‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 139 sur 289 · OPP · texte numérisé non relu

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20, 30 et 40 centigrammes dans les 24 heures. Son usage externe est des plus variés en gargarismes, collutoires, collyres, lavements, injections, solutions, cérats, pommades, liniments, emplâtres, pois à cautères. L’extrait thébaïque, étendu sur une toile ou sur du taffetas, forme un emplâtre ou une mouche qu’on applique sur le point douloureux ans toutes sortes de névralgies.

•- Si nous en arrivons maintenant au sirop d’opium, nous voyons qu’ils sont de trois sortes : le sirop Ihêbaïqup, le sirop de karabé et le sirop diacode. Le premier contient 4 centigrammes d’extrait pour 20 grammes de sirop. Le second contient sensiblement les mêmes proportions d’opium que le précédent avec addition d’un peu d’esprit volatil de succin : sa prescription est indiquée quand les malades méticuleux ne veulent pas prendre d’opium. Le troisième ou sirop diacode, qu’on ne prépare plus avec des têtes de pavots, est quatre fois moins actif (1 cent, pour 20 grammes) et doit être

-administré comme un léger narcotique, utile surtout dans la médecine des enfants.

Les teintures d’opium- sont au nombre de deux : la teinture d’opium simple et la teinture d’extrait d’opium camphré ou élixir parégorique. Ces deux tèintures se donnent à l’intérieur à la dose de 2 à

10 gouttes trois fois par jour dans de l’eau sucrée contre les vomissements nerveux ou en potion à la dose de 50 centigrammes à deux grammes contre

..les gastralgies. A l’extérieur leur usage est fréquent en injections, lotions ou frictions, l’on en arrose des cataplasmes, l’on en prépare des liniments, etc. Dr Marc Camboulives.

Empoisonnement par l’opium. — L’empoisonnement par l’opium est le plus commun de tous, si l’on compte les suicides et les accidents. Les empoisonnements accidentels sont surtout fréquents chez les enfants qui présentent pour cette substance une intolérance remarquable. On a vu des enfants au-dessous d’un an succomber après l’ingestion de une ou deux gouttes de laudanum de Sydenham jRabuteau). Chez l’adulte, la tolérance pour l’opium est très variable ; il est donc difficile de dire quelle est la dose nécessaire pour produire la mort; les auteurs la fixent approximativement à 1 gramme.

Selon la quantité absorbée, on peut distinguer deux formes dans la marche de l’intoxication par l’opium : une forme suraiguë et une forme aiguë.

11 y a également un empoisonnement lent qui s’ob¬

serve chez les mangeurs et les. fumeurs d'opium, et qui n’offre qu’un intérêt secondaire en médecine légale. * '

Dans l’empoisonnement suraigu l’individu est immédiatement plongé dans un profond coma : les pupilles sont dilatées, la respiration est stertoreuse ; la mort survient dans l’espace d’une heure ou deux* après avoir été quelquefois précédée de mouvements convulsifs.

Dans l’empoisonnement aigu, on observe d’abord de la pesanteur de tête, des vertiges, des nausées et une exaltation des sens. Le malade tombe ensuite dans l’assoupissement: la respiration est stertoreuse, la face est injectée, l’œil insensible à la lumière et la pupille contractée. La mort arrive de

cinq à quinze heures après l’ingestion du p0iSOn

Comme lésions cadavériques « l’encéphale est frquemment hyperhémié ; il peut même présenter d' petits foyers d’apoplexie capillaire. Les poumons sont également le siège d’une congestion plus ou moins intense. Notons cependant, que ces signes congestifs sont loin d’être constants, de sorteque les lésions anatomiques dans l’empoisonnement par l’opium n’ont rien de carastéristique. Le sang est noir ; il est fluide, à moins que l’agonie n’ait été prolongée (Rabuteau). »

L’autopsie fournit quelques signes particuliers, si l’empoisonnement a eu lieu par le laudanum : on peut, dans ce cas, reconnaître la couleur safranée et l’odeur vireuse de ce médicament.

Le traitement de l’empoisonnement par l’opium exige les vomitifs, une forte infusion de café ou de thé, l’ammoniaque, les révulsifs énergiques, les lavements purgatifs. L’emploi de la pompe gastrique est indiqué chaque fois que l’on suppose qu’il existe encore de la substance vénéneuse dans l’estomac. Quant aux prétendus antidotes et antagonistes; tannin, eau iodée, belladone, etc., ils ne méritent qu’une confiance très limitée. Dr a. lutaud.

0P0DELD0CH (Baüme). — On donne ce nom en pharmacie à une préparation composée dont voici la formule :

Savon animal . 30 grammes.

Camphre . 24 —

Ammoniaque . 10 —

Huile volatile de romarin . 6 —

Huile de thym . 2 —

Alcool à 90“ ..... . . 230 —

que l’on emploie souvent en frictions contre les douleurs rhumatismales et les entorses, p. L.

OPODYME. — Nom donné par les tératologistes à une variété de monstre double, assez fréquente, caractérisée par un seul corps, avec une tête unique en arrière, mais double en avant, à partir de l’œil. p. L.

