MOT
2° Morve aiguë. — Elle peut éclater d’emblée ou . être la terminaison de la morve chronique ou du farcin, on distingue trois phases dans son évolution; elle ne diffère du farcin que par les ulcérations des fosses nasales et le jetage.
A. Les prodromes, ce sont les symptômes, généraux déjà décrits; de plus il existe des douleurs articulaires et musculaires très caractérisques.
B. Les éruptions consistent en une rougeur érysipélateuse de la face qui se tuméfie, devient violacée, se couvre de phlyctènes et prend un aspect hideux
Tête d’i
Fig.: 900.
jeune élève de l’École vétérinaire d’Alfort, morve (la tête est couverte de pustules).
mort de la
et effrayant; des papules et des pustules se montrent sur tout le corps, et en même temps ou même avant l’éruption, comme le coryza morveux caractérisé par l’écoulement d’une matière jaunâtre, puriforme, sanguinolente et fétide désignée sous le nom de jetage; la pituitaire est rouge, enflammée, couverte de pustules et d’ulcérations; des lésions semblables occupent la muqueuse de la gorge, de la bouche et des voies respiratoires ainsi que le prouvent la toux, la dyspnée, les crachats rouillés, les râles, etq.
C. L’état typhoïde. — Le malade tombe dans la prostration, sa peau se couvre de sueurs froides
les lèvres et la langue sont noirâtres, fuligm le pouls très fréquent, la diarrhée abondant611868’ mort survient du quinzième au vingtième j0l]e’ ^
3° Farcin chronique. — Plus fréquent « farcin aigu, il lui succède ou débute d’embl'16 d’ailleurs ses symptômes sont les mêmes l66’ l’intensité : ce sont des abcès multiples dégénéra^ en ulcères fistuleux , des angioleucites suppur(fût des douleurs articulaires et musculaires et ,eS) altération profonde de la constitution. ne
La durée de la maladie est toujours très loneu un an en moyenne ; la guérison est fort rare. ° 6|
4° Morve chronique. — Cette forme, assez rare succède parfois au farcin ; elle est caractérisée par un affaiblissement général, des douleurs musculaires et articulaires et surtout par le coryza morveux qui n’est point assez abondant pour constituer un véritable jetage; les organes respiratoires sont le siège de troubles divers.
La morve chronique peut durer plusieurs années, les malades succombent épuisés ; ils sont parfois rapidement enlevés par l’invasion de la morve aiguë.
Le diagnostic est très facile lorsqu’on sait que le malade soignait les chevaux morveux, et qu’il existe des lymphangites, des abcès, des douleurs' articulaires, un coryza avec divers troubles des voies respiratoires.
Dans quelques cas on a pu croire à un érysipèle de la face propagé aux fosses nasales, à un coryza syphilitique et même à une pustule maligne, mais l’erreur ne saurait durer.
Les formes chroniques de l’affection farcinomorveuse sont d’un, diagnostic plus difficile, elles ont pu faire croire soit à un ozène, mais dans ce cas 1 état général reste intact, soit à la syphilis, à la scrofule, mais les antécédents et l’examen des manifestations elles-mêmes permettent d’établir le diagnostic.
Le pronostic est extrêmement grave, la morve aiguë est presque fatalement mortelle, seule l’angioleucite farcineuse a souvent une fin favorable.
Dans le traitement, la prophylaxie joue le principal rôle ; elle consiste non seulement à sacrifier immédiatement les chevaux atteints de la morve,
U1“10 d murer tous les objets qui ont ete eu
contact avec eux et à se prémunir contre l’inoculation par une extrême prudence.
Lorsque la morve est déclarée, la mort est presque fatale; cependant on possède quelques cas de gué-, risons obtenues soit par l’iode (10 à 20 gouttes par jour, iodure de potassium ou de soufre à la dose de 2 grammes par jour, eaux sulfureuses, etc.), soit par . la liqueur de Fowler, le traitement mercuriel, les irrigations faites dans les fosses nasales avec la créosote (deux gouttes pour 30 grammes d’eau, trois fois par jour) ou l’eau phéniquée. En même temps on relevera les forces par un régime tonique-
T Se dit de tout ce qui détermine.
rnmmp l» aPPe^e centres moteurs les parties
éetaière’d'°ù pat,e“
Ta ™ president aux mouvements.
