (Cornil etRanvier).

Produite par un champignon, l’achorion schoenlenii e ^ famille de l’oïdium. Chez celui-là, le mycélium P , mt des spores qui se séparent de la masse gé~ Jjrale et reproduisent chacune la plante mère, ü vo ^ailt des prolongements de tous côtés au mi- des cellules épidermiques, gagnant ainsi de les i 6 en ,Proche sur les cheveux malades entre jj ames épidermiques du poil. On trouve de nomtraneSeS Spores ^ exPhquent ainsi la facilité du ton P°rtet la contagion de la maladie. La teigne "non I?nte. est déterminée par un autre champi-

lî mêaieT^10^1^^071 ^onsurans> fi11* se con(^u**; de

chamr!i?,U^Ue|' 0u oï dium albicans est encore un P &non. LA, la spore s’allonge et se trans¬

forme en filaments de mycélium qui à son tour donne naissance à de nouvelles spores, soit par production endogène, soit par segmentation de la cellule terminale des filaments.

Jusqu’ici nous avons vu que tou s les champignons

Trichophiton tonsvrans ; champignon de la teigne tonsurante. a. Spores. — b. Filaments de mycélium à articles courts, sê dissociant èn spores. — c. Filaments de mycélium végétatif.

parasites avaient un mycélium producteur de spores, soit par génération exogène, soit par génération end'ogène comme dans la teigne et l’ oïdium. Le champignon de la pelade et celui du pityriasis

Microsporon Audouini; champignon de la pelade A. Spores sur des cellules épidermiques, provenant d’une pelade achromateuse . — B. Deux cellules bourgeonnantes. O. Petites sphères. — D. Sporules de Malany.

capilis qui font partie de la classe des microsporées, ne présentent plus de mycélium. Us sont uniquement constitués par des cellules arrondies qui se reproduisent par bourgeonnement. Ils constituent le lien qui rattache le champignon aux ferments, considérés comme des algues par quelques auteurs, et comme des champignons par d autres. Le seul*point qui permettrait de ranger les fer-

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ments parmi les algues, c’est qu’ils vivent dans des liquides, ou au moins dans des milieux humides comme ces dernières.

Les ferments sont des plantes simples constituées par une cellule unique plus ou moins grande, de forme sphérique, elliptique ou cylindrique. Cette cellule est constituée par une enveloppe qui renferme un liquide granuleux nommé protoplasma. Ces cellules se développent par bourgeonnement, c’est-à-dire que, arrivées à un certain volume, on observe en un point un étranglement se prononçant de plus en plus et amenant la division de la cellule mère en deux cellules secondaires; celles-ci se séparent ou restent accolées, formant ainsi des chapelets, des étoiles, des groupes de formes diverses. Tant que les conditions même du développement des cellules restent entières, c’est-à-dire, tant que ces cellules sont dans un milieu humide, le bourgeonnement se continue, multipliant ainsi les cellules à l’infini; mais si la sécheresse succède à l’humidité nécessaire à cette prolifération, on voit le protoplasma contenu dans chaque cellule, se contracter, se subdiviser en globules qui ne sont autres que les spores ou organes de reproduction de la plante mère. On voit le lien qui rattache ces algues aux champignons, car, entre la multiplication par spores endogènes du mycélium, et la reproduction par spores endogènes de la cellule des ferments, il y a une analogie frappante. De même que les spores des champignons, celles des ferments peuvent rester, stationnaires très longtemps, sans perdre aucune de leurs propriétés vitales, atten-

Fig. 879. — Cellules du saccharomyces cerevisiœ ou de la fermentation alcoolique (levure de bière). a. Colonies de cellules produites par bourgeonnement les unes des autres. — b, c. Cellule dont le protasma s’est divisé en deux et quatre sppres. — d, e. Spores en voie de germination.

dant les conditions favorables à leur développement.

Si nous passons maintenant à l’étude des microbes proprement dits ou bactéries, nous voyons qu’eux aussi se présentent sous forme de cellules sphériques, elliptiques ou cylindriques, isolées ou réunies deux à deux, ou en forme de chapelets articulés, suivant l’état de développement des microbes au moment de l’examen. Seulement, si les cellules de la levure de bière mesuraient par exemple 9 millièmes de millimètre de diamètre, les cellules bac-

téridiennes n’en ont que 2 millièmes ou même i/o millième de millimètre.

