‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 118 sur 289 · NÉG · texte numérisé non relu

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ce blanche, ou encore en purée. Les diabé- • aSa devront s’en abstenir complètement, et les tiq- atteints de dyspepsie flatulente ne devront en faire usage que très rarement. p. L.

KAV1CULAIRE. — Les anatomistes donnent le m de fosse naviculaire , chez l’homme, à la diftation de l’extrémité antérieure de l’urèthre Huée immédiatement derrière le méat urinaire % Ürèlhre), et, chez la femme, à la dépression ‘tuée à l’entrée du vagin, immédiatement en avant delà commissure des grandes lèvres (V. Vulve).

UÊGROPSIE. — Mot employé parfois par les médecins comme synonyme d’ autopsie (Y. ce mot).

NÉCROSE. — Ce mot signifie mortification; la nécrose est donc la mort d’une partie ou de la totalité d’un os.

Toutes les parties du squelette peuvent en être at- | teintes. Cependant certains os sont plus souvent affectés. Ce sont le tibia, le fémur, l’humérus, puis les os du crâne. Les os courts sont plus rarement atteints, si ce n’est chez les enfants.

On peut diviser les causes de la nécrose en causes externes et causes internes. Les premières déterminent souvent des mortifications étendues résultant de la congélation ou de brûlures profondes. Les contusions sont une cause fréquente. On observe des nécroses partielles à la suite de certaines fractures, de l’extirpation de tumeurs osseuses, ou encore à la suite du décollement du périoste. Parmi les causes internes, il faut citer d’abord l’ostéite, puis la. périostite. La syphilis, la scrofule, la goutte et certaines affections fébriles graves peuvent aussi déterminer la nécrose. Mais, qu’elle résulte d’une cause externe ou interne, le plus souvent elle est due à un accident unique : l’arrêt de la circulation. En effet, tout ce qui vient troubler d’une manière continue la circulation osseuse est une cause de nécrose. :

Les symptômes sont modifiés selon que l’os malade est superficiel ou profond Dans la nécrose superficielle, le malade accuse d’abord une douleur Plus ou moins vive au niveau de l’os nécrosé. Bientôt on voit apparaître une tumeur à large base présentant longtemps une fluctuation douteuse. Puis t.Pe^ rougit, s’amincit, s’ulcère, et la suppuration établit à travers des trajels fistuleux. Un stylet, inoduit dans ces ouvertures, rencontre l’os et rend fn a°n C^r Par Percussi°n- Dans la nécrose pros on f6’ i°n °:bseFve ^es mêmes symptômes, mais ils dim' ^ US <b®c^es a apprécier. Souvent la douleur mue et cesse même au moment où la suppute setablit. Il se forme, dans les parties molles, astes collections purulentes donnant issue à quantité considérable de pus.

nécroi . 5 PrinciPaux résument l’histoire delà 9 uestre *»*° . ^or mat ion et /’ élimination du Se détai'hpeSt"o"^ire de la Partie mortifiée qui doit les travail de réparation par lequel

en se ràoâ ®tu*eux s’oblitèrent et l’os se consolide g nerant. Cette régénération d’une nouvelle

partie de l’os, destinée à remplacer celle qui a été éliminée, se fait surtout au moyen des couches sous-périostiques de la moelle (V. Ossification ).

La nécrose est une affection essentiellement chronique, et si parfois les phénomènes inflammatoires revêtent une intensité qui pourrait en imposer pour un phlegmon diffus, ils s’apaisent bientôt et la maladie reprend une allure chronique.

Le pronostic est en rapport avec l’âge, l’état général du malade, le siège et l’étendue de l’affection.

Fig. 921. — Os nécrosé.

Séquestre invaginé de la partie inférieure du fémur, avec

production osseuse sous-périostique considérable (Nélaton).-

L’élimination du séquestre entraîne le plus souvent la guérison. On peut toujours espérer une issue favorable, car autour de l’os nécrosé s’allume un foyer réparateur.

La première indication, dans le traitement de la nécrose, consiste à s’opposer au progrès du mal et à favoriser les efforts de l’organisme qui tendent à éliminer le séquestre. Dans la nécrose superficielle, on n’a le plus souvent qu’à ouvrir les abcès qui se forment, on est surpris de voir, chez les anciens, la quantité de moyens proposés pour obtenir un résultat que la nature, le plus souvent, produit d ellemême. Le chirurgien doit donc se borner à surveiller et à favoriser l’élimination du séquestre. On fera une ou deux applications de sangsues, si 1 inflammation est trop vive. Le malade sera soumis à un régime tonique et fortifiant. Lorsque la mobilité du séquestre sera reconnue, on ira le saisir avec des pinces. Si le trajet fistuleux est trop étroit, on pratiquera une incision destinée à 1 agrandir. Parfois il conviendra même d’augmenter 1 ouverture osseuse à l’aide de la gouge et du maillet. Enfin, dans quelques cas on a dû recourir, à cause de l’affaiblissement du malade, à la résection et même à l’amputation. Louis Thomas.

