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sont masquées par l’iris. On arrive a ce résultat 1 par des instillations d’atropine; 29 il est indispensable de bien éclairer les parties profondes de l’œil.

A. mesure que l’observateur se rapproche de l’organe à explorer, il intercepte un nombre de plus en plus considérable de rayons lumineux arrivant dans l’œil examiné. On obvie à cet inconvénient, en projetant dans l’œil examiné, un faisceau de rayons lumineux, partant de la flamme d’une lampe placée à côté du sujet, rayons reçus par un petit tiroir concave, dont le manche est tenu dans la

Fig 976.

Ophthalmoscope de Fôllin.

taine catégorie d’yeux. Lorsqu’on s’en sert, l’image du fond de l’œil est considérablement grossie, ainsi qu’il arrive, lorsqu’on examine tout autre objet avec la loupe. De plus, l’image est droite.

Il est possible d'explorer le fond d’un œil quelconque, emmétrope, hypermétrope, myope, par un autre artifice, dont il importe d’abord de faire comprendre le mécanisme.

De même que les objets extérieurs, c’est-à-dire les objets placés autour de nous, forment leur image sur le fond de l’œil, la rétine; de même les détails du fond de l’œil viennent former une image * au-devant de cet organe, dans l’espace. Tous les rayons lumineux partis de chacun des points d’un objet, placé à une certaine distance de nous, convergent sur un même point delà rétine, après avoir traversé les milieux réfringents, dont ressemble forme la lentille oculaire. Tous les rayons lumineux partis d’un même point de la rétine, par exemple d’un des vaisseaux qui parcourent cette membrane, traversent également la lentille oculaire et se réunissent en un seul et même point de 1 espace, au-devant de l’œil. D’où la formation d’une image aérienne, considérablement grossie, en raison des lois bien connues de la marche des rayons lumineux à travers les lentilles biconvexes. Par cela même que cette image est aérienne et très grossie, nous ne la voyons pas. ^

Ayons recours à un artifice très simple : dispo-

ons sur le trajet de ces rayons qui sortent de

main, et dont le disque étamé, d’environ 4 centimètres de diamètre, est percé d’un trou derrière lequel l’observateur colle son propre œil. Ce miroir concave a un foyer de 36 à 40 centimètres. Derrière le miroir, on ajoute parfois un cercle dans

l’image aux hypermétropes et aux myopes.

Si l’œil était formé d’une sphère creuse, les expédients précédents suffiraient pour voir les parties profondes de l’organe. Mais l’œil renferme des liquides pourvus de certains indices de refraction. L’ensemble des milieux réfringents dont 1 organe se compose : cornée, humeur aqueuse, crista in, corps vitré, représente une lentille biconvexe , pourvue d’un indice de réfraction moyem es donc à travers une lentille biconvexe^ que s ettectuerait cette exploration. Pour que 1 examen u fructueux, il faudrait que cette lentille oculaire fonctionnât comme une loupe. On sait que pou voir les objets à travers une loupe, il est necessaire que ces objets soient placés entre la face postérieure de la lentille et le foyer principal de celie-c . Pour voir les membranes profondes de lœi ,i drait que ces parties fussent placées entre la tace postérieure de la lentille oculaire et le foyer cipal de cette même lentille. De pareilles con ne sont réalisées que par les yeux hyperme p (V. l’article Hypermétropie). .

Elles . font defaut dans l’œil emmetrope, et plus forte raison dans l’œil myope (Y- Myopie),

Ce mode d’examen est donc restreint à une cer

Examen ophthalmoscopique à l’image renversee.

(Figure schématique montrant le trajet des rayons lumineux dans cet examen.)

