‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 183 sur 289 · PRE · texte numérisé non relu

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Le traitement de la presbytie découle des faits exposés dans les paragraphes précédents : corriger l'état de la réfraction de l’œil, fortifier la sensibilité de la rétine.

On remplit la première indication en faisant porter aux presbytes, pour voir de près, c’est-àdire pour lire, écrire, travailler à l’aiguille, des verres convexes d’un numéro approprié. On recherchera si la vision pour les objets éloignés est améliorée par des verres convexes ou des verres concaves, et, suivant le résultat de cet examen on conseillera l’un ou l’autre genre de verres.

Pour fortifier la sensibilité de la rétine, on recommande des embrocations sur l’orbite avec un Uniment stimulant (baume de Fioraventi et alcoolat de lavande). Dans tous les cas, un exercice modéré des yeux, le travail avec un bon éclairage, sont de toute nécessité. Dr Fano.

PRÉSENTATION. — On emploie ce terme en obstétrique pour désigner la partie fœtale qui s’avance la première au moment de l’accouchement, à la condition toutefois que cette partie de l’enfant soit assez volumineuse pour occuper toute l’aire du détroit supérieur du bassin. Ainsi on dit présentation du sommet, présentation de la face, présentation du siège, présentation de l’épaule.

On appelle position le rapport d’un point de repère pris sur cette partie fœtale qui constitue la présentation avec les différents points du détroit supérieur (V. Accouchement.) Dr A. de Soyre.

PRESTE (eaux minérales de la.) — La Preste est un village pittoresque des Pyrénées-Orientales, situé à 20 kilomètres d’Amélie-les-Bains, à 1100 mètres environ au-dessus du niveau de la mer, dans une vallée qu’arrose le Tech, petite rivière torrentueuse et à l’entrée d’une petite vallée latérale, qui possède des eaux minérales sulfurées-alcalines-sodiques.

Ces eaux proviennent de plusieurs sources qui fournissent par 24 heures près de 18,000 hectolitres d’une eau claire, remarquablement limpide, légèrement acidulée, nullement désagréable au goût, et sont captées dans l’établissement même. Cet établissement très vaste et très confortable a été complètement métamorphosé depuis 1883, parles soins de soif intelligent et habile propriétaire, M. Faure, qui l’a doté de tout l’arsenal de l’hydrothérapie scientifique moderne et en a fait véritablement un établissement de premier ordre, dans lequel les eaux sont utilisées en bains, en douches, en inhations, mais surtout en boisson.

Les eaux de La Preste sont réputées, depuis longtemps pour guérir les affections des voies urinaires. Dès 1714, le professeur Coste les désignait comme « très favorables dans les coliques néphrétiques et l’affection calculeuse. » En 1748, Sauveur Masvezi les déclare « très efficaces dans les affections graveleuses des reins et de la vessie. » En 1755, le professeur Marcé les recommande « dans les coliques néphrétiques, les affections graveleuses des reins et de la vessie ». Aussi depuis cette époque, les affections graveleuses des reins et de la vessie < t l’ensemble des maladies urinaires, ont pris la première place parmi les maladies traitées à La Preste.

En 1833, le professeur Anglada, de Montpelv analyse les eaux de la Preste et cite dans Traité des eaux minérales des Pyrénèes-Orient /°Q les observations de Bordeu, Mascagni, Hotne Jr’ biquet, etc., et constate les bons effets des e alcalines sulfureuses de La Preste dans le trait ment de certaines affections ou maladies des vo'^ urinaires. Au nombre des maladies de ce genjé^ accessibles à cette influence curative, sans préiu’ dice cependant des autres maladies auxquelles l’usage des eaux de La Preste peut convenir, ces auteurs placent : « Les catarrhes chroniques de la vessie, les inflammations lentes des organes urinaires avec suppuration, les attaques de gravelle et ces diathèses lithiques qui, variables par la nature de leurs produits, donnent lieu à la formation de sédiments, de graviers et même de calculs.

