C. Sac . . . 20k
D. Bidon et vivres, viande fraîche, menus
objets personnels . Variable.
Ces préceptes s’adressent, suivant les circonstances, à toute l’armée, mais plus généralement au soldat ^infanterie. Il nous reste à les compléter par quelques remarques concernant les indications particulières aux exercices spéciaux des autres armes ; nous les rassemblons ici, pour plus de commodité' bien que leur place soit aussi bien aux paragraphes du travail ou des maladies.
Les jeunes cavaliers (Y. Equitation ) sont enclins
aux furoncles et aux ecthymas des membres inf^ rieurs, qu’ils doivent aux frottements répétés l’exercice du cheval et à l’irritation causée par je pantalon à basanes de cuir. Là encore, la propreté ! l’usage du bain ont une action sérieuse et puissamment auxiliatrice du traitement médical; rien n’est cependant plus tenace que la furonculose, qui entraîne l’interruption passagère des exercices d’équi. tation. Pareille mesure est indiquée dans les cas fortuits d’hémoptysie, d’hématurie, d’hémorrhoïdes, d’hydarthrose, de plaies, de contusions ou d’abcès’ siégeant au périnée, aux cuisses, aux genoux et dans toutes les régions du corps en contact avec la selle et le cheval.
Les secousses répétées peuvent déterminer, chez les hommes prédisposés, l’apparition d’une hernie inguinale, qui nécessite, dès la première heure, le port d’un bandage approprié.
Chez certains artilleurs , pendant les exercices à feu, on voit se produire des troubles plus ou moins prononcés de l’ouïe, avec céphalalgie très vive et très persistante, des déchirures de la membrane du tympan, pouvant entraîner une hémorrhagie sérieuse, et consécutivement, des otites parfois fort rebelles. Le canonnier fera bien de se munir, préventivement, d’un tampon- de ouate mollement engagée, mais non bourrée, dans le conduit auditif externe. L’éducation professionnelle devra le mettre en garde contre les accidents produits par la déflagration de la poudre du côté des yeux et du visage surtout, accidents qui se font, d’ailleurs, de plus en plus rares.
Les soldats du génie sont parfois très incommodés dans leurs travaux de mines ; à la suite des explosions de poudre, quelques-uns éprouvent delà céphalie, de la stupeur, des tintements d’oreille, voir des vertiges et des convulsions ou même de l’asphyxie comparable aux effets du plomb chez les vidangeurs.
Il est tout indiqué de porter le sujet au grand air où la connaissance revient peu à peu; la douleur de tête peut -persister toute la journée.
Autrefois les vieux mineurs du génie étaient plus ou moins sujets à une sorte de cachexie scorbutique, après plusieurs années de travail des mines, et quelques-uns d’entre eux devenaient emphysémateux. Aujourd’hui, avec la durée restreinte du service militaire, on ne retrouve plus guère ces marques d’un travail professionnel permanent et prolongé.
De l alimentation. — V alimentation joue un rôle important dans l’hygiène du soldat, et l’on doi rendre justice aux efforts faits pour améliorer l’ordinaire de la troupe, qui paraît engagé dans une voie certaine d’amélioration progressive.
Les hommes font par jour deux repas principaux et doivent, autant que possible, avoir pris le café avant le travail du matin.
Le pain, la viande, les légumes secs ou de sai son, le café, constituent la base de l'alimentation militaire.
L eam est la boisson habituelle du soldat; les dis tnbutions de vin sont exceptionnelles, et l’on ® peut s en plaindre, car dans l’armée il n’y a pas n cessité de boire plus de vin que dans le monde o
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(Oq a calculé que, dans un bataillon d’infan- VT1.er‘ ^ paris, il se consommait par homme et par te”Je une moyenne de 11 litres 749, représentant a e valeur de plus de 8 francs.) Pendant la saison !fs chaleurs, l’eau de boisson doit être régulièrement assainie au moyen d’eau-de-vie ou remplacée ar une boisson tonique et rafraîchissante (sirop de Glabre ou autre et mieux, café très étendu légèrement alcoolisé). Dans les chambrées, il est interdit de boire à même à la cruche; tous les hommes sont munis du quart, annexe de la gamelle indivi-
^La^garde républicaine s’alimente par entreprise, à 1 fr. 03 par homme et par jour; les sapeurs-pompiers 'avec un régime mixte, dépensent 0 fr. 88; les autres corps de troupe vivent avec gestion directe des ordinaires par les commissions (la ration de pain de 730 grammes par jour toujours fournie en nature par l’État), qui ont le maniement d’une somme variable d’environ 0 fr. 53 par jour, pour assurer aux hommes les deux repas quotidiens et quelques menues dépenses générales d’un autre ordre.
A titre d’exemple, voici le relevé de ce qu’un homme a dépensé par jour dans un régiment d’artillerie pendant le mois de novembre :