PYR
. 0 1ps malades après un laps de temps souvent % Ion"- ils sont emportés par la fièvre hectiasSpeZ raffàiblissement qu’entraîne la persistance de la suppuration, parfois par quelque complica-
Ü0On combattra la lithiase rénale par le traitement nronrié (V. Gravelle ) ; on calmera l’inflammation 2r liage du lait, des balsamiques, tels que le Ludron [Goudron Le Beuf, goudron Freyssmge )
Pt la térébenthine, et par l’hydrothérapie.
S’il existe une tumeur volumineuse dans la région lombaire, il est indiqué de l’opérer de la même façon que s’il s’agissait d’un abcès pennebrique. °Je dois ajouter qu’en France on éprouvé îme grande répugnance à pratiquer la néphrotomie, qui est, au contraire, parfaitement admise par les chirurgiens anglais. D' Léon moynac.
PYLORE. — Nom donné par les anatomistes à l’orifice intérieur de l'estomac qui fait communiquer celui-ci avec le duodénum et permet au bol alimentaire qui a subi la digestion stomacale de passer dans l’intestin (V. Estomac). P. l.
PYOGÉNIQUE. — On a donné le nom de membrane pyogénique à. la couche de tissu cellulaire induré qui existe autour d’un abcès, parce qu’on croyait que c’était elle qui sécrétait le pus. P. L.
PYOHÉMIE. — Mot employé comme synonyme d’ infection -purulente (Y. ce mot). P. L.
PYOTHORAX. — (V. Pleurésie purulente.)
PYRAMIDAL. — Nom donné par les anatomistes à un os et à* un muscle.
Os pyramidal. — L’os pyramidal est un petit os de la première rangée du carpe (V. ce mot).
Muscle pyramidal. — Le muscle pyramidal est un muscle situé en partie dans la cavité du bassin et en partie dans la région fessière ; il s’insère en dedans : à la face antérieure du sacrum dans les gouttières correspondant aux second et troisième trous sacrés, à la face antérieure du grand ligament sacro-sciatique et à la partie supérieure de l’échancrure sciatique; en dehors : à l’angle postérieur du bord supérieur de la saillie de la tubérosité de l’os fémur appelée grand trochanter. Le muscle pyramidal est en rapport dans le bassin avec le rectum, les vaisseaux hypogastriques et le plexus sciatique; en dehors du bassin, avec 1 articulation coxo-fémorale et avec le muscle moyen fessier. Il est rotateur de la cuisse en dehors. P. L.
PYRÈTHRE. — Le pyrèthre officinal est une plante de la famille des Synanthérées, dont la racine,^ la seule partie employée, — de la grosseur d un doigt, grise à l’extérieur, blanche à l’intérieur, est douée d’une odeur désagréable et d’une saveur acre et brûlante, irrite la peau jusqu’à la rubéfaction lorsqu’on l’y maintient appliquée un certain temps, produit une forte salivation lorsqu’on la mâche e tait éternuer lorsqu’on la respire par le nez. un n emploie guère la racine de pyrèthre en poudre fine comme sternutatoire, sialagogue et dentifrice.
Ajoutons quelle constitue un bon insecticide contre les punaises. p. L.
PYREXIE. — Mot employé dans le langage médical pour désigner les maladies fébriles ou fièvres proprement dites, qui ont pour caractère une augmentation de la chaleur du corps. p. L.
PYROGALLIQUE — L’acide pyrogallique est un corps cristallisé, blanc, à saveur amère, soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther, fondant à 115°, obtenu par la distillation sèche de l’acide gallique, qui a été introduit dans la thérapeutique, en 1879, par Jarisch, Raposi et Vidal. Ces médecins l’ont employé avec succès contre le psoriasis, sous forme de pommade contenant 1 gramme d’acide par 9 grammes d’axonge. Mais ce produit a l’inconvénient de noircir la peau, et cette coloration persiste longtemps et ne s’enlève que très difficilement et après plusieurs mois, aussi bon nombre de malades refusent d’y avoir recours. De plus, son usage prolongé où son application répétée sur de grandes surfaces à la fois peut occasionner des accidents toxiques. Neisser en a rapporté un cas frappant.
Le psoriasis n’est pas la seule affection contre laquelle on ait employé l’acide pyrogallique. Le docteur Rosa Engert a eu à se louer de son emploi comme caustique dans le cancroïde de la muqueuse du vagin. Terrillon l’a appliqué en poudre et en pommade, dans la proportion de 20 p. 100 dans le traitement des chancres simples et même des chancres phagédéniques. Grâce à lui, dit-il, ces ulcérations sont modifiées plus rapidement que par le nitrate d’argent et l’iodoforme, ils perdent leur virulence au bout de fort peu de temps, et la douleur déterminée par son application, quoique assez vive, n’offre que le caractère d’une cuisson fort supportable et passagère. D1 Paul Labarthe.
