‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 182 sur 289 · POTASSE — - T · texte numérisé non relu

POTASSE — - T

comprend la pota^purf °U hydrate de potaSS? la potasse impure on ï f 011 Votasse à l’alcool et â cautère s oTZZ Z T 4 cham »" t***

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et son action éminem p oauit Par sa déliquescence qui est encore deux o!?*nt. C01T0sive une eschare le morceau lentîcnlaiL j fois Plus grande que n’en est pas moins util! A?.1 on s’est servi- Elle cules, à l’ouverture Ha ï a 1 etablissement de fonlila fosse iliaque Mais i PStes du i"0*8 ou d’abcès de tion ses effets ’tooim, Ia? éveiller avec attentraîne après elledÂ* ’.de mainte qu’elle n’en- 8 accidents fâcheux. Sa force

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est épuisée au bout de 5 à 6 heures de contact. On retire l’appareil, on incise crucialement la partie mortifiée, on remet au fond de la plaie un nouveau grain de potasse' et l’on continue ainsi jusqu’à ce qu’on soit parvenu à ouvrir l’abdomen et à obtenir une inflammation adhésive du péritoine.

Autrefois on n’employait pour ces sortes d’opérations que la potasse caustique. Frappés, depuis, de la lenteur de ses effets accompagnés de vives souffrances et de l’irrégularité de son eschare, les praticiens l’ont remplacée par une poudre formée d’un mélange de 5 parties de potasse à la chaux avec six parties de chaux vive qu’ils ont désignée sous le nom de poudré de Vienne. Cette poudre réunit toutes les conditions d’un escharotique puissant, rapide et exempt d’inconvénients. Pour s’en servir, on la délaye dans quelques gouttes d’alcool de manière à en . former une pâte molle, appelée pâte de Vienne; on applique cette pâte absolument comme le morceau lenticulaire de potasse caustique, l’effet est produit dans l’espace dè dix minutes à un quart d’heure, la partie mortifiée tombe au bout d’une douzaine de jours sans complications, pourvu qu’on n’ait pas mis une couche de pâte qui dépasse la dimension d’une pièce de cinq centimes. Avec cette pâte, on perce les abcès froids et les kystes hydatiques, on établit des fonticules sur les points d’électiompour modifier la crase du sang, on trouve des cautères sur la poitrine des sujets catarrheux ou tuberculeux ainsi que le long de la colonne vertébrale dans les maladies de la moelle et des vertèbres.

La poudre de Vienne ne pouvant remplir toutes les indications, Filhos a eu l’heureuse idée de fondre au feu et de solidifier dans des tubes de plomb un mélange de cinq parties de potasse pour une partie de chaux vive de manière à obtenir un crayon aussi maniable que le crayon de nitrate d’argent. Ce caustique a pris le nom de caustique Filhos et rend des services là où la poudre de Vienne ne peut être d’aucune utilité. Ainsi, il sert à escharifier le col de l’utérus, à brûler les végétations, à cautériser les cancroïdes, à réprimer les bourgeons charnus exubérants, etc.

Carbonate de potasse. — Le carbonate de potasse, différemment désigné par les noms de carbonate neutre, sous-carbonate, potasse du commerce , sel de tartre, s’obtient soit par lixiviation des cendres de la plupart ,des végétaux, ce qui donne les potasses du commerce désignées, selon les provenances, sous les noms de potasses d’Amérique, de Russie ou des Vosges ; soit par simple calcination de la crème de tartre, ce qui produit une espèce plus pure et spécialement réservée à l’usage pharmaceutique. Ce dernier carbonate est blanc, pulvérulent, d’une saveur âcre et caustique, très eliqnescent à l’air et par conséquent très soluble dans l’eau ; il est, en outre, insoluble dans l’alcool et verdit fortement le sirop de violettes.

Les propriétés physiologiques et thérapeutiques poiiS0liS'Car^0nate P^sse diffèrent un peu de cènes de sa base. En effet, tandis que celle-ci est onp^>ISSa^ caustique, celui-là ne peut faire l’office tinn« ex,cjîfnt l°cal- Aussi les bains, lotions, injec- > pediluves et pommades devront être préparés

avec ce dernier agent et non avec la potasse pure- De même pour l’usage interne, le sous-carbonate devrait être préféré s’il n’avait, lui aussi, l’inconvénient d’irriter un peu trop les voies digestives, cela n’a pas empêché certains expérimentateurs de le donner à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme dilué dans une grande quantité d’eau comme diurétique, lithontriptique et modificateur de la nutrition.

Pour en revenir à son usage externe, nous, devons faire remarquer que la lotion alcaline titrée de 1 pour 8 à 1 pour 20 est utile dans le pityriasis, le lichen, le prurigo, l’acné, l’eczéma, le prurit des parties génitales ; que le pédiluve alcalin préparé avec 125 grammes pour suffisante quantité d’eau chaude est un révulsif hygiénique précieux, un anti-herpétique local utile contre les affections cutanées lichénoïdes ; enfin que la pommade alcaline contenant 10 grammes de potasse du commerce pour 40 grammes d’axonge rend des services en onctions journalières contre la teigne, les affections papuleuses ou squameuses.

Sesqui-carbonate de potasse. — On désigne par le nom de sesqui-carbonate, de potasse un sel blanc, soluble dans l’eau, dont les propriétés chimiques , physiologiques et thérapeutiques sont intermédiaires à celles. du carbonate neutre et du bicarbonate. Il pourrait remplacer le premier de L ces sels dans toutes les prescriptions du même ordre.

Bicarbonate de potasse. — Le bicarbonate de potasse, bicarbonate potassiqué, carbonate saturé de potasse (KO, 2 CO2) est un sel blanc, disposé en cristaux prismatiques rhomboïdaux, inaltérables à l’air, d’une saveur alcaline sans âcreté, soluble dans quatre parties d’eau froide; sa dissolution soumise à l’ébullition dégage de l’acide carbonique êt donne du sesqui-carbonate qui reste dissous. Si l’ébullition . est . très longtemps prolongée, le. sel perd des quantités croissantes d’acide carbonique et finit par se transformer en carbonate neutre. D’où il s’ensuit que le bicarbonate est moins irritant que le sesqui-carbonate, lequel, à son tour, l’est moins que le carbonate neutre et la potasse. En d’autres termes le bicarbonate de potasse est le moins irritant des sels potassiques alcalins et le seul que l’on doive affecter aux usages médicaux internes. Ses applications à la thérapeutique sont, malgré cela, assez restreintes, parce que dans la généralité des prescriptions on lui préfère le bicarbonate de soude comme moins énergique et plus facile à supporter. Dr marc, camboulives.

POTASSIUM. — Le potassium, découvert par Humphry Davy, en 1807, est un métal d’une couleur blanc argent, mou à la température ordinaire, qui s’oxyde facilement à l’air en se convertissant en potasse, et qui décompose l’eau en s’emparant de son oxygène avec un développement de chaleur tel que l’hydrogène qui se dégage s’enflamme à l’air et brûle avec une flamme violette. Le potassium est inusité en médecine à l’état de métal, mais deux de ses composés, le bromure de potassium et Yiodure de potassium (V. ces mots), sont très employés. p. h.

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POTENTIEL. — Nom donné à une variété de cautère (V. ce mot). P< L

POTION. — On donne ce nom à une préparation pharmaceutique magistrale liquide, destinée à 1 usage interne. Les potions sont composées -d’un véhicule aqueux (eaux distillées, infusés, décoctés), à la dose de 80 à 120 grammes, et d’un édulcorant (sirop, mellite, etc.), à la dose de 10 à 40 grammes, dans lesquels on peut dissoudre, délayer ou suspendre divers principes médicamenteux (extraits, teintures, poudres, sels). La quantité moyenne d’une potion est de 150 grammes, c’est-à-dire dix cuillères à soupe environ. Une potion se prend par cuillerées d’heure en heure, ou à des intervalles plus ou moins éloignés.

On distingue trois genres de potions : les juleps, les loochs (V. ces mots) et les potions proprement dites. Celles-ci sont toutes les préparations de ce groupe qui ne sont ni des loochs ni des juleps. Deux cas peuvent se présenter : ou les substances qu’on a à mélanger sont facilement solubles, ou elles ne le sont pas. Si les substances sont facilement solubles, il suffit de les mettre ensemble dans un même flacon, de les remuer pour en obtenir une solution complète et en former un tout homogène, doué de propriétés sui generis. Si elles sont difficilement solubles et troublent par cela même le transparent de la potion, comme les résines, les gommes résines, les teintures alcooliques ou éthérées, les huiles fixes ou' essentielles, les poudrée, les extraits, on les traite différemment.

Les premières s’émulsionnent avec un jaune d’œuf, de la gomme arabique ou de la gomme adragante, avec de la gelée d’amidon, de la décoction de graines de lin, de racines de guimauve. Les poudres, préalablement réduites en une poussière impalpable, se triturent avec le sirop avant de jnettreles autres principes constituants. Les extraits, les electuaires, les conserves se délayent par simple trituration dans un mortier, en ajoutant peu à peu les liquides jusqu’à ce que leur désagrégation soit complète. Les matières volatiles se versent les dernières au moment de boucher.

Les potions sont d’un usage excessivement fréquent. Il n est pas de maladie aiguë ou chronique d une certaine durée où l’on n’en prescrive un certain nombre. Ce sont des préparations magistrales qui conviennent à toutes sortes de médications et l’on formule ainsi suivant les cas des potions antispasmodiques, toniques, fébrifuges emménagogues, astringentes, etc.

Dr Marc. Cakboulives.

POTIRON. — (Y. Courge.)

POTT (mai. de). — (Y. Vertébral.)

POU. — Le pou est un insecte parasite, ovipare, qui se développe avec une rapidité telle, que les œufs sont éclos au bout de six jours, et que dix -huit jours après leur naissance, les petits peuvent se reproduire. Trois espèces vivent en parasites sur le corps de l’homme : 1 epou de la tête, le pou du corps et le pou du pubis, vulgairement appelé morpion.

Les poux de la tête s’observent surtout chez 1 enfants malpropres atteints de maladies du c ^ chevelu, chez les convalescents de maladies grave'1.

Fig. 1086. Fig. 1087.

Pou de la tête. Pou du pubis.

chez certains individus cachectiques; les poux peuvent se multiplier à l’infini, envahir tout le corps et déterminer diverses éruptions (maladie pédiculaire). Les poux ne peuvent en aucune circonstance se développer spontanément, mais il est certain que les conditions dont nous venons de parler favorisent beaucoup leur multiplication.

