‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 103 sur 289 · MIE · texte numérisé non relu

MIE

MIG

les viandes douteuses et surtout les viandes de ■ c sont soumises à l’examen d’experts micrographes qui sont appelés à décider si ces aliments peuvent être livrés à la consommation publique. Oue des larves de trichine soient reconnues dans le porc, et aussitôt on ordonne la confiscation et la destruction de tous les morceaux qui présentent cette altération. Bien des falsifications sont également reconnues par le microscope, celles du lait, du sucre, du café, etc.

L’agriculture elle-même est redevable au microscope de la découverte du phylloxéra, du champignon des pommes de terre, de l’oïdium, du mildiou, etc. Dr A. DE SOYRE.

MICRO SP 0 RO N. — (V. Microbe.)

MICROZYMA. — (V. Microbe.)

MICTION. — La miction est l’acte physiologique par lequel là vessie se débarrasse de l’urine qu’elle contient et la chasse au dehors par le canal de l’urèthre (V. Vessie, Urèthre, TJrine). P. L.

MIEL. — Le miel est une substance sucrée, molle ou liquide, fournie par l’abeille qui va en chercher les éléments sur certaines fleurs. Le miel n’est pas récolté complet sur les fleurs où l’abeille butine. Cet insecte absorbe les sucs déposés sur ces fleurs, et c’est après leur avoir fait subir une transformation dans son estomac qu’ils constit uent le miel que l’abeille déposera ensuite dans les alvéoles du gâteau contenu dans la ruche.

Le miel doit en partie sa couleur et son arôme aux diverses plantes sur lesquelles il a été recueilli, j C’est ainsi que le miel de Chamounix doit ses qualités balsamiques aux espèces résineuses environnantes; celui de Narbonne, le plus estimé en France, reçoit son parfum des lavandes et autres labiées qui croissent en abondance autour de cette ville ; celui du Gâtinais acquiert des qualités spéciales par la présence du safran ; le miel de Bretagne, le moins recherché, récolté sur les sarrasins, si nombreux dans cette province subit, par cette provenance, un goût âcre et une couleur foncée: enfin certains miels acquièrent une action délétère flnand les abeilles le récoltent sur des plantes véneneuses comme la colchique ou d’autres plantes e a famille des Apocynées.

t;our récolter le miel, on a soin, après avoir exrait le gâteau de la ruche, d’enlever sur les alvéoles Petlt °percule cireux qui les ferme, puis les gâaux sont placés sur des claies et exposés à une uÇe chaleur. Le miel qui s’écoule ainsi sponuement est d’une couleur blonde, transparente, Pide, et on l'appelle miel vierge ou miel blanc, près que le miel s’est ainsi écoulé, les gâteaux qui contiennent encore une certaine quantité sont auffCS Ct c^la^eur ù laquelle ils sont soumis est nâtr^entéa‘ Le m.iel flui en sort> d’une couleur jaumîpi • moins estimé que le premier, constitue le nrJaU*e-E^e miel brun est le résultat de la des eaf1 mécani<lue à laquelle on soumet les restes ornrinu U.\ Préalablement surchauffés. Ce dernier est le miel commun .

Le miel entre pour une certaine proportion dans la masse alimentaire, non seulement étant pris en nature, mais encore incorporé à quelques aliments.

Ce produit est considéré comme rafraîchissant aux doses de 50 grammes environ pour les enfants et de 100 à 120 grammes pour l’adulte. C’est à sa présence dans le pain d’épices que cette préparation doit sa réputation laxative.

On se sert fréquemment du miel pour édulcorer les tisanes, principalement dans les maladies fébriles et dans les affections de la gorge. Il entre encore dans la composition de certains collutoires et de quelques gargarismes. En lavement, on le prescrit à la dose de 125 grammes pour 300 gr. d’eau.

Chez quelques peuples du Nord, notamment en Russie, on obtient en délayant le miel dans cinq fois environ son volume d’eau une liqueur fermentée stimulante qu’on appelle hydromel et qui remplact le vin et la bière.

