‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 209 sur 289 · ROT · texte numérisé non relu

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tttlE — Anatomie. — La rotule est un petit puisque cet écartement seul met la solution de flOTU" ^ forme triangulaire, aplati d’avant en continuité hors de doute. oS ?.our ’ situé à la partie antérieure du genou. Les fraetures de la rotule se compliquent, et cela arri®re ’ te à étudier deux faces et une circonfé- beaucoup plus fréquemment que les autres frac-

Bfl6 Pr® face antérieure, convexe est pourvue de tures articulaires, d'épanchements sanguins dans

^ rticales; elle donne insertion à quelques l’articulation et d’arthrite.

str*6S du muscle triceps, tandis que d’autres glis- Ces fractures guérissent lentement, et il n’est pas ®breS elle pour former le tendon rotulien. Elle rare de voir la consolidation ne se faire qu’au sent » de la peau par la bourse séreuse préro- bout de deux mois. Lorsqu’il n’y a pas de déplaceest.seP Sa face postérieure, articulaire, est divi- ment, il se fait une consolidation osseuse; mais

tulien ■ verticale en deux parties iné- lorsque la fracture est transversale, avec déplacé¬

es * la portion externe, plus large, qui s’articule vpc le condyle externe du fémur; la portion inïrne qui s’articule avec le condyle interne, et pré- ® te’en dedans une petite dépression en rapport ’ le bord antérieur du condyle interne. Sa cironférence, large en haut, où elle constitue la base Je la rotule, présente des rugosités pour l’insertion du tendon du muscle triceps; mince sur les côtés, où elle forme les bords , donne insertion aux ligaments rotuliens. En bas, elle forme une pointe ou sommet sur lequel s’insère le tendon rotulien. La rotule est fixe dans la flexion de la jambe, mobile dans son extension.

Fractures de la rotule. — Les fractures de la rotule peuvent être verticales, transversales, obliques ou comminutives. Des chocs directs peuvent produire ces fractures; elles reconnaissent souvent pour causes une chute sur le genou ou la contraction violente du muscle triceps crural; cette dernière produit toujours unejraclure transversale.

Dans les fractures verticales, il n’existe pas de déplacement, si ce n’est pendant la flexion du genou, car, dans ce mouvement, les deux fragments latéraux sont écartés, étant maiqlgnus parles ligaments latéraux de. la rotule, Dans les fractures transversales, de même que dans les précédentes, les tissus fibreux qui entourent la rotule peuvent être intacts; mais lorsqu’ils sont déchirés, on observe le déplacement suivant : le fragment supérieur est soulevé par le muscle triceps, et l’écartement qui sépare les fragments peut être considé. rable. Chaque fragment est sollicité en arrière, l’inférieur par le tendon rotulien, et le supérieur Par le triceps ; il en résulte que les surfaces fracturées ne sont pas exactement parallèles, elles regardent un peu en avant.

Quant aux symptômes, les voici : le malade prouve une douleur vive au niveau de la fracture.

- près la chute, il est rare qu’il puisse se relever. Il jUl est impossible de marcher, si ce n’est à recuus, car dans ce mouvement, le muscle triceps est ? atat de ^pos. Il est quelquefois facile de placer s doigts dans l’espace qui sépare les deux frageuts de la rotule, et, s’il n’y a pas de déplacera °n ^eut encore> a moins qu’on en soit em- Di e Par le gonflement, sentir une rainure au jours fr^eture- La crépitation n’est pas toudij. ac^e à obtenir, surtout s’il se trouve une Pour iCe considérable entre les deux fragments, üanrini PerCevoir’ faudrait les rapprocher et leur sens in de légers mouvements de latéralité en écartemVerfe‘ ce s*£ne) dans les fractures avec eflt est absolument inutile à rechercher,

ment, il reste une pseudarthrose caractérisée parla production d’une grande quantité de tissu fibreux étendu entre les deux ligaments. La présence de ce cal fibreux ne gêne pas considérablement la marche, et les malades s’y habituent au bout d’un certain temps. Ces fractures récidivent quelquefois. Leur récidive est parfois plus fréquente lorsqu’elles sont transversales et produites par les contractions du triceps ; il n’est pas rare, dans ces cas, de voir les deux rotules se fracturer en même temps par la contraction simultanée des deux triceps.