Sous le champ du microscope, il est intéressant d’observer les mouvements dont sont animées ce1 cellules plus ou moins multiples. Mais ces mouve! ments ne sont pas ceux d’êtres animalisés. Ils sont involontaires et toujours dirigés dans le même’ sens. Que les bactéries soient arrêtées dans leur mouvement de propulsion par un obstacle, on les voit se buter en quelque sorte contre cet obstacle continuant à onduler sur place. Elles se groupent! s’enchevêtrent en ce point jusqu’à ce qu’une forcé étrangère, dérangeant la poussière qui les a arrêtées, leur rende la liberté de leurs mouvements qu’ils reprennent aussitôt dans la même direction en quelque sorte fatale.

C es mouvements sont dus à l’existence de cils vibratiles placés à la partie inférieure des bactéries.

Chaque cellule est formée, comme pour les ferments, d’une enveloppe albumineuse contenant un protupiasma granuleux. La multiplication des cellules s’opère également par bourgeonnement ou par scission, et la formation des spores se fait aussi par la contraction du protoplasma. Mais contrairement aux ferments, où chaque cellule peut donner naissance à plusieurs spores, dans les microbes, chaque bactérie ne produit qu’une spore. Il sera nécessaire évidemment que l’enveloppe cellulaire se déchire pour donner, la liberté aux spores qui, transportées dans un milieu, favorable se développeront et reproduiront la cellule ou la bactérie mère. Comme pour les ferments, l’humidité est nécessaire à leur développement, et la sécheresse les annihile sans les tuer ; elle suspend seulement la multiplication et favorise la production des spores.

On a essayé de faire une classification des microbes, suivant l’aspect qu’ils présentent dans les divers milieux où on les observe. Wunsche a établi la classification suivante : 1° cellules se divisant toujours dans la même direction, c’est-à-dire tendant à former des chapelets avant la production de branches latérales ; 2° cellules se divisant en croix. Les cellules secondaires ainsi obtenues restant

uans le premier groupe nous avons : le micro coccus constitué par des cellules sphériques oi elliptiques généralement immobiles. Le baclerm dont les cellules se présentent sous forme de bâ tonnets courts et mobiles. L ascococcus où les cel Iules sont agglutinées comme du frai de grenouille Le baciUus représenté par de courts filaments. L leptothrix au contraire formé de filaments longs Dans ces deux derniers genres, les filaments qui le constituent sont cylindriques et immobile*. Si ai contraire les filaments sont bifurqués, on a le cia dothrix. Sont-ils au contraire mobiles, contourné en spirale, courts, iis forment le spirochœle, long et flexibles c est le- cibrio, courts et raides, on a 1 spirulum enroulés en pelote ils constituent 1 myconostoc, etc.

nn^sh lerons mieux comprendre tous ce noms barbares par quelques exemples :

Le microbe qui constitue la mère du vinaigre es

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une véritable bactérie. Il se présente sous forme de cellules très petites, allongées, placées les unes a la

a, b, c, d. Miccroccus de tailles diverses. — e Bacterium court. — ’ f. Bacillus court. — k. Leptofhrioc ou bacille long. —l.Vibrio se ‘divisant par scission. — m. Spir ilium. — o. Spirochcete. — p. Cladothnx, etc. (tiré de Trouessart, Les microbes, 1885).

suite des autres, sous forme de chaînes ou de chapelets. Ces cellules se multiplient par scission pré-

Fig. 881.

Bacilli en voie de segmentation (1,000 diamètres).

cédée d’un étranglement transversal. Ce microbe se nomme mycoderma aceti.

Les maladies des vins, si bien étudiées par Pasteur, sont dues également à des microbes différents. Les vins piqués ou fleuris contiennent le mycoderma ferment alcoolique constitué par des cellules Plus volumineuses que celles des microbes proprement dit et dont la réunion forme à la surface du V1D une pellicule blanche qui s’étend très rapidement. Les vins aigris doivent cette altération au 'Mycoderma aceti dont nous avons parlé plus haut.

ans les vins tournés, poussés, les vins bleus, on rencontre un microbe représenté par des filaments m>n ramifiés, flexibles, de longueur variable, et flui appartient au genre vibrio. Les vins gras huieux contiennent un autre microbe du genre baclè- Les vins amers doivent celte maladie à la ^esence. d’un microbe du genre bacillus. Il forme cnnt mmrosc°pe des filaments cylindriques courts, biles0Uè'tI^S’ n0n ram^as> ma*s urtiuulés et immo-

La fermentation lactique est due à la présence

d’un microbe du genre bacillum,e t la fermentation ammoniacale de l’urine à celle d’un autre microbe nommé micrococcus uræ. La fermentation butyrique est le résultat de la présence d’un autre microbe du genre bacillum , etc.

