MUR
sera traitée par l’eau de chaux à la dose d’un lerée à café après chaque tétée. Archambault r °Ui1' mande la préparation suivante : ecoit>-
®aVrie“ . . - , ^0 grammes
Eau de chaux . . 59
Sirop simple. . . q# s#
Si l’enfant est élevé au biberon, on composera i biberon ainsi :
Eau panée. . . . 1/3
Lait . . . . 2/3
Eau de chaux . . 20 grammes.
Lorsque les nouveaux-nés affectés de muguet refusent de prendre le sein et le biberon, Wiederhafer conseille de leur ingurgiter le lait au moyen d’un entonnoir, à travers les fosses nasales. Ge mode d’alimentation ne souffre pas de difficultés. Parvenu dans le pharynx, le lait provoque des mouvements réflexes de déglutition et gagne l’estomac. Ce médecin a pu nourrir de la sorte de très jeunes enfants pendant trois et quatre semaines consécutives et avec le meilleur succès.
Chez l’adulte on appliquera le même traitement et on soutiendra ses forces à l’aide de toniques et d’aliments appropriés. m Louis Thomas. "
MUQUEUSE. — Nom donné par les anatomistes aux membranes qui tapissent l’intérieur de tous les organes. thoraciques ou abdominaux qui communiquent avec l’extérieur par les divers orifices ou ouvertures du corps, tels que les fosses nasales, la bouche, le tube digestif, la trachée, les bronches, la vessie, l’urèthre, le vagin, l’utérus, etc. Les muqueuses remplissent vis-à-vis de la surface interne de ces divers organes un rôle analogue à celui que la peau remplit pour la surface extérieure du corps, et ont des fonctions de sécrétion et d’absorption très importantes.
Les membranes muqueuses sont essentiellement constituées : 1° à la surface, par un épithélium analogue à l’épiderme de la peau, formé de cellules de formes diverses accolées les unes aux autres, laissant passer entre elles les orifices de nombreuses glandes qui ont leur origine dans la couche sousjacente ; 2° au-dessous par le chorion, constitué par une matière amorphe au milieu de laquelle on trouve les culs-de-sac des glandes dont nous venons de parler, des vaisseaux capillaires extrêmement fins qui forment un réseau très serré autour de ces glandes et d’autres éléments anatomiques, comme cellules, fibres élastiques, etc... On rencontre encore dans le chorion des muqueuses des filets nerveux et des vaisseaux lymphatiques. Les glandes simple ou composées qu’on observe dans l’épaisseur de la muqueuse, viennent s’ouvrir à la surface de l’épithelium ou elles versent les produits de leur sécrétion qui constituent le mucus (V. ce mot). P.%.
MUQUEUSE (fièvre). - Nom donné à la fièvre typhoïde bemgne (Y. Typhoïde ). p. L.
MURE. — La mûre est le fruit du mûrier noir? arbre originaire de la Perse et que l’on cultive surtout dans le midi de la France pour ses feuilles
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1 on donne en nourriture aux vers à soie. C’est une fausse baie, de la grosseur d’une petite prune, mamelonnée, ovoïde, d’une belle couleur pourpre noir lorsqu’elle est arrivée à parfaite maturité , d’une odeur parfumée et d’une saveur sucrée, un peu acidulé et astringente.
Elle sert à préparer le sirop de mûres que l’on emploie contre les angines inflammatoires dans des tisanes adoucissantes, et contre les aphthes , le muguet, en applications topiques- à l’aide d'un pinceau. On mange aussi les mûres comme dessert. p. l.
MURIATIQUE (acide). — (Y. Chlorhydrique.)
MUSC. — Le musc est une matière animale très odorante que porte le chevrotain porte-musc ou cbevrotain mâle dans une poche placée sous l’abdomen, entre l'ombilic et les organes de la génération. Ce mammifère est un animal de l’ordre des ruminants sans cornes. Il est un peu plus petit que le chevreuil de nos pays et habite le Thibet, la Chine, la Cochinchine, ainsi que les régions montagneuses avoisinantes. Il porte sous le ventre, en
cp
Fig. 905. — Appareil du musc (Moquin-Tandon).
