SAG
situé dans le petit bassin, où il repose sur le muscle pyramidal. Il fournit dix branches collatérales, cinq intra-pelviennes qui sont : le nerf du muscle releveur de l’anus, le nerf hémorrhoïdal, le nerf honteux interne, le nerf du muscle obturateur interne et les nerfs viscéraux ; et cinq extra-pelviennes qui sont : le nerf fessier supérieur, le nerf du muscle pyramidal, le nerf du muscle jumeau supérieur, le nerf du muscle jumeau inférieur et du muscle carré crural, et le nerf petit sciatique ou fessier inférieur. Le plexus sacré n’a qu’une branche terminale : le grand nerf sciatique.
Dr Paul Labarthe.
SACRO-COCCYGIENNE. — Nom donné par les anatomistes à l’articulation qui unit l’extrémité inférieure du sacrum à la face supérieure du coccyx. P. l.
SACRO-ILIAQUE. — Nom donné par les anatomistes à l’articulation du sacrum avec l’os iliaque.
SACRO-LOMBAIRE. — Nom donné par les anatomistes à un muscle pair, allongé, situé dans la partie profonde de la région du dos et des lombes, de chaque côté de la colonne vertébrale, qui s’insère en bas plus particulièrement à la tubérosité iliaque et au bord externe de l'aponévrose commune des muscles spinaux, puis s’élève verticalement, et, arrivé au niveau des côtes, se divise en six faisceaux tendineux petits et minces qui vont s’insérer à la face externe des six dernières côtes ; il se prolonge ensuite jusqu’à la région cervicale, grâce à des faisceaux de renforcement qui vont s’insérer aux apophyses transverses des cinq dernières vertèbres cervicales. Le muscle sacrolombaire est un muscle extenseur; il a pour action d’étendre la colonne vertébrale et de lutter contre l’action de la pesanteur qui l’entraîne toujours en avant. Il l’incline de plus sur les côtés, lorsqu’il se contracte d’un seul côté seulement. p
SACRO-VERTÉBRAL. — Nom donné par les anatomistes à l’articulation de la face supérieure du sacrum avec la face inférieure de la dernière vertèbre lombaire. p L
SACRUM. — Nom donné par les anatomistes à un os impair, médian, situé à la partie postérieure du bassin, faisant suite à la colonne vertébrale et continué lui-même par le coccyx, et encastré de chaque côté entre les os des îles, ou os iliaques avec lesquels il forme le bassin. Il est plus large et plus excavé chez la femme que chez l’homme.
Cet os, formé par la réunion de cinq fausses vertèbres soudées entre elles, a la forme d’une pyramide aplatie d’avant en arrière, dont la base est dirigée en haut et s’articule avec la face inférieure de la dernière vertèbre lombaire, tandis que la pointe est dirigée en bas et s’articule avec la face supérieure du coccyx. Sa face antérieure, un peu plus concave chez l’homme que chez la femme présente : sur sa ligne médiane, quatre lignes transversales marquant la soudure des quatre vertèbres
sacrées; sur les côtés, quatre larges tr trous sacrés antérieurs, qui donnent T*’ apPel4 branches antérieures des quatre preï^6 ^ sacrés; ces trous se prolongent au deh Derfi
ÛOrs sons
Fig. 1136. — Sacrum vu par sa face antérieure.
A. Aileron du sacrum. — B. Apophyses articulaires. - C. Pre. mier trou sacré antérieur. — D. Facette articulaire.de la base s’unissant au corps de la cinquième vertèbre lombaire. - E. Saillie formée par la soudure des deux premières vertèbres sacrées. — S. Sommet de l’os.
forme de gouttières dans lesquelles se logent les nerfs; enfin, entre ces goutttières existent des surfaces d’insertion pour le muscle pyramidal. Sa face postérieure présente : sur la ligne médiane, la crête sacrée, formée par la réunion des apophyses épi-
Fig. 1137. — Sacrum vu par sa face postérieure.
A. Crête sacrée. — B. Premier trou sacré postérieur. — & cette articulaire de la base correspondant à la face imer „e5 du corps de la cinquième vertèbre lombaire. — D. Apopuï articulaires de la base du sacrum. — S. Sommet de l’os.
neuses; de chaque côté, d’abord une série de tubercules représentant les apophyses articulaires, Pu‘s quatre trous, appelés les trous sacrés postérieur par où passent les branches postérieures des fiua premiers nerfs sacrés, et enfin, en dehors de » trous, une autre série de tubercules plus accus que les précédents, formés par les apophyses trau verses. Les bords latéraux, triangulaires, très ges en haut, amincis en bas, présentent, en et en avant, une vaste surface articulaire qui s ticule avec l’os iliaque. Le sacrum est parcouru p
é continuation du canal rachidien, /< ie ^ la terminaison de la queue de la moelle * qui S* appelée aussi queue-de-cheval.
Minière, «Vr luxatiûns du sacrum. - Ces deux n Frftï sont tellement rares que nous croyons à
ceideni -, Dr Paul Labarthe.
futile d’en parler. d
.N Le safran, ou crocus, est une petite S hnlbeuse, de la famille des Iridacées, culti- 1 PlaDte c èce en Italie, en Espagne, en Allemagne i ,ée ^France surtout du côté d’Avignon et dans le 5 f ® is aui produit le plus recherché. *
t safran est facilement reconnaissable a ses , il fleurs d’un violet pourpre ou lilas, portées «ne hampe très courte, qui s’épanouissent en ntpmbre et octobre, surmontées d’un pistil se sub- Ssant à la partie supérieure en trois styles longs, Tndants et terminés chacun par un stigmate d’un rouge très vif, dilaté en cornet à bords dentés.
C’est précisément la partie supérieure des styles et des stigmates cueillis pendant la floraison et desséchés qui a pris dans le commerce le nom de safran proprement dit. Il se présente sous la forme de longs filaments roulés et repliés sur euxmêmes, d’un beau jaune orangé foncé, d’une odeur forte, pénétrante et agréable, d’une saveur aromatique, piquante et amère; sa poudre est presque rouge. ' , ,
Le safran, pris à l’intérieur, à la faible dose de 15 à 30 centigrammes, est stimulant et stomachique, et peut être utilisé dans les dyspepsies et les gastralgies ; il est aussi' un peu sédatif et antispasmodique. Pris à la dose de 50 centigrammes à 2 grammes, il agit sur le système utérin quil congestionne et devient alors emménagogue ; on peut l’utiliser chez les femmes mal réglées. Pris à doses plus élevées, ou respiré en masse, il détermine une céphalalgie intense, des vertiges, une ivresse caractérisée par la perte des mouvements et des* sens, le sommeil léthargique et même la mort par hémorrhagie consécutive ou par arrêt de l’influx nerveux. Sous son influence, la salive, la sueur, les selles et les urines se colorent en jaune. Le safran, en raison de ses propriétés sédatives, est souvent employé sous forme de sirop ou de mellite
su frictions sur les gencives pour . calmer les douleurs occasionnées par la dentition chez les petits enfants. Il fait la base du sirop de dentition du V1 lielabarre. Rappelons enfin que le safran est employé comme condiment en Italie, en Espagne et dans le midi de la France. Dr Paul labarthe.
SA.GAPÉNUM. *— Le sagapénum, appelé aussi 9°rnme séraphique est une gomme résine, produite, eroit-on. nar- î., pâ-.i.. nmis arrive de
” oziuprnque est une gomme re&mc,
°it-on, par le Férula persica, qui nous arrive de ^fle et de l’Inde, en masses agglutinées, brunâtres,
p'mtsparentes, d’une odeur très forte, désagréable inJePistante> d’une saveur âcre et amère, qui nu de Propriétés analogues à celles du galbam et de Vasa fætida. Ce produit est aujourd hui cnm?6^ emPloyé seul. Il entre cependant dans la imposition du diachylon. P. L.
j^E-FEMME. Il existe aujourd’hui en deux ordres de sages-femmes : les sages-
femmes de première classe et les sages-femmes de seconde classe.
Sage-femme de première classe. — La sagefemme de première classe ne peut être reçue que devant une faculté où à l’École d’accouchement de la Maternité de Paris, et son diplôme lui donne le droit d’exercer dans toute la France.
Pour être admise à suivre le cours pratique établi à la Clinique d’accouchement de la Faculté de médecine, toute aspirante doit être âgée de 18 ans au moins et de 35 ans au plus, et se faire inscrire au secrétariat de la Faculté, en produisant les pièces suivantes :
1° Son acte de naissance; 2° son acte de mariage, si elle est mariée; 3° le consentement de l’ayant droit (mari, père ou tuteur); 4° un certificat de bonne vie et mœurs.
L’examen d’admission porte sur les matières suivantes : ...
lo Une dictée d’orthographe; 2° une, composition de calcul sur les quatre opérations fondamentales . et les éléments du système métrique; 3° une lec- > ture appliquée; 4“ des interrogations sur le sys- ' tème métrique et les quatre opérations fondamen-
p Le jury d’examen se compose : du secrétaire t de la Faculté, d’un inspecteur de l’enseignement
primaire et d’une inspectrice des écoles de la
! V1Les élèves sages-femmes de la Faculté de médes cine doivent : 1° suivre un cours théorique pro-
fessé à la Faculté ; 2° avoir vu pratiquer pendant à neuf mois, ou pratiqué elles-mêmes les accoucheü ments pendant six mois, dans la clinique d accoun chements, avant de se présenter à l’examen pour à obtenir leur diplôme. ... h .
p Cet examen porte sur les matières ci-apres .
