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puits n’est pas bonne à boire, et qu’elle s’améliore à la longue.
4° La quatrième consiste à nettoyer et à récurer les puits de temps en temps. Voici le texte de l’instruction annexée à l’ordonnance du 28 juillet 1838, relative aux précautions à. prendre pour curer un puits sans accident :
Instruction annexée à l’ordonnance de 1838, pour le curage dun puits. — Lorsqu’il est nécessaire de curer un puits ou puisard, ou d’y descendre pour y faire quelque réparation, lé premier soin que l’on doit avoir est de s’assurer de 1 état de l’air qu’il renferme. Cét air peut être vicié par différentes causes, et donner lieu à des accidents très graves. Il faut donc descendre une lanterne allumée jusqu’à là surface de l’eau : si elle ne s’éteint pas, après avoir brûlé un quart d heure, on la retire, et, par le moyen d’un poids attaché à une corde, on agite fortement l’eau jusqu’à son fond ; on redescend la lanterne, et si, à cette seconde épreuve, la lumière ne s’éteint pas après dix minutes à un quart d’heure, les ouvriers peuvent commencer leurs travaux ; mais il est important que les travailleurs soient ceints d’un bridage.
Si la lumière s’éteint on remarquera la profondeur à laquelle elle cesse de brûler ; on ne descendra pas dans le puits, parce qu’on y serait asphyxié. Le gaz ou air méphitique qui ne permet ni la combustion ni la respiration peut être du gaz azote, du gaz acide carbonique, de l’hydrogène sulfuré ou un mélange de plusieurs dé ces gaz Dans l’incertitude où l’on est sur la nature du gaz, il faut, quel qu’il soit, renouveler l’air du puits, et pour cela il n’est pas de moyen plus prompt et plus certain que la ventilation.
Pour l’établir, il faut, avec des planches, du plâtre et de la glaise, boucher hermétiquement l’ouverture du puits; au milieu de cette espèce de couvercle, ou près de son bord, si le puits est trop large, ménager' un trou d’un décimètre environ de large sur lequel on placera un fourneau ou réchaud de tèrre qui ne pourra recevoir d’air que celui du puits : on ajoutera près de la margelle un tuyau fait comme les tuvaux à incendie, garni en dedans d’une spirale de fil de fer," pour le tenir ouvert en plein diamètre, et qui descendra dans le puits jusqu à un décimètre de la surface de l’eau.
Cet aPPareil une. fois établi, on remplira le fourneau de braise ou de charbon allumé, et on le couvrira d’un dôme déterre cuite ou de tôle surmonté d’un bout de tuvau de poêle ahn de donner au fourneau la propriété d’activer la combustion et de déplacer ainsi beaucoup d’air.
Qu'and le fourneau a été en activité pendant une heure ou deux, suivant la profondeur du puits, on l’enlève et l’on descend la lanterne dans le puits. Si elle s’éteint encore à peu de
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Alors il faut mettre le puits à sec, attendre quelques jours lépmsêr de nmiveau, et recommencer l’application du fourneau ventilateur, ou si l’on ne peut établir cet appareil y substituer un tarare ou tout autre ventilateur dont le tuyau ira prendre 1 air au fonds du puits, pour le jeter en dehors^
On peut aussi se servir du ventilateur de Wutig, de grands soufflets de cuir et mieux de bois, dont le tuyau descend juï qu a une très petite distance de la surface de l’eau. Ces moyens peuvent offnr, dans beaucoup de localités, des avantages far la facilité avec laquelle on les produit. ^
Après quatre heures de ventilation, on descendra la 1™ terne, et si elle s’éteint, il faut renoncer à l’usage du DuitsTt le condamner. ° p lts et
Si, par un essai préliminaire fait par un homme de l’art on a reconnu la nature du gaz délétère que l’on veut détruire’ on peut employer les réactifs suivants : ’
pour neutraliser l’acide carbonique, on verse dans le nuits vec des arrosoirs, plusieurs seaux de lait de chaux, eU’on
