PUS
. acp dans les tissus, avant de se résorber corn- pensent que les globules du pus naissent spontaeStT pnt et parcourent cette évolution dans un nément aux dépens d’un blastbene forme pendant plete® £ temps variant de une à trois semaines, la période inflammatoire; d'autres enfin, avec Ran- 6Spf laisser, après leur disparition, aucune trace de vier et Corail, disent que le pus provient dune
S-aDmiamation. Elles peuvent se montrer sur tout prolifération des cellules plasmatiques.
f6S nrns mais on les observe surtout aux membres Lorsque le pus présente les caractères que nous ler'r purs du côté de la flexion. Elles se dévelop- avons indiqués, qu’il est blanc jaunâtre, onctueux, t ^ordinaire en très grand nombre à la fois; d’une odeur fade, on dit qu’il est de bonne nature mipluues individus il se produit plusieurs ou louable. Mais il peut subir la transformation Che ■ successives graisseuse ; ce qui a lieu lorsque le pus a séjourne
P°rUeSSpurpura simple s’observe surtout chez les un certain temps dans une cavité close : dans ces
•pu nés sujets, chez les personnes à peau blanche cas, la partie liquide se resorbe et les globules desse-
ft fine ‘et qui séjournent dans des habitations ha- chés, graisseux .forment une masse d un blanc
mides et mal aérées, n’ont qu’une mauvaise nour- jaunâtre ayant l’aspect d’un fromage. D autres fois,
S et sont soumis à un travail excessif et à le pus peut devenir au contraire sereux aqueux,
toutes les causes débilitantes qui entraînent l’anémie. acide, ainsi que cela s observe dans les abcès ossi-
Cette affection ne comporte aucun traitement lo- fluents. Dans certaines circonstances, ies glob e ralliais seulement un traitement général : habi- de pus peuvent même subir la transformaUon tation saine air pur, ablutions souvent répétées calcaire, en s’infiltrant de sels calcaires. Parfois le sur tout le corps ou bains frais, alimentation douce pus est mêlé de sang, comme par exemple dans la et fortifiante d’où seront bannies les salaisons et suppuration de certains ulcérés foû|ue“J„ les épices, boissons tempérantes, usage des pré- sur des organes très vasculaires; dan es ukeres parafions de fer et de quinquina, en un mot le Irai- variqueux, etc., et on lui donne alors le : nom de EeTde r anémie (V ce nlot). pus sanieux. Dans d'antres, .1 prend une colorat.on
Lur »e"SdéS comme^une ’S le pus s'est forntédans un organe « est
rhagique peut être considéré comme une variété Lorsque te pus sesi Mrme mai maté des
de scorbut (V. ee mot). U se développe «près quel- tare qu'il se resorte ; dans 1
ques jours de malaises et surtout d'atonie et de dé- cas, il tend toujours a se faire joui au dehors
bilité extrêmes, et se manifeste par des éruptions (V. Abcès). D' Pacl laea . .
cutanées semblables à celles du purpura simple, , , :
qui s'accompagnent de taches analogues sur les POSTULE, On donne SStos lot
muqueuses et d'hémorrhagies des gencives, du petites tumeurs circonscrit, un peu isa llanles tor^ nez, d’hémoptysies, d’hématémèses, de metrorrha- mees par un petit epanchem P caractérisées gies, quelquefois aussi, mais moins souvent d’hé- l’épiderme. Les pnncipa l’imoé-
maturies. Ces diverses hémorrhagies ne. se mon- par des pustules, sont lacne, y > ^ r p trent pas simultanément, certaines même peuvent tigo, la vaccine et la vario e. manquer absolument. Les symptômes généraux T1
sont beaucoup plus prononcés que dans le purpura PUSTULE MALIGi b. simple. Il y a abattement physique et moral; le lente qui se développe spont
pouls est très petit, le visage devient livide et animaux et qui a reçu e non
plombé, le malade maigrit, ses jambes se gonflent Cette maladie très contagu et il finit par succomber. Cependant la mort n’est tre à l’homme (ciiez lequel e pas la terminaison habituelle du purpura hémor- mais primitivement) panne rhagique, et la guérison est bien plutôt la règle, simple contact, et e -epor e seulement elle se fait attendre un temps plus ou tule maligne. moins long. Le traitement de cette variété dé pur- Le charbon se developpan pura est analogue à celui du scorbut (Y. ce mot). par des symptômes généra
DrPAta LABARTI&. s’accompagner de tubercules
PURULENTE (infection). — (V. Infection purulente).
