‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 113 sur 289 · MYR · texte numérisé non relu

MYR

• forment un relief plus apparent et plus dur normal; les mouvements spontanés sont qUa t!;hles et les mouvements communiqués fort douloureux. Il peut y avoir un certain degré de

ré?f mvoSte aiguë se termine ordinairement par ’cnlution, sauf lorsqu’elle dépend de maladies «tiuues ou virulentes, dans ce cas, elle suppure, ïîrsnu’il se forme un abcès dans un muscle, on îî s>en aperçoit guère que pendant la convales- Inre de la maladie qui a engendre la myosite; “ abcès se présente sous l’aspect d’une tumeur fluctuante à son centre, indurée sur son pourtour, souvent la peau rougit, s’élève et le pus s’évacue.

La myosite chronique, à marche silencieuse, ne se reconnaîtrait guère que si elle provoquait la rétraction du muscle malade.

Si la myosite aiguë survenait chez un homme vigoureux, on pourrait la combattre par les antiphlogistiques, tels que saignées, sangsues, bains tièdes prolongés, larges onctions d’onguent mercuriel. Mais si la maladie frappe un homme surmené, il faut s’abstenir de toute médication spoliatrice; au contraire, il faut relever ses forces par des toniques, calmer le processus irritatif par le repos et des applications résolutives, et ouvrir rapidement les collections purulentes, si ordinaires en pareil

La myrrhe, dont la composition est analogue à celle de l’encens, a été fort employée jadis comme tonique aromatique et èmménagogue, soit en poudre, à la dose de 50 centigrammes à 2 grammes par jour, soit sous forme de teinture alcoolique, à la dose de 3 à 6 grammes dans une potion. On l’utilisait aussi à l’extérieur pour' le pansement des plaies et des ulcères. Elle est aujourd’hui à peu près inusitée seule. Elle entre cependant dans la composition du Baume d> Fioraventi , du Baume du Commandeur, de la Thériaque, de Yèlixir de Garus, des pilules de cynoglosse, etc. (V. ces mots).

Dr Paul Labarthe.

MYRTE. — Le myrte commun est un arbrisseau -de la famille des Myrtacées, très commun dans la région méditerranéenne et cultivé dans nos jardins à cause de la beauté de son port et de l’odeur aromatique de ses feuilles très agréable. Celles-ci sont quelquefois employées en médecine, en infusion, comme toniques, stimulantes et astringentes. Ses fleurs, distillées, fournissent Y Eau d'ange, usitée, par bon nombre de femmes pour la toilette de la peau et des muqueuses; elles entrent aussi dans la composition de la Pommade de la Comtesse. Enfin, on prépare avec ses feuilles et ses fruits une teinture alcoolique dont on fait usage comme dentifrice. P. L.

MYRRHE. — La myrrhe est une gomme résine j qui découle d’un arbuste de la famille des térébinthacées, connu sous le nom de b aumier portemyrrhe, commun dans l’Arabie et l’Abyssinie. Elle se présente dans le commerce sous forme de myrrhe en larmes, et de myrrhe en sorte.

La première est en larmes pesantes, jaunâtres ou d’un brun rougeâtre, demi-transparentes, à surface irrégulière, crevassée ou efflorescente, fragile et à cassure vitreuse et huileuse, douée d une odeur forte, aromatique, agréable, et .d’une saveur âcre et amère. La seconde est plus brune, formée de petites masses agglutinées, mélangées de débris de végétaux, d'une cassure terne et d’une odeur beaucoup plus faible. Elle est bien moins estimée que la première.

MYRTIFORME. — Nom donné par les anatomistes à un muscle du nez, situé au-dessous du nez, mince et aplati, qui s’insère, en haut, à l’extrémité postérieure du nez et à la sous-cloison, en bas, a une saillie correspondant à la dent incisive latérale, à la canine et à la première petite molaire. Il est constricteur des narines et abaisseur des ailes du nez et exprime les passions tristes.

On donne aussi le nom de myrtiformes aux caroncules situées à l’entrée du vagin et qui' sont formées parles débris de la membrane hymen (Y. ce mot). p. L.

MYRTILLE. — (V. Airelle.)

NÆVUS. -- On désigné sous ce nom des tache! vasculaires de la peau. On les a encore nommée! signes, envies, taches de naissance. Le nævus cons

{Y ceUmot)ariete lmporlaûte des tumeurs érectile*

à lïdilSafînnntf-ei productions accidentelles dues a la dilatation et a la multiplication des vaisseaux

2S affecter — i»

î !a peau 0u le système pileux. “ P. g

DeSaul ^a?w?'6St 16 ?US souvent génitale. P bserve que plus d’un tiers des enfants

' Fig. 915.

