‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 146 sur 289 · ORY · texte numérisé non relu

ORY

OS

Le gros orteil est le siège presque exclusif de i l’affection connue sous le nom d 'ongle incarné /y ce mot). Les commissures des orteils ou leurs faces sont fréquemment, chez les syphilitiques, le siège de plaques muqueuses qui suppurent et répandent une odeur infecte.

V La gangrène, consécutive a la congélation des pieds, s’observe souvent sur les orteils. Enfin, c’est encore sur les orleils que débute généralement la gangrène chez les personnes atteintes d’accidents désignés sous le nom d 'ergotisme.

Dr Louis Thomas.

ORTHOPÉDIE. — Nom donné à cette partie de la chirurgie qui s’occupe des difformités congénitales ou acquises des organes du mouvement et de leur traitement. p- L-

ORTIE. — Nom donné par les botanistes à .un genre de plantes de la famille des Urticacées, très communes sur les bords des chemins et dans les terrains incultes, dont toutes les parties sont couvertes de poils raides et piquants, creusés d’un petit canal, par lequel s’écoule lorsqu’ils se brisent, un liquide âcre et brûlant, dont le contact sur la peau occasionne une rougeur et des ampoules accompagnées de douleurs et de démangeaisons très vives, pouvant, dans certains cas, durer plusieurs jours. Pour faire disparaître les douleurs consécutives aux piqûres, il faut frotter durement les endroits piqués, puis les laver avec de l’eau salée ou de l’eau de savon, ou, si on n’a pas un de ces liquides sous la main, les enduire simplement de salive.

Dans les campagnes, on emploie parfois les orties pour produire des effets révulsifs, 'lorsqu on na j pas de sinapismes sous la main. Le suc des orties jouit de propriétés astringentes et hémostatiques, soit en applications externes, soit administré a l’intérieur, à la dose d’une cuillerée à soupe, pour arrêter le sang des piqûres de sangsues, les saignements de nez,,etc.. .•

Les paysans de certaines contrées mangent les jeunes pousses d’orties cuites, en guise dépinards.

Dr Paul Labarthe.

ORTOLAN. — L’ortolan, ce petit oiseau à chair si délicate, si tendre, si succulente, d’un goût si exquis, ne vaut cependant rien pour les convalescents et les estomacs paresseux, car il est lourd à digérer a cause de la grande quantité de graisse qu il contient. PL*

ORVET. — Nom donné à un reptile de l’ordre des Sauriens, très commun dans les lieux herbeux chauds et découverts, la lisière des .bois et des haies, caractérisé par des écailles très' lisses et luisantes, noirâtres au-dessous, jaune argente audessus, avec trois plis longitudinaux qui, avec 1 âge, se changent en séries de points et finissent par disparaître; par une tête assez petite portant de grandes plaques, des paupières mobiles, une langue courte légèrement bifide ; par une queue très longue et très fragile. L’orvet est parfaitement înottensif, se nourrit de petits insectes et de vers. Dans plusieurs contrées du centre et du Midi, les paysans

le mangent sous le nom d 'anguilles de haies, préparé comme l'anguille d’eau douce. p. l.

OS. — Anatomie. — Les os sont des corps durs, résistants, formant la charpente du corps et destinés à soutenir les parties molles.. Leur ensemble constitue le squelette.

Les os atteignent leur complet développement à l’âge de 22 à 23 ans. Ils sont alors, d’après Sappey, au nombre de 198, répartis ainsi qu’il suit : colonne vertébrale, 24; sacrum et coccyx, 2; crâne,

8; face, 14; os hyoïde, 1; côtes et sternum, 25; membres supérieurs, 32 — 64; membres inférieurs, 30 = 60; soit en tout : 198.

A l’état frais, les os ont une couleur rosée; à l’état sec, ils sont blancs. Leur densité n’est surpassée que par celle dès dents.

On les divise, d’après leur conformation, en os longs, os larges, os courts.

Les os longs se composent d’une partie moyenne, allongée, corps ou diaphyse et de deux extrémitésrenflés que l’on désigne sous le nom d ’épiphyses.

Ils occupent l'axe des membres {fémur , humérus, tibia, etc.). Le corps est creusé d’une cavité allongée ( canal médullaire). Il est formé d’un tissu dense et serré (tissu compact), tandis que les extrémités sont composées d’un tissu rappelant celui de l’éponge; tissu spongieux ..

Les os larges sont plats et minces. Us sont formés de deux lames de tissu compact séparées par une couche de tissu spongieux. Tels sont les os du . crâne, du thorax, du bassin.

Les os courts se rencontrent dans les régions où la solidité doit être unie à une grande mobilité, comme la colonne vertébrale, la' main, le pied.

On remarque à la surface des os des saillies [crêtes et apophyses) et des cavités qui sont, les unes articulaires, les autres destinées à protéger certains organes ou à donner attache à des tendons ou à des ligaments.

Certains os, situés sur la ligne médiane, sont formés de deux moitiés symétriques. Ils sont dits impairs [vertèbres, sternum). Les autres sont situés de chaque côté, ils sont pairs (os des membres).

Le squelette d’un homme de 25 ans pèse de 5 à 7 kilogrammes. Ce poids diminue chez le vieillard par suite de la raréfaction du tissu osseux qu’on observe avec les progrès de l âge.

Nous étudierons la composition intérieure des os : 1° au point de vue chimique; 2° au point de vue histologique. .

t» Composition chimique. — Les os sont formés de deux substances : l’une organique, l’autre minérale.

Si l’on traite un os par l’acide chlorhydrique, on obtient une substance, Yosséine, présentant 1 aspect de la gélatine ; mais elle en diffère par ses propriétés nutritives. Si, au lieu de traiter un os par l’acide chlorhydrique, on le calcine à lair libre, l’osséine est détruite et on obtient une substance minérale, blanche, conservant la forme de l’os, mais tombant en poussière des qu’on y touche. Cette substance est formée principalement de phosphates et de carbonates de chaux.

Voici d’ailleurs, au point de vue chimique, ' ta

OSS

oss

composition des os, d’après les recherches de Berzélius ;

Substance

organique.