PUS. — Le pus est un liquide pathologique, de | consistance crémeuse, onctueux, blanc jaunâtre, qui s’écoule des plaies en suppuration, existe dans la cavité des abcès, etc. Il se compose d’une partie liquide ou sérum, dans lequel flottent un grand nombre de globules ronds, analogues aux globules blancs du sang, auxquels on a donné le nom de leucocythes, formés par une masse de protoplasma granuleux. On trouve aussi dans le pus de 1 albumine et presque tous les sels qui existent dans le sang.
Les physiologistes ne sont pas d’accord sur le mode de formation du pus. Les uns, avecConheim, Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
PUSTULE MALIGNE. — Il est une.maladie virulente qui se développe spontanément chez certains animaux et qui a reçu le nom de charbon.
Cette maladie très contagieuse peut se transmettre à l’homme (chez lequel elle ne se développe jamais primitivement) par inoculation ou même par simple contact, et elle porte chez lui le nom Ae pustule maligne. . .
Le charbon se développant chez 1 animal débuté par des symptômes généraux qui peuvent ou non s’accompagner de tubercules et d’ulcères, cutanés. Chez l’homme, au contraire, la maladie étant toujours le résultat d’une inoculation, elle débute par des lésions cutanées au niveau du point inocule. Ces lésions portent le nom de pustule maligne. Plus tard, et seulement lorsque l’infection s’est produite, apparaissent les symptômes généraux.
Lorsque la pustule a été extirpée ou détruite avant que l’infection ait eu lieu, le malade guérira complètement. , , . .
Cette manière de voir, non encore generalement acceptée, n’a commencé à avoir cours que depuis quelques années. Pendant longtemps on a cru Phomme susceptible d’être atteint de deux variétés d’affections charbonneuses : la pustule maligne et le charbon proprement dit. Leurs caractères distinctifs étaient loin d’être nettement tranchés, on admettait entre eux une parenté étroite, mais ce- 1 210
pendant on les considérait comme deux maladies distinctes et, sur la foi de Fournier (de Montpellier), on croyait que le charbon pouvait se développer spontanément chez l’homme. Les symptômes généraux précédaient alors les phénomènes locaux; de plus, l’eschare noire du charbon n’était pas couronnée d’une auréole de vésicules, comme celle de la pustule maligne. Le pronostic du charbon était beaucoup plus grave que celui de la pustule maligne, car dès le début de la maladie l’organisme tout entier était attaqué, etc. Mais, avec Follin, nous ne croyons pas à l’existence de ces deux affections disinctes.
La pustule maligne est une affection virulente et gangréneuse, d’abord locale, puis infectant l’économie et développée sous l’influence de la contagion du virus charbonneux des animaux.
Quelle est la pathogénie de la pustule maligne? De nos jours on ne croit plus au développement spontané de la pustule maligne chez l’homme ; on sait qu’elle est toujours le résultat du contact et de l’inoculation du virus charbonneux qui se développe spontanément chez les animaux.
Le charbon étant beaucoup plus fréquent dans certaines contrées, la pustule maligne, qu’il engendre, s’observe naturellement dans ces mêmes régions : Bourgogne, Lorraine, Brie, Beauce, Champagne, Provence, etc.
La pustule, maligne ne se développe probablement que sur la peau.
4° Développement du charbon chez les animaux — Les herbivores paraissent seuls capables d’engendrer l’affection charbonneuse et, par conséquent, de communiquer à l’homme la pustule maligne. Cependant on cite des cas de contagion par un lièvre, par un loup et même par des oiseau/de basse-cour.