6 NERF moteur oculaire commun est celui qui
MOU
• rime le mouvement à tous les muscles de l’or- I vtp sauf à ceux du droit externe et du grand blique. U naît à la base du cerveau, d’un noyau 1 eé a’u-dessus de la protubérance annulaire. Ce ovan communique avec celui du côté opposé par Ls filets anastomotiques. De là ce nerf se porte dans l’orbite où il pénètre par la fente sphénoïdale et se divise, en deux branches, dont l’une se distribue aux muscles droits supérieurs et relève de la paUpière supérieure; et l’autre donne le mouvement aux muscles droit interne, droit inférieur et etit oblique. Du filet de ce dernier part un rameau gros et court, qui se rend au ganglion ophthalmique,
Fig. 901.
F. Nerf moteur oculaire commun. — A. Nerf optique. B. Ganglion de Gâsser. — G. Nerf maxillaire inférieur. — D. Nerf ■maxillaire supérieur. —, E. Branche ophthalmique de Willis. — ©. Nerf pathétique- — H. Artère carotide. — 1. Muscle élévateur propre de la paupière supérieure. — 2. Muscle droit supérieur. — 3. Muscle droit interne. — 4. Muscle droit externe. 5, Muscle droit inférieur. — 6. Muscle petit oblique ou oblique externe.
d’où partent les nerfs ciliaires qui commandent au sphincter de l’iris.
Le nerf moteur oculaire externe se distribué au muscle droit externe. Son origine, qui n’est pas encore exactement déterminée, serait d’après Schrœuer van der Kolk, commune à celle du nerf précédent. Comme ce dernier, le nerf moteur oculaire externe pénètre dans l’orbite par la fente sphénoïdale et se porte dans l’épaisseur du muscle droit
externe.
, *;a paralysie de ces deux nerfs est intéressante n- eludier. Ainsi, quand le nerf moteur oculaire ommun cesse d’imprimer le mouvement aux muses dans lesquels il se distribue, on observe : t , . chute de ; la paupière supérieure ; 2° un isme externe déterminé par la contraction muscle droit externe, innervé par le nerf du en nom’ 3° la déviation de la pupille en bas et lys- B°rS '> 40 une mydriase résultant de la paraorigine net^S c^a*res dont nous avons indiqué
laire pC^ntlaire’ la Paralysie du nerf moteur ocuu*iné na^f6’ entra*ne un strabisme interne, déterp la contraction du muscle droit interne
MOU 499
auquel se distribue le nerf moteur oculaire commun.
Le traitement sera celui des paralysies d’une manière générale : 1° attaquer la cause déterminante ; 2° exciter les muscles affaiblis ; 3° corriger par une opération chirurgicale les déviations ou les autres effets de la paralysie complète.
Dr Paul Labarthe.
MOUCHE. — Insecte de la famille des Diptères. Les mouches ont-elles leur utilité en ce monde? La chose est possible, mais jusqu’à ce jour cela n’est pas démontré. Quant aux métaits des mouches, nous ne les connaissons que trop. Qui ne se souvient combien leurs piqûres incessantes nous agacent et . nous irritent dans les temps chauds et orageux. De combien de maculatures ne couvrent-elles pas nos murs, nos glaces, nos tableaux. Mais les mouches jouent dans la propagation des maladies un rôle terrible. N’est-ce pas à la piqûre de la mouche que nous devons la transmission du charbon à l’homme et aux animaux, et si jusqu’à ce jour on n’a pas encore pris sur le fait une mouche inoculant à l’homme un autre microbe, celui de la phthisie, de la fièvre typhoïde, de la teigne, etc-, rien ne prouve que la chose n’est pas possible. Nous devons donc fuir les piaûres de mouches et la destruction de ces insectes s’impose pour éviter la transmission des maladies virulentes. P. L.
MOUCHE DE MILAN. — (Y. Vésicatoire.)
M0UCHE|V0LANTE. — On donne ce nom à des ombres légères, prenant' souvent la forme de perles transparentes, soit isolées, soit réunies en chapelet, qu’on aperçoit dans le champ visuel quand l’oeil observe un ciel pur ou un endroit bien éclairé. Ces ombres sont produites par des corpuscules extrêmement ternes qui flottent dans le corps vitré près de la rétine et projettent leurs ombres dans cette membrane. Ce sont surtout les myopes qui sont atteints de cette incommodité, car on ne saurait appeler autrement l’existence des mouches volantes qui sont observées si fréquernment que quelques auteurs considèrent même leur présence comme physiologique.