«. Poche du musc coupée verticalement. — b. Son orifice. — «• Orifice du prépuce avec un pinceau de poils. — d. Gland dépassé par le prolongement filiforme de l’urèthre. — e. Testicule.
avant du pénis, une poche glauduleuse qui constitue le musc du commerce. Cette poche a environ 5 à 6 centimètres de longueur sur 14 à 15 de circonférence : elle contient 10 à 30 grammes de produit. Le musc nous est livré par le commerce dans la poche même où il a été sécrété et qui a été séparée de l’animal. On en distingue de deux sortes, le onquin et le kabardin. Le musc tonquin est enermé dans des poches dontle poil tire sur le roux ; ils nous vient du Thibet et de la Chine, c’est le Pus estimé. Le musc kabardin nous arrive par la ussie dans des poches d’un poil blanchâtre et rame argenté, il est plus sec, d’une odeur moins «e et de qualité inférieure.
QualV11 aU affaire ù l’une ou à l’autre de ces deux (pu 1 es’ musc se présente toujours sous la forme d’un h°FpS solide> grumeleux, oncteux au toucher, saveur110 ^0u§eûtre (aspect du sang desséché) d’une ment f a“lere> aromatique, d’une odeur excessivedissont°r 6 et d une grande volatilité. Pur, il se est éo-aipPI,eS(*ue en t°talité dans l’eau chaude ; il d’œuf. L’ i Soluble dans l’alcool, l’éther, le jaune tile snécia?» Ie y a démontré une substance volanir. ’ dG PammoniaTue, des matières azo- TU'NN*",r pop'..athk r>i« MiSifiüjr.iNK iisjjkli.b.
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tées, des matières grasses, un acide, de la résine et des sels.
Le musc est employé en médecine. Administré à l’intérieur, il stimule les organes, active la circulation, fait affluer le sang vers le cerveau, modère les mouvements désordonnés du système nerveux. D’où son indication dans toutes les affections franchement asthéniques, caractérisées par l’insuffisance de l’excitation sanguine sur la fibre nerveuse, comme cela se voit dans les fièvres adynamiques, le délire de la pneumonie, les érysipèles graves avec délire, soubresaut des tendons, convulsions spasmodiques, dans l’anémie cérébrale, l’hystérie, la coqueluche.
On peut l’administrer sous forme de pnüdre mêlé à du miel ou à des confitures, en potions, en pilules, eh teinture alcoolique, etc., à la dose de 20 à 50 centigrammes ou 1 gramme par jour. L’acétate d’ammoniaque ajouté au musc a la précieuse propriété de décupler la force de celui-ci. Par contre, le laurier cerise, les amandes amères, le sirop d’orgeat, font disparaître son odeur et détruisent son action. Dr Marc. Camboulives.
MUSCADE. — La muscade ou noix muscade est le fruit du muscadier, bel arbre cultivé aux îles de France, de Bourbon, de la Réunion, à Java, aux îles Moluques, dont le port • rappelle celui du laurier.
Elle est contenue dans deux enveloppes: l’une, appelée brou, qui s’ouvre en deux valves charnues lorsqu’elle est mûre; l’autre, appelée macis , d’un beau rouge lorsqu’elle est récente , mais devenant jaune par la dessiccation.
La noix muscade est formée d’une coque mince, brune, fragile, et d’une amande qui est la muscade du commerce. Cette amande est grosse comme une petite noix, arrondie, Fig. 906. — Muscadier, sillonnée dans tous les
sens, d’un gris ■■= rougeâtre à l’extérieur, d’un blanc grisâtre en dedans; elle est cassante, mais assez tendre pour être coupée au couteau; sa saveur est âcre, son odeur fortement aromatique.
La muscade et le macis ont la même composition et des propriétés semblables. Ces deux substances sont des toniques stimulants d’une extrême énergie, souvent employés comme condiment dans les pays chauds pour faciliter la digestion et relever des mets fades, peu savoureux ou indigestes. La médecine ne s’en sert guère isolément, elle les associe à d’autres aromates dans les débilités, les cachexies et la plupart des états morbides exempts de phlegmasie de l’estomac. 11 doit en être de même des autres stimulants, il faut se garder de les prescrire dans les affections aiguës fébriles.