suîfféT116 1.eauAfortement; Pour détruire le gaz hvdrogène sulfuré ou carboné, on fait descendre au fond du puif l vase de fonte, ouvert, contenant un mélange de quatre onces
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d’oxyde noir de manganèse et. de douze onces d sur lequel on verse, à différentes reprises, huit n Sel mariu sulfurique du commerce concentré, marquant 6fi° a S. d’acide connu sous le nom d’huile de vitriol. A défaut dwf68’ acide que, on emploierait quatre onces d’oxyde noir d 6 SUlfuri' et seize onces d’acide chlorhydrique du commeV”^11^ aussi connu sous le nom d’acide muriatique On n ’ ^ est jeter dans le puits, de l’eau dans laquelle on aura a •? aussi chlorure de chaux (une once de chlorure sec par lit i du dernière opération est même plus facile à exécuter „ j,Cette et les effets n’en sont pas moins certains. ^Ue aatre
Dans tous les cas, si le puits exhalait une ode,,, apourris, et alors même que la chandelle ne s’éteinL, fs
il faudrait, avant d’y descendre, y jeter plusieurs t,’"'
chlorurée.. ux a «au
. Lorsque le gaz est l’azote, il faut avoir recours à la tion, et en vérifier l’effet par l’épreuve delà lanterne aS'
Lorsque les gaz déplacés par le ventilateur ou par le fol neau d’aspiration, sont remplacés par des gaz oui ne Z 1 1 tent pas à la lumière de brûler, on doit alors faire agi fo n': tinuellement le ventilateur de manière que les ouvriers soif constamment dans un courant d’air qui vient du dehors et «ne les gaz, qui ne peuvent servir à la combustion et à la rèsnirZ tion, soient sans cesse jetés au dehors par le ventilateur.
5“ La cinquième consiste à tenir Forifice du nuits constamment fermé, pour mettre l’eau à l’abri de toute souillure venant de l’extérieur. Il ne faut pas que la fermeture soit hermétique, sous peine de ne pas avoir de l’eau aérée.
60 J) y a une sixième condition sur laquelle à insiste Bouehardat : comme les eaux de puits contiennent habituellement ; des chlorures et des azotates, il faut se garder de les puiser à l’aide de pompes munies de tuyaux de plomb plongeant dans ces puits; il pourrait en résulter des cas d’intoxication plombique d’autant plus redoutables qu’ils seraient plus lents à se produire.
Quant aux conditions que doit remplir une eau de puits pour être potable, nous renvoyons le lecteur au mot Eaux potables (V. ce motb où il les trouvera énumérées d’une manière complète.
Dr Paul Labarthe.
PULMONAIRE. — Nom donné par les anato-^ nnstes a une artère, à des veines et à un plexus nerveux du poumon.
L’artère pulmonaire naît de la partie supérieure du ventricule droit du cœur, remonte un peu du cote gauche et en arrière, décrit un demi-cercle autour de l’orifice de l’artère aorte et se divise en eux grosses branches, une pour chaque poumon, ans equel elles envoient un grand nombre de ramifications qui suivent celles des bronches et vont se terminer dans l’intérieur des lobules. (V. Poumon). L artère pulmonaire porte le sang veineux du cœur droit au poumon, où il doit subir sa transformation en sang artériel par l’acte de ^respiration (V. ce -mot).
Les veines puîmonaires, au nombre de quatre,
Si rï 'Cha<ÏUe,branche de l’artère pulmonaire,
Sf -Pa aréunion de nombreux capil- . ! ne"‘ des vds*eules pulmonaires, et
se îendent : aux quatre angles de l’oreillette gauche
vuleCœEl[;s ran:lat|Uelle e“es »oSm sans valule. Elles ramènent au cœur gauche le sang après qu il a subi dans le poumon, par l’acte de la respi' ratton, la transformation en’süng irttiel
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Le plexus pulmonaire est un plexus nerveux formé par les filets aplatis fournis par le nerf pneumogastrique, au niveau de la racine des bronches, et par les filets du grand sympathique avec lesquels ils s’anastomosent. Il est appliqué sur la face postérieure des bronches [fig. 1105). p.l.