1» Théorie et pratique .des accouchements ; 2° acts cidents qui peuvent les précéder, les accompagner, a £s suivre, et moyens d’y remédier ; 3- manœuvres le et opérations les plus simples sur les mannequins, la Les aspirantes au titre de. sage-femme de pree mière classe payent un droit de 130 francs.
■st A Paris, en dehors du cours pratique pour les [te élèves sages-femmes institué à la Faculté de medeu- cine, il existe une École d’accouchements établie, its boulevard Port-Royal, n» 123, destinee a former du des sages-femmes de première classe pour toute la
ne F On enseigne dans cette école : 1° la théorie et la
pratique des accouchements; 2» la vaccination et
les soins à donner aux enfants; 3° la saignee et les ssi pansements; 4° les éléments de botanique, dhi ite, toire naturelle et de pharmacologie. de Les élèves sont reçues à cette eeole depu ® . ■es, de 18 ans révolus jusqu’à 35 ans^apres avoir ble le même examen d’admission qu on ex g qbii ves des facultés. Le médecin de la maiBon d accouba- chement est chargé de constater des 1 amjvee des hui élèves à l’Ecole, si leur constitution et leur santé 5 la doivent leur permettre, sans qu il en resuite de fatieues nour elles, de suivre les cours, et de pratiquer les exercices auxquels elles sont astreintes, en Les élèves sont toutes pensionnaires logées 1. nourries, chauffées, éclairées en commun, fournies
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de linges de lit, de table, etc., au moyen d’une pension annuelle de 600 francs. La résidence ne peut être moindre d’une année, commençant le 4« juillet. Les préfets des départements envoient chaque annee un nombre d’élèves proportionné aux fonds dont ils peuvent disposer.
Le diplôme délivré par l’École d’accouchements de là Maternité de Paris a la valeur du diplôme de première classe et donne le droit d’exercer dans toute la France. Ce diplôme est signé par le président du jury, par le doyen et par le secrétaire de la a,® ™Pétrantes n’°nt a payer qu’un droit 25 fr. 2b. Cette somme est versée à la caisse de a Faculté contre une quittance détachée du registre a souche. 5
Sages-femmes de seconde classe. - La sagetemme de seconde classe peut être reçue dans les iacultes ou dans les écoles préparatoires de médecine, et son diplôme ne lui donne le droit d’exercer que dans le département pour lequel elle a été reçue.
i E asPifaûte au titre de sage-femme de seconde classe doit avoir suivi les cours d’accouchements laits dans les facultés ou écoles de médecine, ou fS? q?' /onî,institués dans l’hospice le plus frequente du departement; l’examen se fait non
L“Lpar un JU17’ mais’ dans les facultés, par les p esseurs, et dans les écoles préparatoires par les 1» Présidence' d4n qae de K francs.0 t<!' ^ dr°“S 4payer ne sont
lem L“ f Çs-lemm,». quelle qilesoit
chëmel n f d0,‘ïen‘,falre “aies que les accoules S E1Ues ne pourront emplover
borLux “ ’ T CaS d’accouchements la-
eSn’ônt iaPPeIerUn d°Cteur ^ médecine. Si cidpnto0nt pas requis ce concours, et que des ac- 6lieS ^passibles d’une 34? 36) 1 dU VentÔS6’ “ X1’ art’ 30’31> 32’
secTretnrnSme les médecins, elles sont tenues au Fnfin^^011116 (Code PénaÉ art. 378).
de déclareront dU père’la sage'femme est tenue
l’état civil dans^!?06 ^ reûfant à r°fficier de et si la mère est X tr°1S,JOuJrs de l’accouchement, chez une sage femme°UCife h°rS de SOn dotnicile, nue de 6 faire cï h 6'C1€Sl spécialement te- 56) (V. Naissance)* Claratlon (“a Napoléon,
' D Paul Labarthe.
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ehf^IGNÉf ‘ ~ Ea Saignée est une Pdite opération chrrurgmale qui consiste à ouvrit- un Seau
circnïtt’-Veme 0U artèr6’ P°Ur retirer du Accent f?atr une certaine quantité de sang dans
"orrl ' r rap6Utic[ue- 0n donne le nom d ’artério
• vUVertUre d’UDe artère et celui de Vhlé botomie a l’ouverture d’une veine. P
a saignée artérielle est presque entièrement
abandonnée aujourd’hui rien ici.
noas "'en di«« s ’oû
gnée ordinaire, celle dont on veutnarh? ? Ia sai. dit qu’on vient de pratiquer la saigné/ se pratiquer sur les veines du pied dn 6 pe« pli du coude, mais on ne saigne prescrne/V* d« ment que les veines du pli du /ouJe,
Fig. 1138. - Pli du coude.
- Verne médiane. — 6. Veine médiane céphalique. — 7. Veine médiane basilique. — 1. Veine radiale. —3. Veines cubitales postérieures. — 4. Veines cubitaies antérieures. — 5. Veine communiquante qui unit le réseau profond avec le réseau superficiel. — 8. Veine superficielle basilique. - 10. Veine «éphalique — n. Nerf cutané externe et musculo-cutané. - . Il Nerf brachial. - 13. Tendon du biceps.
parce qu elles sont plus grosses, p lus superficielles, et, par suite, plus faciles à ouvrir que celles des deux autres régions. Parmi les veines du pli do coude (les médianes, les radiales et les cubitales), cest la médiane céphalique qui, par son calibre, sa position artificielle, son éloignement de l’artère et des branches nerveuses importantes, offre les conditions les plus heureuses pour le succès de l’ope' ration.
Les objets nécessaires pour pratiquer la saignée sont : une lancette à grain d’orge pour piquer la veine; une compresse fine pliée en plusieurs doubles triangulaires pour être appliquée sur l’ouverture du vaisseau après la saignée; une bande métré pour la ligature et une autre de deux mètre pou,- le bandage; un corps cylindrique que le «\a' lade doit comprimer dans la main du côté saigu®. pour faire passer le sang des veines profondes dan-
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fines superficielles ; un vase destiné à recevoir . je l’eau tiède et des linges pour laver et le saI1n jjraS
e5Ces objets étant préparés, le malade étant couché ' ieun, l’opérateur place à quelques centimètres 6 -dessous du pli du coude un lien circulaire qu’il afl” assez fort pour empêcher la circulation du se dans les veines sous-cutanées, et amener leur sa |ement. Puis, tenant la lancette par les deux faces delà lame entre la pulpe de l’index et du once de la main droite, a 5 ou 6 millimètres seulement de la pointe, l’opérateur pique obliquement la veine médiane céphalique, pendant qu’avec sa main gauche, il fixe, la peau et la veine tout près du point qu’il veut piquer. Il retire ensuite la lancette et le sang coule.. Si l’écoulement n’est pas assez rapide il fait contracter les muscles de l’avantbras, en faisant remuer au malade le corps cylindrique qu’il lui a placé dans la main, et on voit alors le sang s’élancer sous forme de jet. Dès que le médecin juge suffisante la quantité de sang écoulé, il enlève le lien circulaire passé au-dessous du pli du coude, et l’écoulement du sang s’arrête immédiatement. Il lave alors la peau, puis applique sur la plaie la compresse fine pliée en plusieurs doubles triangulaires et imbibée d’eau froide, et la fixe au moyen de la petite bande de deux mètres qu’il dispose en 8 de chiffres autour du pli du coude, et termine en plaçant le membre en-écharpe et au repos pendant 24 heures, temps nécessaire à la cicatrisation de la plaie.
La saignée a été pratiquée dès les premiers temps .de la médecine. Tour à tour très vantée et très dénigrée, elle est aujourd’hui à peu près abandonnée, bien à tort selon nous, car, si — ce qui est très vrai — on saignait trop autrefois, on ne saigne vé- j ri’tablement pas assez aujourd'hui; et on peut dire que le plus grand nombre des jeunes médecins quittent les hôpitaux, non seulement sans avoir jamais pratiqué une saignée, mais encore sans jamais même avoir vu pratiquer cette opération! On ne peut nier cependant l’efficacité incontestable fie. la saignée dans la plupart des maladies aiguës développées chez les sujets sanguins et pléthoriques: pneumonie franche, commotions et hémorrhagies cérébrales, éclampsie, etc.
Dr Paul Labarthe.
SAIGNEMENT DE NEZ. — (Y. Épistaxis.)
SAINDOUX. - (Y. Axonge.)
SAINT-ALBAN (eaux minérales de). — Saint-Alban situé ° hameau département de la Loire, sieur a 7 kilomètres de Roanne, qui possède plu- »a s sources bicarbonatées sodiques et calciques C{jroJes’ utilisées contre les diverses affections de la de l’aPpai*eil digestif, les manifestations la voc *. èse arthritique et certaines maladies de sie- p. L.
^andTwMAND (eaux minérales de). — Sain ttuée dan i Une pelite viUe de 3,000 habitants, side Vaipn • déPai’tement du Nord, à 12 kilomètres bicT ClenntJS> possède des eaux minérales I0NNairu polulaire de médecine usuelle.
sulfatées calciques et des boues minérales fortement sulfureuses. Les eaux sont administrées en boisson contre les affections du foie et des reins, mais ce sont surtout les bains de boue qui font la spécialité de cette station. Ils sont employés contre les rhumatismes articulaires et musculaires, la goutte chronique, les affections des os, les ulcères atoniques, certaines maladies de peau, etc. p. l.