NECTAIRE (EAUX MINÉRALES DE SAINT-). — (Y. Sdint- Nectaire .) f

NÈFLE. — La nèfle, appelée aussi mesle, est le fruit du néflier, petit arbre de la famille des Rosacées, très commun dans nos pays. Dure, très âcre et très astringente, lorsqu’elle n’est pas mûre, elle, devient sucrée et agréable au goût lorsqu’elle a atteint sa parfaite maturité. Elles ne mûrissent pas sur l’arbre, il faut donc les cueillir au commencement de l’automne, après les premières gelées, et les étendre sur la paille. Les nèfles sont d’une digestion assez dififi cite; de plus, elles constipent et occasionnent des vents. p. l.'

Fig. 922.

Nèfle (fruit, coupe longitudinale}.

NÉNUPHAR. — Le nénuphar ou nymphéa est une plante aquatique de la famille des Nymphéacées, qui compte deux variétés: le nénuphar blanc et le nénuphar jaune, dont la racine a passé, et passe encore auprès de beaucoup de personnes,

Fig 923. — Nénuphar ou nymphéa.

A. Fleur du nénuphar jaune. — B. Fleur du nénuphar blanc. — C. Fruit du nénuphar blanc.

pour avoir la propriété de calmer les désirs vénériens, alors qu’en réalité, elle est plutôt aphrodisiaque, astringente et stimulante. Elle est usitée comme aliment chez les Tartares, à cause de la grande quantité de fécule qu’elle contient, et en Suède les pauvres font, avec ses semences mélangées avec l’écorce du pin, une mauvaise galette qui constitue une bien maigre nourriture. p. l

NÉOPLASIE et NÉOPLASME. — Deux mots employés indifféremment en médecine, pour désigner tout tissu de nouvelle formation, végétations” tumeurs, etc. p L’

NÉPHRITE.— Le mot néphrite veut dire inflammation du rein. Mais cette inflammation, se présentant avec des caractères différents, nous diviserons les néphrites en trois variétés : 1° néphrites aiguës- 2° né f> ‘ rites chroniques ; 3° néphrites suppurêes ’

Néphrites aiguës. — On a divisé, tour à tour, les néphrites aiguës en un grand nombre de variétés d’après le siège anatomique des lésions. Que la néphrite soit primitive ou secondaire, les altérations du rein peuvent être plus ou moins, étendues, mais

elles ne présentent pas de caractères propres permettent d’établir des espèces différentes) S ^

Le rein, est congestionné et augmenté de vol Les lésions s’étendent généralement à toutes^' parties de la glande : tubes excréteurs, tubes sé ■ teurs, glomérules de Malpighi et, tissu inteïstir ) (Y. Hein).

Les néphrites aiguës reconnaissent un grand nombre de causes. On observe des néphrites se condaires, dans le cours d’un grand nombre d' maladies fébriles (variole, scarlatine, fièvre typhoïde, etc.). L’élimination par les reins de subsl tances irritantes, telles que la cantharide, après l’application d’un vésicatoire, le cubèbe ou le copahu, le nitrate de potasse, à haute dose, provoque la néphrite. Le froid est une des causes les plus fréquentes. Wicks rapporte le fait d’un ivrogne qui, le corps en sueur, se jeta dans la Tamise et mourut d’une néphrite aiguë.

La néphrite afrigore constitue le type des néphrites aiguës. Le début est marqué par des frissons, de la fièvre, une douleur plus ou moins vive siégeant au niveau de la région lombaire, parfois des vomissements. L’œdème est précoce; ranasarque débute généralement par la face et envahit bientôt les autres parties du corps. Tous ces symptômes ne sont pas constants. Certaines néphrites -secondaires ne se révèlent que par l’examen des urines ; l’albuminurie est un des symptômes les plus importants. L’urine est diminuée de quantité, fortement colorée en rouge foncé et renferme de l’albumine et des cylindres épithéliaux. Pour reconnaître la présence de l’albumine dans l’urine, on laisse couler sur les parois du verre qui la contient quelques gouttes d’acide azotique; l'albumine se précipite en masse d’un blanc jaunâtre. Un autre procédé consiste à chauffer l’urine dans un petit tube en verre. La chaleur coagule l’albumine.

