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fr.
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Viande .
Pain de soupe ....
Pommes de terre . . .
Légumes verts ....
Sel, poivre, épices . .
mémoire
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Saindoux. ......
Haricots secs . .
' lit..
Sucre. . .
Ml.
Café . , .
Total..
est un chiffre déjà élevé bien qu’à côté nous y°ns les cantinières nourrir leurs pensionnaires iJf1 de 62 à 65 centimes, sans le pain, toujours fourni en nature.
d’ar°rS^Ue îes ^enr®es sord moins chères, la masse bortlm<;n,tation se Srossit de certaines économies, tainp 6 nom boni; une fois atteinte une cer- \li SOtf me, les généraux décident de l’emploi fonHo^'^ e qn’il y a lieu d’attribuer au surplus des
«mds économisés.
aSbllier les ustensiles de bouche sont un chamb l.m®nta^res - des tables, des bancs (dans les et c’est t’ Une gamelle individelle, une cuiller, ûelle d °Uîi be COuteau est ta propriété personposé dps’p Pans *es quartiers neufs, on a disque l’on /efec.toires» mesure pleine d’opportunité, casernes aeVraitbienP°uv°ir appliquer aux vieilles • lires à corhV°Utefois restre*ndre l’aire des cham-
^ TRAVAIL : EXERCICES, INSTRUCTION MILITAIRE. — NNAIRE populaire DE MÉDECINR nSB0W.lt,
Il faut que le soldat soit toujours en mouvement, car si la guerre est une méditation,' la paix n’est qu une série d’exercices. D’ailleurs « occupez le soldat, vous le rendrez sage » et tout homme dans le rang développe une somme d’activité physique au moins égale à celle que fournit un ouvrier travaillant pour gagner sa vie. Le soldat n’a pas moins de 9 à 10 heures par jour de travail professionnel avec quelques alternances de repos, aux heures des repas principalement; on lui réserve au moins sept heures de sommeil. Les tours de garde et de service sont convenablement espacés, au plus de trois jours l’un.
Avec la progression de l’instruction, commencée dès le lendemain de ^incorporation, les hommes arrivent à des résultats étonnants et. d’autant plus rapides qu’ils- montrent plus de hardiesse, sans cesser d’être prudents.
La gymnastique leur fait acquérir dans la mar • che, la course, les sauts d’obstacle, le plus grand fond de résistance possible ; la pratique en est progressive: course, escalade, sauts et voltige, exercices d’application et de pratique, le soldat doit s’y livrer sans armes d’abord, puis avec armes et en- : suite armes et bagages ou fardeaux de guerre. Il suffit de deux mois d’exercices suivis, pour consta-
Les recrues ont besoin de patience dans les premiers moments, car la nouveauté de leur existence peut déterminer de certains troubles, de sérieuse apparence, alors que l’on pourrait n’en rien croire, avant de les avoir vus. Dans la station .debout, par exemple, immobilité sous les armes, les. novices, dépourvus d’endurance, sont sujets au vertige et parfois on en voit tomber roide tout d’uné pièce, en état de véritable hypnotisation. L’indication consiste à dégrader l’homme, le déboutonner à fond, pour ensuite l’étendre horizontalement, la tête basse ; il est bon, mais non indispensable, de lui projeter au visage quelques ’ gouttes d’eau froide, ou encore, de lui faire avaler un peu du premier cordial venu, cognac, rhum, etc. Ce genre d’accident est généralement passager et sans suites ; pourtant il nous est arrivé de constater, consécutivement à une semblable chute, une fracture de la symphyse du menton, lequel avait directement porté sur le sol de toute la hauteur de l’arc décrit par l’homme dans la chute.
3° Morbidité et mortalité spéciales à l’armée. — Mortalité et morbidité en temps de paix.
La statistique de l’armée à Y intérieur et en temps de paix montre que les hommes entrés à X hôpital et à Yinfirmerie (année ordinaire) font un total dépassant presque toujours 50 p. 100 de 1 effectif des présents (il en est de même, d’ailleurs, dans toutes les armées européennes). Nous trouvons, observation générale d’une année pour 450,000 hommes d’effectif et en comprenant les indispositions légères :
7,075,775 journées de traitement ou d’indisponibilité, représentant :
2,327 malades p. 1,000 hommes d’effectif ;
238 entrés aux hôpitaux p. 1,000 hommes;
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18,295 malades on indisponibles par jour (c’est l'effectif d’un corps d’armée ! ) et 17,5 journées de traitement par homme présent.
La mortalité est très élevée dans toutes les armées ; en France, elle atteint un chiffre absolu un peu inférieur à la moyenne (10,6 p. 1,000) de la mortalité des hommes de 20 à 25 ans. Ce chiffre est encore trop élevé ; il baissera certainement.
La moitié de la mortalité militaire est imputable à la fièvre typhoïde et à la tuberculose, malgré tous les efforts faits pour en atténuer les coups. La pneumonie et la pleurésie donnent encore une léthalité étonnante, décelant une faiblesse latente, une insuffisance de réaction, qui rapproche d’une étrange façon nos hommes des individus surmenés ou bien des enfants.
Aussi bien les jeunes soldats sont sujets à plusieurs maladies de l’enfancé, bronchite capillaire , fièvres éruptives de tout genre, stomatite ulcèromembraneuse, tuberculisation des membranes séreuses et nous les voyons, pendant la maladie et là convalescence, se comporter absolument comme les enfants.