Dans tous les cas de fracture de la rotule, le traitement consiste à donner au membre la position qui serait la moins gênante, s’il était ankylosé, c’est-à-dire l’extension. Lorsqu’il n’y a pas de déplacement, il suffit de placer le membre dans une gouttière jusqu’à consolidation complète. Lorsqu’il y a déplacement, les chirurgiens ont employé plusieurs appareils pour rapprocher les fragments, mais la plupart sont infidèles. De nos jours, il est fréquent de voir placer le membre simplement dans l’extension et dans l’immobilité jusqu’à guérison.

Malgaigne a imaginé, pour maintenir en rapport les deux fragments de la rotule, de piquer chacun d’eux avec un crochet qui traverse la peau ; les deux crochets, ou griffes, sont ensuites rapprochés au moyen d’une vis de rappel pour ramener les fragments en contact. Ces griffes de Malgaigne ont causé des accidents ; on les emploie rarement.

Nous avons obtenu les meilleurs résultats de l’appareil suivant, que nous avons appliqué quatre ou cinq jours après l’accident dans une fracture transversale, lorsque l’inflammation, qui était intense eut disparu. Le membre a été mis dans l’extension complète ; les deux moitiés d’un bouchon ordinaire coupé en long ont été placées du côté convexe, au-dessus et au-dessous de la rotule, avec de l’ouate; par-dessus chaque moitié du bouchon, nous avons appliqué un petit coussin de l’épaisseur d’une compresse graduée; puis nous avons mis une bande roulée, en disposant les circulaires de façon à rapprocher les bouchons entraînant les deux fragments ; par-dessus le tout, une bande dextrinée. Après douze jours, le gonflement ayant disparu, nous avons enlevé 1 appareil, tout allait bien; nous l’avons applique^ de nouveau et nous l’avons recouvert d’une couche de plâtre ; au bout d’un mois le malade marchait déjà. Deux mois après, il ne restait plus qu’une petite raideur, les fragments étaient presque en contact.

Luxations de la rotule. — (V. Genou.)

Dr J.-A. Fort.

ROTULIEN. — Nom donné par les anatomistes

à un ligament épais et large, formé d’un faisceau fibreux qui va du sommet de la rotule à la partie antérieure et supérieure de la tubérosité rugueuse du tibia, et qui assujettit la rotule. p. l.

ROUGEOLE. — La rougeole est une des fièvres éruptives les plus fréquentes; elle s’observe surtout dans la première et la seconde enfance, mais cependant il n’est pas rare d’en constater des cas nombreux dans l’âge adulte. Peu d’individus échappent à cette affection; les récidives sont rares.

Cette maladie ne naît pas spontanément; elle est le résultat d’une transmission qui s’opère surtout au moment de la période de desquamation ; cependant il est également certain que la transmission peut s’opérer facilement par l’intermédiaire des sécrétions bronchiques; le poison de la rougeole est inconnu, mais, il n’est pas douteux que cette maladie infectieuse par excellence ne soit provoquée surtout par la présence de microbes d’une nature spéciale.

Tous les auteurs admettent, dans cette maladie, une première période, dite d’incubation, laquelle, d’après le résultat des expériences et des recherches cliniques, peut durer de neuf à onze jours. La seconde période est celle d’invasion : son début n’est jamais brusque; elle est caractérisée par un état fébrile constant, mais accompagné de remittences dans la matinée; la température, généralement, devient de plus en plus élevée; il y a un malaise général, de la courbature, des frissons légers; enfin un catarrhe oculo-nasal qui s’accuse de plus en plus ; par suite de la propagation de l’inflammation aux sinus frontaux, la céphalalgie devient très intense; le malade est pris d’éternuements fréquents; les conjonctives oculaires et surtout palpébrales deviennent le siège d’une injection notable ; le malade accuse quelquefois un larmoiement incessant ; des épistaxis se renouvellent fréquemment chez les enfants ; vers le troisième jour le catarrhe envahit le larynx, la trachée, puis les bronches; la voix devient rauque, la toux fréquente, quinteuse; il peut même, chez les enfants, survenir les phénomènes morbides qui caractérisent le pseudo-croup ou laryngite striduleuse. Cette période dure en moyenne trois jours; il n’est pas rare cependant d’observer des cas où elle peut persister pendant sept jours, sans qu’on voie apparaître l’éruption caractéristique.