Les fourrages humides, de mauvaise qualité les fatigues excessives, l’usage habituel d’eaux stagnantes et bourbeuses, paraissent être les causes de 1 affection charbonneuse, que l’on a désignée par des noms divers : chez le mouton, sang de ratechez le bœuf, maladie de sang; chez le cheval fièvre charbonneuse.
2° Agents de la contagion. - Tous les produits
itL “ITUX Cîarbonneux Pavent donner à 1 homme la pustule maligne; mais le sang et les li-
mUnnerhn« f ^ plUS aCtifs de la conla-
gion. Chose étrange, les poils, les cuirs, malgré les
années et les diverses préparations du tannage ne perdent rien de leur pouvoir contagieux g . 3° Modes de transmission. - La maladie est transmise, soit par inoculation, lorsqu’on se pique avec des instruments imprégnés de virus ou lors que des surfaces ulcérées sont mises en contact avec lui, soit, chose remarquable et presoue nni que dans l’histoire des virus, par simple9 contact avec 1 epiderme intact. Aussi, la pustule malien e se montre-t-elle habituellement sur les partiïï du corps decouvertes, les mains, le cou, la face lewaSpCetn maladie ne Se dével°PPe guère que chez ïarcuUeterS' les
■ Il semble que le virus charbonneux ne puisse
taquer les voies digestives; on cite, en effet, bien
des cas de personnes ayant mangé des charbonneux sans avoir été incommodées atUmaih La pustule maligne peut-elle se transm * l’homme à l’homme? C’est assez probahi 6 de qu’on puisse cependant l’affirmer. Quant à sans mission de l’homme aux animaux, elle a transtaine. * est tres Cer,
Quelles sont les lésions anatomiques ohs chez les individus morts de pustule maliqneV^8 cadavre des animaux et des hommes qui I,?1® bent à la pustules maligne se putréfie trèsrapî
Le sang présente une fluidité remarquable- , transsude à travers les parois .veineuses et de«in leur trajet par des traits bleuâtres. Davainevacnn staté la présence d’un grand nombre de bactériZ sous forme de filaments déliés, de baguettes droite* ou courbées. La muqueuse digestive est cà et là soulevée par des épanchements sanguins intersti tiels ; elle présente des ulcérations résultant d’unï décomposition rapide; les hémorrhagies ne snm même point rares.
On a pris, mais à tort, pour des pustules malignes, quelques phlyctènes développées sur les muqueuses stomacale et intestinale. Les poumons et la rate sont gorgés d’un sang fluide et noirâtre.
Examen de la pustule. — Au microscope, on constate, dans la substance demi-opaqye qui forme la pustule, des globules sanguins et graisseux altérés et un grand nombre de bactéridies. Au-dessous de 1 eschare et de l’aréole, le tissu cellulaire est dense et infiltré de sang ou de sérosité sanguinolente.
Quels sont les symptômes de la pustule maligne?
— Nous adoptons la classification de Raimsberg, qui admet trois périodes :
1° Période d’incubation; 2“ d’éruption; 3° d’infection.
1° Période d'incubation. — Elle comprend le emps qui s écoule entre le moment du contact et apparition de la première manifestation locale. Sa auree varie de quelques heures à tr.ois ou quatre et très exceptionnellement davantage. La rapidité variable de son début tient probablement au P us ou moins d’épaisseur de l’épiderme (on n’a jamais observé de pustules dans la paume des mains ou a plante des pieds), à son absence, au degré de ZTv t.ratl°-n du virus> Peut-être à la température
d°m relevai, °„ bâte rérfpüon.