Parmi les préparations de la muscade, la poudre 50 centigrammes à 3 grammes, l’essence, quelques gouttes, et la teinture, 2 à 8 grammes sont celles dont on peut faire le plus facilement usage. Le iTfi)
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beurre de muscade qui renferme toujours une .proportion notable d’huile essentielle est quelquefois employé seul en frictions stimulantes; plus sou- j
l’on appelle faisceaux secondaires-, ils s’éî d’un bout à l’autre du muscle. En* examin^ faisceaux secondaires au microscope on rer^ qu’ils sont composés, à leur tour, d’un ^ nombre de filaments dits faisceaux primitif^
vent on l’associe à d’autres médicaments, comme cela se passe dans le baume Nerval. La muscade et le macis entrent encore dans d’autres préparations officinales dont les principales sont : V élixir de Garus, la thériaque , le vinaigre des quatre voleurs , le baume deFiorarenti, etc. d- Marc. Camboulives.
MUSCLES. Les muscles sont les organes actifs du mouvement; ils apparaissent dans l’économie sous leurs aspects différents : les uns forment des masses charnues qui constituent la chair ou viande des animaux, et les autres des lamelles membraneuses qui entrent dans la constitution des organes de la vie de nutrition, telles que les tuniques musculaires de l’estomac et de l’intestin Les premiers ont été appelés muscles de la vie animale ou de relation, et les seconds muscles de la vie organique ou de nutrition. On a encore donné à ces derniers le nom de muscles involontaires et aux autres celui de muscles volontaires, parce que les uns échappent à l’influence de la volonté, tandis que les autres y sont soumis. Ces deux variétés d’un même tissu diffèrent entre elles, non seulement par la conformation extérieure
propriétés! P" Ie" StrUetUre “time «Pâleurs
Nous étudierons en détail les muscles de la vie animale, parce qu’ils servent seuls à la locomotion, et nous ne ferons que signaler, à l'oecasi°n, les particularités intéressantes des musclas de la vie Organique.
Structure des muscles. — Les muscles de la vie animale se composent d’une partie charnue de eouleur rouge terminée, à ses deux extrémités par des cordons d’un blanc nacré appelés tendons.
1° Partie charnue des muscles. — La partie charnue des muscles est plus rapprochée de leurs extrémités supérieures chez la femme que chez 1 homme ce qui rend les membres de la première plus effilés en bas.
Cette partie charnue est formée de filaments aue 1 ont voit distinctement sur le bœuf bouilli, et que
Fig. 908. . Ulv.:
Extrémité dun muscle. — A, B. Fibres musculaires.— C. Tendon.
derniers se présentent sous l’apparence de faisceaux de 3 à 4 centimètres de longueur, qui s’engrènent par leurs pointes et se jutaxposent parallèlement entre eux. Leur surface est rayée de stries transversales qui sont alternativement pâles et foncées. Ce caractère distinctif des muscles de la ym arumale leur a fait donner le nom de muscles a fibres striées, par opposition aux muscles à fibres lisses de. la vie organique. Sous l’influence de certains agents chimiques, on peut, suivant le réactif *îu.®. * on .emploie, décomposer les faisceaux primitits, soit en un certain nombre de fibrilles, soif en autant de disques qu’il existe de stries sombres sur leur trajet. De là vient la diversité d’opinion qui existe entre les anatomistes au sujet de l’élément constitutif des muscles : les anatomistes français le considèrent comme formé par la fi' ’ tos anatomistes allemands et anglais croient
piutotquil est formé par le disque.
unaque faisceau primitif reçoit un tube nerveux qui 1e met en communication0 directe avec le cerveau :c est par l’intermédiaire de cette espèce de fil télégraphique que l’incitation cérébrale est
SwTa aUX m.uscles Pour les faire contracter-
. donc raison de comparer le muscle à un se cha/Se tout seul en prenant sa poudre
étincelle nerveuse! 86 d&harge S°US
~~ Les tondons sont composés e ses fibres qui reçoivent par une extr
avec ses bifurcations terminales. — 2. Plaques terminales. — 3. Myolemme apparent par suite de la rupture des fibrilles musculaires. — 4. Fibrilles musculaires.
dërable sur un tendon, il se rompra plutôt que de céder à l’une de ses attaches. Jarjavay rapporte l’exemple de ce danseur qui paria de faire cinquante entrechats consécutifs, et qui se rompit le tendon d’Achille au quarante-neuvième.