Quand les mouches volantes sont très abondantes et surtout quand l’examen ophtalmoscopique permet de constater. leur existence, elles sont dues à la présence de flocons fibrineux et opaques qui flottent dans le corps vitré et qui indiquent .un état congestif des parties antérieures de la choroïde. On fera bien de se soumettre à un traitement anticongestif : laxatifs répétés, bains de pieds, peu de travail, surtout le soir, et l’usage, de lunettes de téinte neutre ou enfumée. p- L-
MOUCHETURE. — On appelle ainsi de petites ponctions peu profondes et très rapprochées, qu’on exécute ordinairement avec la pointe d une lancette ou d’un bistouri, etdont le but est d’obtenir l’évacua- | tion d’un liquide épanché, sang ou sérosité, p, L.
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MOULE. — La moule est un mollusque de forme allongée, de la grosseur d’une forte amande et de couleur jaune clair, plus ou moins rosée. Ce mollusque est renfermé dans une coquille bivalve ardoisée, de même forme que l'animal qu’elle contient et à laquelle il adhère par un pied plus ou moins - épais.
11 y a trois espèces de moules : la moule d'eau douce, dont on rencontre de nombreux spécimens quand on extrait le sable de rivière; — la moule de mer, appréciée surtout dans le Midi, — et la moule commune qui se rencontre abondamment sur les côtes de l’Océan et de la Manche.
La moule entre pour une large part dans l’alimentation de la population des bords de la mer. Payen a trouvé que sur 100 parties la moule conte nait : eau, 76; substances organiques azotées, 12 diverses, 7.
Empoisonnement par les moules. — L’ingestion des moules donne quelquefois lieu à des accidents qui, sans présenter en général une très grande gravité, n en sont pas moins très pénibles pour celui qui en est atteint. Presque toujours on observe quelques heures après le repas une poussée d 'uriicaire, avec gonflement de la langue, du pharynx et des paupières, un. prurit insupportable, des coliques violentes, des maux de cœur, de la fièvre, des vomissements, de la dysurie et même des syncopes. Le faciès est rouge, vultueux,et l’individu ainsi intoxiqué semble sous le coup d’une congestion violente.
Ces symptômes d’empoisonnement disparaissent vite,- soit après plusieurs vomissements qui, tout en soulageant l’estomac, chassent en même temps le corps du délit, soit à la suite d’évacuations spontanées ou sollicitées par un purgatif.
On ne sait pas exactement quelle est la cause de ces accidents. On a tour à tour attribué cetté intoxications la presence d’un petit crustacé ( cancer pùurn] qu on rencontre très fréquemmentdans les moulesa la presence de sels de cuivre que le mollusque puiserait en se fixant aux coques de navires doubles en cuivre; à une maladie des moules plutôt sudposee que reconnue; enfin à une disposition individuelle des personnes qui mangent des moules. JÏÏSV la®eaüce ** la Société, de médecine de Berlin du 25 novembre 1885, le Dr A. Wolff a dit qu ayant fait des expériences avec les différentes
pf la ü remar(*ua <Iue le soi-disant pied de la moule, c est-à-dire le corps en forme de angue qui fait saillie à la face abdominale de 1 animal est indiffèrent, ainsi que le manteau qui entoure le corps de la moule de tous les côtés et les organes génitaux. En revanche, ce médecin a dé clare que, d après ses expériences, c’est le fuie nui serait le siège du principe toxique de l’animal 1 Quoiqu’il en soit, avec Fonssagrives nous croyons devoir interdire les moules aux asthmatiques aux individus sujets à l’urticaire, à ceux qui ont’déià éprouvé, à un degré quelconque, des accidents à 1 occasion de cet aliment. d- Paul Labahthe.
MOULIN (vin de j. — On désigne sous le nom de vin de Moulin le vin médicinal préparé avec la seconde écorce de la racine du berbérisÇW. ce mot)
Ce vin, d’une saveur agréable, est apéritif et facili/e j
l’assimilation au même titre que le vin a tiane, de coca, de quinquina, etc. Il j0ujt ?eï toutes les propriétés fébrifuges du berbéris^ de •célèbre professeur Piorry a si bien mises le dence dans les nombreuses expériences faite0 6vi' ce produit dans son service de l’Hôtel-Dieu ■ aVec Le vin de Moulin, dont les indications , mêmes que celles du vin de quinquina 6S nistre aux adultes à la dose quotidienne d’un ' à madère, deux ou trois fois par jour avant pendant le repas. Pour les enfants un Vel°liqueur suffit (V. Berbêrü). D, c. a
MOUSSE. - La mousse fraîche qui pousse danc les lieux frais, humides et ombragés, a été nZ msée en 1883, en Allemagne, par le Dr Hagedor!' comme matière à pansement, à cause de son trè« grand pouvoir hydroscopique. Bien entendu il lavait préalablement débarrassée des matière étrangères, telles que fragments de bois, feuilles paille, qu’elle retient dans sa masse. En outre ii lavait exposée pendant plusieurs heures a Faction d une température élevée de 105 à 110 degrés II k conservait ensuite dans des sacs jusqu’au moment de s’en servir.