.J..venode - La pustule se présente
np .aspec|, d une Petite tache rouge comparable à Ipvp repde pUCe‘ Très raPidement la tache s’etronrr S/0rme d’un Petit cône induré mobile, Ipmrn a rm0ntéàson s°mmet d’une vésicule ™™pl'f de. serosile transparente. La démangeaison au-dpqsn V1Vrf’’i!e madade déchire cette vésicule, et LcainS d? 16 apparaît «ne plaque noire à surméfartiirn V* mamel°nnée r c’est l’eschare. La tnvoisinïr,:- a ™Ugeur et l’induration des parties a nt dlncessants progrès, l’eschare set»' lonnP?»^pP?e,C* Mais très rapidement se déve- E11 cp n Ur ^ ebe Une cour°nne de vésicules. dosp^ if Tlent la Puslule maligne est donc c#|«' P°±s! en! Une eschare noirâtre de 1 à 10 mil U' Yiroq; go d’une couronne de vésicule
d’an jaune transparent disposées autour de l’es- I chare; 3° au-dessous de l’eschare, de la couronne et même au delà, d’un volumineux noyau induré et élastique ; 4° enfin, sur tout le pourtour, d’une zone érythémateuse rouge, dont la teinte va, en s'affaiblissant, se continuer avec celle des parties voisines.
Très rapidement, la tuméfaction, a la fois œdémateuse et dure, gagne les régions voisines; de telle sorte que le cou, la face, la poitrine, etc., présentent un gonflement énorme. L’eschare fait également des progrès, elle envahit le tissu cellulaire sous-cutané, puis la peau correspondante. La démangeaison du début fait place à un sentiment de pesanteur et d’étranglement.
Tous ces phénomènes se déroulent en deux ou quatre jours; alors apparaissent les symptômes généraux, indices de l’intoxication.
3° Période d'intoxication. — Le premier indice
Fig. 1111. — Pustule maligne.
1. Eschare noire de 1 millimètre à 1 centimètre. — 2. Couronne des vésicules d’un jaune transparent disposées autour de l’eschare. — 3. Noyau induré et élastique, r- 4, 5. Zone rouge enflammée et tuméfiée.
est la fièvre; le pouls devient fréquent; la température s’élève ; le malade souffre de la tête et n’a plus d’appétit;
Alors surviennent des syncopes, de vives douleurs à l’épigastre, des nausées, des vomissements, de la diarrhée; le ventre se ballonne, et le malade succombe en quelques jours dans le délire et le coma.
Quelquefois la mort est plus rapide; elle survient brusquement, sans cause appréciable, ou par le fait de l’obstacle que la tuméfaction apporte à certaines fonctions (c’est ce que l’on observe au cou, par exemple). Toutefois, il n’est pas fort rare de voir la pustule guérir spontanément; une vive inflammation s’établit autour de la partie malade, qui est expulsée comme une eschare.
Quelle est la gravité de la pustule maligne? — - La pustule maligne est très grave; abandonnée à elle-même, elle est habituellement mortelle; les guérisons spontanées sont l’exception; mais, prise à temps et convenablement traitée, elle guérit toujours.
Avec quoi peut-on confondre la pustule maligne?
' 1° Avec la piqûre d'un insecte (cousin, abeille,
etc.). — h exjs{e au début une certaine analogie fim peut laisser dans le doute, car souvent, ces Piqûres développent une papule surmontée dune vésicule, mais la coloration est uniforme; u
n’existe ni eschare centrale, ni couronne de vésicules; on retrouve parfois l’aiguillon de l’insecte.
2° Avec un furoncle. — Le furoncle présente, il est vrai, une tumeur conique, rouge, dure à son sommet recouvert d’une vésicule; mais les douleurs du furoncle sont pulsatives, térébrantes, tandis que la pustule est le siège d’une vive démangeaison. Au-dessous de la vésicule du furoncle, on ne trouve pas l’eschare de la pustule ; au contraire, on voit sourdre du pus. Or, la pustule ne présente ni pus ni douleur spontanée; de plus, elle est entourée d’une couronne de vésicules inconnues au furoncle; l’apparition du bourbillon lèverait tous les doutes.
3° Avec l'ecthyma. —Les pustules de l’ecthyma offrent une teinte noire centrale qui pourrait être confondue avec l’eschare de la pustule, mais que l’on distingue aisément, l’ecthyma étant formé par une grosse vésicule opaline, pleine de pus, dont la partie noire occupe le centre.