Le plus souvent les tendons ont la forme dé bordons plus ou moins volumineux, ainsi qu’on l’observe aux muscles des membres; d’autres fois, ils s’étalent en membranes, comme à l’abdomen, et prennent le nom d’aponévroses, parce que les anciens donnaient ce nom à toutes les parties blanches et regardaient les aponévroses comme des expansions nerveuses. On les appelle aponévroses insertion pour les distinguer des aponéwoses d'enveloppe qui servent de gaine aux muscles.
Composition chimique du tissu musculaire.
ties fn,a^se chimique a démontré que 100 par- 6 « r Ssu musculaire renfermaient en won : "élan 6Si de fibrine> 2 d’albumine, et 2 de et /w116’ le reste serait représenté par de l’eau es matières inorganiques.
la Su’°“ ^met à l’ébullition lente de de de bœuf, de veau, de poulet ou
figure montre la terminaison des nerfs dans les muscles striés).
Fig. 910. — Muscles vus en avant, o-frontal. — 2. Orbiculaire des paupières. — 4. Grand zygomatique. — 5. Orbiculair ire ; carré du menton. — 7. Masséter. -
de la région sous-hyoïdienne — 9. Sterno-cieiao-mastoiaien. iv. Trapèze. — 11. Grand pectoral droit; le gauche est enleve. — 14. Fetit pectoral. — 13. Grand oblique droit. — 14. Grand droit gauche de l’abdomen. — 13. Grand dentelé droit. — 16. Deltoïde au bras droit. — 17. Biceps au bras droit. —18. Brachial. — 19. Triceps. - - Long supinateur. — 21. Premier radial. — 22. Second radial. 23. Extenseurs du pouce. — 24. Extenseurs des doigts. — 23- Deltoïde gauche coupé. - 26. Attaches du biceps. -27. Brachiafanteri ur.- Long supinateur. - 29. Rond pronateur. - 30. Grand palmaire. - 31. Petit palmaire. - 32. Cubital antérieur. - 33. Eminence thenar. 34. Eminence hypothénar. - 35. Tendons fléchisseurs des doigts. - 36. A la cuisse droite, le couturier. - 37. A la cuisse gauche il est coupe. - 38. Droit antérieur, à droite. - 39. Droit anterieur à gauche, coupe. -40. Vaste interne. - 41. Vaste externe - 42 Muscle fascia-la a - 43. Moyen fessier. -44. Pectine. - 43. Grand adducteur - 46. Tendon rotulien. - 47. Jambier anterieur. — 48. Extenseur du gros orteil. —49. Extenseur commun 'des - orteils. — 50. Long péronier latéral. — 51. Jumeau interne. — 52. Soléaire.
MUS
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Fig. 911. — Muscles vus en arrière.
SE® MaSSeter' "3- ®terno‘Cléido-m8
toidien. -4. Trapeze droit. — 5.. Trapèze à gauche en nar coupe. —6. Grand dorsal droit. - 7. Il est en partie enlevé gauche. — 8. Le sacro-lombaire et le long dorsal. — 9 era,
-la6' TT1i10aRllri,OMe- ~ 1L Le grand obligue droit et gaucl 1- Deltoïde a droite. — 13. A gauche, il est enlevé — 1 Sous-epineux - 15. Petit rond. - 16. Grand rond. - 17 ' TnJ brachial. — 18. Anconé. — 19. Cubital antérieur. - 20' Cubii postérieur. — 21. Extenseur propre du petit doigt. — 22. Extensp ~.2f' Extenseur du pouce. - 24. Long supinateur. - i mier radial. 26. Second radial. - 27. Ligament annulai! an r a pamaxre Srêle> à droite- — 29- Grand fessier, à droite
SraS SSif’ Tenlevé à gaucbe- - 31- Mo^n fessi?-;
ryramidai. — 33. Jumeaux et obturateur. — 34. Carré crural il Letong péronier latérat.6 S°leaire' ^ ^ plantaire grêle.
de tout autre animal, on obtieht un aqueux appelé bouillon, ex^ait
Volume des muscles. — Le volume des clés varie avec l’âge, le sexe et l’état desS' L’exercice et le repos modifient beaur aussi ces organes : l’exercice les déveln comme le prouvent les bras des forgero*^ les jambes des danseurs et le dos des por?’ faix; tandis que le repos peut les réduira6' l’état de simples cordons, ainsi qu’on foit serve à la suite de longues maladies C’est en abandonnant un membre à l’inaction com plète et prolongée que certains conscrits ont pu simuler une atrophie musculaire qui W a fait exempter du service militaire.