PULMONAIRE. — Nom donné pa les botanistes à une plante de la famille des Borraginées, appelée aussi sauge de Jérusalem, très commune en Europe ou on la rencontre dans les bois et les buissons, dont la racine et les feuilles mucilagineuses et adoucissantes, jadis vantées contre la phthisie pulmonaire, ne sont plus guère employées aujourd’hui que dans les campagnes comme émollientes, p. l.
PULMONAIRE (phthisie). — (Y. Phthisie.)
PULPE. — Mot employé par les anatomistes qui désignent : 1° sous le nom de pulpe cérébrale, la substance blanche du cerveau, parce qu’elle a l’aspect d’une sorte de bouillie; 2° sous le nom de pulpe dentaire, le tissu conjonctif embryonnaire contenu dans la cavité des dents (Y. ce mot) ; 3° sous ' le nom de pulpe des doigts, l’extrémité de la face palmaire des doigts et plantaire des orteils, charnue, renflée et arrondie, grâce à la préseï entre l’os et la peau, de nombreific lo bules de tissu adipeux. p. l.
PULSATÎF. — Qualificatif donné. aux battements douloureux produits par linflammation d’une partie du corps qui va suppurer et qui répondent aux pulsations des artères. p. L.
PULSATILLE. — (V. Anémone.)
PULSATION. — On donne ce nom en physiologie à la sensation de soulèvement qu’éprouve le doigt posé sur la paroi thoracique au mveau du cœur, ou sur une artère, et qui est produite dans le premier cas, au moment de chaque systole ventriculaire; et dans le second cas, par le passage du sang lancé dans les artères à chaque
ontraction du cœur (V. Cœur, Circulation, Pouls, Systole). p L
' SATE°R- — Nom donné à des instruis sPéciaux destinés à réduire en poussière des et à1] 6S m^camenteux ou purement hygiéniques dano Proieter sur diverses parties du corps ou
Dan aîmosPkère d’une chambre, duit à%e-aUllS? Poétisation du liquide se proposent a a ■ ^un jet d'air comprimé. lisse comou vercA0^^61’9:1 : j° d une bouteille dans laquelle ie liquide à pulvériser; 2° d’un tube de
verre simple a la partie inférieure, percé d’un trou à sa partie moyenne, double à sa partie su-
Fig. 11Ü5. — Nerf pneumogastrique gauche et ses branches.
1.: Crochet attirant en avant le corps tyroïde. — 2. Trachée. — 3. Poumon gauche attiré en avant. — 4. Diaphragme. — S, 18. Nerf pneumogastrique appliqué sur l’œsophage. — 6. Estomac. — 7 Aorte. — 8. Portion cervicale du nerf pneumogastrique. — 8/, 16. Plexus pulmonaire. — 8". Ganglion cervical du grand sympathique. — 9. Plexus gangliforme du pneumogastrique. — 11. Nerf glosso-pharyngien. — 12. Nerf laryngé supérieur. — 13. Plexus pharyngien. — 14. Nerf récurrent du côté gauche (la ligne du n° 14 se poursuit en blanc jusqu’au plexus pharyngien). — 15. Nerf récurrent — 16. Plexus pulmonaire. — 17. Rameaux du pneumogastrique étalés sur la face antérieure de l’estomàc. — 19. Filets du pneumogastrique se rendant au foie. — 22 Chaîne du grand sympathique.
périeure et terminé en pointe; 3° d’un tube en caoutchouc qui s’adapte au tube en verre par une de ses extrémités et dont l’autre est munie d’une poire de caoutchouc, qui fait l’office de soufflet et envoie l’air comprimé en réserve dans une boule
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également en caoutchouc située au-devant d’elle sur le trajet du tube. L’air comprimé par la poire dans la boule en caoutchouc, pénètre dans le.flacon par le tube en verre ; il en résulte une augmentation de pression à la surface du liquide et l’ascension de celui-ci dans le tube capillaire effilé
Fig. 1106. — Pulvérisateur Marinier.
placé au centre du tube en verre. L’air et le liquide sont projetés ensemble au dehors et ce dernier est divisé en une infinité de gouttelettes très fines, en un mot, pulvérisé.