OPOPANAX. — L’opopanax, que beaucoup de personnes appellent improprement opoponàx, est une gomme-résine qui provient d’un arbre de la famille des ombellifères qui croît dans les Indes Orientales, en Turquie, et qu’on a acclimaté dans le midi de la France. Elle se présente dans le commerce en larmes jaunes et rouges, opaques, à odeur forte et pénétrante, que pour ma part je trouve désagréable, à saveur âcre et amère. On l’employait jadis en médecine comme antispasmodique dans l’hystérie, l’hypochondrie, l’asthme, etc.; son usage est aujourd’hui abandonné et elle n’est plus usitée que dans la parfumerie, qui en fait une grande consommation. p J..

OPPOSANT.. Nom donné par les anatomistes a deux muscles delà main : le muscle opposant du petit doigt et le muscle opposant du pouce{ Y. Main)p. L.

OPPRESSION. — Mot employé en médecine comme synonyme de dyspnée (y. ce mot). ; P.>

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OPTIQUE. — Anatomie. — Nom donné par les I ter

anatomistes aux nerfs de la deuxième paire, ou nerfs ■! de la vision. . .

Le nerf optique prend naissance par trois racines, un deux blanches et une grise. Les racines blanches à proviennent des tubercules quadrijumeaux, en pas- rai *Lnt par le corps genouillé interne. La racine grise, toi lamelle triangulaire de substance grise située au- tu dessus du chiasma du nerf optique, se détache de la face inférieure du cerveau et émane de la le substance grise au-dessous du ventricule moyen. la Des corps genouillés partent deux faisceaux blancs ve mii correspondent aux racines blanches du nerf op- pi Lue- ces deux faisceaux, en se réunissant, for- ve rnent la bandelette optique qui contourne la face se inférieure du pédoncule cérébral correspondant, pi le long du bord interne de la grande fente cérébrale de Bi- • A

chat; plus loin, cette bande- L \

lette s’arrondit et se réunit, sur la ligne médiane, à celle du côté opposé en formant /ÆÈ

une masse quadrilatère nom- ■:< wi

mée chiasma des nerfs opti-

Le chiasma, logé dans la gouttière optique,, reçoit, par

les angles postérieurs les ban- v^WRaMjB

delettes des nerfs optiques, et ,

par sa face supérieure la ra- \

cine grise du nerf optique; à /

son niveau , les 4 bandelettes /

optiques s’entre-croisent, mais ( '1

seulement par leurs filets in- . \

ternes. Ainsi, les filets externes du nerf optique du côté droit se portent à la moitié externe de l’œil droit, tandis que ses filets internes se por- :

tent à la moitié interne de l’œil gauche. ,

Les nerfs optiques proprement dits se détachent des angles antérieurs du chiasma, s’écartent 1 un de l’autre et se dirigent chacun vers lé. trou optique qu'ils traversent en même temps que l’artere optna mique placée au-dessous d’eux; parvenus dans 1 orbite ils se portent en avant pour atteindre la partie postérieure du globe de l’œil, traversent la sclérotique et la choroïde, puis forment la papille optiq du pourtour de laquelle partent en rayonnant des fibres nerveuses, en nombre considérable, mais in déterminé, qui. constituent la rétine (Y. ce motb La portion orbitaire du nerf optique. est. traverse

par un petit canal dans lequel se logen la veine centrales de la rétine. , . p pt

Les nerfs optiques sont sensibles a la iumiere > et insensibles atout autre excitant. Ainsi les excita de toute sorte ne peuvent eveiller dan3 f s que des sensations lumineuses et jamais de la dou leur. S’ils sont sectionnés, atrophies ou f°.r^me comprimés, il s’ensuit la perte de la V1A ‘ ^ nerfs optiques sont donc exclusivement desnerts de

Isl vision* cup-

Inflammations du nerf optique. - EUes su Viennent dans deux circonstances bleu 1“ par le fait d’un trouble circulatoire ; % pas L ex

tension au nerf optique d’une phlegmasie cérébrale.

1° Inflammation par le fait d’cn trouble circulatoire. — Dans ce cas, l’inflammation ne reste pas limitée au nerf optique, mais elle s’étend toujours à la zone rétinienne qui l’avoisine. Elle paraît se rattacher à un trouble circulatoire; ses causes sont toutes les tumeurs ou épanchements cérébraux, les tumeurs de l’orbite, etc.

Voici les symptômes fournis par l’examen à l’ophthalmoscope. Au début, la stase veineuse dans la papille lui donne une teinte foncée ; de gros vaisseaux tortueux se dessinent à sa surface, et elle proémine d’une façon notable; la zone rétinienne voisine devient, elle aussi, le siège d’une suffusion séreuse, et bientôt il est impossible de distinguer le pourtour du cercle sclérotical. Souvent de petites

Chiasma des nerfs optiques et muscles de lœil.