Mais, arrivons aux microbes qui déterminent les maladies de nos animaux domestiques.

Le microbe du charbon ou sang de rate est un bacille qui se présente sous forme de filaments

longs et quelquefois enroulés sur eux -mêmes comme des paquets de cordes. Celui du choléra des poules est un micrococcus, et le rouget des porcs est dît à la présence dans le sang d’une bactérie ou d’un bacillus.

La rage chez le chien, la morve chez le cheval, sont des maladies dues à la présence d’un microbe encore mal défini pour la rage, mais bien nettement mis à jour pour la morve, et qui est du genre

Si maintenant nous passons des animaux à l’homme, nous pouvons constater que ce dernier, même en bonne santé, porte en lui des microbes de diverse nature. Ainsi le leptothrix buccalis se rencontre toujours dans la matière raclée a la surface de la langue ou retirée d’entre les dents. Dans la salive, on trouve un micrococcus, qui, sans influence nocive pour l’homme qui le porte, devient virulent et peut déterminer la mort, si on l’injecte dans le sang d’un lapin. ,

La carie des dents est due à la presence d un microbe se présentant tantôt sous forme de micrococcus, tantôt sous celle d’une b aciérie. C’est a la chaleur de la bouche et à l’acidité de la salive qu il faut attribuer la multiplication de ce microbe qui pénètre dans les canal icules de la dentine.

Les fièvres intermittentes ou fièvres de marais la fièvre récurrente, la fièvre jaune, la fièvre typhoïde, et le typhus, sont causés par des microbes divers, microcoques , bacilles, bactéries, etc. — e oc Koch a fait connaître le microbe du choiera, quil a nommé bacillus komma ou bacille virgu e.

Il serait trop long de rappeler toatealc^al^ qui dérivent des microbes, nous terminerons donc cette longue énumération par les Aevres ®ruPte'“> ie croup et la coqueluche, et endn la phthisie l in fection purulente, la lièvre puerpérale, »>«., «ffeetions dans lesquelles ou a pu mettre au lour lagent microbe de l’infection. .

Voyons maintenant comment ces microbes agissent dans les maladies, et nous dirons quelques

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mots sur la manière dont nous pouvons nous préserver de leur atteinte.

« Dans l’état actuel de la science, dit M. Trouessart, dont l’excellent livre nous a servi pour résumer cette question des microbes, on doit admettre que l’action des microbes sur l’économie est complexe et peut se décomposer ainsi :• 1° Action d’un parasite vivant qui se nourrit et se multiplie aux dépens des liquides et des gaz de l’économie; 2° formation par ce parasite d’une substance vénéneuse ( ptomaine ), dont les éléments sont empruntés à l’organisme et qui, par elle-même, est toxique de cet organisme. »

Si nous revenons maintenant sur nos pas en rapprochant les descriptions que nous avons données sur le mode de végétation et de reproduction des champignons inférieurs, des ferments et des microbes, nous voyons que tous trois donnent naissance à des spores qui, abandonnées dans la terre ou dans l’air, conservent, pendant un temps très long, toutes leurs propriétés, attendant un milieu et des conditions propres pour reproduire les plantesmère, champignon ou algue, ferment ou microbe, qui leur ont donné naissance. Quand on examine ,,^-—5- — au microscope toutes les ^ poussières et les corps de

csx. ° natures diverses conte-

5) nus dans l’air atmosphé-

k rique, on trouve par mètre

4 eube des milliers de spo¬

res, et l’on a remarqué Fig. 883. que le nombre en était

Formations de spores dans beaucoup plus COnsidéks filaments. rable en été qu’en hiver,

parce que, dans cette dernière saison, en raison de l’humidité, les spores .restent fixées au sol, aux plantes, aux corps sur lesquels elles se développent, tandis qu’en été la sécheresse les détache, et le moindre courant d’air lès emporte dans l’atmosphère. Il en est de même des bactéries, plus nombreuses pendant les mois de mai et d’octobre qu’en hiver. On en trouve environ 80 par mètre cube d’air. Est-il nécessaire d'ajouter que ces germes sont d’autant plus nombreux que l’air est recueilli dans des milieux plus habités, et que, si on trouve dans un mètre cube d’air recueilli au sommet du Panthéon 28 microbes, on en observe 462 dans la même masse d’air, prise au centre de Paris.

L’eau en contient encore plus que l’air; non seulement l’eau d’égout, mais l’eau de source, l’eau de pluie, et même l’eau obtenue par la condensation dé la vapeur de l’atmosphère. Dans la première, on trouve 80 millions de microbes par litre; dans la dernière, il n’y en a que 900 par litre.