Substance

minérale.

Matières animales réductibles par la

coction. . . .

Matières animales insolubles .

Phosphate de chaux .

Carbonate de chaux. . .

Fluate de chaux. . .

Phosphate de magnésie. .......

Soude et chlorhydrate de soude. . .

Ces proportions varient selon l’âge et les individus.

2° Histologie. — Les os se composent d’une substance fondamentale, granuleuse, disposée en lamelles. Cette substance est creusée d’un grand nombre de canaux auxquels Havers, anatomiste anglais, a donné son nom [canaux de Havers). Ces canaux s’anastomosent entre eux. Ils logent les

Fig: 993. — Structure du tissu osseux.

Coupe transversale prise sur l’os radius (grossissement de 350 diamètres).

A. Coupe d’un canalicule vasculaire ou canalicule de Havers. — B, B'. Ostéoblastes ou corpuscules osseux d’où irradient’ les canalicules calcaires qui s’anastomosent en C.

On distingue les anastomoses des canalicules calcaires appartenant au système du canalicule vasculaire A' qui est au centre de la figure, des canalicules calcaires qui appartiennent aux systèmes d’autres canalicules vasculaires voisins et rayonnant autour d’eux.

vaisseaux capillaires. Si l’on examine au microscope une lame osseuse, on voit un grand nombre de petites cavités, ce sont les ostéoblastes. Ces cavités communiquent par des canalicules avec les canaux de Havers et puisent les principes né cessaires à la nutrition de l’os.

Le tissu osseux est très vasculaire. II renferme un grand nombre d 'art'eres; elles forment entre eUes des anastomoses qui les relient ensemble. Parmi ces artères, on en trouve une ou deux pour chaque os, plus volumineuses les unes que les autres. Elles parcourent le canal nourricier.

Les veines suivent le trajet des artères.

Les artères nourricières sont accompagnées de filets nerveux dépendant probablement du grand sympathique.

Les os s’accroissent dans tous les sens. L’accroissement en longueur est dû à la formation de nouvelles couches aux extrémités de l’os. L’accroissement en épaisseur s’effectue par le dépôt, au-des¬

sous du périoste, de couches concentriques. On 0i serve en même temps la résorption des couches <j seuses profondes, ce qui produit l’agrandisseniehf du canal médullaire. Cette résorption explique l fragilité des os chez le vieillard.

Moelle des os. — La moelle est une substance molle qui occupe le canal médullaire des os et les alvéoles du tissu spongieux. Elle est rouge chezle fœtus, elle devient jaune avec les progrès de ÎW La moelle renferme des éléments anatomiques qui ont reçu les noms de médullocelles et de myèloplaxes. On y trouve encore une trame de tissu conjonctif, des cellules adipeuses, des vaisseaux et des nerfs.

De tous temps, l’imagination a voulu attribuera la moelle des vertus qu’elle ne possède pas. On raconte qu’Achille devait son courage à la, moelle de lion dont il se nourrissait habituellement. On trouve encore des personnes qui, de nos jours, préconisent contre les paralysies des membres, des frictions sur la colonne vertébrale avec de la moelle de bœuf.

Maladies des os. — Parmi les nombreuses affections du tissu osseux, il nous faut citer en premier lieu les fractures etles plaies, les exostoses, Y ostéite, la périostite, Yostéo-my élite, la .carie, la nécrose, la syphilis osseuse, le rachitisme, Yortéomalacie , la tuberculose osseuse et les tumeurs des os, dont les plus fréquentes sont les enchondrom'es, les carcimones, les ostéo-sarcomes (V. ces mots). .

Dr Louis Thomas.

OSEILLE. — Nom donné par les botanistes à une plante herbacée vivace de la famille des Po’ygonées, que l’on trouve à l’état sauvage dans les bois et les prairies et qu’on cultive en grand dans les jardins comme plante potagère et médicinale.

; Les feuilles d’oseille ont une saveur acide due à l’acide oxalique. Elles renferment un suc qui passe pour diurétique, et aussi adoucissant et légèrement laxatif. On lui a attribué également des propriétés fébrifuges.

Hachées, puis cuites au beurre, aux jus de viandes, les feuilles d’oseille constituent un légume agréable, rafraîchissant, mais très peu nutritif, et qui ne convient pas aux gastralgiques et aux dyspeptiques. De plus, il est prudent de ne pas en faire un usage continu, à cause de l’acide oxalique qu’elles renferment et qui, en se transformant en oxalate de chaux insoluble, peut donner lieu à la gravelle oxalique, ainsi que Magendie l’a constaté. p. L.

OSMOSE. — - (F. Endosmose.)

OSSÉINE. - Nom donné par le chimiste Frémy a la substance organique que l’on relire des os, en les traitant par de l’acide chlorhydrique au dixième. Losseine constitue la trame organique des os; elle se transforme en gélatine sous l’influence prolongée de 1 eau bouillante. P L.

OSSELETS. — Nom donné par les anatomistes aux quatre petits os (le marteau, l’enclume, l’étriei (V 1 OreiZ/eC)U ai^ renfermés dans l’oreille moyenne

OST

OSSEUX (tissu.) — (V. Os.)

OSSIFICATION. — Au début de la vie, l’embryon n’est qu’une masse gélatiniforme dans laquelle on ne saurait distinguer les parties qui vont donner naissance au tissu osseux des parties voisines. Cette première phase a été désignée sous le nom A’état muqueux. Avant d’arriver à l’état osseux, le sauelette passe par un état intermédiaire. Cette seconde phase constitue l'état cartilagineux (V. Cartonne). Les cellules du cartilage, qui va se transformer en os, se réunissent et revêtent la forme de Vos futur. Cette agglomération de cellules se fait en certains points qu’on a nommés points d ossification- On voit alors les cellules agglomérées subir la segmentation et se multiplier. Bientôt elles s incrustent de sels calcaires (phosphates et carbonates de chaux). Des vaisseaux sanguins se développent dans le périchondre et pénètrent dans l épaisseur du cartilage. Ce n’est donc plus du cartilage cependant ce n’est pas encore de 1 os. Enfin let d os seux commence. Cette troisième phase est caractérisée par le dépôt progressif des sels calcaires a l’intérieur des capsules du cartilage qui, d apres Robin vont former les ostéoplastes . En meme temps se forment les lamelles osseuses et les canaux de