Si la néphrite tend vers la guérison, la quantité d’urine augmente et l’albumine disparaît peu à pe®. Dans le cas contraire, les symptômes s’aggravent et la mort survient soit par insuffisance urinaire, soit par une complication : pneumonie, péricardite, urémie (V. ces mots), etc.

La néphrite a frigore est plus grave que les néphrites secondaires.

Le diagnostic demande une certaine attention. Le début des néphrites secondaires est souvent insidieux ; aussi devra-t-on examiner les urines avec soin. Dans la néphrite afrigore, l’apparition ie 1 œdème généralisé permettra de faire facilement le diagnostic.

uniques. — On a voulu distmgu deux sortes de néphrites chroniques : l’uné, la 1 phrite parenchymateuse, caractérisée par un g1 rein blanc, lisse; l’autre, la néphrite interstitiel dans laquelle on trouve un petit rein contrac L existence de ces deux types de reins différents* incontestable, mais il n’en est pas moins vrai qn’Ê tre ces deux extrêmes, il existe des néphrxl mixtes qui sont les plus nombreuses et établisseï comme le font remarquer Cornil et Ranvier,

fntre la néphrite parenchymateuse et

nnE nn “*"**6116. Ce Boït ces néphrites BU* que nous étudierons sous le nom de mal de Bng>

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al de Bright fut ainsi nommé du médecin L® ^aui l’étudia au commencement de ce siècle. rnp1 affection s’observe plus fréquemment chez vb mine que chez la femme ; elle est surtout comde 30 à 40 ans. Lorsqu’elle succède à une hritè aiguë, les causes sont les mêmes que celles ne? ont été dites plus haut. Mais le plus souvent'le ÏUII de grio-ht est chronique d’emblée. Les excès alcooliques” les affections cardiaques, des diathès rhumatismales et goutteuses, certaines maladies fébriles, les Suppurations prolongées, la grossesse les contusions de la région lombaire, telles sont les causes les plus fréquentes de cette maladie.

Son début est généralement lent et insidieux, pendant une période de temps, quelquefois longue, lé malade accuse de nombreux symptômes, cen apparence légers et souvent méconnus : maux de tête, palpitation, oppression, douleur lombaire, troubles urinaires, démangeaisons, fourmillements des doigts, troubles auditifs et visuels, tels sont les premiers symptômes. Ils revêtent parfois un caractère aigu qui peut en imposer pour une autre affection. Les troubles urinaires sont souvent les premiers qui attirent l’attention. La miction est fréquente, elle se répète jusqu’à dix ou douze fois par nuit et ne donne lieu, dans la néphrite parenchymateuse, qu’à i’émission d’une petite quantité d’urine, fortement colorée en rouge foncé et renfermant beaucoup d’albumine. Tandis que, dans la néphrite interstitielle, il y a une véritable poliune, la quantité d’urine peut atteindre cinq ou six litres et même plus. L’urine est pâle et renferme peu d’albumine. Les palpitations sont dues à une hypertrophie cardiaque,' parfois condidérable. Les troubles respiratoires se manifestent souvent sous forme d’acçès d’oppression, simulant des accès d’asthme. Ils sont généralement dus à de l’œdème pulmonaire. .On observe aussi des accidents gastro- intestinaux : inappétence et vomissements. La peau présente des modifications intéressantes, elle est sèche, pâle, anémiée. Elle est le siège d’affections nombreuses: ncné, eczéma, érytheme, érysipèles, phlegmons, tes crampes sont fréquentes, surtout au début. Les malades'sont exposés à des hémorrhagies; l’épistaxis est la plus, fréquente, après vient i’hémorrhagie cérébrale. Enfin, l’œdème constitue un des symptômes les plus apparents. Il débute généralement par la face. Le malade s’aperçoit, en s’éveilfa?t> qu’il a les paupières lourdes et tuméfiées. Parms jlœdème reste circonscrit à certaines régions; ms souvent il se généralise rapidement et constipe 1 anasarque.

rar6S ^omPlications inflammatoires ne sont pas es. On a noté des pleurésies, des péricardites, venuerit0n^eS,’ ^es Pneumonies- Le foie est sou"

cite F fédérations qui s’accompagnent d’astion's i 0 ^urémie constitue une des complicacar tn e.s.Plu.s.red°utables et les plus fréquentes, menac'f tJividu> atleint de néphrite, est toujours vision wf.idents urémiques (vomissements, concasinn t-’ delire> coma) qui n’attendent qu’une oc- SHa Tble pour éiter.