Coupez les cheveux, faites des lotions savonneuses, saupoudrez les parties atteintes avec de la graine de persil pulvérisée; ou enfin faites des onctions avec l’onguent mercuriel.

Les poux de corps sont détruits par quelques bains sulfureux.

Les, poux du pubis ou morpions occupent les poils du pubis, parfois ceux de l’aisselle et de la barbe, ils déterminent des plaques rouges et une vive démangeaison ; on les tue très facilement avec 1 onguent napolitain, l’huile de pétrole, une solution de sublimé, etc. D, IjÉ0N Moynac.

POUCE. — (V. Doigts.)

POUDRES. — On donne le nom de poudres a matières pulvérulentes que l’on obtient en rédi sant certaines substances médicamenteuses solid en particules plus ou moins ténues. Elles sc fournies par les trois règnes de la nature et d’exposer ic'ar diff®rents Procédés qu’il est inut

QALHUr?c°U^reS s?nt en nornbre incalculable; ell i eil ?eux SraDdes sections : les po • . P SS 6t leS poudres composées. Les poudi

le^?nnH.ne ?0mprennent qu’une seule substanc nlu'ùpiiï'c68 £°]11Posees sont formées de deux ou plusieurs substances réunies.

de cnnlrM PfS pr.éParer d® trop grandes quanti! substaxfces J" f01S parce estreconnu que 1 lorsuu’elles nnt ??.nS(^v®rit mieux en entier q dernier état oii boites en poussière. Dans l’ai? et se riépp68 atÜrent facile™nt l’humidité . Aussi est il i °.mP°?ent avec une facilité extrêno

mesbTenU? ÿ de leS COnserver dans- d

rayons lumino ’ k,en ^errn®s, exposés à l’abri d il n’est Das A* °P,des excès de température, que les poudres ^dl^,ament plus souvent emplo s» d n en est pas non plus dont

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médecine retire de meilleurs effets. On les prescrit habituellement en paquets, seules, ou mêlées avec une substance inerte lorsqu’elles sont très actives et qu’elles s’ordonnent en très faible quantité. On les fait prendre avant, au commencement ou après les repas, suspendues dans un véhicule, tel que l’eau, le lait, le vin, une tisane, une eau distillée, incorporées dans du miel, du sirop, des confitures, ou enveloppées dans une tranche de soupe, du pain azyme, un pruneau, un grain de raisin ; ou encore enfermées dans les capsules LeEuby ou les cachets médicamenteux de Limousin (Y. ces mots), sans compter que, mêlées à d’autres substances, elles servent à composer des potions, des électuaires, des mixtures, des pilules, des dragées et une foule d’autres produits médicamenteux.

La dose à laquelle on les administre varie beaucoup ; elle peut être comprise entre un milligramme jusqu’à un et plusieurs grammes par jour. Tout ce qu’on peut en dire de plus général, c’est que leur activité est en rapport avec la substance qui les fournit. Les poudres destinées à l’usage externe sont utilisées : tantôt telles quelles, en applications topiques sur les plaies, en inhalations par la bouche ou les narines, en insufflations dans les yeux, les fosses nasales, le canal de l’urèthre, le vagin, etc.; tantôt sous forme de solutés, de pâtes, de cataplasmes, etc. Dr marc Camboulives.

POUDRES (OUVRIERS EMPLOYÉS A LA FABRICATION OU A la manipulation des). — Hygiène professionnelle. — On sait que la poudre de guerre, la poudre de chasse et la poudre de mine sont formées par un mélange en proportions variables, de nitrate de potasse ou salpêtre, de soufre distillé en masse, et de charbon de bois finement pulvérisé. Ces trois matières sont d’abord préparées chacune séparément pour être amenées au degré de finesse voulue avant d’être réunies dans un mélange qui subira encore certaines manipulations, comme le pilonnage, le séchage, le criblage et le lissage, avant d’arriver au dernier degré de perfectionnement cherché pour .chaque espèce de poudre.

Il n’y a pour les ouvriers qui se livrent à la fabrication de la poudre aucun autre danger que celui de l’explosion. Je ne parle pas ici des pré-' cautions que prendront les ouvriers chargés soit de la distillation du soufre, soit de la carbonisation du bois qui doit fournir un charbon sec, très léger, très friable, à cassure nette et lisse. Les premiers devront surtout éviter l’aspiration des vapeurs d acides sulfureux, les seconds se tenir en garde contre les accumulations d’oxyde de carbone.

Pour mettre à l’abri des explosions les ateliers °tt ^rique la poudre, ils doivent être cons uits d’une certaine façon. Ils ne doivent pas conemr de fer, au moins d’une manière apparente, ni ucune substance qui, par un choc, pourrait déterermmer la production d’une étincelle. Les ouvriers ■ 01v6Qt avoir sur eux ni allumettes, ni couteau, les °*r 68 en a.c‘er- doivent, avant d’entrer dans s j <rlers> retirer leurs chaussures et mettre des de trS-i011 des chaussons de lisière. Les chambres des a&Vai1 ?eront largement aérées, et refroidies par spersions d’eau sur les planchers et sur les Dictionnaire polulaiiie de Médecine usuelle.

toitures. Les rayons du soleil devront être arrêtés par des rideaux d’une épaisseur convenable.

Quand la poudre préparée est destinée au chargement de cartouches, la quantité de poudre est divisée en petites fractions et distribuée à des ouvriers dans des bâtiments isolés les uns des autres, de manière qu’une explosion survenant dans l’un d eux, se trouve limitée, par suite de la petite quantité de poudre mise en manipulation, et que l’incendie qui suit presque infailliblement cet acci- • dent ne se propage pas aux autres ateliers.

Les précautions que prendront les ouvriers dans le travail des poudres de guerre, de chasse ou de mine, sont encore plus nécessaires pour les hommes qui travaillent aux poudres essentiellement explosives, comme le fulminate de mercure, le fulmi-coton, le picrate de potasse, etc. Ces substances sont bien autrement dangereuses à manier que les poudres de guerre. Elles détonent avec la plus grande facilité non seulement sous l’influence d’une étincelle, mais un choc, un frottement même à peine sensible, et pour quelques-unes des modifications intimes, encore mal connues, qui se produisent spontanément dans le corps même, suffisent pour en déterminer l’explosion.

Les artificiers devront, dans la préparation de leurs pièces, se soumettre aux précautions que nous avons indiquées plus haut et les exagérer même si c’est possible, car ils ont à la fois à manier les fulminates et la poudre proprement dite. Nous n’avons pas à insister sur les dangers inhérents à la préparation du fulminate de mercure et sur les vapeurs délétères d’éther cyanhydrique qui se dégagent pendant cette fabrication, car l’artificier reçoit le fulminate tout préparé, il n’a plus qu’à le mettre en usage. C’est principalement sur l’extrême division des produits et sur l’isolement des ateliers ne contenant chacun qu’un très petit nombre de personnes qu’il faudra insister. Il existe à cet égard un grand nombre d’ordonnances de police que chaque entrepreneur devra connaître et auxquelles il lui faudra se soumettre rigoureusement, et dont nous ne rappellerons que les titres et les dates, à cause de leur longueur :

1' Ordonnance du roi relative à la fabrication et au débit des poudres détonantes et fulminantes (25 juin 1823);

2° Prescriptions du Conseil de salubrité relatives aux poudres fulminantes (1835);

3° Ordonnance du roi portant règlement sur les fabriques de fulminate de mercure, amorces fulminantes, etc. (31 octobre 1836);

4° Ordonnance de police concernant la conservation et la vente des capsules et autres préparations détonantes (21 mai 1838);

5° Arrêté concernant les dépôts des poudres des mines pour le service des carrières (8 juillet 1839);

6° Loi du 18 juin 1870;

7° Extrait du décret du 12 août 1874, divisant en deux catégories les matières pouvant être cause d’explosion ou d’incendie;

8° Arrêté ministériel concernant le transport des matières dangereuses par le chemin de fer (1er décembre 1874);

9* Décret qui prescrit les mesures à prendre pour

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le transport par eau des marchandises dangereuses (31 juillet 1875);

10° Loi relative à lapoudre dynamite (8 mars 1875);

11° Décret portant règlement d’administration publique pour l’exécution delà loi du 8 mars 1875, relative à la dynamite (24 août 1875);

12° Instruction du Conseil général des mines sur les précautions relatives à l’emmagasinement et à l’emploi de la dynamite ;

13° Décret concernant les huiles de pétrole, de schiste, essences et autres hydrocarbures (19 mai 1873);

14° Ordonnances concernant les incendies (15 septembre 1875);

15° Instruction du Conseil d’hygiène et de salubrité concernant les tuyaux de fumée (9 avril 1875).

Dr Paul Labarthe.

POUDRETTE (fabriques de). — Hygiène industrielle. — Les fabriques de poudrette sont rangées dans la première classe des industries insalubres, à cause des. dégagements abondants de gaz ammoniac et d’hydrogène sulfuré, des écoulements d’eaux, de résidus insalubres qui corrompent les sources, altèrent les cours d’eau et les rivières, enfin, à cause des odeurs fort incommodes qu’elles dégagent et qui se répandent au loin.

Voici, résumées d’après Bunel, les prescriptions les plus habituelles auxquelles doivent se soumettre les fabricants de poudrette :

1° Désinfecter les matières aussitôt leur arrivée à la fabrique;

2° Traiter de suite pour la fabrication des sels ammoniacaux les liquides ou eaux vannes plus ou moins séparées des matières solides dans le travail des fosses fixes, de manière à les laisser séjourner le moins possible dans les réservoirs où elles sont provisoirement reçues ;

3° Opérer la séparation des matières liquides et des matières solides au moyen d’une décantation méthodique dans des bassins construits en matériaux imperméables, disposés dans des hangars clos et surmontés de hautes cheminées d’aération ;

4° Opérer dans des étuves fermées, chauffées par la chaleur perdue des eaux provenant du traitement chimique, la dessiccation des matières et résidus divers disposés dans les opérations pour amener ces matières au degré de consistance nécessaire à leur conversion en poudrette;

5° Déposer, avant leur conversion en poudrette, les produits solides dits rachèvement de la vidange des fosses fixes ordinaires et ceux provenant des fosses à système diviseur dans des tranchées ou bassins étroits entourés de digues absorbantes, épaisses, qui seront entretenues avec soin et recouvertes d’une couche de matières absorbantes de composition analogues à celle des digues, sur une épaisseur suffisante pour empêcher les émanations au dehors ;

6° Transvaser les liquides des bassins aux appareils distiilatoires au moyen de pompes, ainsi que les liquides résiduaires sortant de l’appareil distillatoire, pour les envoyer aux filtres destinés à la séparation des matières solides;

7° Ramener sous les grilles des foyers les gaz et

les vapeurs non fixés dans le récipient satur et non concentrés dans le réfrigérateur ; aleür

8° Elever à 30 ou 40 mètres la cheminée de 1 brique de sels ammoniacaux et y diriger les bn' des étuves;

9° Ne laisser séjourner aucune voiture ni instr ment de vidange en dehors de la fabrique ; U'

10° Avoir l’eau en abondance pour faciliter le la vage des voitures, tinettes, etc.;

11° Conduire souterrainement à l’égout ou à la rivière les eaux de lavage ;

12° Clore l’établissement de murs et l’entourer d’arbres. Dr Paul Labarthe.