Quel est le traitement delà pustule maligne? — Comme prophylaxie, on évitera avec soin de toucher aux animaux morts du charbon, ou du moins on aura le soin de s’enduire d’une couche de graisse ou d’huile. Les animaux seront enfouis assez profondément pour que les mouches ne puissent y puiser , le principe virulent et le transporter au loin. Ce mode de contagion est assez fréquent. On brûlera la litière, les vêtements, en un mot tous les objets qui ont pu toucher l’animal infecté.
Ce n’est point le lieu de rappeler ici les travaux de Pasteur sur la prophylaxie des affections charbonneuses par la culture de ces virus et l’inoculation préservatrice de ces virus affaiblis.
Lorsque la pustule maligne est développée, le traitement n’est pas douteux : il faut 1 extirper complètement, puis cautériser la surface saignante, soit au fer rouge, soit plutôt à la potasse caustique ou au chlorure de zinc.
Lorsque là pustule est plus avancée dans son évolution et qu’il existe une tuméfaction énorme, après avoir extirpé les parties malades, on peut, à l’exemple de Denonvilliers et de Labbé, faire de larges incisions dans les parties tuméfiées et y éteindre plusieurs fers rouges.
Le professeur Verneuil extirpe la pustule maligne au moyen du thermo-cautère, puis avec le même appareil, il pose des pointes de feu autour de la plaie, et à un travers de doigt de cette dernière. Ces pointes de. feu ne doivent être séparées que par un espace de 12 à 15 millimètres. A laide dune seringue de Pravaz, il injecte profondément, dans les points envahis par l’œdème, et de 5 en 5 centimètres, dix gouttes de ia solution suivante : teinture d’iode 1 gramme, eau distillée 200 grammes. Par dessus la plaie, il dispose une compresse de mousseline pliée en plusieurs doubles et imbibée d’une solution au 40m“ d’acide phénique. Enfin, ü administre à l’intérieur, outre la potion de Todd, un julep dont chaque cuillerée renferme 2 à 4 gouttes de teinture d’iode; une cuillerée toutes les deux heures.
Le professeur Trélat combat la pustule maligne par une large incision cruciale; il cautérise profondément la partie eschariûée au moyen de la
pâte de Vienne, puis il injecte 4 à 10 fois chaque jour, autour de la tumeur, dans les tissus envahis par l’œdème, 30 gouttes d’une solution d'acide phénique. A mesure que les accidents locaux et généraux perdent leur gravité, on diminue le nombre des injections, puis on supprime la potion.
Le docteur Boméi a conseillé en 1885, de remplacer la cautérisation ignée par des applications de sublimé corrosif. Il recouvre la région malade dun emplâtre de poix de Bourgogne saupoudré de sublimé corrosif et assez grand pour déborder un peu les limites du cercle des vésicules. Au bout de 24 heures, le sublimé a agi à la fois comme parasiticide et comme caustique. Il a détruit les microbes du charbon et en même temps il a produit une eschare qui englobe tous les tissus charbonneux. U arrive à ce résultat sans produire une douleur comparable à celle des moyens préconisés jusqu’à présent. Il est surtout, d’après lui, préférable au fer rouge et les cicatrices qu’il laisse sont bien moins apparentes que celles de la cautérisation ignee. Sans contester les résultats obtenus parle Dr Bomei, il nous sera bien permis de dire que sa méthode expose singulièrement les malades à l’intoxication et à la salivation mercurielle.
D» Léon Moynac.