R> L’osTim ^développe pas seulement aux dépens du cartilage. On trouve à la face interne du penoste (V. ce mot) une couche de cellules qui president a la formation de nouvelles couches osseuses périmé premier point d’ossification s’observe sur la clavicule. Il se produit vers la fin du premier mois de la vie fœtale. Puis se développent ensuite ceux de la mâchoire et ceux des membres, L’ossification n’est complète qu’à 22 ans chez la femme et 25 ans chez l’homme. 1)1 LoDIS TH0MAS‘

OSSIFLUENT. — Nom donné parles chirurgiens aux abcès qui sont consécutifs à une lésion des os

(ostéite, carie, névrose, etc.). p- L-

OST 633

L’ostéite se développe le plus souvent sous l’influence de causes extérieures: contusions, plaies des os, fractures, etc. Mais elle reconnaît aussi des causes générales telles que la scrofule chez les enfants, la syphilis chez les adultes, la goutte, les rhumatismes.

Elle serait plus rare chez la femme que chez l’homme, ce qui résulte de ce que celui-ci est plus exposé aux traumatismes.

Les symptômes tantôt violents et aigus, tantôt presque chroniques, sont souvent difficiles à distinguer des phénomènes morbides qui résultent des complications (périostite, inflammation des tissus voisins), qui accompagnent généralement l’ostéite. Cependant ces symptômes consistent dans le gonflement et la douleur. L’os enflammé est, en effet, le siège d’une tuméfaction plus ou moins prononcée. La douleur, quelquefois presque nulle, peut être très vive, à forme névralgique, avec exacerbations nocturnes. La peau, au niveau de l’os malade, est souvent luisante, chaude et tendue. Les symptômes généraux sont généralement peu prononcés, à moins que l’ostéite ne soit très aigue et n’occupe un os volumineux. Elle s accompagne fréquemment d’abcès.

L’ostéite se reconnaît facilement si 1 os malade est superficiel; mais s’il est situé profondément, le diagnostic deviendra très difficile. On siiiderade l’élévation de la température, de la fixité de la douleur et delà tuméfaction. ; , ,,

La marche est toujours lente, meme quand 1 ostéite est aiguë. Cette affection peut se terminer par résolution , par suppuration , par nécrosé et par carie (V. ces mots). . .

Au début, on aura recours à un traitement antiphlogistique : émissions sanguines locales, émollients. Plus tard on utilisera les révulsifs comme la

teinture d’iode, les vésicatoires volants, les pointes de feu. On a conseillé l’emploi de pommades mdurées auxquelles on peut associer certaines substances destinées à combattre la douleur, comme, dans la pommade suivante :

OSTÉITE. — On désigne sous ce nom l’inflammation du tissu osseux. Pendant à la rareté de cette affection, mais les tovau^de Nélaton et de Gerdy ont démontré que cette inflam mation était, au contraire, frequen e. .

Les phénomènes qui caractérisent 1 inflammation

des os permettent de distinguer deux sortes d os téites. Cette division, déjà ancienne^ remont ^ Gerdy qui, le premier, décrivit deux formes . rentes : 1° Y ostéite raréfiante; e " ^arj

santé. Tout l’os devient le siégé duae ™ tact sation intense. La substance osseuse, r;table avec les vaisseaux enflammes, subit une vent absorption; l’os présente une coloration plu3 ^ moins rouge, se laisse facilement entamer P instrument tranchant; il est devenu plu le plus fragile C’êst Y ostéite raréfiante. Tanto , contraire, il se forme des’ dépôts osseux a 1 ^

interne des canaux de Hayèfs^et des espaces ,meto laires (V. Osf, l’os est plus dur, plus louJ . trouve transformé en un tissu compact eburne, c’est Y ostéite condensante.

Pr. Axonge . 40

lodure de potassium. ... A —

Extrait de belladone ... 2 —

A ces divers procédés, il faut ajouter un traitement général approprié dans les ostéites résultant d’une cause générale. Enfin, quand tous ces moyens thérapeutiques auront échoué, il conviendra, dans certaines ostéites du tibia, par exemple, d avoir recours à la résection de la partie malade de Cette méthode a été suivie, récemment, de succès nombreux. ^ Louis Thomas.

OSTÉOBLASTE. — Nom donné par les histolo-

former en cellules osseuses (V. ûtst/icatton). p. L.

rwrpnrT ASIE Nom donné par les chirur-

riens ! uufmethode opératoire qui consiste à briser les os volontairement dans le but de modifier de difformités des os ou des articulations ou de redresser un membre qui, apres une fracture, s'est consolidé dans une position «cieuse. p. l.

OST

OTI

OSTÉOCOPE. — Mot employé pour désigner les douleurs vives qui se manifestent dans les os, avec exacerbation pendant la nuit, chez les malades atteints d’ostéites syphilitiques. Ces douleurs disparaissent avec l’ostéite, d’une façon assez rapide, par l’emploi de frictions d’onguent mercuriel et 1? administration de l’iodure de potassium à l’intérieur. pL

0STÉ0L0GIE. — Nom donné à cette partie de l’anatomie qui s’occupe de l’étude des os. p. l.

OSTÉOMALACIE. — On désigne sous ce nom le ramollissement du tissu osseux produit par la décalcification des os et leur retour à l’état embryonnaire.

Cette affection n’est guère connue que depuis le siècle dernier. Elle est d’ailleurs rare. On l’observe surtout chez l’adulte et chez les vieillards. Cependant Stansky l’a signalée chez le nouveau-né.

Les causes de l’ostéomalacie sont encore mal connues. On a invoqué le scorbut, la scrofule, le cancer, la syphilis, le rhumatisme, en un mol la plupart des diathèses. Eckmann regarde cette affection comme héréditaire. Mais il faut reconnaître que toutes ces causes sont contestables. Une hygiène et une alimentation défectueuses, une habitation troide et humide semblent exercer une certaine influence sur le développement de l’ostéomalacie. Maison 1 observe surtout chez les femmes au moment de la parturition.