Le relief des muscles ne se dessine sous la peau que lorsque ces organes entrent en contraction; c’est donc à tort que certains peintres, parmi lesquels nous pourrons citer Michel-Ange et Rubens, accentuent les contours musculaires d’un membre au repos.
Consistance des muscles. — Les muscles sont souples au toucher; ils sont plus fermes lorsqu’ils sont très développés. En vieillissant, ils augmentent de mollesse et présentent cependant à la coction plus de dureté; c’ëst pourquoi la chair des vieux animaux est une mauvaise viande de boucherie.
Cinq ou six heures après la mort, quelquefois plus tôt, rarement plus tard, les muscles deviennent rigides et opposent au mouvement des membres une résistance plus ou moins grande (V. Mort).
Contractilité musculaire. — Les fibres musculaires, sous l’influence de la volonté ou de 1 électricité, jouissent de la propriété dé se contracter, c’est-à-dire de diminuer de longueur tout en augmentant de volume et de consistance; d’où la saillie et la dureté que présente un muscle, tel que le biceps, par exemple, à l’état de contraction. L’action de 1 électricité sur les muscles a fait employer cet agent dans le traitement des paralysies.
On constate, à l’aide d’un thermomètre placé dans le corps du muscle, que cet organe développe une certaine quantité de chaleur pendant qu’il se contracte. Cette circonstance explique pourquoi l’exercice permet au corps, plus facilement que le repos, de résister à l’action du froid. Aussi le médecin Solander, qui accompagnait Cook dans
son expédition au pôle Nord, répétait-il sans cesse a ses compagnons exténués de fatigue : « Quiconque s’assied s’endort, et quiconque s endort ne se réveille plus. » Et Larrey écrivait l Pr°P°s de la retraite de Russie : « Malheur à celui qui Se laissait gagner par le sommeil! Quelques minutes suffisaient pour le geler entièrement, et il restait mort a la place où il s’était endormi ».
La puissance de la contraction musculaire contribue, ainsi que nous l’avons vu, à maintenir en contact les surfaces articulaires. Elle est parfois un obstacle à la réduction des fractures et des luxations des os ; dans ces diffe"
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ts cas on ne parvient à vaincre sa résis- ^nce qu’en administrant le chloroforme. On îa voit même déterminer, par sa violence, des ixations et des fractures : ainsi il est frélu t se démettre la mâchoire soit en bâillant soit en riant d'une façon immodérée; Sédillot a rapporté l’observation d’une femme de quarante-six ans qui se luxa l’épaule droite en voulant donner un soufflet; et Y Union médicale a publié celle d’un homme qui se luxa l’humérus en éternuant pendant qu’il se peignait. Parmi les exemples de fractures par contraction musculaire, nous citerons celui d’une femme qui, au dire de Malgaigne, se fractura la clavicule, par contraction énergique du grand pectoral, en embrassant son mari. Il n’est pas rare non plus de voir des danseurs se rompre la rotule en faisant des entrechats. On connaît l’histoire de ce soldat qui, se disposant à donner un coup de pied à son supérieur, en fut empêché par une fracture subite de la rotule, sans laquelle il eût été condamné à mort’ par le conseil de guerre.
Dans Phorrible supplice de l’écartèlement, qui consistait à attacher les membres du patient à quatre chevaux vigoureux, on trouve une preuve de la résistance que les muscles opposent au déplacement des surfaces articulaires. En effet, malgré les tractions énergiques des chevaux, les membres ne se séparaient parfois du tronc qu’au bout de quelques heures, et le bourreau était obligé d’opérer le démembrement avec la hache; c’est ce que l’on observa- aux supplices de Ravaillac et de Damiens, les assassins de Henri IV et de Louis XV.
Les contractions musculaires sont placées sous la dépendance du système nerveux, dont le mode d’action peut ou les exagérer eû produisant des convulsions et des crampes, ou les arrêter en déterminant des paralysies, “‘chat avait donc raison 4 de dire que le système musculaire est le thermomètre de l’état du cerveau.