A. Œil observé. - B. Œil de l’observateur. - C. Miroir concave. D. Lentille convexe ou convergente placée en avant de 1 œU observé. - a, b. Portion de la rétine au fond de 1 œil eclaire.a'1 b''. Image renversée de cette portion telle qu’elle est vue par l’observateur. - a1, b'. Point où cette image se ferait si! n’y avait pas interposition de la lentille D.

l’œil, une lentille biconvexe *ou convergente, de deux pouces et demi de foyer; l’image se rapprochera de l’œil du sujet, sera plus petite, partant plus distincte. Elle sera renversée, absolument comme celle qui se formait précédemment dans

1 ^problème à résoudre, pour voir le fond de l’œil, consiste donc: 1“ après dilatation preaffible de la pupille par l’atropine, a eclairer suffisamment le fond, de l’œil, en projetant dans celui-ci un faisceau lumineux fourni par la flamme, dune lampe placée à côté du malade, en se servant du miroir concave décrit plus haut, miroir dont l'observateur tient le manche entre les doigts delà I main droite; 2“ à interposer entre 1-œil de lobservé et ce miroir, une lentille biconvexe, de deux 1 491

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-pouces et demi- de foyer, que l’observateür tient' de ! la main gauche.

Pour bien apercevoir l’image du fond de l’œil, il importe que l’observateur fixe d’espace compris -entre le miroir et la lentille. C’est à cet endroit que cette image aérienne se forme. On voit ainsi, non seulement le disque optique, c’est-à-dire l’épanouiésement du nerf optique dans l’œil, les vaisseaux qui parcourent ce disque, ceux de la rétine et de la choroïde, mais les altérations de tous

Examen du fond de l’œil, à i’image renversée, au moyen d’ün ophtkalmoscope simple à main.

genres de ces membranes; les corpuscules flottant dans les parties profondes du corps vitré, etc. A L examen des parties superficielles de l’œil peut etre^fafi d’une façon plus simple, par ce qu’on appelle 1 éclairage latéral. On projette, avec une loupe de ■% pouces fie foyer, tenue fie la main droite, un taisceau lumineux provenant de la flamme d une lampe, placée à côté du malade, sur la partie a explorer, la cornée, par exemple. Avec une autre loupe de deux pouces et demi de foyer, tenue de la main gauche, on examine cette portion très éclairée et ainsi grossie. On note de cette façon des détails qui échappent a l’examen ordinaire : épanchements plastique^ nnhaire8 de la cornée, dépôts plastiques

ns hi chambre anterieure, synéchies postérieures, opacités cnstallimennes superficielles. Dr Fano.

OPHTHALMOSTAT. — Nom donné par les oculistes a des instruments spéciaux destinés à fixer et a immobiliser le globe oculaire pour faciliter les Perses opérations que l’on veut pratiquer sur P. L.

OPIAT. — Nom donné en pharmacie à tout électuaire préparé extemporairement, au moment du besoin, sur l’ordonnance du médecin (V. Élec~ tuaire). p ^

OPISTHOTONOS. — (V. Tétanos.)

OPIUM. — On désigne sous ce nom le suc épaissi provenant d’incisions faites aux capsules

encore vertes des pavots somnifères blanc et n ■

(\. Pavot). , 011*

Au point de vue purement physique, les carac tères de l’opium brut considéré d’une manière générale sont les suivants : Ce produit se présente en morceaux arrondis ou aplatis, d’un brun rougeâtre à l’extérieur, pesant de 50 à 400 grammes et enveloppés à leur surface soit par des débris de végétaux, soit par des feuilles de papier huilé L’opium est solide, d’un brun noirâtre à l’intérieur à cassure brillante et compacte, d’une - — odeur vireuse nauséabonde et d’une sa¬

veur amère; il se ramollit entre les doigts parla malaxation et brûle avec facilité en répandant une fumée épaisse. Il est soluble dans l’eau et dans l’alcool! On en connaît de quatre sortes principales dans le commerce : V opium de Smyrne, Y opium de Constantinople , IV Sk pium d'Egypte et l 'opium indigène.

j \ L’opium de Smyrne ou officinal est le

il plus riche en principes actifs et le plus §j 11 fréquemment employé ; Y opium de Gonsjj ■ 1 tantinople est .de qualité inférieure; IV L I pium d’Égypte ou d’Alexandrie est Je

lyi moins bon des opiums du commerce;

enfin Yopium indigène , préparé en grand r~ ' d’après les nouveaux procédés d’Aubergier, de Clermont, est en petits pains arrondis, du poids de cinquante grammes, lisses, d’un brun un peu rougeâtre, non recouverts de feuilles ni de fruits, mais enveloppés dans, des feuilles de papier huilé. C’est un opium, de bonne qualité, renfermant 10 p. 100 de morphine, c’est-à-dire la quantité d’alcaloïde prescrite par le Codex et pouvant s’employer dans tous les cas où l’opium officinal est indiqué. Toutefois, il faut se défier des sophistications que la spéculation publique a malheureusement beaucoup trop multipliées.