La variole est rare et bénigne, chez nos soldats, ' soigneusement vaccinés et revaccinés âu régiment;
Y alcoolisme a disparu.
Les maladies de l’appareil digestif et de ses annexes, la diarrhée, la dysenterie, ne laissent pas que d’être encore fréquentes et comptent pour 15 p. 100 dans les hospitalisations; les maladies de l’appareil respiratoire sont plus nombreuses encore (18 p. 100); le rhumatisme donne seulement 5 p. 100 et la fièvre intermittente 11 ; les maladies des organes génito-urinaires vont à 8 p. 100, représentées en uréihrites et orchites blennorrhagiques 5 p. 100, lésions vénériennes diverses 1 p. 100, syphilis avérée 2 p. 100. Cette dernière maladie, la syphilis, va en décroissant et tout permet de croire qu’elle disparaîtra un jour du cadre nosologique; actuellement, au taux d’environ 2,500 syphilitiques annuels sur un demi-million de soldats présents, cela ne fait guère que 5 contaminés p. 1,000 hommes d’effectif et l’on peut juger de l’immense progrès réalisé depuis seulement 25 années.
Morbidité et mortalité en temps de guerre. — Les armées en campagne ne cessent pas d’être éprouvées par les maladies; seulement, celles-ci changent de caractères, en devenant beaucoup plus fréquentes et plus meurtrières, au point que les troupes en expédition perdent beaucoup plus d’hommes par la maladie que par le feu. 11 n’en n’est pas tout à fait ainsi dans une campagne de courte durée; les hommes ont tous une provision de force virtuelle qui leur suffit pendant un effort de plusieurs jours, comme aux époques des manœuvres d automne, où nous les voyons souvent ne tomber malades qu’après le retour. Ces mêmes manœuvres n’entraînent pas de maladies épidémiques, du moment qu’elles se font en une quinzaine de jours et par une belle saison.
Les troupes en guerre sont en butte à tous les accidents, partiels ou généraux et presque toujours aigus, de la chaleur (insolations, fièvres climatiques), du Jroid (congélations, asphyxie par le froid, in¬
flammations banales), et de Yhumidité (refroidissement, catarrhes, bronchites ou intestinaux, etc.)' comme aussi aux influences telluriques des pays neufs qu’elles abordent. La fièvre malariale eu Italie, en Morée, en Algérie, en Crimée, dans les Colonies, a fait bien des victimes dans l’armée française.
Le régime alimentaire insuffisant ou mauvais l’usage des eaux souillées ou putrides amènent lé scorbut et la diarrhée, tournant à la chronicité et à la dysenterie épidémique.
Les grands mouvements de troupes sont un des modes les plus sûrs de propager les épidémies existantes dans les régions occupées. Suivant les pays et les époques, on porte ou bien on rapporte la fièvre typhoïde, la variole, le choléra, la fièvre jaune, et enfin le typhus des camps, typhus exan-, thématique, que les armées concentrées, immobilisées et souffrant de misères et de privations, semblent avoir la faculté de créer de toutes pièces.
La même réflexion est applicable aux diverses formes de là septicémie et de la pourriture d’hôpital qui surgissent presque inévitablement dans toute agglomération de blessés. Hâtons-nous d’ajouter que les pansements antiseptiques changent singulièrement le caractère de ces complications, dont l’apparition n’a plus la portée fatale d’autrefois.
Les blessures du champ de bataille, pour être moins nombreuses que les maladies, intéressent légitimement l’hygiène pour leur fréquence, nature, siège et gravité. En Crimée, les alliés comptèrent 3,13 p. 100 de tués et 13,76 de blessés; en Italie, les belligérants eurent, respectivement, 1,87 tués et 11,70 blessés pour 100 (armée franco-italienne); 2,49 tués et 11,90 blessés (armée autrichienne); dans la guerre de 1870-71, avec un effectif général de 936,915 hommes, l’armée allemande accusa 17,570 tués et , 127, 867 blessés.
D’après ces chiffres, chaque combattant a, moyennement, 1 chance sur 7 d’être blessé et 1 sur 44 d’être tué. On remarquera que la mortalité sur le champ de bataille va en diminuant : en Crimée 1 sur 33, en Italie 1 sur 45 et dans la guerre francoallemande 1 sur 53.
L’observation démontre que les blessures des membres sont beaucoup plus communes que celles du tronc : dans une statistique d’environ 200,000 blessures, il y en a plus de 132,000 pour les bras et jambes, à peu près 28,000 pour la tête, la face et le cou, et 45,000 seulement pour le reste du corps.
Les plus nombreuses blessures sont le fait des balles et beaucoup moins des projectiles creux; les blessures par armes blanches se font assez rares, pour que l’on ait pu songer à supprimer le sabrebaïonnette.