La durée de contraction d’un muscle es res limitée; on ne peut tenir les membre! supérieurs étendus plus de vingt minutes, e est impossible de se soutenir plus de trent< mutes sur la pointe du pied. Dans la cata psie, cependant, les membres peuvent con ver 1 attitude qu’on leur donne, sans fa oue apparente et pendant tout le temps p.'ent fort long, que dure l’attaque.
Cul ®st S°US ^“fluence des contractions mus le Jf6S’ Aue des aiguiHes introduites dan sanpPSjfleuvent effectuer, à travers les or dues et S migra-tions Plus °u moins éten mi T.n* sortir5 sans provoquer d’accident, pa elles aQ! souv,eQt éloigné de celui par leque desînfl1 Péné.tré- Parfois elles déterminen ont dnnm'mv^0ns A une certaine gravité qu important6 a des erreurs de diagnosti Prohan n C-S' connaît l’histoire d’Augustin droit rep^U1’ avant de subir l’ablation du seii onnu cancéreux par les plus célèbre
Fig. 912. — Muscles vus de profil 1. Muscle occipito-frontal. — 2. Orbiculaire des pai zygomatique. — 4. Orbiculaire des lèvres. — 5. 1 du menton. — 6. Masséter. — 7, Temporal. — 8. toïdien. 9. Muscles hyoïdiens. — 10. Trapi pectoral. — 12. Grand oblique et son aponévr dentelé. — 11. Grand dorsal. — 15. Deltoïde. - Brachial antérieur. — 18. Triceps. — 19. Long sup mier radial. — 21. Second radial. — 22. Extens 23. Extenseur propre des doigts. — 24. Ligamen Cubital antérieur. — 26. Palmaire grêle. — 27. i 28. Grand fessier. — 29. Moyen fessier. — 30. Muscle fascia-lata. — 32. Son aponévrose. — 34. Droit antérieur. — 35. Vaste externe. — — 37. Droit interne. — 38. Biceps crural. — 39 40. Jambier antérieur. — 41. Extenseur comn 42. Péronier antérieur. — 43. Long péronier la péronier latéral. — 45. Jumeau externe. — 46. 47. Soléaire. — 48. Tendon d’Achille. — 49. Loi mun des orteils. — 50. Ligament annulaire. — Adducteur du gros orteil.
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xnédecins, eut l’heureuse idée de consulter Ricord ; celui-ci devina du premier coup d’œil la présence d’une aiguille avalée par l’actrice et, d’un coup de bistouri, fit sortir ce corps étranger du sein de la malade.
Tonicité musculaire. — La tonicité est une propriété des centres nerveux qui maintient les fibres musculaires à un certain degré de resserrement continu. Dès qu’il y a section ou paralysie des nerfs de mouvement, les muscles correspondants perdent leur tonicité et se laissent entraîner par leurs antagonistes du côté opposé; ce qui explique les grimaces caractéristiques des personnes affectées de la paralysie faciale. Après la mort, tous les muscles perdent leur tonicité ; de là le relâchement des sphincters , qui ferment pendant la vie les orifices des conduits naturels et l’abaissement de la mâchoire inférieure que l’on soutient alors 'avec un mouchoir. Si, chez un noyé, la mâchoire inférieure se referme après avoir été abaissée, on peut en conclure qu’il reste encore des chances de le rappeler à la vie. .
Sensibilité musculaire. — Les muscles possèdent deux sortes de sensibilité: une sensibilité générale et une sensibilité spéciale. La première donne lieu aux douleurs du rhumatisme musculaire, des coliques et des crampes, ainsi qu’à la courbature qui s’observe au début d’un grand nombre de maladies fébriles, la sensibilité spéciale des muscles, ou sens musculaire, nous fait apprécier la force, la direction et l’étendue de nos mouvements. Elle vient souvent en aide au jugement. C’est elle, par exemple, qui permet d’évaluer la lourdeur d’un poids en le soulevant.
Force musculaire. — La puissance des muscles n’est pas en rapport avec leur développement. Elle dépend uniquement de l’intervention plus ou moins énergique des centres nerveux. On en a tous les jours des preuves incontestables. Tel individu, sous l’influence de la colère, de l’ivresse, de la folie, ou même d’uùe simple attaque de nerfs, n’a bien souvent que les formes extérieures les plus grêles, et cependant est capable d’une puissance musculaire considérable.