Chez les jeunes enfants, cette période peut s’accompagner de phénomènes convulsifs plus ou moins violents ; si l’accès est unique, le pronostic ne sera pas plus sérieux; mais au contraire, si les accès se répètent, si la température s’élève au delà de 40°, on pourra redouter une complication sérieuse du côté des centres nerveux.

L’éruption commence par la face, puis s’étend progressivement au cou, à la poitrine et aux membres; elle est généralement achevée dans l’espace de vingt-quatre à trente-six heures. L’éruption est constituée par des plaques rouges, de 2 à 6 millimètres de diamètre, plus ou moins rapprochées, affectant quelquefois la forme de croissants de demi-cercles. Dans quelques cas exceptionnels' rougeole boutonneuse, le centre de. chaque macule

est plus ou moins saillant, ét ne s'efface pression. Pasparjâ

L’exanthème est précédé, du reste pend ou vingt-quatre heures, par une éruption T î°ÜZe qui s’observe à la voûte palatine, sur le palais, sur le pharynx et sur les conionpfil°le dlJ pébrales. J CtlVes Pal-

L’éruption persiste trois ou quatre iours. „ peut disparaître même plus tôt; mais les disnarir e brusques peuvent être la conséquence d’une c plication plus ou moins grave du côté des voies?' piratoires ou,des centres nerveux. ’ - -

Pendant la période d’éruption, les phénomène de catarrhe se modifient; le larmoiement cesse ainsi que les éternuements, mais la voix reste ni ’ difiée dans son timbre; la toux devient plus catar' rhale et est suivie d’une expectoration plus moins abondante; aux râles sibilants de la première période succèdent des râles humides qui occupent les bronches moyennes et de petit calibre; les crachats deviennent quelquefois nummulaires,’ nageant dans une sérosité plus ou moins abondante, d’où leur ressemblance avec ceux des phthisiques.

Le plus habituellement la fièvre ne tombe pas avec l’éruption, et une détente réelle ne s’observe

qu’à la fin de l’éruption, c’est-à-dire vers le septième ou le huitième jour. C’est alors que la desquamation apparaît; elle débute par la face et se fait par minces lamelles épidermiques.

Nous avons décrit jusqu’à présent la forme normale, régulière de la rougeole ; les formes anormales sont nombreuses, nous allons seulement signaler les plus importantes. Dans quelques cas, l’éruption prend un caractère hémorrhagique, sans cependant qu’on se trouve en présence de la forme hémorrhagique de la rougeole. Le catarrhe intestinal, que l’on observe si fréquemment chez les jeunes enfants à la première période, peut persister pendant l’éruption, et s’accompagner de symptômes dysentériques.

Les formes graves varient suivant les épidémies; elles sont également influencées au premier chef par l’organisme sur lequel la maladie rubiolique fait son apparition : que l’affection se développe sur un enfant scrofuleux, de graves désordres sont à redouter du côté des muqueuses et du système ganglionnaire; l’enfant est-il de race tuberculeuse, la rougeole va déterminer l’éclosion rapide des bacilles de la tuberculose. . ...

Une des complications les plus fréquentés de W rougeole chez les jeunes enfants, et surtout dans la classe pauvre, est l’apparition, à la période d’mvasion ou d’éruptionj de la bronchite capillaire' cette complication est une des plus redoutables) c’est elle qui est cause de la mortalité excessive de la rougeole dans certaines épidémies et surtout dans les classes pauvres.

