‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 212 sur 289 · SAP · texte numérisé non relu

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e r de 6 à. 9 mètres de haut, avec un tronc de "0 à 90 centimètres de circonférence, originaire des parties montagneuses de la Péninsule indienne, qui croît dans les régions sèches et découvertes, souvent dans les haies, mais non dans les forêts. Le plus estimé -est celui de Bombay. Il nous arrive en bûches décortiquées, d’un mètre environ de longueur sur 8 ou 10 centimètres d’épaisseur. Il a une couleur jaune fauve, une odeur agréable tenant à la fois de la rose, du musc et du citron, une saveur légèrement amère. Il renferme dans sa composition une huile essentielle volatile, de la résine, un principe particulier, la santaline, des matières extractives, de la matière colorante et d’autres substances moins importantes.

L’emploi du santal en thérapeutique date d’une époque déjà reculée; il était usité alors comme cordial et astringent. Plus tard, vers 1710, Rumphius fit connaître ses propriétés antiblennorrhagiques, mais ses écrits ne furent pas pris en considération et le remède tomba dans l’oubli, d’où il n’a été retiré qu’un siècle plus tard, en 1863, époque à laquelle ont paru presque simultanément les recherches d’Henderson, en Angleterre, et de Panas, en France. Ces deux médecins ont employé l’essence de santal obtenu par la distillation du bois.

Il résulte de leurs expériences cliniques, que l’essence de santal a, comme le copahu, le cubèbe et le kava, une action àntiblennorrhagique et anticatarrhale. Il produit une sensation de chaleur épigastrique. Son odeur incommode bon nombre de malades et détermine chez certains sujets, des renvois, des nausées, quelquefois même des vomissements. Beaucoup, enfin, se plaignent, après son ingestion, d’un sentiment de soif extrêmement vif. Les urines prennent une odeur prononcée de santal, leur quantité reste la même et les malades n’éprouvent que rarement des douleurs lombaires.

Sous l'influence de l’essence de santal, les phénomènes inflammatoires de la blennorrhagie sont promptement modifiés, la douleur est sensiblement amendée dans l’espace de trois ou quatre jours; l’écoulement subit aussi une modification, il devient clair, séreux, diminue d’abondance, et se trouve, ans un temps très court, réduit à un suintement de quelques gouttes de muco-pus blanchâtre. « Seulement, cet effet obtenu, comme l’a écrit le profesaRUr aanaS’ ProSr®s devient insensible et il faut endre quelques semaines et même compléter le rkn eiVent Par des injections pour obtenir la guéti n,de blennorrhagie. » De plus, l’administraionr es?ence de santal ne doit avoir lieu, touac .j! daPras le professeur Panas, « que lorsque les antinUtS-inflammatoires ont cédé au traitement l’adrrr • St^ue‘ * D’aPrès Henderson, on pourrait rhagièQ1Strer a la Période aignë de la blennor-

dans ]SeDCe de santal peut aussi être administrée la vessie CaS de'cystite et de catarrhe chronique de

* a écrit dans son remarquable article Laharthp , e’ notre savant ami le docteur Paul pins ou rî, . e^ets du santal varient suivant le c°mme i> ns de Pureté du produit employé. Or, 1 essence de santal est d’un prix très élevé,

elle est par conséquent sujette à de nombreuses falsifications. En employant le santal de Midy, on sera toujours sûr d’avoir un produit de premier choix, car- ce pharmacien distille lui-même avec le plus grand soin le bois de santal citrin de Bombay, le plus estimé de tous, qu’il reçoit de provenance directe. M. Midy renferme l’essence de santal dans de petites capsules rondes très facilement solubles, qui en contiennent chacune 25 centigrammes. Ces capsules s’administrent à la dose quotidienne de 10 à 15 ou 18 en trois fois, un quart d’heure avant les repas. Dr marc. Camboulives.

SANTÉ. — On dit qu’un individu est en bonne santé lorsque toutes ses fonctions s’exercent avec régularité et facilité. p. l.

SANTONINE. — Nom donné à un alcaloïde retiré du semen contra qui se présente sous la forme de cristaux allongés, brillants, incolores, inodores et insipides, insolubles dans l’eau, solubles dans l’alcool et l’éther et devenant très amers à l’état de dissolution. La santonine n’est employée en thérapeutique que comme vermifuge. Son efficacité est surtout marquée contre les vers ascarides lombricoïdes qu’elle tue en quelques heures. On l’administre à la dose de 10 à 30 centigrammes pour les adultes, soit en poudre dans du miel ou des confitures, soit sous forme de pastilles ou de biscuits. Il vaut mieux l’administrer en poudre. p- L-

SAPHÈNE. — Nom donné par les anatomistes à deux veines superficielles de la jambe et à deux nerfs de la même région (V. Jambe). p. L.

SAPIDE. — Mot employé pour qualifier les substances qui ont une saveur agréable. p. L.

SAPIN. — Le sapin du Nord, est un arbre de la famille des Conifères dont on emploie les bourgeons en thérapeutique à cause de leurs propriétés béchiques, anticatarrhales, diurétiques et hémostatiques. On prépare avec ces bourgeons une eau distillée, un sirop et une tisane. . p. L.

SAPONAIRE. — La saponaire est une herbe vivace, de la famille des Caryophyllées, très commune dans les fossés, les haies, les bords des champs, et sur les berges des rivières ou elle croît spontanément, aux feuilles et à la racine de laquelle on a attribué des propriétés dépuratives qui ne sont pas plus réelles que celles de la salsepareille. En revanche, on a extrait de cette plante un principe particulier appelé saponine, qui jouit de la propriété d’émulsionner les graisses, les goudrons, etc. (Y. . Saponine). P- L-

SAPONINE. — Nom donné par les chimistes à un corps neutre, comme la gomme et le sucre, blanc, amorphe, très friable, inodore, d’une saveur d’abord douceâtre , puis styptique , âcre, et persistante, soluble en toutes proportions dans l’eau qu’elle rend mousseuse à la dose extrêmement faible de 1 p. i0u0, très soluble dans l’alcool faible peu dans l’alcool à 90= el insoluble dans l’éther. La

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