A A Axes optiques parallèles. - B, B. Axes de résolution des' mutcles obliques. - D,D. Axes de révolution des muscles droits supérieurs et inférieurs.

hémorrhagies s’effectuent dans la papille et sur son pourtour. ‘

. Cet état dure un certain temps; bientôt les parties congestionnées deviennent le siège d’une prolifération conjonctive très active, et la dégénérescence graisseuse est le dernier terme de cette congestion et de cette prolifération ; elle se traduit, par l’affaissement des parties saillantes et par une, coloration d’un blanc grisâtre qui remplace gra duellement la teinte rouge. Le dernier terme de la maladie est donc l’atrophie du nerf optique.

. Quant aux troubles fonctionnels, les uns appar-:.

tiennent à l’affection cérébrale dOQt l ind^at^oni est la conséquence ; les autres se rattachent a 1 al- : tération du nerf optique lui-meme; ils consistent; en troubles visuels souvent peu accentues dans la période congestive, déterminant une cécité complète dans la période d’atrophie, cécité qui frappe

simultanément.les deux yeux. . ;

Le traitement consiste, si cela est possible, a

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combattre la tumeur cérébrale au moyen de l’iodure ét du bromure de potassium. On a employé les antiphlogistiques, les révulsifs, mais souvent sans succès. \Yecker a été jusqu’à sectionner la gaine du nerf optique de façon à évacuer le liquide sousarachnoïdien.

2° Inflammation par l’extension ad nerf optique d’une phlegmasie cérébrale. — Cette seconde variété ressemble, par ses caractères ophthalmoscopiques et par les désordres visuels qu’elle entraîne, à la première variété que nous venons de décrire; elle en diffère par les causes, car elle est consécutive à une phlegmasie de l’encéphale : méningite, méningo-encéphalite, et même à certaines, affections de l’orbite. .

Atrophie du nerf optique. — Ses causes, très nombreuses, sont : 1° les inflammations de ce nerf et la plupart des rétinites ; l’embolie de l’artère centrale de la rétine; certaines lésions du trijumeau ; ainsi, on a signalé l’atrophie du nerf optique à la' suite de blessures de la région frontale, d’altérations dentaires, etc.

2° Tous les modes de compression de ce nerf: tumeurs de l’orbite, du crâne, hémorrhagies, méningites, etc.

3° L’ataxie locomotrice s’accompagne presque constamment d’atrophie du nerf optique ; parfois même l’atrophie précède d’assez loin les troubles ataxiques (Charcot).

4° Certaines atrophies ne peuvent être rapportées à aucune de ces causes (atrophie simple progressive); on a cherché à les expliquer par l’abus du . tabac et de l’alcool.

A l’examen ophthalmoscopique, on voit que la papille a perdu sa couleur rosée ; elle est devenue blanche.

Dans les altérations consécutives aux rétinites, les bords de la papille sont peu distincts des parties voisines; dans les autres formes d’atrophie, la papille est au contraire très nettement excavée; ces différences permettraient jusqu’à un certain point de reconnaître la cause de l’atrophie.

Les troubles fonctionnels consistent dans des altérations de la vue. Elles varient depuis un simple affaiblissement jusqu a la cécité complète. Souvent le champ visuel se rétrécit d’une manière progressive. L’impossibilité de distinguer les couleurs [daltonisme) est un symptôme fréquent et précoce.

Dans l’atrophie ataxique, l’affaiblissement n’est pas régulier; il consiste en lacunes plus ou moins étendues dans le champ visuel; on sait, en effet, que la dégénérescence grise est disposée par plaques.

Les troubles visuels peuvent s’aggraver rapidement; le plus souvent ils sont lentement progressifs, et mettent plusieurs années à produire la cécité. Dans des cas heureux, mais trop rares, les scotomes et la diminution du champ visuel restent stationnaires.

Le traitement doit s’adresser à la maladie génératrice (tumeurs cérébrales, ataxie, etc.). On est unanime à proscrire l’emploi des débilitants; un régime tonique paraît êtrç plus utile. On a proposé contre l’atrophie elle-même l’emploi d’injections de

sulfate de strychnine à la dose de 2 à »

m a o miiiL

&rammeS‘ D’ LéonMovnac1U

OPTOMÊTRE. — Nom donné par les oculistes l divers instruments d’optique,' composés d’une sé $ de verres convexes et concaves, dont ils se servent pour mesurer exactement l’état de la réfraction et de l’accommodation des yeux. p L

OR. — L’or, métal d’une belle couleur jaune d’un éclat métallique très vif, le plus ductible et lé plus malléable de tous les métaux, est moins fusible que l’argent et le cuivre; insoluble dans les acides mais entièrement soluble dans l’eau régale (V. ce mot). Il a été introduit dans la thérapeutique , en 1811, par Chrestien, de Montpellier. ,

Pris à l’intérieur, à hautes doses, l’or et ses composés, oxyde d’or , chlorure d’or, déterminent du malaise, de la sécheresse de la gorge, de l’agitation 1 l’insomnie et des symptômes de gastro-entérite graves. Administré à faibles doses, l’or exagère toutes les sécrétjons, favorise l’appétit, augmente le flux menstruel et la diurèse, rend la’ salivation plus abondante et les sueurs plus faciles. Aussi l’a-t-on utilisé avec quelques avantages contre la syphilis, la scrofule et l’aménorrhée. Malheureusement ses effets sont infidèles, son administration longtemps prolongée dangereuse; de là ressort l’explication de son usage de plus en plus restreint.

