‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 126 sur 289 · NOS · texte numérisé non relu

NOS

NOU

NOSENCÉPHALE. — Nom donné par les tératologistes à des monstres chez lesquels l’encéphale est remplacé par une tumeur vasculaire, et dont le crâne est largement ouvert au-dessus, dans la région pariétale et frontale, et le trou occipital dislinct. p k

NOSOCOMIAL. — Qualificatif employé pour désigner tout ce qui a rapport aux hôpitaux et aux maladies qui s’y montrent spécialement. C’est ainsi qu on dit lièvre nosocomiale, typhus nosocomial, pour désigner les fièvres et les typhus qui éclatent dans les hôpitaux par suite de l’encombrement. P T

NOSOLOGIE. — Nom donné à cette partie des sciences médicales qui a pour objet la description des maladies et leur classification. p. l.

NOSTALGIE.— On donne le nom de nostalgie ou plus communément mal du pays, à cet état morbide déterminé par le désir violent de revoir la patrie. Ce n’est pas une maladie, à proprement parler, car on ne saurait localiser la nostalgie dans aucun point du système nerveux, c’est une sorte de névrose de l’intelligence, névrose envahissante et qui peut conduire à la mort par l'affaiblissement général de

1 organisme quelle détermine.

Les sujets particulièrement exposés à la nostalgie sont, en général, nés dans des villages très isolés, leur système nerveux est faible, et s’il n’a jamais présenté de lésions, c’est qu’il n’a jamais ete sérieusement exposé à des causes déprimantes. D ailleurs très souvent on retrouve chez eux l’hérédité névropathique.

Il faut distinguer trois phases dans révolution de la nostalgie Au premier degré de son affection morale, le malade est triste, inquiet, taciturne et sombre. Il éprouvé des faiblesses et des lassitudes spontanées répété à chaque instant le nom de ses parents et de ses amis. La pensée de la terre natale seule le sort de ses rêveries. Tout ce qui est etranger a son clocher le laisse indifférent et froid. Plus d appétit, des vomissements fréquents, des palpi ations, une grande faiblesse. Tels sont les signes principaux de cet état poétisé dans la légende de Mignon regrettant sa patrie, et que l’on constate en effet plus souvent chez les enfants des pays ensoleilles et d’aspects riants. p y

Au deuxième d .gré, le malade a les yeux routes et gonfles. Il soupire et pleure à tous moments Son teint devient livide, sa peau se sèche, les a l ments, difficilement pris, sont plus difficilement digérés; la céphalalgie apparaît, et avec elle un sommeil tourmenté par des rêves dans lesquels le malade cherche sans pouvoir les retrouver les ioies du toit paternel. La respiration est courte, le pouls faible et lent. Amaigrissement très rapide,’ fièvre le soir. Enfin, souvent idées de suicide, surtout quand il est démontré au malade qu’il ne pourra de longtemps revoir les objets vers lesquels il aspire. ° Nous arrivons à la troisième période, pendant laquelle tous les symptômes s’aggravent jusqu’à la mort. A l’inappétence succèdent des vomissements et une diarrhée incoercibles. Aux rêves nocturnes

une complète insomnie. Le délire, la prostraf indiquent que les méninges se prennent. Les 1011 pilles sont dilatées, la moindre impression sen^1' rielle cause une douleur des plus cuisantes. Enfi°' le malade succombe, et l’autopsje permet de co ” stater un état congestif très prononcé du cerveau'

Peut-on guérir les malades atteints de nostalgie? Assurément oui, et l’on a constaté de véritables résurrections sous la seule influence du retour au sol natal. Mais trop souvent on a vu tous les autres moyens échouer pour qu’il soit permis de conserver le moindre doute sur leur efficacité. Une grande joie, un événement heureux peuvent, dans la première période, changer le cours des idées des malades; mais il n’y a rien à attendre en dehors du rapatriement à partir de la seconde période. L’expérience a été faite et très concluante chez nos soldats d’Afrique, principalement dans les premiers temps de la conquête de l’Algérie. La nostalgie nous enleva un grand nombre de militaires, et l’inflexibilité des règlements de l’armée dut elle-même fléchir alors devant le fléau. Dr F. jouin.

NOTENCÉPHALE. — - (V. Exencéphale.)

NOTOMÉLE. — (Y. Polymélien .)

NOUILLES. — (V. Pâtes alimentaires.)

NOURRICE. — Si l’on s’en tenait au vrai sens du mot, la nourrice devrait être toute femme qui allaite son enfant. Dans le langage vulgaire on réserve le nom de nourrice à foute femme qui allaite 1 enfant d’une autre. Toutefois, on donne encore le nom de nourrice sèche à la femme mercenaire qui allaite l’enfant d’une autre au biberon.

On distingue deux sortes de nourrices : 1° la nourrice sur lieu , c’est-à-dire celle qui habite dans la famille de son nourrisson; 2° la nourrice à distance, c est- h-dire celle qui emporte son nourrisson chez elle et l’y allaite loin de ses parents.

A laquelle donner la préférence? poser la question c est la résoudre. 11 est évident que la nourrice sur place est infiniment préférable à l’autre. Pour moi, d accord en cela avec un grand nombre de médecins, je place au dernier rang parmi les différents modes d’allaitement l’allaitement par une nourrice a distance (V. Allaitement). En effet, e nourrice à distance ne peut être surveillée; rhlmZ ^ 1Plupart da temps d’aller travailler aux , ne peut donnei' à téter à l’enfant SS±SdeUX,0U trois >ures, comme il le fau-

Très’souvemUrlTenl: lr°1S 0u Wre fois par jour. Ip I ï T"6’ avant de partir, elle bourre et indi-eiSp«n de i3.ouillies et de panades lourdes nous avon^ rPiT bliQ lui donne le biberon dont La t)].inaftbHdl !°US leS inconvénients (V. Biberon). sevrer son rl PS’ ,mal«ré lîl promesse faite de

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