SAINT-AUBIN (bains de mer de). — Saint-Aubinsur-Mer est un petit bourg du Calvados, situé à 15 kilomètres de Caen, où l’on trouve une jolie plage à fond de sable assez uni et un casino, p. l.
SAINT-GHRISTAU (eaux minérales de). — Saint- Christau est une petite station thermale des Basses-Pyrénées, située à 8 kilomètres d’Oloron, qui possède des eaux d’une minéralisation très faible, mais très variée, puisqu’on y trouve du bicarbonate de chaux, des traces de fer, de cuivre et de lithine, de l’azote, de l’acide carbonique libre. On les utilise dans les affections gastro-intestinales, les laryngites chroniques, les angines, les maladies de peau à forme humide, etc. p. L.
SAINT-ÉNOGAT (bains de mer de). — Saint-Eno-
gat est un village de 2,000 habitants, situé, dans l’Ille-et-Vilaine, à 5 kilomètres de Saint-Malo, qui possède une plage très fréquentée, abritée par de hautes falaises d’un aspect très pittoresque, p. L.
SAINT-GALMIER (eaux minérales de). — Saint-Galmier est une petite ville de 3,000 habitants, située dans le département de la Loire, à 20 kilomètres de Montbrison, qui possède des eaux alcalines froides, minéralisées spécialement par lesbicarbonates.de soude, de potasse, et surtout de chaux et de magnésie, et, de plus, très riches en acide carbonique qui s’y trouve naturellement à l’état de dissolution aqueuse et qui maintient les sels alcalins en parfaite dissolution.
Il existe à Saint-Galmier plusieurs sources. La plus ancienne, la plus connue, nous pouvons dire la plus célèbre, est la source Badoit,- dont l’exportation annuelle dépasse plus de 12 millions de bousilles, cachet vert, qui sont consommées sur tous les points du globe.
L’eau de la source Badoü est absolument pure, claire et limpide, pétillante grâce à sa richesse en acide carbonique, légèrement alcaline, d’une saveur piquante et très agréable, soit qu’on la boive pure ou mélangée au vin, dont elle n’altère pas la couleur. Elle est légèrement stimulante, apéritive, réveille les estomacs et les intestins paresseux, active leurs sécrétions, régularise leurs fonctions, en même temps qu’elle accroît leurs contractions péris taltiques, ce qui la rend indispensable à toutes les personnes atteintes de gastralgie, de dyspepsies, dont les digestions sont lentes, pénibles, irrégulières, et qui sont sujettes a la constipation.
Du reste, la meilleure preuve de la bonté de la source Badoü c’est le nombre incalculable de médecins qui en boivent tous les jours à leurs repas et qui, tous, contresigneraient cette phrase du spirituel professeur P. Diday, de Lyon : « La source
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Badoit est l'amie des dyspeptiques qui lui doivent l’inappréciable bienfait d’un repas de plus par jour et d’une indigestion de moins par repas; » ainsi que les lignes suivantes écrites par Amédée Latour, de l’Académie de médecine, dans l 'Union médicale, dont il était le rédacteur en chef : « Je le déclare tout net, et cela, tout net aussi je le confesse, par pur .égoïsme : j’adore les eaux de Saint-Galmier, et par gratitude en partie double, car une personne qui me tient de près et qui a pour tyran un bien triste estomac, digère comme un charme sous l’influence des, eaux de Saint-Galmier, source Badoit, la seule dont j’ai fait usage. »
L’eau de Saint-Galmier est aussi diurétique, et, par suite, convient encore aux individus affectés de gravelle et de catarrhes chroniques de la vessie.
Très recherchée comme eau de table, l’eau de Saint-Galmier remplace très avantageusement les eaux gazeuses artificielles, les eaux de seltz en siphon, qu’une industrie, souvent peu scrupuleuse, livre à la consommation au grand détriment de la santé publique, car ces eaux, fabriquées avec des eaux de rivières ou de petits cours d’eau, la plupartdu temps non filtrées, presque toujours impures, souillées par les infiltrations du sol, des latrines, des égouts, par les résidus des fabriques, etc., peuvent, par suite, avoir une influence énorme dans la production de la dysenterie, du choléra, etc. De plus, les siphons dans lesquels on. les renferme ont souvent leur armature et leur tube central , qui, au lieu d’être en étain fin, sont faits d’un alliage contenant des proportions plus ou moins considérables de plomb, ce qui expose à des dangers d’empoisonnement par ce métal, dangers d’autant plus grands, dit avec raison le professeur Fonssagrives, que l’eau de seltz, très.chargée d’acide carbonique, dissout le plomb avec une certaine facilité. Enfin l’usage de l’eau de seltz trop chargée d’acide carbonique, sous une pression habituelle de 7 atmosphères, au lieu de stimuler l’estomac et de faciliter la digestion, amène, comme le fait remarquer l’éminent hygiéniste Bouchardat, « du météorisme, une distension répétée et exagérée de l’estomac, qui ne sont pas indifférents pour la santé. »
L’eau de Saint-Galmier, source Badoit, grâce à sa composition et aux soins apportés à son embouteillage, est d’une conservation parfaiteet se transporte au loin sans altération. De plus, ce qui n’est pas un avantage à dédaigner, elle est d’un prix très minime qui la rend abordable à toutes les bourses.
D1 Paül Labarthe.
SAINT-GEORGES (bains de mer de). — Saint-Georges est un petit bourg delà Charente-Inférieure, situé près de Royan, à l’embouchure de la Gironde qui possède une plage pittoresque que Michelet affectionnait d’une manière toute spéciale et où l’illustre écrivain a écrit les meilleures pages de son beau livre « La Mer a. P- L
SAINT- GERV AIS (eaux minérales de). — Saint-Gervais est un village de la Haute-Savoie, situé sur la pente du Prarion, à l’entrée de la vallée de Montjoie, aux pieds des premières montagnes du Mont- Blanc, qui possède plusieurs sources minérales
sulfatées sodiques et chlorurées emploie contre l’eczéma, le lichen pityriasis, etc.; contre les affections rîf1'5,0’ lrdes bronches, etc. tarrhales
SAINT-HONORÉ (eaux minérales de). — g •
. noré est un bourg de la Nièvre, situé à 10 t'Ho' très de Moulins-en-Gilbert, qui possède des'" minérales sulfurées et arsenicales (l’arsenic y e&Uî découvert en 1876 par notre excellent ami teur Odin), qu’on administre surtout dans les à?' tiens chroniques de l’appareil respiratoire et cel~ taines maladies de peau.
SAINT-JEAN-DE-LUZ (bains de mer de). — ga;nt Jean-de-Luz est une jolie petite ville de 3,000 habitants, située dans le département des 5 Basses- Pyrénées, à 20 kilomètres de Bayonne, au pied des Pyrénées, sur le golfe de Gascogne, qui possède une des plus belles plages de l’Océan par soa étendue et la finesse de son sable. P:L
SAINT-MALO (bains de merde). — Saint-Malo est une sous-préfecture d’Ille-et-Vilaine, pittoresquement située sur un rocher de granit, presque isolé de la côte, qui possède une très belle plage formée d’un sable très fin, un établissement de bains de mer chauds et un casino bien installé. p. l.
SAINT-NECTAIRE (eaux minérales de). — Saint- Nectaire est un bourg de 500 habitants, situé dans le département du Puy-de-Dôme, à 40 kilomètres de Clermont, qui possède des eaux minérales bicarbonatées et chlorurées sodiques, utilisées contre les rhumatismes, les névralgies, l’arthritisme, là scrofule, etc. p. L.
SAINT-PAIR (bains de mer de). — Saint-Pair est un petit bourg maritime de la Manche, situé à quelques minutes de Granville, qui possède une plage de sable assez fréquentée. P- L-
SAINT-SAUVEUR (eaux minérales de). — - Saint- Sauveur est un petit village des Hautes-Pyrénées, situé entre Caulerets et Barèges, dont il n’est séparé que par quelques kilomètres, qui possède des eaux minérales faiblement sulfurées sodiques e azotées, qu’on administre dans deux établissemen contre les affections chroniques des voies respira toires, les névralgies, le rhumatisme, etc. P- L-
SAINT- VALÉRY-EN-CAUX (bains de mer DE)--Saiî Valéry-en-Caux est une petite ville maritime de Seine-Inférieure, située à 38 kilomètres de üieppef dans une petite anse resserrée entre deux falais ^ élevées, qui possède une plage très belle, malS fond de galets, un petit établissement de bains un casino. P- L’
SAINT-VALÉRY-SUR-SOMME (bains de mer de). Saint-Valéry-sur-Somme est une petite viUe
time de la Somme, située à 20 kilomètres d ad ^ ville, sur la rive gauche de l’embouchure de^ Somme, qui possède une plage à fond de galets, peLit établissement et un casino. p- U
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tmtt- ADRESSE (BAINS DE MER de). — Sainte- SAIW est une charmante petite ville de la Seine-
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Ad^®SeiTl située à quelques minutes du Havre, qui lDfeède une plage à fond de galets et un casino
ïST fréquenté-
. DE __ On donne le nom de salade à une Üration culinaire faite avec des feuilles de eerpr PPc plantes assaisonnées avec du sel, du poivre, du vinaigre et quelques condiments tels dfî!bia moutarde, l’ail, l’oignon, le cerfeuil, etc, Srmi les plantes les plus usitées, nous citerons le Paf® la laitue, la chicorée, le celeri, la barbe CL capucin, la raiponce, le pissenlit, la mâche, le mirnier le concombre, etc. On prépare aussi des Xades avec certains légumes tels que les haricots f/rts les haricots blancs, les lentilles, les pommes u terre, préalablement cuits à l’eau. Enfin, on prépare aussi des salades de volaille, de bœuf, de homard, d’œufs durs, etc.
