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ion la quantité de gomme ou de principes analo- mue, sous peine d’entraîner une altération profonde ps qui entrent dans leur composition. Certaines et peut-être même la perte totale de la voix (Y. Pho- Santes qui contiennent une grande quantité de nation, Voix). v PAÜL Labarthe
" principes ont pour cette raison reçu le nom de
Nantes mucilagbieuses, comme la mauve, la gui- MUET. — (V. Sourd-muet.)
P e la grande consoude, etc. Dans quelques-
fnes c’est la fleur qui contient la plus grande MUGUET. — Le muguet de mai ou convallaria
partie des principes mucilagineux, comme dans la maïalis, est une plante herbacée de la famille des
Pjauve, la violette, le coquelicot. Dans d’autres, telles Liliacées, à fleurs blanches très globuleuses, dispo-
que la bourrache, le capillaire, le séné, ce sont les sées en épi peu garni à l’extrémité des tiges, et
feuilles; dans le lin, le coing, ces principes sont dégageant une odeur suave et douce semblable à surtout abondants dans les semences; enfin, ce celle de la fleur d’oranger, très commune en France
sont les racines de la guimauve, les bulbes de la dans les bois et les taillis dont le sol est léger. Ses
scille, de l’oignon, etc., qui fournissent dans ces fleurs séchées et réduites en poudre étaient em-
demières plantes, la partie mucilagineuse. ployées comme sternutatoire, lorsqu’en 1882, notre
Les mucilages peuvent s’employer seuls sous éminent maître et ami le professeur Germain Sée
forme de lavements, de lotions, d’injections, de expérimenta la plante entière sous forme d’extrait
fomentations, de collyres ou de tisanes. Dans ce aqueux et démontra qu’elle constituait un médi-
cas, ils sont en général peu concentrés. Ils servent cament cardiaque ayant une assez grande analogie
souvent de véhicule pour tenir en suspension dès d’effets avec la digitale. p. L.
huiles, des résines ou dés poudres, mais alors la
préparation mucilagineuse doit être plus épaisse. MUGUET. — Le muguet, appelé aussi Blanchet Dr Paul Labarthe. ou Stomatite crémeuse , est une affection caracté¬
risée par un enduit blanchâtre, formé de plaques MUCOSITÉ. — (V. Mucus.) ayant l’aspect du lait caillé. Il fut longtemps re¬
gardé comme une stomatite pseudo-membra- MUCUS. — Nom général donné par les physiolo- neuse, mais les recherches du professeur Robin gistes à toutes les sécrétions qui proviennent de la (1863) ont démontré sa nature parasitaire et surface des membranes muqueuses et des glandes ont prouvé qu’il est dû au développement d’un véannexes qui déversent leurs produits à cette sur- gétal sur la muqueuse du tube digestif. Ce végétal, face par les orifices qui y aboutissent. Le mucus de la famille des champignons, a été décrit sous le normal est épais, filant, de couleur grisâtre, près- nom d 'oïdium albicans (V. Microbe). L’acidité du que transparent ; il est constitué essentiellement par mucus buccal est une des conditions qui favorisent un liquide ou sérum qui tient en suspension et en son développement.
dissolution des sels d’origine minérale, des traces de On l’observe surtout à la face dorsale de la lanprincipes cristallisables d’origine organique, et sur- gue, à la face interne des joues et, en général, sur tout des substances organiques et des cellules épi- tous les points de la muqueuse buccale. Mais on théliales provenant de l’épithélium de la muqueuse aurait du muguet une idée incomplète si l’on croyait qui le sécrète. A l’état pathologique^ le mucus subit que la bouche est son siège exclusif. On l’observe diverses transformations particulières; il devient aussi, quoique plus rarement, sur les autres parties épais, opaque, purulent, c’est-à-dire mélangé en du tube digestif (voile du palais, pharynx, œsoplus ou moins grande proportion de pus, etc. phage, estomac, etc.).
