‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 184 sur 289 · PRI · texte numérisé non relu

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La ration de pain est de 700 grammes par homme et de 650 grammes par femme.

Le pain de ration sera composé de deux tiers de farine de froment bluté à 12 p. 100 d’extraction de son et d’un tiers de farine de seigle ou d’orge blutée à 21 p. 100.

La farine de froment doit produire au moins 32 p. 100 de gluten humide sur le poids de la farine sèche et 10,6 p. 100 de gluten sec.

Le régime alimentaire des détenus malades est fixé selon l’ordonnance du médecin et du chirurgien qui déterminent également la ration de vin à leur délivrer.

Le pain des malades est composé de farine de pur froment bluté à 22 p. 100 d’extraction de son et produisant au moins 36 p. 100 de gluten humide sur le poids de la farine sèche et 12 p. 100 de gluten sec. Ce pain ne sera distribué que vingt-quatre heure après la cuisson.

Colonies et maisons pénitentiaires affectées [à 1 éducation correctionnelle des jeunes détenus. —

Aux termes de l’article. 6 de la loi du 5 août 1850, les particuliers ou les associations, qui se proposent de créer des colonies pénitentiaires pour les jeunes détenus, doivent adresser au Ministre de 1 Intérieur une demande en autorisation et produire à 1 appui les plans et projets relatifs à la construction de ces établissements.

Les plans et projets indiquent la situation, la nature et la contenance des terrains, l’espèce de matériaux employés, les dimensions des bâtiments, le nombre des étages, le cube de chaque pièce, la destination de chacun des locaux.

Dans tous les établissements d’éducation correctionnelle, les dortoirs doivent être installés de maniéré a fournir au moins 15 mètres cubes d’air par individu; ils devront, en outre, être pourvus de moyens de ventilation suffisants.

Dans les établissements où Ton se sert de hamacs, il est expressément interdit de les mettre sur deux rangs superposés. Les toiles de hamacs doivent toujours être bien tendues dans tous les sens.

es hamacs ne peuvent être employés ni pour les enfants admis à l’infirmerie ni pour ceux qui seraient affectes d’incontinence d’urine.

Les lits ou les hamacs doivent être espacés de /0 centrmetres au moins sur les côtés.

Les lits devront être, au printemps, et plus souvent s il y a lieu, suivant la nature de ces meubles, échaudés a 1 eau seconde ou nettoyés par tout autre procédé reconnu préférable pour détruire les insectes.

; L’infirmerie sera, autant que possible, établie dans un batiment isolé. Elle se composera d’au . moins deux pièces dont l’une plus petite, dite chambre d’isolement, pour le cas de maladies contagieuses. Les deux pièces contiendront ensemble un nombre de lits égal à 5 p. 100 de la population.

Ces pièces seront bien aérées, ventilées, percées de fenêtres opposées laissant entre deux un trumeau de 2m,55 environ, c’est-à-dire la place de deux lits et un intervalle égal à la largeur d’un lit. Leur capacité sera suffisante pour que le cube d’air afférent à chaque lit ne soit pas inférieur à un maximum de 25 mètres cubes.

Les salles seront parquetées et cirées.

Un médecin est attaché à chaque établissen Tout jeune détenu, lors de son entrée dans i^nt‘ blissement, doit être l’objet, de la part du méd ^ d’un examen ayant pour but de constater l'étau’ sa santé, les vices de conformation, infirmités de maladies antérieures, et de reconnaître s’il a V vacciné, afin que, dans le cas contraire, il le Sou|e plus promptement possible. Le résultat de cet ^ men sera consigné sur un bulletin médical.

Lors d’une invasion d’épidémie, les chefs d’établissement feront connaître les dispositions qu’ils auront adoptées afin de la combattre. Ils devront constater la marche et les phases de la maladie par des bulletins dressés par le médecin et qui seront envoyés au préfet du département.

Le linge des infirmeries ne doit pas être lessivé avec celui des détenus valides.

Régime alimentaire. — Le nombre des repas est de quatre pendant huit mois de l’année et de trois pendant les quatre autres mois.

Le pain se compose soit de pur froment bluté à 10 p. 100, soit.de 2/3 froment bluté à 12 p. 100 et 1/3. seigle ou orge blutés à 21 p. 100. Le pain de ration sera donné à discrétion.

Il y a au moins deux services gras par semaine.

L’eau pure et de bonne qualité doit être la boisson ordinaire; mais, pendant les trois mois d’été, on doit distribuer du vin coupé au quart, du cidre, ou de la bière de bonne qualité coupés à la moitié (1 litre par jour et par individu).

La subsistance des enfants malades est fournie selon les prescription du médecin.

Trigant de Beaumont.

PROCÈS CILIAIRES. — (V. Ciliaire.)

PROCESSUS. — Mot latin employé dans le langage médical pour désigner l’évolution d’un état morbide ou d’une maladie, quelle que soit leur nature. p L

PROCIDENCE. — Ce mot qui est synonyme de Prolapsus s’emploie surtout en obstétrique pour désigner l’issue d’un membre du fœtus, pied ou bras, ou du cordon ombilical, lorsque ces parties s avancent avant la partie fœtale qui se présente, tete ou siège. p L

PRODROME. — On donne ce nom, en pathologie, aux symptômes précurseurs ou avant-coureurs des maladies, et qui souvent permettent au médecin de les diagnostiquer par anticipation, p.

ff1 °LfrPSiUS‘ ~ Mot latin employé dans le langage medical pour désigner la chute ou l’abaissement d un organe, luette, rectum, vagin, utérus, b te. k

IZ - uV de larégion antérieure d, , rr,J?n ’ Pronateur et le catré prona t ac+ P?enateur, appelé aussi gran i

Payant hr^Una -a Partie antérieure et supé avant-bras. 11 8 insère en haut à répitrm

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la partie inférieure du bord interne de l’humérus, s’étend obliquement le long du bord interne du biceps, et s’attache en bas à la portion externe de l’apophyse coronoïde du cubitus. Cë muscle, ainsi aue l’indique- son nom, est pronateur, et en même temps fléchisseur de l’avant-bras sur'le bras.

Le carré pronateur, appelé aussi petit pronateur, occupe la partie inférieure et profonde de la région antérieure de l’avant-bras. Il s’insère, d’une part, au quart inférieur du bord interne du cubitus, d’autre part, au quart inférieur du bord externe du radius, et s’étend transversalement de l’un à l’autre. Ce muscle, en se contractant, rapproche le radius et le cubitus, en faisant tourner le radius en dedans; il est donc pronateur. p. L.

PRONATION. — On donne ce nom, en physiologie, à un mouvement spécial de rotation de l’avant-bras sur le bras, qui ramène en avant la partie postérieure de l’avant-bras et la portion dorsale de la main, de telle sorte que le pouce est dirigé du côté du corps et le petit doigt à l’extérieur. La pronation est le contraire de la supination (V. ce mot). p. l.

PRONONCIATION. — L’étude de la prononciation a pour but non seulement de faire connaître le mécanisme de l’articulation des voyelles et des consonnes, mais encore de donner aux mots qu’elles servent à former l’accentuation prosodique que la langue du pays comporte.

En effet, toutes les langues parlées se composent en général des mêmes sons et cependant la façon dont un italien, un anglais ou un français prononcent le même mot, est quelquefois tellement différente qu’elle ne permet pas toujours de reconnaître ce mot.

Chaque langue a donc des règles spéciales de prononciation basées sur la prosodie, le rythme et les inflexions de voix qui constituent le génie de la langue, variable pour chacun.

Le climat a une grande influence sur la prononciation. Elle est plus rude dans les pays du Nord, plus douce et plus chantante dans les contrées méridionales.

Une prononciation correcte tient Surtout à l'observation des règles de l’accentuation. En France, si l’orthographe des mots est parfaitement fixée, il n’en est pas de même de leur prononciation. La différence de prononciation varie même tellement d’une province à l’autre, que le parlé du Picard comparé à celui du Marseillais, ne semble pas appartenir à la même langue.

Les troubles de la parole ou de la prononciation peuvent être classés de la manière suivante :

L Organe phonateur bien conformé et complet :

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( Bégayement.

“ Défauts de prononciation non l Blésité et toutes ses vasomnis aux influences morales, . \ riélés.

IL Organe phonateur mal conformé ou incomplet :

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Défauts de prononciation ( Perforation de la voûte palatine, causés par . Division du voile du palais.

' 1 Absence de la langue, etc.

III. Troubles de la parole consécutifs ou causés par des lésions centrales (aphonie, paralysie labioglosso-laryngée, etc.).

Tous les défauts de prononciation proprement dits, c’est-à-dire tous ceux qui existent chez des personnes ayant un organe phonateur bien conformé et complet, comme le bégaiement ou la blésité (V. ces mots), sont susceptibles d’une entière guérison au moyen d’exercices méthodiques spéciaux.

Ceux qui sont produits par la perforation de la voûte palatine peuvent aussi disparaître en grande partie, après toutefois que la fissure palatine a été comblée, au moyen d’une opération (V. Uranoplastie, Staphylorrhaphie).

Il n’y a que les troubles de la parole d’origine cérébrale qui échappent à l’action pédagogique et qui relèvent de la médication spéciale aux affections qui les ont produits. Dr Arthur Chervin.

PRONOSTIC. — On donne ce nom en pathologie au jugement anticipé que porte le médecin sur la marche et la terminaison d’une maladie, en se basant sur les données tirées de la maladie elle-même (causes, prodromes, invasion, siège, marche, nature, etc.), sur des données fournies par le malade (âge, sexe, tempérament, idiosyncrasie, état moral, hérédité, etc.), enfin sur les données puisées dans les diverses influences extérieures auxquelles est soumis le malade (climat, localité, saisons, professions, etc.). p. L.

PROPHYLAXIE. — La prophylaxie est cette- partie de la thérapeutique ou plutôt de l’hygiène publique et privée qui a pour but de prévenir l’éclosion d’une maladie, d’empêcher qu’elle n’atteigne les individus ou les populations. p. L.

PROPYLAMINE. — La propylamine, appelée aussi triméthylamine, est une substance qui se trouve naturellement dans certains végétaux (fleurs d’aubépine, fruits du sorbier, etc.), et dans la saumure des harengs, dans laquelle elle existe combinée avec un acide, duquel on la sépare par distillation avec la potasse. C’est un liquide incolore, transparent, soluble dans l’eau, doué d’une odeur forte, rappelant celle de l’ammoniaque, qui a été employé avec succès en 1856, en Russie, par Awenarius et Néliabin, contre le rhumatisme articulaire aigu. En 1870, Fragier-Lagrange, et en 1872, Dujardin-Beaumetz, en France, ont fait de nombreux essais avec ce produit et ont aussi obtenu de bons résultats dans les cas de rhumatisme articulaire aigu et d’accès de goutte. Malgré cela, la propylamine n’est pas restée dans la thérapeutique, à partir du jour où les médecins ont eu entre les mains une substance beaucoup plus active, Yacide salicylique (Y. ce mot). P. L.

PROSTATE. — Anatomie. — La prostate est un organe glanduleux, situé au devant du rectum et en arrière de la symphyse du pubis, qui embrasse la

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première portion ou portion prostatique de l’urèthre chez l’homme, immédiatement au-dessus du col de la vessie.

Son volume s’accroît beaucoup avec l’âge. Très

Fig. 1098.

Appareil génital et urinaire de l’iiomme (Dr Fort).

. e. Uretère. — a. Vessie. — t. Prostate. — b. Portion prostatique de l’urèthre. — c. Portion membraneuse de l’urèthre. — d. Portion spongieuse de l’urèthre. - ». Glands de Méry ou de Coowper - o. Corps caverneux, -p. Bulbe. - r. Paroi spongieuse de lurethre. — s. Gland et fosse naviculaire. — f. Testicule. — g. Tète de l’épididyme. - h. Queue de l’épididyme. - k. Canal deferent. I. Vésicule séminale. - m. Canal éjaculateur.

petite, presque rudimentaire chez l’enfant, elle se développe surtout à partir de la puberté, acquiert chez l’adulte la grosseur d’une noix, reste stationnaire pendant l’âge mûr, enfin, atteint souvent des proportions considérables (œuf de poule) chez le vieillard, et son hypertrophie est chez lui pour ainsi dire normale.

Sa forme est à peu près celle d’une châtaigne dont la base serait dirigée en haut et en arrière' et correspondrait au col de la vessie, et la pointé en bas et en avant et se continuerait avec la portion membraneuse de l’urèthre.

La prostate est en rapport : 1° en avant, avec le plexus veineux, dit plexus de Santorini; 2° en arrière avec le rectum dont elle n’est séparée que par un tissu cellulaire lâche, de telle sorte qu’en introduisant le doigt indicateur dans le rectum, on trouve le sommet de cette glande à une distance de trois centimètres et, au delà, la face postérieure ellemême, lisse et consistante, avec le sillon qui la

parcourt d’arrière en avant et sépare les deu latéraux; 3° sa base reçoit, en-avant leeï!^68 vessie et, en arrière, l’extrémité des Vésical , ^ minales et des canaux éjaculateurs; 4°enfieS^' sommet, dirigé en bas et en avant, repose suM’ S°n névrose moyenne du périné qui la sépare du S' de l’urèthre et se continue avec la portion ni 6 braneuse de ce canal.