11 n’est pas de médicament dont la composition chimique soit plus compliquée que celle de l’opium. Il résulte, en effet, des recherches les plus récentes, que ce suc ne contiendrait pas moins d’une vingtaine de principes, savoir : la morphine, la codéine, la narcéine, la narcotine, la papavérine, la thébaïne, la laudanine, l’opianine, la pseudomorphine, la méconine, l’acide sulfurique, de l’huile fixe, de 1 huile volatile, de la résine, de la gomme, du caoutchouc, de l’albumine, du mucilage et des débris de végétaux. Les trois premiers alcaloïdes sont de beaucoup les plus importants et ont une action physiologique et thérapeutique qui n’est pas la même (V. Codéine, Morphine, Narcéine). .

Effets. - L’opium est un des médicaments les plus précieux de la matière médicale. Administré à taible dose, l à 2 centigrammes, il donne lieu à une legere excitation des capillaires de la face et du cerveau, apaise la douleur, calme le système nerveux et provoque le sommeil. Le visage devient rouge animé, le pouls bat avec plus de force, un bien-etre general se fait sentir dans toute l’économie. A dose un peu pius élevée, 5 à 10 et 15 centigrammes il produit de la lourdeur de tête, la contraction des pupilles, de la soif, fie la sécheresse a

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la gorge, de la perte d’appétit, des envies de vomir, de la constipation ; puis, il est rapidement absorbé, passe dans la circulation qu’il excite légèrement, porte son action directe sur le cerveau, agit secondairement-sur les autres organes, les narcotise, si je peux m’exprimer ainsi, ralentit leurs fonctions, insensibilise leurs contractions douloureuses jusqu’au moment où il est éliminé par lés. reins dont

11 diminue l’excrétion urinaire, par la peau dont il provoque les .sueurs, des démangeaisons, parfois niême des éruptions eczémateuses. Des doses exagérées, 20 à 40 cent, et plus, déterminent des vomissements, de la somnolence prolongée, des rêves riants ou pénibles, la dépression circulatoire, le relâchement des muscles, la stupeur, l’abolition de la sensibilité, le coma et la mort. L’économie pourtant peut résister à ce cortège de symptômes effrayants et alors la stupeur diminue, le coma se transforme en sommeil prolongé, suivi, au bout de

12 à 24 ou 36 heures, d’un réveil tourmenté par de la céphalagie, de l’embarras gastrique, la langue saburrale, de la courbature, le tout accompagné d’un dégoût prononcé pour toute espèce d’aliments.

Disons en terminant que l’opium sagement administré ne provoque pas de troubles notables dans J l’organisme et qu’il apaise toujours d’une manière efficace les mouvements douloureux et désordonnés de ses principales fonctions. Ge médicament, en un mot, doit être prescrit sans crainte, mais avec prudence, et l’on en retirera les meilleurs effets. Dans les cas ou il produirait des symptômes, d’empoisonnement dangereux, il faudrait prescrire l’infusion de café à hautes doses jusqu’à la cessation des phénomènes morbides.

Un emploi journalier de l’opium émousse l’impressionnabilité des organes à tel point que, si l’on en fait usage longtemps, des doses de plus en plus fortes sont nécessaires pour produire, le même degré d’hypnotisme. C’est ainsi que Trousseau cite un malade qui en était arrivé jusqu’à prendre 750 grammes de laudanum de Sydènham par jour. Les mangeurs et les fumeurs d’opium en Orient recherchent dans cette substance une ivresse voluptueuse et un bonheur factice. Mais pour ramener chaque jour les mêmes plaisirs, ils sont obligés d’augmenter la dose du stimulant, au détriment de leur santé et de leur vie. Aussi reconnaît-on le mangeur d’opium à son corps amaigri, à son teint jaune, à sa, démarche chancelante, à son aspect hébété, à sa décrépitude avant l’âge qui finit par se terminer par la mort au milieu d’horribles souffrances que le narcotique lui-même est impuissant à calmer.