Une des conséquences des blessures dont la perspective préoccupe beaucoup le soldat, c’est Yhém-orrhagie immédiate ou primitive. 11 ne paraît pas, cependant, que cette complication soit aussi redoutable qu’on l’a cru , ni même qu’elle soit très redoutable. A moins d’avoir affaire à une blessure foudroyante, contre laquelle personne ne peut rien, un homme atteint d’une projectile quelconque a bien le temps d'aviser au moyen de parer à l’he' morrhagie qu’il voit ou qu’ii redoute. Il retrouvera
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un peu de tranquillité d esprit, en attendant larri- dant longtemps courbé en deux, agit également sur
vée de l’assistance étrangère, car il est des moyens l’attitude. Toutes ces conditions réunies font que
de compression dont tout le. monde dispose, un les mineurs jouissent en général d’une santé assez
mouchoir, un lambeau de chemise, des bretelles, précaire, même quand ils ont pu pendant leur vie
pour exercer sur une plaie une action temporaire de labeur échapper aux accidents si fréquents dans
etefficace. Il est bien rare, nous le répétons, que cette profession.
l’obturation spontanée des vaisseaux lésés se trouve Nous avons donc à signaler en première li^ne insuffisante dans le cas de blessures par projectiles, l’anémie résultant de cette vie confinée loin&du
Une précaution consiste, pour le soldat, à se munir jour dans un milieu insalubre. Cette affection a
préventivement d’une cartouche de pansement, qui d’autant plus de prise sur le mineur que les ou-
renfermera du linge, :une bande et même un appa- vriers entrent jeunes dans cette carrière En An<ffe-
reil à compression, de facile application. Les corn- terre on compte environ 50 pour 100 d’enfants
battants feront sagement de se , munir d’eau avant au-dessous de quatorze ans employés dans les
le combat et d’économiser soigneusement jusqu’à mines, ce qui s’explique, non seulement par la
la fin de la lutte le contenu de leur bidon ; la soif, nécessité pour les familles nombreuses d’augmenter
sans moyen de la satisfaire, est un supplice into- les salaires parle travail du plus grand nombre de
lérable pour les blessés, qui peuvent être parfois ses membres, mais encore par la disposition de
relevés tardivement du champ de bataille, malgré certaines mines qui ont des galeries si étroites
toute la diligence possible et la meilleure volonté qu’on recherche pour les exploiter des ouvriers de
du monde, soit de la part des équipes de bran- taille exiguë, et par conséquent beaucoup d’enfants
cardiers militaires , soit des sociétés de secours Avons nous besoin d’insister sur les conséquences
auxiliaires, qui sont autorisées à fonctionner sur que cette sorte de réclusion doit avoir sur ces
le champ de bataille. fir E. Lux, enfants qui auraient au contraire besoin, à cette
Médecin-major de Fe classe. période de leur développement, d’un air pur, de grand air et de soleil et d’un exercice capable de MILLEFEUILLE. — (V. Achillée.) fortifier, les muscles et la charpente osseuse. C’est
le contraire qui arrive dans les mines, pas de MILLEPERTUIS. — Le millepertuis, appelé aussi soleil, de l’humidité, un air malsain , un exercice
herbe de la Saint- Jean, herbe à mille trous, chasse limité. J’ai parlé plus haut de la courbure de la
diable, est une plante herbacée, vivace, très com- colonne yertébrale. Chez les mineurs, ce que je
munedans nos pays, où on la rencontre sur la lisière viens d’exposer sur le travail prématuré des enfants
des bois, dans les lieux herbeux et découverts, sur les dans des galeries aussi étroites, explique suffisam-
bords des chemins. Elle est douée d’une odeur rési- ment cet affaissement de la taille,
neuse assez forte, d’une saveur amère et styptique, Le rhumatisme est également fréquent chez les ses feuilles renferment dans leur épaisseur un mineurs : on constate environ un tiers des ouvriers
très grand nombre de petites glandes transparentes atteints de cette affection, ce qui s’explique par
remplies d’une huile essentielle, volatile, qui entre l’humidité qui règne dans les mines, au point que
dans la composition de certaines préparations offi- dans quelques-unes les ouvriers, en quelques mi-
cmales, telles que le baume du commandeur (Y. ce nutes, sont mouillés jusqu’à la peau. L’inégalité, et
mot), et qu’on emploie aussi seule en frictions et les brusques changements de température, surtout
en fomentations. Les sommités fleuries étaient jadis quand les mineurs remontent des galeries à la
fort employées en infusion comme vulnéraire; on surface du sol, engendrent de nombreuses affections
n en fait plus usage aujourd’hui. p. L. catarrhales, des pneumonies, des pleurésies. De
même que l’anémie qui frappe si communément ti ®®SAN (bains de mer de). — Mimisan est un pe- les hommes a reçu le nom d 'anémie des mineurs, bourg du département des Landes, situé entre de même il existe une affection catarrhale dénom-
cachon et Biarritz, sur le golfe de Gascogne, à m.ëe crachement noir, anthracose, pneumo-mélanose.
embouchure d’une petite rivière nommé le Cou- Cette affection est caractérisée d’abord par une
° ’ ^ui Possède une plage à fond de sable et légè- toux, opiniâtre, de l’essoufflement, de véritables
ent accidentée. P. l. accès d’asthme, suivis de l’expectoration de nom-
M breux crachats noirâtres. Si la maladie s’agrave, la
néc . — Hygiène professionnelle. — La toux devient constante, l’essoufflement s’exagère,
S0 ^ssit® d’un séjour prolongé dans des galeries l’oppression est extrême, les crachats toujours res -erra*nes privées de la lumière du jour, et de mélaniques et, à l’auscultation, on perçoit des râles
gaz^dV^11 air pauvre en oxygène et mélangé de secs dans toute l’étendue du poumon,
de n 6 b reS’ const;^ue pour les mineurs la source L’examen microscopique des crachats et du tissu les v • 1,011863 Maladies. Nous devons encore noter pulmonaire qui présente une coloration noire
vent aiIat'ons brusques de température qui peu- généralisée, démontre l’existence de parcelles exces-
qile k hi*31* *es °rganès respiratoires. C’est ainsi sivem ent ténues de charbon qui ont été absorbés
transve^i UP Peut ®tre tr®s élevée dans une galerie pendant le travail. A la suite de cette absorption,
ment d’ 6 ^ assez à l’embranche- survient une irritation constante des vésicules pul-
très «r Uh PUÎts d’aérage- L’humidité est souvent monaires, dont les parois s’ulcèrent, se détruisent,
Angietp^6’ ,car beaucoup de mines, surtout en laissant à leur place des anfractuosités, des caver-
s°us- la m S avancent Pllis ou moins loin jusque nés, et la phthisie en découle naturellement.