POUGUES (EAUX minérales de). — Pougues, station du chemin de fer de Lyon, à 4 heures de Paris est un chef-lieu de canton du département de* la Nièvre, situé à 13 kilomètres de Nevers, dans la riche et spacieuse vallée de la Loire. Ses eaux minérales, bicarbonatées calciques froides déjà connues des Romains, furent très fréquentées aux XVIIe et XVIIIe siècles et voient leur vogue grandir chaque année.

D’après l’analyse la plus récente, faite en 1884 au laboratoire de l’École des Mines, par l’ingénieur en chef Carnot, la source Saint-Léger, don* la température et de 12°, contient un peu plus de 2 grammes d’acide carbonique et l«r,70 de bicarbonate de chaux par litre. On y trouve aussi une petite quantité de fer à l’état de bicarbonate de protoxyde de fer, de la magnésie, de l’arsenic, de la lithine et de l’iode. Limpides, incolores, sans odeur, d’une saveur fraîche, aigrelette et piquante, qui les rend très agréables à boire, les eaux de Pougues sont employées en boissons, en bains et en douches. La base du traitement est la boisson comme pour toutes les eaux alcalines froides; les bains de baignoire ou de piscine et les douches froides ou chaudes, générales ou locales, qui constituent le traitement externe, peuvent être considérés comme les adjuvants de la médication interne. On administre aussi à Pougues les douches d’acide carbonique. L’établissement thermal a été admirablement organisé, et son directeur, notre excellent ami Jeramec, a apporté dans son aménagement hydrothérapique tout 1 art et toute la science que l’on était en droit d’attendre de l’ancien élève de l’École polytechnique, qui fut un des organisateurs du lelleàe mmérales à ^Exposition univer-

sw S de ^ou^ues Prises en boisson (la source

sonf’sédatfvp? eHC US1Vement affectée à cet usag6) tuantps i pu S’ • dlg®stlves> toniques et reconsti-

réveiller rapîéfit61 dV* Physiol°gi(Iue est de rpilSïrnJnî!5 dexciter les fonctions de l’app»' ÏÏtion nh f nal 6t par suite de ^ndre la & lut te Jus JJ '°yt& et ™ins laborieuse. Elles ont de plus une action toute spéciale sur l’aooareil urinaire, dont p1Ip« »peudie sui îappa*

les excrétions S augmentent les sécrétions e entSnen llp f rendent les urines alcalines et deh°rs’ ies d|ffére°ts dépeuvent se tr0?aeS,.Sables> graviers, muco-pus, qul

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de Pougues nhmfn qU elleS contienne»t> les eaU* sues n ont pas, même par un usage pro-

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, ffé l’action anémiante des eaux bicarbonatées odiqnes signalée par Trousseau; elles exercent au contraire une action tonique qui se manifeste par l’augmentation des globules rouges du sang et évitent! grâce à la présence de la magnésie, l’effet de constipation consécutif à l’usage des martiales fortes. Trousseau a donc eu raison lorsqu’il a dit que les eaux de Pougues étaient les seules eaux alcalines reconstituantes.

Les indications des eaux de Pougues découlent de leur minéralisation et de leur action physiologique. Elles sont employées avec succès dans les troubles de la digestion, dans les gastralgies, dans les dyspepsies purement nerveuses, c’est-à-dire dans les dyspepsies qui ne sont point des manifestations des diathèses herpétique et rhumatismale; mais, par cela seul qu’elles agissent dans la diathèse urique, elles s’adressent aussi aux dyspepsies acides et goutteuses.

En leur qualité d’eaux alcalines, elles agissent d’une façon très remarquable contre toutes les manifestations de la diathèse urique, gravelle, colique néphrétique, calculs urinaires, cystite chronique, catarrhe vésical, etc. Dans la gravelle rouge ou urique, non seulement elles éliminent le sable emmagasiné dans les anfractuosités de l’appareil urinaire, mais encore, elles préviennent la formation ultérieure des dépôts calcaires, et par suite, naturellement, les douleurs si atroces des coliques néphrétiques. Dans le Catarrhe vésical, elles modifient avantageusement les sécrétions de la muqueuse vésicale. « Il n’est pas facile d’obtenir à Vichy, d’après mon expérience personnelle, dit Durand-Fardei , une guérison proprement dite du catarrhe vésical, aussi ai-je l’habitude, quand les résultats favorables ont été obtenus à Vichy, de conseiller un complément de traitement à Pougues.

Sous l’influence des eaux de Pougues, les congestions chroniques ou engorgements du foie, de même que les coliques hépatiques sont toujours améliorées, si non guéries.

Les eaux ont aussi une action très marquée sur le diabète. « Sous leur influence dit le professeur agrégé Lécorché, dans son Traité du diabète, on voit rapidement se produire une diminution et même une disparition de la glycosurie, une diminution de la polyurie, en même temps qu’on constate un arrêt de l’amaigrissement, parfois un retour à un état d’embonpoint relatif et enfin un retrait du foie. »

Enfin, la chaux et le fer qu’elles contiennent les rendent précieuses au point de vue de la reconstitution de l’organisme dans les cas d’anémie, de chlorose et dans les affections leucorrhéiques et dysménorrhéiques qui, si souvent, accompagnent cet état chez la femme.

Telles sont les principales indications des eaux de fougues, celles sur lesquelles — chose peu commune — se trouvent absolument d’accord les professeurs et les médecins des hôpitaux les plus éminents: Trousseau, Tardieu, Grisolles, Bouchardat, dp m r’ Germain Sée, Jaccoud, Péter, Bazin, Guéneau U u®sy> Bouchut, Dujardin-Beaumetz, Gallard, anct-hardel, Lécorché, Desnos, Martineau, etc.,

ainsi qu’il est facile de s’en assurer en lisant leurs ouvrages.

Rappelons en terminant, que, en raison de leur composition chimique, de leur température originelle, de leur richesse en acide carbonique et des précautions minutieuses prises pour leur embouteillage et leur expédition, les eaux de Pougues se transportent et se conservent parfaitement. Ce qui permet aux malades qui ne peuvent se rendre à cette station, de faire leur cure à domicile, et à ceux qui reviennent de Pougues, d’avoir recours ses eaux dans l’intervalle d’une cure à l’autre.

Dr Paul Labarthe.

POUILLET (sulfureux). — Le sulfureux Pouillet est un produit spécial, à base de sulfure de calcium, qui donne une eau sulfureuse entièrement semblable aux eaux minérales sulfureuses naturelles et d’une conservation indéfinie, dont nous sommes redevables à Pouillet, l’illustre professeur de chimie du Conservatoire des Arts et Métiers de Paris. Ce savant ayant remarqué , alors qu’il était directeur d’une source sulfureuse bien connue, que ces eaux s’altéraient très rapidement loin de la source par suite de la décomposition au contact de l’air de l’élément sulfureux qu’elles contiennent, et devenaient inertes, ce savant fit plusieurs analyses complètes de ces éléments, et parvint ensuite à reproduire par synthèse le minéral complexé qui, dans l’intérieur de la terre, rend sulfureuse l’eau qui le baigne. Avant lui, de nombreux essais dans ce sens avaient été tentés par divers chimistes, mais tous étaient restés infructueux. Le premier il réussit à doter la thérapeutique d’un produit nettement défini, toujours identique dans sa composition, d’une conservation indéfinie, qui permet de fabriquer instantanément une eau sulfureuse artificielle en tout semblable à l’eau minérale naturelle puisée à la source même et produisant des effets identiques.

Aussitôt découvert, le sulfureux Pouillet fut expérimenté dans les hôpitaux civils de Paris, à l’Hôtel- Dieii, à Saint-Louis, aux Enfants-Malades, etc., par les professeurs Jobert de Lamballe et Richet, de l’Institut, par Bazin, Giraldès, etc., puis dans les hôpitaux militaires, et les résultats furent si remarquables que le produit nouveau, soumis au jugement de l’Académie de Médecine, reçut l’approbation de la savante Compagnie, après le rapport de Robinet, l’un de ses membres.

On lit dans ce rapport : « 50 centigrammes de cette poudre (sulfureux Pouillet) projetés dans un litre d’eau, donnent une eau sulfureuse qu’il est impossible de distinguer au goût des eaux sulfureuses naturelles. Cette eau artificielle, essayée dans plusieurs hôpitaux de Paris par d’honorables praticiens, a paru réunir toutes les propriétés qu’on recherche dans les eaux sulfureuses. Elle a été parfaitement supportée par les malades. Le Conseil de Santé des armées a fait essayer les eaux préparées avec la poudre de M. Pouillet, et en a autorisé l’emploi dans les hôpitaux militaires. Les membres de votre Commission ont répété eux-mêmes ces expériences et se sont assurés, d’une part, que la dose indiquée donnait une bonne eau sulfureuse , et,

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de l’autre, que cette poudre se conservait très bien. » — Et plus loin : « La Commission n’ignore pas qu’il a été fait diverses tentatives pour obtenir un résultat analogue, mais ces tentatives n’ont rien produit d’utile ni de pratique. Aujourd’hui l’usage des eaux sulfureuses artificielles est extrêmement restreint, ce qui paraît fâcheux. Nous espérons que la grande facilité qui résultera de

I emploi du sulfureux Pouillet étendra l’usage d’un médicament précieux à tant de titres, et qui manque souvent au praticien. »

Nous n ajouterons rien à cette appréciation de l’Académie de médecine. Nous rappellerons seulement les principales indications du sulfureux Pouillet.