On peut administrer l’or sous forme de poudre; sous forme d 'oxyde d’or, à la dose de 5 milligrammes à 5 centigrammes ou, sous forme de chlorure d'or, à la dose de 2 à 5 et 10 milligrammes par jour, en pilules. D* Paul Labarthe.

unanutiR. — L oranger est un arbre de la famille des Aurantiacées dont on emploie en médecine les feuilles, les fleurs et les fruits des deux espèces suivantes : l 'oranger vrai ou à fruits doux et l’oranger à fruits amers ou bigaradier. Le premier, recherché pour ses fruits doux et rafraîchissants, ses feuilles et ses fleurs; le second, pour l’écorce amère de ses fruits.

Ces deux arbres de médiocre grandeur ne diffèrent entr’eux, quant à leur aspect extérieur, que par les ’ feuilles et les fruits. Les feuilles de l’oranger vrai sont ovales, entières, luisantes des deux côtés, parsemées d un grand nombre de vésicules remplies ,f!ul:es essentielles ; celles du bigaradier- sont elliptiques, crénelées. Les fruits de l’un ont une ecorce mince et douce ; les fruits de l’autre ont une ecorce mince, rude et amère.

Les fleurs sont grandes, blanches et d’une odeur suave par les deux espèces sus-mentionnées. Elles doivent leur odeur exquise à une huile volatile obtenue par distillation et connue sous le nom de nero v, ont le parfum délicieux sert à masquer, à la dose de quelques gouttes, le goût par trop désa- . greable de certaines potions. Ces mêmes fleurs SS eBtCOre à.PréParer une infusion, une eau Sr!ct6 i 6t Un Slrop- d’infusion est d’un usage tAtSlî 1* C°ntie- les maux d’estomac, les maux de tete et les malaises nerveux. L’eau distillée fait la

Fmfca6 * p uPart des potions antispasmodiques.

Elle se préparé avec les fleurs de l’oranger doux et.

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ÛQ l’orange amer. Ces dernières sont préférables parce qu’elles ont une odeur beaucoup plus aromatique. C’est l’espèce que l’o'n emploie à Paris, et c’est une des raisons pour lesquelles l’eau de fleurs d’oranger qui y est préparée est supérieure à celle qui vient du midi. On prend l’une et l’autre par cuillerées a café dans un peu d’eau sucrée ou à la dose de 10 à 40 grammes dans un julep. Le sirop, de fleurs d’oranger se donne aussi en potions a la dose de 15 à 60 grammes, parfois seul, souvent en potion ou dans une tisane appropriée.

Habituellement les feuilles d’oranger se prescrivent en infusion, associées ou non ad tilleul et à la camomille. Elles ont une composition analogue à celle des fleurs et fournissent une essence moins estimée et une eau distillée inférieure qui sert à falsifier l’eau véritable. .

Le fruit de l’oranger vrai, ou orange douce, passe à juste titre pour un des plus sains. Le jus qui le remplit est légèrement acide, rafraîchissant et stomachique. Délayé dans de l’eau sucrée, il constitue ■ sous le nom d 'orangeade une tisane très bonne pour étancher la soif des malades atteints de fièvre,

. d’inflammations, de maladies graves. Les oranges les plus estimées sont celles de Malte, des Açores, celles de Valence, les premières mûres, et par-dessus toutes, les mandarines , originaires de Chine et qui se cultivent en Sicile et a Malte.

Avec l’écorce de l’oranger vrai, on prépare un ‘. alcoolat et un sirop justement estimés comme* eupeptique et édulcorant.

L’écorce de l’orange amère, douée d’une saveur forte, poivrée, amère, renferme, ainsi que l’a le premier démontré Laroze, en 1843, une matière extractive amère, une matière oléo-résineuse, et une matière aromatique diffusible, qui jouissent de propriétés toniques, stomachiques et en même temps antinerveuses, très remarquables. Tout le monde connaît le sirop Laroze d'écorce d’oranges amères, préparé par ce pharmacien, qui s’administre à la dose de 4 cuillerées à bouche par jour pour les adultes et de quatre cuillerées à dessert pour les enfants, une demi-heure ayant les repas. Tout le monde sait aussi que le sirop Laroze sert à incorporer l’iodure de potassium et le bromure de potassium (V. ces mots), dont il masque admirablement la saveur amère et désagréable, atténuant, en outre, fortement 1 action irritante du premier sur la muqueuse stomacale, et prévenant la diarrhée qu’occasionne le second, pris à haute dose. Dr Marc Camboultves.

ORBICULAIRE. — Nom donné par les anatomistes a un muscle des lèvres et à un muscle des paupières. .