Voici comment se faisait le pansement à la mousse: après avoir soigneusement lavé la plaie avec une solution de sublimé, on appliquait immédiatement a sa surface une couche de gaze trempée dans une solution de sublimé au 1/1000. Sur cette couche de gaze, un coussinet de mousse, fixé .en place a laide de quelques tours de bande, exerçait une pression convenable. Le tout était recouvert un grand coussin de mousse, maintenu également au moyen de bandes. Il fait bon humecter avec la solution au sublimé le coussinet qui est placé dans e voisinage de la plaie. Exceptionnellement, on introduit de la ouate dans les vides laissés entre es differentes pièces du pansement. Celui-ci est pene re par les liquides à sa partie centrale seulement, et non près des bords.
a^SeTSeur:1*1^5 ParCe Pa . meM
1° La modicité de son prix de revient et les facintes qu on a de se procurer partout de la mousse;
nrtnt ! i -Jet lactuelle le pansement s’impregne des liquides sécrétés à la surface de la
semen^ffreté’ ,la mollesse et l’élasticité du pan-
le Sre tST-*!6 propreté; la facilité qu’on a de
a-nant d’nna rfait.eaient antiseptique, en l’imprégnant d une solution au sublimé.
de ce^nanfp °PéfS *SUr leS(Iueis a ^ fait l’essai
^sipéFatêSr "a présenté complicatio»
Dr Paul Labarthe.
pe“°Daussi “ C0RSE' - mopase de Corse, ap- Ene plante Ji ie.mer «« mon» manne, côtes de P™»ii ,Ul “““abondamment sur les
pîwte est raifCe 61 sur “U® de 1“ Corse. Cette Se “>““1 ’endne seule; on la trou*»
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CoÏÏenrmJ, ,le.S lieux. La mousse d»
liges Iteutesde ô àB1® f?rme “ne Pelile P‘*Dle“ a 5 centimètres, munies de bran-
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ni s’entre-croisant avec celles des tiges voi- C-ieS ^donnent à la plante l’aspect d’une petite touffe SlDréè d’une couleur jaune paille, rougeâtre ou dolacée selon l’âge de la plante ou son exposition. Cette plante est réputée anthelmintique. Elle a saveur saumâtre, une odeur marine désagréa-
Fig. 902. - Mousse de Corse.
ble. On la donne aux enfants en décoction dans de l’eau ou du lait (50 gr. de mousse pour un litre de liquide), ou mieux sous forme de sirop, à la dose d’une ou deux cuillerées à «soupe, suivant l’âge, ou encore sous forme de gelée, à la dose d’une ou ‘deux Cuillerées le matin à jeun. p. l.
MOUSSE D’IRLANDE. — (V. Lichen .)
MOUSTIQUES. — Sous le nom' général de moustiques on comprend plusieurs espèces d’insectes de la classe des Diptères. Ceux qu’on rencontre le plus communément dans nos climats portent le nom vulgaire de cousins. Dans le midi de l’Europe on les appelle moustiques, et dans les colonies on les désigne sous le nom de maringouins. Les moustiques qui se rencontrent principalement dans les lieux humides, près des marais et sur les bords des cours d’eau, sont non seulement insupportables Par le bruit incessant qu’ils font en volant dans une chambre fermée, mais encore déterminent par leurs piqûres cuisantes de grosses papules, blanches au centre et rouges à la circonférence, extrêmement douloureuses. Ces piqûres sont produites par le dard de l’insecte, constitué par cinq stylets Panants renfermés dans une trompe flexible. Ce les parties découvertes de la peau, comme le ®age et les mains, qui sont le plus exposées aux aques des moustiques, bien que. parfois ils se s ssent sous les vêtements, èt laissent des traces eur présence aux endroits qui sembleraient les mieux préservés.
