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entourées par les fibres musculaires qui tapissent les feuillets de ces mêmes ligaments larges Les veines sont également flexueuses et forment un lacis très compact au-dessous de l’ovaire. Ces veines et ces artères entourées de fibres musculaires, constituent un véritable organe érectile. Ce qui explique le mécanisme de la déhiscence des follicules de de Graaf.
Les ovisacs ou vésicules de de Graaf sont constitués par une membrane d’enveloppe au milieu de laquelle se trouve un liquide. Tout autour de cette membrane d’enveloppe et la doublant intérieurement, on remarque une couche de granulations plus épaisse, en un point au milieu duquel se rencontre l’ovule. Cette couche de granulations porte le nom de membrane granuleuse, et on appelle la partie épaissie disque proligère {fi g. 999).
Au moment où l’ovisac dilaté se rompt pour donner passage à l’ovule, il présente en général un diamètre de 1 1/2 à 2 millimètres, juste le double de l’épaisseur de la couche ôvigène dans laquelle il était contenu avant d’avoir subi les phénomènes de la déhiscence.
L’ovùle, au moment de la rupture de la vésicule de de Graaf, n’a pas plus de 2 dixièmes de millimètres de diamètre, il représente alors une cellule sphérique entourée d’une enveloppe épaisse qu’on nomme membrane vitelline ou zone transparente. En dedans, on trouve une liqueur granuleuse nommée jaune ou vitellus. En un point de ce liquide granuleux, on aperçoit un noyau appelé vésicule germinative, ét dans ce noyau un nucléole ou tache germinative.
Nous avons suivi les transformations de ces éléments en décrivant l’œuf; nous n’y reviendrons pas.
Anomalies. — Les ovaires peuvent manquer complètement ou avoir un développement rudimentaire Cetie anomalie est rarement isolée, et presque toujours on rencontre d'autres malformations des organes génitaux, comme une absence totale d’utérus ou un développement incomplet de cet organe. Dans ces cas, les femmes restent généralement de petite taille, ou leur type se rapproche de celui du sexe masculin. C’est ainsi que les muscles de- ™™ent. trèS- voIumineux> . le système pileux est très développe, on le rencontre sur les membres et
C’eï d0nc dans cette ca^orie que rentrent certaines femmes à barbe, à la voix duré et grave Le sens genésique, chez ces individus fait a peu près complètement défaut.
Hernie - L’ovaire peut, dans ces déplacements sortir de la cavité abdominale; mais il est rare aué cet organe se rencontre seul dans les hernies in guinales, crurales, ombilicales, vaginales, etc Près que toujours, on y trouve également, une anse intestinale avec laquelle l’ovaire avait contracté des adhérences. Cependant, on a pu également observer Tovaire seul dans ce genre de déplacement, et ce qui a quelquefois permis d’en reconnaître l’existence, c’est justement la fluxion périodique à laquelle cet organe est soumis par le fait de Yonv laiton.
On doit toujours, autant que possible, réduire les hernies de l’ovaire en faisant rentrer l’organe dans
OVA
l’abdomen, et en plaçant sur l’ouverture
ne i ovaire quand il y a ét — ment, on suivra les préceptes énoncés à l’art' î Hernies. Nous devons ajouter qu'on peut -q hernie, même après le débridement, est irréductib] recourir à l’extirpation qui est le seul moyen al ^ de faire cesser les accidents graves de l’étranJr ment. 8 e'
Inflammation de l’ovaire. — (V. Ooarite.)
Kystes de l'ovaire. — Parmi les tumeurs de l’ovaire, qui sont à peu près celles que l’on rencontre dans les autres organes, les plus fréquentes sans contredit sont les kystes. Ces kystes sont divisés en kystes uniloculaires quand il n’y a qu’une seule poche et en kystes multiloculaires quand la poche est divisée en plusieurs parties. Car, on peut trouver sur un même ovaire plusieurs kystes uniloculaires à des degrés divers de développement, mais ne formant pas un kyste multiloculaire. On les appelle aussi kystes folliculaires. Il existe encore une autre sorte de kystes de l’ovaire : ce sont les kystes dermoïdes, cavités dont les parois beaucoup plus épaisses que celles des kystes proprement dits, renferment dans leur intérieur des parties organisées comme des cheveux, des dents, des os plus ou moins bien formés, de la matière caséeuse, et du pus quand ce kyste s’est enflammé, etc. -J
Les kystes de l’ovaire qu’on a observé quelquefois . chez des enfants ou des jeunes filles sont beaucoup plus fréquents chez la femme de 30 à 40 ans, c’est-à-dire pendant la période d’activité de sa vie menstruelle. On s’accorde généralement à admettre que ces kystes tirent leur origine des vésicules de de Graaf ou ovisacs, et ne seraient autre que de véritables hydropisies de ces cavités avec hypertrophie de la membrane d’enveloppe.