Enfin, dans certains cas, sa sécrétion peut-être Le muguet est une. affection fréquente dans la ■complètement arrêtée. p. L. première enfance. Sur 403 enfants atteints de cette
maladie, 394 avaient environ huit jours (Seux). MUE. — La mue est la transformation que subit Chez.le nouveau-né, lé muguet peut être une affecla voix chez les jeunes garçons et chez les jeunes tion purement locale, due au mauvais entretion du fines au moment de la puberté. La mue apparaît biberon ou à l’acidité du lait. Mais c’est une affec- Pms tôt chez les filles, environ vers l’âge de douze tion symptomatique qui, associée à une hygiène et a treize ans, tandis qu’elle ne se produit qu’entre à une alimentation défectueuses, aux troubles gasquatorze et quinze ans chez les garçons. Cette mo- tro-intestinaux, à cet état de cachexie que Parrot ucation du timbre vocal est le résultat des trans- désigne sous le nom à’alhrepsie. Chez l’adulte çt diwr^°nS anatomiques du larynx à cette période chez le vieillard, on l’a observé dans la phthisie développement. Jusqu’à la mue, en général, la pulmonaire, le cancer, en un mot dans toutes les reî^a un timbre très élevé, plutôt criard; on s’en affections débilitantes. Il est surtout fréquent penenf i reste bien compte en entendant chanter les dant les mois les plus chauds de l’année, où il a éelk S de chœur dans les vaisseaux des grandes été observé à l’état épidémique dans les hôpitaux, mie efr' • n?om.ent de la mue, la voix devient rau- Le muguet est contagieux, il peut être transmis res ^régulière, un peu couverte. On a remâr- par les biberons, les cuillers servant à des enfants
d’un nets 62 les garçons la voix s’abaisse presque qui en sont atteints. ...
«end n a tandis flue chez les filles elle ne des- Le muguet s’annonce par de la secheresse de la deuxfùt - fidelques notes. Ce n’est guère qu’après bouche, puis la muqueuse rougit, les papilles lin-
Tous ir°1S aDS que la voix a reconquis sa pureté. guales sont tuméfiées, douloureuses ; l’enfant refuse tout expreS professeurs sont d’accord pour éviter le sein. Au bout de deux ou trois jours, il apparaît
cice un peu sérieux de la voix pendant la sous forme de petits points blanchâtres disséminés
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dans la bouche. Ces points s’accroissent, forment de petits îlots qui constituent les plaques de muguet. Ces plaques présentent une consistance rappelant celle du fromage mou ; on les enlève facilement, mais elles reparaissent avec rapidité. Si l’affection est légère, elles restent isolées ; mais, dans les cas graves, elles se propagent rapidement, formant bientôt un enduit sur toute la muqueuse buccale et ne tardant pas à envahir le pharynx.
Dans la forme légère, fréquente chez les enfants, les symptômes sont peu accusés, on observe un peu de catarrhe intestinal. La guérison est complète vers le huitième jour.
Dans la forme grave, le dépôt caséeux forme une couche épaisse. On observe une diarrhée abondante, des vomissements accompagnés- de refroidis sement et d’érythème des fesses. Autant le pronostic est bénin, lorsque le muguet apparaît chez un enfant bien portant, autant il est grave lorsqu’il survient chez un enfant athrepsié ou chez un individu déjà en état de cachexie.
La présence des concrétions blanchâtres empêchera de confondre le muguet avec les fausses membranes de la diphtérie qni sont d’un blanc moins éclatant et .ne se dissolvent pas dans l’eau.
Le muguet est rare quand l’enfant reçoit l’allaitement maternel. S’il se développe dans ces conditions, il est généralement dû à ce que les bouts de seins de la mère sont mal faits ou à ce que le lait n’est pas en quantité suffisante. On devra alors faire téter la mère par un nourrisson vigoureux. Après quelques jours, les bouts de seins seront mieux faits et la sécrétion du lait bien établie, on rendra alors 1 enfant à l’allaitement maternel. Si un enfant, confie a une nourrice mercenaire, est pris de diarrhée et de vomissements, on devra le changer de nourrice. L’allaitement artificiel est une des causes les plus frequentes du muguet. Le biberon doit être lavé avec soin. On prescrira les substances amylacées, la cassonnade ou la mélasse. Niémeyer recommande de nettoyer la bouche de l’enfant après chaque tétée de peur que la fermentation du lait, resté sur les levres, ne devéloppe une acidité favorable, à l’oïdium. On évitera, pour la même raison, de laisser 1 enfant s endormir au sein. La prophylaxie du muguet consiste donc surtout dans les soins hygiéniques. . Jo
Le muguet, une fois développé, sera avantageusement combattu par les moyens suivants. Le traitement local consistera en badigeonnages, répétés plusieurs fois par jour, avec de l’eau de Vichy ou de l’eau de chaux, ou un mélange, à parties égales de borax et de miel rosat, ou mieux avec une solu’ tion de borax dans la glycérine. On a préconisé le benzoate de soude selon la formule Suivante •
Eau distillée. . . . 30 grammes,
3 de soude . g
En badigeonnages toutes les deux heures am-às avoir nettoyé la bouche. ^
Si le muguet résiste à ce traitement et si l’enfant n’a pas encore de dents, on lui fera des badigeonnages avec un pinceau imbibé d’une solution faîhl de nitrate d’argent.
La diarrhée, qui accompagne souvent le muguet,