ONY
Tels sont les principaux procédés employés par doctrine médicale dont les adeptes prétendent les chirurgiens; tous ont l’inconvénient d’être très que la force est indépendante de la matière orgadouloureux : aussi a-t-on généralement recours à nisée et existe sans elle et en dehors d’elle, et conl’ anesthésie locale que l’on obtient en appliquant sidèrent les maladies comme des êtres abstraits,
, la partie où l’on doit opérer, un mélange de ce et de sel marin. Au bout de quelques mi¬
nutes la sensibilité est suffisamment abolie pour métaphysique est complètement absurde, car il est nue le chirurgien puisse intervenir sans provoquer absolument démontré que la force est inséparable aucune douleur. Dr Louis Thomas. de la matière et que les maladies ne sont que des
non issus d’un dérangement de nos tissus, de nos organes et de leurs fonctions. Cette doctrine toute
absolument démontré que la force est inséparable de la matière et que les maladies ne sont que des troubles locaux ou généraux survenus accidentelle- ONGLÉE. — On donne ce nom à l’engourdisse- ment dans l’économie par suite d’une lésion matèrent douloureux de l’extrémité des doigts, accom- rielle ou fonctionnelle. p. l.
naené de fourmillements insupportables, causé par
un froid très vif. Un individu qui a l’onglée, doit ONYXIS. — On donne ce nom aux différentes inhien se garder, pour la faire disparaître, de plonger flammations de la matrice de l’ongle. On distingue
"s mains dans l’eau chaude ou de les approcher plusieurs variétés d’onyxis : l- l 'onyxis latéral, L feu ce qui occasionnerait une cuisson très 2“ Yonyxis traumatique; 3° 1 onyxu spontané. incommode et un fourmillement beaucoup plus 1“ Onyxis latéral. - L onyxis latéral n est autre
oénible que l’onglée elle-même. Le mieux est de chose quel 'ongle incarne (V. ce mot),
les tremper dans de l’eau à la température de la 2» Onyxis traumatique. - Il est produit par a
chambrent de les y laisser jusqu’à ce que la réac- pénétration d un corps etranger entre 1 ongle et le S se fasse, ou bien de se frotter fortement les derme, par une contusion plus rarement par la mains l’une contre l’autre P. L- pression, du soulier. A la suite de la piqûre, le blesse
mains lue éprouve une vive douleur, il se forme très rapide-
ONGDENTS — On donne le nom d’onguents, èn ment du pus au-dessous de l’ongle, il est reçonnais-
nharmacie à des médicaments externes de con- sable.àla présence d’une tache jaune sous-ungueafe
molle romnosés surtout de corps gras et dans laquelle on peut quelquefois distinguer la preparfois de/seîs, des senee Ç-jg-g. «S5 1’»”^ ét s’évacuer; quanta l’ongle qui a été séparé
fondre ensemble les — es gr««
SuXrfl'onrlmue’i" ques cas, eontLe à fournir un pus très fétide et
tortie/ i usqu’à parfait refroidissement. Mais lorsque ne produit qu un ongle difforme,
. ta Sères présentent des degrés de fusion diffé- Si l’ongle a été fortement eont, rente, on lesfeit fondre séparément pour les meler peuvent se passer comme : non
ICS - - O
rente, on les fait fondre séparément pour les meler ensuite à la masse totale ; puis on ajoute, s il en est besoin, les extraits ramollis avec un les gommes-résines dissoutes dans l’alcool abaiDii, les poudres finement pulvérisées et l’on n incorpore qu’en dernier lieu les essences pour evi er eu volatilisation. , ■ .
Quoique les onguents ne possèdent plus aujou d’hui l’immense vogue qu’ils avaient autrefois, i
Si l’ongle a été fortement contusionné, les choses peuvent se passer comme nous venons de l’indiquer ; mais parfois la douleur est fort légère, il ne se forme pas de pus, l’ongle s’épaissit à sa base, il tombe et il est remplacé.