On trouve, dans les auteurs, des cas célèbres d’ostéomalacie. Tel est celui de Ma* d'Armaignac. Lorsqu’elle mourut, à vingt-deux ans, tous ses os, excepté ses dents, étaient ramollis. On put couper eon crâne avec une spatule. Tel est encore le cas, -recueilli par Franck, d'une femme qui était. d’une taille au-dessus de la moyenne et qui, en moins d,’ u ne année, devint semblable à une naine.

L’ostéomalacie débute d’une façon insidieuse. Les • malades accusent des douleurs, parfois très vives siégeant le plus souvent dans les os et rappelant les douleurs du rhumatisme. Bientôt la taille diminue, la colonne vertébrale s’incurve, le thorax s'aplatit d’avant en arrière, tout le squelette s’affaisse Les grandes fonctions de l’économie ne tardent pas à se troubler. On trouve souvent dans les urines -du phosphate de chaux en excès. Les os se ramollissent de plus en plus et se fracturent avec une grande. facdité. Enfin les symptômes généraux apparaissent. Souvent les douleurs du début se calment, mais le malade s’affaiblit; on voit survenir un amaigrissement rapide, de la diarrhée, parfois de la démence et des accidents cérébraux. L’affection suit une marche progressive et presque toujours fatale. La durée peut varier de un an à deux ans, dix ans, même. Mais le malade finit par suc- . comber, emporté par les progrès incessants de la cachexie.

Quel traitement convient-il d’opposer à l’ostéomalacie? Malheureusement, jusqu'ici, la thérapeutique est impuissante devant cette redoutable affection, et nous ne disposons que de moyens palliatifs. Calmer les douleurs par des préparations opiacées so.utenir.les forces du malade et s’opposer, autant

que possible, aux progrès du ramollissement do telles sont les deux indications principale® 68 Ps’ doit s’efforcer de remplir. On a proposé da^'011 but, le changement d’air, les bains de’nieïV6 bains sulfureux, les frictions et le massage I’/ • de foie de morue à haute dose, les toniques tout le phosphate de chaux, sous forme de M>0!U,Ï' larto-phosphate de chaux de Dusait, ont donné d ? certains cas, trop rares il est vrai, sinon une nson, au moins une notable amélioration L femmes atteintes d’ostéomalacie devront éviter! mariage ou du moins la grossesse. nr louis thoMa!

OSTÉOPLASTE. — Nom donné par les histologistes aux petites cavités microscopiques qui sont creusées dans la substance fondamentale de l’os et qui contiennent chacune une cellule osseuse (Y. 0..) P. L.

OSTÉOPLASTIE. — Nom donné par les chirurgiens à une opération qui consiste à chercher soit à reproduire tout ou partie d’un os, ce que l’on obtient grâce au périoste (V. ce mot). p. l.

OSTÉOSARCOME. — (V. Sarcôme.)

OSTÉOTOMIE. — Nom donné par les chirurgiens à une opération qui consiste à sectionner un os dans un but, thérapeutique : redressement d’un col vicieux d’une fracture, destruction d’un ankylosé de la hanche, du genou, du coude, etc. P. L.

OTALGIE. — • Nom donné aux douleurs névralgiques de 1 oreille qui doivent être traitées comme les autres névralgies (V. ce mot). P> L.

OTITES. On donne ce nom aux différentes inflammations de l’oreille. On les divise en otites externes, m< pennes ci internes.

Otites externes. — Elles sont circonscrites ou

inflammation circonscrite. — Elle est caractérisée par de la chaleur et de la douleur localisée en un point du conduit auditif externe. Cette douleur s irradie vers les parties voisines. Elle est exageree par le mouvement des mâchoires et par la traction du pavillon.

On apeiçoit une saillie de la paroi qui, bientôt donne issue a du pus ou à un bourbillon qui détermine une disparition subite de tous les accidents.

Le traitement de ces furoncles consiste au début -en badigeonnages d’alcool saturé d’acide borique nhipn teintur,e diode- Si la résolution n’a pu être obtenue par des onctions mercurielles, on incise la !““e“r8 ravec ™ bistouri boutonné dès que la

mfnt I!?,0!1 esti formée’ Puis on fait un pansement avec la solution suivante :

Acide borique . 0sr„0

Eau . . . *

Alcool à 90°. . I * * . ( aa 5'

Chlorhydrate de ‘cocaïne. | | * ] 0 20

iecUo^ns^smîlT ?St trop vive> ûn a recours aux inutanees de morphine et de cocaïne.

OTI

Inflammation diffose. — Elle est aiguë ou chronique. La première s observe à l’époque de la den fition, à la suite de refroidissements, d'injections d’eau froide, d’abus de cure-oreilles ou d’introduction de liquides irritants pour enlever les névralgies dentaires, ou encore à la suite d’un eczéma ou d’une plaque muqueuse du conduit, comme nous l’avons décrit,

Cette maladie est caractérisée par des démangeaisons, de la douleur, de la fièvre, de l’insomnie, des bourdonnements et de la diminution de l’ouïe. A l’examen du conduit, on voit que la peau est rouge, gonflée et recouverte, d’un liquide séreux ou purulent. Le tympan est souvent épaissi et sa couche externe est macérée.

L’affection ne dure guère qu’une à deux semaines. Elle peut passer à l’état chronique.

On emploie au début les sangsues au nombre de trois environ; on les applique au-devant du tragus; puis on fait quelques instillations d’eau de pavots ou une solution de chlohydrate de cocaïne au 1/20. Lorsque le malade se plaint, de tension dans le conduit, on fait quelques incisions multiples delà peau de ce canal. Quand il existe du pus, on doit faire des injections avec une solution d’acide borique à 3 p. 100, suivies d’instillations avec un liquide astringent, par exemple :

Sulfate de zinc. °. . O^IO

Eau distillée. . . ; . . . . 20

Puis on ferme le conduit avec un peu d’ouate phéniquée ou boriquée.