A 1 intérieur, ce produit est souvent ordonné avec succès, à la dose de 12 centigrammes chaque matin dans un demi-verre de lait sucré ou d’eau tiède, dans la bronchite aiguë, dans la bronchite chronique catarrhale, dans l’asthme humide, pour aider les bronches à chasser les mucosités qui les obstruent, dans la laryngite, dans l’angine glanduleuse, avec voix dure, rauque, éraillée, basse, phénomènes si fréquents chez les chanteurs, les prédicateurs, les avocats, les professeurs, les fumeurs, etc.; dans la coqueluche. 11 est un des plus sûrs moyens de calmer la toux, d’empêcher les rhumes de dégénérer en bronchite chronique. Enfin, il est employé avec succès dans la phthisie, et la raison d’être des cures obtenues par cet agent, cest que le bacille de la tuberculose (qui depuis les travaux de Robert Koch est caractéristique des maladies de poitrine), ne peut vivre dans l’eau sulfureuse obtenue avec le sulfureux Pouillet

A l’extérieur, le sulfureux Pouillet, sous' forme de bains, est indiqué dans le lymphatisme, la scrofule et les diverses manifestations de ces deux diathèses.

II produit d excellents effets dans les rhumatismes chroniques, et dans la goutte atonique. Il a aussi une action très favorable dans le traitement de la syphilis secondaire et tertiaire, en activant la nutrition qui . en détruisant plus vite la matière vmn e contaminée, accélère l’élimination du virus syphilitique.

Enfin, le sulfureux Pouillet est souvent prescrit par les médecins dans certaines maladies de la peau, notamment dans les diverses manifestations de la diathese herpétique, sous forme de bains et de boisson.

Le sulfureux Pouillet est préparé sous deux formes spéciales, correspondant à son usage interne et externe, la première pour boisson, la seconde pour bains. Le sulfureux pour boisson s’emploie de la manière suivante : on verse le contenu de la petite mesure (12 centigrammes) qui accompagne la poudre, dans un verre d’eau ou de lait chaud sucré ou non, on remue avec une baguette de bois et au bout de cinq minutes on boit. Le sulfureux pour bain est versé dans l’eau de la baignoire qui est au degré de chaleur voulue , on agite simplement f eau et, au bout d’un instant, le bain est préparé

Rappelons en terminant que, outre les avantages déjà signalés, le sulfureux PouiUet en a encore deux à son actif: il présente sur les eaux minérales une économie considérable, et il rend la Cnrp hydrominérale sulfureuse possible en toute saison

et a domicile, ce qu apprécient vivement 1 sonnes qui ne peuvent pas aller aux eaux ^ Per' cause de leurs occupations, soit pour ’ S.oit a budgétaires.

POULET. - Les poulets, poules, poulardes À pons, sont des oiseaux de basse-cour, qui tien ' une place importante dans notre alimentation T! une chair blanche, nourrissante et de digest’ facile, lorsqu’ils ne sont pas trop gras et m jl sautés ou rôtis, sans truffes. Ils conviennent à to les estomacs et sont recherchés avec raison <V convalescents. p L Qes

POULS. — Le pouls est ce mouvement de dilata tion imprimé à l’arbre artériel par l’ondée san' guine qu’y projette la contraction des ventricules du cœur.

Le pouls coïncide donc avec la systole ventriculaire, le choc de la pointe, le premier bruit ou le premier temps, ou pour parler plus exactement il les suit, mais de si près, que ce n’est guère que sur les artèrés très éloignées du cœur que l’on peut apprécier un intervalle entre la pulsation et lacontraction cardiaque.

Manière d’examiner le pouls. — Pour examiner le pouls, vous appliquez la pulpe de l’index, du médius et de 1 annulaire sur l’artère radiale, au voisinage du poignet; là, en effet, cette artère est très superficielle et elle repose sur un plan résistant qui en facilite la compression ; la main du malade est legerement fléchie, son bras repose sur un point d appui; vous explorez son pouls à diverses reprises, car 1 émotion causée par votre présence et vo re examen suffisent pour accélérer les contractions du cœur et, par conséquent, augmenter le

nombre des pulsations.

Ujn Peu d habitude, on apprécie aisément le nombre des pulsations pendant un temps donné;

i’.?our P*us ^ exactitude, on peut compter ces

pu£at ons avec montre a seconde.

auant à «Q°rrnia1' ~~ Le P0uls normal présente, \ o A VA fre<ïu^ce> des variétés relatives : . I oouls est ni f Ghez 3es enfants nouveau-nés, le fions à il m- nt> il bat environ 130 pulsa¬

tions nuis epnnter SlX m°is a un an> 120 Pulsa‘ à l’époaue i6 fre£uerjce diminue graduellement; est de 70 à sn a Puberté, le nombre des pulsations

vieiUesse de ,’o S “H* de 60 à V®* de la puberté. 8°’ P6U prGS comme a l’époque

femnfe^aupp’v.T' vu P°Uls est plus frequent chez la minute^ h 1 h°mme (de 10 a H pulsations par

chez ffisqueUenf noSWâ"~ 11 0St des PersonneS beaucoup de la movenne6 des.Puisations s’éloigne qu’elles Pen éprou/ent ]ePhyS-°a°gique et ^ -T

chez les unes ce nlï 6 moindre inconvénient . à peine 40 pulsation^6 est.très diminué, il atteint de Rochouxfle pouls de P minUte (lel était’ aU ^ d’autres, au contraire .?mPereur Napoléon), chez 4° Influences dLn’ * 100 PL,lsatifS-

tions peut, chez la ml ~~ Le n°mbre des puisa-

augmenter sous une Parsonne7 diminuer ou S une f°ule d’influences : il diminue

POU

POU

ndant le repos, le sommeil, la diète, l’état de convalescence, à la suite de pertes sanguines, de sécrétions exagérées; il augmente sous l’influence de l’émotion, du mouvement, de l’ingestion des aliments, de la grossesse, etc.

La taille du sujet, elle-même, exerce une influence sur le nombre des pulsations, ainsi ce nombre dimi- QUe à mesure que la taille s’élève; ceci est vrai non seulement pour l’homme, mais dans toute la série animale. Outre la fréquence des battements, le pouls présente bien d’autres caractères , il est large, fort, dur, •plein, ou, au contraire, petit, serré, faible, mou, dépressible, filiforme, etc. On conçoit combien il était difficile d’apprécier les nuances qui séparent l’état physiologique de l’état morbide, jusqu’au jour où Marey découvrit le sphygmographe (Y. ce mot) qui permet d’enregistrer toutes les qualités du pouls.

Voici la figure donnée par le sphygmographe qui retrace les diverses qualités du pouls normal.

Le pouls intermittent et irrégulier se rattache souvent à une lésion organique du cœur : si le cœur est intact, il faut songer à une affection nerveuse; si cette irrégularité survient dans le cours d’une affection fébrile, si le pouls est en même temps fréquent, petit et faible, il devient un signe de mort prochaine.

D’ailleurs, dans toutes les maladies autres que les lésions organiques du cœur et des artères, le pouls ne présente pas de caractères pathognomoniques, il fournit seulement des indications très utiles à rapprocher des autres signes.

Au contraire, dans les lésions du cœur et des gros vaisseaux, ce tracé présente des caractères de la plus haute valeur. d- Léon moynac.

POUMONS. — Anatomie. — Les poumons sont les principaux organes de la respiration. Enveloppés par les plèvres (V. ce mot), sauf au niveau de

Fig. 1088. — Pouls normal.

Le tracé de chaque pulsation se com- ^

pose de trois parties : la ligne d’ascen-

sion, le sommet et la ligne de descente : 1Q ^

1° La ligne d’ascension correspond à l’afflux du sang dans l’artère et à la '

distension de ce vaisseau; plus la projection est rapide et énergique, plus r /£

cette ligne se rapproche de la verticale ; ° ~1 M

2° Le sommet ou plateau se produit dans ce court instant où l’artère dis- (mü

tendue va revenir sur elle-même en vertu de son élasticité ; J# Imi

3° La ligne de descente correspond |riy|

au retour de l’artère à ses dimensions premières; cette ligne de descente est i7 oblique, car ce retour est graduel et n’a pas la brusquerie de l’expansion; 4--|||J| de pins, on voit qu’elle est brisée et iïîal

présente un ressaut, c’est que le mou- J«~ veinent de descente éprouve un temps ■’ d’arrêt occasionné par la difficulté wjL*

qu’éprouve le sang à pénétrer dans le 19 WH* système capillaire. IH

Ce temps d’arrêt est désigné sous le 11

nom de dicrotisme; il n’est appréciable 20’ Il au doigt que lorsqu’il est exagéré, comme dans la fièvre typhoïde.

Pouls pathologique. — Il est peu d’états morbides qui n’altèrent le pouls, au moins dans quelquesuns de ses caractères; ainsi :

Sa fréquence est accrue dans toutes les maladies fébriles, et, pendant longtemps, c’est presque exclusivement sur ce caractère qu’on a basé le diagnostic de l’état fébrile.

Elle est diminuée dans un grand nombre d’affecions cérébrale^ (surtout dans les états comateux), par ois dans les maladies organiques du cœur, mais uftout après l’administration de la digitale.

1089. — Coupe de la région pectorale destinée à montrer la disposition des poumons, des plèvres et du péricarde.

, 3, 4, 5. Poumons. — 6, 7. Cœur enfermé dans le péricarde. 8. Veine cave supérieure formée par la réunion de deux oncs veineux brachio-céphaliques. — 9, 10. Tronc veineux braîio-céphalique. — 11,12. Veines jugulaires internes - 13. Arre carotide primitive. - 14. Corps thyroïde. — 1S. Nerf phréique — 16, 17. Coupe des plèvres 18. Face supérieure du iaphragme. — 19. Côtes. — ‘20. Muscle transverse, de l’abdo-' len. — 21. Ligne blanche.

ir racine, ils sont au nombre de deux ; l’un fit, l’autre gauche; ils .occupent la cavité thora-

cique, séparés l’un et l’autre par les organes du médiastin et reposent sur le diaphragme.

Leur voldme présente : 1° des variétés individuelles que l’on peut très exactement apprécier par les dimensions du thorax ; 2° des différences avec la quantité d’air qu’ils renferment.

Deux poumons de capacité ordinaire renferment à la fin de l’inspiration 4 litres de gaz, et à la fin de l’expiration 3 litres et demi : ainsi donc une respiration ordinaire met en mouvement un demi-litre de gaz.

Le poumon droit est plus volumineux que le poumon gauche.