Ce n’est pas de ces deux dernières especes de salade que je parle ici. Je ne m’occupe que de la salade proprement dite, de celle qui est faite avec les feuilles crues de certaines plantes, et je dis avec le Dr Brémond : « Malgré les défauts relatifs de chaque salade en particulier, les salades, en général peuvent être considérées comme des aliments très hygiéniques. En effet, par elle-même, la salade nourrit fort peu, mais comme elle fait manger un peu plus de pain aux pauvres et un peu ■moins de viande aux riches, elle est utile aux uns et aux autres. Son usage convient surtout aux individus sanguins et nerveux, aux habitants des pays chauds, aux personnes qui ont. des tendances aux congestions des poumons ou des organes cérébraux; il est indispensable aux marins ou aux voyageurs atteints de scorbut; il rend des services pendant l’été, principalement aux femmes qui, sans être malades, voient leur appétit diminuer ou disparaître. Pour tout le monde enfin, la salade est l’appoint utile d’un aliment azoté ; mais pour personne elle ne devrait remplacer et constituer à elle seule un repas. »
Malheureusement cette vérité n’est pas assez
■connue du public, et, comme l’a fort judicieusement
écrit le professeur Coulier: «A côté de l’usage de la salade est l’abus. Celui-ci provient de la facilité •àvec laquelle on prépare cet aliment, autant que de son goût agréable. S’agit-il, par exemple, d’une ouvrière qui doit, après son travail, s’occuper de sa nourriture? Pour faire cuire un aliment substantiel, il faut du temps, il faut faire du feu; le prix d ailleurs est plus élevé. Au contraire, une salade est ^te épeluchée et bientôt prête, son prix est Modique; elle constitue tout le repas. La faim est ^Paisée, mais ce n’est qu’un leurre, l’aliment azote ait défaut, et son absence ne tarde pas à se traduire - r tous les accidents qu’entraîne une ration insutsante d’azote. Dans les villes, beaucoup de jeunes nentf6 la c!as’e ouvrière et même aisée, se ruita santé par un pareil régime. »
culî Ûe De ^ira* r*ei1 ^ de chaque salade en partidViu’ article spécial étant consacré à chacune s dans le dictionnaire.
jy Paul Ubarthe.
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SALICINE. — La salicine est une substance blanche et cristalline, de saveur très amère, peu soluble dans l’eau froide, soluble dans l’eau bouillante et l’alcool, découverte en 1830, par Leroux, dans l’écorce du saule et que l’on trouve aussi dans les feuilles et l’écorce des peupliers, ainsi que dans le castoréum et l’ulmaire. Cette substance jouit de propriétés toniques et antipyrétiques qui la font employer dans les cas de débilité de l’estomac, dans les diarrhées et contre la fièvre, à la dose de 50 centigrammes à 2 grammes. p. l.
SALICOL DTJSAULE. — Le salicol Dusaule est une préparation spéciale, grâce à laquelle on peut maintenant utiliser très facilement et très fréquemment, pour l’usage externe, l’acide salicylique, dont l’emploi était auparavant d’une application difficile. Car, si ce sel, ainsi qu’on a pu le voir â l’article qui lui est consacré, jouit copropriétés désinfectantes et antiseptiques particulièrement remarquables, puisque, d’après Miquel, il suffirait d’un gramme d’acide salicylique pour rendre imputrescible une substance organique, là où il faut 3 grammes d acide phénique, par exemple, il a malheureusement un inconvénient grave, le seul du reste qu’on puisse lui reprocher : il n’est que très faiblement et très difficilement soluble dans l’eau. M. Dusaule, ayant constaté que l’acide salicylique devient très soluble dans un mélange de parties égales d’eau et d’alcool méthylique, a eu l’ingénieuse idée de dissoudre ce sel dans de l’alcool méthylique purifié, additionné d’un poids égal d’eau, et d’aromatiser cette solution avec des essences d’une odeur agréable, parmi lesquelles on retrouve une quantité notable d’essence de Wintergi-een, dont Bergeron et Gosselin ont démontré à l’Académie des sciences les propriétés désinfectantes et antiseptiques remarquables. Il a donné à cette préparation le nom de Salicol Dusaule. ,
Le salicol Dusaule est un produit éminemment stable, d’une odeur et d’une saveur agréable, nullement irritant. Il résulte des nombreuses expériences faites dans les hôpitaux et les cliniques qu’il rend des services précieux dans une foule de cas.
11 s’emploie pur, en temps d’épidémie (variole, choléra, fièvre typhoïde, rougeole, scarlatine, coqueluche) pour assainir les ambulances, infirmeries, lazarets, salles de malades, usines, manur factures, navires, etc., qu’il soit répandu sur les meubles ou le parquet, ou mieux, projeté dans l’air à l’aide d’un pulvérisateur. En lotion, dans la toilette intime journalière des femmes, il agit très efficacement contre les écoulements de diverse nature, leucorrhées, etc., en raffermissant et tomfiant les muqueuses. Il détruit l’odeur fétide des sueurs locales et donne d’excellents résultats encompresses contre les plaies, la supuration, la gangrène, les cancers, les ulcères, 1 eczéma, les engelures, les ulcères variqueux. On l’emploie dans tous ces cas à la dose d’une cuillerée à soupe dans un verre d’eau. A la dose d’une cuillerée à café dans un verre d’eau, il constitue un excellent dentifrice dont on peut se rincer la bouche de temps- en temps pour enlever à l’haleine toute odeur et préserver les dents de la carie. Il est également employé en bains et en
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lotions partielles comme insecticide. A la dose de 4 cuillerées à soupe par litre d’eau, il sert à désinfecter les vases et les linges à pansements. Enfin, injecte pur dans 1 artère carotide, il peut servir à embaumer les cadavres avant l’ensevelissement.
Dr L. Saint-Antonin.
SALICYLAGE. — On donne ce nom, en hygiène alimentaire, à l’emploi de l’acide salicylique pour la conservation des aliments solides ou liquides.
. sait quel prompt succès a obtenu l’acide salicyhque dès son apparition au point de vue de ses applications à la thérapeutique et à l’hygiène : son action antiputride et antiseptique l’a fait adopter par les industriels pour conserver les produits alimentaires sujets à s’altérer. On l’a employé pour conserver les vins, la bière, le lait, le beurre, les poissons et les crustacés' frais, la viande, la morue, les harengs salés, les jus de fruits et compotes, les confitures, les. sirops, les conserves de légumes, lë gibier, la charcuterie, etc.
Malheureusement, il résulte d’expériences et de faits très nombreux, que l’acide salicylique ainsi introduit dans ces diverses substances pour les conserver, exerce une influence très fâcheuse sur la santé des individus qui en font usage. Aussi le Comité consultatif d’hygiène s’émut, nomma ine commission composée de : Bouley, BrouardeLWurtz Ambaud, Gallard, P. Girard et Dubrizay, qui, après setre livrée à des recherches nombreuses, émit à la date du 15 novembre 1880, par l’organe de Du bnzay, son rapporteur, l’avis suivant :
? l° Faflde salicylique est une substance dangereuse dont la vente doit être soumise aux règlements qui s’appliquent à la vente des autres substances dangereuses ;
« 2° Cet acide, considéré au point de vue de la conservation des substances alimentaires, n’est antifermentescible qu’à la condition expresse d’être em ployé a doses élevéqe, c’est-à-dire à doses toxi-
" f L’on devra considérer comme suspecte toute substance alimentaire solide ou toute boisson con tenant une quantité quelconque d’acide salicylique ou de lun de ses dérivés, et il y a lieu d’en interdire la vente. » er
Ces conclusions furent adoptées par le ministre et, le 7 février 1881, il adressait à tous les préfets de la République une circulaire dnterdisam if vente de toute substance alimentaire, liquide ou So hde, contenant une quantité quelconque d’acide salicylique ou de l’un de ses dérivés » 6
Cette circulaire et la mesure qui en fut la consé quence donnèrent lieu à de nombreuses réclam ti°ns de la part des intéressés et surtout des nui V santés compagnies industrielles qui se faisaient hZ beaux revenus avec la vente de l’acide salicyhW En présence de ces réclamations, M. Rouvier mini* tre du commerce et des colonies renvoya à 1! veau à la date du 30 décembre 1881, la question al 1 acide salicylique devant le comité consultatif d’hv giene publique. Celui-ci nomma une noUVPli' commission composée de : Wurtz, Ambaud BonlÜf Brouardel, Gallard, P. Girard, Grimaux, Pasteur It Dubrizay, qui, par l’organe de Dubrizay, choisi de
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nouveau comme rapporteur, présentai, sions suivantes : enta les
a . , c°nclu.
