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bablement par commotion du bulbe. Souvent Pr0 Dhyxie se produit plus ou moins rapidement.

1 Tu niveau du trou occipital les plaies du bulbe entraînent la mort foudroyante. .

Sans être toujours mortelles, les plaies de la elle sont extrêmement graves. Quand elles sont roduites par des fragments osseux, si ces esquilles ne peuvent être facilement enlevées, on placera le malade dans une situation horizontale évitant tout changement de position, prévenant, autant que ossible, toxite pression sur les parties saillantes, aui sont très disposées à se mortifier, empêchant la stagnation d’urine, etc.

Contre la lésion médullaire on emploie les sangsues, les ventouses, l’ergot de seigle et la belladone.

Les premiers accidents disparus, on activera le retour des fonctions de la moelle par l’application de vésicatoires, de cautères, de frictions iodées, de douches.

A l’intérieur, on administrera la strychnine et le sulfate de zinc.

Commotion de la moelle. — La commotion de la moelle est de tous points semblable à celle du 'cer- ! veau, elle reconnaît les mêmes causes, elle est j tout aussi dépourvue d’altérations organiques et se traduit par une suspension momentanée des fonctions de la moelle, de même que la commotion cérébrale a pour caractère la suspension passagère des fonctions du cerveau.

Nous n’insistons pas sur les symptômes, ils sont semblables à ceux des plaies de la moelle ; mais avec cette différence capitale qu’une fois la première stupeur passée, les fonctions nerveuses reprennent leur activité. .

Compression de la moelle. — La compression de la moelle peut se produire de deux façons :

1° Brusquement, à la suite des fractures ou des luxations des vertèbres (V. Vertèbres ), so us l’influence du Mal de Pott (Y. ce mot) ;

2° Graduellement , lorsqu’une, tumeur se développe dans le canal vertébral ou dans les méninges [V- Paraplégie). Dr Léon Moynac.

MOIGNON. — Nom donné par les chirurgiens à la partie restante d’un membre amputé, comprise ®Qtre le point de cicatrisation de la plaie consécuive à l’amputation et l’articulation située au-dessus iv- Amputation). p. l.

MOIS. — Mot vulgaire employé souvent par les mmes pour désigner les époques menstruelles lv- Menstruation). P, L.

moisissure. — (v. Microbe.)

siT°ITEUR‘ ~ Mot employé pour désigner une Ueur abondante (V. Sueur). P. L.

auT<TIIlE' ~~ Nom donné par les anatomistes choirl°iSeS dents situées sur les côtés des mâde vino-t • molaires chez l’adulte sont au nombre supéripm.01?^. de chaflue côté des deux maxillaires .grosses (veTnférieur> dont deux petites et trois 'v - Peut). p L

nNNAlRE populaire oe Médecine usuelle.

MOLES. — Les môles sont des produits de conception dégénérés; on les désigne encore Sous le nom de faux germe ou germe dégénéré. Autrefois on comprenait sous le nom de môles tous les produits organisés développés dans l’utérus, comme les polypes, les fragments placentaires ou de simples caillots fibrineux ayant séj'ourné plus ou moins longtemps dans la matrice. Mais l’examen attentif des môles et surtout les recherches microscopiques, ont permis de reconnaître dans les môles des œufs plus ou moins complets, dont certaines parties se sont atrophiées, alors que d’autres, au contraire, se sont hypertrophiées.

On distingue les môles en deux espèces : les môles charnues et les môles vésiculaires ou hydatif ormes. Les môles charnues se présentent sous forme d’une masse d’un rouge plus ou moins vif, d’un volume variable , mais quelquefois assez considérable, constitué par un tissu fibrillaire très serré. Ce genre de môle peut séjourner plus ou moins longtemps dans la matrice, depuis quelques mois jusqu’à plusieurs années. J’en ai ainsi observé une qui était restée neuf ans dans l’utérus.

Les môles vésiculaires sont constituées par une masse molle, friable, composée d’une quantité considérable de vésicules, variant du volume d’un grain de millet à celui d’un gros grain de raisin ces vésicules étant toutes rattachées par une fibrille à une masse centrale molle, dâche, rosée, qui rappelle le placenta.

Les môles sont des produits rares; bien des ac- , coucheurs n’en ont jamais rencontré, aussi est-il difficile de diagnostiquer leur présence. Cependant quand chez une femme, après avoir observé tous les signes d’une grossesse commençante, certains phénomènes se produisent, qui semblent indiquer que le fœtus a cessé de vivre, que des pertes sanguines se répètent de temps à autre, et que la matrice continue néanmoins à se développer, on pourra soupçonner une grossesse molaire (V. Avortement ).

Tant que les pertes successives ne mettent pas la santé générale en danger, on peut attendre que la nature se charge elle-même de l’expulsion, ce qui arrive le plus souvent; mais si les hémorrhagies se répètent assez souvent pour inspirer quelque inquiétude, on devra se hâter ae provoquer le tra- " vail et la sortie de la môle. Dr A. de Soyre.

MOLÉCULE. — Nom donné par les physiciens à la particule de la matière la plus petite, c’est-àdire à celle qui ne peut plus être divisée ni sectionnée. , p. l.

MOLÈNE. — (V. Bouillon blanc.)

MOLIGT (eaux minérales de). — Moligt est un petit village des Pyrénées Orientales, situé à 9 kilomètres du Yernet, qui possède des eaux sulfurées sodiques faiblement minéralisées, qu’on administre en boissons, en douches, et surtout en bains, contre les affections chroniques des bronches, les rhumatismes chroniques, certaines maladies de peau de nature herpétique, etc. p. L.