Usages. — Sans contredit, l’opium est le remède le plus important et le plus universellement répandu, ce qui a fait dire, avec juste raison, à plusieurs observateurs, que la médecine serait impossible sans lui. En effet, il est employé seul ou associé à d’autres médicaments dans presque toutes les maladies qui peuvent atteindre l’espèce humaine. .

Comme anodin, on l’emploi toutes les fois quil est nécessaire de combattre l’élément douleur: dans le rhumatisme articulaire aigu, dans le rhumatisme musculaire, la goutte, la péritonite, la pleurésie, la. pneumonie, les ophthalmies, la cystite,

la néphrite, l’uréthrite, l’otite, la gastrite et dans toutes les phlegmasies aiguës en général; dans la phthisie pulmonaire, les ulcères, les cancers, lescatarrhes des voies respiratoires, les dyssenteries, les diarrhées rebelles et dans un grand- nombre de maladies organiques chroniques ; dans les hernies étranglées, les phlegmons, les panaris et les empoisonnements divers;

Comme sédatif du système nerveux, l’opium sert à calmer toutes les affections nerveuses produites parles causes les plus variées, savoir: l’hystérie, l’épilepsie, l’éclampsie, les convulsions, la chorée, l’asthme, la coqueluche, le tétanos, les névralgies' les céphalalgies et, en un mot, toutes névroses, les spasmes de la vessie, du rectum, de 1’utérus, les coliques hépatiques et néphrétiques, le delirium tremens, les tremblements métalliques et les vomissements incoercibles de la grossesse.

Comme hypnotique , il est utile dans toutes les maladies où il est avantageux d’obtenir un sommeil réparateur; ainsi, dans les fièvres éruptives : rougeole, variole, scarlatine; dans les fièvres graves : fièvre typhoïde, fièvre jaune, typhus, fièvre continue, fièvre intermittente pernicieuse; dans le j délire des blessés, certaines affections mentales, etc. Comme léger sudorifique, au début des maladiesde refroidissement, dans les sueurs rentrées, dans la suppression des menstrues, dans la période prodromique des fièvres éruptives. Mais si l’opium porte à la diaphorèse, il diminue par contre la sécrétion urinaire et, comme tel, son emploi est indiqué dans la polyurie, le diabète sucré, le choléra et les flux de toute nature.

Comme correctif, l’opium' entre dans la formule de quelques médicaments d’une énergie dangereuse : les caustiques, les irritants, les purgatifs drastiques sont de ce nombre. On les prescrit associés à une préparation opiacée afin de corriger l’irritation excessive qu’ils produiraient sur nos organes.

L’utilité de l’opium est reconnue dans toutes les maladies que je viens de mentionner, pourvu toutefois qu’elles ne compliquent point de congestion ou d’inflammation cérébrales; dans les cas contraires, le sulfate de quinine, la digitale, le bre mure de potassium ou le chloral doivent lui être préférés.

Au point de vue pharmaceutique, l’opium sert à la préparation d’une foule de médicaments dont il est la base, nous allons les passer successivement en reyue.

Et d’abord, Y opium brut, source des autres préparations, est assez souvent employé. A l’ intérieur, il s’utilise réduit en poudre, soit seul en paquets dans de l’eau sucrée, soit le plus souvent associé à d’autres substances, telles que la rhubarbe, le calomel, le jalap, le Colombo, etc. A l’extérieur, on en saupoudre quelquefois des cataplasmes pour les rendre narcotiques. Dissous dans 1 eau, il sert en injections, gargarismes, lotions et fomentations.

L’extrait gommeux ou extrait aqueux d’opium ou extrait thèbdique est la forme sous laquelle on emploie cette substance le plus fréquemment. Il se prescrit à l’intérieur en pilules ou dissous dans une potion, à une dose qui varie depuis 1 jusqu’à 10,

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