‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 141 sur 289 · NOMS · texte numérisé non relu

NOMS

Total

ORCHITES SIMPLES]

Orchites

des

auteurs

d’orchites

observées.

droite-

gauche.

doubles.

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S * -mini d.

Fournier

P. Labarthe . . . •

Totaux .

D’après ces statistiques,

on voit que la différence

FAR METASTASE.. - kw r . ““““ - -

ont soutenu que l’inflammation se déplaçait, qu’elle se transportait de l’urèthre sur l’épididyme ou sur les testicules, et qu’à ce moment meme la

chaudepisse disparaissait brusquement.

Ces auteurs se sont trompés et ont mal observe. Pour qu’il y ait métastase, il faut en effet que l’inflammation s’opère entièrement d’une partie où elle était fixée sur une autre partie ou elle se dépose. Tel n’est pas ici le cas. Lorsque 1 orchite ‘commence, l’écoulement dure encore dans l’immense majorité des cas. Cependant, quelquefois, sous l’influence de. l'inflammation violente dont l’épididyme est devenue lé siège, une sorte de révulsion s’opère à l’égard de l’urèthre, et 1 écoulement diminue beaucoup; on pourrait meme le croire tari. Mais un examen attentif démontré toujours l’existence d’un suintement qui , peu a peu , redevient aussi abondant qu avant. C est cette notable diminution de la sécrétion ble™“ rhagique qui a pu faire admettre un déplacement d’inflammltion, mais de là à une jenta^ ^metastase ü y a loin et jamais je n en ai, pour ma part, observé une véritable. Presque toujours, au X4e la blennorrhagie eaist, > encore et se continue après la disparition de 1 orchite.

2- Par sympathie. - Nous savons que rarement l'orchite se montre au début d une blennorrhagie.

U faut pour qu’elle se développe que linflam-

ORC

ORC

mation ait atteint les parties profondes du canal. Quelquefois alors on voit l’épididyme s’enflammer subitement, sans que le canal déférent subisse la moindre atteinte. Si l’on excepte les orifices des canaux éjaculateurs qui participent nécessairement à l’inflammation de la partie profonde de l’urèthre où ils viennent s’ouvrir, on n’observe aucune inflammation des voies spermatiques comprises entre l’urèthre et, j’épididyme. Évidemment ce mode de production de l’orchite ne peut s’expliquer que par une influence sympathique exercée sur le testicule par les orifices enflammés des canaux éjaculateurs.

La nature nous offre du reste des exemples analogues. Ne voit-on pas, en effet, le bubon se produire dahs le ganglion lymphatique à la suite d’un chancre sans que les vaisseaux lymphatiques intermédiaires soient atteints. Ne voit-on pas aussi une plaie du doigt produire l’engorgement de ganglions de l’aisselle, sans qu’il y ait pour cela lymphite,du bras. On peut donc et on doit admettre des orchites par sympathie. Mais tel n’est pas le mécanisme qui préside le plus ordinairement à leur production.

3° Par continuité. — Dans l’immense majorité des cas, c’est par continuité de tissu que l'inflammation, s’étendant de proche en proche, gagne les parties profondes du canal, de là, pénètre dans les -voies spermatiques jusqu’à l’épididyme et même parfois jusqu’au testicule, en passant par les canaux éjaculateurs, les vésicules séminales et les canaux déférents.

La preuve que cela se passe ainsi, c’est que si on pratique le toucher rectal, on constate l’engorgement des vésicules séminales et du canal déférent : ce dernier surtout est beaucoup plus gros plus dur et plus sensible.

C’est à Velpeau que nous devons cette théorie de la production de l’orchite par la propagation de 1 inflammation par continuité de tissu. Toutefois on la trouve déjà dans Goddesten , qui conseille un suspensoir « ne suspensio noceat faciendo currere materiam ad testiculosi » Elle a rallié la généralité des syphiligfaphes.