Le miel est fréquemment falsifié, principalement par l’introduction de la glucose et de la fécule de pommes de terre. S’il n’est pas facile de; s’apercevoir de la présence du premier de ces produits, on peut facilement reconnaître le mélange du second. En effet, après avoir dissous dans de l’eau le miel qu’on suppose contenir de la fécule, si on laisse tomber dans le vase quelques gouttes de teinture d’iode on voit aussitôt apparaître la coloration bleue caratéristique de la présence d’une substance amylacée. Dr Paul Labarthe.

MIGRAINE. — On donne le nom de migraine ou J hémicranie , à des accès de douleurs limitées à la moitié du crâne, s’accompagnant de divers troubles fonctionnels , surtout de vomissements , et qui, étrangers à toute lésion organique, semblent dépendre d’un état constitutionnel.

Qu’est-ce que la migraine? — Plusieurs opinions sont en présence.

D’après Romberg, ce serait un e névralgie du cerveau ; cette opinion s’appuie sur le siège de la douleur et sur les troubles fonctionnels qui l’accompagnent. , . .

Selon Hasse, ce serait au contraire une névralgie du nerf trijumeau, et cette névralgie suffirait pour expliquer tous les symptômes de la migraine.

Enfin, pour Dubois-Reymond, Jaccoud , et bon nombre de médecins, la migraine serait une névralgie de la portion cervicale du grand sympathique. Cette dernière opinion est la plus probable, elle explique parfaitement les troubles de la sensibilité, de la calorification et des sécrétions que nous allons décrire. .

De quoi dépend la migraine ? — La migraine dépend souvent d’un état général. Ainsi elle est fréquente dans la dyspepsie, la goutte, la chlorose, l’hystérie, l’hypochondrie, chez les hémorroïdaires.

Les gens d’un tempérament nerveux et irritable, les femmes y sont plus particulièrement exposes. L’accès survient sous des influences très variables, telles que fatigues intellectuelles, veilles prolongées, troubles de la digestion, abus du tabac et des boissons alcooliques, le bruit, la lumière trop vive, certaines odeurs, des troubles de la menstruation, etc.

Ces diverses causes peuvent faire éclater un accès de migraine chez des personnes qui n’y sont pas sujettes et ne sont atteintes d'aucune des diathèses qui engendrent habituellement cette maladie : c’est là une migraine accidentelle.

Quels sont les symptômes de la migraine ? — La migraine se présente sous la forme d’accès dont le retour, quelquefois périodique, est d’ordinaire variable et dont la durée, habituellement de quelques heures, peut, par exception, se prolonger deux ou trois jours.

Début. — Voici sa forme la plus commune : la nuit a été calme, le sommeil convenable, cependant à son réveil l’individu éprouve un certain malaise et quelques frissons, il manque d’appétit et d’entrain, il est lourd, engourdi ; tout ceci lui présage un accès qui, d’ordinaire, ne se fait pas attendre ; cependant il se peut que la journée se passe dans cet état et que l’attaque n’ait lieu que le lendemain. — Dans d’autres cas, au contraire, mais rarement, la douleur de la tête éclate tout à coup, vers le milieu du jour, sans aucun symptôme précurseur.

Accès. — La douleur en est le symptôme capital, elle occupe la moitié du crâne (hémicrânie), surtout le front et la tempe, elle siège plus souvent à gauche qu’à droite, il est fort rare qu’elle se généralise à toute la tête. Cette douleur devient rapidement très vive : ce sont tantôt des élancements, tantôt une constriction affreuse, souvent la sensation d’une lame brûlante, de coup de marteau, etc... Tout l’irrite et l’exaspère, le battement des artères, le moindre bruit, le plus léger contact sur le cuir chevelu et le front ; le repos absolu et l’isolement peuvent seuls calmer ces souffrances. Le pouls et • la température restent à l’état normal.

Après quelques heures de souffrance et parfois dès le début, le malade est pris de nausées et de vomissements, composés d’abord de matières alimentaires, puis de substances filantes, visqueuses et jaunâtres.