Poids. — Il faut distinguer au poumon un poids absolu et un poids spécifique.

Le poids absolu, naturellement très variable, a été évalué, en moyenne, chez l’homme, à 1200 grammes; chez la femme à 950 grammes; et chez le fœtus à terme qui n’a pas respiré, à 62 grammes.

Le poids spécifique dgs poumons est de 0,490; il est donc inférieur à celui de l’eau. Le poumon placé dans l’eau surnage; cette légèreté est due u à la présence de l’air dans les vésicules pulmonaires; en effet, chez l’enfant qui n’a pas respiré le poumon est plus lourd que l’eau, il plonge dans ce liquide.

Couleur. — D’un blanc rosé chez l’enfant, grisâtre ou ardoisé chez l’adulte, le poumon présente, à partir de quarante ans, une foule de petites taches noirâtres, dues à la présence de granulations pigmentaires qui s’accumulent dans les interstices des lobules.

Consistance et élasticité. — Le poumon est mou, spongieux; sa consistance se rapproche de celle d’une éponge; il cède sous la pression du doigt, en produisant une crépitation particulière due à la déchirure de quelques alvéoles produite par le passage de l’air de l’un dans l’autre, pour reprendre sa forme dès que cesse la pression; mais en même temps le poumon est très résistant ; ainsi par les insufflations les plus énergiques, c’est à peine si l’on^parvient à faire éclater quelques vésicules.

Il est aussi très élastique, et cette élasticité est sa propriété fondamentale, car elle lui permet de suivre la dilatation du thorax et de revenir sur luimême lorsque les forces actives de l’inspiration ont cessé d’agir.

Forme et rapports des poumons. — Le poumon a la forme d’un cône aplati latéralement et dont la face interne est excavée pour loger le cœur. Cette forme permet de lui considérer deux faces, l’une externe, l’autre interne, une base, un sommet, et deux bords, l’un antérieur, l’autre postérieur.

La face externe est convexe, lisse; elle répond aux côtes et aux espaces intercostaux dont elle est séparée par les deux feuillets de la plèvre.

Cette face est parcourue par une scissure, oblique de haut en bas et d’arrière en avant; simple pour le poumon gauche qu’elle divise en deux lobes, elle se bifurque sur le poumon droit qu’elle divise en trois lobes.

La face interne, concave, présente vers sa partie moyenne, à l’union de ses deux tiers antérieurs

avec son tiers postérieur, un ensemble de tu et de vaisseaux qui porte le nom de racine ^ poumons. Cette racine est formée : 1° parla bron h 2° par une branche de l'artère pulmonaire placé’ sa partie antéro-supérieure; 3° par deux üeea pulmonaires placées à sa partie antéro-inférieur*8 4° par des vaisseaux et ganglions lymphatia 6’ disséminés sur son pourtour; 5° enfin parlepfea^

Fig. 1090. — Principaux rapports des poumons.

(Organes thoraciques vus par leur face antérieure). i. Os hyoïde. - 2. Trachée. - 3. Ventricule droit du cœur. - 4. Ventricule gauche du cœur. — 5. Artère pulmonaire se divisant en deux branches, la branche gauche est visible, tandis' que la branche droite est masquée par l’artère aorte derrière laquelle elle passe. — 6. Crosse de l’aorte. — 7. Tronc brachiocéphalique embrassé par le nerf récurrent (15') et se divisant en deux artères, l’artère sous-clavière (8) et l’artère carotide primitive (9). — 10. Veine cave supérieure - 11, 12- Poumons attires en dehors. - 13. 14. Nerf pneumogastrique.- 15, 15'- Nerf récurrent i6. Corps thyroïde. - 17. Muscle scalène ~ *8- Ca.nal artériel. - 19. Ganglion de Wrbbergaton ^thyroïdienne supérieure.— 21. Muscle crico-thyroidxen, - 23. Muscle thyro-hyoïdien.

pulmonaire appliqué sur sa partie postérieure. La plevre enveloppe cette racine.

Æ fac®. inîerne répond aux organes contenus carde etaf;aS‘M> e’MW“Wre, en avant, an péri-

îe îéri™. . ’ au nerf Phrénique appliqué sur

le péricarde; en arrière, à la veine azygos; a cave sn né la°rte thoraci<ïue; à droite, à la veine

cave supérieure, etc.

moulerinr?!VPr?fondément échancrée pour se bords • l’un .diaphra§me; elle est limitée par deux

formé’ nar 1» T™’ c0"cav®. réP°“d k ïmf Phra<mie- r. ,'usiûn du péricarde avec le d(a' languette' auiU<?’ e.xterne> convexe, est une petite diaESnÏÏr ms‘nue dans l’angle formé pari descend^ nas i 6S Cdles’ mais habituellement U D üque. Il descenï nï,iaU 8inuS cost°-diaPhraK de dilatation du pft n,0i"B bos ™ivlult l<

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Le sommet est arrondi et répond à la première I côte qu’il déborde de plus d’un centimètre; il I répond, en dedans, à l’artère sous-clavière. , . , .

Le bord antérieur, très mince, présente : à gauche, une échancrure qui correspond à la pointe du cœur ; à droite, deux échancrures moins marquées.

Le BORD postérieur, plus gros, vertical et arrondi, se loge dans la gouttière costo-vertébrale et répond à la chaîne du grand sympathique.

Structure des poumons. — Le poumon se compose: A. de lobules pulmonaires ; B. de divisions bronchiques; C. de vaisseaux.

A. Lobules pulmonaires. — Ce sont de petites cavités dont l’ensemble constitue le poumon ; elles ont à peu près . la forme de pyramides dont la base correspond à la surface du poumon, et dont le sommet, dirigé vers son centre, se continue avec une division terminale des bronches. C’est dans ces lobules que s’effectuent les échanges gazeux qui constituent la respiration.

Leur volume est d’environ 1 centimètre cube.

Le lobule pulmonaire peut être condidéré comme

sente : 1° des cloisons incomplètes qui circonscri- | vent des loges nommées infundibula des dèpres-

Fig. 1092. — Lobule pulmonaire (d’après Robin), ipt+i* ale grossi- ~ 1* Origine du ramuscule bronchique qui se cuk HS le lobule- — -> 3. 6. Groupes de tubes terminés en du Pde 1ac arrondis (vésicules). — A. Vésicules greffées le long a lcuIe principal. — 5. Culs-de-sac (vésicules) termi- B LoÆ Canalicules respirateurs, du lobule6 8rosseur vraie- ~ i- Canalicule. — 2, 3. A. Parois

ches^lata;^0n ^es divisions terminales des bronsur’fapÜnaiS’ a.®n d’offrir aux échanges gazeux une Plus étendue, la cavité de ce lobule pré-

Fig. 1091. — Principaux rapports des poumons.

[ (Organes thoraciques vus par leur face postérieure).

1. Face postérieure de] la trachée. — 2. Face postérieure de la bronche droite. — 3. Face postérieure de la bronche gauche. — A. Face postérieure de l’oreillette gauche du cœur dans laquelle se rendent les veines pulmonaires gauches (S) et droites (6). — 7. Branches, gauches de l’artère pulmonaire. — 8. Crosse de l’aorte au moment où elle croise la bronché gauche pour s’appliquer sur le côté gauche de la colonne vertébrale. — 10, 10' . Veine cave supérieure. — 41. Embouchure de la veine cave inférieure dans l’oreillette droite du cœur. — 12, 12'. Face postérieure des ventricules du cœur.

sions hémisphériques , en cul-de-sac, sur toutes les parois de ces infundibula, dépressions désignées sous le nom de vésicules pulmonaires .

Les vésicules pulmonaires n’étant que des dépressions creuséès sur les parois du lobule pulmonaire et de ses cloisons, leur structure est la même que celle du lobule; elles se composent : 1° d’une membrane fondamentale, mince, parsemée de noyaux et continue avec la gaîne fibreuse des bronches ; 2° d’un épithélium.

Dans les parois de ces vésicules se ramifie le réseau capillaire formé par les divisions terminales de l’artère pulmonaire et les radicules originelles des veines pulmonaires, réseau dont les parois n’ont guère qu’un millième de millimètre d’épaisseur afin de se prêter aux échanges gazeux qui constituent l hématose.

Les lobules sont séparés les uns des autres par une couche de tissu conjonctif, uni à 1,1. Cavité du lobule. — des fibres élastiques; on y “*.2, infundibula. trouve aussi des granulations pigmentaires , d’autant plus nombreuses que le sujet est plus âgé.

Fig. 1Ü93.

Un lobule pulmonaire.

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B. Divisions 'bronchiques. — En pénétrant dans l’épaisseur des poumons, les bronches se divisent et se subdivisent un grand nombre de fois, et finalement se terminent par de petits conduits qui aboutissent aux lobules pulmonaires.

Dans ces divisions successives, les parois des divisions bronchiques présentent de grandes modifications de structure; pour les exposer avec clarté, on peut :

1° Grouper les divisions bronchiques en quatre ordres (lr% 2e, 3e et 4e division . bronchique);

2° Étudier dans chacun de ces ordres les modifications subies par les diverses parties constituantes des grosses bronches (gaine fibreuse, cerceaux cartilagineux, fibres musculaires et élastiques, glandes et épithélium).

t° Divisions bronchiques du 'premier ordre. — Leur structure est la même que celle des bronches, c’est-à-dire qu’elles possèdent une gaine fibreuse, renfermant des cerceaux cartilagineux réguliers, des fibres musculaires et des fibres élastiques disposées sur la partie postérieure de cette gaine et de de ses cerceaux, des glandes, et un épithélium vibratile stratifié.

2° Divisions bronchiques du deuxième ordre. — La gaine fibreuse ne renferme plus que des fragments de cerceaux cartilagineux irrégulièrement disséminés sur toute sa circonférence; ses fibres musculaires et élastiques forment un cercle presque complet, il existe encore des glandes, mais leur épithélium est vibratile simple au lieu d’être stratifié.

3° Divisions bronchiques du troisième ordre. — La gaine fibreuse ne renferme plus de noyaux cartilagineux, les fibres musculaires et élastiques forment un cylindre complétai n’y a plus de glandes et l’épithélium est encore vibratile et simple.

4° Divisions bronchiques terminales. —

Elles présentent la même structure que les divisions bronchiques du troisième ordre, mais elleen diffèrent en ce que l’épithélium est devenu pavimenteux au lieu d’être vibratile.