Quels sont les symptômes de l’orchite? — L’orchite se fait généralement précéder de quelques prodromes: un malaise général, des frissons et même quelquefois un état fébrile bien dessiné. Le plus souvent la maladie s’annonce par une douleur sourde dont le siégé n’est pas constant; tantôt les malades la rapportent au trajet du cordon, tantôt aux lombes,^ la hanche, à la crête iliaque, et même à la partie supérieure de la cuisse correspondant au testicule malade. Il arrive souvent que le scrotum en est le premier siège. Chez un grand nombre de malades, il existe, avant la manifestation des symptômes propres à l’orchite, un sentiment de picotement, de pesanteur vers le périnée et le col de la vessie.

Quoi qu’il en soit, au bout d’un temps assez court, 24 à 48 heures, l’inflammation éclate définitivement et à la douleur s’ajoutent ses caractères habituels de rougeur, de chaleur, de tuméfaction et de production plastique.

La douleur est d’une intensité variable, mais elle se montre toujours au début de la maladie. Quel¬

quefois elle ne consiste que dans un sentiment a pesanteur du testicule, et n’est pas assez int ' pour forcer les malades à garder le lit, et mT86 pour les empêcher de se livrer à la marche, mu?6 d’un suspensoir. D’autres fois, elle a une acuité p1S trême. Nous l’avons vue cruelle, arrachant des cris aux malades, et les clouant sur leur lit; continue exacerbante, participant du caractère des douleurs névralgiques, s’irradiant dans le canal, aux aines et jusqu’aux reins, ressemblant, selon la juste comparaison de Curling, à celle que produit le froisse-' ment du testicule, et s’accompagnant de la même sensation de malaise. Il est des cas où l’intensité de la douleur est telle, que le malade ne peut supporter même le contact de la cuisse contre le testicule * alors l’organe pris par l’inflammation se trouve étranglé par la résistance de la tunique albuginée.

L’intensité de la douleur ne persiste pas heureusement pendant toute la durée de la maladie. Quelquefois, au bout de 24 à 48 heures, il y a une diminution marquée. En général, le quatrième ou cinquième jour l’acuité a disparu. Mais une fois que la douleur est redevenue modérée, elle décroît beaucoup plus lentement, se réveille par la pression, par le mouvement, et dure de 15 à 21 jours. 11 est même fréquent de rencontrer au bout de ce temps, en palpant l’épididyme, une sensibilité assez vive.

Dans quelques cas, l’engorgement, quoique assez considérable, est entièrement indolent et le malade n’est incommodé que par le poids de la tumeur qui gêne ses mouvements. Dans ces cas, l’orchite aune tendance à prendre la forme chronique.

En même temps que douleur, il y a sensation de chaleur brûlante dans les bourses.

Le scrotum conserve quelquefois en partie sa couleur normale, mais, d’ordinaire, il est tendu, luisant, adhérent aux parties sous-jacentes, et d’une rougeur dont le maximum d’intensité est à la face externe de l’organe malade, d’où elle se prolonge, sur le côté sain, en s’affaiblissant insensiblement.

par i organe maiaae est pesante, ovoïde, un peu aplatie latéralement, plus dure en arrière, à la région occupée par l’épididyme, très douloureuse à la moindre pression. La tuméfaction s accroît rapidement et arrive en quelques jours à. son maximum de.développement; son volume est tantôt réduit à quelques bosselures, tantêl il atteint la grosseur du poing et le dépasse même. Cette tuméfaction commence habituellement à la queue de l’épididyme et se répand bientôt au reste du canal, à la tunique vaginale et au testicule luimême. Elle reste localisée à l’épididyme quelques heures et même un ou deux jours, avant de s’étendre plus loin. Elle peubaussine jamais atteindre la tunique vaginale ou le corps du testicule, surtout si on l’a combattue à temps. La masse extérieure de la tumeur est formée par les tuniques du scrotum épaissies, infiltrées, et par le liquide qui parfois s épanche en assez grande quantité de la tunique vaginale, pas assez cependant pour qu’on puisse le constater par la transparence. x a-t-il plusieurs variétés d’orchites? - On a oulu faire autant de variétés d’orchites qu’il y a d éléments dans le testicule : épididymite, vaginaite, orchite parenchymateuse, suivant qu’on sup-

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notait l’enflammation limitée à l’épididyme, à la 1 tunique séreuse vaginale, ou au tissu testiculaire iui-xnême. Mais, le plus souvent, chaque élément participe dans une certaine proportion à l'inflammation et tout ce que l'on peut dire, c’est qu’elle est d’ordinaire beaucoup plus vive dans l’un d’eux, surtout dans l’épididyme.