Dans plusieurs pulvérisateurs, le tube est en métal, au lieu d’être en verre, et il est muni à son
Fig. 1107. — Pulvérisateur Richardson.
extrémité supérieure d’une vis destinée à graduer la. pulvérisation suivant les liquides, et permettant au besoin d’obtenir un véritable jet d’irrigation, à l’aide duquel on peut laver les plaies. Parmi les pulvérisateurs à air comprimé, les plus connus' sont ceux de Marinier (fig. 1106), de Richardson (fig. 1107), et de Rainai frères (fig. 1108).
Dans les autres pulvérisateurs, la pulvérisation du liquide se produit automatiquement et à l’aide d’un jet de vapeur qui est projeté par un tube capillaire auquel répond un autre tube qui plonge dans le liquide à pulvériser, et qui aspire en quelque sorte ce dernier et le réduit en poudre fine. Il existe
plusieurs modèles de pulvérisateurs à vapeur Le, figures 1109 et 1110 représentent celui de Bob’œuf Pour se servir de cet appareil, on dévisse la tête À ' et on verse par l’orifice de la chaudière le contenu j
Abaisse-langue pulvérisateur de MM. Rainai frères.
du gobelet G rempli d’eau à la graduation de 100 grammes; on replace la tête A en la vissant de nouveau dans son écrou, en se servant des tenons
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Fig. 1109. — Pulvérisateur Bobœuf, fonctionnant.
B et B'. On plonge le tube en caoutchouc dan gobelet B, préalablement rempli du liquide à riser. Pour faire fonctionner l’appareil, on ni la lampe à alcool située au dessous de la chau
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lorsque l’eau contenue dans celle-ci entrant en ébullition, sortira sous forme de vapeur à l'extrémité du tube fixe F, on obtiendra la pulvérisation du bouide contenu dans le gobelet G, en plaçant l’extrémité du tube en métal T, vis-à-vis l’extrémite du
tuh© F. Ce dernier résultat s’obtient en faisant tourner à l’aide du bouton fileté, le tube T qui, au moyen d’un pas de vis, peut monter et descendre dans un écrou fixe.- Lorsqu’on veut arrêter la pulvérisation, il suffit d’éteindre la lampe à alcool.
PULVÉRISATION. — La pulvérisation est un procédé d’inhalation qui consiste à faire respirer aux malades un liquide médicamenteux ou une eau minérale en poussière ou pulvérisée à l’aide d’appareils spéciaux. D’après Saies-Girons, que l’on peut considérer comme le promoteur de la pulvérisation, celle-ci serait préférable à l’inhalation des vapeurs produites par l’ébullition. Ce sont les eaux minérales sulfureuses et arsenicales qui sont les plus employées par ce procédé, dans le traitement des stomatites, des angines, des laryngites, des enrouements, des ulcérations du larynx, des bronchites, des catarrhes du poumon et de la phthisie pulmonaire.
Les pulvérisations peuvent se pratiquer de deux manières : ou bien on reste pendant un certain temps la bouche béante devant un appareil pulvérisateur en fonction, ou bien on reste pendant le même temps dans une vaste salle remplie dépoussière d’eau médicamenteuse produite par un mécanisme approprié. La première manière peut se pratiquer facilement chez soi; la seconde n’est possible que dans les établissements thermaux. P. l.
PUNAISIE. — (V. Ozene.)
PUPILLAIRE. — Nom donné par les anatomistes a m©mbrane fine et vasculaire qui ferme l’orifice
de la pupille de l’iris, chez l’embryon, et qui disparaît lorsque celui-ci atteint le septième mois de la vie intra-utérine. Chez quelques individus très rares, on a vu cette membrane persister après la naissance, et alors, pour donner la vue au nouveauné, il faut pratiquer une iridectomie (V. ce mot).
PUPILLE. — On donne le nom de pupille, de prunelle ou de noir de l’œil, à l’ouverture circulaire dont le diamètre moyen est de trois ou quatre millimètres, que présente l’iris (V. ce mot) à sa partie centrale. C’est grâce à la pupille que l’iris laisse pénétrer dans le fond de l’œil les rayons lumineux et qu’il gradue leur quantité, en se rétrécissant ou en se dilatant, car la pupille se rétrécit sous l’influence de la lumière et se dilate dans l’obscurité. Cette ouverture peut aussi être rétrécie ou dilatée sous l’influence de certains médicaments et de certaines maladies. C’est ainsi qu’elle se rétrécit sous l’influence de l’opium, de l’ésérine, de l’ataxie locomotrice, etc. (V. Myosis), et qu’elle se dilate sous l’influence de l’atropine, de l’hyosciamine et dans certaines maladies telles que la paralysie dés nerfs de la troisième paire, l’amaurose, le glaucome, l’ambliopie, etc. P. L.