mer* Enfin l’obligation de travailler pen- Après l’anémie, le rhumatisme, le catarrhe mé-
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lanique, on note encore les affections organiques du cœur comme fréquentes chez les mineurs. Ces maladies sont dues aux troubles de la respiration et delà circulation, au milieu de l’air insuffisamment oxygéné qui environne les ouvriers* auxquels on doit ajouter les déformations du thorax que nous avons signalées.
Si nous ouvrons le chapitre des accidents, nous voyons qu’ils sont nombreux chez les mineurs. Depuis les excoriations qui se produisent entre les - doigts des pieds, à la face plantaire et principalement aux talons, et. qui sont dues au contact du pied nu contre toutes les ’ aspérités des fragments au milieu desquels les hommes travaillent, jusqu’aux grands traumatismes qui occasionnent la mort, nous pourrions inscrire tout le répertoire de la pathologie chirurgicale. Nous n’en retiendrons que les plus fréquents, comme : les fractures de toute nature déterminées par les chutes, et en particulier par celles qui résultent de la rupture de la chaîne qui Soutient le cuffat dans lequel sont entassés les hommes qui descendent dans la mine ou qui en remontent ; les écrasements par les chariots qui contiennent le charbon, ou par les éboulements résultant delà rupture des étais; les ébranlements et les brûlures déterminés par les coups de mine; l’asphyxie par submersion dans les inondations subites et, enfin, la mort par les explosions de feu grisou.
Tout ce que nous avons dit jusqu’ici se rapporte aux houilleurs ; mais les ouvriers employés dans les mines de cuivre, de plomb, d’étain, outre qu’ils auront à souffrir de la privation de la lumière, de l’humidité, des variations de température, du mélange de gaz délétères à l’air ambiant respiré, etc., conditions communes à toutes les mines, seront encore exposés aux influences propres aux métaux qu’ils sont chargés d’extraire. Aussi les bronchites et les phthisies sont plus fréquentes dans les mines de cuivre, les affections gastro-intestinales s’obser- • vent en plus grand nombre dans celles de plomb. Somme toute la mortalité est plus grande chez les mineurs en métaux que chez les houilleurs.
Si maintenant on. envisage l’hygiène des mineurs, on arrive à cette triste conclusion que, pour les préserver de toutes ces maladies, de tous ces traumatismes, il n’y a qu’un moyen, ce serait de supprimer le travail des mines; mais cela n’est pas possible. Toutefois, certaines prescriptions, sévèrement appliquées aux entreprises minières pourraient, croyons-nous, diminuer de beaucoup la mortalité : par exemple, ou pourrait empêcher le travail des enfants dans les mines avant seize ans ; limiter le nombre des heures de travail qui serait interrompu, au milieu, par un temps de repos passé à l’air libre et au jour; améliorer l’outillage dont la solidité serait sévèrement contrôlée; multiplier les puits d’aérage et les moyens de ventilation; exiger que les étançonnements se fassent avec dés colonnes en fonte et faire vérifier fréquemment par des inspecteurs les moyens de soutiens Enfin, grâce aux progrès de l’électricité, on pourra peutêtre tirer du téléphone d’utiles ressources pour que les ouvriers puissent communiquer avec les surveillants à l’extérieur et prévenir ainsi les acci¬
dents sans parler des lampes à incandescence qui viendraient supprimer avantageusement toutes les lampes de sûreté en usage actuellement. d* Phulk.
MOELLE ÉPINIÈRE. — Anatomie. — La moelle épinière est ce gros cordon de substance nerveuse
Fig. 893. Fig. 894.
Fig. 892, 893, 894. — Moelle et ses enveloppes.'
Fig. 892. — D. Segment de moelle et de ses enveloppes ouvertes sur leur face postérieure. — 1. Dure-mère rachidienne. — " Ligament dentelé dépendant de la piê-mère. — 3. Face pos ' rieure. de la moelle. — 4. Racines postérieures des nerfs raT7 diens. — S. Renflement ganglionnaire placé sur les racw postérieures des nerfs rachidiens.
Fig. 893. — E. Face latérale de la moelle et de ses eny loppes. — 1. Racines des nerfs rachidiens revêtus de la g®11*, que leur forme la dure-mère. — 2. Section de ces racines ava
leur fusion. - 3. Coupe de la dure-mère rachidienne. "
Racines antérieures des nerfs rachidiens. - 5 Racines P0 ' térieures des neris rachidiens. — 6. Nerf formé par la fuS1 de ces deux racines.