«Au milieu des réclamations de tout, adressées aM. le ministre au sujet de là y ^ du 7 février 1881, la proposition qui a t plus d écho parmi les partisans de racid ?é ^ que est la fixation d’une dose minimum au de laquelle 1 emploi de cet acide serait ’ a 'S
« S appuyant: 1» Sur les observations de 5"^ faits d intoxication produite par l’acidc Ll fr Ur? employé a faibles doses; go sur } ^
c iniques développées dans son rapport wÏÏf" établissent d une manière pérempïoiré ’queî?n e§ cuite des doses les plus minimes admin dune maniéré continue, n’a pas été démon ?! ne doit pas être admise à priori : treeei
« La commission tout entière est d’avis crue cette proposition soit rejetée. qae cette
« Si, du reste, abstraction faite des considération, medicales, on se plaçait au point de vue purement
écarte!1'’ Ce“e proposition de™« encore être f L url d.es ntembres de la commission, le pro-
5 U:fTri’ a reconnu qu’aujourd’hui, dans 1 état actuel de la science, il n’existe pas de procede d analyse d’une application facile et générale , a laide duquel on puisse doser d’une manière prése acide salicylique dans toutes les substances alimentaires solides ou liquides. Fixer une dose minimum serait donc prescrire une règle illusoire et inapplicable.
« D’autres défenseurs de l’acide salicylique ont demande une tolérance absolue, à la condition expresse que le consommateur fut toujours instruit e 1 existence de cet acide et de la dose exacte de la quantité employée. Cette deuxième proposition doit etre egalement repoussée.
« D une part, nous venons de le dire, dans l’état actuel de la science, il n’existe pas de procédé d analyse d’une application facile et générale à 1 aide duquel on puisse doser d’une manière précise acide, salicylique «dans toutes les substances alimentaires solides ou liquides. D’autre part, dans état actuel de notre législation, il n’y a pas de loi qui oblige un fabricant à indiquer sur ses produits ni son procédé de fabrication, ni son mode de conservation. L’administration serait donc désarmée en lace des récalcitrants.
'< La seule proposition que justifie l’observation rigoureuse des faits cliniques et des faits expérimentaux, celle qu’ont adoptée à l’unanimité les membres de la commission est la suivante : "
« Maintien des conclusions du rapport du 15 n0' vembre Î880. »
Ce maintien des premières conclusions ne déa les industriels et les fabricants. Aussi en
1886, 1 Academie de médecine s’est occupée à son tour de la question, et voici les conclusions du raF port de la commission, composée de Bergerom -Th. Proussel, Guéneau de Mussy, Lagneau, Prousb
C°lin> Brouardel, Besnier, Gallard, Berthel°et Vallin lues par ce dernier, dans la séance du a oT ? 1886 et votées a l’unanimité.
. “ j * est établi par l’observation médicale que des doses faibles, mais journalières et prolonge^,
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■a <;aiicvli<Iue ou de ses dérivés peuvent déterd’acide * t^ou]3ies notables de la santé chez cer- ®jner iets impressionnables à ce médicament,
' personnes âgées, chez celles qui n’ont plus fintégrité parfaite de l’appareil rénal ou des fonc-
ti0D 2°dE n^onséqu en ce , l’addition de l’acide salicy- • " et de ses dérivés, même à doses faibles, dans fefaliments solides et liquides, ne saurait être
autorisée. »
Dr Paul Labarthe.
SALICYLATE. — On donne le nom général de salicvlate aux sels formés par la combinaison de l’a- ’de salicylique avec certaines bases. Parmi les plus usités nous citerons : le salicylate de soude et le sdlicylute de lithine.
Salicylate de soude. — Le salicylate de soude, le plus employé de tous, est un sel blanc, léger, cristallisé en paillettes soyeuses, très soluble dans l’eau, dépourvu de saveur caustique et de goût désagréable. Son action physiologique est la même que celle de l’acide salicylique avec la différence qu’il faut l’administrer a des doses deux fois plus fortes pour les mêmes effets.
Le professeur Germain Sée est le premier en France qui ait attiré l’attention du public médical sur ses propriétés merveilleuses contre le rhumatisme articulaire aigu. -D’après lui, il faut administrer ce sel à la dose de 4, 6, 8 grammes par jour, en plusieurs doses réparties d’une manière à peu près égale dans la journée. Au bout de trois ou quatre jours, la douleur, le gonflement, la fièvre disparaissent complètement, et le malade sera guéri pourvu qu’il continue le remède à doses décroissantes pendant une huitaine de jours, pour éviter les rechutes. Les professeurs Hardy, Vulpian, Guéneau de Mussy, Hérard, Oulmont, etc., ont obtenu des résultats aussi remarquables que Sée. Enfin, d’après Archambauld, Bergeron, Cadet de Gassicourt, l’action de l’acide salicylique est absolument le même dans le rhumatisme articulaire aigu chez les enfants que chez les adultes.
Dans les rhumatismes subaigus, chroniques, les arthrites aiguës, noueuses, déformantes, les rhumatismes musculaires, le salicylate de soude, pris j en solution à la dose de 4 à 8 grammes pendant plusieurs jours, calme les crises, diminue les engorgements articulaires, fait disparaître en totalité ou en partie, la douleur, la rigidité, l’immobilité ou membre. Il s’est montré:parfois un remède souverain contre la goutte et a guéri des cas que le colchique n’avait pu améliorer. Dans l’espace de deux à trois jours de traitement, Germain Sée a oby rve la disparition de la douleur, de la fluxion arculaire, de la rougeur de la peau, de la sensibilité n toucher. Il est même parvenu à préserver les ^.otades atteints dégoutté chronique de tout accès en ^eur prescrivant le remède à des doses modu ee!^ontinuées pendant longtemps. Il a eu aussi tao-fÛe{^caiïlenl; eQ question les mêmes effets avando°niAX COnt.re ta gravelle ; sous son influence, les vierq UrS ^Phrétiques se sont calmées et les grale TW6 SOut éliminés plus facilement. De son côte, SdKfseJUr Vulpian a écrit : « Le salicylate de Produit de très bons effets dans le traitement
des accès dégoutté. Il guérit souvent ces accès en peu de jours, aussi rapidement que les attaques de rhumatisme articulaire aigu. »
D’autres maladies ont été traitées par le salicylate de soude et les résultats ont été, ou nuis, ou peu marqués, de ce nombre sont : les névralgies, les affections douloureuses de la moelle, la fièvre typhoïde, les fièvres éruptives, les fièvres intermittentes, le diabète, le muguet, les gangrènes.
Voici les règles posées par Germain Sée pour l’administration du salicylate de soude :« Pour employer le salicylate de soude, dit l’éminent professeur, le procédé le plus simple c’est la solution. Ce sel non dissous produit les effets les plus fâcheux sur la gorge et sur l’estomac; aussi je ne saurais accepter l’usage du salicylate en pilules, pastilles, poudres, cachets ; car ces formes pharmacentiques finiraient par déprécier un médicament utile. La seule condition exigible, c’est la pureté du salicylate de soude. » A cet égard, on aura toute garantie en ayant recours à la solution du Dv Clin, le savant pharmacien, lauréat de la Faculté. Chaque cuillerée à bouche contient 2 grammes de salicylate de soude pur, chaque cuillerée à café en contient 50 centigrammes. Cette solution, aromatisée avec l’alcoolat d’écorce d’oranges amères, incolore, par conséquent exempte d’acide phénique, d’un goût agréable et pouvant être prise pure ou dans un peu d’eau, très exactement dosée et toujours identique dans sa composition, permet d’administrer le salicylate de soude pur, et de varier les doses selon les indications qui se présentent. C’est à elle qu’ont généralement recours les médecins des hôpitaux et les praticiens.
Salicylate de lithine. — Le salicylate de lithine joint aux propriétés de la lithine, la double action antirhumatismale, antigoutteuse et antiputride de l’acide salicylique. Il s’emploie contre les rhumatismes, la goutte et les affections catarrhales : des voies urinaires pour faire cesser la fétidité des urines. Le meilleur mode d’administration du salicylate de lithine consiste à le faire prendre sous la forme de granules effervescents de Le Perdriel, dissous dans Peau. Dr Marc. Camboulives.
SALICYLIQUE (acide). — L’acide salicylique, lorsqu’il est pur, se présente dans le commerce sous la forme de longues aiguilles blanches, neigeuses, cristallines, inodores, d’un goût âcre désagréable, très peu solubles dans l’eau, très solubles dans l’alcool, l’éther et la glycérine. Il forme avec les bases des sels très solubles, dépourvus d’amertume et de causticité, parmi lesquels nous citerons : le salicylate de soude et le salicylate de lithine (V. ces mots).
L’acide salicylique pris à l’intérieur aux doses moyennes de 2 à 4 grammes, détermine un peu d’irritation sur tout le trajet de la muqueuse avec laquelle il est en contact; pour certaines personnes même il cause une légère sensation de brûlure, suivie ou non de nausées et parfois de vomissements. S’il est donné en solution assez étendue et par doses fractionnées, ces phénomènes ne se produisent pas, le malade ne ressent aucun malaise, l’acide est rapidement absorbé et passe dans la
circulation où sa présence se fait sentir parla diminution du mouvement fébrile, l’abaissement de la température, l’apaisement de la douleur; puis, son élimination par les urines, qui sont augmentées grâce à son action, commence au bout d’une heure pour ne cesser qu’un à deux jours après, au bout desquels son action est complètement épuisée. Pendant ce temps, un certain nombre de malades éprouvent des vertiges, des hallucinations de la vue, des bourdonnements d’oreille, de la surdité, en d’autres termes une espèce d’ivresse salicylique qui n’est pas sans avoir certaines analogies aveç l’ivresse quinique. Ces phénomènes se passent sous l’influence de fortes dosés; ils sont beaucoup plus rarement produits par des doses minimes qui cependant sont insuffisantes pour le traitement de quèlques maladies.