PYROPHOSPHATE DE FER. — Le pyrophosphate de fer, qui s’obtient par la double décomposition du sulfate dé fer et du pyrophosphate de soude, est un sel pulvérulent, blanc jaunâtre, insoluble dans l’eau, inusité en médecine. Mais s’il n’est pas employé seul, il sert à préparer deux sels doubles : le pyrophosphate de fer et de soude et le pyrophosphate de fer cilro-ammoniacal, qui constituent deux excellentes préparations, très fréquemment emploployées en thérapeutique, car elles réunissent les principaux éléments du sang, des os et du système nerveux : le fer et l’acide phosphorique.
Pyrophosphate de fer et de soude. — Le pyrophosphate dé fer et de soude, indissolublement lié au nom de Leras, docteur ès-sciences, puisque ce savant chimiste a le premier étudié complètement ce sel, dès 1849, se prépare en traitant un mélange de pyrophosphate de fer et de pyrophosphate de soude, dans les proportions de 4 du premier pour 1 du second. 11 se présente sous forme de paillettes légères, transparentes, dont la teinte varie du brun au blanc. Dans son mémoire sur ce sel, communiqué à l’Académie des sciences en 1849, Leras dit que le pyrophosphate de fer et de soude est, avec le tartrate de potasse et de fer, le seul sel ferrugineux qui puisse être immédiatement absorbé sans
que sa présence dans l’estomac enlève la moindre quantité de suc gastrique aux fonctions qu’il est destiné à remplir.
Le pyrophosphate de fer et de soude, appelé aussi fer Levas, s’emploie sous forme de solution limpide ou de sirop incolore, sans goût de fer, n’ayant aucune action sur les dents, ne provoquant pas de constipation, toujours bien supporté par les estomacs les plus délicats. Chaque cuillerée à soupe de sirop ou de solution de fer Levas contient 20 centigrammes de pyrophosphate de fer et de soude.
Pyrophosphate de fer citro-ammoniacal. — Le pyrophosphate de fer citro-ammoniacal, également connu sous le nom de fer Robïquet, du nom du professeur de l’École de pharmacie à qui nous sommes redevables de ce produit, qu’il a découvert en \ 858, est du pyrophosphate de fer dissous dans le citrate d’ammoniaque, qui se présente sous la forme d’écailles d’un brun jaunâtre, transparentes, solubles dans l’eau, presque insipides. Ce sel ne possède pas le goût styptique, déplaisant de la plupart des préparations ferrugineuses, il a une saveur franche, agréable même, parfaitement supportée par les estomacs les plus délicats, ne noircit pas les dents, ne cause pas de constipation et s’absorbe facilement, ainsi que l’a dit Robiquet, dans son mémoire pré¬
senté à l'Académie de médecine, en i«ks l’ont constaté Trousseau, Bouchardat Bo H 6t ^ autres membres de la commission chargé ] et les un rapport sur ce mémoire. Le pyronE îe faire fer se prend à la dose de 20 à 50 centigrani ^ de jour, au commencement du repas; pour y6- ?ar son administration, Robiquet a adopté lPç préparations suivantes: dragées, solution o;quatre vin. ’ slrop et
Les deux préparations de pyrophosphate de ton Leras et Robiquet sont indiquées dans tout fi affections qui réclament l’emploi du fer et de r» ? phosphorique : anémie, chlorose, pertes blan* ou leucorrhée, lymphatisme, scrofule etleiSl verses manifestations osseuses et glanduleuses dis bète, convalescence, épuisement.
Dr L. Saixt-Antoxin*.
PYROSIS. - On donne ce nom à un symptôme excessivement fréquent de la dyspepsie acide, consistant dans des renvois d’une saveur aigre et acide qui, lorsqu’ils remontent de l’estomac dans l’œsophage et le pharynx, y provoquent une sensation brûlante, comparée par les malades à l’action d’un ter chaud. Le traitement du pyrosis est celui de la dyspepsie acide. (V. Dyspepsie). p p
QUADRIJUMEAUX. — On donne le nom de tubercules quadrijumeaux, en anatomie, a quatre saillies
Fig. 1112.
Coupe médiane et antéro-postérieure de l’encéphale.