MOLLET. — Nom donné par les anatomistes à

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la partie saillante de la région supérieure et postérieure de la jambe formée par la partie ventrue des muscles jumeaux (Y. Jambe). P. L.

MOLLUSCUM. — Avec notre éminent ami Lanceraux, nous appelons de ce nom des productions de la peau et. du tissu cellulaire sous-cutané, parfois congénitales, circonscrites ou établies en forme de manteaux, et constituées par une trame fibreuse infiltrée de cellules lymphoïdes.

Le molluscumse présente sous différents aspects : tantôt sous celui de productions isolées ou multiples, de petit volume et plus ou moins pendantes,

tantôt sous celui de masses volumineuses formant à la surface du ligament une sorte de capuchon ou de besace très gênante, et pouvant atteindre le poids de 12 à 16 kilogrammes.

La première de ces formes est désignée sous le nom de molluscum pendulum, et a son siège de pédilection dans les régions du cou et du dos. La. seconde est appelée molluscum éléphantiasique et a pour siège habituel le dos, la région postérieure du cou et la paroi thoracique.

Le molluscum, lorsqu’il n’est pas congénital, apparaît souvent dès l’enfance, il suit une marche lente et progressive. Dans certains cas, il est le siège de poussées congestives, accompagnées de douleurs vives et de liquide séro-albümineux.

Le molluscum ne comporte pas d’autre traitement que l’extirpation par l’instrument tranchant ou la ligature simple extemporanée, suivant les cas!

Dr Paul Labarthe.

MONÉSIA. — Nom donné par les botanistes à l’écorce d’un arbre du Brésil appelé Buranheim ou Guaranhen, d’un rouge brun foncé, à cassure nette d’une saveur d’abord douce et sucrée, puis âcre et astringente, qui jouit des mêmes propriétés que le ratanhia et le cachou (Y. ces mots), et sert aux

mêmes usages, tout en étant cependant beaucoup moins employée. p. L. P

MONOMANE. — Nom donné à l’individu atteint de monomanie (V. ce mot). p ^

MONOMANIES. — Elles constituent des cas particuliers de la Folie lucide. Le mot a été créé par Esquirol pour exprimer «le caractère essentiel de cette espèce de folie dans laquelle le délire est partiel ( Monomania , folie isolée), permanent, gai ou triste». Le célèbre aliéniste rangeait encore sous ce chef la mélancolie, dont on a fait depuis un genre à part, caractérisé par la dépression générale des fonctions psychiques, et opposé à l'excitation générale de ces mêmes fonctions dans la manie.

La création, ou plus exactement la découverte des* délires partiels fut un trait de génie. Malheureusement, sous l’influencé des idées fausses et, partant, rétrogrades, qui infectèrent la science et la philosophie durant les soixante premières années du siècle, les médecins tout dévoués à l’éclectisme — la forme la plus absurde encore connue du spiritualisme — s’élevèrent contre la doctrine de la monomanie dont ils nièrent la réalité. Partant du point de vue de l’âme immatérielle, une et indivisible, etc., ils n’eurent pas de peine à démon- ’trer que le « principe pensant » ne pouvait jamais être lésé que dans sa totalité. Comment pouvait-il l’être en aucune façon, voilà ce qu’ils se gardaient bien de nous dire, la plupart d’entre eux n’ayant même pas conscience de l’énormité des propositions soutenues, et ressassant de confiance les leçons de l’école. Dans l’article sur la folie lucide, dont celuici n’est que la continuation, j’ai montré comment, — le terrain une fois déblayé par la défaite 4e l’éclectisme — les immortelles découvertes de Gall, conspuées par les académiciens de la décadence, avaient été définitivement confirmées et acceptées, sous l’influence de Morel, de Broca et d’autres, sinon dans leur détail discutable, au moins dans leur admirable ensemble.

« Il doit y avoir; dit Büchner, des cellules particulières pour- la sensibilité, le mouvement, etc. Il doit y en avoir même pour les divers modes les plus élevés de l’activité intellectuelle, tels que la raison, la mémoire, la notion de§. nombres, le. goût de la musique, le sens de l’esthétique, etc. Si l’on réfléchit au nombre prodigieux des cellules nerveuses dans la substance corticale du cerveau humain (500 à 1,000 millions), cellules qui donnent naissance à un nombre de cinq à dix fois plus considérable de fibres nerveuses, établissant des communications entre elles ou avec le monde extérieur — on reconnaîtra queees chiffres ouvrent un champ plus que suffisant à l’imagination la plus audacieuse pour y chercher et y découvrir le substratum anatomique de tous les processus psychiques et de tous les phénomènes nerveux possibles- En évaluant à 200,000 le nombre des idées que notre cerveau peut contenir — ce qui est évidemment exagéré étant donné que la langue la plus riche possède 15,000 mots au plus, qu’il y a très peu d’idées sans un mot correspondant, et qu’en attribuant à chaque idée quatre ou cinq formes

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différentes, nous ne dépassons pas le chiffre de 01 - — on verrait qua chaque idée corres-

ndent encore un nombre de cellules variant Ktre 2 500 et 5,000, et un chiffre de tubes ou de inducteurs nerveux allant de 10,000 à 50,000, en supposant ces idées uniformément réparties sur la totalité de la substance grise des hémisphères cérébraux.» {Force et Matière, 15' édit., traduction,

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