Quelles sont la marche, la durée et les terminaisons de l’orchite ? — L’orchite a une marche aiguë.

Elle arrive en peu de temps à son maximum d’intensité et diminue ensuite par une gradation plus ou moins rapide. Sa durée varie en général de 15 a 20 iours ; elle dépasse rarement 25 jours.

Quant à ses terminaisons, elles sont variables. La ulus commune est la terminaison par résolution.

Elle s’opère des parties superficielles aux parties profondes : l’engorgement du tissu cellulaire disparaît, l’épanchement de la tunique vaginale se resorbe, la résolution du cordon succède a celle du |

testicule, tandis que l’épididyme reste indure le dernier et se résout le dernier. Souvent même cette résolution se fait attendre très longtemps, surtout chez les individus scrofuleux.

Dans certains cas, l’orchite peut se terminer par suppuration. Ces cas sont très rares. Cullener n en cite que deux cas ; Curling et Ricord en ont vu chacun quelques exemples; pour ma part je ne i ai observée qu’une fois. . „ ,

D’autres fois, l’orchite peut se terminer par 1 atrophie du testicule. Cette terminaison se présente rarement. Cullerier a observé des testicules réduits au volume d’un haricot à la suite dune orchite double. Dans ces cas, il se produit une véritable résorption interstitielle aux dépens de tous les tissus de la glande séminale. . .

La terminaison par gangrène est excessivement rare. Enfin, la terminaison par tuberculisation du ' testicule citée par Velpeau n’est plus admise aujour-

d Est-il facile de reconnaître une orchite? — Le

diagnostic- de l’orchite est le plus souvent fac le.

Cette affection pourrait être confondue ^avec un hématocèle, une hydrocèle enflammee des tubercules du testicule, une hernie inguina e g ’ enfin avec l’érysipèle du scrotum, mais je n insiste

pas. Les caractères de ces affections sont trop di

rents et trop tranchés. Je n’insisterai q .

point: il faut toujours songer, eir observant imo

orchite, à une inversion possible du testicule qui pourrait, lorsqu’elle existe, faire crome a une chite parenchymateuse, dans le cas de S™P p . didymite, et vice versa, et exposer le “ede blesser le testicule, s’il employait les mouchetures comme traitement.

Quel est le pronostic de 1 orchite? Pe S ,

d’ordinaire, le pronostic de l’orchite le devl® vantage lorsqu’il y a suppuration, l0dnfation atrophie. 11 est aussi plus seneux si orchite est • double au lieu d’être simple, parce quon j K

douter l’infécondité - ainsi que la démontré

professeur Gosselin - due a l’ obstructi L0“Xrmaépididymique survenue a la suite de la transform tionen tissu fibreux de l’epanchement P^u qui occupe son intérieur; obstruction qui * > pas passer les spermatozoaires au moment de ej

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culation de la liqueur séminale. Ajoutons que cette obstruction disparaît d’ordinaire au bout d’un temps plus ou moins long, qui varie de 2 à 6, 10, 15 et même 18 mois. La seule preuve évidente de la disparition de cette obstruction, est la réapparition des spermatozoaires dans le sperme facilement constatable au microscope.

Quel est le traitement de l’orchite? — Ce traitement peut être préventif , abortif ou curatif.

1° Traitement préventif. — Le meilleur, moyen de prévenir une orchite consiste à traiter la blennorrhagie par les moyens rationnels, appropriés, de manière à éviter que l’inflammation gagne les parties profondes de l’urèthre (V. Blennorrhagie ).

2° Traitement abortif. — Peut-on fairé avorter une orchite commençante? On a proposé dans ce ’ but plusieurs moyens.