C. Vaisseaux du poumon. - Les vaisseaux du dou mon sont de deux ordres : les uns destinés à la nu tntion de l’organe (vaisseaux bronchiques) les autres sont destinés à l’hématose (vaisseaux pulmo-

Vaisseaux bronchiques. — Les artères bronchiques accolées à la partie postérieure et inférieure des bronches pénètrent avec elles dans les poumons et les accompagnent dans toute l’étendue de leur distribution. Elles fournissent des vaisseaux à toutes les parties constituantes du poumon, c’est-àdire à toutes les divisions bronchiques, aux parois de l’artère pulmonaire et des veines (vasa vasorum ) et au tissu conjonctif.

Les veines bronchiques proviennent des eros«?Pc divisions bronchiques et du tissu conjonctif.

Vaisseaux pulmonaires. — L’artère pujm s’accole, de chaque côté, à la bronche corre ^ dante, pénètre avec elle dans le poumon, se «r'0-11' comme elle, et, l’accompagne dans toute* l’éte

Fig. 1094.

Conformation extérieure, organisation intérieure et structure du poumon.

(Figure demi-schématique du Dr Fort).

1’gnesSToUnSeUrvdU Poumon- — 2. Surface extérieure' I Sastine Hu nn hmitant les lobules secondaires. - 3. Face — 6 L une ~ 1 Bronche- - S. Artère pulmonaire-

-8 Lobls seJn?/8 Pulmonaires, — 7. Nerfs pulmonaires-

îtJStM

on voit des mamJ aa Microscope. Entre ces lobules grossi normales. s fo™âs par des lobules de dimensions

naire P°ur se rendre au lobule pulmj'

un réseau dont”*! * a PériPhérie de chaque lobule P^ïdcaîr fS mail]es 8e aident dans le*

parois des vésicules pulmonaires.

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Les veines pulmonaires proviennent : 1° du réseau capillaire des vésicules pulmonaires; 2° du réseau capillaire des petites bronches. Nées de cette double origine, les veines pulmonaires se réunissent en rameaux et branches qui, à leur sortie du rjoumon, forment de chaque côté deux troncs qui vont se jeter dans l’oreillette gauche et portent le nom de veines pulmonaires.

Nerfs du poumon. — Les nerfs du poumon proviennent du plexus pulmonaire, formé lui-même par le nerf grand sympathique et le nerf pneumogastrique; appliqués sur les divisions bronchiques, ils pénètrent, avec elles dans les poumons et se distribuent a leur tunique muqueuse et musculeuse.

Lymphatiques du poumon. — Les vaisseaux lymphatiques du poumon sont disposés en deux réseaux, l’un superficiel, l’autre profond. Le premier, placé dans le tissu cellulaire sous-pleural, est très riche et donne naissance à des troncs qui s’enfoncent dans l’épaisseur des poumons. Le second embrasse le lobule pulmonaire et ses divisions et donne naissance à des troncs qui se joignent aux précédents pour sortir du poumon au niveau du hile; là, ils se jettent dans les ganglions pulmonaires placés autour du hile et dans les ganglions bronchiques placés autour des bronches.

Fonctions du poumon. — (V. Respiration.) Contusions et déchirures du poumon. — Dans des cas très rares, le poumon peut être contusionné et déchiré par une violence extérieure, sans qu’il y ait ni perforation des téguments, ni même fracture de côtes.

L’élasticité du poumon semblerait devoir le mettre à l’abri d’un semblable accident, mais il faut remarquer que, dans l’effort, la glottè se ferme, maintient l’air dans les poumons, et ceux-ci, distendus, ne peuvent fuir la compression de la cage thoracique; pour qu’une contusion du thorax puisse déterminer une contusion du poumon, il faut donc que-celui-ci soit distendu par un effort, et c’est cet effort que fait instinctivement le blessé au moment de l’accident.

Toutefois, les contusions et déchirures du poumon s’observent bien plus souvent dans les cas de plaies pénétrantes, de fractures de côtes. x La contusion peut exister à divers degrés : 1° Tantôt c’est une simple infiltration sanguine avec ecchymose sous-pleurale ; 2° tantôt ce sont de petits foyers sanguins, disséminés au milieu de l’infiltration; 3° tantôt, enfin, le poumon est déchiré, broyé et creusé de vastes foyers sanguins.

La plèvre est intacte ou déchirée; dans les deux cas, il existe de l’emphysème. Les parois du thorax peuvent être intactes, ce sont ces cas que nous étudions ici; mais il faut rappeler que la contusion du poumon se présente avec les mêmes caractères lorsqu elle coexiste avec une fracture de côte ou un elabrement plus ou moins étendu des parois thoraciques.

La contusion du poumon se traduit par des signes

onctionnels et physiques dont l’intensité très variable est naturellement en rapport avec le degré de la contusion.

Est-elle légère’ Le blessé éprouve une douleur .mveau du point contus, il respire avec peine et Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.

souvent crache un peu de sang, on constate, au niveau de la lésion, de la submatité et une absence du murmure vésiculaire.

Deux ou trois jours après l’accident, il se déclare, très souvent du moins, une pleurésie ou une pneumonie; c’est par ces complications, ainsi que par l’hémoptysie et la submatité, que l’on, peut diagnostiquer la contusion du poumon.

Est-elle grave? Les symptômes sont bien plus accentués, la douleur est vive, la dyspnée très pénible, le pouls petit, fréquent; il se produit ordinairement une hémoptysie abondante et un emphysème qui débute par la base du cou pour s’étendre plus ou moins.

La matité est très nette, cependant si une déchirure de la plèvre a permis l’accès de l’air dans sa cavité, le pneumothorax se traduit par une résonnance tympanique, etc.; si la plèvre est restée intacte, on entend du gargouillement, du souffle.

Dans les deux cas, le blessé peut guérir, mais il succombe souvent, peu de temps après ; il est alors emporté par la pneumonie, la gangrène pulmonaire, etc.

Le traitement consiste tout d’abord à chercher à combattre l’affaissement du blessé, à arrêter Thé morrhagie par l’usage des boissons cordiales, des frictions excitantes, par la ligature des membres, l’application de la ventouse de Junod, la glace, etc. La seconde indication consiste à diminuer la réaction inflammatoire par la saignée, etc.

Plaies du poumon. — La plupart des plaies pénétrantes de poitrine déterminent des blessures du poumon (on sait que ces plaies sont souvent la conséquence de fractures de côtes sans solution de continuité des téguments); lorsque la plaie n’est point profonde, elle ne rencontre pas de vaisseaux volumineux, mais elle a d’autant plus la chance d’atteindre de gros vaisseaux qu’elle se rapproche davantage du hile du poumon.

Quoi qü’il en soit, la blessure du poumon détermine Fissile de l’air qu’il contient ou du sang qui circule dans ses parois. Le sang fait irruption dans . les bronches et le malade le rejette par la bouche, soit à flots, soit par simples crachats ; cette hémoptysie, qui peut être foudroyante ou très légère, est un des meilleurs symptômes des plaies du poumon ; au début, le sang est rutilant, mais bientôt les crachats deviennent d’un brun foncé, souvent visqueux et adhérents, ce qui est l’indice d’une pneumonie traumatique, complication fréquente des • plaies du poumon; le sang s’infiltre encore dans le poumon, s’accumule dans la plèvre et s’écoule au dehors par la plaie du thorax, mais seulement au moment de l’expiration; ce sang mêlé avec l’air forme une mousse spumeuse plus ou moins abondante.

De plus, le poumon, obéissant à sa rétractilité, s’affaisse en chassant l’air que renferment ses vésicules; cet air s’accumule dans la plèvre avec le sang, ou s’infiltre dans les parois thoraciques en produisant de l’emphysème.

La marche de cett« lésion dépend à la fois des complications et de l’étendue de la plaie du poumon : si elle est large et profonde, le malade peut mourir presque immédiatement, suffoqué par le

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sang qui fait irruption dans les bronches; si elle est étroite, tout peut se borner à quelques crachats sanglants et à un léger emphysème au pourtour de la plaie. Entre ces deux extrêmes, on peut rencontrer bien des degrés.

Si la plaie est dépourvue de complications, on procédera à son occlusion avec un peu de taffetas Marinier recouvert de collodion; on cherchera par le repos l’immobilisation des côtes, par les saignées et les purgatifs, à prévenir ou à modérer la pneumonie si fréquente en ces cas.

Inflammation du poumon. — (V. Pneumonie.)

Tubercules du poumon. — (Y. Phthisie -pulmonaire.)

Emphysème du poumon. — (V. Emphysème.)

Congestion des poumons. — La congestion pulmonaire est très fréquente, ce qui s’explique par la richesse vasculaire du poumon et ses connexions avec le cœur. Elle peut être active ou passive : la première est un appel de sang occasionné par l’irritation du poumon; la deuxième est la conséquence d’une gêne circulatoire.

Congestion active. — Fréquentes de vingt à quarante ans chez les gens prédisposés aux tubercules ou en ayant déjà, ces congestions se terminent souvent par des hémoptysies. Les causes sont : l’inhalation des vapeurs irritantes, un excercice vocal prolongé, un changement brusque de température, l’impression subite du froid ou de la chaleur (dans les brûlures la congestion pulmonaire accompagne celle du tube digestif), la suppression d’une hémorrahgie habituelle; enfin, lorsqu’une partie du poumon est malade, la suractivité fonctionnelle des parties voisines les prédispose à des congestions.

Congestion passive. — Elle résulte d’un trouble dans l’appareil hydraulique que représente le cœur (toutes les maladies de cet organe peuvent la produire). Dans les maladies chroniques, la faiblesse des contractions cardiaques jointe au décubitus dorsal prolongé congestionne les poumons.

La congestion pulmonaire brusque et généralisée peut tuer par asphyxie et par arrêt du cœur ; si au contraire elle est partielle, elle peut passer complètement inaperçue : tels sont les deux extrêmes.

D’ordinaire la congestion se traduit par un sentiment de chaleur, de gêne et d’oppression dans la poitrine, le malade tousse, rejette quelques crachats visqueux, parfois striés de sang.

Le son est un peu affaibli; les vibrations thoraciques conservées; l’auscultation révèle une diminution du murmure respiratoire qui peut devenir légèrement soufflant; parfois quelques râles muqueux très fins, ce qui indique qu’une exhalation s’est faite dans les vésicules pulmonaires.

La congestion occupe presque toujours le bord postérieur et la base des poumons qu’elle dilate (Woillez).