Orbiculaire des lèvres. — Le muscle orbiculaire des lèvres, appelé aussi muscle labial, a été décrit à l’article labial (V, ce mot),

Orbiculaire des paupières. — Le muscle ormculaire des paupières est un muscle très étendu, véritable sphincter palpébral, qui entoure circulairement l’orifice palpébral. Il comprend : 1° une portion orbitaire, correspondant au cercle osseux de l’orbite qui plisse la peau, surtout vers la partie externe de l’orbite; 2° une portion palpébrale, cor¬

respondant aux paupières, qui ferme les paupières et exerce une légère pression sur le globe de l’œil; 3° une portion ciliaire, occupant le bord libre des paupières. Cette portion, appelée aussi lacrymale.

attirerait en avant, d’après le professeur Richet, la paroi antérieure du sac lacrymal et aspirerait les larmes dans sa cavité. Plusieurs auteurs contestent l’existence de cette troisième portion. Dans ces trois portions, le muscle orbiculaire est situé sous la peau.

Il produit l’expression du recueillement, de la méditation, de la réflexion. Dr Paul labarthe.

ORBITAIRE. — Nom donné par les anatomistes à ce qui a rapport à l’orbite.

Cavité orbitaire. — (V. Orbile.)

Arcade orbitaire. — On désigne ainsi la saillie de l’os frontal qui forme le bord supérieur de l’orbite (V. Frontal, Orbite). . . .

Trous orbitaires. - On désigne ainsi plusieurs trous de la région orbitaire : 1° Les trous orbitaires internes, antérieur et postérieur, qui sont situes à la base du crâne, à la jonction des os frontal et ethmoïde ; le trou sus-or bitaire, qui est situe a la partie supérieure de l’arcade orbitaire, par où passe le nerf frontal; 3“ le trou orbitaire, qui est

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' situé à la partie inférieure de l’arcade orbitaire : formée par la face externe du maxillaire supérieur, et par lequel passent le nerf maxillaire supérieur et l’artère sous-orbitaire. p. L.

ORBITE. — Anatomie. — L’orbite est une cavité osseuse, qui contient le globe de l’œil et ses annexes.

Cette cavité a la forme d’une pyramide quadrangulaire ; on doit donc lui considérer une base, quatre faces et un sommet.

La base est l’ouverture ouïe rebord orbitaire. Elle est constituée en haut par l’os frontal, qui

Fig. 981.

Coupe perpendiculaire de l’orbite et du globe oculaire.

1, 1. La dure-mère. — 2, 2. La portion orbitaire de l’aponévrose qui forme le périoste de l’orbite et qui se continue sans inter- .... ruption avec, la dure-mère. — 3, 3, 3. Les portions palpébrale et oculaire de l’aponévrose. — 4, 4, 4. La cavité de l’aponévrose orbito-palpébro-oculaire occupée par le tissu cellulaire intraoculaire, etc. — 5. Muscle droit supérieur. — 6. Son tendon orbitaire. — 7. Son tendon oculaire sortant de l’aponévrose.

— 8. Muscle droit inférieur. — 9. Son tendon oculaire. — A, A, A. Parois osseuses de l’orbite. — B Nerf optique. — C. Sclérotique. - D. Cornée. - E. Choroïde. - F. Iris. - G Rétine.

— H. Corps vitré. — I, Cristallin — K. Canal hyaloïdien. — L. Chambre antériéure. — M. Chambre postérieure.

prend le nom d’arcade orbitaire; en bas et en dedans par le borcl externe de l’apophyse montante du maxillaire supérieur; en bas et en dehors par le bord interne et antérieur de l’os malaire.

La face supérieure est formée en avant par le frontal, en arrière par la petite aile du sphénoïde.

La face inférieure est formée par l’os malaire, le maxillaire supérieur et la facette orbitaire de l’os palatin.

La face interne est formée d’avant en arrière par l’apophyse montante du maxillaire inférieur, l’os unguis, l’os planum de l’ethmoïde et une portion du sphénoïde. A la partie antérieure de celte face se trouve une forte dépression que l’on nomme la gouttière lacrymale; elle se continue en bas avec le canal nasal. Cette gouttière est formée par le maxillaire en avant, et surtout par l’unguis en arrière.

La face externe est constituée en avant par l’os malaire, en arrière par la grande aile du sphénoïde.

Le sommet est formé par la fente sphénoïdale, à côté de laquelle, en haut et en dedans, on voit' le trou optique, creusé dans le sphénoïde.

La cavité orbitaire est en rapport: par sa f supérieure, avec le lobe antérieur du cerveau - sa face inférieure, avec le sinus maxillaire ; pLPar face interne, avec les cellules ethmoïdales et la DSa tie supérieure des fosses nasales ; l’os unguis est rapport avec le méat moyen ; par sa face extern? avec la fosse temporale. ’

Sur les parois de l’orbite s’étale une membrane fibreuse continue à la dure-mère, appelée aponévrose orbito-oculaire , d’où elle se détache à la base de cette cavité pour recouvrir la surface du globe oculaire. Entre le feuillet orbitaire et le feuillet oculaire, existe du tissu graisseux qui forme un coussin sur lequel repose l’œil.