La prostate, ainsi que l’a fait voir le professe,,,. Jarjavay, est formée par deux lobes latéraux sï regardant par leur face interne et concave, dont h portion postérieure de chacun se réunit’ sur k ligne médiane à celle du côté opposé. Elle est tra¬

Prostate, vésicules séminales et face postérieure de la vessie. 1. Face postérieure de la vessie. - 2, 2. - Uretères. - 3. Face postérieure de la prostate. — 4. Sillon médian de la face postérieure de la prostate. — 5, 5. Vésicules séminales. — 6, 6. Canaux deferents. — 7. Réunion des canaux déférents' et des vésicules séminales.

versée obliquement de haut en bas et d’avant en arriéré par le canal de l’urèthre qui, dans sa portion prostatique, a une longueur de trois centimètres environ. Dans ce trajet, le canal de l’urèthre passe plus près de la face antérieure que de la postérieure. Voilà pour sa conformation . intérieure.

Quant à sa structure, la prostate est formée: ijgf des gla^des en grappe, de formes irrégu- Donrtnnr Hn0mbf(i u® 20 0u 30> disséminées sur le nombrp snr Canal d® Purèthre> mais en plus grand i sa Par01 postérieure, qui s’ouvrent surtout !f Ure?ra par de Petits orifices groupés

ïnar des Ail dU vérum™tanum (V. ce mot); autres ïl? L musculaires, les unes lisses, les glandes mi’pîlJ rn?ant une trame serrée pour les fu leds dequx f ? ?arGnt’ et constituant la moitié fibres formpni 8 dü Volume total da la glande. Ces

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rentes à ce* Cssù’glanduiolflbreîix! SOn‘ ** adhe‘

hémorrhoïdaires^ '^ Prostate proviennent des artères

inférieures. Les npi6™68-^ deS artères vésica f nerfs, qui sont très nombreux»

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reviennent du plexus hypogastique. Quant aux vaisseaux lymphatiques, également très nombreux, dont la découverte est due au. professeur Sappey, ils se jettent dans les ganglions lymphatiques des parties latérales du bassin.

1 Fonctions de la prostate. — La prostate, qui n’existe pas chez la femme, a pour fonctions de sécréter un liquide opalin, transparent, filant et visqueux, plus fluide que le sperme, appelé liquide ■prostatique, fourni par les glandes, et qui est émis et versé dans l’urèthre pendant l’érection et avant l'éjaculation et semble être destiné à lubrifier ses parois pour faciliter le glissement du sperme et sa projection. L’écoulement du liquide prostatique peut exister en. dehors de l’érection et du coït, et constitue alors la prostatorrhée (Y. ce mot), maladie souvent confondue avec la spermatorrhée (V. ce mot). .

Maladies de la prostate. — Inflammation de la prostate. — • (V. Prostatite.)

Plaies de la prostate. — Les plaies de la prostate sont, dans l’immense majorité des cas, des perforations ou des déchirures produites par un cathétérisme maladroitement ou brutalement pratiqué. /Elles ont reçu le nom de fausses routes (V. ce mot).

Abcès, fistules et cavernes de la prostate. — Les abcès de la prostate sont le plus souvent consécutifs à la prostatite aiguë (Y. ce mot). Ils sont aussi quelquefois occasionnés par la présence de calculs ou de tubercules dans cet organe ; enfin on a vu des abcès provoqués par la présence d’un corps étranger dans la partie profonde du canal de l’urèthre.

La collection purulente peut se faire sur un point seulement ou sur plusieurs, soit simultanément, soit successivement, et se frayer, une issue soit dans l’urèthre (c’est le cas le plus fréquent), soit dans le rectum, soit enfin, mais plus rarement, dans le périnée. On donne le nom de caverne à la cavité vidée de son contenu purulent, et celui de fistule au trajet qui met en communication la caverne avec l’urèthre, le rectum ou la peau du périnée. Lorsque l’ouverture se fait par l’urèthre, si la muqueuse uréthrale forme valvule, il peut sé faire que l’urine ne pénètre pas dans la caverne, niais ces cas sont rares. Le plus souvent celle-ci communique largement avec le canal et forme comme une poche supplémentaire qui contient toujours de l’urine et qui empêche sa cicatrisation. L’ouverture - par le rectum est plus avantageuse parce que le travail de cicatrisation n’est pas gêné Par la présence de l’urine. Quant à l’ouverture par le périnée, elle est dangereuse à cause de l’infiltration du pus dans le tissu de cette région.

Lorsque le pus se forme dans l’abcès, le malade e. de la fièvre, il éprouve une douleur très vive et des élancements continuels dans le périnée, qui augmentent d’intensité pendant les elforts de la défécation ; la miction est souvent impossible à cause du ténesme et ne peut avoir lieu qu’à 1 aide upe sonde dont l’introduction arrache des cris au Patient. Le toucher rectal qui doit être pratiqué, Quoique très douloureux, pour que le médecin Puisse poser un diagnostic certain, permet de cona or une augmentation de volume de la prostate,

et sur un de ses points une tumeur molle et fluctuante qui n’est autre chose que l’abcès. Nous avons dit plus haut comment ces abcès s’ouvrent. Cette ouverture se fait généralement toute seule.

Les abcès de la prostate sont graves : chez les vieillards il sont souvent mortels.

Quel doit être leur traitement? Faut-il laisser faire la nature et attendre qu’ils s’ouvrent tout seuls ou faut-il les inciser aussitôt que la suppuration se fait? Caudmont ne touchait pas aux abcès de la prostate. Presque tous les chirurgiens sont partisans de l’intervention chirurgicale hâtive : aussitôt que la suppuration est reconnue, il faut donner issu au pus. Lorsque la collection purulente proémine du côté de l’urèthre, on peut ouvrir l’abcès par ce canal à l’aide d’une sonde en argent à bec conique, qu’on introduit et qu’on pousse avec une cer- . taine force lorsqu’elle arrive au niveau de la collection ; mais c’est là un procédé dangereux et difficile. On préfère généralement attaquer l’abcès par le rectum. Pour cela on introduit le bistouri à plat sur l’index dans le rectum, après avoir au préalable recouvert de diachylon toute la lame sauf la pointe ; puis on relève le tranchant de l’instrument contre la prostate et on incise largement.

Quant au traitement des cavernes et des fistules de la prostate, il est des plus difficiles. Il faut tout d’abord empêcher la stagnation du pus et dë l’urine dans les cavernes. Pour cela, on pratique dans la vessie ouïe rectum, suivant que la fistule s’est ouverte dans l’urèthre ou le rectum, de fréquentes injections d’eau pure. Certains chirurgiens recommandent de sonder fréquemment le malade avec une sonde molle à grande courbure, lorsque l’abces s’est ouvert dans le canal, mais en évitant, pendant le cathétérisme de porter le bec de la sonde dans le trajet fistuleux et la caverne. S’il est resté une fistule rectale, • il faut, ainsi que le recommandait Phillips, inciser sa paroi inférieure dans toute son étendue pour la transformer en une fistule complète que l’on traitera ensuite (V. fistule).

Tubercules de la prostate. — Les tubercules primitifs de la prostate sont très rares. Lorsqu’ils existent dans cet organe, on en trouve le plus souvent aussi dans les organes voisins, les vésicules séminales, les testicules, la vessie ou le rectum, et presque toujours dans les poumons. Le traitement de cette affection ne peut être que palliatif, car elle est incurable. Il consiste d’abord à soutenir autant que possible les forces du malade par les préparations toniques et reconstituantes, et à combattre enfin les troubles fonctionnels, douleurs, ténesme vésical, dysurie, abcès, fistules, etc., au fur et a mesure de leur apparition.

Cancer de la prostate. - Le cancer de la -prostate est une affection très rare, très difficile a diagnostiquer, et incurable. Son traitement ne peut donc être que palliatif et consiste, comme pour les tubercules, à combattre les divers troubles fonctionnels qui se produisent pendant 1 évolution de la

maladie. . . , .

Calculs de la prostate. — Les calculs de la prostate sont assez rares, du moins les calculs proprement dits, ceux qui se sont développés dans les conduits de cet organe. Car nous ne considérons

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pas comme tels les fragments de calculs vésicaux engagés, après une séance de lithotritie, dans la portion prostatique de l’urèthre, non plus que les graviers ou petits calculs venus de la vessie qui se sont engagés dans la portion profonde de l’urèthre et se sont arrêtés dans une loge prostatique.

Avec le professeur Robin, nous admettons deux variétés distinctes de calculs de la prostate : la première, gravelle phosphatique, très fréquente, sinon constante, au delà de cinquante ans, est formée de petites^ concrétions brunes et jaunâtres, de nature azotée, d’un diamètre variant entre un dixième de millimètre et un millimètre, d’une forme irrégulièrement ovoïde, ou plutôt pyramidale ou prismatique; la seconde, bien plus rare, est constituée par de véritables calculs, formés de substances diverses, et principalement de phosphate, de carbonate, d’oxalate de chaux, de phosphate ammoniaco-magnésien, etc. Ces calculs ont une coloration gris brunâtre ou blanchâtre; leur volume et leur forme sont très variables. Les plus petits sont arrondis ou ovoïdes et ne dépassent pas le volume d’un petit pois; les autres peuvent atteindre le volume d’une amande et même d’un petit œuf. Certains, enfin, atfectènt une disposition arborescente; ils sont souvent allongés, atteignent' parfois une longueur de plusieurs centimètres et envahissent le canal de l’urèthre.

Lorsque les calculs sont très petits et situés dans l’épaisseur de la prostate, ils peuvent passer inaperçus. Lorsqu’ils ont un certain volume et qu’ils sont placés au niveau du verumontanum, les malades éprouvent de la pesanteur du périnée, des envies fréquentes d’uriner et de la gêne en urinant; leur verge est presque continuellement dans un état de demiérection et lorsqu’ils se livrent au coït, le sperme sort difficilement au moment de l’éjaculation.

Mais l’existence de ces symptômes ne suffit pas pour donner la certitude de la présence de calculs dans la prostate, car ils sont communs à plusieurs maladies des voies urinaires. Pour s’assurer de 1 existence des calculs, il faut avoir recours au cathétérisme et au toucher rectal. Si le cathéter introduit dans 1 urèthre, donne à la main la sensation du frottement contre une surface dure et rugueuse, lorsqu’il atteint la région prostatique; si le doigt indicateur introduit dans le rectum, rencontre au niveau de la prostate un corps dur, en saillie, présentant une ou plusieurs bosselures, on peut affirmer l’existence de calculs prostatiques.

Lorsque ces calculs atteignent un certain volume les troubles fonctionnels de la miction et de l'éjaculation sont bien plus accentués; déplus, il se forme des abcès prostatiques et des fistules qui viennent s’ouvrir dans l’urèthre, le rectum ou le périnée Dans ces cas, un stylet passé dans le trajet fistuleux, permet de sentir le calcul.

Les calculs de la prostate constituent une affection grave. Si on les abandonne à eux-mêmes, ils peuvent quelquefois se frayer un chemin à travers la fistule qui suit les abcès occasionnés par leur présence, et être éliminés par cette voie accidentelle, mais ces cas sont tout à fait exceptionnels.

Réglé générale, dès qu’on a constaté leur Drésence, il faut en débarrasser le malade, au moyen

de l’extraction. Celle-ci peut se fait par (j'r procédés, parmi lesquels nous citerons surto tv**5 traction par les voies naturelles; l’extractio U ex' lithotritie uréthrale; l’extraction par le refoul^^ dans la vessie, suivi de la lithotritie vésicale l’extraction par boutonnière périnéale ou rectal L 'extraction directe far les voies naturelles *’ à-dire par l’urèthre, n’est possible que lorsqueT calcul fait saillie dans ce canal. Elle se prafi 16 avec un instrument, analogue à la pince de Hrè ter, formé d’une pince à deux branches, glissant dans une canule extérieure et munie d’une vis A pression à la poignée, qui permet, lorsqu’on tient le calcul, de le fixer solidement. Ce procédé exige beaucoup d’habileté et de patience de la part du chirurgien qui doit en outre toujours manœuvrer avec lenteur.

L 'extraction par la lithotritie uréthrale , qui n’est encore possible que lorsque le calcul fait saillie dans le canal, est aussi un procédé très difficile auquel bien peu de chirurgiens ont recours.