Depuis cette époque, ces heureux effets se trouvant proclamés par le Dr Ferrand, en 1850, dans sa thèse, par le médecin principal Auberge, en 1861 dans une monographie remarquable, et par Bourdon , Durand-Fardel, Roubaud , Le Bret, Barrault, etc., dans leurs ouvrages classiques d’hydrologie.

Moi-même, dans mon ouvrage Les Eaux minérales et les Bains de merde France (Paris, Reinwald, 1873), j’écrivais à propos des eaux de La Preste:

« Elles sont surtout employées en boisson, et exercent une action remarquable sur les maladies des voies urinaires ; elles augmentent la sécrétion des reins dans de notables proportions et ramènent â l’état alcalin les urines acides. Aussi conviennentelles d’une manière toute particulière aux individus atteints de gravelle phosphatique, de catarrhe vésical, de ténesme vésical et de cystite chronique. Dans ces deux derniers cas, elles sont supérieures aux eaux bicarbonatées sodiques fortes. » I

J’ai été heureux de voir mon regretté ami, l’éminent spécialiste Mallez, dont personne ne contestera la haute compétence en pathologie urinaire, s’exprimer sur les eaux de La Preste à peu près dans les mêmes termes que moi.

« Elles sont manifestement diurétiques, dit-il? même prises en petite quantité, et elles sont très vantées dans les catarrhes vésicaux, la gravelle et les dépôts, phosphatiques. Les malades que nous avons eu 1 occasion d’y envoyer rentraient précisé" ment dans ces cas, et ils ont retiré d’une saison à La Preste les plus grands bénéfices. Leur spécialisation me semble devoir s'établir contre les phosphaturies et les précipitations pour des causes diverses des phosphates ammoniaco-magnésiens sur un point du conduit ou du réservoir de l’urine' Elles sont mieux tolérées que les bicabornatées sodiques et elles calment très bien les états douloureux de la vessie et les ardeurs qui accompagne!» le catarrhe vésical. » ut-

, 'J? so" .c.ôté, professeur Armand de Fleury, * ' de médecine de Bordeaux, dans son élo*

ur les eaux de La Preste, pubUée Cn 1882, s’expru"

Preste dil ?mrm<! Malte c‘ “»> : «■ t'eau ¥ lî presaue lu’ flVOrise singulièrement, on d'r» désTodu V™entl la dissolution et l'eupolg "anismp- u accumulés de l’acide urique dans 1°

I Banisme, elle modifie plus qu’aucune autre le &'

Yen de fermentation putride favorable à la concrétion des calculs phosphato-magnésiens. Toutes les hleomasies des muqueuses franchement catarrhales et passées à l’état chronique bénéficient de son emploi. » . . . 4 T

Les maladies des voies urinaires ne sont pas les seules qui soient tributaires des eaux de La Preste: ces eaux conviennent aussi très bien aux goutteux, aux individus atteints d’affections de l’estomac, gastrorrhée, dyspepsie acide, etc., à ceux qui souffrent de catarrhes intestinaux, etc.

Les eaux de La Preste ont l’avantage précieux de ne subir aucune altération par l’embouteillage et le transport, et de conserver loin des sources toutes les propriétés qu'elles ont à leur point d’émergence. Aussi leur exportation se fait sur une grande échelle, ce qui permet aux malades de continuer leur usage à domicile, après la cure thermale.

Dr Paul Labarthe.

PRÉSURE. — On donne ce nom au lait caillé que l’on trouve dans la caillette au quatrième estomac des jeunes veaux ou des agneaux à la mamelle, et qu’on emploie, séché à l’air et salé, pour cailler le lait ou pour produire la fermentation caséeuse. P. L.

PRÉSYSTOLIQUE. — Qualificatif donné par les physiologistes au premier bruit du coeur qui précède immédiatement la systole (V. ce mot), et qui se produit lorsque les oreillettes se resserrent et que les ventricules se dilatent, c’est à-dire pendant le passage du sang de l’oreillette dans le ventricule. p. L. !

PRÉVENTIF. — Qualificatif donné aux divers moyens hygiéniques ou thérapeutiques employés pour s’opposer à l’invasion et- a l’éclosion d’une

maladie. P. L.