En même temps l’œil du côté malade est injecté, larmoyant, la pupille dilatée, les paupières sont gonflées, le. visage pâle ; la tête se recouvre d’une sueur plus ou moins abondante. (Le vomissement, le larmoiement, la sueur sont des troubles de sécrétion très explicables par la névralgie du grand

- sympathique.) v

- Après huit à dix heures de cette vive souffrance, ■- la douleur s’apaise et le malade éprouve une lassi- . iude extrême, une fatigue générale, il s’endort et

généralement a son réveil tout est terminé.

Le retour des accès est extrêmemént variable :

■ si la migraine est accidentelle tout peut se borner à quelques attaques éloignées ; si elle se relie à un . état constitutionnel, elle est sujette à revenir sou- ~ vent, parfois d’une façon périodique, jusqu’à l’amélioration de l’état qui la produit. Les attaques

- sont d’ailleurs plus ou moins fréquentes : il sê produit chez certaines personnes deux ou trois accès -par mois, ils impriment alors un certain cachet,

- soit à la physionomie (contraction habituelle des muscles de la moitié du visage, demi-occlusion des paupières), soit à l’intelligence (affaiblissement de la mémoire), soit au caractère qui devient très

excitable. Mais jamais la migraine n’a entraîné ]a mort.

Comment distingue-t-on la migraine? — La m;.

graine a une physionomie assez accentuée p0Uf t qu’il soit facile de la distinguer de toutes les autres céphalalgies. Si, dans quelques cas, par la nature et par le siège des douleurs elle se rapproche de la : névralgie trifaciale, elle s’en distingue cependant par l’absence des points douloureux spéciaux! cette névralgie et de plus par les vomissements que l’on n’observe que dans la migraine.

La migraine reconnue, il est indispensable de remonter à sa cause. Si la migraine est accidentelle, le malade sait parfaitement qu’elle a été occasionnée par un écart de régime, par un excès de travail intellectuel, par des veilles, par l’odeur des fleurs, etc. Si la migraine est habituelle, il faut en rechercher la source, soit dans un état dyspeptique (on sait combien les troubles de l’estomac retentissent sur le cerveau), soit dans un état goutteux, hémorrhoïdaire , hystérique , herpétique, anémique, etc.

L’examen général du malade mettra aisément sur la voie de ce diagnostic étiologique indispensable à l’institution du traitement. »

Quel est le traitement de la migraine ? — Deux cas peuvent se présenter : 1° la migraine est acci- , dentelle ; 2° la migraine est constitutionnelle.

1° Migraine accidentelle. — Voici un malade qui, à la suite d’un écart de régime ou d’un excès de travail, est pris d’un accès de migraine : prescrivez-lui le repos loin du bruit et de la lumière, peut-être si le malaise commence depuis peu de temps pourriez-vous faire avorter l’accès par un . bain de pied très chaud, par l’administration de café, de thé, de vin, d’alcool, de poudre de paullinia ■ à la dose de SO centigrammes à 1 gramme, par des frictions faites sur les paupières avec une solution d’extrait de belladone.

2° Migraine constitutionnelle. — Voici un second malade sujet à des migraines qui surviennent sans cause appréciable : recherchez-en la source dans l’état général. Est-il anémique, prescrivez Ie traitement de l’anémie; est-il goutteux, hémorrhoïdaire, employez les eaux alcalines, rappelez le flux hémorrhoïdal, en un mot, instituez le traitement de la goutte et des hémorrhoïdes. La migraine se rattache-t-elle à un état herpétique, songez aux préparations arsenicales ; est-elle périodique, Ie sulfate de quinine pourra vous être fort utile, etc- Enfin, en tout état de cause, que votre malade ait une vie sobre et régulière.

Mais si l’accès est déclaré, il est indispensable que le malade garde un repos absolu dans un lma frais, obscur et silencieux; vous pouvez calmer la douleur, soit par un peu d’opium (2 à 5 centigrammes), soit par les pilules de Moussette à l’aconitine, soit plutôt par l’application sur la tête de compresses imbibées d’eau froide ou d’une solution de cyanure de potassium, soit par l’évaporation de quelque gouttes d’éther versées sur le front.

Dr LÉON MOYNAC.

MILIAIRE. — On donne ce nom à une éruptio*1 cutanée de petites vésicules, excessivement nom-

MIL

MIL

ps (jui s’observe dans des maladies très diverses principalement dans la suette (V. ce mot).