L'extraction par le refoulement du calcul dans la vessie, suivi de la lithotritie vésicale, qui n’est encore applicable qu’aux calculs faisant saillie dans l’urèthre, se pratique de la manière suivante :1e | malade étant placé comme pour l’opération de la lithotritie, le chirurgien introduit dans le canal une grosse sonde en argent avec laquelle il va à la recherché du calcul. Dès qu’il l’a senti, tenant delà main gauche la sonde et la verge dans une position ; verticale, il engage la canule d'une seringue remplie d’eau tiède, qu’il tient de la main droite, dans le pavillon de la sonde, et pousse fortement le piston en même temps qu’il baisse le pavillon delà sonde pour la faire parvenir dans la vessie. Cette double manœuvre a pour but de chasser le calcul dans la vessie par l’action combinée du bec de la sonde et de la forte irrigation. On recommence cette opération jusqu’à ce qu’on ait acquis la certitude que le calcul est descendu dans la vessie. H

pnoceae, lortement recommandé par Civiale, employé par la plupart des spécialistes.

in» 1 extraction par voie artificielle, qui applicable aux calculs situés profondément dan prostate ou taisant saillie vers le rectum, se pr que en faisant une incision à la prostate, soit e rectum, soit par le périnée, préalablement il ses eux-mêmes. Ge procédé laisse après lui i fistule qu’il faut soigner.

Hypertrophie de la prostate. — L’hypertrop i * P™state> appelée aussi engorgement séniU mpnf-fl est1Uûe affection caractérisée par l'a m entât ion totale ou partielle de cet organe, s infl„a^enm®?t dans sa texture, et indépendante d’i ;ri0û 0U d’uue tu«ieur, qui se dévelo;

rarem f111116 ®ulre 50 et 60 ans, et se montre I

rarement avant. ’

exrè* Ha aavI iTu ai connues. Un a accuse aliments; av abus des boissons alcooliques et répétées tS’i ré£lui,ation, les blennorrhàj

bituellp ’lpeb calculs urinaires, la constipation dentaires ^emorrhoïdes, les habitudes très rhumatisant!'infifaemetlt chez les goutteux,

et les hémorrhoïdaires, etc. En J

lité nous ne savons pas au juste pourquoi la prostate s’hypertrophie chez les vieillards. La seule chose dont nous soyons certains, c’est que celte hypertrophie est un apanage de la vieillesse et au’elle ne se rencontre que très exceptionnellement avant l’âge de 50 ans. Toutefois, nous serions assez portés, avec Mercier et plusieurs autres chirurgiens, à attribuer cette affection à l’arthritisme, qui détermine une congestion habituelle de veines hémorrhoïdales et du plexus prostatique et la stagnation du sang dans ces vaisseaux, ainsi qu’aux lésions anciennes du canal de l’urèthre qui font obstacle à la miction et la rendent difficile.

L’hypertrophie peut entraîner une augmentation de volume très variable, depuis la grosseur d un marron jusqu’à celui d’un œuf de poule et même d’un œuf de dinde. Le poids moyen d’un prostate étant de 15 à 18 grammes à l’état normal, lorsqu’elle est hypertrophiée, ce poids atteint le plus souvent 35 à 60 grammes. On a vu exceptionnellement des prostates hypertrophiées qui pesaient plus de 200 grammes et qui avaient la dimension d’une grosse orange. Il y a au musée Dupuytren une prostate qui a 8 ou 9 fois son volume normal.

Nous avons dit, en commençant, que l’hypertroprostate peut être totale ou partielle, ntation de volume porte souvent sur la lola, glande ; dans d’autres cas, elle est plus soit sur la partie médiane, soit sur le

Lorsque l’hypertrophie porte sur la totalité de la prostate, sa configuration peut n’être pas modifiée, et le canal de l’urèthre n’être pas déformé, mais l’orifice interne de celui-ci se trouve soulevé ; la base de la prostate se trouvant plus grosse, l’orifice du col de la vessie cesse d’être au même niveau et est porté au-dessus. Les autres diamètres de la prostate se trouvent aussi augmentés, principalement le diamètre longitudinal : cette élongation de la glande entraîne une augmentation de longueur et de calibre de la portion prostatique du canal. Lorsque l’hypertrophie porte sur les deux lobes à la fois, ils font tous les deux saillie dans la vessie et dans le canal de l’urèthre; si l’hypertrophie est

Fig. 1098.

lypertrophie de la prostate, déterminant une stagnation d ur ine mais non une rétention complété.

,1. Section pratiquée sur la portion membraneuse de 1 ^et-hre.

2 2. Lobes hypertrophiés de la prostate. L hypertrophie du lobe gauche, beaucoup plus considérable que celle du lobe * Hétprminé une déviation du canal de lurethre (3).

raie dans les deux lobes, les parois latérales de urèthre se rapprochent et son diamètre transverse ;t rétréci, pendant que ses parois supérieure et îférieure sont rétrécies, et le diamètre antero-posirieur est augmenté. Dans certains cas, leur proelinence dans le canal peut être suffisante, ainsi ue l’a fait remarquer Dodeuil, pour quils se metmt en contact par la portion la plus saillante de sur connexité, et dans ce cas, ie canal, dans la lartie correspondante, se trouve bi ,

Leux rigoles ou canaux situés, 1 un au-dessus, 1 aure au-dessous du point de contact des deux lobes înfin, lorsque l’hypertrophie porte sur un seul obe, celui-ci fait saillie dans le canal et dans la œss e. Dans le canal, il diminue son diamètre et léviesa direction en sens oppose, de telle sorte iue le canal présente une courbure a concavité ournée du côté du lobe sain Dans la vessie, i obstrue plus ou moins le col de la vessie pendant U vnirMimi et rend difficile la sortie de l’urine.

Fig. 1097.

Hypertrophie de la prostate et hypertrophie consécutive des parois de la vessie.

1,1. Section de la portion membraneuse de l’urèthre. — 2.2. Lobes de la prostate régulièrement hypertrophiés. — 3,3. PaJ0^, la vessie hypertrophiées. - 4,4. Orifice des uretères. — 5. verumontanum.

lobe droit, soit sur le lobe gauche. Quel que soit le lobe hypertrophié, il est exceptionnel de voir ce lobe augmenter de volume, tandis que le reste de 1 organe conserve ses dimensions normales. Toutefois, la partie de la prostate qui se trouve placée au^ devant du canal de l’urèthre ne participe pas à l’hypertrophie du reste de la glande.

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On conçoit que l’hypertrophie de la prostate entraîne des troubles dans les fonctions urinaires qui varient suivant la variété de l’hypertrophie, son intensité et son ancienneté ; hypertrophie des parois musculaires de la vessie, diminution dans 1 énergie des contractions de la vessie qui ne se vide jamais complètement, stagnation de l’urine, inflammation chronique de la muqueuse vésicale, catarrhe muqueux et muco-purulent, incontinence d urine, rétention d’urine, néphrite interstitielle et intoxication urineuse chronique.

L hypertrophie de la prostate se manifeste tout d abord par des troubles dans l’excrétion de l’urine. Le malade a des envies fréquentes d’uriner, surtout pendant la nuit. Pendant la nuit aussi, il a des érections, fréquentes, longues, fatigantes et rarement suivies d’éjaculation, qui tourmentent le malade qu un âge avancé n’en exempte point. Lorsque le malade veut pisser, il est obligé d’atendre un certain temps avant que les premières gouttes d’urine sortent. Le jet est petit, souvent meme l’urine ne sort que goutte à goutte. Certains malades n urinent même que par regorgement. La miction est presque toujours douloureuse et la douleur se calme à mesure que la vessie se vide. Parfois le malade est pris de rétention plus ou moins complète de l’urine, alternant avec de l’incontinence. Jamais il ne vide complètement sa vessie, ce qui fait qu’il se produit une véritable stagnation d’urine qui détermine à la longue une inflammation de la muqueuse vésicale. Alors les urines qui étaient limpides au début, deviennent troubles, nuageuses, chargées de mucus et de muco-pus, indices d’un catarrhe vésical. En même temps, la saillie formée dans* le rectum par la prostate hypertrophiée, détermine du ténesme rectal et une constipation opiniâtre,. Enfin, à une période avancée, l’inflammation de la vessie s’étend aux reins, il se déclare de la néphrite chronique, e la fievre urémique ; le malade tombe dans cet marasme particulier aux vieillards atteints dattections chroniques des voies urinaires et finit par succomber.

Dès que le médecin constate chez un malade le premiers symptômes que nous venons d’examine et qm lui font soupçonner l’existence d’une hvner trophie de la prostate, il doit, pour acquérir la cer titude que c est bien une hypertrophie en voie d< développement, pratiquer le toucher rectal et 1 cathetensme explorateur.

Le toucher rectal, à l’aide de l’indicateur de la main gauche, introduit tout entier dans le rectum de façon à ce que les deux phalanges puissent manoeuvrer librement, permet de constater en avant si la prostate est augmentée de volume, et dans ce cas, d’apprécier le degré de développement de chaque lobe, ainsi que leur consistance

Le cathétérisme se pratique à l’aide de la sonde coudée de Mercier, dite sonde à béquille, ou d’une sonde à petite courbure, dont le coude soit émoussé Si l’hypertrophie est générale, sans déformation" lorsque le bec de la sonde est arrivé à la région prostatique du canal, le chirurgien éprouve °une hésitation à la pointe delà prostate; puis le bec de la sonde s’avance sans obstacle, mais on constate

qu’il parcourt un trajet plus long qUe dans canal normal pour arriver dans la vessie et il Un monte en suivant un plan incliné, tandis au T pavillon de la sonde s’abaisse beaucoup phiLl’état normal entre les cuisses du malade. Ce • prouve d’une part, que la prostate est augmenté! de longueur, ce qui a entraîné l’allongement de ] portion prôstatique du canal, d’autre part, queiv fice vésical est plus élevé.

Si c’est un des deux lobes latéraux qui est hypertrophié, le bec de la sonde subit un arrêt, et le chirurgien est obligé, pour le faire avancer, d’incliner la plaque du pavillon de la sonde du côté du lobe non hypertrophié, jusqu’à ce que le bec ait dépassé la tumeur formée par le lobe malade, puis de redresser la plaque du pavillon, pour pouvoir faire pénétrer le bec dans la vessie.

Si les deux lobes sont hypertrophiés, le bée de la sonde éprouve un premier temps d’arrêt à la pointe delà prostate, occasionné par les deux lobes qui viennent se placer sur la paroi antérieure du canal. Pour faire avancer le bec, il faut lui imprimer une légère pression directement en bas vers le rectum, puis basculer très légèrement, en imprimant à la sonde de petits mouvements de latéralité qui faciliteront la pénétration du bec dans la portion prostatique du canal. Lorsque celui-ci s’y trouve engagé, si on le sent pris et serré, tandis que le talon avance facilement, c’est que l’hypertrophie des deux lobes est égale, il faut alors, pour dégager le bec et le faire avancer, le faire rentrer dans la portion du canal située derrière les lobes hypertrophiés, ce que l’on obtient en relevant le pavillon de la sonde.

j-iiypertropme ae ta prostate au cote.de la vessie, lorsque la sonde a pénétré dans ce réservoir, on applique le bec contre le col, en la maintenant horizontale et on lui imprime un mouvement de circumduction, autrement dit de rotaion sur son axe. Si ce mouvement est arrêté à un moment donné, c’est que la prostate fait tumeur dans la vessie, derrière le col. On relève alors le bec en le portant en arrière jusqu’à ce qu’il puisse Snï6I T mouvernent de rotation. En appré- 2. .e”d“e de «la longueur de la

°V ensmte enfoncé dans la vessie pour npnt ml C0^tl'?,uer Ie mouvement de rotation, on aiitrp 1p ^1-er d urï cdt®’ le diaibètre transverse, d’un rtrrl flaT.tre autéro-postérieur de la tumeur, très SL °phie de la Prostate est une affection grands mi’ n a Cause des nombreux désordres très

grands quefle entraîne à sa suite.

de l’avmip^6111' de cette maladie, ayons le courage qu’icî la « •’ ne pourra être que palliatif, car justqrrohie»lL °Ce e« impuissante à guérir l'hyperpar divers “eme*0n a hiencherché à la combattre la prostate raQ0ya nS cllirurgicaux ; compression de vésical à pam1* ^r0SSes s°ndes, dilatation dix col Sel ±tdmS^Uments spéciaux, cautérisacontinus etc • a ^..^ectrisation par les courants à l’intérieur tel ’’ dlV(;rs médicaments administrés potassium ,’e lqUe la ci^ë> l’iode, l’iodure de moyens n’a iam .ercure>. etc-. mais aucun de çes

trophie de la p^osTate^1,1 radica'ûment un0

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Il faut se contenter de pallier les inconvénients ui résultent de l’hypertrophie de la prostate. 11 faut éviter a tout prix la stagnation de l’urine dans la vessie, en la vidant complètement au moyen du cathétérisme pratiqué une ou deux fois par vingtquatre heures (Y. Cathétérisme). Il faut de plus modifier le catarrhe vésical lorsqu’il existe, s’il y a de la constipation, de la rétention d’urine, de l’incontinence, de la néphrite, de l’intoxication urineuse, il faut combattre ces complications par les moyens thérapeutiques appropriés (Y. Vessie [catarrhe de la], Urine [rétention, incontinence d’], Néphrite, Urémie , etc.). Dr Paul labarthe.

PROSTATITE. — On donne ce nom à l’inflammation de la prostate. Cette inflammation peut être aiguë ou chronique.