PRIAPISME. — On donne ce nom à un état particulier d’érection persistant et douloureux de l’urèthre, toujours accompagné non du désir mais de la crainte du coït, qu’on observe chez certains individus atteints de blennorrhagie aiguë, de cystite, surtout de cystite cantharidienne, de calculs vésicaux ou d’inflammation de la portion supérieure de la moelle épinière. L’usage répété des purgatifs drastiques ou de lavements irritants, l’empoisonnement par la'cantharide, peuvent aussi déterminer le priapisme. Cette affection est bien différente du satyriasis (V. ce mot], dans lequel l’érection s’accompagne d’un insatiable désir de coït.

Le traitement du priapisme doit tout d’abord être celui de l’affection particulière qui le détermine. De plus, il faut avoir recours aux émissions sanguines, aux sangsues au périnée, aux bains tiède s prolongés, aux cataplasmes et aux lavements émollients, aux boissons diurétiques, au bromure de potassium ( sirop de Laruze ), au bromure de camphre ( dragées du D' Clin), etc.

Dl Paul Labarthe.

PRIMIPARE. — Nom donné aux femmes qui accouchent pour la première fois. P. t"

PRISONS ET ÉTABLISSEMENTS PÉNITEN¬ TIAIRES. — Hygiène et salubrité. — Maisons centrales de force et de correction. —-Dans les maisons centrales de force et de correction, les détenus arrivants sont dépouillés de leur linge et de leurs vêtements ; ils sont baignés et revêtus ensuite de l’habillement de la maison.

Les dortoirs, ateliers, réfectoires, corridors, escaliers, latrines, ét généralement toutes les parties de la maison affectées aux détenus, sont balayés et nettoyés tous les jours. Les localités susceptibles d’être lavées le sont aussi souvent qu’il est nécessaire. On doit s’abstenir de tout moyen de lavage qui pourrait être nuisible à la santé des détenus.

Les cours de l’établissement, les préaux et les chemins de ronde, les bureaux de l’administration, le greffe et ses dépendances sont également nettoyés et. tenus dans un état constant de propreté. Des fumigations ou arrosages au chlore ou autres matières désinfectantes ont lieu aussi souvent que cela est jugé utile. Les urinoirs, baquets d’aisances et autres récipients établis dans les préaux, ateliers, dortoirs des valides, infirmeries, lieux d’isolement ou de punition, doivent être lavés à l’eau de chaux ou autres préparations désinfectantes. Tous les ans, les ateliers, dortoirs, escaliers, corridors, etc., sont blanchis au lait de chaux.

Régime alimentaire. — Le dimanche et le jeudi, il est fait un régime gras. Le service gras comprend :

Le dimanche, le matin, une soupe contenant 5 décilitres de bouillon provenant de la cuisson de la viande destinée au repas du soir; — le soir, une portion d’au moins 75 grammes de viande cuite et désossée et une pitance d’au moins 3 décilitres de pommes de terre.

Le jeudi, le matin, une soupe contenant 5 décilitres de bouillon provenant de la cuisson de la viande destinée au repas du soir; — le soir, une portion d’au moins 60 grammes de viande cuite et désossée et une pitance d’au moins 3 décilit. et demi de riz.

Les autres jours de la semaine, il est fait un service maigre. Ce service comprend :

Le matin, une soupe contenant 4 décilitres de bouillon; — le soir, une soupe semblable et, en outre, une pitance d’au moins 3 décilitres de pommes de terre, les mardi et vendredi, et de pois,ientilles ou haricots, alternativement, les lundi, mercredi et samedi.

A l’epoque de leur germination, soit approximativement du 1er juin au 31 août, les pommes de terre seront remplacées alternativement par du riz, des légumes secs ou des légumes verts.

Pendant les mois de juin, juillet et août, il est fourni aux détenus valides une boisson composée de la manière suivante :

Eau pure . 1000 litres

Gentiane . . . 1

Houblon . . 230 grammes

Feuilles de noyer . ^00 —

Acide tartrique . —

Mélasse . 3°ê0 —

Essence de citron . 4 —

Cette boisson est livrée tant au réfectoire que dans les préaux et les ateliers.

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