Dans le sol, les microbes se rencontrent également, comme l’ont démontré les expériences de Pasteur sur la transmission du charbon à des animaux qu’on faisait paître dans des prairies où des animaux morts de cetie maladie avaient été enterrés.

N’est-il pas facile de comprendre maintenant comment ces germes qui flottent dans l’air, qui nagent dans les eaux, qui reposent dans le sol n’attendant qu’une occasion, qu’un terrain favo¬

rable pour se développer, deviendront la Sou de maladies jusqu’alors inexpliquées, d' epidénfi* effrayantes dont on ignorait l’origine. Nous devonS donc nous tenir armés contre l’introduction de ce germes dans notre organisme. C’est pourquoi leS pansements antiseptiques de Lister ou d’AlphonsS Guérin ne devront jamais être négligés, afin de mettre les plaies hors d’atteinte des germes de l’at mosphère. La ventilation, l’épuration des chambres des malades est aussi indispensable que le filtrage des eaux à l’aide d’appareils tels que le filtre Chamberland, qui ne laissent pas passer les microbes.

D' A. DE SOYRE.

MICROCÉPHALE. — Nom donné par un certain nombre de médecins aux individus qui ont une très petite tête, comme les idiots en général. D’ordinaire, on qualifie de microcéphale, tout individu dont le cerveau ne dépasse pas le poids de 900 grammes, lorsqu’il a atteint l’âge adulte. p. l.

MICROCOCCUS. — (Y. Microbe ,)

MICROSCOPE. — Le microscope est un appareil destiné à observer des corps dont on ne pourrait examiner les détails à l’œil nu, ou qu’on n’apercevrait même pas du tout sans l’emploi de cet instrument.

Il y a deux sortes de microscopes. Le microscope simple ou loupe, et le microscope composé.

Microscope simple ou loupe. — Il se compose d’une lentille biconvexe, sertie dans un cercle en corne, en hois ou en métal, muni d’un manche.

La théorie de la loupe s’appuie sur la formation des images virtuelles pour tout objet qui est placé entre la lentille et son foyer principal. C’est-à-dire

Principe de la loupe ou microscope simple.

A, B. Objet à examiner placé entre la lentille O et son foyer principal F. — A', B'. Représente l’image droite et amplifiée.

que la reproduction de l’objet se fait du même côté par une image droite et amplifiée.

Pour obtenir de la loupe les meilleurs résultats) il est bon de se placer d’abord à une certaine distance de 1 instrument et de rapprocher l’œil graduellement de la lentille, jusqu’à ce qu’on observe très distinctement les parties que l’on a intérêt à etudier. En effet, la loupe doit être peu à peu

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nrtpe sur des points différents de l’objet a transporte rayons lumineux qui se rappro-

des bords de la lentille, subissent une déviation qui enlève à l’image toute la nettete desi-

^Microscope composé. - Il est essentiellement Sué par deux lentilles ou par deux jeux delen- T p orincipe sur lequel est établi cet instruit est celui-ci3; tout objet placé au delà du foyer d’une lentille biconvexe, donne de l’autre cote une

' . h Obiet à examiner placé au delà- du foyer principal f de la ne'tSe lentille - a' V. Première image renversée et ampli- £ venant de faire entrer la lentille 0 et son foyer principal F.— A, B. Deuxième image amplifiée et renversee.

image agrandie et renversée (fig. 885). Si l’on suppose ensuite une loupe qui reprendrait cette image déjà agrandie et l’amplifierait de nouveau, on aura le mécanisme complet du microscope.

On donne le nom d 'objectif au système de ien-

avec l’œil de l’observateur. Ces deux systèmes de lentilles sont généralement disposés aux deux extrémités d’un tube en cuivre. Soit AB le tube de cuivre, ou corps du microscope, noirci en dedans, dans lequel sont adaptés l’oculaire en A et l’objectif en B. Ce tube glisse à frottement dans une bague également en cuivre CD. Par ce moyen on peut descendre aussi près qu’on le désire l’objectif de la ■platine ou porte-objet E. Mais comme un mouvement un peu brusque pourrait porter trop vivement l’objectif contre la préparation, et peut-être la détériorer, quand on a fait descendre le tube AB assez près du porte-objet, on se sert d’une vis G, à pas très fin, qui permet de mettre l’instrument au point, en imprimant au corps du microscope un mouvement d’ascension ou de descente très lent. On voit sur la platine E deux ressorts destinés à fixer sur le porte-objet la préparation à étudier préalablement insinuée entre deux lames de verre mince. Cette platine est percée d’une ouverture circulaire qui permet d’étudier la préparation par transparence. Pour que l’objet à examiner soit bien éclairé, le microscope est muni d’un miroir M et d’une lentille L, fixés chacun sur un pied articulé qui permet de leur faire prendre toutes les directions afin de pouvoir diriger sur la préparation les rayons du soleil on d’une lampe.