La force musculaire peut se mesurer à l’aide d’instruments appelés dynamomètres (V. ce mot). D’après de nombreuses expériences dynamométriques, on a reconnu que la force de pression de. l’homme adulte est, en moyenne de 50 kilogrammes, et que sa force de préhension est égale à 132.
Dr G. WlTKOWSKI.
Maladies des muscles. — Contusions sous-cutanées. — Lorsqu’un muscle est fortement contusionné, il éprouve un engourdissement d’ordinaire passager, mais qui peut persister indéfiniment; le muscle est paralysé, ses fibres subissent la dégénérescence granulo-graisseuse et s’atrophient ; il est beaucoup plus rare de voir le muscle s’enflammer et surtout suppurer. Le traitement des contusions des muscles consiste à faire garder le repos, à appliquer quelques compresses imbibées de liqueur résolutive, et si l’engourdissement persiste, à le combattre par le massage, par les frictions ’ excitantes et même par l’électricité.
Ruptures sous-cutanées des muscles
ruptures ont été observées sur presque 'tcT muscles de l’économie. G. Sédillot qui, en isLles publié un mémoire sur les ruptures muscuk- a I a constaté que leur siège le plus ordinaire ét ' point d’union des fibres charnues avec les fit! ^ > tendineuses; elles ont été plus souvent obser ' sur les fléchisseurs, dont les fibres sont longu^8 ' les tendons très courts (grand droit de l’abdo® ^ psoas iliaque, biceps); pour les extenseurs, ^ qui en ont offert quelques exemples sont les r meaux, le plantaire grêle, les muscles des gouttière" vertébrales, etc.
La rupture musculaire est toujours due à un effort brusque et surtout à une contraction involontaire, qui surprend la partie à mouvoir dans une fausse position. Ces ruptures ont été obseryées dans l’éclampsie, l’épilepsie, le tétanos. Mais c’est dans la fièvre typhoïde qu’elles sont le moins rares car sous l’influence de la température élevée dé cette maladie, les muscles ont subi la dégénérés- ! cence vitreuse, ce qui diminue leur consistance à tel point que leur rupture se produit le plus sou- ! vent sans qu’orx en soit averti. C’est surtout dans le muscle grand droit antérieur de l’abdomen que l’on a observé ces ruptures.
Les ruptures sont complètes ou partielles. Ces dernières sont les plus fréquentes, elles intéressent l un nombre de fibres très variable; une certaine quantité de sang s’épanche entre les fibres divisées. On ignore le mode de réparation des ruptures musculaires.
On peut, à l’exemple de Nélaton, réunir sous cinq chefs les symptômes d’une rupture musculaire : 1° au moment de la rupture, un bruit de craquement comme celui d’une corde qui se rompt; 2° aussitôt une douleur vive, comme celle que produirait un coup de fouet ou de bâton ; cette douleur se calme par le repos; 3° l’impuissance d’exécuter les mouvements dans lesquels intervient le muscle rompu; 4° une dépression correspondant aux fibres rompues: cet enfoncement n’est appréciable qne dans les ruptures complètes; 5° enfin, une ecchymose plus ou moins rapide, suivant la position du muscle rompu.
En général, la guérison ne se fait pas longtemps, attendre, la continuité des fibres rompues se trouve rétablie par du tissu fibreux, et le muscle reprend ses fonctions, parfois cependant d’une manière imparfaite.
Le traitement consiste à mettre le muscle dans le relâchement et l’immobilité ; pour atteindre ce résultat, Sédillot a surtout préconisé la compression pratiquée avec de longues bandes dediachylon. D
Déplacements et hernies musculaires. - On d eu 1 occasion d’observer quelques cas de hernies des muscles a travers une éraillure des fibres de leur aponévrose d’enveloppe.
iA=C^a1ifrHnieS.n 0rit guère été observées que cbez
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cheval seira fortement les cuisses et vit se développer tout à coup une tumeur, à la partie nérieure et interne de la cuisse: c’était une her- • du premier adducteur. Plus rarement elle pa- Ït avoir succédé à un amincissement progressif Ae l’aponévrose. . '
Lorsque la hernie -survient brusquement, il se duit un craquement avec douleur vive, et, au niveau du point douloureux on constate la présence d’une petite tumeur molle, presque fluctuante, qui durcit au moment où le muscle se contracte ; on peut souvent reconnaître avec le doigt la perforation aponévrotique à travers laquelle s’est faite la hernie.