Prostatite aiguë. — La prostatite aiguë peut se développer à la suite du coït répété plusieurs fois à de courts intervalle, a la suite de la masturbation ; chez les individus atteints de rétrécissements de l’urèthre, de calculs prostatiques; chez ceux qui sont atteints de constipation opiniâtre entraînant des efforts de défécation ; elle peut aussi venir à la suite d’un cathétérisme mal fait, a la suite des excès alcooliques, des fatigues de toute sorte, équitation,

. marche prolongée, danse ; à la suite d’un refroidissement, etc. Mais cette maladie est dans la grande .majorité des cas une complication de la blennorrhagie. Elle ne s’observe généralement que dans les blennorrhagies déjà anciennes, du troisième au quatrième septénaire. Cependant on l’a observée au 7e jour, et même au 6e jour de la blennorrhagie. L’usàge prématuré de la médication suppressive de l’écoulement peut occasionner une prostatite. Veipeau a beaucoup insisté sur l’effet du cubèbe et du copahu donnés trop tôt, comme cause de prostatite ; on peut en dire autant des injections caustiques données lorsque l’état inflammatoire aigu persiste encore.

Le début de la. prostatite aiguë se manifestent par les symptômes suivants : le malade éprouve une douleur et une pesanteur au périnée, des envies fréquentes d’uriner; la miction est un peu gênée, la défécation un peu douloureuse. Un peu plus tard, survient du ténesme rectal; la miction devient de plus en plus pénible, il se produit même une rétention passagère de l’urine.

Au bout de trois ou quatre jours, le malade qui était resté sans fièvre et avec une. souffrance supportable, ressent bientôt une tension gravative au périnée, dans le fondement. La douleur, d’abord sourde, devient pulsatile et se complique de sensation de chaleur, la fièvre s’allume et tout le cortège de la réaction générale ne ‘tarde pas à s établir.

Les garde-robes deviennent rares et le malade es évite, dans la crainte d’augmenter ses souffrances. Un besoin de plus en plus vif, de plus en plus pressant de rendre les . urines s’établit peu à peu. e besoin . finit par constituer un véritable téesme vésical. L’urine qui ne s’échappe plus que goutte à goutte occasionne dans la partie profonde u canal une ardeur et un sentiment de brûlure qui arrache quelquefois des cris au malade. Il n’est

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pas rare devoir même survenir une rétention complète de l’urine.

Vidal de Cassis avait signalé comme caractère de cette inflammation, la flexion du tronc, mais nous n’attribuons pas une grande valeur à ce signe, puisque cette disposition est généralement prise par les malades dans la plupart des affections de la cavité abdominale.

Enfin, pour ne rien omettre, disons que Royer a signalé la sensation pénible que les malades éprouvent à l’anus, qui leur fait croire à la présence de matières fécales et les porte à exécuter fréquemment l’acte de la défécation, comme pour se débarrasser d’un tampon stercoral.

Si l’on pratique le toucher rectal, on trouve la prostate grosse, tuméfiée, très douloureuse à la moindre pression.

Le cathétérisme peut aussi fournir des indications sur l’augmentation de cet organe, mais il est trop douloureux ; aussi faut-il s’abstenir de le pratiquer, sauf dans les cas de rétention d’urine. *

La prostatite aiguë, parcourt ces phases en huit ou dix jours. Puis, si elle doit guérir, la guérison a lieu par résolution : La fièvre tombe, les douleurs se calment, la miction devient facile, le ténesme vésical disparaît, la défécation s’opère sans douleur, le volume de la prostate diminue et la résolution est complète du dix-septième au vingtième jour. Si, au contraire, la prostatite ne marche pas vers la guérison, elle peut se terminer par induration ou par suppuration. Dans le premier cas, la glande s’indure et amène le plus ordinairement ce qu’on appelle l’engorgement ou hypertrophie (V. ce mot). Dans le second cas, c’est-à-dire si la suppuration doit s’établir, on voit les phénomènes augmenter d’intensité, la fièvre redoubler, la rétention d’urine devenir permanente. Puis, à un moment donné, surviennent des frissons irréguliers, . les douleurs, de continues et sourdes qu’elles étaient, deviennent intermittentes, lancinantes, pulsatiles, la suppuration est formée. Si à ce moment on pratique le toucher rectal, on trouve au niveau de la prostate une tumeur molle et fluctuante qui n’est autre que l’abcès (V. Prostate [abcès de la].

Nous ne parlerons que pour mémoire de la terminaison de la prostatite aiguë par gangrène. Elle est excessivement rare, Velpeau l’a observé une fois et Béraud en rapporte une observation due au Dr Laroche. Enfin nous ne citerons que comme simple curiosité les deux cas rapportés par Ricord, de deux malades atteints de blénnorrhagie, chez lesquels survint une prostatite aiguë, puis par propagation une péritonite pelvienne qüi entraîna leur mort.

Le diagnostic de la prostatite aiguë est facile, car cette affection ne peut être confondue qu’avec la cyste (V. ce mot).

Le traitement de cette affection doit être énergique. Au début, on appliquera des sangsues au périnée. Bégin les appliquait à la face rectale de, la prostate à l’aide d’un spéculum spécial de 4 centimètres de diamètre, obturé à son extrémité libre et offrant dans toute sa longueur une échancrure de 8 à 10 millimètres, fermée par une plaque à I coulisse. On met l’échancrure du côté de la prostate

on retire la plaque et on peut facilement porter les sangsues sur la portion de la muqueuse rectale mise à découvert. On fera des frictions sur le périnée avec de l’onguent napolitain belladoné; on tiendra des cataplasmes sur l’hypogastre; on donnera des lavements laudanisés ou on introduira des suppositoires belladonés ou morphinés dans le rectum et on administrera le bromure de potassium (sirop de Laroze ) ou le bromure de camphre ( dragées du Dt Clin), pour calmer la douleur et le ténesme vésical et pour empêcher les érections morphinées ou iodurées dans le rectum; on prescrira des bains de siège tièdes et prolongés; on fera aussi prendre à l’intérieur du goudron (goudron Freyssinge, goudron Le Beuf, etc.), du kava Labarthe, dos eaux alcalines et discrétiques (Saint- Galmier, Royat, Capvern, La Preste, Heucheloup, Pougues, Vichy, etc.); on administrera quelques purgatifs salins (sulfate de magnésie, eau de Châtelguyon, de Rubinat, etc.) pour combattre la constipation ; s’il y a de la rétention d’urine, on aura recours pour vider la vessie, au cathétérisme avec une sonde en gomme, d’un petit calibre (12 ou 14 de la filière Charriëre).

Si, malgré tout, la prostatite se termine par suppuration on agira comme dans les abcès de la prostate (V. Prostate [abcès de la}).

Prostatique chronique. — La prostatite chronique succède souvent à la prostatite aiguë, souvent aussi on la voit survenir d’emblée à la fin d’une blennorrhagie. Elle peut être aussi occasionnée par toutes les causes qui produisent la prostatique aiguë. Mais l’état général de l’individu joue un grand rôle dans la production et la persistance de la prostatite chronique : ainsi elle s’observe souvent chez les individus rhumatisants, chez les goutteux, les herpétiques et les scrofuleux, principalement entre l’âge de 25 à 50 ans.

Les principaux symptômes qui caractérisent la prostatite chronique, sont : un peu de pesanteur et quelques élancements au périnée, qui s’irradient Je long de la verge ou encore du côté des testicules; miction plus fréquente qu’à l’état normal; sensation de brûlure au commencement et à la fin de la miction occasionnée par l’urine qui est expulsée avec moins d’énergie; écoulement par l’urèthre d’un liquide transparent et visqueux, analogue à du blanc d’œuf, quelquefois opalin ou même verdâtre, qui est plus ou moins abondant mais jamais continu, et qui se produit surtout lorsque le malade va à la garde-robe, mais qui peut aussi s’écouler avec l’urine pendant la miction (cet écoulement a reçu le nom de prostatorrhée). Ce liquide est souvent pris par les malades pour du sperme, mais on peut voir au microscope qu’il ne contient pas un seul spermatozoïde. Outre ces symptômes, on constate dans la plupart des cas une augmentation de volume de la prostate- lé malade est constipé, il a souvent des hémorrlioïdes, il a aussi de la dyspepsie, ses forces sont languissantes, il est hypochondriaque; ses désirs vénériens sont souvent exagérés, mais ces excitations ne sont pas de bon aloi, elles sont généralement factices, la preuve en est qu’au moment du

rapprochement sexuel l’érection ne peut produire ou reste incomplète, ou que l'éjaculf®6 survient prématurément et rend impossible Ha pulation.

La prostatite chronique, par sa longue durée sa persistance presque indéfinie, malgré le régim le plus sévère et les soins les plus minutieux, con 6 ti tue, en somme, une affection qui n’est pas sans gravité.

Il faut la combattre par l’application d’un vésicatoire Albespeyres au niveau du périnée, puis par des instillations pratiquées dans la région prostatique de l’urèthre avec une solution de 25 centigram- -I mes de nitrate d’argent pour 30 grammes d’eau distillée ; contre les troubles divers suscités par cette maladie, pesanteur du périnée, ténesme vésical sensation de brûlure pendant la miction, écoulement, constipation, excitation génitale, etc., on emploiera les diverses médications que nous avons indiquées en parlant du traitement de la prostatite aiguë. Enfin, et ceci est important, on recherchera si l’affection est liée à une diathèse, et on combattra celle-ci par les moyens appropriés.

Dr Paul Labarthe.

PROSTATORRHÉE. — Nom donné à l’écoulement qui se produit dans la prostatite chronique (V. Prostatite). p. l. \

PROSTRATION. — • Synonyme d’ abattement (V . ce mot). . p. l.

PROTHÈSE. — On donne ce nom à la partie de la thérapeutique chirurgicale, qui a pour objet de remplacer, par des pièces artificielles les organes ! qui ont été détruits par une maladie ou enlevés par une opération : dents, œil, nez, bras, main, jambe, pied, etc. p. L. \

l'RUTOCHL ORDRE DE FER. — Le protochlorure de fer est un sel de fer qui s’obtient, par l’action de l’acide chlorhydrique sur le fer, à l’état anhydre ou à 1 état hydraté. Le second seul est usité. Il se pré-, sente sous l’aspect de prismes obliques, de couleur légèrement verdâtre, solubles dans- l’eau et l’alcool- Il n’est ni styptique, ni caustique, ne possède aucune action coagulante sur la muqueuse gastrointestinale, ne provoque ni pesanteur d’estomac, ni accidents gastralgiques, ni constipation, m diarrhée.

D après les nombreuses expériences auxquelles 1 eminent thérapeutiste Rabuteau, prématurément enlevé à la science, s’est livré sur les divers sels de fer, il résulterait que les préparations ferrug»" : neuses insolubles, doivent, pour être absorbées et avoir une action efficace, se transformer en proto; chlorure, en présence de l’acide chlorhydrique q0,1 existe dans le suc gastrique. Aussi, a-t-il eu finge* meuse idée, pour évitera l’estomac le travail d’une transformation plus ou moins complète suivant les conditions individuelles, de donner le fer à l’état de protochlorure de fer, et il a introduit, dans 1» thérapeutique des pilule, et un sirop de Vrnb>'

™ prf P fT< aux1uels « “ donné son »«" (V. Rabuteau [pilules et sirop de]), qui occupent

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îourd’hui une place très importante parmi les préparations ferrugineuses les plus usitées.

" Dr Paul Labarthe.

PROTOCHLORURE DE MERCURE. — (Y. Mercure.)

PR0T0I0DURE DE FER. — (V. Iodure de fer.)

PROTOIODURE DE MERCURE. — (Y. Mercure.)

PROTOXALATE DE FER. — Le protoxalate de fer est un sel formé par la combinaison de l’acide oxalique avec le protoxyde de fer, dont n""~ sommes redevables à Girard. Il se présente sous la forme d’une poudre d’une belle couleur jaune clair , légère , complètement inaltérable à l’air, soluble dans l’eau, insipide, dépourvue de la saveur acerbe que présentent certaines autres préparations ferrugineuses. Le protoxalate de fer est une excellente préparation qui s’administre à la dose de 10 à 20 centigrammes chaque fois et qui, ainsique l’a fort justement fait remarquer l’éminent médecin de l’Hôtel-Dieu, Hérard, dans son rapport sur ce produit à l’Académie de médecine, en 1872, a l’avantage précieux, lorsqu’on porte sa dose à 30, 40 et 50 centigrammes, de combattre efficacement la constipation au lieu de la provoquer, comme plusieurs autres sels de fer. Inutile de dire que le fer Girard, préparé par l’inventeur de ce sel est, sans conteste, le plus pur, et que c’est à lui qu’il faut donner la • préférence. P. L.

PROTOXYDE D’AZOTE. - (V. Azote.)

PROTOXYDE DE FER. — Le protoxyde de fer est une préparation ferrugineuse à peu près inusitée en thérapeutique. P. L.

PROTUBÉRANCE. — Nom donné par les anatomistes à un renflement des centres nerveux, situé au-dessous du cerveau, formé de plusieurs plans de fibres transversales; elles établissent une commissure entre les deux hémisphères cérébelleux et forment les pédoncules cérébelleux moyens (V. fig. 1099).