faut°^r SG £arantir des piqûres de moustiques, il humid 6r c^tald‘r son habitation près des lieux lumipreSl on aura Ie so‘n de ne. pas introduire de les onv6 f QS Sa Cambre le soir, avant que toutes fermécç ■ UPcS ext®r‘eures n’aient été préalablement Par unp’ enfln,.*e Ht sera minutieusement préservé senter amoustlquaire ou gaze qui ne devra préaucune solution de continuité, si petite
qu’elle soit. Dans les pays chauds, les indigènes dont la peau devrait être à l’abri des piqûres de ces insectes, ont soin d’établir au milieu de leur hutte un feu de bois vert qui produit une épaisse fumée, dans le but d’éloigner les moustiques. On a encore conseillé de se laverie visage et les mains avec une teinture alcoolique de pyrèthre, de l’eau coupée avec quelques gouttes de vinaigre de Pennes, de phénol Bobœuf, une décoction de tabac, etc.
Contre les piqûres, pour empêcher leur inflammation, le meilleur moyen est de faire des lavages avec de l’eau fraîche ou de l’eau légèrement vinaigrée, de l’ammoniaque étendue de trois fois son volume d’eau. Enfin, quand l’inflammation est très vive et étendue, on recouvre la partie malade d’un corps gras et d’un cataplasme. Dr Paul labarthe.
MOUTARDE. — La moutarde est une plante herbacée de la famille des Crucifères, dont les graines sont employées en médecine, et servent à constituer un condiment très répandu.
• On distingue deux .espèces de moutarde : la moutarde blanche [sinapis alba) et la moutarde noire ( sinapis nigra ).
Les graines de la moutarde blanche, plus grosses que celles de l’autre espèce, sont d’un blanc jaunâtre et s’emploient à la dose d’une à deux cuillerées à bouche, prises dans un demi-verre d’eau, le soir en se couchant. Elles déterminent au bout de 8 à 10 heures un léger effet laxatif dans les cas de paresse du tube intestinal. Cette préparation, qui a joui autrefois d’une certaine vogue, sous le nom dé moutarde de Didier, 'e st aujourd’hui complètement abandonnée. On lui reproche, à juste titre, de former dans l’intestin des agglomérats qui peuvent entraîner des acciden ts graves.
Les graines de moutarde noire, plus petite, d’un rouge brun extérieurement, doivent, après avoir
Fig. 9Û3. — Gr aines de moularde noire.
Graine entière. — Graine dépouillée de ses téguments
été séchées à l’étuve, être écrasées dans un mortier pour donner la farine dont l’usage est si fréquent en médecine sous le nom de sinapisme (Y . ce mot). La farine doit être mélangée avec de l’eau tiède ou même froide, pour former la bouillie que 1 on emprisonne entre deux linges, comme pour un cataplasme. Il faut bien se garder d’employer de 1 eau bouillante ou d’ajouter du vinaigre, ce qui empêcherait le développement de l’huile volatile qui agit dans le mécanisme de la rubéfaction. Le sinapisme ne doit pas rester appliqué à la même place plus de 15 à 20 minutes, sous peine de voir la rubéfaction se transformer en vésicatoire. Pour obtenir une révulsion rapide, la farine de moutarde doit
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être fraîchement moulue. Malheureusement celle qu’on achète dans le commerce est souvent sophistiquée et, tout en laissant le sinapisme à la même place plus de temps que nous l’avons indiqué, on n’observe aucun résultat.
La farine de moutarde sert encore à préparer des bains de pieds. On met environ 30 grammes de farine par litre d’eau. Les grands bains sinapisés sont plus rarement mis en usage.
La moutarde condimentaire, ce sinapisme de l’estomac, que Grimod de la Reynière appelait «la pierre à aiguiser de l’appétit », est une sauce de table que l’on sert pour relever la saveur des mets et pour faciliter la digestion de certains aliments lourds, tels que les viandes bouillies, la charcuterie, le homard, certaines salades, celle de céleri, par exemple, etc.; elle surexcite la sécrétion du suc gastrique, et active la digestion, prévient ou combat le développement des gaz intestinaux, et agit contre la constipation. Il ne faut cependant pas en abuser, sous peine d’occasionner une irritation de la bouche, de la langue, de l’estomac et des intestins, de déterminer des envies fréquentes d’uriner, de provoquer des sueurs fatigantes, etc., et se souvenir des vers de l’école deSalerne :
La moutarde grain fort petit,
Très sec, très chaud, exalte l’appétit.
Mais quiconque en abuse en est puni sur l’heure,
11 en fait la grimace, il pleure .