Les vaisseaux de l’orbite sont l 'artère et la veine ophthalmique (Y. ce mot). Les nerfs de l’orbite sont nombreux, ce sont : le nerf optique (Y. ce mot) qui préside à la vision ; — le nerf de la troisième paire ou moteur ocu1 aire commun ; — le nerf de la quatrième paire ou pathétique et le nerf de la sixième paire ou moteur oculaire externe, qui sont des nerfs moteurs; — la branche ophlhalmique de Willis qui est sensitive; — des nerfs sympathiques représentés par le ganglion ophthalmique. Ces vaisseaux et ces nerfs sont plongés dans le tissu graisseux.

Maladies de l’orbite. — Ce sont : le phlegmon, la périostite et- la carie, les blessures et les corps étrangers, les tumeurs.

Phlegmon de l'orbite. — Le phlegmon de l’orbite est l’inflammation aiguë du tissu cellulaire qui garnit en abondance cette cavité. Il est caractérisé, par la saillie de l’œil, la rougeur érysipélateuse des paupières, la douleur le long des nerfs susorbitaire et sous-orbitaire.

Bientôt un point de la paupière devient le siège de fluctuation, et le pus se fait jour soit à travers la conjonctive, soit à travers la paupière.

Le phlegmon de l’orbite s’observe soit à la suite d’une contusion profonde, soit, plus souvent, dans le cours d’une cachexie ou d’une convalescence, pendant un érysipèle de la face. Dès que le pus s’est fait jour, l’inflammation cède et l’œil, reprend sa position. Quelquefois la vision a été abolie par suite de la propagation de la phlegmasie au nert optique.

La forme aiguë du phlegmon a pu causer 1a mort par l’inflammation consécutive des méninges. Le phlegmon peut revêtir une forme chronique..

Le traitement consiste dans l’usage des saignées et des compresses froides, si le phlegmon est d’origine traumatique. Autrement, il faudra hâter sa marche par l’emploi de cataplasmes chauds, e ouvrir l’abcès, dès qu’on sentira la fluctuation.

Périostite orbitaire. — Elle peut être la conséquence d’un abcès de l’orbite, comme d’un état scrofuleux. La périostite offre à peu près les mêmes symptômes que le phlegmon, avec plus de douleur* Mais elle est plus limitée, et quand elle se termine par suppuration à l’extérieur, elle engendre une fistule, au fond de laquelle on sent ordinairement

l’os dénudé et carié.

11 n’est pas rare de voir l’adhérence de la Pa*J' piere supérieure au bord de l’orbite compliqaer ce fistules.

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Retraitement consiste en injections iodées fai- j blés dans la fistule, et en précautions pour empê- I cher le lagophthalmos ou l’ectropion consécutif à l’adhérence osseuse.

Carie des parois de l’orbite. — Lorsque la carie de l’os est primitive, elle marche très lentement.

Le point malade s’entoure d’un foyer qui grossit et amène, lorsqu’il- siège au fond de l’orbite, plus ou moins d’exophlhalmie ; en même temps la paupière supérieure est généralement gonflée par un œdème. Les douleurs ne se manifestent guère qu’au .moment où l’ouverture du foyer purulent va se faire; il contient un pus fétide et mal lié.

L’ouverture de l’abcès se transforme en fistule,

et la suppuration prend le caractère chronique.

La cause de ces caries est surtout dans les contusions. Mais elles sont spontanées chez les sujets scrofuleux et syphilitiques. Elles sont d’autant plus graves quelles siègent plus près du sommet de l’orbite. i ,

Le traitement consiste à hâter dévolution delà maladie pour la circonscrire; on favorisera 1 évacuation du pus et on introduira à demeure une mèche ou un corps irritant, qui amènera le bourgeonnement des parties malades.. S il existe une esquille, on débridera la fistule pour l’extraire. Mais. on prescrira surtout un traitement approprie à l’état général. ■

Blessures et corps étrangers. — Les blessures peuvent être produites par divers instruments, par des coups. Leur gravité est très variable.

Les blessures produites par instruments piquants ou tranchants- sont peu graves quand elles n’intéressent que le tissu cellulaire; mais elles peuvent produire la section de nerfs ou de vaisseaux, -et donner naissance soit à des paralysies, soit à des anévrismes.

Les contusions s’accompagnent habituellement d’ecchymoses étendues et provoquent souvent des abcès profonds. ,

Les blessures qui s’accompagnent de fracture des parois de l’orbite sont graves. Quand elles siègent à la face, interne, la communication qui s établit entre l’orbite et les cellules ethmoidales produit l’emphysème du tissu cellulaire de l’orbite et des paupières au moment où le malade se mouche,

■ mais celles qui siègent vers le sommet de 1 orbite deviennent souvent mortelles par suite de la tra ture du crâne ; ces dernières blessures sont caractérisées, suivant Velpeau, par une ecchymose tardive de la paupière supérieure. ,

Les corps étrangers les plus varies ont pu pénétrer et séjourner dans l’orbite pendant des années, sans y causer de graves désordres. On en a retire des bouts de tuyau de pipe, des bouts de parap me,

des clous, des aiguilles à tricoter, etc.