Appliqué pur à l’extérieur sur le derme dénudé ou les tissus sous-jacents ou sur les muqueuses, l’acide salicylique produit une action irritante assez torte et provoque une douleur plus ou moins vive. En solution au centième, il jouit de propriétés désinfectantes et antiseptiques très remarquables; d’après les recherches expérimentales de Miquel, il occuperait même le premier rang parmi les désinfectants antiseptiques.
D’après ce que nous venons de dire sur l’action physiologique de cet acide, on peut comprendre le rôle important qu’il occupe dans la thérapeutique. Il peut rendre des services contre toutes les fièvres, telles que la fièvre typhoïde, la fièvre cérébrale, la fièvre puerpérale, les fièvres intermittentes, rémittentes et continues, les fièvres éruptives; les inflammations : pneumonies, pleurésies, néphrites, péricardites, érysipèles ; les rhumatismes : rhumatisme articulaire aigu, subaigu, chronique; les arthrites : arthrite aiguë, subaiguë, blennorrhagique, déformante, noueuse; les affections goutteuses : goutte aiguë, chronique; les affections rénales et vésicales : concrétions, gravelle, catarrhes; les névralgies, céphalées, migraines, etc. Mais c’est contre le rhumatisme articulaire aigu et les accès de goutte inflammatoire qu’il a rendu jusqu’ici les plus signalés services, sans compter les précieux avantages qu’on en retire tous les jours pour l’usage externe comme désinfectant, antiputride et antiseptique.
Les usages de l’acide salicylique sont variés. A l’intérieur, il se donne en poudre, en solution en sirop ou en vin. La poudre se prend dans du pain azyme ou mieux dans une potion à la dose de 50 centigrammes à 2 grammes, la gangrène pulmonaire, la dyssenterie, les affections adynamiques et ataxiques de mauvais caractère ; elle s’administre aussi contre le rhumatisme articulaire aigu à de hautes doses pouvant s’élever à 2, 4 et 6 grammes par jour en plusieurs prises.
A l’extérieur, on emploie des solutions plus ou moins fortes pour le pansement des blessures et des plaies, injections, lavements, gargarismes désinfectants. On a aussi recours à la pommade et la glycérine salicylées qui sont très efficaces pour la cicatrisation des plaies, ainsi que la ouate et la charpie salicylées, que l’on prépare en les trempant dans une solution d’acide salicylique, à raison de
1 grammes par litre d’eau, et les séchant Plusieurs chirurgiens ont même une tend1 eilSüitesubstituer à l’acide phénique si désa^réabl^6 àla odeur. Rappelons en terminant que^'acid*3 Par-S°û lique forme la base de salicol Dusaule (V 6 Sa^' et entre dans la composition du v;lC®mot)> rennes (V. ce mot), deux excellentes préS de désinfectantes, antiputrides et antiseptiques U°a& Dr Marc. Camboulives.
SALIES-DE-BÉARN (eaux minérales de) c ]•
de-Béarn est une jolie petite ville de 9,000 hah’’ tants, située dans le département des Basses-PVr' nées, à 16 kilomètres d’Orthez, qui possède d eaux chlorurées sodiques excessivement riches (216 grammes de chlorure de sodium par litre) très efficaces contre l’anémie, le lymphatisme £ scrofule, les rhumatismes, les affections chroniques de l’utérus, etc. p L
SALIES-DU-SALAT (eaux minérales de). — Saliesdu-Salat est une petite ville de la Haute-Garonne' située dans l’arrondissement de Saint-Gaudens, qui possède des eaux chlorurées sodiques et sulfatées calciques, utilisées contre l’anémie, le lymphatisme, la scrofule, etc. p. L< ’
SALINS (EAUX minérales DE), — Salins est une petite ville de 7,000 habitants, située dans le Jura, qui possède des eaux chlorurées sodiques fortes, utilisées contre l’anémie, le lymphatisme, la scrofule, etc. P> L.
SALINS (eaux minérales de). — Salins, jadis ville importante, est aujourd’hui un modeste village de la Savoie, situé à 1 kilomètre de Moutiers, qui possède des eaux chlorurées sodiques fortes, utilisées contre l’anémie, le lymphatisme, la scrofule, etc. P. l
SALIVAIRES (glandes). — Les glandes salivaires ont pour fonction de sécréter la salive. Elles sont au nombre de six : les deux parotides, les deux sousmaxillaires et les deux sublinguales. Le nom de ces glandes marque leur situation : les premières sont situées au devant des oreilles, les secondes au-dessous de la mâchoire inférieure, et les dernières sont dissimulées sous la pointe de la langue. ( ,
Les glandes salivaires appartiennent à la variété des glandes en grappe : elles sont donc composées de nombreux grains ou acini, qui s’ouvrent dans de petits tubes dits canaux excréteurs, aboutissant a un conduit commun destiné à verser dans la cavit® buccale le liquide sécrété par les acini.
La glande parotide et la glande sous-maxillaire
déversent le produit de leur sécrétion dans che par un conduit spécial, tandis que le liquide ae la glande sublinguale s’écoule par cinq ou six con duits, qui s’ouvrent au niveau du bord supérieur de cette glande.
Le conduit de la parotide et appelé, cana l de S e non et celui de la glande sous-maxillaire cana Warthon, du nom des anatomistes qui les ont signalés les premiers. Le canal de Sténon s’ouyr dans la bouche, au niveau de la deuxieme gr°3
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! ;«> supérieure, par un orifice que l’on peut sen- 010 L la pointe de la langue et que l’on prend tlF nt pour une ulcération. Le canal de Warthon S°UVte s’ouvrir sur les côtés du frein de la langue.
vieQt D' G. WlTKOWSKI.
SALIVATION. — On donne ce nom à l’exagéra- ■ de la sécrétion de la salive. Elle s’observe dans f°n<nngi vîtes, les aphthes, les stomatites simples,
ÏÏ stomatites syphilitiques, mercurielles, etc., cer- Snes dyspepsies, etc. On la combat d’abord en nisnant les lésions locales qui la déterminent, mis en faisant prendre aux malades des solutions astringentes, ou mieux le chlorate de potasse sous forme de 'pastilles Dethan ou de pastilles Palangié, ou le borate de soude, sous forme de pastilles de figier. p- L*
SALIVE. — On donne le nom de salive au liquide incolore, limpide et un peu visqueux qui est versé dans la bouche par les canaux excréteurs des glandes salivaires proprement dites, et par ceux des glandes labiales, linguales et palatines. Sa réaction est alcaline. Elle ne pouvait pas être acide, parce qu’elle eut attaqué les dents. C’est ce que l’on observe chez les dyspeptiques qui ont des rapports acides. -
La salive se compose en moyennepour 1,000 parties, de 990 parties d’eau, de 6 parties de matières animales et de 4 parties de sels.
La grande quantité d’eau qui entré dans la composition de la salive permet à ce liquide d’imbiber les aliments, de les ramollir et de dissoudre les parties solubles qu’ils renferment.
Les matières organiques contenues dans la salive se composent de mucus et d’un ferment particulier, auquel Berzélius a donné le nom de ptyaline.
C’est l’abondance de ce mucus qui rend le produit de sécrétion des glandes sublinguinales et sous-maxillaires plus visqueux que celui des autres glandes salivaires. L’usage de ce mucus est de faciliter le glissement des aliments dans la partie supérieure des voies digestives.
La salive fournie par des glandes parotides renferme une faible proportion de mucus et une grande quantité d’eau. Cette composition explique la fluidité de ce liquide et, par suite, la propriété qu’il M imprégner les aliments et de faciliter la gustatl0Q et la mastication.
La ptyaline, ou ferment organique de la salive, a reÇu de Mialhe le nom de diastase salivaire , par ^aalogie d’action avec la diastase qui se développe au moment de la germination dans les graminées; J ferment jouit de la propriété de transformer la cu e en dextrine, puis en glucose. La diastase salaire fait donc subir aux aliments féculents la même usfprmation, et le goût sucré que prend, en cuîîn* d’une minute, un morceau de pain bien ti lnturé dans la bouche, vient de cette réac-
°? chimique.
des on S6*S se rencontrent dans la salive sont tes et TP°sés de soude et de potasse, des phosphadiuoj es carbonates terreux, du chlorure de sosium °5 Sef marin, et du sulfocyanure de potasehe dernière substance existe en si faible
quantité, que sa présence a été contestée par un grand nombre de physiologistes.
Ce sont les sels de soude et de potasse, et aussi la nature albumineuse de son mucus qui font mousser légèrement la salive quand on l’agite : telle est la raison pour laquelle , pendant les attaques d’épilepsie, la salive devient mousseuse. Cette circonstance est bien connue des individus qui simulent cette maladie, soit pour exciter la compassion des passants, soit pour se faire exempter du service militaire : ils se. servent, pour donner le change, d’un procédé qui était en usage à la Cour des miracles, si l’on en croit Victor Hugo :
« Un jeune hubin, dit- il dans Notre-Dame de Paris , prenait leçon d’épilepsie d’un vieux sabouleux qui lui enseignait l’art d’écumer en mâchant un morceau de savon. »
Les phosphates et carbonates terreux qui sont à l’état de dissolution dans le liquide salivaire, se déposent autour du collet des dents mal entretenues et constituent le tartre dentaire.
L’homme sécrète environ 1,500 grammes de salive dans les 24 heures. Cette sécrétion est constante; mais elle peut être activée ou ralentie suivant les circonstances. Elle est activée par là présence d’un corps sec dans la cavité buccale, et ralentie ou même suspendue, quand la substance est de nature molle ou liquide. On sait que les coureurs entretiennent l'humidité de la bouche en roulant un caillou dans cette cavité. Certaines substances, dites masticatoires, ont aussi la propriété d’activer la sécrétion salivaire. Parmi ces substances, nous citerons les feuilles de tabac roulées eh corde et connues vulgairement sous le nom de « chiques » ; la racine de pyrèthre, le piment, le gingembre, etc.