Fig. 894. -- Face antérieure du bulbe et de la moelle. — 1-JAf5 tubérance annulaire. — 2. Quatrième ventricule. — 3' yr ,a crâniens émanant du bulbe. — 4. 5. Face antérieure de moelle. — 6, 7, 8 Nerfs rachidiens. — 9. Nerfs de la queue cheval. — 10. Dure-mère rachidienne ouverte.
qui occupe le canal vertébral et donne naissanc6 de chaque côté à la série des nerfs rachidiens.
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ii „ éoinière est à peu près cylindrique, La moelle^ P émitéSj elle est légèrement aplatie
maiS,?n arrière: son calibre n’est pas uniforme, d’avant en des dernières vertebres cervi-
Pf^fdes dernières vertèbres dorsales des renfle- Cale/ aui correspondent, le premier, a l’origine meïl S du plexus brachial ( renflement cervical), M’orîgioe des nerfs du ptatusjombaire
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ses lèvres, on voit qu’il est fermé par une lame de substance grise qui se porte transversalement d’une moitié de moelle à l’autre: c’est la commissure prise ou postérieure.
Les deux sillons latéraux sont distingués en antérieur et postérieur et désignés sous les noms de sillon collatéral antérieur et sillon collatéral postérieur ; ils correspondent à l’émergence des ra: cines des nerfs rachidiens et ne sont visibles
le second, a i origuie r cines deg nerfs rachidiens et ne sont visibii
[renflement ^ la première; vertèbre | qu’après l’arrachement de ces racines nerveuses.
■ cane licrnp. de
Li VîShTen se continuant, sans ligne de Cer-ïrcSion, avec lebulbeT it se termine Ûnï me de pointe au niveau de la deuxie- 6 o vertèbre lombaire, du moins chez 1*- ÏÏte car chez le foetus elle descend jusduS eoccvx, et chez l’enfant jusqu au q!nmm- du reste, la moelle ne se termine ÏÏUquement, elle se réduit à un mince filet nommé filum terminale; ce filet, é d’un canal central entoure d une
2e couche de substance nerveuse, est contenu dans l’intérieur du ligament coc-
^LeTnerfs qui émergent de la fin de la moelle occupent la terminaison du canal vertébral, en formant un paquet nommé queue de cheval; ces nerfs sortent par les derniers trous de conjugaison des vertèbres lombaires et par les trous sacrés. ,
La consistance de la moelle est supérieure à celle de l’encéphale, grâce à l’épaisseur de la pie-mère rachidienne et au nombre de prolongements qu’elle envoie dans la moelle. Dépouillée de ses enveloppes, la moelle pèse 27 grammes (Sappey).
La moelle présente à étudier : A. sa conformation extérieure ; B. sa structure.
A. Conformation extérieure de la moelle. — On peut décrire à la moelle quatre faces: une face antérieure, une face postérieure et deux faces latérales, mais il est préférable de lui considérer : 1° des sillons ; 2° des cordons ; 3° des commissures.
Sillons. — Les sillons qui parcourent la moelle sont au nombre de six principaux : un sillon médian antérieur, un sillon médian pos- | prieur et quatre sillons latéraux (deux^de chaque
Le sillon médian antérieur parcourt dans toute sa longueur la face antérieure de la moelle qu’il divise en deux moitiés symétriques; tapissé par la pie-mère, ce sillon, moins profond que le posté- - rieur, n’occupe que le tiers de l’épaisseur de la moelle. En écartant ses lèvres, on voit qu’il est fermé par une substance blanche qui se porte -transversalement d’une moitié de la moelle & mitre : c’est la commissure blanche ou antérieure.
Le sillon médian postérieur parcourt dans toute sa longueur la face postérieure de la moelle qu’il Ip^ui en deyx m°itiés symétriques; il est, commp sillon antérieur, tapissé par la pie-mère, mais il 1 Pius etroit et plus profond que lui; en. écartant
Fie 893. coupe horizontale delà moelle épinière au 'niveau s' de la région lombaire (d’après; Luys).
1 2, 3, 4 , 5. Substance grise de la moelle renfermant une grande quantité de cellules nerveuses. - 12. Canal cen.tr^e. ^ moelle. — 13. Section transversale dun gros vaisseau.
14, 14', 14", 14'". Section horizontale des tubes nerveux const tuant la substance blanche de la moelle.
U sillon collatéral fostirieur y présente sous
l’aspect d’une ligne ponctuée nette et regnliere, pa. ce que les racines postérieures des nerfs '“hidiens émergent régulièrement de la moelle; 1 eaUoncol- ZZl antiieur est asses irrégulrer dtspowiçm également en rapport avec l’irrégularité d origine des racines antérieures.
Cordons. - Les sillons que nous venons de décrire divisent la moelle en un certain nombre de faisceaux nommés cordons médullaires. Ces cordons formés de substance blanche et symétrique-
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ment disposés à droite et à gauche, sont au nombre de trois de chaque côté: 1° le cordon antérieur ; 2° le cordon latéral ; 3° le cordon postérieur.
1° Le cordon antérieur forme la face antérieure de la moelle ; il est placé entre le sillon médian antérieur et le sillon collatéral antérieur (origine des racines nerveuses antérieures).
2° Le cordon latéral forme la face latérale de la moelle; il est placé entre le sillon collatéral antérieur et le sillon collatéral postérieur, c’est-à-dire entre lés racines nerveuses.