Les auteurs du siècle dernier, entre autres Hirschel, de Berlin, attribuant l’orchite à la suppression de l’écoulement blennorrhagique, conseillaient, pour faire avorter une orchite commençante, de rappeler l’écoulement par l’introduction dans le canal d une bougie irritante. Swédiaur, pour atteindre ce but plus sûrement, inoculait au malade une nouvelle chaudepisse, au moyen d’un peu de maüere purulente, prise sur un autre blennhorragien, dont il enduisait une bougie qu’il introduisait profonde ment dans le canal uréthral de son malade La connaissance exacte du mécanisme de 1 orchite a fait justice de ces deux moyens. .. an.

En 1855, Chassaignac proposa, comme traitement abortif de l’orchite commençante, l’application irritante sur le scrotum d’acide nitrique au moyen d un Pinceau de coton cardé. Il appelait cela « le suspensoir à l’acide nitrique » parce q^SQU^ influence le scrotum se crispe en quelque sorte fait remonter le testicule et agit comme résolutif par compression. Ce chirurgien faisait ces applica- Sus très légères; de façon à produire le simple , parcheminage de scrotum. A l'appui de sa méthode, il a rapporté 60 observations d'orchites commençantes

aTîaemème époque le chirurgien anglais Curling préconisait les applications de glace sur ^scrotum comme traitement abortif, celle-ci agissant comme analgésique et comme compressif.

En somme, aucune de ces méthodes ne constitue un traitement abortif réel, et on peut dire que

CeÏL Traitement curatif. — Le malade doit garder le repos au lit ou étendu sur une chaise longue, te bassin un peu élevé, tenir les bourses relevees a l’aide d’un tampon de linge ou d’un peW coussi placé entre les cuisses; prendre tous les . jours ,n laxatif salin, sulfate de magnésie ou eau de Ru binât, etc.; maintenir sur toute k de

et sur le trajet du cordon dans le P l dan’um

larges cataplasmes Hamiltonarroses de laudanum

ou d'huile do Cs

Es“s“mp“s!ces moyens sufflsent pour guérir

“iTcà d'orcStateuse, on a proposé di- Dans ie ca énergiques que les precedents.

* *• -»«-* dès le début-

non sur le scrotum du côté malade, mais sur le trajet du cordon, ont été jadis fort employées et avec plein succès, je dois le dire. Aujourd’hui la plupart des médecins les repoussent sous prétexte qu’elles affaiblissent le malade déjà anémié par la suppuration blennorrhagique: Je trouve, pour ma part, le prétexte un peu bien exagéré, et j’avoue que j’ai souvent recours aux sangsues qui m’ont toujours très bien réussi, et dont l’application a surtout l’avantage, très apprécié par les malades, d’amener une sédation considérable de la douleur.

Velpeau pratiqua longtemps la ponction de la tunique vaginale. Cette ponction amène la cessation de la douleur, puisque grâce à elle on vide la sérosité épanchée dans la tunique vaginale, et qu’on fait disparaître la distention de cette dernière et la pression du liquide sur le testicule.' Plus tard cet illustre chirurgien préféra à la ponction les mouchetures, même lorsqu’il n’y avait pas d’épanchement, et fut suivi dans cette pratique par Cullerier. Vidal de Cassis alla plus loin, il pratiqua le débridement de la tunique albuginée, et fit même des incisions dans l’épaisseur du testicule, sans jamais avoir d’accidents. Sans contester 1 efficacité de ces divers moyens, je doute qu’en dehors de l’hôpital, le médecin puisse les faire accepter dans la clientèle de la ville.

Quelques médecins ont proposé l’application de vésicatoires volants, de 6 centimètres sur 2, bien exactement sur le trajet oblique qu’affecte l’engorgement. Ce procédé est très douloureux.

Plusieurs spécialistes distingués, Diday et Jullien, entr autres, à l’exemple de Curling, ont recours aux applications de glace sur les parties enflammées. Pour cela, ils introduisent dans une vessie assez ample pour entourer toutes les parties malades, de 1 eau glacée ou de la glace qu’on a soin de renouveler. Ces applications apaisent la douleur en très peu de temps, 10 à 15 minutes, dans bon nombre de cas ; et la tuméfaction subit dès le premier jour une diminution sensible, qui s’affermit de plus en plus et conduit à une résolution rapide. Elles doivent être continuées et prolongées jusqu’à la disparition complète de tout signe d’inflammation aiguë, i°“ 3 J°urs dans la plupart des cas, d’après Jullien. Malheureusement on n’a pas toujours de la glace à sa disposition et ce procédé ne peut guère être employé que chez les malades qui habitent les grandes villes.