En effet, lorsqu on prend trop de moutarde d’un seul coup, on dit qu’elle vous monte au nez , ce que le Dr Delioux de Savignac explique ainsi : «L’impression sur le palais -réagit très vivement sur la pituitaire et sur la conjonctive, soit par action réflexe soit par diffusion de quelques molécules d huile essentielle transportées sur ces deux muqueuses. Le sujet éprouve alors un double sentiment de piqûre, tant dans les narines qu’à la surlarmes **** provocation de Aux nasal et de
Les formules de la moutarde sont très variées • de la le nombre considérable de marques qui tour a tour, ont emporté les suffrages du public. Pour ma part, et en cela je suis d’accord avec la majorité des gourmets une des meilleures moutardes, est certainement la moutarde Bomibus, et sa réputa-
méritée!'6^6116 ?8t Wea réellemeat ^t justement Dr Padl Labarthe.
MOUTON (viande DE). — Le mouton est un des animaux domestiques qui, après le bœuf, fournit à 1 alimentation la viande noire là plus estimée Un peu moins nutritive que celle du bœuf, la viande de mouton est plus savoureuse et d’une digestion plus facile.. Le gigot, la côtelette, le carré, la selle et le rognon, sont les morceaux les plus recherchés • ils se mangent grillés ou rôtis. L’épaule, les plats de côte, la queue, sont moins recherchés; ils sont aussi d’une digestion plus difficile, parce qu’on les accommode à la sauce et qu’ils renferment une grande quantité de graisse. La cervelle renferme peu de principes azotés, mais se digère facilement Quant aux pieds, dont bon nombre de personnes sont friandes, ils contiennent surtout de la "élatine et leur valeur nutritive est très petite. ° ’
La viande de mouton est une de celles n • plus infestée de parasites, surtout de larves d /6St le 11 faut donc se méfier de la viande de mouto . *• molle et friable, avec un tissu cellulaire infiit ?âle place de sérosité citrine, une graissa presque ff 5?ai et une moelle peu consistante, et avoir toT^ présent a l’esprit, lorsqu’on achète du mouton passage de Y Instruction du Conseil de santé' ^ armées: « A l’étal, la bonne viande de mont, comme celle du bon bœuf, doit être couverte T’ ses deux faces d’une couche de graisse variable épaisseur. Cette graisse, surtout celle des rognon! et de la surface interne, doit être ferme et blanche La chair doit être dense et d’un rouge foncé- h grain fin serré, marbré; elle ne doit pas laisser ecouler de sérum par l’incision. »
Dr Paul Labarthe;
MOUVEMENT. — Les mouvements, au point de vue médical, sont des actes mécaniques grâce auxquels le corps se déplace par rapport aux objets environnants, ou bien une partie du corps se déplace par rapport aux autres. Les mouvements sont déterminés par la contraction des muscles qui sont euxmêmes impressionnés par les nerfs. Suivant donc 1 origine des nerfs, nous aurons les mouvements volontaires quand ils sont produits par la contraction de muscles influencés par les nerfs cérébraux ou rachidiens, et les, mouvements réflexes quand les nerfs qui impriment la contraction musculaire prennent leur origine dans le système médullaire ou ganglionnaire.
Les contractions musculaires déterminent des mouvements divers qu’on désigne souvent par des noms particuliers. Nous avons ainsi les mouvements de Jlexion, à! adduction, d'abduction, etc. Dans le premier de ces mouvements la partie qui se déplace se rapproche comme pour venir s’appliquer sur une autre partie fixe : ainsi flexion de 1 avant-bras sur le bras, d’un doigt par rapport à la paume de la main, d’une phalange sur l’autre, etc.; dans l’adduction le membre déplacé est rapproché de laxe du corps; dans l’abduction au contraire U en est éloigné. p L
MOXA. — Le moxa est un agent révulsif constitue par un petit cylindre de coton cardé, serré. avec une bande qui ne doit pas avoir plus.de 3 centimètres- en diamètre et en hauteur. Quand on veut taire une révulsion énergique, on applique le moxa au point déterminé et on met le feu à la partie supérieure. On maintient le moxa en place à l’aide de P.C^S sPeciales, ou plus simplement avec une pince a pansement ordinaire. On a soin de placer nré-spi-vo0111*^11 moxades compresses mouillées qul et de VirrJâ- rS pa,rties environnantes des étincelles combien a 0n de la chaleur déterminée par 1» ce moven ré Ui™p0xa' douleur occasionnée par il à Deu nrèeVUKSlfaeSt extrême«mnt vive, aussi estola rS ïvïïft abandonnd de nos jours. On le rem-