On appelle encore la protubérance annulaire le 'pont de vârole , parce qu’elle recouvre l’aqueduc de Sylvius, qui établit une communication directe entre le troisième et le quatrième ventricule.

Le rôle physiologique de la protubérance n’a pas eté nettement établi : on a remarqué qu’une grenouille privée de cerveau cesse de nager dès qu on attaque la protubérance ; aussi les physiologistes considèrent-ils cet organe comme tenant plus spécialement sous sa dépendance immédiate le principe sciiateur des mouvements de locomotion.

La protubérance perçoit aussi les impressions ensitives, car si on enlève cet organe sur un lmal, celui-ci devient insensible.

l)r g, witkowski.

Dictionnaire populaire de Médecine usueile.

PRUNE. — Les prunes, dont les principales variétés sont : la prune de Monsieur , la reine-Claude, la mirabelle, le perdrigon, la prune de Damas, la quetche, etc., sont des fruits acidulés sucrés qui constituent un aliment très recherché comme dessert. On les mange fraîches, desséchées, en tartes, en confiture, ou conservées vertes dans l’eau-devie. Leur composition varie suivant la variété. Voici, d’après l’analyse faite par Bérard, la composition de la prune de reine-Claude : eau, 71,10; sucre, 24,87 ; gomme, dextrine, amidon et pectine, 2,06; pectose, 1,11; albumine et matières azotées, 0,28 ; matière colorante verte, 0,08 ; acides malique, pectique et tannique, 0,56; chaux, traces. La prune

U Protubérance annulaire. — 1. Tronc basilaire. — 2,2. Artères vertébrales. — 3,3. Artères cérébrales postérieures. . — 4,4. Artères cérébrales moyennes ou sylviennes. — 5. Artères cérébrales antérieures' réunies entre elles par la communiquante antérieure. — 6. Artère Communiquante postérieure. — 7. Artère choroïdienne.

— 8. Hémisphère cérébelleux du côté droit. — 9. Lobe frontal. — 10. Nerf olfactif. — 11. Lobe moyen ou sphénoïdal. — 12. Lobe postérieur ou occipital. — 13. Section du bulbe rachidien. — 15. Pédoncules cérébraux. — 16. Bandelettes des nerfs optiques

— 17. Espace perforé antérieur. — 18. Nerf trijumeau.

est un fruit savoureux, d’une digestion facile et légèrement laxatif. Mangée en excès, elle donne la diarrhée. Elle convient a presque tous les estomacs. Bouchardat prétend qu’elle prévient la goutte et la gravelle urique. Seuls, les diabétiques doivent s’en abstenir.

Avec la variété de prune appelée quetche, on obtient par distillation une eau-de-vie excellente qui ressemble au kirsch obtenu avec les cerises, et qu’on appelle eau-de-vie de quetches. C’est principalement en Lorraine et dans les Vosges que se prépare cette liqueur. Dr Paul Labarthe.

PRUNELLE. — La prunelle est le fruit du pru-

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nier sauvage, qui pousse un peu partout, et qui sert à faire des haies vives. Astringente et âpre lorsqu’elle est verte, la prunelle est légèrement laxative quand elle est mure. On la mange rarement. On l’utilise plutôt pour préparer une espèce I de cidre de prunelles dans les pays pauvres de l’Allemagne. p. l.

PRURIGO.— Le prurigo est une maladie de la peau, non contagieuse caractérisée par la présence de papules assez larges, faisant éruption sans changement de couleur à la peau, et se localisant de préférence au tronc et aux membres dans le sens de l’extension. Ces papules sont ordinairement surmontées d’une croûte noirâtre produite par la coagulation de quelques gouttelettes de sçtng. Pendant le cours de cette maladie, il y a toujours du prurit, quelquefois léger, le plus souvent d’une violence intolérable.

Quel sont les symptômes du prurigo , suivant son indensité et son siège? '— Dans le cours de la description des symptômes, nous tiendrons compte des divisions adoptées aujourd’hui par les auteurs, suivant l’intensité et le siège de la maladie.

Le prurigo est généralement précédé de prurit; il survient ensuite des papules , plu s larges, plus aplatiés que celles du lichen : ces papules sont isolées, discrètes, peu proéminentes ; et bien qu’habituellement sensibles à la vue, elles le sont encore plus au toucher; elles sont de même couleur que la peau sur laquelle elles laissent parfois, après leur affaissement, de petites taches jaunes.

Au début, si le prurigo ne doit être que de peu de durée, de trois semaines ou un mois par exemple, la démangeaison ne se fait pas vivement sentir; elle n’est qu’une légère incommodité qui n’oblige pas les malades à compromettre, par le grattage, l’intégrité de la peau; et quand même les papules acquièrent un volume considérable, elles n’occasionnent pas une coloration anormale. Ce premier état morbide, par sa bénignité exceptionnelle et son existence éphémère, mérite bien de constituer un degré à part, on l’a justement appelé prurigo mitis.

Par opposition au prurigo mitis, on a donné le nom de prurigo formicans, prurigo ferox, à une forme morbide parvenue à un plus haut degré d’intensité et de ténacité. Les papules sont très larges, très aplaties, plus ou moins saillantes, occupant presque exclusivement le tronc et le côté externe des membres, rarement le cou et le visage, et jamais ni les pieds, ni les mains.

Dans cette variété, le besoin de se gratter est bien plus vif et plus impérieux; il va jusqu’à la frénésie. On voit les malheureux patients, non contents de s’enfoncer les ongles dans les chairs, se mutiler avec tous les objets les plus acérés qui leur tombent sous la main, tels que les brosses, les peignes et les étrilles. On peut d’autant moins les détourner de ces cruelles manœuvres, qu’ils y trouvent un apaisement momentané dans leur souffrance et même une sorte de jouissance. Presque tous, pour calmer les démangeaisons nocturnes, se lèvent sur leur lit, s’exposent au grand air, ou se roulent sur le plancher, et plus volontiers encore sur le car¬

reau. Ils se procurent ainsi quelques monte répit, qu’une nouvelle démangeaison vient ! ^ terrompre. La nuit entière, et souvent une 1 ‘

du jour se passent dans ces qruelles alternative^6

Tous les auteurs ont retenu quelques ter expressifs par lesquels les patients peignent f65 souffrance. Suivant eux, c’est tantôt un feu ^ consume, un martyre comparable à celui de sa^ Laurent; tantôt une âcreté de sang qui dévore ^ milliers d’aiguilles pénétrant dans la chair ’ à* myriades d’insectes et de fourmis qui traversent L I peau dans tous les sens; les malades occupés sans * cesse à se gratter, déchirent le sommet des papules • ils en font écouler des gouttelettes de sang qui sé coagulent en petites croûtes noirâtres; celles-ci deviennent à la fin si nombreuses, que le corps peut en être entièrement parsemé. A ce propos, Cazenave et Schœdel font remarquer que l’apparition de ces croûtes n’est, à la vérité, qu’un fait accidentel, mais qu’il est par lui-même pathognomonique.

Le prurigo formicans peut durer pendant dés semaines et des mois; s’il ne s’y joint aucune complication, il se termine par l’affaissement des papules qui ne laissent après elles qu’une teinte brune à la peau ou de légères squames, altération qui ne tarde pas à disparaître graduellement; au contraire, dans le cas où la peau aurait été plus profondément atteinte, il reste de très petites cicatrices peu visibles, mais persistantes.

On appelle prurigo senilis une affection prurigineuse, propre à la vieillesse, mais qui affecte aussi les jeunes gens qui, par suite de mauvaise constitution, de maladies invétérées, d’excès de débauche, sont tombés dans une caducité prématurée. Tous les symptômes les plus graves que nous avons notés dans les variétés précédentes, se reproduisent ici avec un nouveau degré d’exacerbation, mais principalement le prurit; et quand la maladie dans cet état se prolonge indéfiniment par une succession de paroxysmes, la peau s’épaissit peu à peu, elle devient dure et sèche comme du parchemin. Les papules, au lieu de s’affaisser, prennent une forme globuleuse très prononcée; quelquefois elles ont moins de saillies, mais alors elles deviennent confluentes. L on voit aussi, ce qui n’est pas arrivé dans les autres variétés, la peau devenir le siège d’une coloration brunâtre qu’on attribue justement à une lésion pigmentaire.

Enfin, lorsque l’affection est très ancienne, et que le malade est tombé dans une sorte de marasme, les ganglions du cou, de l’aine et de l’aisselle -se tuméfient; on voit la peau s’enflammer et se couvrir de vésicules, de pustules d’ecthyma, de furonc es, il survient aussi des abcès sous-cutanés. Dans cet état, le prurigo constitue un cas des plus graves, et qui, par sa persistance, conduit les malades au désespoir.

ueuois ae ces variétés bien distinctes, ff nB reste plus a signaler que quelques modifications produites parla différence des régions queleprung0 occupe; et en résumé, les auteurs ne trouvent d autre caractéristique de ces différences que dans P1"-8 tou de violence du prurit. Mf

ils disent que, dans lejomn^o scroti, ou prurigo du

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otum, le prurit est parfois à peine sensible, qu’il presque agréable; mais d’autres fois, au contraire, qu’il devient intolérable.

Quant au prurigo pudendi muliebris ou prurit vulvaire, tant qu’il est borné au pubis, aux parties extérieures des organes génitaux, la démangeaison n’est pas très intense ; mais lorsqu’il s’étend à l’intérieur du vagin et qu’il s’y fixe, il y a des accès répétés de prurit, souvent suivis de convulsions hystériques et même de nymphomanie. Enfin le prurigo de la vulve peut être accompagné de leucorrhée, d’irritation chronique, et dans ces cas provoquer l’onanisme.

Dans le prurigo podicis ou prurit anal, on trouve la même série croissante des phénomènes prurigineux, c’est-à-dire qu’à la marge de l’anus, la démangeaison est d’abord supportable, elle revient par accès de plus en plus intenses ; et quand le mal, ayant dépassé le sphincter , pénètre dans l’intestin, il détermine des souffrances incomparablement plus déchirantes que partout ailleurs.

Sous le nom de prurigo pedicularis, Willan avait établi une variété de prurigo caractérisé par une invasion de poux sur la surface cutanée. Il est facile de comprendre que la présence de ces insectes puisse solliciter le soulèvement de quelques papules et, occasionner une vive démangeaison ; mais il n’y a pas lieu pour cela d’élever au rang de variété un état morbide, que quelques soins de propreté peuvent si facilement faire disparaître.

Prurigo sans papules . — C’est le prurigo latent d’Alibert. Si cette variété, quoique existant, ne présente point de saillie, nous dirons seulement que cela tient à ce que la papille siège du prurigo se développe par la base aux dépens de la hauteur, car d’ailleurs, en l’absence de tout phénomène visible, la maladie ne laisse pas de s’accuser par de très vives démangeaisons.

Il en est de même du premier degré de la congestion de la papille, qui, à raison de son peu de vascularité, échappe à la vue ; mais cette congestion vient-elle à produire des papules, celles-ci se montrent larges et aplaties.

Enfin, lors même que les papules ne sont pas apparentes, on constate le plus souvent un endurcissement et une coloration brunâtre de la peau.

Il y a, au sujet du prurigo, un fait bien remarquable signalé par Hardy, c’est que lorsque cette maladie 5e trouve limitée au bas-ventre, aux parties génitales chez l’homme, et au mamelon chez la femme, on est à peu près certain d’avoir affaire à un cas de gale ; et qu’en conséquence, le prurigo, dans ces conditions de lieu, devient un moyen de diagnostic très précieux.

On trouve encore le prurigo à l’état de concomitance dans diverses maladies cutanées, telles que eczéma, le psoriasis, le pityriasis, certaines variées de l’herpès, et on l’observe également dans u autres maladies non cutanées, telles que la chlor°se, l’ictère, le diabète.

Quelles sont la marche, la durée et la termiûaison du prurigo ? — Le prurigo à l’état aigu arM^16 raPidement chez les jeunes enfants et les

uites, et principalement chez les femmes qui ont

Peau fine et délicate.

Sa, durée est généralement de quelques semaines.

S’il se présente sous la forme chronique, il peut durer des années, quels que soient les moyens thérapeutiques qu’on emploie pour le combattre. Dans la vieillesse, il se prolonge souvent autant que la vie.

Quelle que soit la durée du prurigo, on observe toujours dans son cours, des rémissions plus ou moins marquées.

Dans la forme aiguë, il peut se terminer sans laisser de traces, tandis que dans la forme chronique, s’il a persisté longtemps, surtout chez les vieillards, on voit se détacher quelques exfoliations épidermiques autour des papules, la peau prendre . une teinte brunâtre et se couvrir de squames légères.

Quelles sont les maladies avec lesquelles on peut confondre le prurigo ? — Il n’y a que le lichen et la gale qui puissent être confondus avec le prurigo (Y. ces mots).

Quel est le pronostic du prurigo ? — Le prurigo non compliqué d’ a utrés affections, ne compromet jamais l’existence. Il est toujours fâcheux chez les vieillards et chez les sujets de mauvaise constitution.

Par sa persistance et par l’extrême intensité du prurit, il jette à la longue les malades dans un épuisement irrémédiable.