Dans la forme nerveuse, les convulsions on précédé l’éruption; elles peuvent céder pendant deux ou trois jours, lorsque se montre l’éruption) puis reprendre de nouveau avec une nouve intensité, et l’enfant succombe dans un état comateux : il n’est pas rare d’observer simultané' ment de l’albumine dans les urines , de te

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e ces convulsions peuvent, dans certains Être rattachées à des accidents urémiques pro- CaS és par une congestion rénale très intense.

V°nans la forme hémorrhagique qui s’observe surt chez les individus épuisés par une maladie Prieure, chez les alcooliques, chez les tubercules épistaxis deviennent d’une fréquence inme l’éruption se transforme rapidement en places pétéchiales ; des hémorrhagies s’observent de înus côtés : hémorrhagies buccale, conjonctivale, intestinale, hématuries, etc., le malade succombe dans une adynamie profonde.

Si le sujet est cachectique, ou atteint d une diathèse, diverses complications peuvent coïncider avec 'l’apparition^ de la troisième période; c’est ainsi que le coryza peut se perpétuer et devenir- un ozène; la conjonctivite peut entraîner à sa suite une blépharite chronique, et même une kératite ulcéreuse extrêmement rebelle; une otite grave et persistante peut être la conséquence d’une inflammation intense de la membrane du tympan; il n’est pas rare, surtout dans les hôpitaux d’enfants, d’observer des gangrènes de la bouche, ou de la vulve chez les petites filles ; des adénites supputes peuvent coïncider avec cette période. Enfin, le catarrhe broncho:pulmonaire peut persister; tantôt il s’est, opéré une caséification plus ou moins étendue du parenchyme pulmonaire, et alors les lésions destructives évoluent graduellement ; tantôt, sous l’influence de la bronchite rubéolique, on peut voir survenir tout le cortège symptomatique de là phthisie aiguë.

Le diagnostic de la rougeole est en général facile, si l’on tient compte surtout de l’épidémie et de la constitution médicale régnante : à la première période, on peut confondre la rougeole avec la grippe, la fièvre catarrhale, la laryngite simple; à la période d’éruption, il est presque impossible de confondre la rougeole avec la scarlatine, dans laquelle on observe une angine et une éruption spéciale, avec la variole, avec la suette miliaire.

Un diagnostic plus difficile est celui que l’on doit poser entre la rougeole et la roséole. La roséole est une maladie dans laquelle l’éruption, qui j présente des analogies complète avec l’éruption rubéolique, n’est accompagnée d’aucun phénomène morbide du côté des muqueuses.

La rougeole ne peut être confondue avec les roséoles résultant de l’absorption de certains médicaments, tels que copahu, térébenthine, iodure, alcalins, sulfate de quinine, salicylates, etc.; dans ces cas également, les muqueuses restent absolument indemnes. Il suffit également de signaler la roséole syphilitique.

Quant à la rubéole (rothuln des Allemands), on Peut affirmer aujourd’hui que cette affection, plus equente chez certaines races, offre les plus grans analogies avec la roséole saisonnière, dont il a ete question.

si la trai,ten?ent de la rougeole doit être très simple, modér ne Présente aucune complication :

méthJr f intensité de la fièvre par l’administration ser l’p* U.e de la quinine, de l’antipyrine, favorid’ammUP-1011 par l usage des sudorifiques (acétate oniaque, infusion de jaborandi), combattre ’UONNAIHE populaire de Médecine usuelle.

les phénomènes nerveux, par l’emploi du bromure de potassium (sirop de Laroze), de la valériane (valérianaie de Pierlot), du musc, telles sont les indications principales.

Les complications pulmonaires devront être combattues par l’emploi répété des ventouses sèches, et à l’intérieur par l’usage des préparations stimulantes : grogs, vin tonique, kermès, préparations balsamiques. Les vésicatoires doivent être proscrits.

Dans les formes nerveuses, il sera quelquefois extrêmement utile de recourir aux lotions froides, en y associant la médication antispasmodique.

Pour éviter la contagion, l’enfant devra garder la chambre quatre à cinq semaines environ à partir du jour où s’est. montrée l’éruption.