L'niflammation chronique diffuse se manifeste par de la démangeaison et un écoulement de liquide clairet séreux qui répand une odeur fétide. Les, parois du ; conduit sont tuméfiées et recou- t vertes de matières épithéliales qu’on enlèvera avec * une; injection et on apercevra alors la peau -rouge et ulcéroe. Le tympan prend toujours part à l’inflammation. Le traitement ne différé pas de celui de l’otite purulente chronique!

Otites moyennes. — On les divise en : otites aiguës et chroniques. '■ ,

Otite moyenne aigue simple. — Fréquente chez les enfants, elle résulte d’une inflammation de la cavité naso pharyngienne, dune lésion traumatique, d’une: injection d’eau froide; elle peut être due encore à un refroidissement général. On la voit survenir dans le cours d’une pneumonie, de la fièvre typhoïde ou de là fièvre puerpérale, comme nous en avons vu récemment un : cas qui fît penser à de l’éclampsie. Elle apparaît aussi dans le cours de la syphilis,, de la diphthérie, de la scrofule ou de la tuberculose. La caisse est remplie d’un exsudât séreux, transparent ou d’un exsudât muqueux, épais et visqueux.

; Le malade se plaint de tensiop, de plénitude dans l’orejUe avec diminution de l'ouïe et bruissements. Parfois une douleur assez vive, surtout chez l’enfant, sdrradie dans la- partie correspondante de la

La membrane du tympan est légèrement rosée et lfi manche du marteau injecté. S’il se forme un sxsudat. la surface devient pris sale, jaunâtre. Le Manche du marteau est .invisible, la membrane se

bombe en dehors et on peut voir des phlyctènes à sa surface. La trompe d’Eustache est plus ou moins obstruée.

La doffieur ne dure guère plus de trois ou quatre jours; la secrétion se résorbe et le tympan r.eprend son aspect normal. Il n’est pas rare d’observer une diminution de l’ouïe à la suite de cette affection,, lorsqu’on a négligé de la traiter.

Au début, on a reco-urs aux antiphlogistiques et aux sangsues, si la douleur est vive; il suffit quelquefois de provoquer une forte diaphorèse par infusion de jaborandi (i grammes pour un verre d’eau), ou par une injection sous-cutanée de pilocarpine de 1 centigramme, pour faire avorter l’otite.

Si la douleur persiste, on emploiera avec succès les instillations de cocaïne et le chloral en potion.

Il faut, en outre, pratiquer quelques insuffla tiohé légères de vapeurs balsamiques par là trompe’ d’Eustache, au moyen d’une sonde introduite dans le nez jusqu’à l’orifice pharyngien dû canal d’Eùstache.

Otite moyenne aigue purulente. — Dans cette forme, les phénomènes généraux Sont plus accentués: le tympan est infiltré et ramolli ; il ne tardé pas à se perforer pour donner passage à un liquidé purulent. Les douleurs vives jusqu’à ce moment, se calment et tous les phénomènes s'amendent. Le siège ordinaire des perforations est en avant du manche du marteau. La perforation paraît se faire au sommet d’une saillie bombée qui se détaché • nettement de la membrane.

Au début, la perforation est à peine visible, recouverte qu’elle est, par un peut de pus mélangé à des bulles d’air animées de pulsations très visibles. Lorsque le malade se mouche, on voit, les bulles d’air éclater à la surface de la membrane, et l’on entend un bruit caractéristique de la perforai lion. ■ ■

: L’otite aiguë -purulente peut guérir sans laisser de traces graves chez les individus sains, mais 1 lorsque ceux-ci sont atteints d’une diathèse, au ; lieu de se cicatriser en même temps que les bourdonnements disparaissent et que l'acuité auditive revient à son élal normal, la perforalion s’agrandit et s’étend au point de disséquer le manche du marteau; la maladie passe ainsi à l’état chronique et peut déterminer une série d’accidents que nous étudierons plus loin.

L’examen de l’organe fait reconnaître facilement l’aflèction qui peut être confondue avec une méningite, ce qui n’est pas rare, si l’on n’a pas l’attention attirée vers l'oreille. Nous pens >ns même que les guérisons si nombreuses de méningites ne sont autres qu’une affection ignorée de l’oreille, du moins dans la plupart des cas.

Le pronostic est assez grave, car il peut d ‘terminer des complications sérieuses : paralysie faciale, méningite, etc.

Au début, le traitement sera d’un grand secours, si l'on a soin de combattre les phénomènes généraux par des anliphlogi-tiques. La doiib-ur sera calmée par des instillations de cocaïne dans le conduit. Dès que l’on apercevra le pus derrière 1 1 membrane, on devra inciser celle-ci; puis 6n y fera des

OTI

OTI

injections d’eau tiède qu’on rendra antiseptique par l’addition d’acide borique ou de résorcineà 4 p. 100. On séchera ensuite l’oreille avec un peu de coton en ayant soin de faire une insufflation d’air par la trompe pour la débarrasser, ainsi que la caisse, des sécrétions qui y sont accumulées. Puis on versera dans le conduit quelques gouttes tièdes de la

solution :

Acide borique . 0,20

Chlorhydrate de cocaïne . . . 0,10

Eau distillée . 10 grammes

Alcool h 90° . 2L4 —

Si la suppuration n’est pas tarie au bout d’une dizaine de jours, il faudra faire des instillations denitrate d’argent au 1/15. La muqueuse sera modifiée avantageusement par ce procédé.

Dans le cas de large perforation, on aura recours à l’emploi de la poudre d’acide borique.

Otite moyenne chronique simple. — Elle peut survenir d’emblée ou succéder à une otite catarrhale aiguë, ou résulter de la propagation à l’oreille moyenne d’un catarrhe naso-pharyngien.

La muqueuse est hyperémiée, tuméfiée, ou aune couleur gris blanchâtre. La sécrétion est muqueuse ou séreuse. Le mucus adhère aux parois de la caisse et aux osselets; il repousse la membrane en dehors. Il n’est pas rare d’observer dans la caisse des brides assez résistantes s’étendant de la paroi labyrinthique à la paroi tympanique ou reliant les osselets entre eux ou avec les parois voisines. En se rétractant, ces membranes entraînent le tympan qui alors présente des points immobilisés par leur adhérence avec la branche de l’enclume, l’étrier, la paroi labyrinthique, etc.