MILITAIRE- — Hygiène professionnelle. — L’ar- , constitue, au sein delà nation, un groupe üfrfaitement spécialisé et défini, qui compte, au- P (j’jiiii, à peu près constamment un demi-million îvvintnmes en service actif.

4 Le nombre des jeunes soldats appelés à l'activité 1885 sans les engagés volontaires et les condi- ' ®fonnels, est fixé à 154,298, ainsi répartis :

• pour l’armée de terre,

Pour' l’armée de mei

! 94,422, lre portioi 37,052, 2e — 15,454, Ajournés

portion du contingent.

de contingents ant.

7,300,’ sauf déduction des engagegements volontaires.

Ces chiffres subissent, dans le fait, une diminu- ■ tion d’environ 10,000 non-valeurs.

4 de certaines époques, on voit l’armée s accroître temporairement de quelques cent mille autres individus (appel des réservistes), pour s’élever, au moment prévu d’une mobilisation générale, bien au delà d’un million. .

L’âge et l’état physique, la sélection de toutes les individualités qui composent l’armée font de celle-ci un capital humain d’une évaluation énorme, en tant que force et rendement possibles, et cette situation explique toutes les études spéciales dont le groupe militaire a été l’objet, dans le but de préciser les règles suivant lesquelles il se doit mouvoir, pour son plus grand bien et son avantage le plus certain , dans les conditions communes de l’hygiène générale.

Les hygiénistes modernes, J. Arnould, L. Colin, Morache, Vallin et autres médecins militaires n’ont pas de mal à démontrer que. les notions pratiques de l’hygiène professionnelle ont leur place marquée dans l’instruction du soldat, auquel elles peuvent, en différentes circonstances , signaler et amoindrir les inconvénients de la vie militaire. C’est un avantage qui n’échappe à personne... il vaut mieux prévoir que réparer, dirons-nous avec eux.

La spécialisation de l’hygiène militaire est tout entière résumée dans le tableau suivant :

( Jeunesse des soldats (actuellement).

! Dépaysement, nostalgie.

Vie en commun.

Nouveaux -venus dans des milieux nouveaux (acclimatement).

IDes abris (casernes, campements, bivouacs).

Du vêtement(équipement, uniforme,

chaussure).

De l’alimentation.

Du travail (exercices, instruction militaire).

( En paix (en garnison, en manœuvres) . [ En guerre.

Conditions propres aux soldats.

10 Reglementatio militaire.

3 Morbidité et mortalité spéciales.

1 Conditions propres aux soldats. — Jeunesse es soldats. — Les soldats sont tous jeunes , avec ] Station actuelle, qui prend tous les hommes •w»i 25,ans; l’adjonction partielle et tempore aes réservistes ne modifie pas bien sensible¬

ment l’état sanitaire de l’armée. Or, la jeunesse, sans avoir encore la plus grande force de résistance, possède incontestablement la plus grande puissance d’absorption des principes morbides. Comme autrefois, les soldats sont malheureux et sont surtout frappés dans: leur première et même dans leur deuxième année de service, malgré l’amélioration réelle des conditions matérielles de logement et d’entretien. Tout le monde convient que si les conditionnels étaient deux années durant liés au service, certains d’entr’eux resteraient définitivement sous les drapeaux, tandis qu’après un an, ils ont de sérieuses raisons de ne voir que les labeurs et les amertumes de la période d’entraînement qu’ils ont forcément subie. La raison en est facile à saisir : l’incorporation apporte un trouble complet, à l’éducation première, aussi bien qu’aux habitudes de la vie antérieure, qu’il s’agisse de citadins ou. qu’il s’agisse d’habitants des campagnes. En second lieu, la jeunesse imprévoyante se laisse facilement entraîner à des dépenses inutiles de force, qui la livrent plus ou moins désarmée aux influences débilitantes, d’où procèdent les maladies.