1. Circonvolution du corps calleux; au-dessous se trouve le corps calleux. — 2. Partie postérieure ou bourrelet du corps ■
- 3. Trou de Monro, limité en avant par la partie anteneu du trigone. — 4. Corps calleux ; au-dessous de lui se tro trigone cérébral. — 5. Septum lucidum ou cloison transpare . -6. Toile choroïdienne,- 7. Commissure qui relie entre elles les couches optiques en traversant le troisième ventnc •
8. Aqueduc de Sylvius faisant communiquer entre eux sième et le quatrième ventricule. - 8'. Glande pibeale donna racine antérieure s’applique sur la couche optique • . stance grise du troisième ventricule ; elle masque une p du pilier antérieur du trigone qui se continue avec le cule mamillaire. — 10. Tubercules quadrijumeaux : i espao compris entre ces deux tubercules et le bourrelet du P calleux (2j représente la partie moyenne de la fente cer de Bichat, par laquelle la pie-mère pénètre dans le tr0is*®™ ventricule. — 11. Quatrième ventricule. — 12. Coupe protubérance annulaire. — 13. Bulbe rachidien. — 1*optique. - 15. Tuber cireneum. - 16. Commissure blancne anterieure. - 17. Coupe médiane du cervelet sur laquelle s dessine l’arbre de vie du lobe moyen. — 18. Cervelet, trémité antérieure du lobe postérieur du cerveau.
0u éminences hémisphériques, disposées symétriquement par paires et distinguées en antérieures et
postérieures, qui- sont situées sur le même plan, deux de chaque côté de la ligne médiane de l’encéphale, entre des couches optiques, en arrière du ■ventricule moyen et en avant des lames supérieures du cervelet. Ces tubercules sont formés d’un noyau central composé de substance grise, enveloppé d’une couche de substance blanche. Ils constituent l’origine des nerfs optiques. p. l.
QUARANTAINES. — Police sanitaire. —
Le rôle considérable que jouent les quarantaines dans l’organisation de la police sanitaire, en ce qui concerne plus spécialement la peste, la fièvre jaune et le choléra nous imposent le devoir de leur consacrer un article spécial.
« Ce nom, écrit L. Colin, a ete donne aux mesures d’isolement imposées aux personnes et aux objets susceptibles, en raison de leur provenance ou de leur contact avec des personnes ou des objets contaminés, de transmettre une affection épidémique ou contagieuse de provenance exotique »
Dans le principe, ce mot indiquait la limite de temps nécessaire à l’observation des personnes suspectes (quarante jours).
Depuis longtemps, il n’exprime plus que les deux faits simultanés de séquestration et de purification sanitaires, quelle que soit d’ailleurs la duree d application de ces mesures.
La quarantaine est dite d’observation (duree de 24 à 72 heures) lorsqu’elle s’applique à des navires suspects, et dite de rigueur, de 5 à 14 jours, appliquée lorsque le navire provient d’une localité^ contaminée, ou qu’il y a eu à son bord, pendant la traversée, des décès par maladie contagieuse (peste, fièvre jaune, choléra).
Il serait facile de remonter aux lois de Moïse d’une part, et au Coran de l’autre, pour trouver, des exemples de ces mesures d’isolement et de se questration édictées par ces grands législateurs contre ces affections autrefois redoutables : la lepre et l’éléphantiasis. „
Dès le quatorzième siecle, la République de Venise avait créé des Provédiseurs de la santé pour se
mettre à l’abri de la mort noire ( morbo negro), importée dans la Lagune par ses galères d’Orient, mais ce n’est qu’au quinzième siècle que l’on voit surgir les lazarets de Venise (1403), de Gênes (1467), de Marseille (1476).
C étaient dans ces établissements qu’étaient appliquées toutes les mesures d’isolement, de séquestration et de fumigations, qui ont longtemps terrorisé les marins et les voyageurs, sans constituer des garanties certaines de sûreté et de sauvegarde pour les populations méditerranéennes.
De nos jours, la difficulté d’opposer, au moyen des quarantaines, une barrière infranchissable aux épidémies, les entraves qu’elles apportent au commerce et à l’industrie, l’incohérence des systèmes de garanties adoptés par les divers États d’Europe, devaient, de toute nécessité, faire entrer la question des quarantaines dans une phase d’entente internationale.
Cest dans ce but qu’ont été successivement convoquées les Conférences sanitaires de Paris (1851), de Constantinople (1 866) et devienne (1874). Malheureusement, dans aucune de ces réunions, les divers gouvernements de l’Europe n’ont pu arriver à une entente pour l’application uniforme des mesures quarantenaires.