Dans les inflammations de la bouche et principalement dans la stomatite mercurielle, on observe souvent une augmentation notable de la sécrétion salivaire. Chez les enfants en bas âge, la salivation abondante est l’indice d’un travail d’évolution dentaire : on dit alors qu’ils bavent.
Enfin les impressions morales vives exercent encore une influence plus ou moins marquée sur la sécrétion de la salive: c’est ainsi que la vue ou le souvenir d’un mets favori nous fait venir « l’eau à la bouche », et que la peur empêche, par sécheresse de la muqueuse buccale, l’articulation des
mOtS. Dr G. WlTKOWSKI.
SALSEPAREILLE. — Nom donné par les botanistes à un genre de plantes de la famille des Asparaginées, communes dans presque toute l’Amérique du Sud, dont la racine, longue de 1“.10 à 2 mètres, et de la grosseur d’une plume d’oie, a joui pendant longtemps, à force de réclames, d’une vogue assez grande comme diurétique, sudorifique et dépurative. Cette vogue n’a jamais été justifiée et la vérité scientifique c’est que ses effets sont à peu près nuis au point de vue thérapeutique. En revanche, à haute dose, cette racine cause des nausées, des vomissements, de la prostration des forces et du dégoût pour les aliments. p. l.
SALSIFIS. — Le salsifis est une plante potagère de la famille des Chicoracées, dont la racine pivo-
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lante, allongée et charnue, est utilisée dans l’alimentation comme légume, et que l’on mange bouillie et sautée, ou frite dans de la pâte, ou en ragoût. C’est un aliment peu nutritif, mais léger et n'embarrassant pas l’estomac. p L
SALUBRITÉ. — (Y. Hygiène .)
SANG. Le sang est un liquide alcalin, d’une couleur rouge éclatante dans les artères et rouge sombre dans les veines, d’une saveur salée, d’une odeur spéciale rappelant celle de l’animal dont il est tiré. C’est de beaucoup le plus important des liquides de l’organisme. On admet aujourd’hui que la masse totale du sang renfermé dans le corps humain est en moyenne de 5 à 6 litres.
Composition du sang. — Tel qu’il circule dans les vaisseaux le sang se compose d’une partie liquide, le plasma, et d’une partie solide représentée par les globules sanguins.
1° Plasma du sang. — Ce liquide renferme une grande quantité d’eau, qui tient en dissolution des substances albuminoïdes (albumine, fibrine), des principes sucrés (glycoses), des matières grasses (oléine, margarine, stéarine), et des sels (phosphate de chaux, chlorure de sodium).
Le plasma contient de plus des éléments accessoires qui proviennent de la décomposition des tissus (acide carbonique, urée, acide urique, créatine) et qui doivent être éliminés par les poumons, la peau ou- les reins.
Enfin, dans certains états morbides, le plasma sert encore de véhicule à des organismes microscopiques que l’air tient en suspension et qui donnent au sang des propriétés virulentes. Ainsi Davaine et Pasteur pensent que le charbon est dû à la présence dans le sang d’un infusoire du genre bacterium, et, d’après ces savants, le charbon doit être appelé la maladie de la bactéridie, comme la trichinose ést la maladie de la trichine, comme la gale est la maladie de l’acarus.
. entre pour les trois quarts dans la composition du plasma. Elle donne au sang sa fluidité, sans laquelle le fluide nourricier ne pourrait circuler librement. Quand la proportion d’eau perdue jpar le plasma est très importante, le sang s’épaissit et cesse de circuler. C’est ce que Pou observe dans le choléra. Aussi a-t-on cherché à guérir cette maladie en injectant directement de l’eau dans l’an pareil circulatoire.
. Nous savons que toute cause qui enlève au san°une certaine quantité d’eau, comme la fièvre la diarrhée, les transpirations et les hémorrhagies abondantes, produit le sentiment de la soif. 8 L’albumine du plasma sanguin possède les propriétés du blanc d’œuf, qui, nous le savons, n’est autre que de l’albumine à peu près pure! C’est pourquoi le sang se coagule sous l’influencé de la chaleur et peut servir aux mêmes usages que les blancs d’œuf dans la clarification des vins pf Hac sirops. ‘ es
L’albumine donne au sang sa plasticité. Ceiœ substance empêche, en effet, la transsudation du sang à travers les parois des vaisseaux. Aussi Hp«
que la quantité de l’albumine diminue d’une ma
nièré sensible dans le sang, le plasm •» dans les tissus et détermine les hydropp8^411^ Le sang tiré des vaisseaux d’un animal 6S-’ tarde pas à se séparer en deux parties • pVant,1e lide, de couleur rouge, le caillot; l'autre p-80' jaunâtre, le sérum. Le caillot comprend laŸ-61 coagulée emprisonnant dans sa trame les h le sanguins; le sérum est formé de tous les ^ éléments du sang. C’est grâce à la coagolafini? la fibrine que l’on voit souvent les hémorrlT-46 s’arrêter spontanément dans un vaisseau o ^ par suite de la formation d’un caillot obturaS Sous l’influence de certaines maladies qui raient’ sent le cours du sang, la fibrine peut se coa<mW même pendant la vie, à l’intérieur des vaisseaux comme dans la phlébite, les anévrysmes arté’ riels. .
Pendant la vie, la fibrine existe donc à l’état de dissolution dans le sang. Normalement elle s’v trouve dans la proportion de 3 p. 100. Elle diminue dans la fièvre typhoïde, le scorbut et le purpura; elle augmente au contraire dans le rhumatisme articulaire aigu et la pneumonie.
On constate encore dans le sang la présence de la glycose, qui est élaborée par le foie. Ce produit sécrété en trop grande abondance, s’accumule dans le sang et détermine le diabète sucré.
Parmi les nombreuses substances minérales contenues dans le sang, les plus importantes sont :1e chlorure de sodium ou sel marin, le phosphateet le carbonate de chaux.
Le sel marin donne au sang sa saveur salée. On le retrouve dans toutes les humeurs et dans tous les tissus de l’organisme.
Le phosphate et le carbonate de chaux concourent surtout à la nutrition et à la réparation du tissu osseux.
En outre de ces principes constituants, le sang charrie vers les organes chargés de leur élimination les résidus provenant des combustions organiques qui se passent dans nos tissus. Parmi ces produits de combustion, les principaux sont: 1’acide -carbonique, l’urée et l’acide urique. Si ces éléments viennent à s’accumuler dans le sang, soit par l’insuffisance de leur élimination, soit par l’augmentation de leur production, ils donnent lieu à différents états morbides: l’acide carbonique, à l’asphyxie , l’urée, à l’urémie; l’acide urique, à la goutte, et à » gravelle urique.
2° Globules sanguins.— En examinant une goutte de sang au microscope, on voit nager dans ce 1 quide deux sortes de corpuscules : ce sont les gl°' bules rouges ou hématies et les globules blancs ou leucocytes.
I. Globules rouges. — Le sang doit sa coloration aux globules rouges. Leur nombre est considérable : on en compte de cinq à six millions par m' limètre cube, c’est-à-dire par goutte de sang- Le“g forme est celle d’un petit disque excavé sur s deux faces. Cette disposition leur permet de se*»* piler les uns sur les autres, à la façon des piece de monnaie. “ .
Le diamètre des globules est en moyenne de &P millièmes de millimètre; or, les plus petits cap^ laires de 1 économie mesurent, environ quatre tu
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S de millimètre : ils ne pourraient donc pas ^B°e ser ces vaisseaux s’ils ne possédaient pas une j^nde élasticité qui leur permit de s’allonger en
^Les^imensions des globules sanguins ne sont
Fig. 1139. — Globules sanguins (Grossissement 400).
1. Globules rouges de l’homme vus de face ; l’un d’eux apparaît elliptique, parce qu’il est vu presque de profil. — 2. Globules blancs ou leucocytes. — 3. Deux globules rouges vus de profil. — 4. Trois globules de grenouille. — ' 3. Les mêmes vus de
pas en rapport avec celles du corps, puisque les globules de la grenouille sont doubles de ceux de l’homme et présentent un volume plus considérable que ceux de la baleine.
Les globules du sang sont composés d’une substance organique analogue à de l’albumine demi-solide, la globuline, qui est teintée en rouge par une ‘ matière colorante appelée hématosine ou hémoglobine. Cette matière possède une grande affinité pour l’oxygène; elle perd son éclat sous l’influence de l’acide carbonique : de là vient la différence de la coloration du sang artériel et veineux.
Cl. Bernard a démontré qu’en se combinant avec l’hémoglobine l’oxyde de carbone détruit la faculté capitale du globule sanguin , qui est d’absorber l’oxygène, et explique ainsi les effets toxiques de la vapeur de charbon. t
L’hématosine contient une certaine quantité de sesquioxyde de fer. Le poids total de fer métallique contenu dans toute la masse du sang s élève environ à 5 grammes.
Lorsque la matière colorante du sang diminue en notable quantité, les tissus se décolorent et la peau prend une teinte verdâtre plus ou moins accentuée : de là les noms de pâles couleurs, de chlorose ou d’anémie donnés à cette maladie.
bé tous les éléments du sang, les globules rouges sont ceux qui en constituent la partie la plus utile. Aussi, comme nous le verrons bientôt, peut-on sans inconvénient faire la transfusion du sang, après avoir enlevé par le battage toute la fibrine qu’il contenait. Dieffenbach a de plus démontré que le sérum, introduit seul dans le torrent circulatoire, était incapable de ranimer les animaux privés de vie à la suite d’une hémorrhagie abondante.