Le D* Drouet vante beaucoup un badigeon à 1 acide phenique (acide phénique cristallisable '

9 grammes; alcool, 1 gramme), de toute la surface cutanee qui correspond au trajet du cordon du: cote malade dans le canal inguinal, sur une largeur d’environ 4 à 5 centimètres. Ce praticien conseille de donner à ce badigeon, en quelques minutes de 3 à 4 couches. Il devient, dans la majorité des cas très rapidement douloureux; il développe une sensation de brûlure le plus souvent insupportable mais que l’on apaise assez vite, en appliquant une compresse mouillée sur le point badigeonné. Grâce à ce procédé bien simple, qu’il emploie depuis 1874 le Dr Drouet déclare avoir vu les orchites simples guérir (c’est-à-dire permettre au malade de marcher et de vaquer à ses affaires), en un laps de

temps variant de 2 à 4 jours dans les cas 1’ moyens, et de 5 à 8 jours dans les cas 1 8 et

graves. Il est entendu qu’il maintient ses miPllls au lit le plus possible, mais dans aucun cas rT -es cette recommandation n’est observée plus -K 4 jours. Dans les orchites simples, un seulï? geon suffit; dans les orchites graves avec in Smation du cordon des testicules, le Dr Drouet commande de répéter le badigeon au 3e 0u a* T jour. A ce moment, la cuisson consécutive au nr mier badigeon se reproduit plus ou moins intensp" le fendillement et la desquamation épidermiou mettent plus ou moins le derme à nu. ^Ue

En 1881, le docteur Hourdeaux, dans les Ar chives médicales belges , et le docteur Sabadini" dans une communication à la Société de médecine de Constantinople, ont fortement recommandé les applications topiques d’iodoforme.

Ce dernier rapporte, entre autres, l’observation d’un garçon d’hôtel atteint d’orchite avec gonflement testiculaire énorme, chez lequel des applications locales d’une pommade composée de 4 grammes d’iodoforme pour 40 grammes de vaseline amenèrent des effets absolument remarquables : les douleurs ces^sèrent rapidement, le malade ne fut pas obligé dé suspendre ses occupations qui le forçaient à rester debout toute la journée, et le gonflement disparut dans l’espace de huit jours.

En 1882, le docteur Handerson a préconisé, dans le journal anglais The Lancet , le salicylale de soude à l’intérieur. Chez trois individus atteints d orchite, il administra le médicament par prises de de 1 gr. 50 renouvelées toutes les trois heures d’abord, puis à des intervalles plus éloignés. Sous l’influence de ce traitement, il a vu se produire un prompt soulagement des douleurs, en même temps qu’une résolution plus rapide de l’engorgementdes parties malades. Au lieu de poudre de salicylate sous forme de prises, on pourrait, avec avantage, avoir recours à l’excellente solution du docteur Clin, titrée à 1 gramme par cuillerée à soupe.

En 1885, le docteur Lawson écrit dans The Therapeutic gazette que, dans un cas d’orchite volumineuse, il a prescrit deux gouttes de teinture d’anémone pulsatille, selon la pharmacopée américaine, à prendre dans un peu d’eau, .toutes les deux heures. Il en obtint un effet magique : gonflement, douleur, tension, tout disparut immédiatementaprès la troisième dose. L’autre testicule s’étant ensuite engorgé et endolori, l’auteur reprit le même traitement et guérit de suite radicalement son malade- Justement frappé de ces résultats merveilleux, je me propose d’expérimenter ce médicament à la première occasion.

L’électricité a aussi été préconisée dans le traitement de 1 orchite. On a recommandé les courants ascendants, de 10 minutes de durée, le pôle positif étant place sur l’épididyme et le pôle négatif sur le cordon au-dessus de l’aine. Ces courants agiraient en activant la circulation, comme résolutifs, et aideraient enfin le liquide à se résorber. MalheuefficaSsnt leS résultats obtenus n’ont pas. été très

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