Les plaies simples et. les contusions seront traitées par des applications de compresses froides ou même de glace pilée. Les fractures exigeront te repos et l’extraction des petites esquilles, abcès consécutifs seront traités par l’incision et tes cataplasmes; enfin les corps étrangers seron extraits en débridant au besoin le tissu cellulaire de l’orbite, vers la partie externe de preierence.

Dictionnaire polulàire de Médecine usuelle.

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Tumeurs de l'orbite. — 1° Emphysème. — La pénétration de l’air dans le tissu cellulaire de l’orbite cause une exophthalmie indolore, et s’accompagne- souvent de l’emphysème des paupières. On l’observe à la suite de fractures des parois de l’orbite, et il est grave; mais s’il est consécutif à la déchirure du sac lacrymal, dans l’action de se moucher violemment, il est de peu d’importance et se réduira par la compression.

2° Hématocèle. — C’est une tumeur sanguine formée dans le tissu cellulaire de la capsule de Ténon, à la suite d’une rupture vasculaire. L’exophthalmie est presque subite. Le traitement consiste à appliquer des compresses froides, à exercer la compression, à faire garder le repos la tête basse.

Le sang se résorbe assez vite, et l’on ne doit ponctionner la tumeur pour l’évacuer que. si elle cause de vives douleurs.

3° Kystes hydatiques. — On a un certain nombre d’observations où, en évacuant par la ponction une . tumeur indolente de l’oeil, il en était sorti un liquide très limpide, dans lequel le microscope faisait reconnaître des crochets d’échinocoques. Incisant plus largement la tumeur, on avait pu en faire sortir uii certain nombre d’hvdatides reconnaissables à lèur poche semi-transparente, pleine d’un liquide très clair. Il a fallu souvent répéter ces ponctions, car les tumeurs hydatiques ne s’oblitèrent qu’après l’évacuation ou la destruction du dernier de ces animaux.- 4“ Tumeurs vasculaires. — Elles peuvent affecter trois formes : tumeurs érectiles, tumeurs variqueuses , tumeurs anévrismales. Les premières et les secondes sont rares. Quant aux tumeurs anévrismales, elles sont du genre des anévrismes faux ou diffus. Elles sont causées principalement par une lésion de l’artère ophthalmique, et le sang . épanché s’entoure d’une poche fibrineuse qui augmente continuellement sous l’impulsion de Bondée sanguine. L’exophthalmie est souvent énorme.

On a proposé, comme traitement, la compression portant soit directement sur la tumeur, soit sur la carotide, et la coagulation par l’injection au perchlorure de fer. Mais le moyen qui a donné les meilleurs succès dans les cas rapides et graves est la ligature de la carotide.

5° Exostose. — On a noté souvent -les exostoses des os de l’orbite avec une forme analogue à celle que ces tumeurs osseuses présentent dans le reste du corps. Mais il est une forme particulière d’exostose que l’orbite a seule offerte jusqu’à présent, et qui est la tumeur éburnée, ou à consistance d’ivoire. Elles se développent lentement, en prenant leur point de départ dans l’ethmoïde ou le frontal. Leur consistance est d’une dureté telle, qu elles émoussent les instruments de chirurgie; leur sur-

^ Quand on areconnu que le point d’implantation est étroit et accessible, on pourra tenter 1 ablation. Il faudra préalablement ouvrir la conjonctive, et luxer le globe de l’œil en dehors, puis attaquer la base de la tumeur avec la gouge et le marteau. Il n’est pas nécessaire de faire remarquer les dangers 1 et la difficulté d’une opération de cette nature.

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6° Cancer de l’orbite. — Le cancer médullaire et le cancer mélanique sont les deux formes de carcinome que l’on a rencontrées le plus souvent dans l’orbite, ayant d’ailleurs pour point de départ une des membranes internes de l’œil, rétine ou choroïde.

Quand la dégénérescence aura gagné les parois de l’orbite, il est malheureusement impossible de s’assurer contre la récidive. La seule opération à tenter est l’extirpation de tout le contenu de l’orbite, avec rugination des parois.

On a noté encore diverses formes de tumeurs solides dans l’orbite : Yenchondrome, le lipome, le fibrome, la tumeur fibro-plaslique. Dr J.-A. Fort.

ORCHITE. — L’orchite, appelée aussi épididymite, vaginalite, et à laquelle le vulgaire, dans son langage pittoresque, a donné le nom de chaudepisse tombée dans les bourses, est une complication de la blennorrhagie caractérisée par l’inflammation du testicule et de ses enveloppes.