Quelles sont les causes du prurigo! — Le jeune âge et une vieillesse avancée sont regardés comme des causes prédisposantes du prurigo.

Les hommes en sont plus fréquemment atteints que les femmes. Il se montre plus particulièrement dans les tempéraments lymphâtico-nerveux, et chez les individus malpropres, ou épuisés par la débauche ou la misère.

La variété formicans existe indifféremment dans toutes les saisons, tandis que la variété mitis se montre de préférence à l’automne et au printemps.

Une irritation des voies digestives peut-elle, sans autre cause concomitante, occasionner un prurigo ? Quelques auteurs l’ont dit, sans cependant en avoir donné la preuve. Ce qui ,n’est pas douteux, c’est qu’un- mauvais régime composé d’aliments épicés, de charcuterie, de certains poissons de mer, comme aussi l’abus dés liqueurs fortes, les impressions morales trop vives, l’hérédité, les dérangements de la menstruation, peuvent occasionner cette maladie.

Quel est le traitement du prurigo ! — C’est par des moyens à la fois locaux et généraux qu’on combat le prurigo.

Parmi les premiers on conseille les lotions avec l’alun, l’eau blanche, le sublimé, le chloroforme ou l’éther. L’opium, la belladone, l’oxyde de zinc, sont appliqués sous forme de pommade, ou mêlés à la glycérine, le coaltar saponiné de Le Bew/, etc. On emploie les bains sulfureux naturels ou préparés avec le sulfureux Pouillet, les bains et aussi les douches.

Dans le prurigo partiel, on a recours à la cautérisation à l’azotate d’argent, et à d’autres agents irritants dont l’effet est de diminuer les démangeaisons devenues intolérables.

On trouve employés dans le traitement interne

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PRURIT. — Le prurit ou démangeaison est un symptôme commun à beaucoup de maladies de la peau, particulièrement au prurigo (V. ce mot). p. L.

PSOAS. — Le psoas, appelé aussi psoas iliaque, est un muscle de la région antérieure du bassin, formé supérieurement de deuy parties distinctes; l’une (portion psoas),, qui s’étend le long delà face antérieure du corps des vertèbres lombaires ; l’autre ( portion iliaque), qui est logée dans la fosse iliaque interne : en dehors du bassin, ces deux portions se réunissent et vont’ s’implanter sur la partie de l’extrémité supérieure du fémur appelée petit trochanter. Ce muscle s’insère en haut pour la portion psoas, à la base des apophyses transverses de la dernière vertèbre dorsale et des quatre premières vertèbres lombaires et sur les disques fibreux intervertébraux correspondants; par la portion iliaque, à toute la fosse iliaque interne jusqu’à la lèvre interne de la crête iliaque; par sa partie inférieure, il s’insère sur le petit trochanter. Le psoas est fléchisseur de la cuisse sur le bassin adducteur et rotateur de la cuisse en dehors. Enfin, lorsque le fémur est fixe, il fléchit le bassin sur les cuisses (Y. fig. 1100).' P £

PSOÏTE ou PSOÏTIS. — Nom donné par les chirurgiens à l’inflammation du muscle psoas suivie de suppuration. Cette maladie s’observe à la suite découches, à la suite d’une contusion lombaire de longues marches forcées, de violents efforts pour

Fig. 1100.

Bassin revêtu de ses parties molles, moins la 1 utérus et le rectum.

K, K. Muscle psoas. — A. Artère aorte. — B Artère iliaque pri-

eauche' — t -7 C‘ Artèl'e «iaque externe du côté

gauche. D. Artere iliaque interne ou hypogastrique. -

fauche6 -VG vlfT' ~ F‘ Veine Maque primitive du côté sertions des llgame^6 eXterne du côté gauche. - H. In- I Angle sacro-vertlhPQi sacro;sciatiques sur le sacrum- W L I Muscle* ilinm, „ bra \~ J- Muscle carré des lombes. — — N Arc inféripm.eSà ~ M’ Ml Muscles obturateurs externes, des fémurs - R To U PUbis' ~ F. P. Grands trochanters antérieure! ’ ' °Upe des muscles de la paroi abdominale

dess1ousCl<inPr°aS llia<Iue >d l’aine, au-dessus et auhgament de Pallope, L’abcès s’ouvre

du prurigo, tous les mêmes moyens dont on se sert contre les maladies nerveuses, et ces moyens sont : l’opium, la belladone, l’aconit (pilules de Moussette), le bromure de potassium (sirop de Laroze), le bromure de camphre (dragées du Dr Clin), le datura stramonium, etc.; et lorsque la maladie est persistante on en revient aux préparations arsenicales.

Les malades qu’on envoie aux bains d’Aix, de Bigorre, La Bourboule, Cauteréts, Saint-Honoré, éprouvent dans le cours de leur traitement un vive poussée sur la périphérie du corps, ce qui contribue certainement à amener une sorte d’amélioration. Rappelons, cependant, que la poussée provoquée par les eaux minérales sulfureuses n’a j amais la même efficacité que cette poussée se localisant sur le lieu même où le mal existe* Dr Félix Rochard.

soulever de pesants fardeaux, etc. Elle d 'h une douleur profonde, vive, continue sié^e par partie inférieure et latérale de l’abdomen f* à la région occupée par le muscle psoas au’i 'ns la également sentir dans les lombes. Cette d^ fait s’accompagne d’une sensation de pesanteur Pt ÿ* gourdissement dans l’aine et la cuisse du * côté; elle s’augmente par la pression oui n?eme de reconnaître une tuméfaction p rnaet

jusqu’à l’aine. Le malade tient la cuisse dS malade flechie sur le bassin et portée dans la 7 tion en dehors, il ne peut l’étendre sans de viT souffrances. Au bout de quelques jours, le memh!* inférieur s’œdématie, la fièvre survient, accofiS gnée de troubles digestifs, enfin, un beau îm,r P constate une tumeur fluctuante

PRÜSSIQUR (acide). — L’acide prussique n’est autre chose que l’acide cyanhydrique (V. ce mot.) p. L>

PSEUDARTHROSE. — Nom donné par les chirurgiens à la fausse articulation qui se forme entre les deux bouts d’un os fracturé, lorsque la consolidation de la fracture n’est pas opérée. p. l.

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• ment dans le pli de l’aine et donne issne à mes, et prend une nuance rouge orangée plus ou ordina aDieux et fétide. . moins foncée; d’ailleurs elle est brusquement ar-

1111 P .pgoïte est une maladie grave qui, d’ordinaire, rêtee et sans teinte intermédiaire sur toute la limite nrte le malade. Cependant on compte plu- qui sépare la peau malade de la peau saine. C’est e®P cas guérison. Son traitement doit être aussi sur celte limite que l’injection vasculaire est Sielrm)t et énergique. Dès les premiers symptômes, plus prononcée ; on la voit toujours diminuer en ^faut avoir recours aux saignées générales, aux allant de la circonférence au centre, et il n’est pas 11 osues aux grands bains tièdes et prolongés, rare que celui-ci conserve la blancheur primitive SaD frictions avec l’onguent mercuriel, aux vésica- ou qu’il la retrouve aussitôt que la marche vers la mires Albespeyres sur le trajet du psoas, etc. Sou- guéridbn se prononce.

prit malgré l’emploi de ces divers moyens anti- Nous tenons ici à constater une ligne de démar- Vhlo°'istiques, on n’arrive pas à empêcher la for- cation entre la partie des tissus devenus malades, mation du pus. Dès que les signes annonçant et leur partie restée saine, parce que c’est un des cette formation apparaissent, il faut donner issue caractères les plus significatifs du psoriasis; néanau liquide purulent, en pratiquant une ouverture moins dans certains cas, on a signalé la présence dans le point le plus déclive, puis drainer et laver d’un cercle érythémateux, s’étendant au delà de le foyer de l’abcès avec des injections iodées et la limite squameuse; mais ces cas ne peuvent antiseptiques, et donner au malade des aliments être qu’une de ces exceptions qui confirment la et des médicaments toniques et reconstituants. règle.

Dr Paul labarthe. Quant aux squames, bien caractérisées par leur

nuance nacrée, elles se présentent sous dés formes PSORIASIS. — Lé psoriasis, qui en raison de sa différentes ; tantôt superposées, tantôt imbriquées, fréquence, vient immédiatement après l’eczéma, tantôt minces et tantôt d’une épaisseur considéestune maladie superficielle de la peau, non conta- rable; dans ce dernier cas, elles se fendent facilegieuse sans fièvre, essentiellement chronique; elle ment et présentent des crevasses, des fissures. On est caractérisée par des squames sèches , d’un les voit aussi tomber spontanément et tout d’une brillant argentin, plus ou moins imbriquées, les pièce, lorsqu’elles sont parvenues à un certain degré plus profondes très adhérentes à la peau, les plus d’épaisseur, ou bien s’exfolier en couches épidersuperficielles tombant et se reproduisant sans miques superficielles.

cesse. Ces squames recouvrent des surfaces varia- Ce n’est que très exceptionnellement que le prurit blés de forme et d’étendue, et qui sont d’un rouge se manifeste dans le cours du psoriasis, foncé, se rapprochant le plus souvent d’une teinte Variétés de forme du psoriasis. — Il existe plurouge orange. sieurs variétés de psoriasis quant à sa forme. .

Quels sont les symptômes du psoriasis? — Nous Le psoriasis guttata se présente sous la forme de mettons en tête des symptômes du psoriasis les taches blanches, arrondies, faisant saillie au-dessus

trois suivants: squames d’un blanc argenté, rou- du niveau de la peau, et ressemblant parfaitement

geur de la peau sous les squames, épaississement à des taches de bougie. Ces taches ou plaques squa-

de cet organe, parce qu’en effet, ce sont là les ca- meuses, si on les gratte avec 1 ongle, laissent tom-

ractères saisissants et qui ne manquent jamais ber une poussière analogue à celle qu’on obtient

dans cette maladie. en grattant des taches de bougie ; elles apparaissent

Le psoriasis débute par de petites élevures rou- surtout à la partie postérieure de l’avant-bras, vers

ges, solides, et par conséquent bien différentes des le coude; à la partie antérieure et externe des

vésicules ou des vésico-pustules de l’eczéma; ces jambes, vers le genou ; on les voit aussi sur le dos, élevures sont d’abord papuleuses, de la forme et de l’abdomen, les membres et même sur le visage. Ces

la grosseur d’une tête d’épingle. Elles ne tardent taches ne dépassent pas généralement la dimension

pas à se couvrir d’une écaille mince, luisante, et dune pièce de 1 franc; elles nont bien souvent

de cet aspect argentin que nous avons déjà signalé, que la grosseur d une tête d épingle, alors Devergie

Ce point initial et d’autres qui s’y joignent s’éten- en lait une nouvelle variété, psoriasis punctata.

dent de plus en plus en conservant une forme orbi- Lorsqu’elles sont plus volumineuses et qu’elles culaîre, et après s’être présentés successivement représentent la forme parfaitement arrondie d’une

sous les diamètres d’un pois, d’une pièce de 50 cen- pièce de monnaie, il en fait une autre variété, pso-

times, ils acquièrent à la fin celui d’une pièce de riasis nummulaire.

2 francs. Dans le psoriasis circinata, la squame conserve

Ces squames sont très adhérentes au point sur sa blancheur caractéristique; mais cette variété

lequel elles, reposent ; et si on les en arrache, il affecte une forme plus ou moins arrondie, dont le

n’est pas rare de voir sortir quelques gouttes de centre est toujours sain; ce sont tantôt des cercles

sang vers le point dénudé. Cette adhérence est le réguliers et complets, tantôt des segments de cercle

cas le plus général, mais il peut arriver aussi, sui- seulement, ou bien encore la forme d’un fer à

vaut la forme et l’époque de la maladie, que les cheval. j

squames les plus superficielles se détachent d’elles- Dans le psoriasis gyrata, les plaques s allongent mêmes, et parsèment le lit des malades de leurs en ligne droite ou en cordon sinueux qui envedébris. loppe souvent le tour entier d’un membre ou du

Quant à la rougeur , quelquefois difficile à tronc,

observer lorsque les squames s’étalent largement, Le psoriasis diffusa forme des plaques très îrreoDe est très apparente après la chute de ces squa- gulières et d’étendue variables; elles ont une dispo-

sition à s’accroître, et surtout à se multiplier, de telle sorte que plusieurs groupes se réunissant entre eux, il en résulte que de larges surfaces du corps ou la plus grande partie d’un membre en peuvent être entièrement envahies.

On voit fréquemment ces diverses variétés coïncider et se succéder ; ainsi de petites plaques du psoriasis guttata, au lieu de se présenter comme à l’ordinaire sous la forme d’un semis, peuvent se ranger circulajrement, en laissant les parties de la peau entièrement saines entre leurs intervalles.

D’autres fois ce sera la plaque presque circulaire ou demi-circulaire du psoriasis circinata qui se substituera à la plaque arrondie du psoriasis nummulaire, dont le centre a fait un pas vers la guérison, tandis que la circonférence reste encore malade.