Dans la figure 886 nous avons représente un microscope incliné qui permet l’étude pour une personne assise devant une table suppprtant 1 instrument. D’autres microscopes sont droits et ne peuvent pas prendre une autre direction. Quand une. préparation est exactement mise au point et qu on

Fig. 886. — Microscope incliné de Cachet,

filles qui est tourné du côté de l’objet, et celui d oculaire au système de lentilles qui est en rapport

. Fig. 887. Fi?- 888‘

Fig. 788. - Chambre claire de Nachet s’adaptant au microscope Fig. 887. — Microtome de Nachet pour faire les coupes.

veut reproduire les détails par le dessin, on se sert d’une chambre claire, représentée P“r *8 “tessus et qui s’adapte sur le corps du microscope au-dessus

4epourUlWre l’étude des tissus animaux ou végétaux on est obligé d’en faire des coupes extremetaux on esi o » , imagine un appareil

ment minces. Pour ceia ou & r

/mi facilite cette préparation {fig. 888). L esi un Tlrniïme Le tissu à étudier est place dans le tube

. ZZTomU p“ 4° * 4e 11 ;“ne supe-

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Heure sur laquelle on fait glisser un rasoir bien affilé enlevant ainsi une épaisseur aussi mince qu’on le désire du tissu à étudier.

Pour disséquer les tissus avant de les placer sur ra platine du microscope (fig. 889), on a imaginé

Fig.

Microscope simpie-de dissection de Nachet.

un petit appareil muni d’un porte-objet, d’un doublet, d’un miroir et de deux âppuie-mains.

Pour les études de chimie, afin d’éviter que les vapeurs qui s’échappent des corps à étudier ne viennent ternir l’objectif, on a donné au micros-

Fig. 890.

llicroseope Kmmé 4« Haote, les étnd8s „ ^

cope une disposition inverse (fig. 890), l’objectif est alors place au-dessous de l’objet à examiner

Enfin il existe des microscopes à double oculaire permettant de voir avec les deux yeux (fia 89P Dans cet instrument les deux oculaires peuvent s’é loigner ou se rapprocher à l’aide d’un mécanisme spécial afin d’être exactement mis en rapport avec les yeux de l’observateur.

Le microscope donne des grossissements variables suivant les oculaires et les objectifs que l’on emploie. En effet, les instruments perfectionnés sont munis d’une série d’oculaires et d’objectifs numérotés, de telle façon qu’on sait, en employant tel numéro d’objectif avec tel numéro d’oculaire qu’on aura pour l’objet à examiner un grossissement de tant de diamètres. On arrive ainsi à des

grossissements'de 150 à 750 diamètres. Quand veut obtenir de plus fortes dimensions on est ohr°^ de se servir d’objectifs dits à immersion, c’est^ dire qu’on interpose une goutte d’eau ou miè^ d’huile, entre la lentille et la lame de verre ^ recouvre l’objet. La lentille de l’objectif se trouve ainsi réunie, par l’intermédiaire du liquide inter posé, à la lame de verre mince qui recouvre là préparation. Par ce moyen, on voit plus nette

ment les détails qu’on a intérêt à étudier et on arrive à des grossissements de 1000 à 1400 diamètres. Les applications de ce système ont été sur-, tout très importantes pour les études sur les bactéries, microbes, bacilles, etc.

Principales applications du microscope. — En médecine, le microscope a pris une place considérable. C’est grâce à lui que l’on a pu étudier la constitution intime des tissus et des liquides normaux et pathologiques. Sans le microscope, jamais on n’aurait pu fonder, les théories nouvelles' sur les microbes et les virus qui nous permettront peut-être , dans un temps assez court , de nous mettre à l’abri de terribles maladies (rage, charbon, morve, etc.). En médecine légale, les taches de sang, de sperme, etc., sont facilement mises en evidence par cet instrument. En histoire naturelle, le microscope a permis de surprendre les détails intimes de la constitution et de la reproduction des végétaux inférieurs. C’est à lui que nous devons les données certaines sur l’organisation des moisissures , des levures , etc.

Ses applications, au point de vue de l’hygiène alimentaire, sont très importantes. Aujourd’hui

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