Quelles sont les causes qui peuvent produire l'orchite ou favoriser sa production ? — Elles sont nombreuses et variées. Et d’abord citons : les rapports sexuels intempestifs, les excitations fréquentes des organes génitaux produites parla fréquentation des femmes; l’onanisme; les excès de marche, l’exercice du cheval, la danse, l’escrime, la station debout prolongée, les pressions sur les testicules, quelquefois le froissement seul du linge; les excès de boissons, l’action subite du froid sur l’appareil génito-urinaire (ce qui faisait dire au proîèsseur Rouchardat dans ses cours : Si vous avez la chaudepisse, évitez de pisser au coin des rues et en plein vent), sont autant de causes qui peuvent produire ou favoriser la production des orchites.

Certains auteurs ont cité la continence. Mais pour ma part, d’accord en cela avec tous les syphiligraphes contemporains, je ne crois pas que jamais la continence absolue chez un individu atteint de blennorrhagie ait été le point de départ d’une orchite.

Un traitement de la blennorrhagie mal ordonné, mal suivi, peut aussi avoir de l’influence sur le développement de l’orchite. Quelques auteurs ont prétendu que le traitement abortif pouvait provoquer l’orchite. C’est une grave erreur dont l’observation clinique a depuis longtemps fait justice. Loin de favoriser la production de l’orchite, ce traitement abortif, lorsqu’il est fait à temps et lorsqu’il réussit, en est le meilleur traitement préservatif. Tous les bons praticiens sont en effet d’accord pour reconnaître que la fréquence de l’épididymite est en raison directe de la durée de la chaudepisse. Or, plus sera prompte la guérison de celle-ci et plus on aura de chance d’échappér à cette complication.

On a accusé les balsamiques, le cubèbe et le copahu. Le copahu peut bien amener de l’irritation au col de la vessie, mais elle disparaît d’ordinaire assez rapidement, sans laisser de trace; et avant d’émettre une pareille opinion, on aurait dû songer qu’on ne donne le copahu que lorsque la blennorrhagie est déjà dans la région profonde de l’urèthre, et. que, par conséquent, à ce moment-là, une orchite peut se déclarer sans qu’il soit besoin d’accuser les. balsamiques.

On a aussi incriminé les injections. Sans doute un liquide irritant peut déterminer une orchite, pU}s. que le passage d’une bougie dans l’urèthre sain peut quelquefois produire le même accident. La circonstance qui les a surtout fait accuser, c’est qu’on les pratique a la dernière période de la blennorrhagie, c’est-à-dire à l’époque la plus favorable au développement de l’orcliite, ainsi que nous le verrons tout à l’heure.

Certaines dispositions anatomiques du cordon, du canal déférent, du testicule, peuvent prédisposer à l’orchite. Ainsi, d’après Melchior Robert, le volume du testicule, la longueur du canal déférent, l’épaisseur du cordon, le varicocèle, prédisposeraient à l’orchite.

On a dit que certaines époques de l’année, certains états de l'atmosphère sont favorables au développement de l’orchite. Vidal de Cassis, qui a porté son attention sur ce point, a remarqué qu’en automne, et au moment où la température devenait brusquement très chaude ou très froide, le nombre des orchites s’accroissait au point de faire croire à une épidémie.

Les circonstances d’âge ne présentent rien de très positif pour l’orchite en général. Toutefois, on peut dire qu’elle est moins fréquente à un âge avancé, et qu’on la rencontre le plus souvent de 18 à 30 ans.

Quant à l’influence de l’intensité de l’inflammation uréthrale sur le développement de l’orchite, elle est nulle. Cela résulte d’un mémoire de Castelnau, dans lequel notre éminent confrère rapporte que sur 37 malades affectés d’orchite, 30 avaient médiocrement souffert au début de la blennorrhagie, 6 avaient eu des douleurs très vives, et 1 avait eu une hémorrhagie uréthrale suivie de syncope.

La vraie cause, la cause essentielle de l’orchite, c’est la blennorrhagie. Souvent elle suffit seule à produire l’orchite, en dehors de toute circonstance adjuvante, sans le concours de la moindre provocation locale. Ainsi, il n’est pas rare que l’orchite se produise chez les individus qui ont suivi le régime le plus sévère, qui se sont astreints religieusement à la médication la plus méthodique, qui même ont été retenus au lit par quelque complication étrangère. Ainsi Fournier l’a vue survenir chez un malade atteint d’une fièvre typhoïde pendant le cours d’une blennorrhagie, qui n’avait pas mis le pied à terre depuis six semaines.

L’orchite est-elle très fréquente ? — Oui. Elle est même, sans contredit, la plus fréquente de toutes les complications de la blennorrhagie. Dans quelle proportion se montrent les orchites, par rapport à la blennorrhagie? 11 est difficile de le dire d’une manière exacte. Gela tient à ce que tous les malades, atteints de blennorrhagie ne consultent pas le médecin. Bon nombre se soignent eux-mêmes, ou vont chez le pharmacien (qui a toujours le tort, dans ces cas et dans biens d’autres, de cumuler les fonctions de médecin et de pharmacien, sans cumuler pour cela les deux diplômes), tandis que tous les malades atteints de blennorrhagie compliquée d orchite, viennent demander conseil aux médecins. Toutefois, voici le relevé de plusieurs statistiques dressees par différents observateurs :

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