La fièvre peut manquer complètement, c’est ce qui a lieu dans les congestions passives ; lorsqu’elle existe, elle est d’ailleurs très modérée.

Quel doit être le traitement de la congestion du poumon ? Chez les sujets vigoureux, la saignée, les applications de ventouses scarifiées, rendront1 de grands services, diminueront l’oppression, il en

sera de même des vomitifs et des purgatifs a tiques. Chez les sujets faibles il faudra au contrevenir aux toniques. Les diurétiques et les tiques seront employés pour combattre l'oedèm^'

Hémorrhagie du poumon ou apoplexie nul6 naire. — C’est l'infiltration ou l’épanchement11!? sang dans le tissu du poumon. Le mot apoplexi est impropre, mais il est consacré par l’usagef 6

Les hémorrhagies du poumon peuvent sê nr duire sous trois influences : par obstacle à lofa culation pulmonaire, par altération des vaisseaux par altération du sang.

1° Obstacle à la circulation pulmonaire. — L’apoplexie est presque toujours le symptôme d’une lésion organique du cœur et surtout de l’orifice mitral; le simple affaiblissement des contractions de cet organe lié à la dégénérescence graisseuse ou encore à l’asphyxie par empoisonnement ou par défaut d’air respirable (Tardieu) peut aussi la produire. Dans ces dernières années on a fait jouer à l’oblitération de l’artère pulmonaire par embolie ou thrombose un assez grand rôle dans la pathogénie de l’hémorrhagie pulmonaire (Duguet).

2° Altérations vasculaires. — Citons les plaies du poumon, les coups portés sur la poitrine, les altérations de l’aorte, celles de l’artère pulmonaire.

3° A Itération du sang. — On a observé des hémorrhagies pulmonaires dans le cours des maladies pestilentielles (fièvre jaune, fièvres éruptives, typhus, scorbut, purpura, etc.) chez les hémophiles.

Enfin l’impression du froid, l’ivresse, la suppression d’un flux sanguin habituel, en ont été quelquefois les causes.

On peut rencontrer à l’autopsie des foyers hémorrhagiques dont rien n’a révélé pendant la vie la formation et l’existence : la maladie était latente; par contre, la mort peut être foudroyante, le sang jaillit à flots par la bouche et par le nez, ou bien il s accumule dans le poumon et le malade meurt asphyxié; mais la plupart des cas se placent entre ces deux termes extrêmes.

Les symptômes sont ; la dyspnée, l’oppression et la toux; des hémoptysies et des signes physiques.

1° La dyspnée, Y oppression, la toux, la douleur thoracique , sont des symptômes probablement constants; leur intensité varie avec l’étendue et le nombre des foyers hémorrhagiques.

2° L hémoptysie est le symptôme le plus caractéristique; elle est formée d’un sang noir, rendu en petite quantité a la fois, mais dont le rejet se con- «•nPlndant plu1sieurs jours ou même plusieurs fmirimv " ^aPPel°ns que l’hémoptysie peut être ment °U qU’elle peut ma«(ïuer complèt6'

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f rare de voir le malade succomoer rapidement;

V ivent l’apoplexie n’est qu’un épisode dans le s0 s d’une affection cardiaque. Cependant les romolications sont assez fréquentes : c’est une Pneumonie fibrineuse qui se développe sur le pourrniir du foyer et se traduit par la fièvre, les crachats rouillés et le râle crépitant, c’est la gangrené à odeur caractéristique, c’est une pleurésie avec Dneumothorax lorsque le foyer s’est ouvert dans la nlèvre. Enfin, les noyaux hémorrhagiques peuvent, a la longue, déterminer la production d’une pneumonie caséeuse. .

S’il n’y a pas d’hémoptysie, 1 hémorrhagie pulmonaire sera souvent méconnue. Cependant, une dyspnée, une oppression subite survenant dans le cours d’une affection cardiaque, sans que cet organe offre de nouveaux désordres, peut faire croire aune apoplexie pulmonaire; les présomptions seront bien plus fortes si l’on constate les signes physiques indiqués plus haut.

Une hémoptysie de sang noir, peu abondante mais persistante, survenue dans le cours d’une maladie de cœur, indique presque certainement une apoplexie pulmonaire.

Quel doit être le traitement de l’hémorrhagie du poumon ? Si l’individu est vigoureux et l’hémorrhagie forte, il faut pratiquer immédiatement une saignée. Dans tous les cas, on pourra employer les révulsifs (large vésicatoire Albespeyres sur la poitrine), les boissons glacées, une potion avec 15 à 20 gouttes de perchlorure de fer, Y eau de Léchelle,

1 à 2 grammes d’extrait de ratanhia dans un julep, etc.

L’état du cœur doit surtout fixer l’attention ; il réclame souvent l’emploi de la digjtale ( digitaline Homolle et Quévenne) pour régulariser les contractions, des diurétiques et des purgatifs drastiques pour diminuer la tension sanguine.

Gangrène des poumons. — La gangrène des poumons est une mortification du tissu pulmonaire ; elle peut être circonscrite, c’est à-dire n’occuper qu’une partie de l’organe, ou diffuse et étendue à presque tout un lobe (Laennec). Cette dernière forme est peu commune.

C’est une maladie rare, pouvant être observée à tout âge ; ses causes sont assez nombreuses, mais elles ne peuvent déterminer la gangrène que sur les organismes profondément débilités. Ainsi la gangrène s’observe:

1° Vers le déclin de certaines maladies qui altèrent profondément le sang : typhus, fièvres éruptives, surtout rougeole, diabète, mal de Bright.

2° Comme application de lésions pulmonaires. Ainsi, les foyers d’apoplexie pulmonaire, les parois des cavernes tuberculeuses, la muqueuse qui tapisse les bronches dilatées, peuvent se gangrener. L’introduction dans les bronches de corps étrangers, de vapeurs ou de gaz irritants, peut déterminer la gangrène : elle est fréquente chez les aliénés. On la vu survenir à la suite de l’oblitération des artères bronchiques.

Les débuts sont d’autant plus obscurs que la gangrène est une maladie secondaire. Une dépression subite et considérable des forces, la grande evation de température, spéciale aux maladies

putrides, sont les seuls symptômes qui puissent la faire soupçonner ; mais on ne la reconnaît qu’au moment où l’haleine prend une odeur fétide. Elle est alors caractérisée par quatre ordres de signes :

1° haleine fétide ; 2° crachats spéciaux; 3° signes physiques ; 4° symptômes de dépression.

1° Haleine fétide. — C’est le premier symptôme de la gangrène, il est pathognomonique. Cette fétidité, que l’on a comparée à l’odeur de la pourriture et des macérations anatomiques, est vraiment plus repoussante encore, elle suffit pour infecter toute une salle d’hôpital ; les malades éprouvent une saveur horrible dans la bouche ; mais ils ne ressentent dans le poumon qu’une douleur vague et peu intense.

2 ° Crachats spèciaux. — Il survient une toux assez fréquente, et, après quelques quintes plus ou moins pénibles, le malade rejette des crachats noirs, verdâtres ou rougeâtres; quelquefois ces crachats sont rendus en assez grande abondance pour constituer une vomique, ils sont formés par le tissu pulmonaire gangrené. Lorsqu’on les laisse reposer, on les voit se diviser en plusieurs couches; à la surface ils sont muqueux, au-dessous transparents et séreux, et, au fond du vase, se trouve un détritus noirâtre dans lequel on voit des fibres élastiques, indices de la destruction du tissu pulmonaire, des cellules, des cristaux, des champignons, etc. Souvent surviennent des hémoptysies plus ou moins graves.

3° Signes physiques. — Percussion. — Elle donne de la matité au niveau des parties gangrenées, à moins pourtant qu’elles ne soient profondément placées et séparées de la paroi thoracique par une lame de poumon sain.

Auscultation. — Lorsque les parties gangrenées ne sont point éliminées, à leur niveau le bruit respiratoire manque ; mais sur tout leur pourtour on entend des râles sous-crépitants, du souffle et de la bronchophonie, phénomènes qui se rattachent à la congestion , à l’œdème pulmonaire et à la vibration de l’air dans les bronches voisines du foyer. Après l’élimination des parties mortifiées, il se forme une caverne qui se révèle par ses signes habituels, gargouillement et peetoriloquie.

4<> Signes de dépression. — L’affaiblissement et la prostration du malade sont extrêmes.

La marche de la maladie est très rapide; en fort peu de temps le malade s’affaiblit beaucoup; les traits de son visage sont très altérés; la fièvre est intense (T. 41°) ; son corps se couvre d’une sueur visqueuse ; la prostration devient extrême, et il peut succomber en quelques jours (de six à dix). La mort est parfois produite par une hémorrhagie foudroyante, par un pneumothorax consécutif à l’ouverture de la plèvre, etc...

La gangrène diffuse tue invariablement ; la mort est également la terminaison habituelle de la gangrène circonscrite, mais la gangrène des extrémités bronchiques survenue dans le cours d’un catarrhe chronique est loin de présenter une semblable gravité. . .

Le traitement présente trois indications : lu Soutenir les forces par l’emploi du vin, de l’alcool, des préparations de quinquina.

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2° Combattre la fétidité par l’usage de chlorures désinfectants : on peut prescrire soit 8 à 10 grammes de chlorure de chaux ou de soude dans un litre de macération de quinquina ; soit 4 à 6 grammes de liqueur de Labarraque (hypochlorite de soude liquide) dans une potion ; soit des inhalations de térébenthine; on placera près du malade des vases remplis de chlorure dé chaux sec.

3° Calmer les douleurs par les préparations opiacées.

Cancer du poumon. — Le cancer du poumon peut être primitif, ce qui est fort rare, ou consécutif à une tumeur de même nature siégeant dans un autre organe, surtout dans le sein ; ses causes sont inconnues.

L’encéphaloïde est la forme presque exclusivement observée. Il peut être en masse ou diffus ; dans le premier cas, il peut envahir tout un lobe et le transformer en une masse dont l’aspect, dit Graves, ressemble à celui d’un cerveau macéré ; toute trace du tissu pulmonaire a disparu. Dans la forme diffuse, on trouve des noyaux d’un blanc jaunâtre disséminés souvent dans les deux poumons et mêlés à de petits kystes remplis de sérosité jaunâtre. Très souvent les organes voisins et les ganglions sont envahis, et la mort arrive avant que l’en céphaloïde ne soit ramolli.