L’étude particulière de chacune de ces formes, comme aussi de leur mélange et de leur succession peut intéresser les classificateurs, mais elle laisse le médecin praticien assez indifférent; et véritablement celui-ci n’aurait rien à en retirer, si l’on n’avait remarqué que parmi toutes ces variétés, le psoriasis circinata est celui dont la guérison est la plus facile, et qu’au contraire le psoriasis diffusa, est celui qui se montre le plus rebelle au traitement.

Variétés de psoriasis suivant le siège. — Le psoriasis présente certains caractères particuliers suivant l’organe sur lequel il siège.

Le psoriasis du cuir chevelu affecte surtout la forme guttata ; et comme ici les squames sont brisées en exfoliations furfuracées, on est exposé, faute d’un examen attentif à le confondre avec le pityriasis; l’éventualité de la chute des cheveux n’est pas rare dans ce. cas ; mais comme le bulbe pileux n’est pas détruit, ceux-ci ne manquent pas derepousser.il ne se distingue des autres psoriasis que par un moindre développement des squames.

Lorsque le psoriasis occupe les paupières et les angles oculaires, ces parties sont gonflées, les cils eUes sourcils sont exposés à tomber, et il s’ensuit fréquemment une inflammation de la conjonctive chez les enfants; il peut aussi se fixer exclusivement sur cette membrane sans que la peau de la

face participe à . la maladie.

Aux lèvres, , le psoriasis occupe ordinairement sur la peau voisine de l’ouverture de la bouche un cercle de quelques millimètres de diamètre L’éni thélium du bord rentrant des lèvres est épaissi et le bord cutané extérieur devient le point aboutis sant de sillons et de lignes froncées d’un aspect très désagréable. ^

Le psoriasis des membres est de beaucoup le plus fréquent; il se montre quatre-vingt-quinze fois sur cent, et presque constamment sous les formes gultuta, circinata ou diffusa. Le point de départ et d’élection du psoriasis est toujours placé aux coudes et aux genoux, mais il n’est pas rare sous la forme diffusa de le voir couvrir la totalité d’un membre Le psoriasis plantaire et palmaire débute parfois sous une forme bénigne. Une petite écaille épidermique apparaît dans le creux de la main, à peine

le malade peut-il l’apercevoir, sa largeur n’ de quelques millimètres; mais, quoique J381^6 marquable, cette écaille dure ou du moins U fe" nouvelle pendant douze à quinze ans, sans ^ ait acquis une dimension beaucoup’ ni ^Uelle que celle d’un centime. p grail(le

Si l’attaque est à la fois forte et brusque «11 envahit en quelques semaines toute la facé ni maire. Les squames sont épaisses et larges p?' trairement à ce qui se voit dans les autres variée Le psoriasis palmaire n’atteint que la surface in terne de la main ; la face dorsale restant toujours intacte; les parties malades sont recouvertes alors de fissures profondes, d’où découle une sérosité qui forme, des croûtes superficielles. L’extrême incommodité de cette maladie vient de ce que la moindre pression d’un corps dur occasionne l’écoulement du sang des fissures. Tous ces mêmes symm tomes se représentent à la plante des pieds, et naturellement avec un degré encore plus grand d’incommodité.

Les ongles attaqués par le psoriasis présentent des rainures profondes qui en détruisent le poli, leur donnant un aspect inégal; lorsque l’ongle tombe, il est remplacé par une croûte écailleuse'.

On admet encore une variété sous le nom de psoriasis général; mais celle-ci semble être le dernier degré du diffusa, et porté à son plus haut point, le corps est tellement couvert de squames, qu’il semble qu’un squame unique l’enveloppe tout entier.

Enfin, dans le psoriasis inveterata, toute la peau est indurée; les gerçures, les fentes, sont longues, profondes et croisées en sens divers. Les squames sont remarquablement épaisses et rudes. Arrivés à cet état, les malades, contrairement à la règle ordinaire, s’amaigrissent, perdent leur force et la souplesse de leurs mouvements; les orteils se raidissent, les doigts deviennent anguleux et fléchissent vers le creux de la main sans qu’on puisse les redresser. Il y a alors un affaissement de toute l’économie, accompagné de troubles sympathiques dans les fonctions digestives, respiratoires ou circulatoires.

Quelles sont la marche et la terminaison du psoriasis? — Le développement du psoriasis est toujours très lent. Le sujet qui est atteint de cette maladie peut en rester affecté, non seulement pendant une longue période d’années, mais pendant toute une vie d’une. durée ordinaire. Ainsi Cazenave a vu un malade qui, malgré les traitements les plus énergiques, a gardé un psoriasis pendant quarante-

cinq ans sans interruption. Malgré la ténacité de cette maladie et sa tendance aux récidives, il est certain qu’on parvient presque toujours à la longue par obtenir la guérison. Quelquefois même, dit Cazenave, apres une première chute de squames, soit spontanée, soit provoquée, la sécrétion morbide de 1 epiderme ne se produit plus et la peau reprend immédiatement son caractère naturel. Voici néanmoins ce qui arrive le plus souvent : les premières squames sont épaisses et fort adhérentes, celles qui leur succèdent le sont moins, et en troisième lieu n ^ très Agiles, et ce n’est guère, qu âpre, la chute de ces dernières que la sécrétion morbide se tant et la guérison se prononce.

pso

«lies sont les maladies avec lesquelles on peut f/fnHrp le psoriasis? — Les maladies qu’on dit contonaxc c^Qfondùes avec le psoriasis, sont sur- I mots), suivant que les malades atteints de psoriasis pouvoir© ^ püyriasiSj le lichen et i herpès cir- | seront anémiques, lymphatiques ou sous la dépen-

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cations fournies par l’état général, et de traiter l’anémie, le lymphatisme, ou l’arthritisme (Y. ces

tout l’eczéma, le pityriasis,

«W/V. ces mots).

Quel est le pronostic du psoriasis? — Le psona- J m présente pas par lui-même de danger. On le oit subsister pendant des années sans altérer la I!nté générale. Mais la gravité consiste dans sa du- ' ses récidives, son étendue, et dans le chagrin L’occasionne l’aspect repoussant de cette maladie.

4 Quelles sont les causes du psoriasis? - Les causes du psoriasis sont prédisposantes et occasionnes causes prédisposantes résident dans le tempérament, le sexe, l’âge, les saisons, l’hérédité. Le psoriasis se rencontre surtout dans le tempérament sanguin, c’est ce qui explique que cette maladie est moins fréquente chez la femme que chez l’homme.

Il est aussi tout' naturel que ce soit â l’âge adulte où le tempérament sanguin est le plus développé, que le psoriasis se manifeste. Aussi est-il rare chez Tenfant, et ne se rencontre-t-il que très exceptionnellement, passé l’âge de trente à quarante ans. Les saisons de l’été et de l’hiver paraissent exercer une influence bien marquée sur le développement du psoriasis. On reconnaît que l’hérédité peut être aussi la cause prédisposante de cette maladie. Nous dirons avec Bateman que les psoriasis héréditaires sont les plus rebelles.

Les causes occasionnelles ou déterminantes sont les irritations indirectes ou directes, l’usage habituel des viandes' salées, du gibier, une nourriture trop azotée, les boissons alcooliques, le café, les veilles, les émotions morales, une frayeur vive; l’impression brusque ou prolongée du froid et de l’humidité; enfin l’action des poussières irritantes, des substances âcres et corrosives.

Quel est le traitement du psoriasis? - Le psoriasis se présentant toujours à l’état chronique, les praticiens l’attaquent généralement par des excitants locaux et généraux.

. Parmi les topiques, on emploie habituellement . l’iodure de soufre, le proto-iodure de mercure, le goudron, le coaltar saponiné Le Bœuf, l’huile de cade, l’acide pyrogallique, les bains sulfureux, préparés avec le sulfureux Pouillet (les eaux de Cauterets, Bigorre, Ax, etc.), les bains alcalins, les bains de vapeur, les bains de sublimé.

A l’intérieur, les médicaments qui ont paru être les plus efficaces sont : les composés arsenicaux, l’arséniate de fer, les eaux de La Bourboule, etc.

En même temps on conseille diverses tisanes sudorifiques avec le gaïac, la salsepareille, la saponaire, ou des tisanes simplement amères.

Quant au régime, il devra être modéré. Les malades éviteront les irritations indirectes où directes, 1 usage habituel de viandes salées, du gibier, une nourriture trop substantielle et trop azotée, les boissons alcooliques, le café. Ils éviteront aussi les émotions morales pénibles, une frayeur vive; 1 impression brusque et prolongée du froid et de 1 humidité; enfin l’action des poussières irritantes, des substances âcres et corrosives. .

• Enfin, le médecin s’efforcera de remplir les indi-

dance de la diathèse arthritique. Dr fêle rochard.

PTÉRYGION. — On appelle ainsi une plaque de forme triangulaire, à base tournée vers un des angles de l’orbite, généralement le grand angle, à sommet correspondant à la circonférence ou au centre de la cornée, et constituée par l’épaississement d’une portion de la conjonctive oculaire plus ou moins vascularisée (Y. fig. 1101). Dans le plus grand nombre des cas, le ptérygion occupe la moitié interne, parfois la moitié externe du globe ; rarement chaque côté de l’œil; exceptionnellement les quatre points cardinaux de l’organe.

Le ptérygion n’offre pas toujours le même aspect, et sous ce rapport il en existe quatre formes : le ptérygion membraneux constitué par une membrane triangulaire, grisâtre,, demi-transparente, privée de vaisseaux apparents, étendue sur la conjonctive et la cornée en forme d’ongle ou d’aile de mouche; le ptérygion vasculaire qui reçoit un certain nombre de vaisseaux, et présente un aspect opaque et rougeâtre; le ptérygion charnu, dans lequel la vascularisation est telle que la membrane présente un aspect musculaire; le ptérygion adipeux, considéré comme le résultat d’une dégénérescence de 'la seconde forme.

Les causes du ptérygion sont obscures. Les uns admettent l’influence d’inflammations de la conjonctive; les autres rejettent cette opinion. L’influence des lésions traumatiques de la paupière, de la conjonctive, est douteuse. Le ptérygion est très frequent dans certains pays, notammnent à Madère, où un dixième des paysans et des bateliers de l’île en sont atteints. Les ouvriers qui exploitent les carrières de chaux et de pierres paraissent fréquemment atteints de ptérygion, ce que Ion explique par l’action que la chaux et la poussière exercent sur la conjonctive.

L’examen histologique du ptérygion fait reconnaître que cette affection est constituée par un hypertrophie simple de la conjonctive et du tissu cellulaire subjacent. On a cherché à rendre compte de la forme triangulaire, ou plutôt trapézoïdale du ptérygion, en invoquant la disposition que présentent les vaisseaux de la conjonctive.

Le ptérygion se- présente sous la forme d’une membrane d’épaisseur variable, plus ou moins riche en vaisseaux, étendue à la suface de la conjonctive sclérotieale, et prolongée plus ou moins sur la cornée, où elle se termine brusquement par un bord ou un sommet épaissi qui en quelque ressemblance avec une expansion aponévrotique ou tendineuse. Le ptérygion est facile à distinguer du pannus dans lequel les vaisseaux s'éparpillent sur les divers point de la cornée, sous forme de reseau et ne forment pas, dans leur ensemble une figure triangulaire ; d’autres néoplasmes de la conjonctive, °parce que le ptérygion peut toujours être saisi facilement avec un pince et écarté de la sclérotique et de la cornée, tandis que les néoplasmes de la conjpnctive lui adhèrent intimement. Gesnéo-

plasmes ont de la tendance à gagner les parties profondes, tandis que le ptérygion demeure toujours limité à la surface de la muqueuse oculaire Abandonné à lui-même, le ptérygion peut rester stationnaire pendant des années. Il est rare qu’il guensse spontanément. Quelle qu’en soit la forme, toute la portion de cornée envahie est perdue pour la vision. r

On a employé contre le ptérygion divers topiques : collyres astringents , solution de nitrate dkrgent,

. Fig. 1101. — Ligature du ptérygion.

laudanum, acétate de plomb réduit en poudre fine. Il y a peu à compter sur cette médication.

Le traitement chirurgical comporte un grand nombre de procédés.

L’excision du ptérygion, après l’avoir disséqué, a 1 inconvénient, lorsque la base du mal se continue jusqu au grand angle de l’orbite, de produire une cicatrice qui .maintient l’œil invariablement fixé en dedans. Dans le but d’obtenir une cicatrisation isolee

Fig. 1102. Excision du ptérygion.

des lèvres de la perte de substance, j’ai essayé d’an pliquer au ptérygion l’un des traitements imaginés pour le symblépharon, c’est- à dire d’embrasser cette membrane par deux ligatures, dont l’une la rapprochée de la cornée, est très ^

7? °C11CC- ° a raide de cet

artifice faire tomber la portion étranglée en denv temps, d’abord du côté de la cornée, puis du côté du grand angle. Cette tentative a échoué ; après la ch n i ^ des deux ligatures, il s’est formé une bride épaisse dure qui a porté le globe fortement en dedans

L 'extirpation se pratique de la manière suie malade est couché, les paupières conv ' ^ ment écartées par un aide ; le sujet porte pD^e" dehors ou en dedans, d’après la situation ^ e.n par la production morbide. On saisit le ptér^6 k la partie moyenne, avec une pince à griff °n’ façon à l’éloigner de la sclérotique; puis ave?’/8 ciseaux courbes, on excise le pli qU’on af • S’il reste quelques portions de la membrane onf' extirpe de la même manière. ’ n es

J’ai dit plus haut que ce procédé avait l’inconvé nient de produire à sa suite un symblépharon o a cherché à prévenir ce résultat en mettant à'exé1 cution un autre procédé dit par dérivation : on dis" sèque le ptérygion, et on en fixe le sommet danï une plaie faite à la conjonctive au voisinage de la production morbide.