3° Le cordon postérieur forme la face postérieure de la moelle; il est placé entre le sillon collatéral postérieur et le sillon médian postérieur; or, il faut remarquer que vers sa partie interne, c’est-à-dire près du sillon médian postérieur, il présente un léger sillon longitudinal qui le subdivise en deux cordons d’épaisseur inégale, l’externe, ou cordon postérieur proprement dit, étant beaucoup plus considérable que l’interne, qui a reçu le nom de cordon cunéiforme de Goll; cette ligne de séparation s’accentue vers la partie supérieure de la moelle et sur le bulbe où l’on voit le cordon le plus volumineux se continuer avec le corps restiforme, tandis que le petit cordon situé en dedans de lui se termine à l’extrémité inférieure du quatrième ventricule par un petit renflement, et forme dans son ensemble la pyramide postérieure.
En pratiquant une section transversale de la moelle, tous les détails de sa conformation deviennent très évidents ; les sillons se dessinent avec tous leurs caractères. On voit que les sillons médians antérieur et postérieur ne sont séparés l’un de l’autre que par une bande transversale de substance nerveuse qui relie entre elles les moitiés de la moelle, d’où le nom de commissure qu’on' lui a donné; déplus, on reconnaît que cette commissure est formée de deux parties, l’une antérieure composée de substance blanche ( commissure blanche ou antérieure), l’autre postérieure formée de substance grise [commissure grise ou postérieure).
On voit encore que la moelle, comme les autres centres nerveux, et formée de substance blanche et de substance grise. — La substance blanche (qui existe en plus grande quantité) occupe toute la périphérie de la moelle; elle forme ses cordons et sa commissure antérieure.
La substance grise est disposée en trois bandes longitudinales dont la dispositien est toute spéciale; sur une coupe transversale, cette substance grise se présente sous l’aspect de deux croissants se répondant par leur connexité et réunis par une ligne transversale. — Les croissants occupent chacun une des moitiés de la moelle, et par leurs extrémités ou cornes, ils répondent aux racines des nerfs rachidiens.
La bande transversale qui les réunit forme la commissure grise postérieure. Sur la coupe de cette commissure grise, assez près de jla commissure blanche, on aperçoit (à la loupe) l’orifice d’un canal, c’est le canal de l'épendyme qui parcourt la moelle dans toute sa longueur.
Structure de la moelle. — Le moelle se compose comme le cerveau, de substance grise et de substance blanche; mais, à l’inverse de ce qui a lieu
dans le cerveau, là substance grise occu centre de la moelle et la substance blanJh6 le surface. ûe sa
La substance blanche de la moelle se com de fibres ou tubes nerveux plongés dans la * glie (Y. ce mot). Elle est disposée en départemlm' désignés, comme nous l’avons vu, sous le nom fl i cordons antérieurs, latéraux et postérieurs et d ! commissure blanche ou antérieure.
La substance grise se compose de cellules et d fibrilles nerveuses plongées dans de la névrodie 6 Au centre de la moelle se trouve creusé un cariai microcospique, appelé canal de l'épendyme, crm la parcourt dans toute son étendue, depuis lequatrième ventricule jusqu’à l’extrémité. ■ 4 ' Vaisseaux de la moelle. — Les artères de la moelle, désignées sous le nom d 'artères spinales sont au nombre de trois : l’une antérieure et les deux autres postérieures. Elles proviennent des vertébrales et des cérébelleuses, et parcourent la moelle dans toute son étendue, grâce à un grand nombre d’artérioles de renforcement qui leur arri-
- o . **.Wu uc ia, muBiie epimere munie ae ses enveiupp»et présentant les émergences des nerfs rachidiens '(Fort). , / 1. Pie-mère avec ses vaisseaux bien apparents. — 2. Feuillet viscéral de l’arachnoïde voilant en partie les vaisseaux de 7 Pie-mère. — Racines antérieures des nerfs rachidiens. - 4. Bords de la dure-mère incisée, écartés avec deux crochets.
vent par les trous de conjugaison et leur sont fournies par les artères vertébrale, cervicale, ascendante, intercostales et lombaires. Après s’être ramifiées dans la pie-mère, ces artérioles s’enferment dans la moelle et y forment un réseau, plus serre dans la substance grise que dans la substance blanche. Le sang provenant de ce réseau se jette dans deux troncs veineux placés au fond du sillon médian postérieur ; de ces troncs naissent des veinules qui se rendent dans les veines intrarachi-
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x oe e la moelle. — On donne
rachidiens (Y. ce mot), aux nerfs 16 ' se détachent de la moelle et sortent du canal Zébrai par les trous de conjugaison. Ils naissent a la moelle par deux racines : l’une, antérieure ou de trice • l’autre, postérieure ou sensitive. On en Tmpte ' trente et une paires , que l’on divise en :
gcn — Coupe transversale de la moelle avec les racines llg' antérieures et postérieures des nerfs rachidiens (Fort).
. stance grise de la moelle. — B. Substance blanche de la "moelle — C. Sillon médian antérieur. — D. Sillon ^médian nostérieur. - E. Racines postérieures ou ganglionnaires des nerfs rachidiens. - F. Ganglion. - G. Racines antérieures des nerfs rachidiens. — H. Tronc du nerf rachidien.
1° huit paires cervicales; 2° douze paires dorsales; 3° cinq paires lombaires; 4° six paires sacrées.
La première paire émerge entre, l’occiput et l’atlas ; la dernière entre la première vertèbre coccygienne et le bord inférieur du sacrum. Les autres sortent par les trous de conjugaison correspondants.