S’il se trouve un corps étranger il fautl extraire : quelquefois on peut être obligé de perforer ou d’enlever l’ongle à son niveau : en tout cas on aura recours aux émollients- et aux bains locaux.
3° Onyxis spontané. — - C’est un onyxis chronique
plique plus sans doute sur
les blessures simples
d’hui l’immense vogue qu ils av^'enl l é c’on ui se développe spontanément chez les gens affain’en sont pas moins encore souvent ernplpyes con qui se ^ manifestation de la syphilis :
tre certaines conditions morbide s. Onne a encore reçu le nom d’onglade. Il dé-
plique plus sans doute sur Ira -b es ‘ bute par Une tuméfaction légère et par un cercle
dont ils gêneraient et r®!a^®ral®ica1J.is|tion des rougeâtre autour de la racine de l’ongle, peu à p,eu mais on les reserve pour hâter la e t ulées? le c|rcle augmente, la peau deviènt violacée douplaies anciennes qui ont besûl”d afin de loureusé, elle s’ulcère sur tout le pourtour de 1 ongle
les ulcérations atomques ou gangrené et sécrète un pus abondant, jaunâtre, très fetide.
changer le mode de vitalité de i ces p »ar , sée L’oîlgie Se ternit, devient noir, il se décollé et tombe une meilleure suppuration et de fayor mett|nt à nu une matrice rouge, fongueuse, qui est
de bourgeons charnus de bonne nature. , i. D0;ni de départ d’angioleucites très dou¬
te. Us gêneraient et retarderaient la guérison bute par
mais on les réserve pour hâter la c.cat
plaies anciennes qui ont besoin d etr ’ loureusé.
les ulcérations atoniques ou gangreneus ’ . t s£crgt(
changer le mode de vitalité de ces parties, d obtenir etjecreb une meilleure suppuration et de &voriserl: p mett|nt
geuls ou SOUVentle sur un linge en fil, sur de la ’ tt»ils pré- loureuses.
mêlés à du cérat, une pommade, lorsq affaiblir Un nom sentent trop de cohésion ou qu on v , dtune faco
leur action irritante. On les incorpore q G ^ ^ “
dans un cataplasme comme maturalifs et qfi^de sit^F rendre les pansements moins douloureux maladie es
les points enflammés. Leur conservation des. Comme mise aux mêmes règles que celle des p auelque p
Dr Marc Cambouuves. quelque p
ONTOLOGIE. — Nom donné par Broussais a une
Un nouvel ongle se forme, mais lentement et d’une façon irrégulière; la pulpe du doigt s epaissit, elle prend la forme d’une spatule, la phalange peut même se trouver compromise, en tout cas la
maladie est longue et pénible.
Comme traitement on peut, .an début employer quelque pommade excitante; ainsi l onglade syphilitique sera, outre la médication interne, pansee avec du précipité rouge. Mais si la maladie se pro-
ng. 975. — Vaisseaux et nerfs de l’orbite. *
9,9^9". Artère ophthalmique avec ses branches. — 1. Globe de l’oeil. — 2. Glande lacrymale. — 3. Tendon du muscle droit supérieur. — 4. Muscle grand oblique. — S. Zone de Zinn, d’ou partent les tendons des muscles droits. — 6. Chiasma des nerfs optiques. — 7. Nerf optique plongé dans le tissu adipeux. — 8. Artère carotide interne. — 10,11. Veine ophthalmique.
rotide interne, au niveau de sa courbure terminale. Placée en dehors du nerf optique, elle sort du crâne
longe, il faut simplement enlever l’ongle et modifier la surface malade par quelques cautérisations au nitrate d’argent ou au nitrate acide de mercure qui est up caustique très puissant (Gosselin).
Dr Léon Moynac.
OPÉRATION CÉSARIENNE. — (Y. Césarienne.)