Les recrues devront donc éviter -soigneusement toutes les fatigues non obligatoires et ce, dès le premier jour de leur arrivée au régiment ; elles se garderont des sorties intempestives , y compris les permissions, et s’appliqueront de toute leur vigueur à apprendre leurs premiers exercices. Dans leurs conditions d’arrivée, par la saison froide, avec un défaut absolu d’accoutumance des choses de la vie militaire, c’est le meilleur et peutêtre l’unique moyen pour elles de traverser bravement la période critique, où tout contribue à les disposer à un véritable surmenage.

Dépaysememt.— La loi qui institue le recrutement sur toute l’étendue du territoire pour l’armée active, en France, entraîne le dépaysement, d’où une certaine surprise morale, une cause dépressive plus ou moins voisine de la nostalgie chez quelques-uns, du moins pour un temps. Sans tenir compte de la part d’influence qui en résulte à ce point de vue, il est au moins réel que la transplantation n’est pas exempte, dès l’abord, de certains périls, que les jeunes soldats toutefois, encourront d’autant moins, qu ils observeront mieux les préceptes retracés ci-dessus. Cependant, il est tout indiqué de distraire le jeune soldat ; il faut le convier aux promenades individuelles, l’empêcher de s’absorber et de vivre sur lui-même. ...

Vie en commun. — La condition spéciale aux soldats la plus frappante et celle qui influe le plus incontestablement sur le genre et la fréquence de leurs maladies, c’est la vie en commun. L ^ des individus agglomérés, plus encore quel e chiffre

élevé des agglomérations (que l’on peut toujours

restreindre dans une certaine mesure), imprime aux conséquences de leur vie spéciale un caractère oblige, qui donne à presque toutes les maladies du soldat, îe caractère épidémique. Par le fait de L uniformité dans la constitution physique, lage, le régime, les exercices, les allures de toute sorte, on voit communément un grand nombre de soldats impressionnés à la fois et delà meme maniéré parles

agents météoriques ou les principes spécifiques de maladie. Il n’y a rien de semblable dans les familles, les prisons, les ateliers, quelque développée qu’y soit la vie en commun.

Voici le mécanisme de cette cause essentielle dans la pathogénie militaire :

L homme respire : la fonction de respiration, exécutée par les poumons, à l’aide de l’appareil musculaire thoracique, a pour but de mettre incessamment de t’air normal en rapport avec une vaste surface d absorption. Un phénomène exo-endosmotiqueseproduit, aumoyen duquel le poumon retient 1 oxygène de l’air en échange d’une pareille quantité d acide carbonique, dont il se débarrasse. L’air expiré est donc vicié, car, de plus, il contient des particules organiques qui sont entraînées parla vapeur d’eau de l’exhalation pulmonaire. Si nous ajoutons l’action permanente des émanations cutanées, la présence continuelle dans les chambrées des effets et chaussures des hommes, et, pour la cavalerie , le voisinage des chevaux et le harnachement, nous aurons cité toutes les causes qui augmentent le méphitisme de la vie en commun.

La propreté minutieuse est, pour le jeune soldat, le seul moyen de corriger ces influences, il faut en etre bien persuadé. Il évitera de se cantonner dans sa chambrée, dont les fenêtres seront ouvertes le plus que possible; il se promènera, travaillera et vivra au grand air au moins 12 à 15 heures par jour , et surtout il procédera aussi souvent que pos- .sinle a une toilette complète, au moyen des lavabos a eau courante dont sont pourvus tous les cruar-

tiers. *

De ce cote, l’administration a réglementé toutes les mesures hygiéniques indiquées et possibles, parmi lesquelles nous signalons le bain généra] par aspersion d’eau chaude, procédé commode el economique qui a été établi, depuis l’année 1879. dans toutes les garnisons. A leur arrivée, les jeunes soldats sont soumis à un nettoyage complet; ils s enduisent de savon et se frictionnent des pieds à la tete pendant quelques minutes, au bout desquelles onles couvre d’une pluied’eau chaude, parlemoyen d une douche, qui les asperge entièrement. Comme, d autre part, ils se trouvent être debouts au milieu dun bassin plat, réceptacle de l’eau de lavage, ils “ a te™iner l’opération par une facile toi en lnférieurs et des pieds. On fail

1 • ï de„ !es soumettre à cette balnéation au moins deux fois par mois, jusqu’à l’époque des bains de mer ou de rivière.

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