Un procédé plus simple et plus sûr dans ses résultats, pour prévenir le symblépharon consécutif

Fig. 1103.

Suture de la conjonctive après l’excision du ptérygion.

consiste à enlever une partie du ptérygion par dissection et à réunir ensuite les lèvres de la perte de substance, dans le sens transversal,, par quelques points de suture simple. Dr Fano. '

PTÉRYGOÏDE. — Nomdonnépar les anatomistes à deux apophyses qui se détachent de la face infér rieure de la base des grandes ailes de l’os sphénoïde (Y. ce mot). p Li

PTÉRYGOÏDIEN. — Nom donné par les anatomistes à deux muscles, à une artère et à un nerf.

Les muscles ptérygoïdiens, situés à la face interne de la mâchoire inférieure, sont l’un interne et la.utre externe. - — Le ptérygdïdien interne allongé, quadrilatère, s’insère d’une part sur la fossé ptérygoïde formée par les apophyses ptérygoïdes de 1 os sphénoïde, d’autres part sur la face interne de k branche montante du maxillaire inférieur. Il elève le maxillaire inférieur et lui imprime un léger mouvement de latéralité très favorable au broiement des aliments. — Le ptéryqoïdien externe, court et épais, de forme pyramidale, s’insère d’une part sur toute la face externe de la fosse ptérygoide, d autre part, sur la partie inférieure du col du condyle du maxillaire inférieur et sur le liga' ment interarticulaire. Il porte en avant la mâchoire

defafiments61 ^ ^ principal a8ent du broiement

L artère pterygoïdienne , est une des branches descendantes de l’artère maxillaire interne, dont dienSdnieaUX ^ dlstribuent aux muscles ptérygoï-

PTO

PUD

f ntérygoïdien est une branche collatérale I qu’ils ne sont pas éliminés peuvent, en s’accu- Le orèle du nerf maxillaire inférieur qui I mulant dans l’organisme, déterminer une auto-

interne très gi infection. p. L.

6. Muscle ptérygoïdien externe composé de deux faisceaux qui se portent horizontalement de la face externe de 1 apophyse zygomatique à la partie antérieure du col du Condyle du maxillaire inférieur. Le musclé ptérygoïdien, externe recouvre la partie supérieure du ptérygoïdien interne, dont les fibres descendent vers la face interne de la branche du maxillaire, où elles s’insèrent. —1. Nerf lingual. — 2. Nerf buccal. — 3. Nerf dentaire inférieur. — 3'. Nerf mentonnier. — 4. Nerf auriculotemporal. — S. Muscle temporal, dont on a enlevé la partie inférieure qui s’insère sur l’apophyse corcmoïde de l’os maxillaire inférieur. — 7. Nerf facial.

PTOSIS. — (Y. Blépharoptose.)

PTYALINE. — Nom donné à une matière organique fermentescible contenue dans la salive (Y. ce mot). p. L.

PTYALISME. — (V. Salivation.)

PUBERTÉ. — On donne le nom de puberté à l’ap parition dans les deux sexes de la faculté procréatrice ou, mieux, à la série des phénomènes d’accroissement qui accompagnent la première maturation et chute d’un ovule chez les tilles, et la première production des spermatozoïdes chez les garçons (Littré et Robin). La puberté s’établit de 11 à 14 ans pour les filles, et de 13 à 15 ans pour les garçons. Indépendamment de l’apparition de la menstruation, on observe chez les filles, comme autres signes de la puberté, le dévelopement progressif des seins, dont le mamelon devient un peu saillant et dont l’auréole prend une teinte rouge brun; l’arrondissement des hanches, l’accentuation du mont de Vénus sur lequel se montrent des poils, qui, rares et courts d’abord, s’allongent et frisent peu à peu! Chez les garçons, concurremment avec l’apparition des spermatozoïdes dans la liqueur séminale, on observe une augmentation de volume des testicules et de la verge; de plus, la voix se transforme et,, de perçante qu’elle était, devient rauque et enrouée par moments, plus grave et plus uniforme. p. L.

PUBIS. — Noms donné par les anatomistes à la partie médiane et antérieure du bassin, formée par la partie pubienne de chacun des deux os iliaques .(Y. Bassin , Iliaque). p. L.

se rend directement au muscle ptérygoïdien in- ! terne. Dr Paul Labarthe.

PTOMAiNE. Nom donné par Selmi à des alcaloïdes, généralement cristallisables, découverts par lui en 1872 dans les cadavres à l’état de décomposition, dont les uns ne sont pas vénéneux, tandis que les autres le sont à un très haut degré, et ont sur 1 économie une action physiologique à peu près analogue à celle de la conicine, de la codéine et du curare. Les ptomaïnes, ainsi que cela résulte des expériences du professeur Gauthier et de Selmi, prennent naissance aux dépens des substances albuminoïdes lorsque celles-ci sont putri- "ées; aussi peut-on les rencontrer dans une foule e circonstances. C’est à elles qu’on attribue les empoisonnements parla charcuterie, les viandes de conserve altérées, les fromages , etc. D’après d’autres expériences du professeur Gauthier, les ptomaïnes tinUVeDt auss* se développer dans certaines sécré- P n.s et excrétions normales, telles que la salive, et me> etc., sous l’influence de la vie des ferments ces 6S jS®us> d’après ce même expérimentateur, Produits de la désassimilation des tissus lors- Oictionnaire populaire de Médecine usuelle.

PUDEUR (outrages publics a la). — Médecine légale. — Et d’abord voici l’article du Code pénal qui concerne les individus coupables d’outrages publics à la pudeur :

Législation. — Code pénal , art. 330. — Toute personne qui aura commis un outrage public à la pudeur sera punie d’un emprisonnement de trois mois à un an et d’une amende de 16 à 200 francs.

On doit entendre par outrage public à la pudeur, tout acte, fait ou geste attentatoire à la pudeur, commis dans un lieu public ou accessible au public. « Ainsi, un homme ou une femme marchant nus dans la rue, un homme ou une femme se livrant séparément et publiquement à des attouchements honteux, un homme et une femme se faisant publiquement des attouchements, voilà autant d’actes dans lesquels il y a outrage à la pudeur. » (Devergie.)

L’outrage à la pudeur n’a donc pas besoin pour être commis du concours des deux sexes. 11 existe également lorsque les actes incriminés n’ont pas été commis en présence de témoins, mais par le seul fait que le lieu était accessible au public, lorsque les auteurs des actes se sont exposés par vo-

lonté ou négligence à être vus. La publicité, quelles que soient les circonstances qui l’accompagnent, constitue seule le crime.

Devergie prétend qu’il est fort rare qu’on s’adresse à la compétence médicale pour des faits de ce genre, « caries actes se sont nécessairement passés en présence de témoins et les preuves ressortent des témoignages mêmes » . Mais Tardieu fait judicieusement remarquer qu’il ne saurait en être ainsi. Les outrages public.^ à la pudeur peuvent être l’effet d’un dérangement intellectuel; ils peuvent être la conséquence d'une maladie ou d’une infirmité locale, telles que dartres au pourtour des parties sexuelles, affection des voies urinaires, etc. 11 appartiendra donc au médecin d’expliquer les causes qui, chez les personnes inculpées, auront pu faire croire à des actes impudiques. C’est, par exemple, un vieillard que la difficulté d’uriner retiendra trop longtemps dans certain point de la voie publique et chez lequel des mouvements propres à faciliter la miction ont pu éveiller l’attention du public et être pris pour des actes impudiques. C’est quelquefois un prurit intense qui aura porté les accusés à des attouchements qui ne sauraient être considérés comme attentatoires à la pudeur.

Ce n’est donc pas pour fournir la preuve des faits que le médecin pourra être consulté, mais pour apprécier les raisons présentées par. la défense.

Ce sont souvent des vieillards qui se rendent coupables de ces sortes d’outrages, souvent aussi des prostituées que l’ivresse ou les mauvaises passions font sortir des règles des convenances, règles qu’elles ne sont déjà que trop disposées à violer. Nous croyons néanmoins que le médecin né sera appelé à donner son avis que dans un petit nombre de cas d’outrages publics à la pudeur et lorsqu’ils auront été entourés des circonstances que nous avons signalées plus haut. Dr a. Lutauu.

PUERPÉRAL (état). — Quelques auteurs comprennent sous le nom d 'état 'puerpéral tout l’espace qui s’écoule depuis la fécondation jusqu’au retour des règles, soit environ six semaines après 1 accouchement. Pour d’autres, et c’est le plus grand nombre, l’état puerpéral ne commence qu’après 1 accouchement et se termine également par le retour de couches. Il ne faut pas oublier que la réapparition des règles auprès l’accouchement se fait à des époques très variables. Chez quelques femmes la menstruation reprend son cours régulier 6, 7 ou 8 semaines après la délivrance. Chez d’autres,’ cette fonction ne se manifeste à nouveaux que 3, 4 ou 6 mois après l’accouchement. C’est pendant l’état puerpéral que la matrice, fortement distendue dans le cours de la grossesse, diminue graduellement pour reprendre à peu près le volume qu’elle avait avant la gestation. Il ne faut pas oublier cependant que l’utérus ne descend jamais à des limites aussi casses; il reste toujours après une première grossesse plus volumineux qu’il ne l’était dans l’état de vacuité. Quand cet intervalle qu’on désigne sous le nom d’état puerpéral se passe sans accidents on dit que les suites de couches sont régulières, si au contraire un état inflammatoire survient, on dit que

les suites de couches sont irrégulières giques. Dr A.

E Sotre.

io-

PUERPÉRALE (fièvre). - On confondait autr ■ sous le nom de fièvre puerpérale tous les accid ‘ qui survenaient dans le cours de l’état puernpo En réalité- la fièvre puerpérale, considérée com une affection particulière, comme une entité J116 bide, ayant des caractères toujours les mêmes un mot comparable à ce qui s’observe dans lafiT vre typhoïde, n’existe pas.

On peut observer dans le cours de l’état puerpéral toutes les maladies inflammatoires qui sj rencontrent en dehors de cet état. Ces maladies empruntent-elles à la situation propre de la femme i à ce moment un cachet particulier qui les rend plus graves? Cela est possible, et quelques auteurs considèrent, par exemple, qu’une pneumonie, une pleurésie, une bronchite même, survenant après i l’accouchement, est plus lente à se guérir qu’en [ tout autre temps. On peut également ajouter que I ces affections étrangères à l’état puerpéral ont également une certaine action sur les modifications physiologiques qui s’accomplissent du côté de l’utérus, et que par leur présence elles apportent un certain trouble au travail de régression de la matrice et qu’elles prolongent l’état puerpéral hors de ses limites habituelles.

Quant à la fièvre puerpérale proprement dite, nous devons la considérer comme un véritable empoisonnement, qu’on désigne aujourd’hui sous le nom mieux approprié de septicémie puerpérale

(Y. Septicémie). Les femmes sont intoxiquées par la

pénétration dans leur organisme d’un véritable poison, de produits septiques, et, sous l’influence de cette cause générale, nous voyons se développer des symptômes locaux variables selon les individus et l’état hygiénique général. Ce sont tantôt des péritonites, tantôt des métrites ou des métro-péritonites, ou bien dès phlébites, de la lymphangite, du rhumatisme, etc. (V. ces mots). Quelquefois on est en présence d’une véritable infection

purulente ou putride (V. ces mots).

Quant à la cause de cette intoxication, il faut surtout la chercher dans l’absorption des produits de la décomposition de tissus organiques qui s opère à la surface des plaies. Ce sont principalement la plaie placentaire, les lésions vaginales on vulvaires consécutives à l’accouchement, qu’il faut considérer comme la porte d’entrée des produits septiques. La conclusion à tirer de là est simple- n n’y a pas de précaution de propreté, aussi minutieuse qu’elle soit, qu’on ne doive prendre. Il faUJ que les plaies vulvaires soient lavées fréquemmeu avec un liquide antiseptique et mises à l'abri contact des germes morbides par l’interposition d’un tissu (gaze, ouate, charpie), imprégné lu1' même de produits antiseptiques. Enfin, dès que & premiers accidents apparaissent, il faut, par lavages portés jusque dans la cavité utérine, fair ses efforts pour modifier la surface de la plaie pia' centaire, tâcher d’entraîner les produits en décomposition qui peuvent se trouver dans l’utérus entretenir dans cet organe une atmosphère a11 septique, qui s’oppose à la production de nouvel*».

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