PURGATIFS. — On donne le nom de purgatifs à des médicaments qui ont la propriété de provoquer des évacuations alvines. Comme ils sont en très grand nombre et qu’ils agissent avec une intensité inégale, on les divise en trois groupes distincts qui sont : 1° les drastiques ; 2° les cathartiques ; 3° les laxatifs.
1° Purgatifs drastiques. — Les drastiques sont des médicaments purgatifs énergiques, habituellement employés pour vaincre une constipation opiniâtre ou pour opérer une puissante dérivation. Aussi ne doit-on les prescrire que lorsque la muqueuse gastro-intestinale n’offre aucune sorte d’altération, car les contractions péristaltiques violentes qu’ils déterminent pourraient occasionner des ulcérations ou des ruptures de la dernière gravité. Mais si les voies digestives sont en bon état, ils réveillent avantageusement la paresse des fibres musculaires, font affluer le sang et les humeurs vers les intestins, les débarrassent des matières qu’ils peuvent contenir, expulsent ces matières au dehors et produisent ainsi une révulsion efficace dans le traitement des maladies des organes plus ou moins éloignés de ce point central. De là leur utilité contre les hydropisies, les hémorrhagies cérébrales, les paraplégies, etc...
Presque tous les purgatifs drastiques sont tirés du règne végétal. La famille des Euphorbiacées fournit l’huile de croton et l’huile à’épurge; celle des Cucurbitacées. donne Vélatérium, la bryone, la coloquinte ; celle des Convolvulacée, le colchique, l’ellébore et le cévadille. Enfin, appartenant à diverses familles, nous avons la gomme-gutte, 1 ’aloès, la podophylle, Yagaric blanc et la seconde écorce du sureau qui comptent parmi les plus connus (V. ces mots).
2° Purgatifs catarthiques. — On donne le nom de cathartiques à des médicaments purgatifs de
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moyenne intensité, tenant le milieu entre les drastiques qui sont violents et les laxatifs dont l’action est très faible. Ils produisent un effet local assez rapide et une légère mais prompte dérivation. Ils constituent un groupe de médicaments d’une utilité indispensable dans une foule de maladies soit aiguës, soit chroniques. Il n’est pas d’indisposition, de dérangement ou de trouble gastrique qui ne réclament au début l’emploi d’un cathartique. Les fièvres, les inflammations sont souvent arrêtées au commencement par l’administration d’un de ces agents, dans le cours même des affections morbides les plus graves, un purgatif donné à propos amène une solution heureuse de la maladie. Au déclin, lorsque toutes les ressources de l’art ont été épuisées, une faible dose de l’un de ces médicaments détermine bien des fois une crise salutaire qui marque le premier pas vers la guérison. Enfin, dans les convalescences longues et pénibles tourmentées par la lourdeur de tête, de l’inaptitude au travail, le manque d’appétit et de forces, il faut administrer en même temps que les toniques, de temps en temps quelques purgatifs pour rappeler l’intestin paresseux à l’exécution normale de ses fonctions.
En un mot, les purgatifs cathartiques sont des agents d’une utilité journalière ; j’ose dire que le médecin ne traite guère de malades sans avoir recours à leur influence palliative ou curative. Mais là réside l’écueil ; car il n’est pas indifférent de traiter des malades du même âge, ayant une même maladie, parle même moyen ; il faut avoir égard, en outre, au sexe, au tempérament, au climat, à la constitution médicale régnante et à une foule d’autres conditions qui font de l’observateur judicieux un praticien consommé. Il ne suffît pas de savoir qu’on purge dans telle maladie avec tel remède, on doit encore se demander si dans les circonstances présentes il n’y a pas de contre-indication qui réclame un remède du même ordre ou une médication tout à fait opposée. La question est difficile, épineuse, mérite une connaissance approfondie de l’action physiologique et thérapeutique de tous les ■médicaments et des diverses phases de la maladie chez les différents sujets qui se présentent.à notre observation.