Grâce à l’hématosine qu’ils renferment, les gloi, es sanguins possèdent une grande affinité pour e^ygène : ce sont eux qui puisent ce gaz régeneeur dans les poumons et le distribuent à tous os tissus, en prenant en échange l’acide carbonisa Pr.°Venant de leur décomposition. Les globules Suins représentent donc le véritable siège de Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
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cette importante fonction qu’on désigne sous le nom d 'hématose ou d’artérialisation du sang.
Si, par l’intermédiaire de l’appareil respiratoire, l’air exerce une influence salutaire sur le sang, il n’en est pas de même lorsqu’il est introduit directement à l’intérieur des vaisseaux; dans ce cas il provoque rapidement la mort, parce que le sang mélangé à l’air ne peut traverser les capillaires des poumons ou du cerveau et suspend les fonctions de ces organes. Cet accident s’observe surtout dans les opérations pratiquées vers la partie supérieure du thorax; l’air s’introduit alors spontanément par une veine ouverte en faisant entendre un sifflement particulier.
II. Globules blancs. — Ces globules ont encore été appelés leucocytes, parce qu’ils sont incolores. Relativement aux globules rouges, les leucocytes sont peu nombreux. On compte à peu près un globule blanc pour mille hématies. Quelquefois le nombre des globules blancs augmente dans des proportions considérables ; ils constituent alors la leucocythémie. Cette maladie est le plus souvent symptomatique des engorgements chroniques du foie, de la rate et des ganglions lymphatiques.
Le diamètre des globules blancs est en moyenne
Fig. H 40.
Aspect que présente une goutte de sang dans la leucocythémie.
Les leucocytes sont très nombreux, et les globules rouges sont empilés les uns sur les autres comme à l’état normal.
d’un millième de millimètre; aussi ne peuvent-ils,, comme les hématies, traverser les plus petits capillaires, qui, nous l’avons dit plus haut, mesurent quatre millièmes de millimètre.
Les leucocytes s’observent en très grande abondance dans le chyle et dans la lymphe. On pense aussi que ces corpuscules sont identiques à ceux qui donnent au pus sa couleur et sa consistance. Leurs fonctions sont encore inconnues. Cependant, les physiologistes s’accordent à leur reconnaître la faculté de se transformer en globules rouges.
Usage du sang. — Semblable à la sève des végétaux, le sang concourt à former, à nourrir et à réparer tous nos organes, de là le nom métaphorique de chair coulante, que lui a donné Bordeu.
Brown-Séquard a démontré qu’on peut ramener à la vie pendant un moment, un membre ou une tête séparés du tronc depuis un quart d’heure en faisant circuler dans ces organes du sang emprunte à un animal vivant.
Qu’un obstacle passager ou permanent, s oppose à la distribution du sang dans un organe quelconque, les fonctions et même la vie de ce dernier sont aussitôt suspendues; telle est la cause de la perte de connaissance par arrêt de la circulation cérébrale et celle de la gangrène spontanée des extrémités, due à l’obstruction des vaisseaux des membres inférieurs.
De tous temps, on a attribué au sang sorti des
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vaisseaux, des propriétés vivifiantes qu’il ne possède certainement point. Ainsi, autrefois, le sang de houe avait la réputation de dissoudre la pierre dans la vessie, et le sang humain passait pour guérir l’épilepsie. Les Romains atteints de cette affection se précipitaient dans l’arène des cirques et buvaient avec avidité le sang des gladiateurs tombés.’ En Egypte, il paraît que les rois atteints d’éléphantiasis, prenaient pour se guérir des bains de sang humain.
De nos jours on a appliqué le sang au traitement de l’anémie et des débilités musculaires ou articulaires; on l’emploie sous forme de pilules ou de bains, et l’on va jusqu’à le boire tout fumant à Tabbatoir! Or, il faut bien le dire, toutes ces pratiques répugnantes, sont inutiles et n’ont aucune valeur scientifique, car, sorti de l’organisme, le sang n’est plus qu’une substance inerte et un aliment indigeste. d* g. Witkowski.
SANG-DRAGON. — Nom donné à une résine rouge brun foncé, opaque, fragile, à cassure luisante, à odeur balsamique agréable, à saveur légèrement astringente, très peu soluble dans l’eau, soluble dans l’alcool, l’éther et les huiles fixes et volatiles, que l’on retire des fruits d’une espèce de palmier, et qui jouit de propriétés astringentes et hémostatiques. On l’emploie à la dose de 0,50 centigrammes à 5 grammes. P. L>
SANGSUES. — Les sangsues appartiennent à la famille- des Hirudinées. Leur corps, composé d’une série d’anneaux est allongé et contractile. Il se termine par deux extrémités en forme de disque dont l’animal se sert comme de ventouses. L’extrémité antérieure, ou bouche, est munie de trois mâchoires .divergentes qui font à la peau une incision triangulaire. Les sangsues habitent les marais et les eaux stagnantes.
Les espèces employées en médecine sont au nombre de deux : la sangsue grise et la sangsue verte.
Le meilleur procédé pour l’application des sangsues, consiste aies mettre dans un vase qu’on renverse sur la partie, après avoir préalablement lavé cette partie à l’eau tiède. La succion dure environ trois quarts d’heure. Au bout de ce temps les sangsues, gorgées de sang, tombent d’elles-mêmes. Cependant, si elles restent fixées à la peau, on les détache facilement en faisant tomber sur elles du vin ou du sel marin. On ne doit jamais les arracher violemment.
Une sangsue tire, en moyenne, de 15 à 20 grammes de sang. Si on veut prolonger, après leur chute, l’écoulement du sang, il suffit d’appliquer sur les piqûres un large cataplasme, qu’on renouvelle toutes les heures. Le plus souvent, l’écoulement sanguin s’arrête, dès que les sangsues sont tombées; dans le cas où il persisterait, on ferait des applications de poudres astringentes (alun colophane), d'amadou, d’eau vinaigrée. On peut encore toucher la plaie avec du coton trempé dans une solution de perchlorure de fer. Si les bords de la morsure s’enflammaient, il- suffirait d’y anoli quer des cataplasmes. J
Pour conserver les sangsues, on doit i dans un vase opaque, rempli d’eau au • tei>ir qu’on renouvellera tous les deux jours 1S qua«s
On doit jeter toutes celles qui auraient ^ quees sur des bubons et, d’une façon eL - ,aPPKdes parties malades, lorsqu’on pourra rT • î’ SUf contagion; quant aux autres on pourra w??® k de nouveau, après les avoir fait décorer rJ 1Ser ration consiste à les presser, à plusieurs ! te ?pé' entre le pouce et l’index, d’arrière en
On peut appliquer des sangsues sur tout; r parties du corps, même sur certaines muni 68 (fosses nasales, gencives, col utérin, etc.). CeptnE tl faut excepter le trajet des gros vaisseaux sanS et les parties enflammées. On doit surveille/^ soin le voisinage des orifices naturels. Si une sait sue s introduit accidentellement dans la bouche' dans 1 œsophage, dans l’anus ou dans le vagin, on doit immédiatement faire prendre -des boissons des lavements ou des injections d’eau salée. tinL? ,Santgsues constituent un moyen thérapeutique dont on a souvent abusé. Cependant on les emploie avec avantage pour combattre une inflammation locale; dans ce cas on applique une dizaine de sangsues sur la partie qui est le siège de 1 inflammation. Elles sont également indiquées, à titre de dérivatif, dans les congestions cérébrales et, comme saignée, dans les états pléthoriques géneraux. Dans ces deux cas on en applique de 10 à 20 a la marge de l’anus. Dr Patjl labartm. •
SANGUIN (système). — On donne le nom de système sanguin à l’ensemble des organes, cœur, artères, veines et capillaires qui, sous le nom de vaisseaux sanguins, transportent ■ le sang dans toutes les parties du corps. C’est par le système sanguin que se fait la circulation du sang. p. L.
SANGUINARINE. — Nom donné .à un alcaloïde, extrait de la racine d’une herbe vivace appelée sanguinaire du Canada, qui se présente sous la forme d une poudre blanche, amorphe, pouvant cristalliser en aiguilles, insoluble dans l’eau, soluble dans 1 alcool, 1 éther et les huiles, d’une saveur âcre, provoquant 1 éternuement lorsqu’on l’approchAdu nez. La sanguinarine prise à petite dose (2 à 5 centigrammes) agit comme stimulante et tonique ; à dose plus élevée, elle agit comme purgative et vomitive. Elle est peu usitée en France. p. L.
SANIEUX. — Nom donné au pus de mauvaise nature, séreux et sanguinolent, dégageant une odeur fétide, qui est sécrété par les plaies et les ulcères atteints de pourriture d’hôpital, ou d’infection putride, ou simplement atoniques, et ne marchant pas vers la cicatrisation. p. L.
SANTAL. — - • Nom donné en botanique à des arbres de la famille des Santalacées qui, poussent dans les Indes anglaises, les Iles de l’Océanie, les Moluques, etc. On distingue dans le commerce trois sortes de bois de Santal : le santal blanc, le santal atrm ou jaune et le santal rouge; seul, le santal
citnn est employé en thérapeutique.
e santal citrin est uq arbre assez semblable aU
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