Pendant la convalescence, il faudra insister sur un régime alimentaire sévère, afin d’éviter ces désordres intestinaux graves qui peuvent entraîner la mort de l’enfant.

Des lotions générales, faites avec des liquides antiseptiques seront utiles pour empêcher la propagation de la maladie.

La désinfection de l’appartement s’impose également, si l’on veut éviter la contagion chez les autres membres de la famille. D' e. landreeux,

Médecin de l’hôpital Saint- Antoine.

ROUILLE (eau de). — On appelle eau de rouille, de l’eau potable dans laquelle on a laissé rouiller des clous de fer, pour faire une eau ferrugineuse économique. Outre qu’elle est d’un goût très désagréable, cette eau n’offre qu’une activité et une efficacité très minimes. Aussi doit-on lui préférer de beaucoup les diverses préparations de fer (V. Fer) ou les eaux ferrugineuses (Y. Eaux minérales).

ROUSSEUR (tache de). — (V. Ephélide.)

ROYAN (bains de mer de). — Royan est une petite ville bâtie à l’embouchure de la Gironde, dans le fond d’une gracieuse baie, qui possède plusieurs plages à fond de sable doux et fin, et un établissement de bains de mer muni de tous les appareils de l’hydrothérapie scientifique, et une salle de respiration à l’eau de mer pulvérisée. P. L.

ROYAT (eaux minérales de). — Royat est une des stations thermales les plus importantes du centre de la France, située entre la plaine de la Li magne et les monts Dômes, dans le département du Puyde-Dôme, à deux kilomètres à peine de Clermont, ce qui permet à ses baigneurs de joindre les ressources de la ville au calme et. à l’air pur delà montagne. C’est au fond d’une vallée, que Ion a nommée la Tempée française, que l’établissement thermal élève ses élégants arceaux; il profile sur le parc une façade de 125 mètres de longueur, et réunit dans de nombreuses galeries les applications les plus variéés de la balnéo thérapie (immense piscine et plus de 150 baignoires à eau courante, nombreux appareils à douches, salles de pulvérisation, de vaporisation, etc.).

Ouatre sources d’origine commune, mais de

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composition assez différentes, concourent au traitement thermal, savoir : Eugénie, Saint- Mar t, César et Saint-Victor.

La source Eugénie , appelée aussi Grande source , qui s’élance du sol par un jet énorme en bouillonnant et fournit par minute mille litres d’une eau limpide, gazeuse, inodore, d’une température de 35 degrés qui, non seulement alimente à elle seule la piscine et les cent cinquante baignoires du grand établissement, mais encore permet d’entretenir dans chacune d’elles un courant continu d’eau minérale qui y maintient une température toujours égale.

La source Saint-Kart, dite Fontaine des goutteux, se rapproche assez, par sa minéralisation, de la précédente. Claire et limpide, les malades la boivent avec plaisir car elle pétille dans le verre comme du champagne et dissimule mieux que la précédente sa richesse minérale.

La source de César alimente un établissement de bains tempérés. C’est de plus une bonne eau de table et de régime qui réveille l’appétit et facilite la digestion.

Enfin, Saint-Victor est la plus modeste des sources et la plus remarquable des eaux de Royat. Aux principes alcalins qu’elle tient de ses sœurs, elle joint, en effet, 6 centigrammes de carbonate de fer et 4 milligrammes et demi d’arséniale de soude ; c’est l’eau tonique par excellence ! C’est la fontaine des faibles et des anémiques, d’une consommation facile, grâce à sa basse température.

Ces quatre sources peuvent être divisées en deux groupes : le premier, composé d’Eugénie, César et Saint-Mart, appartient à la classe des eaux alcalines mixtes, où les carbonates de soude, de potasse et de chaux, s’unissent au chlorure de sodium et à la lithine pour former une des combinaisons les plus propres à combattre l’arthritisme et ses diverses manifestations.

Le second, représenté par la source Saint-Victor, appartient à la classe des eaux chlorurées ferrugineuses et arséni.cales fortes, si puissantes contre l'anémie et. tous les désordres pathologiques auxquels donne lieu l'altération globulaire du sang.