OPÉRATION CHIRURGICALE. — On donne ce nom à toute intervention active d’un chirurgien dans le traitement d’une maladie, soit qu’il pratique sur nos tissus ou nos organes une incision, une amputation, une résection, une cautérisation, ponction, une suture, une ligature, etc. p. l.
DE P0RR0. — (V. Porro.)
..'ÉRATIOND’ESTLANDER.— (V .Thoracotomie).
OPHTHALMIE. — Mot qui signifie inflammation globe de l’œil, et qui servait à désigner toutes maladies de l’œil, mais qui n’est plus employé que pour désigner l’inflammation superficielle du globe oculaire , c’est-à-dire l’inflammation de la conjonctive (V . Conjonctivite) des paupières (V.Bléde la cornée (V. Kératite). p. l.
OPHTHALMIQUE. — Nom donné par les anatomistes à une artère, p une veine, à un nerf et à un de l’orbite et de la région orbitaire, ophthalmique. — Elle naît de l’artère ca-
par le trou optique et pénètre avec lui dans l’orbit puis elle croise le nerf optique, passe à sa face g ’ périeure, entre lui et le muscle droit supérieiT gagne la paroi interne de l’orbite, et va, en longean le bord supérieur du muscle grand oblique,. jUs. qu’à la poulie de réflexion de celui-ci, où elle së divise en deux branches terminales, l’artère fron taie interne et l’artère nasale. Sur son parcours* l’artère ophthalmique fournit onze branches colla! térales, très grêles, qui sont : les artères lacrymale centrale de la rétine , sus-orbitaire ou frontale externe, ciliaires courtes ou choro'idiennes, ciliaires longues ou iriennes, musculaire supérieure, musculaire inférieure, palpébrale supérieure, palpébrale inférieure, ethmoidale antérieure, ethmoidale postérieure. Les noms de toutes ces artères in, quent suffisamment à quels organes elles se rendent.
Veine ophthalmique. — Elle suit assez exactement le même trajet que l’artère ophthalmique et ses diverses branches, sort de l’orbite par la fente sphénoïdale et se jette dans la partie antérieure .du sinus caverneux qui lui fait suite.
Nerf ophthalmique. — Le nerf ophthalmique de Willis est la première branche du nerf trijumeau. Il longe la paroi externe du sinus caverneux, pénètre dans la fente sphénoïdale, et se divise en trois branches terminales : Le nerf nasal, le nerf frontal et le nerf lacrymal, dont les noms indiquent très clairement les organes auxquels ils se rendent. Le nerf ophthalmique préside à la sensibilité générale de la peau du front, de la racine et du dos du nez, de la paupière supérieure et à celle de l’iris, de la cornée et de la conjonctive.
Ganglion ophthalmique. — Le ganglion ophthalmique est un petit renflement nerveux, de la grosseur d’une lentille, plongé dans le tissu adipeux de la cavité orbitaire sur le côté externe du nerf optique, d’ou partent un grand nombre de filets nerveux appelés nerfs ciliaires, qui traversent la sclérotique, se placent entre celle-ci et la choroïde et vont se distribuer au muscle ciliaire, à l’iris, à la cornée et à la conjonctive.
Dr Paul Labarthe.
OPHTHALMOLOGIE. — Nom donné à cette partie des sciences médicales qui s’occupe des maladies des yeux. Pi L.
OPHTALMOSGOPE. — C’est un appareil insti mental destiné à explorer les parties profondes 1 œil. Le nom de Helmholtz est lié à sa déco verte.
Lorsqu on examine l’œil d’un sujet, avec s propre œil, sans le secours d’aucun instrument, ne voit que les détails présentés par la cornée, chambre antérieure, l’iris, la pupille et la porti attenante a la face postérieure de cette ouvertu lout ce qui est situé plus profondément, échappa investigation. Pour voir ces dernières parties, faut plusieurs conditions dont l’une est réalisab pendant que les autres ne le sont pas, sans H jonction dun appareil instrumental particulh nfiece.ssaire fiue la pupille soit largeme dilatée, afin de mettre à découvert les parties