Il est remarquable que les kystes siègent plus fréquemment à gauche qu’à droite, et on en rencontre rarement sur les deux ovaires à la fois. ■ Leur volume est très variable, depuis celui d’une noisette jusqu à celui d’un ballon d’enfant; on a pu en retirer jusqu'à 20, 30, 40 et même 73 litres de liquide. Ce liquide varie de composition. Quelque fois- il est transparent, limpide, d’une couleur jaune paille. D’autre fois plus ou moins filant, opaque, rappelant la couleur de la gélatine. 11 contient quelquefois du pus et du sang. Enfin certains kystes contiennent un produit gélatineux ne s’écoulant pas, pris comme la gelée de viande, mais d’une coloration beaucoup plus claire.
En général, le liquide clair citrin vient d’un kyste uniloculaire, quoique on observe aussi dans ces memes kystes le liquide filant, sirupeux, coloré, dont j ai parle, mais cela indique un kyste qui a déjà plusieurs années d’existence et surtout un kyste qu on a déjà une ou plusieurs fois ponctionné.
La cavité des kystes ovariques peut être franchement uniloculaire, représentée en quelque sorte par une vessie distendue par un liquide. Quelqueo , tout en étant uniloculaire, la cavité peut être su îvisee par des brides, des cloisons incomplètes ïnnSnnanrtt0^0U^SLinelibre circulation du liquide • Ces divisions peuvent être visibles à l’ex*
térieur et donner à la poche kystique un aspect bosselé.
• Les kystes multiloculaires qui sont les plus .frequents, se présentent sous forme de poches plus ou moins nombreuses, accolées les unes aux autres (figi 100). On admet ou bien que ce sont des kystes qui ont dès leur formation contracté des adhérences et se sont développés simultanément, ou plutôt que sur la poche même d’un premier kyste s’est formé un ou plusieurs autres petits kystes ayant à leur tour donné naissance à un certain nombre de poches secondaires ou tertiaires, de sorte que l’ensemble représenterait assez une volumineuse grappe de raisin dont tous les grains seraient serrés et adhérents les uns aux autres. Ces cavités ne communiquent pas entre elles.
La paroi des kystes de l’ovaire est généralement lisse et luisante en dehors, mais inégale et couverte de villosités en dedans.
Souvent les kystes contractent des adhérences avec les organes contenus dans l’abdomen, l’utérus, la vessie,. l’intestin, le foie, l’estomac, mais c’est principalement avec la paroi abdominale antérieure, surtout au niveau de l’ombilic.
Ces adhérences sont généralement le résultat d’un travail inflammatoire, de petites péritonites partielles qui ont eu lieu pendant la prolifération du kyste, ou bien à la suite de plusieurs ponctions successives. . ,
Les kystes ovariques sont sessiles ou pédiculises. Ces derniers sont les plus fréquents. Le pédicule est généralement formé par les tissus, voisins du lieu d’implantation qui ont été attirés en haut pendant le développement du kyste. Aussi voit-on dans la composition de ce pédicule la trompe, le ligament de l’ovaire, le ligament large et les vaisseaux qui le parcourent. Ces derniers ont pris alors ;un développement considérable et leurs rameaux, qu’on aperçoit sur toute la paroi kystique, , forment des nervures assez volumineuses dirigées dans toutes les directions. .