Le malade accuse de la surdité variable avec les mouvements de déglutition, les bâillements, l’action de se moucher, qui l’améliorent, avec le froid ou l’humidité qui la diminuent.

Divers bruits comparés à un sifflet de vapeur, à un roulement de chemin de fer, au bruit d’un coquillage, à une chute d’eau, sont ressentis par les sujets, principalement après les repas ou dans les endroits silencieux.

Le tympan a perdu sa transparence; sa concavité est augmentée, son apophyse externe est saillante, son pli postérieur est nettement accusé, le manche du marteau est plus oblique et le triangle lumineux est allongé et rétréci.

On peut apercevoir l’épanchement par transparence. On voit une ligne noire horizontale ou à concavité supérieure qui peut se déplacer par les mouvements de la tête du malade ou par les insufflations faites par la trompe. Si l’épanchement est abondant, la partie postérieure du tympan forme une saillie convexe. L’auscultation faite pendant le cathétérisme permet de s’assurer que la caisse est remplie de liquide ; on entend en effet des râles crépitants humides.

La variabilité des symptômes sous les diverses influences que nous avons énumérées, l’aspect du tympan, la présence d’une ligne indiquant le niveau du liquide, l’auscultation, permettront de reconnaître facilement cette affection pour laquelle le traitement général uni au traitement local serait d’une grande importance.

Le traitement local consiste principalement insufflations d’air afin de vider la caisse. On en6*1 seillera au malade de pencher la tête en avant et s!*' l’épaule opposée à l’oreille que l’on sonde afin de tJ mettre au liquide de s’écouler; puis on fera qL\ ques insufflations de vapeurs balsamiques. On devrà pratiquer la perforation du tympan quand le quide ne sera pas complètement enlevé en quelques séances.

Si la trompe est obstruée, on la dilatera au moyen de bougies ou en pratiquant la galvanocauslique chimique, comme nous l’avons publié.

Otite moyenne sèche. — La muqueuse est épaissie et dure ; elle a perdu son élasticité et ses vaisseaux. Le tympan est blanchâtre, infiltré de dépôts graisseux, fibreux ou calcaires. Les fenêtres ronde et ovale sont épaissies, l’étrier est immobilisé et les articulations des osselets sont ankylosées.

Cette maladie débute par une seule oreille : l’acuité auditive diminue peu à peu, puis l’autre oreille se prend et le malade ne s’aperçoit de sa surdité que quand les deux oreilles ont perdu la plus grande partie de leur activité fonctionnelle.

Le bruit de la montre est encore entendu quand les sujets sont incapables de suivre la conversation. Les malades entendent mieux au milieu du bruit : ainsi, en chemin de fer, en voiture. La perception crânienne disparaît peu à peu. Les bourdonnements deviennent assez intenses après les repas, une émotion morale vive, etc.

Le tympan épaissi, principalement à sa périphérie, est jaune grisâtre ou blanchâtre, avec taches circonscrites dues à une incrustation calcaire. Le triangle lumineux disparaît, le manche du marteau est rétracté et la base postérieure apparaît nettement. Quand les osselets sont ankylosés le ‘ tympan n’est plus mobile.

Le pronostic est grave au point de vue de l’audition, car la maladie progresse assez rapidement pour aboutir à une surdité complète.

Les douches d’air sont de toute nécessité dans le traitement de cette forme. On doit les combiner avec l’insufflation de vapeurs d’éther iodhydrique ou d’iode, et les injections d’iodure de potassium au 1/30, de bicarbonate de soude au 1/20, ou de chlorhydrate d’ammoniaque au 1/30. Cette opération doit être répétée durant un mois ou six semaines, trois ou quatre fois par semaine. On doit de plus faire la raréfaction du conduit au moyen du spéculum pneumatique pour permettre de rétablir la mobilité du tympan. Nous avons obtenu d excellents résultats en pratiquant de légères pressions sur l’enveloppe externe, ce qui permet d’agir plus directement sur les osselets.

Nous n hésitons pas à conseiller l’emploi del’io-' dure de potassium et de fer à l’intérieur, et surtout les injections sous-cutanées de :

Bichlorure de mercure . 0,50 cent.

Chlorhydrate de cocaïne . û',10 —

Chlorure de sodium. ..... " o'iO

Eau distillée . \\\ . s0’

. . . * * . au gr.

Les injections doivent être répétées tous les deux jours pendant trois mois.

Dans les cas d’épaississement du tympan on a retire de bons effets de la perforation de la mena-

OTO

OTO

brane. On a encore eu recours à la section du muscle tenseur du tympan ou de la bourse postérieure, mais ces opérations doivent être réservées pour des cas spéciaux.

Otite moyenne purulente chronique. — (V. Otor-

^Otite interne. — L’otite interne est caractérisée par des vertiges, des troubles de l’équilibre, des nausées, des bourdonnements et de la surdité. Le malade peut avoir de la perte de connaissance, ou être pris de propulsion en avant ou en arrière, ou de rotation sur lui-même.

Les bourdonnements ressemblent à des sifflets aigus, des détonations, des chants d’oiseaux, etc.

Le traitement consiste dans l’emploi des antiphlogistiques généraux et locaux, des altérants (iodure et mercure), des révulsifs (vésicatoires, pointes de feu, séton), et du sulfate de quinine à haute dose.

Dr J. Baratoux.

La suppuration dure parfois des années, surtout s’il y a des végétations ou . des polypes dans la caisse, et il peut survenir des complications qui mettent la vie en danger. Au contraire, lorsque l’écoulement disparaît, l’oreille peut reprendre quelquefois son aspect normal, mais il est plus général de voir le tympan se couvrir de matières calcaires ou se reformer par un tissu cicatriciel lâche qui contracte assez souvent des adhérences avec la paroi labyrinthique.