La composition des eaux de Royat et l’effet de ses bains qui sont a volonté ou sédatifs ou stimulants, peut faire grouper en trois grandes classes les affections tributaires de cette station.

1 0 Les manifestations rhumatismales ou goutteuses, dites arthitriques, qui réclament la médication alcaline;

2° L’anémie et toutes les affections dépendant d’une altération globulaire du sang qui, à côté du fer et de l’arsenic, trouvent, dans le gaz des bains, un stimulant énergique de la circulation cutanée ;

3“ Enfin, par analogie de composition avec Ems, les altérations des bronches, de la gorge et de l’utérus.

Dans la première classe, nous trouvons le rhumatisme chronique, surtout quand il quitte les articulations pour se porter sur les viscères, tels que le poumon, l’estomac ou l’intestin. Dans ces cas, il cesse en effet d’être tributaire des eaux à haute température et des douches puissantes il

doit être traité avec les plus grands ména°'em et il n’y a que les eaux alcalines qui puisse??’ combattre sans l’exciter. ent le

Le rhumatisme peut s’écarter encore dava de la forme classique et confondre ses manif ^ tions avec celles de la goutte, de là la fam6Sta' diathèse arthritique (V. arthritis). Les eaux de R6^6 ont été désignées par Bazin comme les plusprot? à combattre l’arthritisme dans toutes ses man?fres tâtions; de là, leur succès croissant. es-

Cette diathèse régit, en effet, la société moderne • les progrès de la civilisation, les raffinements des plaisirs et du luxe concourent à son expansion de la classe riche à la classe aisée et comme elle se . transmet par hérédité, tant par la goutte quele rhumatisme, il est peu d’hommes du monde qui soient à l’abri de ses étreintes.

Mais il est une autre altération du sang qui fait aussi de nombreuses victimes : c’est l’anémie. Chez ceux qui en sont atteints, les bains stimulants de Royat secondent puissamment l’effet tonique de ses eaux ferrugineuses et arséniales prises en boisson.

Ces malades souffrent ordinairement de dyspepsies atoniques et flatulentes, de gastralgies ou d’entérites chroniques, qui entretiennent leur état de faiblesse. Les mères sont sujettes aux congestions et aux engorgements de la matrice, les filles aux pâles couleurs, à la leucorrhée ou à l’aménorrhée; enfin, les unes et les autres sont soumises aux névra'gies et aux affections nerveuses. Le traitement de Royat modifie promptement toutes ces altérations ; les dyspepsies les plus rebelles ne résistent pas à ses eaux essentiellement digestives ; les bains d’eau courante soulagent l’utérus, calment les nerfs et relèvent les forces.

Les affections des voies respiratoires (bronchites et laryngites diverses, asthme et catarrhe), surtout chez les sujets arthritiques, nerveux, faciles à congestionner, forment le tiers des malades qui se re-ndent chaque année à Royat. Les eaux en bois- " son, mais surtout en inhalation, forment la base du traitement. « Ces inhalations — dit notre excellent ami le Dr Boucomont, le savant inspecteur de Royat, dont les nombreux et remarquables travaux sur cette station ont si puissamment contribue à la faire connaître et apprécier des médecins et des malades, — ces inhalations formées avec les. vapeurs à basse température et renouvelées toutes les heures procurent à ces malades un si prompt soulagement, un si grand bien-être, qu’ils sont toujours portés à prolonger la durée des séances. L’atmosphère des salles d’aspiration est composée des éléments minéralisateurs de l’eau. L’arsenic ex l’acide carbonique y jouent le rôle principal, mais la vapeur d’eau, avec ses propriétés émollientes» atténue ce que les gaz et les sels auraient de trop actif pour les bronches irritées. Plongés dans ce milieu, les malades les plus oppressés respirent® l’aise, car tout se réunit pour porter dans les voie* respiratoires un état de calme et de détente. Véritable repos relatif si doux, si utile pour des organes qui, malades ou non, ne peuvent jamais e prendre. Tous les baigneurs qui fréquentent salles ne s’en vont pas guéris, mais il n’en est p

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