PUTRÉFACTION. — On donne le nom de putrélaction a la décomposition spontanée que subissent sous 1 influence de certaines conditions, les corps organises lorsque la vie les a abandonnés. Pendant cette décomposition, les éléments constitutifs de ces corps se séparent pour retourner à l’état inorganique. La putréfaction n’est en somme qu’une succession de phénomènes chimiques. En effet la cessation de la vie dans un corps, c’est-à-dire la mort, rompt le lien qui réunissait entre eux les éléments constitutifs de l’organisme vivant, et les combinaisons organiques se dédoublent en composes pius simples; l’oxygène de l’air cherche à se S iwflnvec C6UX Ae\ matériaux qui entraient
XZlïïSr*' affinités;
U se dégagé des gaz et des liquides tels que • acide carbonique, hydrogène carboné, azote, hyflZène phosphore et sulfuré, ammoniaque, ammoniaques composées, sels volatils de ces baëes, 3e acétique, etc. Il se forme aussi des alcaloïdes appelés ptomaines (Y. ce mot). Ce senties ammonfaques composées qui jointes aux sels ammoniacaux^ à 1 hydrogéné sulfuré, contribuent à donner aux corps en putréfaction leur odeur si fétide carac- Sr6’ qa,0n aPPelle aussi émanations, pu-
La cessation de la vie ne suffit pas pour nrn duire la putréfaction; il faut de plus la présence de bactéries ou microbes spéciaux, ainsi que l’ont dé montré Spallanzani, Appert, Ehrenberg et surtout
On peut empêcher la putréfaction en empêchant la formation et le développement des bactéries qu’on obtient, soit en maintenant le corps à une température au-dessous de 0° ou se rapprochant de 100-, soit en l’imprégnant suffisamment de substances antiseptiques, soit en le mettant dans un milieu complètement privé d’oxygène.
D apres ce qui précède, on conçoit fa -, que, suivant certaines circonstances ia Clleinent tion ou la décomposition cadavérique’ s’l Çéfeeou moins vite; elle est plus rapide Za P’us chaleurs de l’été que pendant l’hiver - eii les encore d’autant plus facilement et plus vif S°père corps est inhumé moins profondément ■» „ J quele de la surface du sol, dans un terrain aZn °Us humide, et présentant une couche épaisse dZ et végétale. Enfin, la nature de la maladZ ^ occasionné la mort exerce aussi une grandi fluence sur la putréfaction. C’est surtout Àt
individus morts de maladies infectieuses et à mf crobes qu’elle se fait le plus rapidement n.T dame, Décomposition, Mort). d^Labarthk
PUTRIDE (infection). .. (V. Infection putride.)
PYÉLITE. - PYÉLO NÉPHRITE. — Rayer a décrit sous le nom de pyélite l’inflammation de la membrane muqueuse qui tapisse le bassinet et les calices des reins : dans la grande majorité des cas cette inflammation coïncide avec celle des reins (pyelo-néphrite).
La pyélite est occasionnée par la présence des graviers ou des calculs, beaucoup plus rarement par 1 extension^ d’une blennorrhagie, le passage de substances irritantes comme les cantharides ou la stagnation de l’urine. Ces diverses causes ne se rencontrent guère que chez les adultes ou les vieillards.
Le premier symptôme est un accès de colique néphrétique. Mais cet accès, au lieu de se terminer d une façon nette, se prolonge outre mesure; les malades éprouvent un sentiment de pesanteur dans la région lombaire; la douleur se réveille fréquemment sans cause appréciable, ou à l’occasion . du moindre mouvement, d’une quinte de toux par exemple. La sécration urinaire est troublée, l’urine contient du sang qui lui donne une couleur rosée, du mucus qui la rend nuageuse, elle est constamment mêlée à du pus ; le pus forme au fond du vase des dépôts blanchâtres que l’on rend gélatineux en y versant quelques gouttes d’ammoniaque et en remuant le liquide pendant quelques instants. Le microscope peut révéler la présence dans l’urine des cellules épithéliales imbriquées, allongées et à gros noyaux qui tapissent la muqueuse du bassinet et des calices.
On observe aussi des phénomènes sympathiques.
Il survient des nausées, des vomissements, et un leger mouvement fébrile, surtout au moment des exacerbations et des accès de colique néphrétique,
qui ne sont pas fort rares.
. lorsqu’un calcul reste enclavé dans les uretères, si la pyelite existait seulement d’un côté, l’urine cesserait brusquement d’ètre purulente, et il se ferait dans la région lombaire une tumeur due à la ,batslnet fjar accumulation de l’urine, nn™erec da 1 obstacle. Cette tumeur peut persister ene°neiitPHA4ûeD^rainer ^atrophie du rein, ou bien naîree nna .ra!lner.une perforation des voies urimorteües lnflltration d’urine et une péritonite
La pyélo-néphrite caleuleuse est fort grave, elle