Les complications les plus ordinaires sont :

\o La carie du rocher, qui peut déterminer la nécrose et l’élimination du limaçon, comme nous en avons signalé un cas remarquable chez un enfant de quelques mois;

3° Une méningite, par suite de la propagation de l’inflammation aux enveloppes du cerveau;

3° Un abcès du cerveau par le même procédé;

4° Une phlébite des sinus delà dure-mère;

5° Des ulcérations de la carotide interne ou delà

OTOPLASTIE. — Nom donné par les chirurgiens à une opération qui a pour but de restaurer l’oreille externe (V. Autoplastie). p- L-

OTORRRÉE. — Nom donné aux écoulements qui se font par le conduit auditif externe de l’oreille, principalement aux écoulements purulents. L’otorrhée succède soit à une otite externe, soit a une otite purulente aiguë. Elle peut encore apparaître d’emblée chez les sujets scrofuleux ou tuberculeux. 11 n’est pas rare de la voir survenir à la suite de la rougeole, de la variole, de la scarlatine ou de la fièvre typhoïde. ...

La muqueuse de l’oreille moyenne est épaissie, rouge, souvent granuleuse et recouverte de pus. Le tympan présente aussi cet aspect, il est fréquemment détruit ; les osselets sont assez fréquemment

entraînés par la suppuration.

Le conduit renferme une matière purulente, exhalant une odeur fétide; quelquefois on y voit du sang. Lorsqu’il existe des granulations, la sécrétion est abondante. Pour bien apercevoir tous les détails de la membrane, il faut faire une injection d’eau tiède contenant environ deux cuillerées a café de sulfate de soude pour un demi-litre d eau.

Le tympan se présente alors sous differentes formes : il est rouge, ou bleu jaunâtre en totalité, ou dans une partie de son étendue. Le manche du marteau et le triangle lumineux ont disparu. La perforation est plus ou moins grande, elle peut n’avoir que la dimension d’une tefe d epingle ou bien occuper la moitié et même la totalité de la membrane. Les petites perforations se reconnaissent à leur point lumineux animé de pulsations ou à des bulles d’air qui sortent par son ouverture lorsqu’on fait passer de l’air dans l’oreille moyenne. Les grandes perforations laissent voir la paroi interne de la caisse.

Il survient de temps en temps des formes aigues avec douleurs assez vives. L’audition est alteree, surtout lorsque les osselets sont détruits, les malades accusent des bourdonnements, moins souvent cependant que dans la forme sèche. Le goût peut être altéré par suite d’une lésion de la corde du tympan.

veine jugulaire;

6° Une paralysie faciale.

Le traitement de l’otorrhée s’adresse tant a la diathèse qu a l’état local; aux scrofuleux, on prescrira de l’huile de foie de morue, les ferrugineux ; aux syphilitiques, du mercure, de l’iodure de potassium, etc.

Comme traitement local, on ordonne des injections d’eau tiède rendue antiseptique par l’addition d'acide borique, d’acide salicylique, de biiodure de mercure, comme nous lavons dit précédemment; puis l’on essuie bien le conduit après avoir fait une insufflation d’air au moyen d’une poire introduite dans- les narines. Enfin ôn fait usage de poudre d’acide borique dans les perforations larges ou d alcool boriqué dans les autres cas, ainsi que lorsque la muqueuse est couverte de végétations. 11 est bon de faire de temps en temps, tous les cinq ou six jours, une instillation de nitrate d’argent au dixième, si la guérison ne survient pas par les instillations d’alcool boriqué. .

Lorsque 1 écoulement sera guéri, s il persiste une perforation, on fera usage avec avantage d’un tympan artificiel. Ce tympan consiste en une plaque de baudruche, de caoutchouc, de toile, etc., fixée à une tige en fer ou à un fil de soie. La membrane artificielle est alors portée sur le tympan, de manière à bien obstruer les bords de la perforation. Souvent, à la suite de cette opération, on obtient une amelioration notable de l’ouïe. Dr J. baratoux.

OTOSCOPE. — Nom donné à un instrument employé pour l’examen du conduit auditif VY. Otos cop e ). p- L‘

OTOSCOPIE. — On nomme ainsi la méthode employée pour examiner l’oreille.

Pou. explorer le conduit auditif et le lympan, on emploie un miroir qui projette la lumière sur ces parties et un spéculum qui permet decarter les

PTndoietTonner‘la préférence à la lumière diffuse du iour ou à son défaut à une lumière blanche que l’on obtient avec une lampe à pétrole ou mieux avec un bec de gaz entouré d’un verre bleu et d’un

OTO

appareil â concentration composé d’un réflecteur et d’une lentille convexe.

Au moyen d un miroir concave [fig. 994) à main

. Fig. 994.

Fig. 995.

Fig. 991. — Miroir concave pour l’examen oloseopique. -Fig. 995. - Jeu de trois spéculums pour pratiquer l’otoscopie.

ou fixé au front, par un bandeau, on dirige la lumière dans l’intérieur du spéculum [fig. 995) qui devra être en caoutchouc durci et avoir la furme d’un entonnoir.

La recherche de l’acuité auditive , se fait au

Audiometre de Baratoux, pour rechercher l’acuité auditive.

moyen de. la montre qui, d’abord éloignée de l’oreille, en est rapprochée peu à peu, du diapason ou mieux duo audiornèfre. comme celui que nous avons fait construire par M. Gaiffe [fig.

OVA

ploie [pour cela la montre, le diapason et 1- ' mèlre. * laudios

Pour connaître le degré de pêrméabi'ité a trompe d’Eustache, on a recours aux procès-6?1 Vulsava ou de Politzer. Le premier consiste àf-de une expiration forcée, le nez et la bouche étant fermes; le deuxieme à insuffler dans les fosses ^ sales de l’airavec une poire en caoutchouc/^ > H au moment où le malade avale une gorgée d’eau Dr Baratoux,

OUATE. — La ouate n’est autre chose que d» coton cardé réuni en feuilles d’une épaisseur mb.le entre 1 et 3 centimètres, que l’on emploie en' chirurgie soit pour entourer une articulation at teinte de rhumatisme, soit pour envelopper un membre foulé ou fracturé, avant d’appliquer un bandage roulé, etc. On emploie aussi beaucoup la ouate pour abriter les brûlures du contact de l’air et pour le pansement des plaies (V. Pansement).