Quelle que soit sa forme, le cancer se traduit par un certain nombre de symptômes communs : le malade tousse, il maigrit, ses ganglions cervicaux s’engorgent, il n’a pas de fièvre, rejette souvent des crachats opaques ou couleur de gelée de groseille, a des hémoptysies, de la dyspnée, la teinte jaunepaille caractéristique est assez rare, enfin il peut survenir des coagulations dans diverses veines.

Les signes physiques propres à la forme diffuse sont des noyaux de matité assez bien circonscrits et disséminés dans divers points du thorax ; à leur niveau on entend des bruits de souffle parfois très bruyants ; l’absence de ramollissement pourra les distinguer des tubercules, mais souvent leur nature ne sera indiquée que par un cancer siégeant dans un autre organe.

Lorsque le cancer forme tumeur, il se traduit par de la matité, l’exagération des vibrations vocales , du souffle et de- la bronchophonie; plus, des symptômes de voisinage, résultant de la compression ou destruction des organes thoraciques. Ainsi l’irritation de la plèvre détermine des adhérences ou un léger épanchement ; la compression des veines caves produit l’oedème du cou ou des membres inférieurs, ete.

Le cœur peut être déplacé et ses battements transmis à l’oreille avec une perfection qui pourrait faire croire à un anévrysme de l’aorte, d’autant plus volontiers qu’il peut s’y joindre des bruits de souffle résultant de compressions diverses, mais il n’y aura jamais de claquement membraneux.

Le cancer peut durer une ou plusieurs années. La mort est fatale et le traitement ne saurait être que palliatif. m LÉ0N moynac.

POURPIER. — Le pourpier est une plante 'annuelle de la famille des Portulacées, herbacée

charnue, à suc mucilagineux, douée d’une fade, que l’on mange en salade, mais qui geste et qui jouit de propriétés légèrement disques dues au nitrate de potasse qu’elle conr ' mais qu’on utilise rarement.

POURRITURE D’HOPITAL. — La pourrit d’hôpital est un accident primitivement local* Urconsiste dans la destruction des bourgeons ch^1 nus des surfaces suppurantes. On l’observe surtrw chez les malades débilités et le plus souvent dan les salles d’hôpital où il y a encombrement. S

On en distingue deux formes : l’ulcéreuse et la pulpeuse.

La forme ulcéreuse consiste dans l’apparition de petites ulcérations irrégulières qui se développent sur les bourgeons charnus et qui ne tardent pas à se réunir. Elles succèdent à la rupture d’une vésicule ou d’une phlyctène qui précède toujours leur apparition. Ces ulcérations, qui peuvent n’affecter qu’une partie de la plaie, sont recouvertes d’une couche grisâtre et déterminent de vives douleurs.

La forme pulpeuse est caractérisée par le développement d’une matière grise analogue à une fausse membrane. Les bourgeons charnus se ramollissent, saignent et se détruisent. Le sang se mélange à la matière grisâtre qui recouvre la plaie et lui donne 1 apparence d’un caillot étalé ; on a alors la forme pulpeuse dite hémorrhagique.

Dans ces deux formes, la surface de la plaie se ramollit, les parties voisines se tuméfient et deviennent douleureuses. On voit souvent l’ulcération

gagutji idpiaement en surface et en profondeur, au point de détruire des vaisseaux d’un volume considérable.

, même temps, les malades tombent dans un état de prostration extrême, qui peut faire des progrès jusqu’à la mort.

be traÂe ment prophylactique de la pourriture d hôpital consiste à placer le malade dans de bonnes conditions hygiéniques, et à surveiller avec soin I état des plaies. Il faut encore isoler les malades, parce que la pourriture d’hôpital est souvent épidémique et peut se transmettre par les mains, les instruments ou les pièces de pansement.

ç>i le malade se trouve placé au centre d’un foyer pi emique, il sera utile de préserver la plaie en aman i occlusion au moyen d’un morceau de

SocaUChe' 06 m°yen a d°nné de bons résultats à

l’état tlaitem,Cnt curatif est général et local. Contre tinn tE;neral’t°n dlrige ordinairement une médicasnnt ^ reconstituante; les moyens locaux

trouvé X iXC1[atl'S à divers degrés. On s’est bien chinrhvi glycenne> du jus de citron, des acides d’ioda nn qUe Gt acéti(îue étendus, de la teinture de tmi« ™ a GU recours aussi aux caustiques; mais, tant d e m.0yeJ"s’ ü n'e“ est aucun qui offre au¬

tant de garantie d succès que le fer rouge.

Dr J.-A. Fort.

chann^S (fINSDE MER DE)- — Pourville est un à 3 kilomètre de la Seine-Inférienre, situe

Plage et un .■ ■ ®leppe, qui possède une petite plage et uu casmo très fréquentés. p i.

POUSSÉE. — 'On donne ce nom, en médecine, à des éruptions qui se produisent sur la peau, tantôt spontanément dans le cours de certaines maladies, tantôt dans le cours ou à la suite de certains traitements spéciaux (cure thermale, cure mercurielle, cure à l’iodure de potassium, etc.). On donne aussi le nom de poussée aiguë a une augmentation brusque d’intensité qui se produit dans le cours d’une maladie, principalement d’une maladie de peau. p. l.

PRÉCIPITÉ BLANC. — Le précipité blanc n’est autre chose que le protochlorure de mercure (V. Mercure). p. L.

PRÉCIPITÉ ROUGE. — Le précipité rouge n’est autre chose que le bioxyde de mercure (V. Mercure). p. L.

PRÉDISPOSITION. — La prédisposition est cet état particulier de l’organisme qui fait qu’un individu est plus apte qu’un autre à contracter certaines maladies. p. L.

PRÉPUCE. - (V. Verge.)

PRESBYTIE. — On appelle ainsi l’état de la vision chez les sujets avancés en âge. Les traits en sont caractéristiques et bien connus : difficulté ou même impossibilité de lire des caractères imprimés de grandeur ordinaire, à la distance habituelle, celle de 30 centimètres, faculté d’exécuter cette lecture en plaçant, devant les yeux, des verres convexes d’un foyer déterminé; nécessité pour voir nettement des caractères imprimés, même plus gros que les caractères de grandeur ordinaire, d’éloigner la page à une distance plus ou moins supérieure à 30 centimètres; obligation, en tous cas, pour lire, d’avoir un grand éclairage, surtout à la lumière artificielle; enfin, fatigue prompte à la vision pendant la lecture.

Il ne faut pas confondre la presbytie avec l’hypermétropie (V. ce mot). Dans l’hypermétropie, le sujet distingue de grands caractères d’imprimerie à une aussi grande distance au moins qu’un œil normal ; il distingue même nettement de très grands caractères d’imprimerie à une distance plus éloignée qu’un œil normal; tandis que les petits objets, les petites lettres, ne sont pas vus à une courte distance, à moins qu’il n’arme ses yeux de verres convexes d’une force appropriée. Dans la presbytie, le sujet ne distingue pas de gros caractères d’imprimerie à une distance un peu éloignée, ce n est qu’à l’aide de verres convexes plus ou moins forts qu’il lit des caractères d’imprimerie ordinaires, à la distance de la vision distincte ordinaire.

L hypermétrope peut exercer longtemps ses yeux

ans fatigue, à la condition de corriger le trouble

e ta réfaction avec des verres appropriés. Le presjî ei?.e trouve pas de lunettes qui lui permettent iets <^Uer VUe Pen^an^ longtemps sur des objj . e PetHes dimensions. L’hypermétrope n’a il faiu ^UG <Pune lumière modérée pour bien voir ; byte UDe PluS grande somme de lumière au pres-

L’œil d’un presbyte diffère de l’œil d’un sujet jeune, doué d’une vision normale, non seulement sous le rapport anatomique, mais sous le rapport physiologique. Sous le rapport anatomique, l’œil du presbyte présente une courbure moins forte de la cornée et du cristallin, une diminution probable de la densité de l’humeur aqueuse et de l’humeur vitrée , un raccourcissement probable aussi de l’axe antéro-postérieur de l’œil, d’où résulte physiquement, que l’œil du presbyte possède un pouvoir réfractif moins énergique que celui des sujets jeunes.

Sous le rapport , physiologique, l’œil du presbyte diffère de celui des jeunes sujets, en ce que chez le premier, la sensibilité propre de la rétine est bien moindre que chez les seconds. On peut s’en convaincre en expérimentant sur les deux ordres de sujets; en recherchant chez chacun d’eux ce que j'ai appelé l’étendue en longueur de la vision distincte, c’est-à-dire les limites maxima et minima entre lesquelles un objet de grandeur déterminée est vu par un jeune sujet et par un presbyte. Une lettre de l’alphabet, de la grandeur par exemple de deux centimètres, est vue nettement par l’œil d’un jeune sujet à des distances rapprochées et éloignées, bien plus considérables que chez un presbyte.

Une autre preuve de cette diminution de la sensibilité de la rétine chez le presbyte, c’est que ce dernier voit moins nettement les objets éloignés qu’un jeune sujet doué d’un œil normal.

Lorsqu’on examine un grand nombre de presbytes, on reconnaît non seulement que tous ne distinguent nettement les objets éloignés qu’à une distance moins grande que les sujets jeunes doués d’une vue normale, mais encore : \° que chez un certain nombre d’entre eux, la vision pour les objets éloignés s’améliore par l’usage de verres concaves ; 2° que chez d’autres, la vision pour les objets éloignés est améliorée par des verres convexes; 3° que chez d’autres encore elle n’est pas améliorée ; mais, au contraire, rendue plus confuse par des verres soient concaves, soient convexes.

Bien que la presbytie appartienne généralement aux vieillards, on rencontre parfois des gens très avancés en âge, ayant conservé une énergie visuelle aussi marquée que dans la jeunesse, pouvant lire sans adjonction de verres convexes et distinguer nettement des objets éloignés. 11 en est de l’œil comme des autres organes de l’économie: certains vieillards ont conservé la plénitude des fonctions de l’appareil de la vision, en même temps que la plénitude des fonctions des autres sens, et des facultés sensitive, motrice, intellectuelle. Par contre, il est des adultes dont la vision subit une détérioration qui les met de niveau avec des gens beaucoup plus âgés. Cette presbytie prématurée est la conséquence de ce que la sensibilité de la rétine a été épuisée par des travaux excessifs des yeux. On la rencontre chez les couturières , les brodeuses, qui passent parfois jusqu’à seize heures par jour à travailler à l’aiguille et chez les gens du monde, qui ont pris l’habitude de passer une partie des nuits à lire dans leur lit, avec un éclairage insuffisant

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