Une hernie des muscles de la partie supérieure de la cuisse pourrait être confondue, avec un abcès par congestion, une hernie intestinale; mais la connaissance des antécédents et la. particularité qui leur est spéciale de durcir au moment de la contraction musculaire feront éviter l’erreur.
Le traitement consiste à maintenir la hernie réduite à l’aide d’un bas lacé ou grâce à une pelote semblable à celle usitée dans les hernies intestinales. La cure radicale nécessite une incision des téguments et un pansement avec la charpie, de façon a faire développer un tissu cicatriciel capable de fermer le trou de l’aponévrose.
Tumeurs des muscles. — Leur rareté nous permet d’être fort bref à leur sujet. Le sarcome et le carcinome ne se développent pas primitivement dans les muscles, mais ils lés envahissent souvent par propagation ; ainsi il n’est point rare d’observer la propagation d’un cancer du sein aux muscles pêctoraux, d’un cancer de l’utérus au muscle psoasiliaque; l’épithéliome du muscle orbiculaire des lèvres est presque constant dans le cancroïde des lèvres.
Les myxomes lipomateux ont été plusieurs fois observés dans les muscles de la langue, des lèvres et des parois buccales (Y. Tumeurs de la langue).
Les gommes des musles ne sont point fort rares dans la période tertiaire de la syphilis (V. Syphilis).^ On a encore signalé l’existence des angiomes simples ou caverneux, de fibromes, d’enchondromes, de kystes formés par des hydatides, des trichines ou par des dépôts sanguins.
Cette simple énumération doit être complétée par üû. exposé des caractères cliniques généraux que Présentent les tumeurs des muscles quelle que soit leur nature. Le siège et la direction de ces tumeurs sont en rapport avec ceux du muscle : lorsque le uuiscle est relâché, la tumeur est mobile dans le seus latéral, mais elle devient fixe lorsque le muscle os contracté; enfin (d’après les auteurs du Com- Pendium), il y a lieu de croire que la tumeur est Profondément placée dans l’épaisseur du muscle orsque « sa surface, facile à explorer dans l’état de pos, disparaît tout à coup comme sous une bande sistante lorsque le muscle entre en contraction. » orsqu’on a reconnu que la tumeur siégeait dans t Peut-on reconnaître la nature de cette
tion p11” i 11 aridve souvent, soit par une poncd’une fa oratrjc®> soit parles éléments qui servent nhmpc a°>°n &anérale à distinguer les tumeurs bésûes d avec les tumeurs malignes.
Inflammation des muscles. — (V. Myosite.)
Parasites des muscles. — On a rencontré dans les muscles de l’homme trois espèces de parasites : les cysticerques, les échinocoques et les trichines (V. ces mots). Dr Léon Moynac.
MUSCULAIRE (tissu). — (Y. Muscle .)
MUSGULO-CUTANÉ. — Nom donné par les anatomistes à deux nerfs qui se distribuent à la peau et aux muscles du bras et de la jambe. Celui du bras vient du plexus brachial, celui delà jambe est fourni par le nerf sciatique poplité externe, p. l.
MUSEAU DE TANCHE. — Nom donné par les anatomistes à l’ouverture vaginale de Vutèrus (V. ce mot). p. l.
MUTILATION. — (V. Révision) [ Conseils de.] MYCÉLIUM. — (V. Microbe.)
MYGODERME. - (V. Microbe.)
MYCOSIS. — Le mycosis fongoïde, ou lymphadénie cutanée, est une maladie de la peau, rare, caractérisée par des tumeurs saillantes à la surface
Fig. 913. - Mycosis fongoïde.
n fait d’après le tronc d’une malade dont, le modèle fait .viitcûn H p l’hnDital Saint-Louis).
cutanée, dont le volume varie entre celui d’un pois et celui d’une noix, dures, élastiques, de couleur rosée ou rouge violacé, qui les a fait comparer par Alibert à des tomates mûres. Ces tumeurs sont isolées ou agglomérées sur certains points; elles se dé-