Tous les nerfs rachidiens n’ont pas le même volume; les plus grêles sont les deux derniers nerfs sacrés ; puis viennent les nerfs dorsaux ; les plus développés sont les nerfs qui se détachent du renflement cervical et lombaire de la moelle, et se rendent aux membres supérieurs et inférieurs.
Fonctions de la moelle. — La moelle possède à la fois les propriétés d’un nerf mixte (moteur et sensitifj et celles d’un centre nerveux ; c’est-à-dire qu’elle conduit de l’encéphale aux racines antérieures des nerfs rachidiens les incitations motrices, qu’elle transmet à l’encéphale les impressions sensitives, et que, sans l’intermédiaire de l’encéphale, eUe peut transformer des impressions en mouvements {actes réflexes).
Nous allons dire un mot de chacune de ces trois grandes fonctions de la moelle.
. La moelle transmet aux nerfs rachidiens les Mutations qui lui viennent de l’encéphale. — En ®aet) ta section de la moelle entraîne la paralysie u gouvernent dans toutes les régions dont les eris se détachent du tronçon de la moelle placé trU" jfSSOus ta section. Cette expérience démone une façon absolue que la moelle est un agent inducteur qui transmet de l’encéphale à la périgene tas incitations motrices.
• La moelle conduit à l’encéphale les impres- &s]T/enS^Ves' ~ tan effet, une section transver- Ivsîpu la moelta entraîne non seulement la parajjj.. ûu mouvement, que nous avons déjà notée, toutP e1ncor® .la paralysie de la sensibilité dans tronp r®§tans dont les nerfs se détachent du çelt °0û oe la moelle placé au-dessous de la section, ta mnpn^rïence ^montre d’une façon absolue que l’enrpRh Uû agent conducteur" qui transmet à C. les„ impressions sensitives.
moelle est un centre nerveux , un agent
central possédant le pouvoir réflexe. — On donne le nom d’actes réflexes aux mouvements succédant à une impression non sentie : cependant dans certains actes réflexes, comme l’éternuement, la toux, etc., l’impression est sentie. Pour démontrer le pouvoir réflexe de la moelle, il faut supprimer chez l’animal en expérience tous les mouvements spontanés voulus ; pour cela vous le décapitez (grenouille); portant alors une irritation sur une patte, vous déterminez la production d’un mouvement plus ou moins étendu suivant l’intensité de l’excitation.
Maladies de la moelle épinière. — Congestion de la moelle. — Les veines du rachis sont très défavorablement disposées au point de vue de la circulation ; les congestions de la moelle devraient donc être fréquentes, et autrefois on mettait volontiers sur leur compte la plupart des paraplégies de nature douteuse. Toutefois, on sait aujourd’hui que ces congestions sont assez rares.
La congestion active s’observe surtout au début de la variole et de la fièvre typhoïde ; peut-être l’impression d’un air trop chaud ou trop froid peutelle également la produire. La congestion passive peut s’observer dans toutes les conditions qui entraînent la circulation de la veine cave inférieure, dont la plupart des veines du rachis sont tributaires : telles sont les tumeurs volumineuses de l’abdomen, les maladies du cœur, etc.
Lorsque la moelle est congestionnée, les vaisseaux se dessinent sous forme d’arborescences aussi nettes' et aussi régulières que celles produites par une injection pénétrante; la substance grise est toujours plus atteinte que la substance blanche. La congestion passive est plus manifeste, les veines rachidiennes, gonflées et bleuâtres, sont distendues et gonflées de sang noir. Signalons aussi l’augmentation du liquide céphalo-rachidien.
La congestion de la moelle s’annonce par une douleur sur le trajet du rachis, généralement dans la région lombaire, et en même temps par un affaiblissement dans les contractions des muscles de la moitié inférieure du corps ; il peut même y avoir de la rétention d’urine. Mais ce qui donne a ces phénomènes leur cachet spécial, c’est la rapidité de leur invasion et la courte durée de leur existence. Ainsi la durée d’une congestion active, survenue par exemple au début d’une fièvre éruptive, ne dépasse pas deux ou trois jours ou un septénaire.
Dans la congestion passive, les accidents sont plus lents, moins accusés, ils s’agravent beaucoup par le décubitus dorsal. . , , .
Les congestions de la moelle liées à la variole, a la fievre typhoïde, à une fièvre intermittente, ne réclament pas de traitement spécial, car la situation est dominée par la maladie primitive. Les congestions survenues en dehors de ces circonstances doivent être combattues par des ventouses appliquées le long du rachis, des purgatifs salins administrés à faible dose (15 à 20 grammes), plusieurs jours de suite. „
Anémie de la moelle. — Nous dirons peu de chose sur l’anémie de la moelle: elle s’observe dans le cas d’anémie générale; on a pu la produire expé-
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rimentalement par l’oblitération de l’aorte abdominale ou des artères spinales.
Les symptômes sont semblables à ceux que nous venons d’exposer dans la congestion médullaire; ici, comme pour l’encéphale, congestion et anémie déterminent les mêmes troubles fonctionnels, le diagnostic se fait d’après l’examen de l’état général.
L’oblitération de l’aorte a été observée trois ou quatre fois ; quand on pratique la ligature de ce vaisseau , on voit immédiatement survenir une paraplégie .