Tete et partie antéro-postérieure d’une enfant „ ....

de nævus pileux. Le membre et ia partie antéritnrpY^6111*' présentent un épaississement brunâtre de la nZTl duttron< verte de poils. Sur la face et sur la partie /ni® q“ est cou- Lres, existent de petites taches café au kit de*^/68 mem

d“,S de “'““•d“‘ «»i™«£ïïïï

aés a la Clinique étaient atteints de .nævus réné râlement on ne trouve pas de cause pour ex'nliaum la production de ces taches. Selon les crovaïres Tulga,res elle seraient le résulta! de certaine* S bons morales, de certains désirs non contentée a

ou“è;z“dr ia *"—?■, d'°ù ie

sous lequel on les a aussi décrites. Mais rW là une opinion grossière qu’on ne saurait admettre

Les nævi sont uniques ou multiples: on en compte quelquefois cinq ou six. Les uns ont une forme aplatie, les ^autres sont saillants. Les taches aplaties présentent une coloration rouge. On les appelle vulgairement taches de sang. Elles n’aug-

Latousêîdehauîpn w e“ irriJère’ Les Poils se dirigent presqi tanée exidtP ont bas, e\de dehors en dedans; une tumeur ci

offre plus/pur^ m68 d6UX épaules et la ™gion des' feSS< offre plusieurs petites tumeurs couvertes de poils.

SnhL “ et®ûdue ni en épaisseur. Les tach< rinat/reSe?tent rasPect le plus varié, on K framhnfit ’ l6Ur aspect’ a des fraises’ à dÉ Surs aelnn * d’aut.r<rs fruits. Chacun p* semblante n i Sa ^antaisie, leur trouver une ret voaue DarfnisUelC0°qUe‘ La moindre piqûre P«

Ces9 taches se eC°Ulement de sang abondan

es Êe distinguent des tumeufs érectiles e

NÆY

’elles restent le plus souvent stationnaires; ^ ’^elles peuvent se transformer et donner naismalS à des tumeurs érectiles. On a distingué les Sa°hes artérielles et les taches veineuses. Les pre- ^•r-es sont plus rouges, présentent des contours 11111 | imités, disparaissent sous la pression du doigt.

secondes, toujours congénitales, sont plus ou Le 'ns bleues, tantôt circonscrites, tantôt diffuses.

atteignent parfois des dimensions considéb blés. Elles ne disparaissent pas sous la pression du doigt et elles deviennent turgescentes sous l’influence des cris et des efforts.;

Le naevus pigmentaire s’observe sur presque toutes les régions de la peau. Cette variété est constituée par de nombreuses granulations pigmentaires, accumulées ensemble. Souvent ce nævus ne consiste qu’en une petite tache noire, à peine visible, à contours bien délimités. Mais il forme parfois une tache plus étendue, saillante, rugueuse et couverte de poils durs et raides.

Le système pileux peut être aussi le siège de cette affection. Ce genre de nævus peut même atteindre de grandes dimensions et devenir une véritable

difformité.

Les nævi ne sauraient être confondus avec aucune autre maladie. Ils constituent une affection purement locale et essentiellement bénigne.

Lorsqu’ils ne siègent pas sur des parties du corps habituellement., à découvert, les personnes qui les portent s’en préoccupent généralement peu, mais lorsqu’ils sont placés sur le visage, ils constituent une difformité dont on désire se débarrasser.

On a proposé un grand nombre de traitements. Citons d’abord un procédé ancien complètement inusité aujourd’hui, celui du tatouage. Ce procédé consiste a insinuer sous la peau un mélange de blanc de céruse et de carmin destiné à lui rendre sa coloration naturelle. Les, réfrigérants et les astringents ont été essayés sans succès. On a vanté l’emploi du perchlorure de fer en badigeonnages. La compression suivie de la ligature des vaisseaux se rendant à la tumeur a donné quelque succès.

L amputation par incision circulaire est un procédé qui ne peut être appliqué que dans un petit nombre de cas et qui expose à des hémorrhagies. On a conseillé d’enfoncer dans la tumeur un grand nombre d’épingles, mais on n’atteint pas toujours ainsi le degré, d’inflammation nécessaire. La vaccination est un bon procédé, on doit la tenter toutes es fois que l’enfant n’est pas encore vacciné et que e nævus est peu étendu. Certains chirurgiens ont Pratiqué avec avantage la cautérisation au moyen aiguiiies rougies ou avec du nitrate d’argent ou tim°re à *ai(*e pâte de Canquoin. Les caus¬

ales, tels que l’acide nitrique, le nitrate acide de emnlUr^’ *a ^âte ^enne’ ont tour à tour suén'°^eS‘ -^es m°yens comptent de nombreux attenr ma*S *eur usaffe doit être surveillé avec therm10n‘ Enfln’ tout récemment, l’emploi du On °-cautère actuel a donné d’heureux résultats, d’un Sert’- a C6^ d’une aiguille fine. Au bout ment Cj-rtaiQ nombre d’applications on a notable- Lientôt lDUé Rendue du nævus qui se trouve châtra Jempfacé par une petite cicatrice blan- ’ peu Vlsible. D, LoxJlg Th0Mas.

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