iuque „^Pdte aiguë peut guérir, la forme chroefl'et qup f nera,eo>ent mortelle. 11 semble, en ai)s cette forme l’économie tout, entière

soit envahie. La durée est très variable selon les cas: deux ou trois ans, quelquefois plus de dix ans dans la néphrite interstitielle; La marche lente et progressive de la maladie aboutit le plus souvent à une issue fatale. Si le malade échappe aux nombreuses complications dont il est menacé, il succombe, un jour ou l’autre, à l’intoxication urémique. Cependant la guérison n’est pas impossible; l’albumine diminue progressivement, l’hydropisie disparaît, mais il faut toujours craindre les récidives, qui sont très fréquentes. .

La forme spéciale de l’œdème et l’albuminurie permettront le plus souvent de faire le diagnostic. . Cependant il ne faut pas oublier que, d’une part, l’albumine peut disparaître par intermittences et que, d’autre part, les conditions qui peuvent rendre l’urine qlbumineuse sont très nombreuses. On devra donc accorder un grand soin à l’ensemble des symptômes que présente le malade.

Néphrites suppurèes. — La suppuration des reins est fréquente chez les individus atteints de lithiase rénale ; mais elle existe aussi en dehors de celte affection. Cette dernière variété constitue la néphrite suppurée proprement dite.

Au début, on observe de la congestion des reins, puis il se forme de petits abcès qui peuvent rester isolés ou se fusionner et transformer les reins en une vaste collection purulente.

C’est une affection commune chez les vieillards. Elle succède généralement aux affections" chroniques de la vessie et de l’urèthre, à l’hypertrophie de la prostate. Les contusions, les plaies, l’infection purulente sont des causes plus rares.

La néphrite suppurée débute par une vive douleur au niveau de la région lombaire. Elle s accompagne de fièvre, de frissons, de vomissements. Parfois le frisson du début manque et la maladie présente les symptômes d’un état typhoïde. Les besoins d’uriner sont fréquents, mais le malade n’émet que de petites quantités d’urine, fortement colorées, renfermant parfois du sang et de l’albumine.

La néphrite peut se terminer par résolution ; dans ce cas, tous les symptômes disparaissent en quelques jours, ou par suppuration. Alors, l’état général s’aggrave, le malade est pris de frissons, la fièvre continue. Mais, une fois formé, l’abcès peut s’ouvrir dans la région lombaire ou dans le . bassinet et s’évacuer avec les urines: c’est le cas lë plus heureux.

On a signalé, du côté des membres inférieurs, des troubles paralytiques qui constituent une des complications les plus sérieuses.

La néphrite suppurée est une affection très grave, à laquelle le malade succombe au bout d un temps variable.

Traitement. . — Néphrites aigues. Le traitement des néphrites aigues, légères, consiste surtout en soins hygiéniques. On conseillera au malade le repos, le régime lacté, des purgatifs, une diète légère, quelques bains tièdes. On appliquera sur la région lombaire des sinapismeS) et quelques ventouses sèches. Mais si la néphrite s accompagne de symptômes locaux et généraux plus internes, il faudra recourir a un traitement actit. Au début,

on pratiquera des émissions sanguines locales (sangsues ou ventouses scarifiées), on donnera des purgatifs drastiques (; pilules de Bosredon, grains de santé du Dv Franck , etc.), surtout si l’hydropisie est considérable. L’emploi du calomel sera proscrit, car il produit rapidement la salivation chez les albuminuriques. On prescrira, en outre, des diurétiques légers, les eaux minérales de Pougues, Vichy, Heucheloup, Capvern, etc., ou la tisane de chiendent additionnée par litre de 2 grammes de nitrate de potasse, ou les préparations de digitale ( digitaline Romolle et Quévenne) , de scille, etc.

On exigera un régime sévère et un repos absolu. Si on observe des symptômes urémiques, il ne faudra pas hésiter à pratiquer une saignée générale. Les frictions sèches et l’hydrothérapie seront employées avec avantage contre l’albuminurie.