OUÏE.” L’ouïe est le sens qui nous fait percevoir les sons; l’oreille est son organe (V. Oreille ).

OURAQUE. — Nom donné par les anatomistes au canal formé par la portion moyenne de 1 \dlantoide qui s’étend de la poche urinaire vers l’ombilic, pendant les premiers temps de la vie fœtale, puis s atrophie, s’oblitère et se trouve réduit, chez le fœtus à terme, à un simple cordon fibreux qui s’étend du sommet de la vessie à l’ombilic et disparaît complètement dans le cordon ombilical [V. Allaniüde, Œuf). ■ . p L'/,4

Fig 997. — Insufflateur en caoutchouc.

La perception crânienne sirt a s’assurer de la transmission du sou par les os du crâne. On em-

OVAIRES. — Anatomie — Les ovaires sont des organes devinés' à sécréter les ovules. Ils ont donc chez la femme des fonctions analogues à celles des testicules chez 1 homme, de là le nom de le*fes munv • . llT , (i,ll’on IeuF donne quelquefois. Les

auouel ik«! f aC6S de Chaqüe eAté de l’utérus, annpiip r S°nt UniS par un propre qu’on

f L"gament de lova*re- Us sont main ténus

SfieudrUef^°r 6

Sr &Jï3*C

face< de’iiv hn fdll'e fillon hmr reconnaît deux: térieure est u1** 8 et d<n,x ex,rémités. La face ancien avant lSS,S'èXe .rfl»apd® e" haut

jeune fille nui n’a°r s,1Périeur sont lisses chez la au contraire m PaS enct)l’H été régi -e. Elles sont, etoifrés cl ez’ la rIVertflS de «*«*!•*» Mnéairés or

des entai: et qili aeU

un peu déprifnéVL ' dvfen u,‘’ l,t môm®

en avant r J ~ a n est .dirigé en lias et

dépréssion du horJ inferieur par

OYA

OYA

laquelle pénètrent les vaisseaux qui se rendent à de tissu conjonctif auxquelles se mélangent des

l’ovaire et ceux qui en sortent, prend le nom 'de fibres musculaires appartenant, soit à l’ovaire

hile de 1 ovaire. même, soit aux ligaments qui se rendent a cet or-

C’esl aux lèvres de ce bord inférieur que se fixe gane. On y trouve également un grand nombre de

le péritoine du ligament large, si bien que les faces de l’ovaire et le bord supérieur sont dépourvus de ce revêtement séreux.

L’extrémilé interne donne attache au ligament de 1 ovaire, qui fixe cet organe à l’angle supérieur de l’utérus.

A l’extrémité externe, est attachée la grande frange du pavillon de la trompe.

Le diamètre transversal ou longueur 4e l’ovaire est d’environ 4 centimètres. Son diamètre vertical de 2 centimètres et son épaisseur d’une face à l’autre de 1 centimètre 1/2. Fig. 998.

iCe volume peut doubler pendant la menstruation, Coupe des organes génitaux internes de la femme,

au moment où la vésicule de de Graaf est prête à tVus P3^ deraei,e-)

se rompre (V. Ovulation). Le poids de l’ovaire est A. Bord supér’eurou fond de l’utérus. — B. Cavité de l'utérus ou

de 8 à 8 grammes dans la période intermenstruelle.

L’ovaire est formé par un parenchyme partl-CU- partie antérieure.'— F, F. Ovaire dont on a enlevé la moitié

lier. Si on le divise perpendiculairement à sa sur- antérieure. — G. Cavité du vagin,

face, on distingue trois com-hes différentes : 1° une '■ ; .

externe ou couche épithéliale ; 2° une moyenne, la vaisseaux, ce qui donne à cette portion de l’ovaire .■couche ovigène ; 3’ une interne ou stroma. Quel- une coloration rougeâtre et une consistance sponques auteurs donnent le nom de stroma à la réu- gieuse.Onn'y rencontre aucune vésicule de de Graaf.

l'CÔHslMCÔ U/C UC \JTi U/U J ,

du nom de l’auteur qui ie premier les a mis en .évidence, sont extrêmement nombreuses dans cette couche qui n’a cependant pas plus d’un millimètre d’épaisseur. Les recherches du professeur Sappey lui ont permis d en évaluer le nombre à 300,000 pour chaque ovaire, soit donc près de 600,000 pour chaque femme à l’âge de la puberté. Chose singulière, chez le fœtus les ovisacs sont déjà en aussi grand nombre, de sorte qu’on ne peut pas dire que l’ovaire sécrète les ovules, c’est un organe de réception. Les ovules qui y sont se développent et sont là exposés à la fécondation. Qu’ils soient tecondés ou non, les phénomènes de lamaturite des ovules ne s’en produisent pas moins. Cest ce que nous étudierons au mot Ovulation.

3° Le stroma, espèce de champignon sur Icfiue s’étale la couche ovigène, est constitué par des fibres

-Fig. 999. — Coupe de l’ovaire d’une chatte en gestation.

1. Follicule de de Graaf à l’état rudimentaire. — 2. Follicule commençant à être entouré d’un cercle vasculaire. — 3, 4, 5,

6, 7, 8. Follicules à diverses périodes de développement; on y voit la membrane granuleuse et le disque proligère. Dans 5, 6,

7 et 8, on constate quél’ovule occupe le point de l’ovisac oppose à la s- rface de l’ovaire. — 9. Petit follicule sur lequel la section n’a enlevé qu’un disque de la membrane vitelline. 10- Follicule demi-ouvert dont l’œuf s’est échappé par la section. — . 11. Portion intacte de la paroi folliculaire à travers laquelle on voit, par transparence, la membrane vitelline. — 1-. Veine centrale d’un corps jaune. - 13. Artère périphérique du même corps jaune. - 14. Gros vaisseaux du stroma de 1 ovaire.

Les artères de l’ovaire viennent de 1 ovarique ou de l’utéro-ovarienne; elles sont obligées, pour parvenir au hile de l’ovaire, de ramper entre les deux feuillets du ligament large, et avant de pénétrer dans l’organe elles prennent une forme en spirale

Page 1