Quant à l’ovaire qui a donné naissance a la tumeur, on n’en trouve souvent que des traces éparses de côtés et d’autres comme si au début cet organe avait été éclaté par le développement dans son intérieur de la tumeur folliculaire. ,
Au début, il est rare que les kystes de l’ovaire dénotent leur existence par des symptômes bien saillants, aussi est-ce avec une certaine difficulté que les femmes peuvent renseigner le médecin sur le côté où elles ont reconnu la présence de la tumeur. Elles ne se plaignent que d’un peu de pesanteur, de la fièvre, quelquefois des névralgies dans l’un des membres inférieurs, principalement des lourdeurs sciatiques, de la lourdeur dans ce membre, un embarras dans le bas ventre. La menstruation peut être irrégulière sans que ce soit inévitable, elle est rarement supprimée à moins que les deux ovaires ne soient en même temps envahis et encore n’est-ce pas là une règle absolue. La pression du kyste contre la vessie détermine des besoins fréquents d’uriner et on constate égale¬
ment de la constipation produite par la compression du rectum.
J. 1CUUU1.
Les malades peuvent apprécier elles-mêmes le développement de la tumeur, qu’elles rencontrent au début dans une des deux fosses iliaques et qui, bientôt, envahit le bassin et la cavité abdominale. Le kyste peut être si volumineux qu’il occupe dans cette cavité une place considérable comprimant et repoussant tous les organes qui y sont contenus et
Fig. 1000.
Kyste multiloculaire de l’ovaire gauche. (Fort.)
1. Utérus. - % Pédicule du kyste. — 3. Loge pleine de liquide transparent. — 4. Loge pleine d’un liquide brunâtre.
distendant la paroi abdominale plus .que ne le fait une grossesse même gémellaire. La peau est lisse et tendue comme si elle allait se rompre, la cicatrice ombilicale est totalement effacée, l’anneau distendu. La femme éprouve de l’essoufflement produit par la difficulté du jeu du diaphragme et des muscles pectoraux. Les déjections sont troublées. Des palpitations se produisent à chaque instant. Les membres inférieurs sont infiltres, la malade peut a peine marcher, enfin les étouffements et les menaces de suffocation sont tels qu’on craint a chaque instant l’asphyxie. En même temps l’état general est profondément altéré, l’alimentation se fait mal, la maigreur s’accentue, la malade est épuisee par la sécrétion des parois du kyste, et le visage prend une apparence particulière qui lui a fait donner le nom de faciès ovarien. C’est à ce moment seulement que se développe la fièvre qui n’est que le résultat de l’épuisement plutôt que d’un état inflammatoire local. . , . ■,
Il n’est pas facile de diagnostiquer le kyste de l’ovaire au début de sa formation, car la tumeur qui en résulte, au lieu de déterminer d abord une
augmentation du volume du ventre a plutôt de la tendance à s’enfoncer dans le bassin; mais plus
tendance a sbmuuto
tard, quand le kyste a franchi le détroit supérieur, soit par les commémoratifs, soit par 1 examen di-
soit par les cüiuiuciuuio....-, — ~ r
rect il devient assez facile de reconnaître cette maladie II faut avoir soin principalement de ne pas confondre le kyste de l'ovaire avec une ascite, une hydropisie enkystée du péritoine, une tumeur fibrokystique de l’utérus, une grossesse compli-
DlCTIONNAIRE POPULAIRE DE MÉDECINE USUELLE.
quée à’hydropisie de l'amnios. Dans ce dernier cas, la suppression des règles, les mouvements el les battements du cœur du fœtus, le ballottement, indiqueront une grossesse, et l’existence du liquide dans la cavité utérine deviendra manifeste par les changements opérés vers le segment inférieur de cet organe, modifications faciles à constater par le toucher. Il faut se rappeler que dans les kystes
Fig. 1001. — Kyste multiloculaire de l’ovaire.
1. Grand kyste développé dans l’ovaire droit donnant lieu à une matité très étendue, occupant toute la partie droite de l’abdomen et dépassant l’ombilic pour s’avancer dans le flanc gauche; les parties mates sont indiquées par des lignes transversales et les limites du kyste, par une ligne ponctuée circulaire.
2. La partie supérieure du kyste se compose d’une foule de petites loges indiquées par des lignes ponctuées ; elles donnent également lieu à une matité qui se confond plus haut avec celle du foie (-1).
3. Zone sonore occupant .l’épigastre et la partie gauche de l’abdomen; elle répond au tube digestif refoulé en ce point par le kyste.