De l’aveu du plus grand nombre des praticiens, . le chapitre des cathartiques est, sans contredit, le plus important de tous. Il n’est pas de médicament dont on use et abuse davantage tous les jours sans le vouloir et sans s’en douter. Employés avec modération et discernement, ils rendent des services immenses, capables de convaincre sur leurs effets les plus récalcitrants, ceux-là même qui n’ont aucune foi absolument en rien. Ils méritent toute notre approbation, ce sont : la magnésie , les carbonate, sulfate, citrate, tartrate, phosphate de magnésie, de soude et de potasse, les eaux minérales sulfatées sodiques et magnésiques (Châtelguyon Rubinât, etc.); le chlorure de sodium, le calomel, V huile de ricin, la rhubarbe, le séné et le nerprun (V. ces mots).
3“ Purgatifs laxatifs. — Par laxatifs on doit entendre des médicaments purgatifs qui produisent des évacutions lentes, légères, sans coliques et peu
nombreuses. Il sont complètement inoffensifs pot si longtemps qu’en soit continué l’emploi. \\ rendent des services aux enfants, aux vieillard S
aux anémiques, aux convalescents, à tous les su
jets affaiblis chez lesquels il est ‘ nécessaire dë maintenir la liberté du ventre sans leur fajre éprouver des fatigues. Si par leur administration ils ont l’avantage de n’occasionner aucun dérangement sensible, ils ont par contre l’inconvénient de manquer souvent leur effet. C’est là une des raisons pour lesquelles ils sont peu usités, eu égard aux cathartiques dont on fait un usage journalier. Sans doute quelques-uns d’entre eux tels que le miel, les pruneaux, les huiles grasses reçoivent des applications constantes, mais on peut dire qu’alors ils sont plutôt employés comme digestifs et émollients que comme véritables purgatifs. Du reste, leur nom indique qu’ils ont la propriété de relâcher, d’amollir, plutôt que de faire évacuer. Ce sont des diminutifs des purgatifs précédents, voilà pourquoi on les désigne également sous le nom de minoratifs. La manne, la casse, le tamarin, la mercuriale, le miel, les pruneaux, les huiles grasses, les fleurs de pêcher, les roses pâles comptent parmi les plus importants (Y. ces mots).
Dr Marc. Camboulives.
PURGATION. — On entend par purgation tout à la fois l’absorption d’un purgatif, l’évacuation des matières contenues dans les intestins et un acte thérapeutique dont le but et l’effet consistent dans l’exagération des sécrétions intestinales, en. même temps que dans une dérivation ou une réaction favorables sur l’ensemble de l’organisme. p. l.
PURIFORME. — Qualificatif donné aux crachats de la bonchite, de la pneumonie et de la phthisie, qui ont l’apparence du pus et qui en renferment en effet. p. l.
PURPURA. — Mot latin qui veut dire pourpre, conservé dans le langage médical, par lequel on désigne une affection caractérisée par des hémorrhagies ou épanchements de sang multiples, soit dans le tissu cellulaire sous-cutané, soit à Ja surface des muqueuses, épanchements qui forment sur ces tissus des taches rouges ou noirâtres, d’une grandeur variable, discrètes ou rapprochées, qui ne disparaissent pas sous la pression du doigt, ne déterminent aucune démangeaison et ne sont suivis d’aucune desquamation.
On distingue deux variétés principales de purpura : le purpura simple et le purpura hémorrhagique.
Purpura simple. — Le purpura simple débute en général sans être précédé de symptômes généraux. Cependant, dans certains cas, l’éruption est précédée d’un peu de frissons, de courbature, de céphalalgie, de fièvre ; puis, apparaissent les taches rouges, arrondies, ovalaires ou irrégulières, nettement délimitées, non saillantes, de dimensions variant entre une tête d’épingle et une pièce de vingt centimes, ne s’effaçant pas sous la pression des doigts, si forte soit-elle. Ces taches passent successivement par les teintes diverses que prend le sang