Le traitement est le même que celui de l’anémie en général; on pourrait y joindre des douches froides, l’électricité et les préparations de noix vomique.
Hémorrhagies de la moelle et de ses enveloppes.
— Les hémorrhagies de la moelle (hématomyélite) et de ses enveloppes (hématorachis) sont aussi rares que les hémorrhagies intra-crâniennes sont fréquentes.
En dehors du traumatisme, leurs causes sont inconnues : peut-être certaines inflammations de la moelle ou de ses enveloppes ont-elles pu les produire, de même qu’une hémorrhagie cérébrale intra-ventriculaire a pu s’étendre jusqu’au canal vertébral; mais ces dernières circonstances sont fort rares.
Les symptômes de T hématorachis sont de deux ordres :
1° Les uns sont des phénomènes d’excitation; il consistent en douleurs, convulsions et contractures semblables à celles que l’on observe au début d’une méningite et résultant de l’irritation des méninges par le sang.
Les autres sont des phénomènes de compression; ils consistent en une paraplégie plus ou moins complète ; cette paraplégie indique une compression de la moelle par le coagulum sanguin. Suivant la rapidité plus ou moins grande avec laquelle s’effectue l’épanchement, ces deux ordres de symptômes sont simultanés ou consécutifs ; dans ce dernier cas, ce sont en général les phénomènes a excitation qui ouvrent la marche. L’avenir de cette maladie est variable : si le sang est épanché en faible quantité, sa résorption n’est pas impossible et le malade peut guérir; mais souvent la •mort est la conséquence de la paraplégie ou d’une méningite développée par voisinage.
L hématomyèlite débute brusquement par une paraplégie, 1 attaque est aussi brusque que dans une hémorrhagie cérébrale. Rappelons que l’hémorrhagie cérébrale détermine une hémiplégie et l’hémorrhagie de la moelle, une paraplégie. D’ailleurs l’hématomyélite est fort rare.
Dans le cas de fracture de la colonne vertébrale -on ordonnera au malade le repos le plus . absolu et en même temps on appliquera de nombreuses -sangsues sur les côtés de la colonne vertébrale • en ■tout cas, le traitement est le même que celui de l’hémorrhagie cérébrale.
Inflammation de la moelle. — (V ..Myélite.)
Ramollissement de la moelle. — (V Mvpfito Ataxie Locomotrice,) myélite,
- Plaies de la moelle. — Logée dans le canal ver¬
tébral, la moelle ne saurait être atteinte dûment par les instruments vulnérants, si ce D’ dans la région cervicale, où le peu de volume rfSt apophyses épineuses et l’écartement notable ^ présentent les lames vertébrales dans la flexion!!6 la tête, exposent la moelle à des blessures direct
Toutefois, même dans cette région, lesblessm-8' directes sont rares, et dans l’immense majorité df cas, les plaies de la moelle sont produites par fragments osseux, lorsque sous l’influence d’un choc, d’une chute, d’un projectile, etc., les lames vertébrales fracturées ont été projetées dans Tinté, rieur du canal vertébral.
Nous allons étudier successivement les plaies des différentes régions.
Ori sait qu’à la région lombaire la moelle se termine, chez l’adulte, au niveau de la première vertèbre lombaire. Les plaies de cette région intéressent donc plutôt les nerfs de la queue de cheval que la moelle elle-même.
Au moment de l’accident les deux membres sont atteints d’une paralysie complète ou incomplète du mouvement et de la sensibilité.
Le blessé éprouve des douleurs dont le point de départ est la section de la moelle. Dans la région lombaire ces douleurs s’irradient vers l’hypogastre ou descendent le long des cuisses.
On observe encore la rétention d’urine soit par paralysie du col, soit par regorgement. La paresse de l’intestin et du tympanisme.
Les mouvements réflexes peu accentués lorsque la section porte sur la queue de cheval, sont d’autant plus nets que la plaie est plus élevée.
Les plaies de la moelle à la région dorsale déterminent une paralysie plus accentuée ; de plus, la paroi abdominale et le thorax sont frappés d’inertie; les muscles abdominaux sont flasques, les parois du thorax immobiles; la respiration s’effectue par le diaphragme, le sterno-mastoïdien, le grand dentelé et le trapèze, et l’expiration par le retour au repos, de ces muscles, l’élasticité du poumon et des parois thoraciques ; mais tout mouvement d’expiration brusque, tel que la toux, par exemple, est impossible.
— Fctll uu mveau ae ia niess^v lorme une ceinture très nette accompagnée de fourmillements et d’élancements provenant d’un commencement de myélite.
En même temps on constate la paralysie de la vessie et du rectum ; assez fréquemment une demie érection mais les fonctions génitales sont abolies. Ventre ballonné, digestions difficiles ; très grande lenteur du pouls et abaissement de la température.
Les mouvements réflexes sont très accentués. î , Les Plaies de la moelle à la région cervicale donnent aux phénomènes que nous venons de àèr la nLaî16 -graade exaSérati°n- De plus, on observe de® membres thoraciques, l’anesthésie ^\ou 3‘ espace intercostal; une f. n. ans la deglutition, une érection presque contpmnpratUgnirûl:-a^0a de *a vascularisation et delà m“mPp ïre .faciale > resserrement de la pupille et
Lm-snnp îCISS.eraent de r°rifice palpébral. vertèhS l -P aie sièSe au-dessus de la troisième vertebre cervicale, la mort peut être instantanée,