Néphrites chroniques. — Le traitement par excellence dans les néphrites chroniques consiste dans le régime lacté. Jaccoud, G. Sée, Potain , l’ont appliqué avec succès Le malade peut prendre jusqu’à 5 ou 6 litres de lait par jour. Au début, si le lait est mal supporté, on commencera par de petites doses auxquelles on ajoutera un peu d’eau de chaux. Sous l’influence de ce traitement, la diurèse se rétablit, 1 œdème diminue, les troubles respiratoires et cardiaques disparaissent. En même temps il faudra soutenir les forces du malade par les préparations toniques généralement employées contre l’anémie (V. ce mot). Le régime lacté sera continué plus ou moins longtemps. On pourra, au bout d’un certain temps, associer la viande au lait. Les fonctions de la peau seront excitées par des frictions stimulantes. Les révulsifs sur la région lombaire sont indiques. Gubler a préconisé le tannin et 1 acide gallique. On combattra l’œdème âu moyen u régime lacté et de la digitale ( digitaline fZl°f le Q'jeVr?ne)- Les Purgatifs drastiques seront pre&cnts. On a recommandé les pilules suivantes :

# Aloès. . . \

Gomme gutte . ( & 15 centigr.

Extrait d’ellébore. . J

Résine de jalap. ... jo —

pour une pilule; -2 ou 3 par jour. On peut avantageusement substituer à ces pilules les pilules de Bosredon, les grains de santé du D* Franck etc Certains médicaments, la digitale et l’opium en particulier, doivent être donnés avec une extrême prudence en raison de la difficulté de leur élimination dans les rems. On a préconisé l’emploi du chlorure de sodium à la dose de 3 à 6 grammes par jour dans le lait. Le sulfate de quinine a donné des succès dans la forme palustre. Si l’on suppose que la nephnte est d’origine syphilitique, on prescrira l’iodure de potassium ( sirop de Laroze) T a puocarpine semble avoir donné quelques succès dans certains cas. succès

Si les épanchements des séreuses sont très considérables, il faudra donner issue au liquide. Si cer-" tains symptômes font craindre l’apparition de* 0n Prescrira des purgatifs drastiques, des révulsifs aux membres, et on fera une saignée

générale dans le cas de convulsions ou de à trop intense. % aNsPûée

Néphrite suppurée. — La néphrite exige un traitement antiphlogistique énerdaPUrée le sujet est jeune et vigoureux, on fera d’abor!6' Si saignée générale abondante et on prescrira?6 ventouses ou des sangsues à la région lomb ■

Le malade sera soumis à un régime sévère et ,aire’ repos absolu. On ordonnera des tisanes délayantUa

légèrement diurétiques. Les vomissements^enT’

combattus au moyen de boissons glacé'es ou nt zeuses. On calmera la douleur par des injecticT' hypodermiques de morphine. Enfin, si le pus tend à se faire jour au dehors, il faut ouvrir l’abcès •«! l’empêche ainsi de se répandre dans les cavités-vis11 Cérales’ D' Louis Thomas. '

NÉPHROTOMIE. — Nom donné à une opération chirurgicale qui consiste, soit à extirper totalement le rein, soit simplement à l’inciser pour donner issue au pus d’un abcès ou pour en extraire un | calcul. Toujours excessivement grave et presque toujours suivie de mort, la néphrotomie a été cependant pratiquée en France avec succès, par notre illustre ami, l’habile chirurgien Péan et par Le Dentu. p L

NERFS. — Anatomie. — Les nerfs sont des cordons blancs et arrondis destinés à établir des relations entre les centres nerveux et les diverses parties constituantes de notre corps. Leur ensemble constitue le système nerveux périphérique.

Si, dans les organismes inférieurs, toutes les fonctions sont confondues, dans les organismes supérieurs elles sont, au contraire, très nettement * séparées, et cette séparation (division du travail) les conduit à un plus haut degré de perfection. Les nerfs, qui sont de simples agents conducteurs, doivent présenter des différences en rapport avec la diversité des fonctions de nos organes ; aussi peuton les diviser en quatre groupes :

A. Les nerfs de sensibilité spéciale transmettant à 1 encéphale des impressions spéciales : lumière (nerf optique), son (nerf acoustique), saveur (nerfs glosso-pharyngien et lingual), odeur .(nerf olfactif), tact (nerfs cutanés) ;

B. Les nerfs sensitifs ou centripètes destinés à transmettre aux centres nerveux, c’est-à-dire à la cellule nerveuse, une impression particulière qui produit une sensation ;

C. Les nerfs moteurs ou centrifuges par lesquels les cellules nerveuses envoient aux éléments anatomiques moteurs (tissu musculaire) l’excitation qui

les tait entrer en jeu;

D. Les nerfs trophiques ou vaso-moteurs qui, Pa,r leur action sur les vaisseaux, président aux phe' nomenes de la nutrition intime de nos tissus. (Ces

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Envisagés d une manière générale, les nerfs noos

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