A Vienne, par exemple, à propos du choléra, si les délégués se sont trouvés unanimes sur les questions scientifiques fondamentales pour les mesures préventives à prendre, une scission des plus tranchées s’est opérée au sein de la Commission. Les uns ont soutenu la nécessité des quarantaines et des cordons sanitaires; les autres, plus nombreux, ont repoussé avec énergie, quarantaine et cordons , en proposant de les remplacer par une simple inspection médicale.
Nous transcrivons ici la suite même des résolutions de la Conférence de Vienne, en raison de leur importance dans le présent et dans l’avenir Origine et genèse : « Le choléra asiatique, sus- « ceptible de s’étendre (épidémique), se développe « spontanément dans l’Inde, et c’est toujours du « dehors qu il arrive quand il éclate dans d’autres « pays II ne revêt pas le caractère endémique dans « d autres pays que l’Inde. »
^TvlmUStbÜité ' (< Le choléra est transmissible K J homme venant d’un milieu infecté; l’homme « est le propagateur de la maladie lorsqu’il vient « d un endroit ou le germe existe déjà. Il est aussi « transmissible par les effets à usage provenant « d un heu infecté, et spécialement par ceux qui « ont servi aux cholériques. Il n’est pas prouvé que « le choiera puisse etre transmis par les aliments « mais il est incontestablement propagé par l’eau'
« La transmission. par les marchandises est nos"
« sible dans certaines conditions. Il est prudent de « considérer les cadavres comme dangereux Rien « ne prouve que l’atmosphère soit un propagateur « de la maladie, bien que l’air ambiant soit le véhi « cule principal de l’agent générateur du choléra « A l’air libre ce principe générateur perd ranido- « ment son activité morbifique. » e -
Incubation : « Le temps écoulé entre le moment « ou un individu a pu contracter l’intoxication dm « lenque et le début de la diarrhée prémonitoire
« ou du choléra confirmé, ne dépasse « jours. » pas quelque8
C’est, fort d’une longue expérience en p dune conviction sincère contre ces mPo, 8ypteet autre âge, que M. de Lesseps a proposé d> à Bruxelles d’une Conférence sanitaire i treun^°n nale, dont les résolutions seraient recon ernatio~ voie diplomatique par tous les États de m, par deviendraient ainsi obligatoire pour ton. î Pe’ et vernements. les gou-
Legislation sanitaire. - En France tout seraporte au service sanitaire maritime
r Par la loi du 3 mars 1822, votée au moment ,1 la terrible ep.demie de fièvre jaune de Bar” En,' qui maint, eut la rigueur des prescriptions du S precedent, et qu, place dans les mains des autoS sanitaires, des armes terribles, la peine de m» les travaux forces, la prison, les amendes etc • ’ 2° Par les décrets des 26 décembre 1851,7 inin «■ ■> 7 septembre 1863 (Modifications de détails dans le sens de 1 atténuation des mesures de rigueur) •
3° Par le décret du 23 juin 1866.
Le règlement général de police sanitaire qui en est la conséquence, constitue une réforme sérieuse « Il donne au commerce et à la navigation, disait M. de Meaux, le ministre du commerce, dans l’exposé des motifs, toutes les satisfactions compatibles avec les exigences de la santé publique, simplifie les formalités d’arraisonnement, abrège la duréè des quarantaines, améliore le service intérieur des lazarets, réduit enfin les droits de séjour pour les passagers des Classes inférieures. »
Voici, du reste, deux paragraphes du rapport rédige par le comité consultatif d’hygiène publique d£ France, pour justifier la nécessité de cette réforme. « La susjpension Complète de toutes relations avec les pays infectés, et sans aller jusque-là, l’isolement à distance convenable, et pendant un temps assez long, des personnes suspectes ou malades, combiné avec une désinfection radicale des objets contamines, sont des moyens d’une efficacité incontestable. Il® constituent l’idéal de la prophylaxie quarantenaire. Mais dans la pratique cet idéal ne saurait etre atteint.
« Les mesures de quarantaine, quelle qu’elles soient, ne donnent jamais une garantie absolue, mais elles diminuent, plus ou moins, les chances
d importation de la maladie. »
Après avoir défini l’objet et le degré d’utilité des mesures de police sanitaire, le rapporteur du comité consultatif ajoute :
« Nous ne terminerons pas ce commentaire à propos des reglements spéciaux, sans rappeler qu’on ne saurait y trouver , des règles inflexibles d’une doctrine absolue, mais seulement un compromis pratique entre des intérêts divers, en vue de sauvesible61» ^ Santé publique dans la mesure du pos- Comme conclusion retenons cette déclaration du
D Fauvel, inspecteur général des services sanitaires. « e pense que les quarantaines proprement dites ’• ^râce au progrès de la science, et sed’UnautrePoardreS. *** ^ meawe* P'°PhyladiqueS